00:02Ousmane Dembélé n'a pas vraiment réussi son rassemblement.
00:05Il n'a pas beaucoup marqué de pont aux yeux du grand public.
00:07Auprès de son sélectionneur, c'est peut-être encore autre chose.
00:09Son début de saison avec le PSG n'est pas le plus transcendant, évidemment.
00:12Alors, on pose une question.
00:14Il a été ballon d'or à partir du mois de janvier, finalement.
00:16L'an dernier, il a réussi à être bon à partir du mois de janvier.
00:18Est-ce que là, à l'instant T, ce 7 octobre, vous êtes inquiet pour Ousmane Dembélé ?
00:24Alisson Pinault, oui ou non ?
00:25Non.
00:26Olivier Rouillet ?
00:27Oui.
00:28Émilie Ross ?
00:29Non.
00:30Yohann Rayou ?
00:31Non.
00:32Raphaël Sebaoun ?
00:33Yes, my dear.
00:34Tell me you.
00:36Éamore Godillon ?
00:37Malheureusement, oui.
00:38Les oui, c'est ici.
00:39Les non, c'est là-bas.
00:40Olivier, Yohann, vous pouvez intervertir vos places.
00:43C'est mignon, ce petit mouvement, comme ça.
00:44C'est un mot, Yohann.
00:46Allez, allez, il a dit ça, les gars.
00:47Il a dit ça, Olivier Rouillet.
00:49Il a dit ça, Olivier Rouillet.
00:51Émilie, tiens, vous n'avez pas commencé encore un thème ce soir.
00:54Non, vous n'êtes pas inquiète, parce que par nature, vous n'êtes pas inquiète.
00:57Oui, déjà.
00:58Et ensuite, au niveau des arguments ?
00:59Que l'histoire m'a prouvé que je m'étais déjà inquiétée pour Dembélé
01:03et qu'il m'a fait fermer mon clapet.
01:05Donc en fait, maintenant, j'ai appris.
01:06Je refuse de m'inquiéter avant le mois de février.
01:09Voilà.
01:09Donc on est en octobre.
01:11Je n'arrive pas à être inquiète.
01:12C'est un joueur qui a une trajectoire qui est assez particulière,
01:15qu'on n'arrive pas forcément à lire.
01:17Je ne parle pas de sa saison.
01:18Je parle même de son statut au sein des Bleus, sachant que certains étaient bons.
01:22Ballon d'or, grand joueur, homme de rendez-vous, homme de collectif.
01:25Je ne doute pas de lui.
01:26Mais toute sa vie, on l'a pris pour beaucoup moins qu'il n'était.
01:30Le premier match de la Coupe du Monde 2018, il est titulaire.
01:32Après, elle est sacrifiée.
01:33Il a quasiment pu jouer après la Coupe du Monde 2022.
01:35La finale, elle est à la 40e sur le banc.
01:37Au début de la Coupe du Monde, tu vas démarrer 10.
01:39Et puis au bout de quelques minutes, tu as une mi-temps.
01:41Allez, va sur le côté.
01:42Toute sa vie, ça a été ça.
01:43Toute sa vie, ça a été...
01:44Ça vient en bleu, là.
01:45Oui, bien sûr.
01:46Mais c'est pour te dire que ce gars-là, je crois qu'il adore vivre avec ça aussi.
01:50Vous me prenez un peu pour aussi ça ?
01:52Je vais vous le montrer.
01:53C'est ce qu'il avait dit au ballon d'or.
01:54Lui, c'est tout ça, ça va fragile.
01:55Lui, c'est un mec qui est très très fort mentalement, au-delà de ses pieds.
01:57On le prend un peu toujours pour le clown de service, pour un petit peu l'ambianceur.
02:00Mais c'est tout ça l'ambianceur.
02:00Il est en train de nous enrouler tous parce que, justement, c'est un cador.
02:03Il est trop fort.
02:04On n'a pas dit que c'était un clown, Johan.
02:06Non, non, mais...
02:10Là, Johan, vous avez un chouïa débordé.
02:11Parce que là, il n'y a pas encore eu d'argument en disant que c'était un comico.
02:14En fait, Émilie a dit quelque chose de très intéressant.
02:16Pardon, Émilie.
02:17Non, parce que tu le dis, l'histoire a montré que tu t'es trompée.
02:21Moi, justement, c'est ce dont j'ai peur.
02:22C'est pour ça que je dis malheureusement, j'ai envie de te croire.
02:24Mais je pense qu'une fois, deux fois, à chaque fois, il a entamé sa mue, en effet.
02:28Une mue dans le jeu et dans sa vie.
02:30Souvent, beaucoup parle Paris Saint-Germain.
02:31J'entends parce que, pour le coup, c'est un gros malus que j'extrais carrément l'équipe de France.
02:35Mais on va parler du Paris Saint-Germain.
02:37J'ai toute confiance en Louis-Saint-Riquet qui sait le manier à merveille.
02:40Mais trois fois, Émilie, j'ai peur quand même qu'à un moment donné, à 29 ans, bientôt 30 ans
02:44cette saison,
02:45est-ce qu'il a encore les capacités ?
02:46Est-ce qu'il a encore le physique ?
02:47Physique commence à lui faire défaut.
02:49Est-ce qu'il a la confiance ?
02:50Et là, pour le coup, je vais sur le chapitre bleu.
02:52J'ai l'impression que Zidane l'a mis dans les meilleures dispositions.
02:55Il était plus parasité par Kylian Mbappé.
02:57Il l'a mis dans son poste préférentiel.
02:58Il lui a donné toute la confiance.
03:00Et pourtant, le contraste, et là, je parle vraiment du registre de la confiance,
03:03était criant avec des mecs comme Olysees, comme Cherki, comme Douai,
03:06qui arrivent, qui bombent le torse.
03:08Et j'ai l'impression que Dembélé, lui, qui carbure à la confiance,
03:10je ne sais pas s'il a encore le réservoir.
03:11Il n'y a pas que lui qui bombe le torse.
03:12Là, vous avez un petit coq à côté.
03:13Il est dans le sens de l'ombre, parce qu'on dit toujours qu'il a des débuts compliqués.
03:18La saison dernière, oui, mais ce n'est pas exactement la même chose.
03:21C'est qu'il se blesse très rapidement.
03:22Il joue trois matchs avec le Paris Saint-Germain.
03:24Il se blesse au rassemblement de septembre.
03:25Et il n'est pas au rassemblement d'octobre de l'équipe de France.
03:28Il y a deux saisons.
03:29Franchement, à part le match contre Arsenal,
03:31où, vous savez, Louis Senriquet le met sur le côté,
03:33il fait un bon début de saison.
03:34Trois buts, trois passes des.
03:36Donc, le début de saison, il est bon.
03:38Là, on est sur une configuration qui est totalement différente.
03:40À part le doublé face au Slovan-Bratislava,
03:43franchement, il ne fait pas des bons matchs.
03:45Il n'est pas bon en Ligue 1.
03:46Il n'est pas bon avec le Paris Saint-Germain.
03:48Et il n'a pas été bon avec l'équipe de France.
03:50Donc là, on est dans un scénario qui est complètement différent.
03:55Et pour terminer, il y a deux choses.
03:58Pour ce que disait Ambre par rapport à Zidane
04:00et les petits jeunes qui poussent, chers, qui doués, etc.
04:02Mais il y a aussi un autre élément à prendre en considération.
04:04C'est que là, on a l'impression que Louis Senriquet,
04:06comparé aux saisons précédentes, il fait beaucoup moins de cadeaux.
04:08Et s'il y a un cadre à mettre sur le banc, il le mettra sur le banc.
04:11Alison.
04:12Moi, je pense que tu as résumé beaucoup de choses, Émilie.
04:14C'est la trajectoire du joueur.
04:16Je veux dire, même avant qu'il arrive au PSG.
04:19À Barcelone, c'était toujours aussi un peu comme ça.
04:22Il y avait toujours une blessure qu'il venait se mettre au milieu.
04:25Il a toujours eu un peu des saisons mi-figue, mi-raisin.
04:28Et en première partie de saison, c'est un peu timoré, poussif, etc.
04:33Et je suis d'accord avec toi, je ne m'inquiéterai pas avant 2027,
04:36parce qu'il nous a un petit peu habitués à ça, malheureusement.
04:39L'horloge tourne.
04:40Oui, l'horloge tourne.
04:41Mais on connaît...
04:41Tout à l'heure, tu as dit, est-ce qu'il a encore la capacité ?
04:45Est-ce qu'il a l'intensité ?
04:46Oui, Louis Senriquet nous a rassurés sur le fait qu'il avait les jambes pour être là.
04:50Bien sûr.
04:50N'oublions pas, Ousmane Dembélé, c'est quand même un joueur des grands soirs,
04:55qui répond présente dans les grands matchs.
04:57Il nous l'a encore démontré la saison dernière.
04:58Donc, comme toi, Émilie, je n'ai pas envie de m'inquiéter,
05:01malgré le fait qu'on peut tirer la sonnette d'arame en disant,
05:05Ousmane, quand même, ce rassemblement avec les Bleus est assez...
05:10Il y a quand même deux, trois signaux.
05:11Là, je veux dire, Alison, elle finit par le dire en étant positive.
05:14Mais il y a quand même deux, trois signaux
05:15où on peut légitimement au moins se poser la question ce soir, Olivier Rouillet.
05:19Mais complètement.
05:19Mais moi, alors, je vous écoute, mais ça me lasse un peu d'entendre.
05:23Ça ne vous intéresse pas, ce qu'il dit ?
05:24Non, mais vraiment, dites-le.
05:25Dites-le, à part vous, vraiment, ça n'a rien d'intéresse.
05:27C'est-à-dire sur les saisons d'avant.
05:29Les saisons d'avant, elles sont passées.
05:30Elles sont finies.
05:31On n'en parle plus, c'est autre chose.
05:32Maintenant, c'est autre chose.
05:33Moi, ce qui me gêne le plus dans tout ce que je vois depuis le saison,
05:36c'est dans sa qualité technique.
05:37Je trouve qu'il est tombé d'un étage.
05:40Je trouve que, même encore, je regardais contre la Belgique lundi,
05:44mais c'est compliqué.
05:45Il n'y a plus de spontanéité.
05:47Ces déclenchements de pressing, c'est lui qui était déclencheur du pressing.
05:52Mais même avec le PSG, c'est fait à moitié.
05:54Ce n'est plus du tout le même dynamisme, la même facilité technique,
05:59la même ambition que les années précédentes.
06:01Est-ce que c'est pas parce qu'il est trop tôt dans la saison
06:02et que ça sera quand ça comptera qu'il mettra l'intensité ?
06:05Ah mais ça, j'en sais rien.
06:07Non mais je veux dire, est-ce que ce n'est pas…
06:08J'ai une image instantanée.
06:10Bien sûr, bien sûr, je comprends.
06:11Moi, la seule chose dont j'ai peur,
06:12alors je veux bien que Louis-Henriquet nous rassure sur son sac à l'intensité technique,
06:16d'être capable de le faire.
06:18Moi, j'ai un doute.
06:18Olivier contre la Turquie.
06:20Et s'il va chasser sur le but, il va chasser.
06:21Et surtout, la différence par rapport aux saisons précédentes,
06:25là, il n'a pas été blessé.
06:26C'est ce qu'il disait.
06:27Pour l'instant.
06:28Pour l'instant.
06:29Il n'a pas été blessé.
06:30Donc, on ne peut pas lui reprocher.
06:31Tu as l'air inquiet, tu as l'il fait gaffe.
06:33Et on ne peut pas dire non plus.
06:35Moi, j'accepte le fait qu'il y ait un doute,
06:37mais je ne remets pas en cause sa capacité, justement,
06:41à rebondir, parce qu'il nous l'a démontré.
06:42Mais le doute…
06:43Attention, Ali, elle va essayer de vous amener vers elle, là.
06:45Attention, hein.
06:46En fait, moi, c'est vraiment celui qui…
06:48Toujours sur ma fin avec lui.
06:50Mais à chaque fois, il me démontre…
06:51Mais on n'a pas dit que c'était la fin non plus.
06:53On dit simplement qu'on est inquiet,
06:56parce que le doute, on l'a.
06:57Le doute, il est présent.
06:58Le doute, on n'a pas un Ousmane Dembele rayonnant.
07:01Mais je ne dis pas rayonnant comme…
07:03comme lors des finales ou tout ce que vous voulez,
07:05ou là, il est quatre derniers mois de la saison.
07:07Non, il n'est pas rayonnant.
07:08Il n'est pas…
07:11Heureux n'est pas le mot, mais il n'est pas…
07:12Il n'est pas souverain dans son jeu.
07:14Il n'est pas le jeu de la Solaire, comme c'est vrai.
07:15Oui, mais il n'est pas souverain dans son jeu.
07:17Il l'achète souverain.
07:17Pendant deux ans, à chaque fois, on a dit
07:18ça va s'arrêter demain, il y aura la blessure.
07:20Elle n'est jamais arrivée.
07:21La blessure, ça fait deux ligues des champions,
07:22ça fait un ballon d'or.
07:23À chaque fois, on dit avec lui, c'est toujours…
07:24Non, mais on sait que ce n'est pas trop.
07:26Demain, il va y avoir un problème.
07:27Honnêtement, on le réserve depuis deux jours.
07:28Et à chaque fois, il apprend justement.
07:29Mais là, on ne dit rien, nous.
07:30On dresse un constat, Yoann.
07:32Nous, on ne dit rien.
07:32Nous, on ne dit pas qu'il va se laisser.
07:33C'est pas madame Irmant.
07:34On dit juste que le constat qu'on fait
07:37depuis le début du championnat jusqu'à maintenant,
07:40c'est imparfait.
07:42On a le doute, on est inquiet.
07:44On est inquiet, on se demande où il va nous emmener.
07:46Mais on t'aime, Ousmane, quand même.
07:47Mais on va bien trancher.
07:48Je vais trancher.
07:49Attendez, je dois trancher.
07:50Je dois trancher.
07:51Vous n'êtes pas du genre inquiet.
07:53Exceptionnellement.
07:54Pense à ma chronique qui arrive.
07:56Donne-moi des humains.
07:57Je ne suis pas inquiet.
07:58Voilà !
07:594 à 3.
08:01Dans un instant, écoutez-moi, messieurs, dames, s'il vous plaît.
08:06Vous restez bien avec nous.
08:07Vous allez vivre, je pense, un moment inédit sur la chaîne L'Équipe.
08:12Je vous le dis avec certitude,
08:13vous n'avez jamais vu sur notre antenne ce qui va arriver.
08:16Vous restez là.
08:17Oui, ça concerne Yoann.
08:18A tout de suite.
08:19C'est magnifique.