- il y a 17 heures
Lionel Messi est-il le GOAT du football, “Greatest of All Time” (le meilleur de tous les temps) ? Omar Da Fonseca sur le parcours semé d'embûches de Messi avec l'Argentine : “Au début de sa carrière, Messi était très critiqué en sélection... On l'appelait 'pecho frío' (poitrine froide). Physiquement, on peut le considérer anti-athlète”.
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00:00Allez, on y va tout de suite sur Messi, Jérôme, parce qu'on se demande toujours comment Omar va s
00:04'en remettre
00:04Léo
00:05En Argentine a nâci, tierra de Diego et Lionel
00:09Encore Messi, encore Messi, vol, vol, vol, vol
00:11Messi, la pistole au bouton
00:13T'as vu la balle ? La balle s'est retournée, il a dit, où tu veux que j'aille
00:16?
00:17Oh, il a fait la balle, le balle !
00:19Oh, le drift de Messi, et le ballon piqué, et l'extraordinaire !
00:25Quelle classe, quel génie !
00:27Messi, mais non, mais s'il te plaît, non !
00:31Arrête, et stoppe, une fois pour toutes, on sait que t'on est capable !
00:37Messi, le premier à 0 pour l'Argentine en ce final de la Coupe du Monde !
00:44Argentine, campeone del mundo !
00:47Oui, oui, oui !
00:49Là, il lui a mis du rouge à lèvres à la balle, il lui a donné le petit peu de
00:54peignet de batte et couché là-bas !
00:56Orgulloso de ser argentino, et d'avoir cumpli le soin avec vous tous !
01:00Merci beaucoup, je vous souhaite !
01:01C'est lui qui a fécondé, il y est pour beaucoup !
01:03C'est lui qui a promis, Messi !
01:17Et oui, très très bien fait !
01:19Ah bah oui, les équipes de Roten sont pleins, on les félicite pour revenir sur cette soirée pleine d'émotions
01:24!
01:25Antoine et Nicolas, notre producteur, notre réalisateur !
01:2780 000 spectateurs au Monumental pour rendre hommage une dernière fois à Léo Messi, c'est une victoire 3-0
01:33face au Bénin !
01:34Deux passes D, un but pour l'idole absolu, Omar !
01:38208 sélections pour Messi, 126 buts, 67 passes décisives !
01:43Et un chanceux à RMC Sport qui est à Buenos Aires, c'est Edgar Groslo !
01:46Salut Edgar !
01:47Salut Benoît, c'est Jérôme, c'est tout le monde !
01:49Edgar, est-ce que tu peux nous résumer cette grande soirée d'hommage ?
01:53Edgar, s'il te plaît !
01:54Ouais, c'était très beau à voir, franchement, on sentait l'émotion toute la soirée, il y avait toute la
01:59ville entière de Buenos Aires qui s'est transformée en stade géant, pas seulement les 85 000 qui étaient à
02:06l'intérieur, ceux qui n'avaient pas de billets ont chanté dans la rue toute la soirée, ils ont pleuré
02:10aussi, on voyait des gens se réconforter, essuyer les larmes de leurs proches, pour les Argentins, il y avait un
02:15grand mélange de sensations hier !
02:19Beaucoup d'émotions, c'est un joueur qui a marqué des générations, je ressens une douleur pire que de perdre
02:23une finale de Coupe du Monde, c'est une triste émotion !
02:24C'est une grande angoisse, ça ne sera plus pareil d'allumer la télé et qu'il ne soit plus
02:28là, Maradona a marqué mon père et mon grand-père, moi et mes enfants, Messi nous a marqués.
02:36Beaucoup d'émotions ensemble, moi j'ai pleuré, j'ai terminé en pleurant, ce sont des larmes de joie pour
02:42tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il nous a donné.
02:47A l'intérieur du Monumental, les émotions étaient encore plus fortes, surtout quand Messi a pris la parole sur la
02:52plus.
02:56Ça a été une grande fierté de défendre le maillot de l'Argentine pendant plus de 20 ans. Ne plus
03:00venir va être une grande douleur, je vous jure que j'aimerais jouer toute ma vie, parce que représenter la
03:05sélection argentine, c'est la plus belle chose qui puisse t'arriver.
03:08Plus que jamais, je n'ai pas envie de partir et de quitter cette pelouse. Je remercie Dieu d'être
03:13argentin, je suis fier d'avoir vécu ce rêve avec vous tous. Merci beaucoup, je vous aime.
03:18Merci beaucoup, je vous aime.
03:48Il va répondre à cette question et puis après, on va donner notre avis. Omar, alors, c'est le GOAT
03:55?
03:55Bon, moi je suis mal placé pour donner une réponse définitive, mais on ne peut pas nier que c'est
04:05un personnage qui va contrarier une réalité, parce que d'abord, il est petit, il est refusé, il est parti
04:13en Espagne très tôt,
04:14et il va avoir du mal à signer son premier contrat, tout au début de sa carrière, en Espagne encore,
04:23mais en Argentine, il était plutôt critiqué, mais méchantement.
04:26C'était une catastrophe, comme tu as perdu la Copa América en Argentine en 2011, il avait loupé un pénon,
04:33après pour la Coupe du Monde pareil, etc.
04:35Donc il a vécu le fait d'être plutôt, on l'appelait le pecho frio en espagnol, ça veut dire
04:42poitrine froide, à toi le moins que rien, dévalorisé.
04:46Alors que, et en plus, il n'a jamais joué en Argentine, donc il n'a pas l'identité.
04:52C'est peut-être pour ça, la fibre argentine.
04:53C'est pour ça aussi, par rapport à Diego Armando Maradona.
04:55Et ce qui fait que, et après, peu à peu, le fait d'avoir gagné, je crois que le jour
05:00où il gagne la première Copa América, comme on dit, c'est celui qui gagne à raison.
05:05Et c'est là où il va retourner la table, et à partir de là, un peu consolidé.
05:10Mais encore une fois, il déroge au football moderne, c'est pas le mec qui est dans les statistiques, je
05:18suis sûr que s'il fait l'hôtesse de Cooper qu'on faisait à notre époque, il doit faire...
05:22Il est pas au mieux, il est pas au mieux.
05:24On le pibille, c'est ce que c'est.
05:26Il faut rassurer au Domenech non plus, il n'était pas bon au thèse de Cooper.
05:31C'est pas mon exemple.
05:34Oui, parce que j'ai vu, j'ai vu.
05:36J'ai pas vu Messi au thèse de Cooper, mais j'ai vu Domenech au thèse de Cooper.
05:39Il n'était pas bon non plus.
05:40C'était les moustaches.
05:42Oui, Majou, on en parlera, parce que moi, je me souviens, quand on a fait venir Pastore à Saint-Étienne,
05:46je me souviens, on lui avait fait les tests physiques.
05:48Et le mec, il était à la ramasse, par rapport à la base, le pipi, les 80 mètres, à un
05:54moment donné, c'est le 80 mètres, il faut le faire, je ne sais pas, en combien de secondes.
05:57Bon, peu importe.
05:58Ce qui fait que, quelque part, on peut le considérer un anti-athlète.
06:03Parce qu'en plus, il a vécu l'époque de Ronaldo, qui est l'opposé complet.
06:06Parce que là, il saute plus haut, il a des muscles dans le cou.
06:09Donc, il va s'imposer avec un football, celui de la rue, le football qu'on joue à la récré
06:16de l'école, qu'on dribble en arbre avec une boîte de conserve, je ne sais rien.
06:22Et moi, personnellement, j'ai fait son premier match, l'autre jour, on l'a sorti à Disney, parce que
06:28j'ai fait, le jour, il rentre.
06:30Et j'ai dit, oui, je ne sais pas, c'est un petit Argentin, je ne le connais pas, on
06:33domine.
06:34Non, il venait de je ne sais pas où.
06:36Et il va donc, je dis, à moi, mon flammé, comme moi, Jérôme, dans cette émission, plein de nuits.
06:42Je trouve que j'ai vécu des grands moments, parce que je l'ai vu faire des trucs extraordinaires, techniquement.
06:49Et Omar, qu'est-ce que tu as ressenti, toi, hier soir, en voyant ces images ?
06:52Tu as été ému comme un papa qui voit son fils, comme ça, partir, faire quelque chose ?
06:56C'est ce type d'émotion que tu as ressenti ?
06:57Non, il montre le côté irrationnel de l'Argentine, parce que c'est ce qu'il disait, le jeune, là,
07:04il disait, le fait qu'il y a aussi un gros monde, toi, il y avait tout, ils venaient du
07:08nord de l'Argentine, du sud, ils n'avaient pas de billets.
07:11Ils viennent, mais ça, c'est comme dans les Coupes du Monde.
07:13Quand tu vas en Russie, au Brésil, en Corée, je ne sais pas.
07:16Ça n'a rien, au départ.
07:17Les Argentins, ils y vont.
07:19Ils sont dettes, ils vendent leur bagnole, ils font des crédits.
07:23On l'a vu au Qatar, hein.
07:24Évidemment.
07:25Il était sur place au Qatar, c'est incroyable.
07:28Donc, ce côté irrationnel de ce pays, où on met nos idoles, surtout dans le football, parce que le football,
07:38c'est la véritable région argentine.
07:40Mais, voilà, je suis... Pour répondre, moi, aussi à ton débat, et rebondir sur ce que tu disais, toi, Omar,
07:47c'est difficile de juger le GOAT.
07:51Le GOAT, ça veut dire toute génération confondue, le meilleur de tous les temps.
07:54Le football, il a évolué.
07:56Et le football, aujourd'hui, il est encore plus médiatisé qu'à une époque.
08:00Il y a beaucoup plus de compétition.
08:02Donc, ce qui veut dire que plus de compétition, plus de choses à gagner.
08:06Et, automatiquement, les meilleurs, ils gagnent beaucoup.
08:08Donc, en termes de palmarès, oui, c'est le GOAT.
08:11En termes de matchs joués et buts marqués, quasiment le GOAT.
08:14Parce qu'à l'arrivée, Ronaldo en a quelques-uns de...
08:17Pour rester au but par match, il est meilleur que Ronaldo, d'ailleurs.
08:19Il est meilleur.
08:20Il le dépassera peut-être à la fin.
08:22Il a gagné, par rapport à Ronaldo, toutes les compétitions.
08:27Donc, c'est difficile de faire mieux.
08:29Et je pense que dans l'histoire du football, alors on ne sait pas, le futur...
08:32C'est le GOAT, dis-le.
08:33Non, mais dans le futur, peut-être qu'il y aura encore des joueurs de cette magie-là,
08:38de ce talent-là.
08:39J'espère, parce que sinon, nous, on va s'emmerder.
08:42Parce que, oui, on est à la recherche de ça.
08:44Les émotions, tu les as à travers ces joueurs-là.
08:46Dire, quand tu vois...
08:47Moi, je n'ai pas honte de...
08:48C'est un petit par rapport à Messi.
08:50Mais quand tu vois Yamal jouer, toucher le ballon.
08:52Quand tu vois Olysee toucher le ballon.
08:54Ces joueurs-là, moi, ils me font kiffer.
08:56Parce que la magie du foot, ils l'ont.
08:58Et bien sûr, Cléo Messi, même si j'ai été dur sur son passage à Paris,
09:01je le reconnais.
09:02Parce que c'était à l'image de ma déception.
09:05Parce que, dans l'investissement et tout ça,
09:07si ce mec-là, il est investi,
09:10mais mon Dieu, il te renverse tout le stade.
09:13Tous les stades où il est passé.
09:15Et c'est la réalité.
09:16Et moi, pourtant, je ne suis pas proche comme Omar.
09:20J'en ai commenté des matchs de Léo Messi.
09:23Mais la vérité, c'est qu'hier, ça m'a fait quelque chose
09:27de voir qu'il s'arrête.
09:29Parce que, même en écoutant les reportages,
09:32les journalistes, même lui, son discours,
09:34j'ai des frissons.
09:35Parce que, nous, on est des amoureux du foot.
09:37On est des passionnés de football.
09:38Moi, je fais une émission tous les jours.
09:40Je commente les matchs.
09:41Donc, j'adore ça.
09:42C'est ma vie.
09:43C'est ma religion aussi.
09:44Comme Omar parlait en Argentine, c'est ma religion.
09:46Mais là, on perd.
09:48La religion, elle perd l'élément le plus fort
09:52qui a existé depuis quasiment 20 ans.
09:54Jean-Michel.
09:56Oui, d'abord, moi, j'ai pour habitude de dire
09:58que j'ai commenté un sport que je n'avais jamais pratiqué
10:03parce que le football change tous les 10 ans,
10:05tous les 20 ans.
10:06Ce n'est pas le même sport.
10:07Donc, comparer ce que fait Messi
10:10avec ce qu'ont fait ses illustres prédécesseurs,
10:14ça ne m'intéresse pas.
10:15Ce qui est sûr, c'est comme,
10:17et je vais parler à Omar,
10:19c'est comme si en Formule 1,
10:20tu comparais Juan Manuel Fangio,
10:22qui a été un grand pilote argentin,
10:25avec Max Verstappen.
10:26C'est aussi ridicule que ça.
10:28C'est à peu près...
10:29C'est aussi ridicule que ça.
10:31En Formule Gio, toi, tu étais à la retraite déjà
10:33quand il y gagnait, non ?
10:34Moi, j'étais près de la retraite.
10:35J'étais tout près.
10:37Et sur les 20 dernières années,
10:40incontestablement,
10:41et je relève ce qu'a dit Omar.
10:44Omar, quand tu dis qu'il ne fait pas partie
10:46des canons du football normalement,
10:48c'est-à-dire des mecs qui mesurent 1,88 m.
10:52Des bêtes physiques.
10:53Des bêtes physiques.
10:54Ça devrait peut-être interpeller
10:57ceux qui ont défini
10:58ce que devait être un grand footballeur.
11:00Peut-être que ceux qui passaient leur vie
11:02derrière les écrans de leur PC,
11:08et qui ne vont jamais sur les terrains.
11:11Moi, je vais vous faire prendre un petit exemple.
11:16les mercredis, pas aujourd'hui,
11:18parce qu'ils faisaient très mauvais
11:19sur le Béarn et le Pays-Basque,
11:20mais tout le mercredi, je m'occupe des petits.
11:23Très souvent, très souvent, Omar,
11:26je dis aux gamins,
11:27quand dans la conduite de balle, par exemple,
11:29je leur dis, regardez ce que fait Messi.
11:32Il n'a jamais le ballon 50 centimètres devant lui.
11:35Il l'a toujours dans les pieds.
11:36Et je le prends comme exemple,
11:39alors que, et c'est peut-être là
11:42la raison pour laquelle je considère
11:43que c'est l'exemple à suivre,
11:45alors que je ne prends jamais
11:47Cristiano Ronaldo comme exemple.
11:49Jamais.
11:50Je prends souvent ce que fait Messi.
11:52On va se faire critiquer beaucoup.
11:54Non, mais Omar, Omar,
11:59les gamins que j'ai,
12:01ils mesurent 1m25.
12:03Et le ballon, il leur arrive à la rotule.
12:07Donc, tu vois, un petit peu,
12:08c'est compliqué.
12:09C'est compliqué pour eux.
12:11Et honnêtement,
12:13la référence, elle est là.
12:15Et puis, nous, ce qu'on aime,
12:17c'est des émotions.
12:18On peut être, on peut s'extasier
12:21devant la, et on doit s'extasier
12:23devant la détente de Cristiano Ronaldo.
12:26On doit s'extasier devant sa longévité.
12:28On doit s'extasier sur beaucoup de choses.
12:30On a aussi le droit d'avoir des émotions
12:32et peut-être de plus fortes émotions
12:34en regardant Léo Messi.
12:37Je crois qu'on ne fait de mal à personne.
12:39Non, mais c'est une sensibilité différente
12:41et ça montre aussi à quel point,
12:43comme les équipes, quand elles jouent,
12:45celles qui sont défensives,
12:47très offensives,
12:48qui prennent des risques,
12:49c'est différent.
12:50Tu peux jouer au football
12:51et gagner de différentes manières au football
12:53et dominer de différentes manières.
12:55Et là, c'est vrai que c'est les deux exemples
12:57des mecs qui ont rayonné
13:00et qui ont fait vibrer le monde du foot
13:03pendant quasiment 20 ans.
13:05En effet, ils sont à l'opposé.
13:08Oui, Pascal.
13:08Oui, Pascal.
13:09Oui, les gars, quand toi, Jean-Michel,
13:13cette chance, je dis bien cette chance
13:15parce que les amateurs ont toujours rêvé
13:18peut-être un jour de jouer au football,
13:20mais nous qui avons connu Francescoli,
13:22Cantona et Litbarski,
13:26je pourrais en dire des tonnes.
13:28Mais quelle fierté,
13:29quelle fierté quand on a des joueurs
13:30comme lui.
13:32Lui, moi, je l'ai toujours comparé au pape.
13:35Le pape est un très, très grand monsieur.
13:39C'est le respect, c'est tout ce qu'on veut,
13:41c'est tout ce qu'on peut se mettre à genoux.
13:44Mais un jour, vous l'avez eu à Paris.
13:48À Paris, vous l'avez eu.
13:49Et j'ai été outré.
13:51Je ne suis pas sûr qu'on l'ait eu vraiment.
13:54Mais voilà, ça y est, ça y est.
13:57Mais non, mais c'est l'air.
13:58Ça y est, il est en train de...
13:59On a le droit de le dire, Pascal.
14:00Pascal, Pascal.
14:01Il est en train de vouloir décapiter la Madouille.
14:03Mais non, mais qu'est-ce que tu racontes ?
14:06Mais qu'est-ce que tu racontes ?
14:07Mais qu'est-ce que tu racontes ?
14:08Si tu avais regardé un peu plus les matchs du PSG à l'époque,
14:11on ne parlerait pas comme ça.
14:12Voilà, c'est tout.
14:13Ah ben voilà.
14:14Il ne fallait pas qu'il passe par Paris.
14:15Bon, les gars, Messi, bidon, bidon, nul.
14:19Parce qu'il est passé à Paris.
14:20Jérôme, quel joueur de merde !
14:22Allez, basta !
14:23Tiens, Jérôme, on va engolir.
14:26C'est une analyse de merde, par contre.
14:28Tu sais quoi ?
14:29Attends, là, on va me couper le casque si je dis ce que je pense.
14:32Non, non, non.
14:33Pascal, Pascal, lève, t'as l'autorité !
14:36On a Gabriel, un supporter de l'équipe nationale du Portugal
14:43qui voulait intervenir dans le débat, justement.
14:45Salut, Gabriel.
14:46Salut, Gab.
14:48Ah oui, en vrai, en plus.
14:51Est-ce que Messi est le goutte, Gabriel ?
14:53Alors, les gars, il va juste me falloir quelques minutes
14:56pour éviter mes arguments.
14:58Et vous allez voir qu'on peut être supporter du Portugal
15:00et on peut être parfaitement objectif.
15:03En fait, l'idée, quand on compare les deux,
15:04là, déjà, il faut sortir du débat stérile.
15:06En fait, quand on va l'analyser dans 5-10 ans,
15:09on va opposer deux visions totalement différentes.
15:11En fait, Messi, c'est le don absolu.
15:14Pour moi, c'est le mec qui est né surhumain.
15:17Alors que Ronaldo, c'est l'acharnement, c'est le travail,
15:21c'est comment un humain peut devenir un athlète extraordinaire.
15:24C'est un peu de don aussi.
15:26Attends, attends, attends, j'ai pas fini.
15:27En fait, si tu veux, on peut...
15:29Jean-Michel, on va les comparer.
15:31On va dire, Messi, c'est Mozart, c'est Superman,
15:33c'est les mecs qui sont nés avec ce truc.
15:35Ronaldo, c'est Beethoven.
15:37Il a travaillé fort.
15:38Je ne les ai pas connus, je n'ai pas connu Mozart et Beethoven.
15:40J'essaie de te faire des images.
15:43En fait, quand on va se replonger dans 10 ans,
15:46on va se dire, l'héritage de Messi, c'est quoi ?
15:48C'est l'athlète complet.
15:49Il a gagné la Coupe du Monde.
15:51C'est un esthète.
15:52C'est un mec, un numéro 10, qui porte le ballon,
15:54qui fait jouer, qui met en lumière son équipe.
15:56Ronaldo, c'est quoi ?
15:58C'est le règne.
15:59Il s'est mis en difficulté dans des équipes.
16:01Il a dominé l'Europe.
16:03Il a 5 ligues des champions.
16:04C'est un buteur extraordinaire.
16:05Il est presque à 1000 buts.
16:07Par contre, voilà, il a part l'Euro avec le Portugal.
16:09Allez, dis-le que Messi, c'est le goth.
16:11Allez, Gabriel.
16:12Mais oui, mais attendez.
16:13Attends, j'arrive, j'arrive, j'arrive.
16:14C'est la Valda.
16:15Ça fait rire, on va y aller, quoi.
16:17Les gars, ce débat, je vais conclure juste.
16:19Ce débat, c'est comment est-ce que nous, on vit ?
16:22Moi, je suis quelqu'un qui est sentimental.
16:24Donc, effectivement, Messi, pour moi, il a éteint le débat.
16:27Maintenant, si vous êtes quelqu'un qui cherche le travail,
16:30qui adore mettre en lumière les gens, et ainsi de suite,
16:32il faut aller plutôt du côté de Ronaldo.
16:34Donc, il faut se poser deux questions.
16:36Il faut se regarder, il faut se dire, moi, en fait, c'est quoi qui me grise ?
16:40Est-ce que c'est rendre l'impossible possible ?
16:42Donc, dans ce cas-là, effectivement, c'est Messi.
16:45Ou si c'est, est-ce que mon but ultime, c'est de dire,
16:49j'ai envie de voir où le travail va me mener ?
16:51Et là, vous pensez pour Ronaldo.
16:53Pourquoi tu axes le côté Ronaldo travail ?
16:57Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:57Parce qu'il a plus de muscles, il a développé...
17:00Je ne comprends pas.
17:01Je peux te répondre.
17:02Oui, bien sûr.
17:03Non, mais pourquoi tu es persuadé...
17:05Attends, attends, pourquoi tu es persuadé, mettons,
17:08que Ronaldo travaille, entre guillemets,
17:10je ne sais pas quel style de travail, plus que Messi ?
17:13Ou plus qu'Animar ?
17:13C'est très simple à répondre.
17:14Quand tu regardes au prime, entre les deux joueurs,
17:17tu voyais que Ronaldo, lui, il a beaucoup évolué dans sa façon de jouer.
17:21Il a commencé à élier, il faisait des grandes courses,
17:23avec des dribbles derrière son point d'appui,
17:27des remis, des centres, ainsi de suite.
17:29Ensuite, il a évolué, il s'est recentré,
17:31il a travaillé son jeu test,
17:33il a travaillé pied gauche, pied droit...
17:35Messi, il n'a pas de poste,
17:35Messi, il joue à arrière-gauche,
17:36Messi, tu l'a mis joué...
17:38Messi, de tout temps, il a été au cœur du jeu,
17:40il a mis en lumière ses équipes,
17:42et ça a été sa conduite de balles...
17:45Moi, je veux que tu me puisses me définir le rapport travail.
17:47Quand tu me mets...
17:48Je comprends ce que veut dire Gabriel.
18:00Je comprends ce que veut dire Gabriel,
18:02c'est que, bon, je ne suis pas un grand spécialiste,
18:05vous l'avez compris, des réseaux,
18:07mais c'est vrai que Ronaldo, dans les réseaux,
18:10sur les réseaux, par exemple,
18:11s'est très souvent mis en avant
18:14sur le travail physique qu'il faisait.
18:17Ah ben, c'est différent.
18:19Mais ce n'est pas le même travail que vous aimez ici.
18:22à l'arrivée, moi, je suis d'accord avec Omar.
18:24Donc, je comprends que Gabriel soit plus sensible
18:28au don naturel de Messi,
18:31qui est un peu plus romantique dans son jeu.
18:34Oui, mais tu ne peux pas dire...
18:35En fait, surtout toi,
18:38tu as joué au foot,
18:40et tu as excellé dans certains gestes techniques,
18:44et tu le sais très bien.
18:46Et sur le plateau,
18:47on a eu la chance d'avoir un petit truc en plus
18:49par rapport à d'autres,
18:50sinon on ne serait jamais passé au haut niveau.
18:53La vérité, c'est que quand tu as un point fort,
18:55lui, l'avantage Messi,
18:57c'est que des points forts, il y en a beaucoup.
18:59Mais il en a aussi,
19:00donc il a travaillé.
19:02Et pour exceller,
19:03pour répéter le geste,
19:05pour devenir de plus en plus efficace,
19:06pour faire évoluer aussi ton poste,
19:08parce que c'était le cas,
19:09il a travaillé.
19:10Là, en fait,
19:11on présente les deux comme Ronaldo,
19:13et là, je suis d'accord avec Omar,
19:14comme le bourreau de travail.
19:16C'est-à-dire que le mec,
19:17physiquement, il a bossé,
19:19c'est un athlète.
19:19C'est lui qui se met en avant,
19:20là-dessus.
19:21Mais de l'autre côté,
19:22même si Messi,
19:24physiquement,
19:25ce n'est pas Ronaldo,
19:27il a travaillé différemment.
19:28Mais il a beaucoup travaillé
19:29pour faire la carrière qu'il a faite.
19:31Évidemment.
19:31Ben oui.
19:32Eh ben oui.
19:33Merci Gabriel.
19:34Le travail, c'est le même à l'arrivée.
19:36Quand même,
19:37et c'est pour ça,
19:38faire prendre conscience aux gens
19:39que la conscience professionnelle
19:41de ces mecs-là,
19:41les deux,
19:42pour parler des deux...
19:43C'est la régularité qui est folle.
19:45Mais le plus dur...
19:46Il y avait la régularité
19:47dans la performance.
19:48Dans l'immense.
19:49C'est là, évidemment.
19:51Le plus dur,
19:52c'est d'arriver tout là-haut.
19:53Messi faisait 3000 abdominaux par jour.
19:55Quand même,
19:56tu l'as vu tourse nu,
19:57il est affûté.
19:59Mais bien sûr,
20:00c'était pas le même travail.
20:02Bien sûr qu'il ne fait pas d'excès.
20:03Bien sûr qu'il se...
20:04Oui, mais peut-être,
20:05Jean-Michel,
20:06il ne faisait pas 3000 abdos par jour.
20:08T'as raison.
20:08Je pense qu'il ne le faisait pas.
20:09Il n'avait pas besoin.
20:10Mais peut-être qu'il faisait
20:113000 répétitions de gestes
20:13plus que Ronaldo sur le terrain.
20:15Peut-être.
20:16Mais peut-être...
20:17Et c'est pas peut-être
20:18parce que moi,
20:19j'ai eu la chance de jouer
20:21avec des mecs
20:22qui ont joué avec Messi,
20:23qui s'entraînaient avec Messi.
20:24Et ils te disent tous la même chose.
20:26Salut Ludo de Jolie.
20:27Il n'y a pas que Ludo.
20:28Il y en a d'autres.
20:29Mais ils te disent tous la même chose.
20:30Le mec,
20:31c'est un travailleur,
20:33conscience professionnelle.
20:34Il arrivait sur le terrain.
20:36Alors oui,
20:36en effet,
20:37il ne faisait pas des 15-15
20:38comme Omar disait.
20:39Mais avec le ballon,
20:40je peux te dire
20:41que le ballon,
20:42il tournait plus d'une fois
20:43pendant les entraînements.
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