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Déclarations d'Emmanuel Macron sur la police : «Son but est de ne jamais déplaire à personne», note Mayalène Trémolet

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les dernières prises de position d'Emmanuel Macron contre la police.

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Transcription
00:00Écoutez ce qu'il disait cette fois en 2017 sur le plateau de Quotidien.
00:07Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument.
00:11Parce qu'il n'y a pas d'autorité de l'État dans les quartiers s'il n'y a
00:14pas une autorité dans l'État.
00:15Ce n'est pas possible quand il y a une violence policière qu'il n'y ait aucune sanction dans
00:19la hiérarchie policière.
00:20Il y en a. Moi je suis tolérance zéro pour la délinquance comme les violences policières.
00:24Donc il faut des sanctions.
00:25Il renvoie d'ailleurs ce qui est invraisemblable en 2017 les deux au même niveau.
00:28Mais surtout il dira le contraire quelques mois plus tard.
00:30Mais c'est Emmanuel Macron.
00:31Vous puisez dans les archives, tout le monde peut être content.
00:34Il y a à boire et à manger.
00:35Et il va dire l'exact contraire.
00:38Il a eu besoin de la police.
00:40Dans l'extrait que vous allez entendre, il dit l'exact contraire de ce qu'il dit sur les violences
00:45policières
00:45et ce qu'il avait dit également à l'émission Brut en 2020.
00:50Ils ont détruit, ils ont menacé, ils ont frappé les forces de l'ordre.
00:54C'est-à-dire les gens qui vous défendent au quotidien.
00:57Ne parlez pas de répression ou de violence policière.
01:01Ces mots sont inacceptables dans un état de droit.
01:03La police, la gendarmerie, je vous ai écouté avec beaucoup de respect.
01:06J'attends juste la même chose en retour.
01:08C'est comme ça qu'une société où le débat civique est possible.
01:11Et donc vous êtes dans une société où il y a un état de droit.
01:13La police, elle répond à des lois qui sont sous le contrôle,
01:17qui ont été décidées par le législateur, qui sont sous le contrôle du juge.
01:20Il dit avec la même conviction tout et son contraire.
01:23Ce qui accrédite l'idée du comédien.
01:26C'est-à-dire que ça est de l'absence de conviction.
01:29Puisque c'est, alors il y a dans Ridicule, je crois, il y a un personnage comme cela
01:32qui est joué par Bernard Giraudot qui est capable de dire tout et son contraire.
01:36Bon, mais c'est ce personnage.
01:38Il n'y a pas de conviction.
01:40Mais ce qu'il dit aussi là, il l'a dit sur autre chose.
01:43Il a dit je suis socialiste, je ne suis pas socialiste.
01:45Je pourrais multiplier sur tous les sujets, c'est un homme à la fin de son mandat
01:50où il sera très difficile d'imaginer ce qu'il pense, sauf sur un point qu'est l'Europe.
01:58C'est-à-dire qu'il souhaite en gros d'un fédéralisme pour aller court.
02:02Et même c'est vrai que sur l'armée, il a d'abord limogé le général de Villiers
02:07parce qu'il demandait plus de moyens pour ensuite être celui qui va déclencher plus de moyens.
02:11Sur le nucléaire, il a fermé des centrales avant d'aujourd'hui.
02:13C'est vrai que sur beaucoup de sujets, on aura du mal à dire à la fin ce qu'il
02:16pense.
02:17Ma conviction, c'est qu'il dit ce qu'il dit sur les policiers à des fins, je vous l
02:21'ai dit, dans tes listes électorales.
02:23Je pense que c'est vraiment pour plaire à une partie du point et je pense qu'il ne le
02:25pense pas.
02:26Je suis d'accord, je pense qu'il y a un cynisme chez lui qui est sûrement un trait de
02:29caractère de toute façon qu'il a.
02:31Et je pense qu'il ne le pense pas.
02:33Je pense qu'au fond, il est effectivement, il se rend bien compte,
02:36il voit bien que les policiers sont en très grande difficulté
02:39et qu'ils sont en réponse, bien sûr.
02:48En attendant, il y a des policiers qui se sentent seuls, qui ne se sentent pas soutenus
02:51parce que Laurent Nunez appliquait le même type de discours hier lors de son audition.
02:55C'est-à-dire qu'après une prise de parole d'un député insoumis,
02:58il disait mais évidemment qu'il faut proportionner les réponses, etc.
03:02Rappelez-vous qu'il y a des enquêtes de l'IGPN qui ont été ouvertes.
03:04Puis il y a un député du Rassemblement National qui défend les policiers.
03:07Et là, il va dire mais évidemment qu'il faut que les policiers soient protégés.
03:10En fait, cette espèce de en même temps permanent, c'est très bien pour la communication.
03:13En attendant, derrière, vous avez des hommes,
03:15des hommes qui attendent du soutien au moins du premier flic de France,
03:18à savoir Laurent Nunez.
03:19Et ça ne fonctionne pas puisqu'il s'adresse aux deux camps.
03:22Le but étant de ne jamais déplaire à personne.
03:24Mais du coup, on ne plaît pas du tout.
03:27Mermoz, il n'est pas au Panthéon, évidemment.
03:29Non, mais vous savez que, pourquoi, pour une des raisons pour lesquelles
03:31il ne sera jamais au Panthéon ?
03:33C'est parce qu'il est appartenu aux Croix de Feu ?
03:35Bah oui.
03:36Mais les Croix de Feu, en réalité, c'est ça qui est terrible.
03:39Car ce n'était pas du tout l'extrême droite fascisante.
03:42Ah non, non, non, non, non, non.
03:43En tout cas, c'est perçu comme ça.
03:44C'est le colonel de La Roque et les Croix de Feu.
03:47Oui, mais ça, c'est quand on réécrit l'histoire.
03:50Oui.
03:51Le colonel de La Roque était Dreyfusard.
03:53Donc déjà, il n'était pas antisémite.
03:56Il a été l'un des premiers résistants.
03:58Il a été déporté et c'était donc celui qui menait les Croix de Feu.

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