00:00Avec le grand bonheur de Lio !
00:05Il y a un peu moins de trois semaines, on entamait ce premier rassemblement de l'Ardida
00:09en se dépatouillant des passes d'armes entre Mbappé, Dembélé, la patate chaude du Ballon d'Or.
00:14Trois semaines sont passées, Mbappé a quitté le rassemblement, Dembélé l'a passé comme une ombre
00:19et le cœur des Français s'est remis à battre pour de nouveaux héros.
00:23Alors oui, pendant ce rassemblement, tout n'a pas été parfait.
00:25D'ailleurs, même hier, on s'est encore demandé si on n'allait pas quitter la table un peu plus
00:28tôt.
00:29Jusqu'au moment où Zizou a décidé de faire entrer nos trois chefs en cuisine.
00:34Doué, Cherky, Olizé, entrée, plat, dessert.
00:37Trois joueurs qui en 15 minutes ont radicalement changé la phase de ce match.
00:40Et oui, on a eu de quoi bouffer, messieurs.
00:43Désiré, Doué d'abord, Golden Boy, regardez, au pied d'argent, 77ème minute pour égaliser.
00:51Et puis, Ryan Cherky, l'insolence et la fraîcheur des artistes, 81ème minute.
00:56La France reprend l'avantage.
01:00Quelle image.
01:02Michael Olizé, virtuose absolue sur un terrain, 88ème.
01:06Vous avez encore un peu de place à table, messieurs ?
01:08Bien sûr.
01:08Et oui, 91ème minute, tous ensemble pour le Dijoux.
01:12Le concernant, d'ailleurs, même Zizou, apôtre du jeu, messieurs, en perdait ses mots en conférence de presse.
01:19Et après, pour ce qui est Olizé, bon ben voilà, il n'y a pas de...
01:22J'ai même rien à dire.
01:25C'est juste exceptionnel ce qu'il fait.
01:27Et voilà.
01:29Tandis que nos camarades du journal de l'équipe, eux, ils ont bien compris la prise de pouvoir qui se
01:34passait sur ce rassemblement.
01:36Regardez, nous sommes passés de la première une des souverains poussifs à se tomber du ciel en bas à droite
01:42ce matin.
01:42Vous l'avez compris, il s'est passé quelque chose de divin pendant ce rassemblement.
01:45Pour les Français, pour Zizou et pour les joueurs aussi, car c'est la confirmation de leur nouveau statut, de
01:51leur influence.
01:52Rendez-vous compte, à E3, 6 buts, 6 passes décisives, rien que sur la séquence.
01:58Les stats vont s'afficher dans quelques instants.
02:00Et pourtant, messieurs, je peux vous dire, non, ils ne vont pas s'afficher.
02:03Pas de stats.
02:03Non, pas de stats.
02:04On est en parole, pas de stats.
02:06Mais je vous l'ai dit, en tout cas, ils ne parlent peut-être pas le même langage, mais ils
02:10en ont un en commun.
02:11Évidemment, la langue de Molière et celui du football.
02:14Trois gamins biberonnés quand même par trois champions du monde.
02:1798 découvert par Titi Henry au JO, intronisé dans le guide étoilé de Didier Deschamps et vraiment installé cette fois
02:23-ci par Zizou.
02:24Et oui, je sais, ça ressemble à un scénario de film, non ?
02:27Trois mousquetaires qui sont déjà le talent, la lumière et l'avenir de l'équipe de France.
02:32Un pour tous, tous pour le Z.
02:35Merci, Orbe.
02:37Ah oui, je ne comprenais pas l'épée, ça y est, j'ai compris.
02:41Les trois mousquetaires.
02:42J'ai compris, les trois mousquetaires.
02:44De cap et des pés ici.
02:45Bien sûr.
02:48Joe, vous étiez au stade, je viens vous voir en premier.
02:49Vous partagez ce que vient de nous dire Ambre ?
02:52Je ne suis pas d'accord sur Ousmane Dembélé, mais le reste, c'était brillant.
02:56Ce qui est génial, c'est qu'à travers ces trois décisions de faire rentrer ces hommes-là,
03:02il y a trois principes forts de Zinedine Zidane qui sont validés.
03:05C'est-à-dire que le choix de Ryan Cherky, c'était une des premières décisions fortes du rassemblement en
03:09relayeur droit
03:10pour avoir cette connexion avec Michael Olysee.
03:12Et on voit, dès qu'ils sont sur le terrain ensemble, ils n'arrêtent pas de se chercher, ils se
03:17regardent, ils se reniflent, pardonnez-moi l'expression, mais entre deux très grands points.
03:20Vous passez trop de temps avec Dodu, votre chien, je vous le dis.
03:21Exactement. Et désirer doué, c'est la confirmation tout de même que Ousmane Dembélé et Kylian Mbappé ne peuvent pas
03:28se reposer sur leur laurier
03:29parce qu'il peut jouer à gauche, il peut jouer à droite et il est bon, il marque, il est
03:33insolent, il est fort.
03:34Donc voilà, c'est magnifique.
03:36J'ai adoré, c'était magnifique, je suis d'accord 100% avec vous, mais là, vous me dites les
03:40décisions.
03:41Moi, je considère que c'est un sélectionneur qui a raté sa compo de départ et qui a fait rentrer
03:43ses trois joueurs de foot, en fait, Jérôme.
03:45Enfin, c'est juste qu'on a eu une bouillie collective pendant 75 minutes et en fait, il a juste
03:49fait des changements où il a fait rentrer des gars qui savent manier un ballon.
03:52On revient à une première, d'ailleurs, dans l'histoire, c'est ce rassemblement aussi long, cette trêve la plus
03:57longue que des joueurs aient connue.
03:58Et donc, ça veut dire que comme c'est un nouveau sélectionneur, il a aussi effectué une revue d'effectifs.
04:02Ça, bien sûr.
04:03Non, mais je veux dire, quand on disait à Deschamps, il n'y a pas de collectif, vous êtes sauvé
04:07par vos individualités, moi, j'ai vu ça hier.
04:09Ah oui, non, mais...
04:10Mais là, c'est deux choses différentes, Greg, pardon.
04:12Non, mais ça n'empêche pas que j'aimais ce qu'ils font, ce qu'ils ont fait.
04:14Je suis d'accord avec vous, Greg, sur le côté, il faut le dire, pendant 70 minutes, on s'est
04:18fait chier.
04:19Il n'y a pas de problème.
04:20Non, mais le foot, c'est mieux avec des artistes, quoi.
04:22Là, je rejoins Ambre.
04:23En revanche, simplement, il y a un truc qui me dérange dans ces analyses-là, de dire...
04:27Ce n'est pas une analyse.
04:28Non, mais de dire qu'en 15 minutes, parce que les artistes sont arrivés, tout a changé, c'est parce
04:32que pendant 70 minutes, il y en a qui ont fait un travail de sapo aussi.
04:35On ne peut jamais décorréler.
04:36Je ne suis pas sûr.
04:36On ne peut jamais décorréler.
04:38C'est un argument que j'emploie souvent, jouer sur les petits pratiqués.
04:43Ils sont auto-sapés.
04:44Non, parce qu'à droite, il y a trop d'écarts entre Dembélé et Olysée.
04:48Dans l'axe, il y a trop d'écarts.
04:50Quand le petit Le Paul, il sort, c'est un autre niveau aussi.
04:53Quand Doué rentre...
04:55Alors, même si c'était un peu carbo, les Belges, et encore, je ne trouvais pas tant que ça,
04:58c'est simplement qu'on parle d'un l'écart d'heure, mais la dernière demi-heure, à l'instant
05:03où il rentre, tu sens qu'ils sont en PLS, les autres.
05:05À l'instant, et tu sens que ça va craquer.
05:07Les poires en dehors.
05:08Mais c'est sûr.
05:09Jérôme, quand Seiz, quand il voit rentrer Olysée, déjà, il est par terre.
05:15Ah, tu les vois.
05:15Il s'est dit, attends, je me suis coltiné Ousmane Dembélé, ça s'est plutôt bien passé.
05:21Et ensuite, je vois Olysée qui, d'entrée, comme Gwara, il va piquer direct.
05:25Lui, il ne cherche pas à faire 2-1-2 ou quoi.
05:26Il va direct sur lui, à droite, à gauche.
05:29Bon, il lui a tout fait, il a perdu 2-1, il ressort au Stade de France.
05:32Donc non, ce qui est fort.
05:33Il peut leur vendre, ça coûte cher.
05:34Oui, non, mais ce qui est fort, c'est qu'effectivement, il y a une bonne rentrée des trois.
05:38Et encore.
05:39Moi, je mettrais Olysée, Doué et Cherki, encore.
05:42Moi, je mettrais Doué.
05:43C'est marrant, non, mais c'est marrant que vous disiez ça.
05:44Moi, j'étais plutôt sur Doué, parce que c'est lui.
05:47Et je comprends, Olysée, je l'aime autant que vous, les mères.
05:49Que je ne passe pas pour le pisse-froid de service.
05:51Mais je l'aime autant que vous.
05:52Mais Doué, c'est lui qui marque quand même le but.
05:56Le dernier contrôle, quand il rentre, qu'il fait la passe à Olysée.
06:01Moi, je parle de l'ensemble du rassemblement.
06:04Et juste quand Cherki rentre, quand il rentre en cours de jeu,
06:07il est factuellement plus haut.
06:09Surtout quand il rentre en état d'urgence.
06:11Ça veut dire que Cherki, plus haut, par rapport à ses débuts de match,
06:14où je titulais, il était vraiment relayeur.
06:16Là, hier, je l'ai trouvé plus haut qu'un relayeur.
06:18Et là, ça change tout aussi.
06:19Mais moi, je rejoins complètement Benoît.
06:21C'est Olysée, pour moi, qui m'a fait la plus forte impression.
06:23Alors évidemment, les trois ont été exceptionnels.
06:25Mais déjà, toi, Giovanni, qui étais au stade, le bruit.
06:27Moi, depuis mon canapé, en tout cas, de ma télé.
06:30Le bruit du stade, quand il rentre, c'est absolument assourdissant.
06:34Forcément, ensuite, il y a eu les chants aussi du stade de France Ballon d'Or.
06:38Donc, c'est déjà le nouveau chouchou.
06:39J'ai l'impression que sa cote de popularité, elle n'a jamais été aussi haute.
06:43C'est lui qui permet à Zidane de terminer ce rassemblement en beauté.
06:47Enfin, en tout cas, j'en ai l'impression.
06:48Pour moi, c'est Douai, c'est lui qui égalise.
06:49Je vais vraiment, pardon, j'insiste lourdement.
06:51Non, mais Douai, exceptionnel aussi.
06:53Mais je ne sais pas, sensibilité.
06:54C'est plus marquant, Olysée.
06:55Olysée, c'est plus marquant.
06:56Ses buts sont plus marquants.
06:56Non, mais là, vous voyez, on chipote sur du bonheur.
06:58On chipote, exactement.
06:59Là où Greg a raison, c'est que Douai, en fait, le but, il le fait tout seul.
07:05Il frappe du gauche.
07:06Et Olysée, il a quelque chose de...
07:08C'est le leader et on sent qu'il est en train de prendre cette équipe à bras de corps
07:12sur le jeu.
07:12En revanche, sur le côté détonateur, et à un moment, quand il faut forcer la décision,
07:16il le fait à Paris.
07:18Douai, il est exceptionnel.
07:19Quand il frappe comme ça, on sait ce qu'il se passe à un lit.
07:20Non, mais moi, je suis d'accord avec vous sur le fait que Douai, c'est le dynamiteur.
07:24Il est rentré.
07:25Tout de suite, on a senti, en termes d'intensité, il y avait beaucoup d'envie.
07:28Il y a ce but.
07:29Mais pour moi, je suis dithérambique, c'est Olysée.
07:31Enfin, on en a parlé hier soir en émission.
07:34Mais on a fait le pourquoi dessus.
07:35Il a vu le pourquoi, d'ailleurs, je pense.
07:36Et d'ailleurs, Alicia, je pense, a dû changer d'avis dans la vie.
07:38Voilà.
07:39Non, il y a certes un petit...
07:41Non, mais pour rappeler, je disais hier que je l'attendais dans les très, très grands
07:44matchs en équipe de France, dans les matchs qui comptent vraiment les matchs décisifs.
07:47Hier, c'était un match de Ligue des Nations.
07:48C'était superbe.
07:49Après, j'attends encore.
07:50C'était une finale de Coupe du Monde, apparemment.
07:51On a les très grands rendez-vous.
07:52Mais non, c'était une finale de Coupe du Monde, là.
07:54Elle a raison.
07:55Elle a raison.
07:55Contre l'Espagne.
07:56Contre l'Espagne, on ne l'a pas vue.
07:57Non, c'était une finale de Coupe du Monde.
07:59Contre l'Espagne.
07:59Non, non, hier, c'était...
08:00On attendait Kylian Mbappé.
08:11Vous ne commencez pas le débat d'hier.
08:12Ah, mais si, si.
08:12Là, vous avez kiffé hier.
08:13C'est tout ce que je vous entends.
08:14Non, non, mais moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
08:15Et je suis d'accord sur le fait qu'il n'a pas été là sur les grands matchs en
08:18Coupe du Monde
08:18qui ont compté.
08:19Mais laissez-lui le temps.
08:20Je veux dire, tout le monde n'a pas besoin de faire une première Coupe du Monde.
08:23Mais on ne va pas faire le débat tous les jours.
08:24Vous êtes contentes de ce que vous avez vu hier.
08:26Elle ne lâche pas.
08:26Mais si, pendant des années, il n'a pas été bon avec l'équipe nationale.
08:29Et pourtant, sur sa fin de carrière, il est magique.
08:31Il est magnifique.
08:32Donc, laissez à Michael Olysée le temps qu'il faut pour s'exprimer.
08:35Et elle m'a fait le pistolet comme ça.
08:37Elle m'a fait le one-mégane.
08:38Laissez-le.
08:38Dans ce cas-là, moi, je dis bien sûr que vous êtes médaille olympique.
08:40Dans un instant, le foutoir avec revue de presse Michael Olysée d'Ithiérambique.
08:44On aura également le petit filet, le zapping, le vu-le entendu et le sang-même.