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  • il y a 1 jour
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les déclarations de la jeune Louise, une responsable de l'UNI.

Déclarations de Louise de l'UNI : «Ça fait un bien fou d'entendre ça !», se réjouit Pascal Praud

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Transcription
00:00Merci beaucoup, il y a parfois des miracles, et ce miracle s'appelle Louise, et c'est une jeune femme
00:08de 21 ans, qui est en master, qui a remis l'église au milieu du village depuis 48 heures,
00:13et qui dit aux uns et aux autres, j'allais dire qu'ils donnent la leçon, mais elles ne souhaitent
00:17pas donner de la leçon, mais ces paroles pleines d'intelligence, de bon sens, dites, pourquoi pas à un professeur,
00:25à un homme politique,
00:27font du bien dans cette France d'aujourd'hui ? Elle était hier sur LCI, écoutez ce que cette jeune
00:32femme Louise, qui est déléguée je crois de l'Uni, c'est bien ça, c'est un syndicat d'étudiants,
00:39écoutez ce qu'elle dit sur la réponse au blocus à un jeune homme qui était en face d'elle.
00:45Vous dites que je souffle un peu sur les braises, en attendant, moi j'asperge pas mes professeurs d'essence,
00:49voilà, mais très bien pour vous, très bien,
00:52et vous déresponsabilisez ce qu'ils font en disant, mais on sait pas ce qui s'est passé, qu'est
00:57-ce qu'ils ont vécu, rien ne justifie d'asperger son prof d'essence,
01:01c'est clair et net, vous me traitez d'égoïste, mais en fait vous êtes une minorité extrêmement bruyante,
01:06il y a beaucoup plus de lycéens qui ont simplement envie d'étudier et qui n'ont pas envie d
01:10'être bloqués, qui pourtant portent vos revendications,
01:13mais vous vous sentez tellement puissant que vous oubliez même que bloquer des établissements scolaires entiers, c'est illégal,
01:19vous êtes dans l'illégalité la plus totale, donc arrêtez de nous dire que nous, nous, ceux qui nous faisons
01:24les fervents défenseurs de l'ordre,
01:26on est égoïste, parce que nous, on défend ceux qui veulent aller travailler, ceux qui croient encore au goût de
01:31l'effort,
01:32au goût du mérite, au goût de l'excellence, que vous leur arrachez, excusez-moi, là vous allez me dire,
01:38mais c'est pas grave,
01:38on a les cours en distanciel, mais vous qui vous faites encore le porte-parole de la banlieue,
01:43comment est-ce qu'ils font en banlieue pour suivre leurs cours en distanciel,
01:45quand ils ont des tout petits appartements, qu'il y a tous les petits frères, les petites sœurs,
01:49qui font le chahut à côté, et qu'ils n'ont pas d'ordinateur ?
01:51Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait d'entendre ça, et j'entendais tout à l'heure
01:55Julia Defunesse,
01:56on l'écoutera aussi, qui disait, et bien sûr il faut entendre la mauvaise foi de ceux qui prétendent servir
02:01une cause,
02:01alors qu'ils s'en servent, jusqu'à tirer fierté du désordre qu'ils provoquent.
02:06Et ces gens-là utilisent, instrumentalisent les lycéens pour se mettre dans la lumière,
02:12et c'est vrai de ce jeune homme, et c'est vrai aussi des hommes politiques.
02:16Deuxième passage de cette jeune femme, c'est un miracle.
02:19Dans l'espace médiatique d'aujourd'hui, Louise, c'est un miracle d'intelligence, de bon sens, d'efficacité.
02:26Écoutez-la une deuxième fois, lorsqu'elle parle des millions de lycéens qui sont souvent invisibilisés.
02:34Il y a des milliers de lycéens qui ne veulent pas que leur lieu d'études soit bloqué,
02:38et vous, vous les regardez avec un grand sourire, et vous leur dites,
02:40bah c'est pas grave, c'est en soutien à, mais laissez ceux qui sont vraiment dans le besoin de
02:44manifester,
02:46manifester, laissez-leur la parole, vous êtes en train de tout récupérer,
02:49et excusez-moi de vous le dire, et là je vais paraître peut-être un peu agressive,
02:52mais il y en a fort besoin, vous êtes les idiots utiles de ce mouvement.
02:56Personne ne parle plus de vos revendications, tout le monde parle du chaos que vous êtes en train de mettre
03:00partout dans la rue.
03:02– Et Louise Masterclass, vous allez l'écouter une troisième fois,
03:06lorsqu'elle parle à ce jeune homme qui ne représente pas ce qu'il prétend représenter,
03:12et elle aimerait qu'en face d'elle, il y ait effectivement des jeunes gens des quartiers,
03:16et notamment du lycée Paul-Éloard. Écoutez-la une nouvelle fois.
03:20– Les revendications des lycéens qui pouvaient être au lycée de Paul-Éloard,
03:24moi je les comprends, c'est inadmissible d'étudier dans des conditions pareilles.
03:28– Vous par contre, vous prenez leur place, parce que maintenant ce n'est plus eux qu'on entend,
03:32mais c'est à vous qu'on donne la parole, et je suis presque déçue de ne pas avoir un
03:36jeune de banlieue,
03:37comme vous dites, ou de ne pas avoir un jeune directement du lycée Paul-Éloard.
03:40Je suis contente d'avoir un professeur, parce que je pense qu'on va en apprendre beaucoup,
03:44plus qu'avec vous, parce que vous venez d'un très très beau lycée.
03:47Et l'une de vos revendications d'ailleurs, parce que je vous ai beaucoup écouté,
03:50très belle éloquence, je vous félicite pour ça, vous êtes jeune en plus,
03:54mais surtout, vous nous parlez dans vos revendications, qu'il fait trop chaud dans les salles,
03:59vous êtes de gauche, vous ne vous en cachez pas,
04:02fervent partisan de la France insoumise, vous ne l'assumez pas totalement,
04:06mais c'est un fait, ce n'est pas grave.
04:08– Non, ce n'est pas un fait.
04:09– Je vous ai laissé parler, donc merci.
04:11– Vous avez raison.
04:11– Oui, oui.
04:11– Mais il précise seulement.
04:12– Mais il n'y a pas de souci.
04:13– Qui sont contre la climatisation.
04:15Donc il y a un moment donné, vos revendications, elles n'ont aucun sens,
04:18et vous avez volé la parole de ceux qui sont vraiment dans le besoin.
04:21– Et c'est ce jeune homme qui s'appelle Éloine qui était venu embrasser Jean-Luc Mélenchon.
04:25Et le dernier passage, parce qu'elle remet aussi en place un professeur,
04:30elle lui dit, elle, du haut de ses 25 ans, ce professeur qu'il est dans l'illégalité,
04:34et une nouvelle fois, elle frappe juste.
04:39– Monsieur le professeur, que je respecte par votre titre de professeur,
04:43mais vous incitez les étudiants, les lycéens à bloquer des établissements.
04:47C'est lunaire.
04:47Aujourd'hui, on a des professeurs qui disent à leurs lycéens,
04:49« Faites de la désobéissance et bloquez vos établissements. »
04:52Ils ont le droit de manifester, il faut les entendre.
04:55Je suis d'accord avec vous.
04:56Surtout ceux de Paul Elluard,
04:57ou ceux qui ont simplement des mauvaises conditions d'études.
05:00Je suis d'accord, mais c'est illégal.
05:01Ce que vous amenez à faire, c'est juste illégal.
05:05Il faut arrêter tout ça.
05:06Il faut arrêter tout ça.
05:07Non, non, laissez-moi terminer.
05:08– Je n'ai jamais demandé à quiconque de bloquer un lycée.
05:11Vous venez, si, si, vous avez dit que, si, si, bien sûr que si, mais bien sûr que si.
05:14Vous l'avez dit.
05:15Vous parlez du mot « désobéissance », c'est ça ?
05:17Oui, vous avez dit qu'on pouvait amener à une forme de désobéissance
05:20et que le blocage du lycée était une forme pour se faire entendre.
05:23C'est faux.
05:24Vous excluez des milliers de lycéens qui, eux, ont envie d'aller en cours
05:27et qui ne se reconnaissent pas dans ce mouvement.
05:30Je passe rapidement.
05:31Pardonnez-moi.
05:31Non, mais c'est dingue de couper la parole aux gens comme ça.
05:34Vous me mettez en pause.
05:34Non, mais vous pourrez répondre après, mais là, vous ne faites que me couper la parole.
05:37Vous pourrez me répondre plus tard.
05:38Donc ensuite, monsieur face à moi, qui, du haut de ses 17 ans,
05:43se permet de dire à un policier qu'il ne connaît pas son travail.
05:45Et ça, dans 5 ans, c'est sur le marché du travail.
05:48Mais je ne sais pas où va cette jeunesse.
05:49Moi, je suis dégoûtée pour tous ceux qui, vraiment, ne se reconnaissent déjà,
05:52un de un, pardon, pas dans vos propos.
05:54Et en plus, mais vous vous prenez pour qui ?
05:55Vous ne vous prenez pas stigmatiser.
05:56Non, mais je ne stigmatise pas.
05:58Je ne stigmatise pas du tout.
05:59Tout juste, vous vous prenez pour qui ?
06:00C'est lunaire, ce à quoi on assiste sur ce plateau.
06:03Et madame qui vient nous dire qu'il y a énormément de syndiqués dans la police
06:06et qui oublie de préciser...
06:08Oui, c'est vrai.
06:08Mais on pourrait aussi préciser le syndicat de la magistrature, voilà,
06:12qui propose également et qui a publié un guide pour le manifestant arrêté.
06:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le syndicat de la magistrature,
06:18donc des magistrats, ce qui est totalement lunaire,
06:20propose à des manifestants un guide pour échapper à la police.
06:22C'est le comble pour un magistrat.
06:24Voilà.
06:25Alors, masterclass, je vous assure, ça fait un bien fou.
06:27Et puis, Adi, la phrase juste.
06:28Vous vous prenez pour qui ?
06:30Ce que devraient dire tous les adultes à ces gosses de 17 ans
06:33qui veulent donner des leçons à la France entière.
06:36Vous vous prenez pour qui ?
06:38Mais ils ont tellement peur.
06:39Les hommes politiques, les profs, l'espace médiatique.
06:42Et puis, il y a les idiots utiles, effectivement, qui veulent récupérer,
06:45les magistrats qui veulent s'en servir et faire passer,
06:47évidemment, à travers eux, d'autres revendications.
06:51Eh bien, je trouve que c'est un miracle que cette jeune femme d'intelligence,
06:54je l'ai dit, de bon sens, de charme aussi,
06:57donc elle a, à chaque fois, été d'une très grande efficacité.
07:00Alors, avant de donner la parole à Richard Millet,
07:02qui connaît bien, évidemment, ce monde de l'enseignement,
07:05on est en direct de ces images chez Paris.
07:09C'est l'Institut catholique de Paris qui est bloqué.
07:14Donc, là,

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