- il y a 2 semaines
Mercredi 7 octobre, à l'occasion des questions au gouvernement, les députés sont revenus sur le mouvement lycéen actif depuis le 17 septembre. Trois députés ont interpellé les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale. La députée écologiste Lisa Belluco a accusé le gouvernement d'avoir « abandonné la jeunesse de France ». Les ministres se sont défendus et Laurent Nuñez a assuré que chaque fois que la justice pourrait être saisie sur des faits de violences au sein des mobilisations, elle le serait systématiquement.
Les députés Caroline Yadan (EPR) et Julien Odoul (RN) ont pour leur part consacré leurs questions aux 3 ans de l'attaque du 7-Octobre, par le Hamas en Israël. La ministre Aurore Bergé a rappelé le lourd tribut de cette attaque dans laquelle plus de 1200 personnes dont 51 Français ont péri, tenant à apporter son soutien à tous les Français juifs.
La ministre de l'Agriculture a été interpellée à deux reprises. D'abord, sur la situation des hippodromes qui, face à la baisse des paris hippiques, leur principal financement, doivent réorganiser leur activité. Puis, la députée insoumise Mathilde Hignet l'a interpellée sur les pesticides réintroduits dans le droit français et leur responsabilité dans l'apparition des cancers, accusant le gouvernement d'être « les alliés du lobby des cancers ». La ministre a défendu l'action du gouvernement, qu'elle assure être engagé dans une stratégie de réduction des pesticides.
Parmi les autres thèmes abordés ce 7 octobre : la situation à Mayotte, donnant lieu à un vif échange entre la députée mahoraise Estelle Youssouffa et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ; la situation des finances publiques face à la dette grandissante de la France ; la situation de l'usine Sibanye-Stillwater de Sandouville (Seine-Maritime) ; ou encore la situation des enfants en situation de handicap et des aidants, encore insuffisamment soutenus pour le député socialiste Sébastien Saint-Pasteur.
Les députés Caroline Yadan (EPR) et Julien Odoul (RN) ont pour leur part consacré leurs questions aux 3 ans de l'attaque du 7-Octobre, par le Hamas en Israël. La ministre Aurore Bergé a rappelé le lourd tribut de cette attaque dans laquelle plus de 1200 personnes dont 51 Français ont péri, tenant à apporter son soutien à tous les Français juifs.
La ministre de l'Agriculture a été interpellée à deux reprises. D'abord, sur la situation des hippodromes qui, face à la baisse des paris hippiques, leur principal financement, doivent réorganiser leur activité. Puis, la députée insoumise Mathilde Hignet l'a interpellée sur les pesticides réintroduits dans le droit français et leur responsabilité dans l'apparition des cancers, accusant le gouvernement d'être « les alliés du lobby des cancers ». La ministre a défendu l'action du gouvernement, qu'elle assure être engagé dans une stratégie de réduction des pesticides.
Parmi les autres thèmes abordés ce 7 octobre : la situation à Mayotte, donnant lieu à un vif échange entre la députée mahoraise Estelle Youssouffa et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ; la situation des finances publiques face à la dette grandissante de la France ; la situation de l'usine Sibanye-Stillwater de Sandouville (Seine-Maritime) ; ou encore la situation des enfants en situation de handicap et des aidants, encore insuffisamment soutenus pour le député socialiste Sébastien Saint-Pasteur.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Alors, en votre nom à tous, je tiens à adresser les félicitations de la représentation nationale à notre compatriote,
00:09M. Henri Cagan, qui est lauréat du prix Nobel de chimie 2026, conjointement avec son collègue M. Kenzo Sohaï.
00:32On me dit qu'il a 97 ans. Donc voilà, il n'est jamais trop tard pour bien faire l
00:39'ordre du jour.
00:40Je rappelle les questions au gouvernement. La première va être posée par Mme Virginie Dubé-Muller pour le groupe droite
00:46républicaine.
00:47Merci, Mme la Présidente. M. le ministre de l'Intérieur, les revendications de notre jeunesse pour des professeurs devant chaque
00:55classe,
00:56des conditions d'études dignes et de meilleures perspectives d'avenir sont légitimes.
01:01Mais la violence illégitime est inacceptable. Au soir du 5 octobre, le bilan communiqué par le gouvernement faisait déjà état
01:10de 715 policiers et gendarmes blessés
01:13et de 85 personnels de l'éducation nationale blessée. Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes
01:20et des personnels qui servent la République
01:23et qui méritent notre soutien. Les enseignants ne sauraient être des cibres, les policiers ne sont pas des punching balls
01:30et les élèves qui veulent aller en cours n'ont pas à subir la loi des casseurs. Dans ce contexte,
01:37notre groupe dénonce
01:38l'instrumentalisation insupportable de cette colère par la France insoumise. Louis Boyard appelle à étendre le mouvement.
01:45Jean-Luc Mélenchon demande à ses militants de s'interposer face aux forces de l'ordre, fidèles à sa stratégie
01:52assumée de tout
01:53conflictualiser. Voilà des choix politiques dont ils doivent répondre. On ne défend pas l'école en encourageant les blocages.
02:00On ne prépare pas l'avenir de notre jeunesse en entretenant la confrontation. Notre responsabilité est claire.
02:07Protéger les personnels, soutenir les forces de l'ordre, garantir l'accès aux enseignements et faire répondre
02:13les casseurs de leurs actes. Monsieur le ministre, quelles mesures concrètes allez-vous prendre pour rétablir
02:19l'ordre et assurer la sécurité dans nos établissements et à leurs abords ? Quelles actions entendez-vous mettre en
02:25oeuvre pour que les casseurs soient interpellés et condamnés à payer les réparations ? C'est un préalable
02:32essentiel pour créer les conditions d'un dialogue avec les lycéens et les étudiants et pour apporter des réponses
02:38à leurs préoccupations sans rien céder à la violence ?
02:42Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
02:49Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée. D'abord, deux points dans votre
02:54question. Évidemment, nous allons continuer à déployer comme nous le faisons tous les jours. C'était le cas hier, avant
02:59-hier,
03:01dans les jours précédents. Ce sera le cas dans les jours qui viennent. Un dispositif policier de gendarmerie
03:05conséquent pour chaque fois qu'il y a des violences, chaque fois qu'il y a des troubles, chaque fois
03:09que les
03:09enseignants ou les élèves sont menacés par des manifestants qui se transforment trop souvent en
03:14casseurs, nous interviendrons systématiquement. Vous pouvez compter évidemment sur le ministre de
03:19l'Intérieur pour donner les instructions en ce sens, avec toute la proportionnalité qui convient
03:23évidemment. Et conformément à la circulaire d'ailleurs qu'a adressée le garde des Sceaux au parquet, chaque fois
03:28que les individus peuvent être identifiés et qu'ils peuvent être recherchés en
03:36responsabilité pour dédommager les dommages qu'ils ont causés, nous engagerons évidemment des actions
03:41en ce sens au titre de la responsabilité civile. Mais surtout, surtout, à partir du 27 octobre, devant le
03:46Sénat, sera présenté le projet de loi qui vient renforcer le dispositif casseur-payeur et qui va
03:52instaurer, et c'est assez inédit dans notre droit, mais c'est important, pour les attroupements, pour les
03:57groupements. Quand il y aura des violences, les personnes qui seront au sein de ces attroupements, de ces
04:02groupements, qui auront connaissance du fait que des dégradations sont connues, qui n'auront pas
04:06respecté les sommations, il y aura évidemment un certain nombre de garanties, de conditions, nous
04:10pourrons aller rechercher leur responsabilité collective, jusqu'à une limite de 10 000 euros
04:15par personne, mais ce texte va permettre d'aller rechercher cette responsabilité collective et
04:20surtout permettre à l'Etat, lorsque c'est la responsabilité de l'Etat qui est engagée, et c'est le
04:24cas
04:24notamment pour les attroupements, c'est notamment le cas, il y a une responsabilité sans faute. Dans ce cas-là,
04:30y compris dans ce cas-là, l'Etat pourra aller chercher dans le cadre d'une action récursoire,
04:35aller donc chercher la responsabilité des individus, et donc nous comptons évidemment sur l'ensemble
04:40de la représentation nationale pour adopter ce texte qui est majeur. Merci beaucoup, madame la députée.
04:45Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée ?
04:48Oui, cette exigence d'ordre, monsieur le ministre, je la porte aussi pour mon territoire, qui a subi de nombreuses
04:53dégradations, des fusillades, des établissements scolaires aussi qui ont récemment été confinés. Alors je vous invite
04:58aussi à venir à Annemasse, constater la situation et annoncer des effectifs pérennes.
05:03Merci, madame la députée. La parole est à présent à madame Lisa Bellouco pour le groupe
05:08Écologiste et Social.
05:11Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les ministres, monsieur le ministre
05:15Jeffrey, vous avez abandonné la jeunesse de France. Depuis trois semaines, les lycéennes et lycéens
05:22se mobilisent pour exprimer leur colère. Ils vous demandent des professeurs pour assurer
05:26toutes les heures de cours, des emplois du temps moins chargés, des tables, des chaises,
05:32des toilettes salubres et des lycées qui ne leur tombent pas sur la tête. Hier, plusieurs
05:37centaines de milliers de personnes étaient dans la rue pour soutenir ces revendications
05:40et nous saluons cette mobilisation réussie.
05:45Que répondez-vous aux lycéennes et lycéens ? Qu'ils sont manipulés par une soi-disant
05:49extrême gauche que vous utilisez à l'envie pour masquer votre inconséquence et servir vos
05:54dessins électoraux. Vous croyez donc que les lycéennes et lycéens de France sont
05:59trop idiots pour penser par eux-mêmes ? C'est lamentable. Dans une démocratie qui
06:04fonctionne, on ne répond pas à la colère par le mépris. Vous proposez quand même
06:09quelques pistes de sortie de crise. Vous allez organiser une réunion avec les régions,
06:13peut-être que c'est même déjà fait. Vous avez demandé aux lycées d'organiser une
06:16demi-journée de démocratie interne. Et le plus savoureux, vous avez lancé une
06:21grande plateforme de consultation des lycéens. Pouvez-vous nous dire, monsieur
06:26le ministre, ce que vous ferez des réponses collectées ? J'imagine que vous avez
06:30gardé une petite place dans la grande poubelle qui contient déjà la majorité
06:33des conclusions de la Convention citoyenne pour le climat et les doléances des
06:37Gilets jaunes ? Monsieur le ministre, arrêtez vos manœuvres dilatoires.
06:43Toutes les revendications sont déjà sur la table. Maintenant, c'est à vous de prévoir
06:49le budget pour y répondre.
06:53Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Edouard
06:57Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale.
06:59Merci, madame la présidente. Madame la députée, alors d'abord, s'il y a un
07:03point sur ce que je peux vous rassurer, c'est sur ce que vous avez appelé des
07:06dessins électoraux. C'est comme vous le savez, j'ai mis une carte nulle part,
07:10j'ai jamais été élu, j'ai pas l'intention d'être candidat à quoi que ce soit.
07:12En revanche, les gens qui expliquent que la manifestation d'hier est la première
07:19marche vers 2027 en invitant les jeunes à avoir ce qu'ils appellent une discipline
07:25de combat, ce qui sont les termes de Jean-Luc Mélenchon, je crois que pour le coup,
07:29ils ont des dessins électoraux assez nets. Et d'ailleurs, ils n'en font pas mystère.
07:33Ça, c'est la première chose. La seconde chose, madame la députée, et qui est assez,
07:37à mon sens, flagrante, c'est qu'effectivement, nous apportons des réponses.
07:41Nous apportons une réponse démocratique. Toute la semaine dernière, j'ai entendu
07:44des élus, y compris sur Vauban, dire qu'il fallait débattre avec les jeunes,
07:48les écouter, aller à leur rencontre. C'est exactement ce que nous faisons
07:51depuis lundi dernier, à la fin des établissements. Moi-même, je suis dans deux établissements.
07:56J'ai rencontré les élus de l'académie. Si je peux terminer, c'est bien.
07:59Ce sera un exemple dans ce moment-là, les civiques pour tous nos élèves.
08:02Et nous avons effectivement lancé une plateforme à laquelle, d'ores et déjà,
08:0635 000 élèves ont répondu. Alors, 35 000 personnes qui répondent en 24 heures,
08:12vous pouvez trouver ça savoureux. Moi, je trouve ça plutôt raisonnable et utile.
08:15Et puis, effectivement, on a engagé un plan d'action sur Parcoursup, sur les remplacements.
08:20J'ai eu l'occasion de m'en expliquer ce matin très longuement devant la commission
08:22d'éducation, dans un cadre d'ailleurs assez calme et respectueux.
08:26Et je remercie d'ailleurs les députés qui étaient présents.
08:28Donc, sur le remplacement, sur le remplacement, sur le bâti, sur Parcoursup,
08:34sur les institutions de démocratie scolaire, c'est les quatre chantiers.
08:36Et ils avancent. Je vous remercie.
08:38Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée.
08:41Pour l'instant, ça ne se reflète pas dans le budget, puisque la soi-disant hausse
08:44est en fait une baisse de 650 millions d'euros en euros constants.
08:48Comme d'habitude, vous racontez des bobards.
08:51Monsieur le ministre.
08:54Alors, à part l'enseignement moral et civique, ou manifestement, dans le corps du travail,
08:58on a aussi du travail en mathématiques, parce que plus 1,2 milliard, ça ne fait pas
09:01moins 650 millions d'euros. Merci, madame la députée.
09:05Merci, monsieur le ministre.
09:07La parole est à présent à madame Géraldine Bagné pour le groupe démocrate, s'il vous plaît.
09:15S'il vous plaît, madame Bagné, allez-y.
09:19Merci, madame la présidente.
09:20Madame la ministre de l'Agriculture.
09:22Dimanche dernier, à Longchamp, s'est déroulé le fameux prix de l'Arc de Triomphe 2026,
09:27Graal, déjouqué en plat.
09:29Cet événement très suivi ne doit pas masquer la forte inquiétude qui a saisi toute la filière hippique.
09:34En effet, France Gallo a communiqué le 10 septembre dernier un projet
09:38concernant l'évolution des activités de nos hippodromes de région.
09:41Il aboutirait à l'arrêt total des épreuves de plat ou d'obstacles à Saint-Malo,
09:46Amiens, au Sable d'Olonne, à Tarbes, à Aix, à Châteaubriand, à Cholet,
09:50la Thèse de Bûche, au Touquet, à Senone, à Vittel, à Agen, etc.
09:55C'est à terme la survie d'au moins 31 hippodromes qui est en jeu.
09:59Rien que sur la circonscription de la Mayenne où je suis élue, pas moins de 4 hippodromes sont concernés.
10:04Ce sont pourtant bien souvent ces réunions hippiques locales qui attirent les foules d'amateurs futur parieur.
10:09Elles font partie intégrante de l'histoire et de la vie culturelle et sportive locale.
10:15L'annonce de ces mesures a provoqué une forte mobilisation des professionnels et des élus locaux et nationaux.
10:21Ainsi, nombre d'entre eux pointent l'absence de concertation qui a abouti à ce document.
10:26Plus encore, ils s'inquiètent de la précipitation avec laquelle ce document a été communiqué,
10:30puisque le CA de la société mère devait enteriner ces propositions le 25 septembre.
10:34Pour l'heure, la mobilisation des acteurs a permis d'ajourner la tenue de ce conseil.
10:39Le conseil du plat, quant à lui, s'est dit pour sa part incompétent pour statuer faute de chiffrage.
10:44Désormais, un dialogue doit se poursuivre avec l'ensemble des acteurs.
10:48Comment imaginer que de telles décisions puissent être prises sans même en référer aux collectivités
10:53qui investissent régulièrement pour leurs hippodromes, comme à Aurillac, entre autres exemples ?
10:58Ces annonces ont aussi profondément affecté les présidents des sociétés de course,
11:01les professionnels ainsi que les très nombreux bénévoles.
11:05Aussi, madame la ministre, alors que le terrain demande que soit fortement soutenue une filière
11:08qui façonne pleinement l'identité et l'économie des territoires,
11:12je souhaiterais avoir votre avis sur ce document qui impacte si directement l'avenir de nos hippodromes de proximité.
11:18Merci pour votre écoute, les gars.
11:21Merci, madame la députée.
11:24La parole est à madame Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture.
11:29Merci.
11:34Bien, merci, madame la présidente.
11:38Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Géraldine Bagné,
11:41ils ont tort de rire de votre question.
11:43C'est un sujet d'importance.
11:45Vous avez raison de souligner l'importance des hippodromes de proximité
11:50pour les territoires ruraux.
11:52Au-delà des courses, vous l'avez dit, ils font vivre des bénévoles,
11:55des professionnels et maintiennent de l'emploi local et des activités agricoles, en effet.
12:02Mais la filière doit faire face à une diminution très importante du nombre de parieurs,
12:07qui a été divisée par deux, qui est passée de 6 à 3 millions en quelques années.
12:11Évidemment, cette évolution pèse sur les comptes et les marges du PMU
12:16et donc sur les revenus des professionnels agricoles.
12:20Et l'ensemble de la filière doit faire évoluer son organisation
12:25pour pouvoir sauver son modèle économique.
12:28Le travail mené par France Gallo permet de disposer d'une première analyse de la situation
12:36et d'identifier les évolutions possibles.
12:39Donc, il y a des économies de fonctionnement pour améliorer la marge nette.
12:43Il y a aussi la volonté de maintenir un nombre de courses proche de celui d'aujourd'hui.
12:49J'ai entendu, et madame la ministre des Sports également,
12:53a entendu les réactions suscitées par la présentation de ce projet.
12:58Je voudrais dire que d'abord, il ne revêt aucun caractère définitif
13:02et que le rôle de l'Etat n'est pas de se substituer aux sociétés-mères,
13:06structures associatives dont les instances garantissent le débat et la validation interne.
13:12Pour autant, le gouvernement restera extrêmement attentif,
13:16vous le savez, nous en avons souvent parlé,
13:18à ce que des échanges très larges puissent avoir lieu,
13:21notamment avec le trop et avec les collectivités concernées,
13:25comme vous le souhaitez, madame la députée.
13:28Merci beaucoup, madame la ministre.
13:30La parole est à présent à madame Estelle Youssoufa,
13:34pour le groupe Liberté, Indépendant, Outre-mer et Territoire.
13:38Merci, madame la présidente.
13:39Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur.
13:42Il y a quelques jours, lors des assises de la sécurité à Mayotte,
13:45votre préfet a lâché une petite bombe.
13:47À Mayotte, les violences sur les personnes ont augmenté de 20%
13:50et les violences sexuelles sur les femmes et les mineurs ont-elles augmenté de 75% par rapport à l
13:55'an dernier.
13:56Votre préfet s'est avoué impuissant, sinon à court d'idées, face à cette explosion de violences.
14:01Vous vous êtes bien gardé, lors de votre visite touristique à Mayotte cet été,
14:05de dévoiler ces chiffres et de rencontrer les parlementaires maorais.
14:08Pire, monsieur le ministre, vous avez menti en promettant dans votre tweet du 28 août
14:13des recrutements et des déploiements humains pour la police nationale à Mayotte.
14:17Vous venez de leur refuser ces renforts policiers.
14:20Monsieur le ministre, vous mettez en danger les hommes et les femmes chargés de nous protéger
14:24en les laissant en sous-effectifs à Mayotte.
14:27Vous leur interdisez l'utilisation de flashballs lorsqu'ils sont en première ligne face à une violence inouïe.
14:33Monsieur le ministre, vous nous laissez, nous, vos compatriotes maorais, sans défense,
14:38face aux barbares qui caillassent les bus scolaires, nos enseignants, nos forces de l'ordre,
14:42qui attaquent nos enfants dans les lycées, qui envoient des cocktails Molotov,
14:46des parpaings, des tiges d'acier aux harpons pour transpercer les véhicules.
14:52Vous avez, monsieur le ministre, visité le camp illégal dans la mangrove de Tsun Tzu
14:56dans lequel se massent des milliers de clandestins africains dans des conditions inhumaines.
15:00Quelle suite ? Aucune.
15:02Vous n'avez pas engagé le démantèlement de ce camp illégal,
15:05ni procédé à la moindre reconduite à la frontière de ses habitants.
15:08Votre bilan est catastrophique.
15:10Vous avez capitulé.
15:12Plus 20% de hausse des violences sur les personnes,
15:1475% de hausse sur les violences sexuelles à Mayotte.
15:18Monsieur le ministre, ma question est la suivante.
15:21Comment justifiez-vous votre salaire si vous ne faites pas le travail ?
15:24Quand remettez-vous notre démission ?
15:27Merci, madame la députée.
15:28La parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
15:32Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
15:34madame la députée, je me suis effectivement rendu avec le premier ministre
15:37et d'autres ministres à Mayotte pour une visite qui était une visite de travail.
15:41Ce n'était pas une visite touristique.
15:42Ce n'était pas une visite touristique.
15:44J'ai rencontré les maires, j'ai rencontré les policiers, les gendarmes
15:47qui font un travail formidable.
15:49Je ne sais pas dans quel monde je me suis opposé à des recrutements à Mayotte
15:52puisque avec le premier ministre, j'ai annoncé un renfort des GAO
15:55de plusieurs dizaines de personnes, madame la députée.
15:58Vous l'avez entendu, je tiendrai parole.
15:59Nous nous sommes engagés à renforcer les moyens nautiques
16:03pour empêcher les Kwasa-Kwasa d'arriver sur l'île.
16:06Vous l'avez entendu et nous allons le faire.
16:07Avec les armées, nous allons travailler pour renforcer les radars.
16:10Tout ça, ce sera mis en place.
16:11Ensuite, je ne sais pas dans quel monde on interdit les armements intermédiaires à Mayotte
16:15puisque justement sur ce territoire, il y a des règles dérogatoires
16:18notamment au profit de la gendarmerie nationale
16:20et je les ai validées personnellement.
16:22Donc je pense qu'avant de me poser des questions
16:24qui sont sur la fin limite insultantes,
16:26vous feriez mieux de vous renseigner et de travailler un peu le dossier.
16:29Merci beaucoup monsieur le ministre.
16:31Madame la députée.
16:35Monsieur le ministre, votre collègue de votre ministre
16:39vient de passer à Mayotte pour expliquer
16:40qu'il n'y avait pas les renforts des GAO.
16:42Il n'y a pas les effectifs supplémentaires.
16:44Je vous pose la question précisément parce que ce n'est pas le cas.
16:47Les mouvements à Beauvau ont été annoncés.
16:49Il n'y a pas de renforts d'effectifs à Mayotte
16:51et il y a même des demandes pour que ce soit des recrutements en interne,
16:54des mouvements internes.
16:56Il n'y a pas de supplément d'effectifs malgré vos annonces.
16:58Merci madame la députée.
17:00Monsieur le ministre.
17:02Madame la députée, on est allé à Mayotte fin août.
17:05Fin août.
17:07On ne recrute pas des membres des GAO comme ça.
17:10Il y a des recrutements en cours dans le cadre du PLF.
17:12Ils arriveront très vite.
17:13Ne vous inquiétez pas.
17:14Je n'ai qu'une parole, ils seront sur place.
17:17J'en profite d'ailleurs pour répondre sur ce que vous avez dit
17:19sur monsieur le préfet de Mayotte
17:21qui fait un travail formidable dans des conditions difficiles.
17:24Et je veux dire qu'avec le premier ministre
17:25et l'ensemble des ministres,
17:26nous avons rencontré les maires
17:28et heureusement, nous avons une discussion
17:30un peu plus constructive que l'échange
17:32que nous venons d'avoir.
17:34Merci monsieur le ministre.
17:38La parole est à monsieur François Jolivet
17:40pour le groupe Horizon et Indépendant.
17:42Je vous remercie.
17:43Je vous remercie madame la présidente,
17:46mesdames les ministres et messieurs les ministres,
17:47mes chers collègues.
17:49Aujourd'hui, le budget était entré en discussion
17:50en commission des finances
17:52et la France emprunte au moment où on se parle
17:54à 10 ans à près de 5%.
17:56Il y a un an, c'était 3,5%.
17:59Je ne dirais pas que la France est au bord du précipice.
18:01Elle ne l'est pas encore.
18:03Mais l'alerte est sérieuse.
18:05Et une alerte, ça ne se commande pas, ça se traite.
18:09Regardons les chiffres en face.
18:11En 2027, notre dette atteindra 3 814 milliards d'euros.
18:15L'Etat dépensera 549 milliards avec 156 milliards de déficit.
18:21La sécurité sociale dépensera 696 milliards,
18:25davantage que le budget de l'Etat.
18:27Et les intérêts de la dette atteindront 91 milliards,
18:3112 de plus que l'année dernière,
18:33et deviendra le deuxième budget de notre pays.
18:36Comme j'ai l'habitude de le dire,
18:38le passé n'a pas d'avenir.
18:40Mais ayant l'honnêteté de le reconnaître,
18:42en suspendant des réformes par ailleurs adoptées,
18:46nous avons collectivement renoncé à la conserver.
18:51Finalement, ce n'est jamais le moment de réformer,
18:54ce n'est jamais le moment d'appliquer.
18:56Et d'ailleurs, comme j'entends des commentaires lorsque je parle,
18:59les conservateurs ne sont pas sur les bancs que l'on croit,
19:02parce que pour certains,
19:03il s'agit de ne rien changer pour durer.
19:08Et je voudrais vous dire que toutes les concessions ne sont pas à faire,
19:15et elles ne sont pas toujours bonnes.
19:17C'est l'histoire qui le dira.
19:19Le gouvernement propose 50 milliards d'efforts,
19:21et nous saluons cet effort.
19:2318 milliards reposent sur les recettes nouvelles,
19:26dans un pays pourtant qui est le plus taxé au monde.
19:29Finalement, le principe de réalité est en train de nous rattraper.
19:33Il faudra passer des réformes structurelles choisies,
19:35et pas imposées par d'autres.
19:38Car le rôle de la politique,
19:40c'est de procurer un avenir meilleur aux générations futures,
19:43et de ne pas léguer leurs factures.
19:46Le groupe Horizon Indépendant veut que ce budget réussisse,
19:49et nous y prendrons part.
19:50Merci, mon cher collègue.
19:51Monsieur le Président, nous souhaitons connaître le plan d'action.
19:55Merci beaucoup, mon cher collègue.
19:57La parole est à madame Maude Bréjean,
20:00porte-parole du gouvernement et ministre en charge de l'énergie.
20:03Merci, madame la présidente.
20:05Monsieur le député François Jolivet,
20:07je sais votre groupe particulièrement attaché à la baisse des dépenses,
20:11et vous l'avez dit,
20:11on est dans un contexte à la fois national et international
20:15extrêmement complexe et extrêmement contraint.
20:18Sur le plan national,
20:20après les dures semaines vécues cet été,
20:23l'impact notamment sur les récoltes agricoles,
20:26l'impact sur l'inflation,
20:27l'impact sur les prix du carburant
20:28et sur le plan international,
20:30évidemment ce qui se passe au Moyen-Orient depuis février dernier,
20:34notamment l'inflation qui porte la hausse des taux.
20:38C'est une réalité qu'on doit regarder avec lucidité.
20:41Je sais que vous le ferez.
20:42Le déficit cette année sera de toute évidence supérieur à 5%.
20:46Il devra être impérativement l'année prochaine inférieur à 5%.
20:51Et pour cela, nous aurons besoin de vous.
20:53Le gouvernement a placé quelques lignes claires sur une copie qui reste une copie de départ,
20:58une copie qui sera discutée au Parlement.
21:00D'abord, le gros de l'effort devra être porté par l'État.
21:03D'où le gel des crédits des ministères hors défense,
21:07qui est un effort considérable demandé à l'ensemble, encore une fois,
21:11des ministères qui sont représentés ici.
21:13Les collectivités territoriales seront au niveau de l'inflation
21:17et une priorité sera donnée à la santé.
21:20Je pense qu'on le voit dans chacune de nos circonscriptions,
21:23avec un nom d'âme qui, lui, sera supérieur à l'inflation.
21:27Je le disais en préambule, votre groupe est particulièrement attaché à la baisse des dépenses.
21:32Et à la fin, c'est le Parlement qui votera.
21:35Le Parlement qui votera, contrairement aux 35 milliards d'euros
21:40que le RN a voté comme augmentation d'impôts l'année dernière,
21:45avec un budget, hier, présenté de manière complètement factice.
21:49Et de l'autre côté, la folie fiscale de la France insoumise.
21:53Nous aurons donc besoin de l'ensemble des groupes, encore une fois, raisonnables,
21:58attachés à l'intérêt supérieur de l'État et à la réduction du déficit.
22:01Je vous remercie.
22:02Merci beaucoup, Madame la Ministre.
22:04La parole est à présent à M. Jean-Paul Lecoq pour le groupe GDR.
22:07Merci, Madame la Présidente.
22:08Ma question s'adresse au ministre de l'Industrie
22:11et porte sur l'avenir du site stratégique actuellement propriété
22:15de Sibani Steelwater sur la zone industrielle et portuaire du Havre.
22:19Je ne vais pas vous refaire l'historique de la situation, vous la connaissez.
22:23Vous êtes venu au Havre en juillet dernier, Monsieur le Ministre,
22:25et nous nous sommes entretenus, vous, moi, les responsables syndicaux de l'entreprise.
22:31Après 140 ans de raffinage de nickel et de cobalt,
22:34ce site normand risque de fermer et la centaine d'emplois restant sacrifiés avec.
22:40Tous les élus du territoire soutiennent le maintien du site dont l'État a été actionnaire jusqu'en 2022.
22:46Ce site, par son savoir-faire, est l'un des deux seuls en Europe à pouvoir produire du CAM,
22:52un composant essentiel des batteries électriques, et cela de manière vertueuse.
22:57Le projet européen Gallicam peut totalement y être mis en œuvre,
23:01l'Union européenne y apportant une garantie de 140 millions d'euros.
23:05Sauf qu'à l'été, le groupe Sibani Steelwater décide d'abandonner ce projet
23:10et annonce la fermeture du site et le licenciement de sa centaine de salariés sous-traitants.
23:16Des solutions de reprise existent.
23:17La mission interministérielle aux restructurations d'entreprises,
23:20la communauté de communes et la banque publique d'investissement peuvent agir ensemble.
23:24Nous savons que l'État compte soutenir à hauteur de 540 millions
23:29la construction de toute pièce d'une usine analogue en Gironde.
23:33Dites-nous en plus, c'est le projet EMME.
23:37Monsieur le ministre, cette situation appelle à un engagement clair et précis
23:42de la part du gouvernement pour garantir concrètement l'avenir du site,
23:46le rejet préalable de tout licenciement au nom de notre souveraineté industrielle.
23:51Est-ce que l'État peut s'engager à envisager toutes les solutions possibles,
23:55y compris la nationalisation, pour garantir l'avenir du site normand et ses emplois ?
24:02Merci beaucoup, monsieur le député.
24:04La parole est à madame Maude Bréjean, porte-parole du gouvernement,
24:07ministre en charge de l'énergie.
24:09Merci, madame la présidente.
24:10Monsieur le député, mon collègue Sébastien Martin, qui est absent aujourd'hui,
24:13m'a chargé de vous transmettre sa réponse.
24:16Je crois que vous vous échangez, vous travaillez avec lui sur ce sujet depuis un certain temps maintenant.
24:21La situation du site, vous le savez, préoccupe le gouvernement au moins autant que vous.
24:27Les salariés de tout le territoire attendent des réponses, et vous l'avez mentionné à juste titre.
24:32Et ce site compte pour notre souveraineté dans la filière des batteries.
24:35L'actionnaire actuel a décidé, fin 2025, de renoncer à son projet
24:40et de trouver un repreneur avant la fin de l'année.
24:43Mais depuis cette date, Sébastien Martin est pleinement mobilisé
24:46avec les services de Bercy, avec vous et avec les élus locaux
24:50qui, encore une fois, sont évidemment préoccupés par le sujet.
24:54Un projet sérieux existe aujourd'hui, et ça c'est la bonne nouvelle.
24:57Celui de deux anciens cadres du site qui veulent y produire des matériaux actifs de cathode.
25:03L'Etat est prêt à les soutenir.
25:05Vous le savez, je vous le redis aujourd'hui, y compris financièrement.
25:09Deux conditions doivent être levées et réunies d'ici là.
25:12D'une part, un projet financier solide, ça va de soi pour garantir la pérennité du site.
25:17Et d'autre part, la sécurisation de la technologie.
25:20Ce travail est en cours avec les porteurs de projets,
25:23il doit aboutir le plus rapidement possible.
25:25On sera donc évidemment vigilant à ce que l'accord conclue rapidement
25:30avec une méthode solide, les représentants du personnel pleinement intégrés
25:35et à ce que les mesures proposées, bien sûr, aux salariés,
25:38bien sûr, soient à la hauteur des moyens du groupe
25:40et à la hauteur de ce que vous demandez.
25:43Sébastien Martin se tient donc évidemment à votre disposition
25:46pour continuer à travailler de la manière la plus active et la plus concrète possible.
25:50Je vous remercie.
25:51Merci beaucoup, madame la ministre.
25:52Monsieur le député ? Non ?
25:54La parole est à présent à monsieur Antoine Valentin pour le groupe UDR.
25:59Merci, madame la présidente.
26:01Chers collègues, ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre.
26:04Je veux d'abord, au nom de mon groupe, avoir une pensée
26:07pour les centaines d'enseignants agressés, les pompiers pris pour cible
26:10et les centaines de gendarmes et policiers blessés dans l'exercice de leurs devoirs.
26:15J'ai évidemment une pensée de compassion pour les lycéens, eux aussi blessés.
26:20Monsieur le Premier ministre, vous avez dit il y a quelques jours
26:22que la France insoumise portait une responsabilité immense
26:25dans le chaos que vit aujourd'hui notre pays.
26:28Et je veux vous le dire, sur ce point, vous avez raison.
26:31Les responsables des centaines de policiers et gendarmes agressés,
26:35ce sont eux, sur les bancs de la France insoumise.
26:38Les responsables des pompiers pris pour cible, des véhicules incendiés,
26:42des services publics saccagés, ce sont eux, sur les bancs de la France insoumise.
26:47Les responsables des lycéens blessés et mutilés sont aussi ceux qui les ont manipulés,
26:53excités, dressés contre les forces de l'ordre et ce sont encore eux, sur les bancs de la France insoumise.
27:00Mais monsieur le Premier ministre, qui a armé politiquement le bras de la France insoumise ?
27:06C'est vous et vos alliés du socle commun.
27:09Il y a deux ans, quand notre coalition était aux portes du pouvoir,
27:13129 candidats du NFP se sont retirés au profit des vôtres et vous leur avez rendu l'appareil.
27:19Vous ne pouvez pas, quand vos sièges sont en difficulté, vous allier avec la France insoumise
27:24pour ensuite les désigner comme vos ennemis politiques quand la France s'embrase.
27:29Alors ma question est simple, allez-vous comme vous le demande Éric Ciotti, notre président,
27:33en Conseil des ministres, révoquer le maire et les filles de Saint-Denis
27:37et allez-vous prendre l'engagement de ne plus jamais ici vous allier à Jean-Luc Mélenchon et ses troupes
27:43?
27:44Merci monsieur le député, la parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, s'il vous plaît.
27:57Monsieur le député, monsieur le député, monsieur le député, cessez immédiatement.
28:07Monsieur le ministre.
28:08Madame la Présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député,
28:12Vous vous pointez effectivement un certain nombre de faits, de comportements,
28:17parfois même de présence d'un certain nombre de parlementaires de la France insoumise
28:21dont on a pu considérer qu'ils incitaient quelque part les jeunes, d'une part certes à manifester,
28:27mais parfois même au regard de la phraseologie qui est utilisée,
28:31comme de légitimer la violence, comme de s'interposer entre les forces de sécurité intérieure et les manifestants.
28:37Vous avez raison de considérer que peut-être que ces propos ont pu inciter certains jeunes
28:43à basculer peut-être du côté de la violence.
28:45Et c'est pour cela, c'est pour cela que systématiquement,
28:49et les préfets ont des instructions précises en ce sens,
28:52nous saisissons la justice au titre de l'article 40,
28:55quand il nous semble que certains propos peuvent basculer du côté de l'incitation.
29:00Moi qui ai eu souvent dans ma carrière administrative à instruire des dossiers de dissolution,
29:06de groupuscules et autres, parfois sur ce type de grief, sur ce type de motifs,
29:12ont documenté effectivement des procédures de dissolution de structures.
29:16Vous comprenez bien que pour une formation politique qui a un certain nombre de parlementaires
29:20au sein de l'hémicycle, nous y allons avec beaucoup de précautions,
29:23et en tout cas, en tout cas, chaque fois que la justice peut être saisie,
29:28nous la saisirons de manière absolument intraitable et implacable.
29:32Et c'est ce que nous ferons, monsieur le député, systématiquement.
29:35Merci beaucoup, monsieur le ministre.
29:37Monsieur le député.
29:38Monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu à ma question,
29:41vous n'avez que cité vos états de service, qui ne démontrent qu'une chose.
29:44On peut avoir été un très grand préfet de police et être un petit ministre de l'Intérieur.
30:01Monsieur le député, monsieur le député, je ne sais pas si je suis un petit ministre de l'Intérieur,
30:08je suis juste un ministre de l'Intérieur et j'étais un haut fonctionnaire de la République.
30:12Je suis un peu inquiet, monsieur le député, quand je vous entends avoir comme projet,
30:18finalement, de dissoudre ou d'interdire une formation politique
30:22qui a des représentants à l'Assemblée nationale.
30:25Et ça, monsieur le député, ça, c'est inquiétant.
30:28Alors, je suis un ministre de l'Intérieur, soyez à la hauteur des principes de la République française.
30:34Merci beaucoup, monsieur le ministre.
30:39La parole est à présent à monsieur Julien Oudoul pour le Rassemblement national.
30:46Merci, madame la présidente.
30:48Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre.
30:51Il y a trois ans, à 6h29 du matin, l'horreur s'abattait sur Israël.
30:56Les terroristes du Hamas déclenchaient la plus effroyable entreprise d'extermination de juifs depuis la Shoah.
31:05N'oublions jamais les 1 221 victimes, les 5500 blessés, les 243 otages, les femmes violées en masse.
31:15N'oublions jamais les jeunes du festival Nova mitraillé.
31:20N'oublions jamais le corps de Chanilouk désarticulé à l'arrière d'un pick-up.
31:24Nahama Lévy ligoté avec le jogging ensanglanté.
31:29Les cheveux roux des enfants bibasses, enlevés puis assassinés à main nue par les barbares.
31:35Mes chers collègues, n'oublions jamais nos 51 compatriotes massacrés et rendons leur hommage.
31:51Trois ans après ces crimes contre l'humanité, le Hamas continue d'oppresser les Palestiniens et de sévir à Gaza
31:58comme en Cisjordanie,
32:00contrairement aux contre-vérités prononcées par Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU.
32:05L'idéologie du Hamas, relayée par l'extrême gauche LFI, s'implante dans notre pays.
32:12En effet, certaines manifestations lycéennes, et même ce matin, ont été souillées par un déchaînement de haine antisémite et d
32:19'apologie du terrorisme.
32:21Au Parlement européen, un hommage aux victimes du 7 octobre a été profané par la députée LFI, Rima Hassan.
32:30Pour finir, nous avons appris que 5 personnes, dont 2 présidents d'associations, ont été mises en examen pour financement
32:38présumé du Hamas,
32:39et l'un des dirigeants a été écroué hier.
32:42Ces structures auraient collecté 1,5 million de dollars pour le groupe islamiste depuis les attaques génocidaires.
32:49Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous immédiatement ordonner la dissolution des associations qui participent au financement d'une organisation...
32:56La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de la lutte contre les discriminations et l'égalité entre
33:02les hommes et les femmes.
33:05Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député.
33:09La France n'a pas oublié.
33:11La France n'a pas oublié le 7 octobre 2023, parce que la France ne peut pas et ne doit
33:15pas oublier
33:16les 1 200 personnes qui ont été assassinées, mutilées,
33:20les femmes qui ont été violées le 7 octobre de manière méthodique,
33:24malgré les dénégations de beaucoup trop de personnes, y compris parfois même dans cet hémicycle.
33:29Et la France ne peut pas et ne doit pas oublier les 51 Français
33:32qui ont été assassinés le 7 octobre ou dans les jours qui ont suivi dans les geôles du Hamas.
33:37La France n'a pas oublié, parce que la France a été le seul pays au monde
33:40à rendre un hommage national à ceux qui ont perdu la vie le 7 octobre.
33:44Le seul pays au monde à part Israël, évidemment.
33:47Et c'était le président de la République qui a présidé cette cérémonie.
33:50J'imagine que vous n'avez pas oublié cette cérémonie,
33:52mais vous avez oublié de citer le président de la République, évidemment.
33:55Donc non, la France n'oubliera pas.
33:57Et la France continuera à mener un combat absolument déterminé.
34:00Un combat, évidemment, contre le terrorisme islamiste
34:03qui a frappé sur notre sol à plusieurs reprises.
34:06Et la France continuera à mener le combat aussi, évidemment,
34:09et de manière déterminée contre l'antisémitisme.
34:11Mais, monsieur le député, vous comprendrez qu'évidemment,
34:14ni ce gouvernement, ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon
34:17sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Barry Le Pen
34:20et d'un parti dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella.
34:24Merci beaucoup, madame la ministre.
34:29La parole est à présent à madame Caroline Yadon
34:31pour le Compensable pour la République.
34:35Merci, madame la présidente.
34:37Madame la ministre, Aurore Berger.
34:38Trois ans. C'était hier, le 7 octobre 2023,
34:43à l'aube des jeunes dansaient à Nova dans les kiboutts.
34:46Des familles dormaient, des enfants se réveillaient,
34:49puis l'impensable a surgi.
34:50Le Hamas a décapité, brûlé, mutilé, violé, enlevé,
34:56assassiné plus de 1 200 personnes, dont 51 Français.
35:00Certaines dates entrent dans nos vies et les scindes à jamais,
35:04entre un avant et un après.
35:06Député des Français établis hors de France,
35:08j'ai recueilli tant de récits de nos compatriotes en Israël,
35:11ceux de familles endeuillées, de survivants, de proches d'otages,
35:14profondément blessés, mais toujours debout.
35:17La haine, elle, n'a pas attendu.
35:20Pourtant, de Juifs a commencé, dès le lendemain, une autre épreuve.
35:24Avoir été meurtris, puis devoir expliquer pourquoi ils avaient mal,
35:28pleurer leurs morts, puis voir leurs douleurs relativisées, justifiées.
35:33Subir la haine, puis assister à cette inversion accusatoire
35:37qui finit par retourner le crime contre ceux qui l'ont subi,
35:41jusqu'à se demander s'ils doivent rester ou s'ils doivent partir.
35:45Je refuse qu'à l'horreur des crimes s'ajoute l'effacement progressif des Juifs
35:49dans notre récit collectif.
35:51Je refuse que la barbarie soit romantisée,
35:54que le terrorisme islamiste soit rebaptisé résistance,
35:58que le massacre de civils et l'étranglement d'un bébé à main nue
36:02soient dissous dans un contexte,
36:05jusqu'à ne plus regarder le crime pour ce qu'il est.
36:08Trois ans après, notre responsabilité est aussi de préserver dans le débat public,
36:13Madame la Ministre, la vérité des faits et la justesse des mots.
36:16Alors nous ne céderons rien,
36:18ni à la falsification du réel, ni à la banalisation de la haine des Juifs,
36:23ni à cette accoutumance qui finit par nous faire regarder l'inacceptable
36:26sans même plus le voir.
36:28Madame la Ministre, comment notre République peut-elle encore tenir
36:31pour refuser le mensonge, l'essentialisation,
36:35l'humanité à géométrie variable
36:37et protéger chacun sans distinction contre la haine
36:40parce que face à ceux qui choisissent la mort,
36:42nous deux...
36:42Merci Madame la députée.
36:44Merci Madame la députée.
36:46La parole est à Madame Moreur-Bergé,
36:48ministre en charge de la lutte contre les discriminations.
37:02Merci Madame la Présidente.
37:04Mesdames et Messieurs les députés,
37:06Madame la députée Caroline Yadant,
37:07il n'y a pas un mot à retrancher à l'exposé que vous venez de faire.
37:11Plus qu'une question, c'est un exposé sur la mémoire
37:13qui ne doit pas nous échapper.
37:15Et je crois que trois ans après, le pire risque, c'est celui-ci.
37:18L'amnésie.
37:20Oubliez.
37:21Oubliez ce qui s'est produit le 7 octobre.
37:23Oubliez les 1200 morts.
37:25Oubliez les 51 Français.
37:27Oubliez le point de départ.
37:28Le point de départ du 7 octobre, il est unique.
37:32Des attentats terroristes perpétrés par une organisation terroriste
37:36qui est le Hamas et qui a voulu exterminer au cœur même du berceau
37:40et de l'état refuge qu'est Israël.
37:42Ne pas être capable unanimement de condamner sur l'ensemble de ces bancs
37:47ce qui s'est produit le 7 octobre est insupportable.
37:51Et c'est d'autant plus insupportable quand, vous l'avez dit,
37:53ensuite nous sommes pris d'une part de paralysie.
37:56Paralysie face à l'action dans le combat qui doit nous rassembler sur l'antisémitisme.
38:00Parce que l'antisémitisme, il n'a pas attendu aujourd'hui et trois ans après.
38:04Il était là dès le 8 octobre.
38:06La France a connu des attentats terroristes.
38:09Et le monde entier était au chevet de la France.
38:11Le monde entier est venu en France pour aider les Français à se recueillir
38:14face aux morts qui avaient malheureusement eu à succomber.
38:19Nous aurions dû collectivement être aux côtés du peuple israélien
38:23le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi
38:25et ne jamais accepter cette inversion accusatoire
38:28qui fait qu'on en vient même dans le cadre d'une campagne présidentielle
38:32y compris à gauche, à demander à des Français juifs
38:34de s'excuser au nom de ce qui se produirait
38:38à des milliers de kilomètres d'ici.
38:40Alors je le redis de la manière la plus solennelle qui soit,
38:43il n'y a pas un Français juif responsable de la situation à Gaza,
38:47il n'y a pas un Français juif qui a à s'excuser
38:50pour ce qui se passe à des milliers de kilomètres de son pays
38:53et il n'y a pas un Français juif surtout
38:55qui doit douter de sa place dans son pays, dans notre pays, la France.
39:00Merci Madame la Ministre.
39:03La parole est à présent à Madame Mathilde Lignet pour la France insoumise.
39:08Merci Madame la Présidente.
39:10Monsieur le Premier ministre,
39:12les victimes des pesticides ne veulent plus mourir en silence.
39:17agriculteurs, agricultrices, victimes de pesticides,
39:20malades du cancer, professionnels de santé, citoyens, citoyennes.
39:23Ce samedi, nous étions 15 000 pour dire stop aux pesticides.
39:28Une mobilisation à quelques mètres de l'usine Syngenta,
39:32premier producteur mondial de pesticides.
39:34Les pesticides tuent,
39:36tout comme l'absence d'ambition politique pour en sortir.
39:39En 35 ans, le nombre de malades du cancer a doublé en France.
39:43Près de la moitié des agriculteurs du monde sont empoisonnés chaque année.
39:49Six cancers sont en progression chez les 15-39 ans.
39:52Les enfants sont aussi victimes.
39:54Vous avez entendu parler des clusters de Sainte-Pazanne et La Rochelle.
39:58Des bébés sont contaminés in utero,
40:01comme Amy, décédé à 11 ans d'une leucémie.
40:05La France a le record du monde du cancer du sein.
40:09Pendant Octobre Rose,
40:10Est-ce qu'on dit aux femmes que leur cancer peut être la conséquence d'une exposition aux pesticides ?
40:16Nous sommes tous contaminés.
40:18Et que fait votre gouvernement ?
40:20Vous soutenez la réintroduction de deux néonicotinoïdes,
40:24dont l'acétamipride, qui peut nuire au fœtus.
40:27Vous soutenez le projet européen Omnibus,
40:30qui prévoit d'assouplir la réglementation sur les pesticides.
40:33Vous êtes les alliés des lobbys du cancer.
40:39Et ce n'est pas le rose qui interdit le poison.
40:43Le cancer est une maladie politique.
40:46Alors pour stopper l'épidémie de cancer, il faut des actes politiques.
40:50Rendez-vous le 29 octobre,
40:52lors de la niche parlementaire de la France insoumise,
40:55pour stopper la réautorisation de l'acétamipride et du fupiradifuron.
41:00Merci beaucoup, madame la députée.
41:03La parole est à madame Annie Gennevard,
41:05ministre en charge de l'Agriculture.
41:10Merci, madame la présidente.
41:13Mesdames et messieurs les députés,
41:14madame la députée Mathilde Vigné.
41:16J'essaie de me représenter ce que pensent aujourd'hui,
41:19s'ils vous écoutent,
41:20les agriculteurs que vous accusez
41:22d'être des empoisonneurs
41:24et d'être responsables de tous les cancers dont souffrent nos compatriotes.
41:29Le gouvernement est engagé très clairement
41:35dans une stratégie de réduction des produits phytosanitaires.
41:40Et vous le savez,
41:41le plan Eco-phyto qui a été initié par Michel Barnier,
41:45dont je veux saluer l'initiative,
41:47et que le Premier ministre soutient et encourage,
41:51porte ses fruits.
41:52Je vous rappelle simplement qu'Eco-phyto
41:54vise à diminuer de 50% d'ici 2030
41:57les produits phytosanitaires, chimiques,
42:00et nous y sommes quasiment.
42:03Nous y sommes quasiment.
42:04Moins 50%.
42:06Rendez justice aux agriculteurs
42:09qui ont modifié leurs pratiques agricoles
42:12pour remplir ce rôle.
42:14Le Parsada,
42:16le dispositif Parsada,
42:18vise à sortir
42:20certaines productions de l'usage des produits phytos.
42:24Le Pram,
42:24également,
42:26vise à massifier des pratiques vertueuses.
42:28Donc,
42:29il ne faut pas raconter n'importe quoi
42:31et laisser à penser
42:32que ce gouvernement
42:35n'est pas engagé résolument
42:39dans la diminution de l'usage des produits phytosanitaires.
42:43quant aux substances que la loi d'urgence a réintroduites.
42:47Je vous rappelle que c'est une décision des parlementaires
42:50et que cela se fera
42:54sous l'égide d'organismes scientifiques
42:57dont vous ne cessez de prendre à juste titre la défense,
43:01comme je le fais.
43:02L'OMSES et l'INRAE.
43:04Parole à la science.
43:05Mesdames et Messieurs les députés,
43:07mettons un peu de raison,
43:09de rationalité
43:10dans ce débat.
43:12Merci.
43:12Merci beaucoup,
43:13Madame la Ministre.
43:14Madame la députée.
43:17Le national n'a jamais voté le retour de l'acétamipride.
43:20Je n'accuse pas les agriculteurs,
43:21ce sont les premières victimes.
43:23Le cancer a brisé des vies.
43:25Il ne brisera pas nos voix.
43:26Pour nous, c'est Octobre Colère.
43:29Merci.
43:31La parole est à présent à Monsieur Sébastien Saint-Pasteur
43:34pour le groupe socialiste.
43:37Merci, Madame la Présidente.
43:39Monsieur le Premier ministre,
43:40pour poser cette question,
43:41je me suis inspiré de votre méthode.
43:43Je n'ai donc pas vraiment préparé,
43:45pas vraiment tenté d'anticiper.
43:46Je n'ai donc pas de formule,
43:48choc,
43:48pour évoquer les 50 000 enfants sans EESH
43:51à la rentrée 2025,
43:53alors qu'ils y avaient droit.
43:55Soit 34% de plus qu'en 2024.
43:58Derrière ces enfants,
43:59il y a des parents,
44:00principalement des mères,
44:01qui réduisent ou cessent
44:03leur activité professionnelle
44:04pour pallier les défaillances
44:05de l'école inclusive.
44:06Monsieur le ministre de l'Éducation nationale,
44:08s'était engagé
44:09à communiquer les chiffres
44:10de la rentrée 2026.
44:11Nous les attendons toujours.
44:13Vous n'avez pas tenu parole.
44:14Votre crédibilité est pourtant importante
44:17dans le moment présent.
44:18Pas de citation affûtée non plus
44:20pour parler des prêts
44:21de 10 millions d'aidants,
44:23dont beaucoup doivent chaque jour
44:24concilier leur travail
44:26et l'accompagnement d'un proche.
44:28Hier, c'était la journée nationale des aidants.
44:30Face à l'épuisement des familles
44:32et au vieillissement de la population,
44:34on peut constater que ce sujet
44:35n'a pas fait grand bruit
44:36malgré son importance.
44:38Près d'un salarié en situation
44:39d'aidant sur deux s'est vu prescrire
44:41un arrêt maladie dans l'année,
44:42soit 10 points de plus
44:43que l'ensemble des salariés.
44:45Vous voulez lutter contre
44:46les arrêts maladie
44:47avant de soupçonner les abus,
44:49regardez l'épuisement.
44:51Avec mon collègue Pierrick Courbon,
44:52nous avons préparé
44:53une proposition de loi
44:54pour mieux soutenir
44:56les salariés aidants.
44:57C'est une première étape.
44:59Mieux les soutenir,
45:00c'est leur permettre
45:01de rester dans l'emploi,
45:02prévenir l'épuisement
45:03et éviter que l'aide apportée
45:04à un proche
45:05ne se paie de leur propre santé.
45:07Monsieur le Premier ministre,
45:08les aidants tiennent debout
45:08une part essentielle
45:09de notre solidarité,
45:10mais jusqu'à quand pourront-ils tenir
45:12sans eux-mêmes être mieux soutenus ?
45:14Vous engagez-vous
45:14à soutenir cette proposition de loi
45:16et à permettre son inscription
45:17à l'ordre du jour
45:18tant le sujet est important ?
45:21Merci, monsieur le député.
45:23La parole est à madame Camille Gaillard-Migné,
45:25ministre en charge de l'autonomie
45:27et des personnes handicapées.
45:28Merci, madame la présidente.
45:31Mesdames et messieurs les députés,
45:32monsieur le député Sébastien St-Pasteur.
45:36Tout d'abord, vous rappelez
45:37effectivement que 560 000 enfants
45:38en situation de handicap
45:39sont scolarisés au sein
45:41de nos écoles,
45:43ce qui représente
45:433,3 % d'enfants de plus.
45:46Le nombre d'AESH,
45:48vous avez raison de rappeler
45:49le rôle important
45:49qu'elles ont au sein de l'école,
45:50c'est 140 000 aujourd'hui
45:51et c'est trois fois plus
45:53qu'en 2017,
45:55puisque celles-ci
45:55sont recrutées davantage
45:57chaque année
45:57au regard des besoins
45:58et c'est normal.
46:00Sur les chiffres,
46:00permettez-moi de vous donner
46:02les chiffres de cette année
46:03puisque ça a été demandé
46:05et la réponse peut vous être donnée,
46:07ce sont aujourd'hui
46:0835 000 enfants
46:09qui ont été notifiés,
46:12qui aujourd'hui
46:12ne sont pas accompagnés
46:14aujourd'hui
46:15et c'est 33 %,
46:16c'est un tiers de moins
46:17que l'année dernière,
46:19précisément,
46:19compte tenu des recrutements
46:21et de l'accompagnement
46:21qui est fait aux enfants.
46:23Vous le savez,
46:23c'était une priorité,
46:24c'était énoncé
46:25à la conférence
46:25nationale et de handicap
46:26que chaque enfant
46:26soit un élève
46:27de notre République
46:28et c'est pourquoi
46:29les recrutements
46:30des ASESH continuent,
46:32il y en a eu 1 707 années,
46:33il y en aura 1 300
46:34l'année prochaine
46:34et vous savez aussi
46:35qu'on continue à développer
46:36les pôles d'appui
46:37à la scolarité
46:37qui constituent
46:38une véritable solution importante
46:40avec ce duo
46:43éducateur et médico-social
46:45qui sont dans les écoles
46:46pour apporter des solutions
46:47au plus près des enseignants.
46:48Vous avez apporté aussi
46:49une lumière sur les aidants
46:50et merci de l'avoir fait
46:51au lendemain de la journée
46:52vous dire que notamment
46:53il y a des jeunes aidants
46:54dont on parle beaucoup moins aussi
46:55avec une action de sensibilisation
46:57qu'on doit faire
46:57auprès des enseignants
46:58pour que ces jeunes aidants
46:59soient reconnus
46:59dans leur scolarité
47:00et sur les aidants salariés
47:02vous avez rappelé le chiffre
47:04aujourd'hui
47:04c'est 9 millions
47:06de personnes aidantes
47:07dont 68%
47:08sont des salariés
47:09on peut rappeler aujourd'hui
47:11qu'il y a le congé proche aidant
47:12il y a la JPP
47:12l'allocation journalière
47:15pour les proches aidants
47:16mais aussi
47:17et vous l'avez dit
47:18dans votre proposition de loi
47:20des propositions
47:20que nous allons regarder
47:21il y a une mission
47:22de l'IGAS
47:23qui justement travaille
47:24va être à démarrer
47:25sur les travailleurs aidants
47:26il y a un dialogue
47:27qui commence
47:28avec les organisations syndicales
47:29donc nous regarderons
47:30avec attention
47:30le contenu
47:31de notre proposition de loi
47:33merci beaucoup
47:34madame la ministre
47:35monsieur le député
47:36tout n'est pas anticipable
47:38mais l'évolution démographique
47:40la montée en puissance
47:41de l'école inclusive
47:41c'est assez triste
47:42de devoir poser
47:43une question au gouvernement
47:44pour avoir des réponses
47:45après plusieurs courriers
47:46il y a des milliers de familles
47:48c'est des enfants sans solution
47:49donc très clairement
47:51l'impréparation
47:52est une marque de fabrique
47:52de votre action
47:54je le regrette
47:54merci monsieur le député
47:56la séance des questions
47:57au gouvernement est terminée
47:58la séance est suspendue
47:59jusqu'à 15h
48:00merci à tous