00:007h, 9h, Europe 1 Matin.
00:02Il est 7h22 sur Europe 1, Dimitri Pavlenko, c'est l'heure de retrouver Laurent Tessil.
00:06Bonjour Laurent.
00:07Bonjour à tous.
00:07Vous nous parlez ce matin d'Emmanuel Macron et de ses propos tenus sur les forces de l'ordre.
00:11Oui, vous en avez parlé hier sur Europe 1, selon des propos rapportés dans le journal Le Parisien,
00:15Aujourd'hui en France, je cite,
00:16Emmanuel Macron a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu'il considère que la réponse policière était trop dure,
00:22sans empathie avec les lycéens.
00:23Sans empathie, nous avons quand même des policiers et gendarmes qui ont été agressés,
00:26761 blessés selon le dernier bilan.
00:28Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est revenu hier sur cette phrase qui a fait parler.
00:31Il a aussi rappelé, et c'est normal, c'est son devoir, et c'est aussi mon rôle comme ministre
00:35de l'Intérieur,
00:36la nécessité de veiller à être aussi évidemment dans l'empathie vis-à-vis de jeunes qui manifestent.
00:41Il n'a absolument pas critiqué l'action des forces de sécurité intérieure, bien au contraire.
00:45Mais si l'on rajoute la suspension des grenades assourdissantes annoncées hier matin, ça fait beaucoup.
00:5065% des Français estiment pourtant que l'usage de la force par la police n'est pas excessif.
00:54Mais voilà, Emmanuel Macron n'a pas toujours facilité la vie des policiers et des gendarmes.
00:59Comme sa prise de parole très rapide, lors de la mort de Naël Merzouk en juin 2023,
01:02le chef de l'État avait quasiment condamné le policier Florian M. au tort du tir lors de ce refus
01:07d'obtempérer.
01:07Nous avons un adolescent qui a été tué.
01:09C'est inexplicable, inexcusable.
01:12Et d'abord, ce sont des mots d'affection, de peine partagée, de soutien à sa famille et à ses
01:18proches.
01:18Et puis, il y a les éternelles contradictions d'Emmanuel Macron pour tenter de plaire à tout le monde.
01:23Lors d'un grand débat en mars 2019, pendant la crise des Gilets jaunes,
01:26il appelait à ne pas utiliser les termes de violence policière utilisés par la gauche et l'extrême gauche.
01:30Ne parlez pas de répression ou de violence policière.
01:33Ces mots sont inacceptables dans un État de droit.
01:35Ne parlez pas de violence policière.
01:36Et quand Emmanuel Macron était candidat à l'élection présidentielle en mars 2017,
01:39pour plaire à la gauche, l'extrême gauche, il disait quoi ?
01:42Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument.
01:44Ce n'est pas possible, quand il y a une violence policière, qu'il n'y ait aucune sanction dans
01:48la hiérarchie policière.
01:49Il y en a.
01:50Moi, je suis tolérance zéro pour la délinquance comme les violences policières.
01:53Donc, il faut des sanctions.
01:54On adapte le discours.
01:55Et aujourd'hui, hormis des propos rapportés, aucun message de soutien direct d'Emmanuel Macron à nos policiers.
02:00Pourtant, en mars 2019, toujours lors de la crise des Gilets jaunes,
02:02le chef de l'État affichait publiquement son soutien aux forces de l'ordre.
02:06Et donc, partout où, en effet, il y a de la violence,
02:08j'assume totalement que les forces de l'ordre soient en situation, d'une part, de se protéger,
02:13d'autre part, de maintenir l'ordre public.
02:15Et aujourd'hui, le gouvernement suspend les grenades assourdissantes.
02:18Une victoire pour l'extrême-gauche, la France insoumise,
02:20des années de contradictions avec les forces de l'ordre,
02:22un coup un soutien, un coup une attaque,
02:23comme lorsqu'Emmanuel Macron avait sous-entendu un racisme dans la police,
02:27c'était en décembre 2020 sur Brut.
02:28C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche,
02:32on est beaucoup plus contrôlé.
02:33Parce qu'on est identifié comme étant un facteur de risque, de problème,
02:37et que c'est insoutenable.
02:38Et aujourd'hui, Emmanuel Macron est bien discret pour nos forces de l'ordre
02:41et leur donne à distance une leçon d'empathie.
02:43Merci Laurent Tessier, votre édito chaque matin dans Europe 1 Matin
02:46et tous les après-midi de 16h à 18h avec Pascal Praud.
02:50Vous allez être le rédacteur en chef pour participer à l'émission.
02:53Le numéro Anissa Dady.
02:54Le 01 80 20 39 21 numéro non surtaxé
02:57qui vous permet de dialoguer avec Pascal Praud tous les jours sur Europe 1.
03:00Merci Laurent.
03:01Allez, place au jeu.
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