00:00Si j'étais aux responsabilités, il n'y aurait pas de mouvement social.
00:03Vous pouvez assurer que vous, durant tout un quinquennat,
00:05vous ne connaîtrez jamais un mouvement social ?
00:07Oui, je le pense. Pourquoi ?
00:08Parce que j'ai une autre conception de la politique.
00:12J'ai toujours défendu la démocratie participative.
00:15J'ai toujours pensé que lorsque les gens expriment un malaise,
00:18un mal-être, une difficulté, il faut regarder cette difficulté
00:22et la traiter avec efficacité et avec rapidité.
00:26C'est ce que j'appelle la morale de l'action.
00:27Je vais vous donner un exemple.
00:28Les Gilets jaunes, il n'y aurait pas eu les Gilets jaunes avec moi.
00:30Il n'y aurait pas eu de taxe carbone.
00:32Ou si elle avait été faite par un des ministres irresponsables,
00:36en 48 heures, j'aurais dit vous retirez ça, ça suffit.
00:38Vous savez, c'est dur les contestations.
00:40On croit que c'est facile que ça fait comme ça, mais non.
00:42Il faut descendre dans la rue, il faut poser des congés, il faut se déplacer.
00:46Il faut prendre des risques maintenant avec les agressions de certains policiers.
00:50C'est très difficile le mouvement social.
00:53Donc le mépris pour le mouvement social,
00:55c'est le mépris d'un pouvoir faible qui ne comprend pas le peuple
01:00et qui pense qu'il a raison tout seul.
01:02Et l'un des enjeux de la prochaine élection présidentielle,
01:05c'est de changer en profondeur le mode d'exercice du pouvoir.
01:09C'est de changer en profondeur le mode d'exercice du pouvoir.