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  • il y a 17 heures
«L'État lui-même n'a pas de solution à proposer», a estimé Pierre Vermeren, historien.

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00:00Si vous voulez, c'est la congruence des crises. Je ne sais pas si c'est la confluence aussi des
00:04luttes,
00:04mais il est certain qu'au bout d'un moment, tout se tient.
00:07Quand vous avez une école qui est très en peine, disons pour dire les choses poliment,
00:13une jeunesse qui est manifestement très frustrée, des finances qui sont vides,
00:21des fonctionnaires qui refusent d'aller sur le terrain, parce qu'il faut le dire,
00:25s'il y a aussi cette crise et cette ampleur, par exemple, en Seine-Saint-Denis,
00:28c'est aussi parce que les jeunes enseignants ne passent plus les concours
00:32parce qu'ils ne veulent pas être envoyés là-bas.
00:33Et donc l'État lui-même n'a pas de solution à proposer, sauf à mettre des faisans d'office,
00:38c'est-à-dire en recrutant les gens qu'il a sous la main et qui très vite, pour beaucoup,
00:42qui ne sont pas des professionnels, vont partir démissionner, surtout avec des classes vides.
00:46Donc tout ça fait qu'effectivement, vous voyez, il y a une forme de congruence,
00:50que des décisions très douloureuses devraient être prises, évidemment au point de vue financier
00:53et dans bien d'autres domaines, et qu'on essaye de sursoir et on attend l'élection d'après
00:59pour que les suivants règlent le problème.
01:00Ça devient très complexe à force, au bout d'un moment.
01:03Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07Sous-titrage Société Radio-Canada

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