Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 jours
Retrouvez le replay de l'avant course du contre-la-montre relais mixte des championnats d'Europe de cyclisme du 06/10/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Soyez les bienvenus, très heureux de vous accueillir de nouveau en Slovénie pour la suite des championnats d'Europe de
00:04cyclisme
00:05après la course complètement dingo, remportée par Remco Evenpool ce dimanche face à Giulio Cicconi.
00:11On y reviendra parce que l'histoire n'est pas terminée.
00:13Eh bien nous voici de retour donc en Slovénie pour la suite de ces championnats d'Europe.
00:17Au programme aujourd'hui, d'après vous, c'est la course en ligne ou c'est un contre la vôtre
00:22?
00:23A priori c'est un contre la vôtre et c'est le casque de Pierre Roland qui me l'a
00:27gentiment prêté.
00:28Je vais lui rendre parce qu'il vous va quand même beaucoup mieux à vous Pierre.
00:32Merci infiniment.
00:33Merci mes Saouds.
00:34Je vous le prêterai, ne vous inquiétez pas.
00:36Alors plus intéressant, vous allez nous faire un atelier tout à l'heure pour nous expliquer les spécificités de ces
00:40casques.
00:41Alors je viens de le porter pendant 5-10 minutes mais c'est beaucoup trop lourd.
00:46Plus de 500 grammes celui-là ?
00:48C'est lourd, lourd certes, mais ça va très très vite et ça peut vraiment faire la différence entre les
00:55modèles qu'on a ici sur le plateau.
00:57Est-ce que c'est un bon lancement Charlotte ? Ça nous met dans la course ?
01:00Parfait pour aujourd'hui.
01:02Jusqu'ici tout va bien. Patrick Chassé se demande où il est tombé.
01:05Non, ça va dire qu'effectivement, à mon époque c'était le poids qui était l'obsession de tout le
01:10monde.
01:10Maintenant c'est l'aérodynamisme. Ça montre l'évolution justement de la technique.
01:15Trois casques, les trois. Vous allez nous expliquer les différences Pierre dans quelques instants.
01:19Charles-Antoine Doroy, notre envoyé spécial, on va le retrouver d'ici quelques instants également.
01:24Un document exceptionnel grâce à lui, la reconnaissance de l'équipe de France parce que c'est un relais mixte
01:29qui est au programme aujourd'hui Patrick.
01:30Et qui dit relais mixte au championnat d'Europe est bien dit, mêlée d'or pour l'équipe de France.
01:34L'équipe de France est tenante du titre.
01:35Oui, effectivement. En ces trois dernières années, d'ailleurs, l'équipe de France a gagné deux fois le titre de
01:40champion d'Europe.
01:41Et le point commun qu'on pourrait définir, déterminer déjà, c'est qu'à chaque fois ça s'est joué
01:46sur des marges extrêmement minces.
01:48Moins de huit secondes à chaque fois. Et ce n'est pas le cas tous les ans.
01:52Donc on verra si c'est à nouveau le cas cette année, surtout si ça tourne à l'avantage de
01:56la France.
01:56On va plonger dans ce chrono dans quelques instants évidemment.
02:01Sept secondes l'année dernière en faveur de la France face à l'Italie.
02:04Il y a un match extraordinaire France-Italie, Charlotte.
02:06L'année dernière, les Bleus s'étaient imposés face aux Italiens.
02:09Les Mondiaux, c'était l'inverse. Donc là, la suite de ce fantastique match.
02:13Oui, exactement. C'est sûr, il y a une petite revanche par rapport il y a quelques jours au championnat
02:18du monde.
02:19Et tenant du titre, je pense qu'ils vont être revanchards.
02:23Charles-Antoine Nora va être connu dans un instant. On va lui dire bonjour quand même. On va le saluer.
02:27Charles-Antoine, avant de revenir sur la course fabuleuse de dimanche,
02:30qui n'a pas fini de faire parler parce que Giulio Ciccone porte réclamation.
02:34Il aimerait que la fameuse photo finish d'un millimètre, elle soit revue parce qu'il estime qu'elle n
02:39'a pas été placée au bon endroit.
02:40On se replonge dans cette course en ligne homme qui était absolument fantastique.
02:44Mais d'abord, on va saluer Charles-Antoine qui est connecté.
02:46Vous êtes où, Charles-Antoine ?
02:48Logiquement, l'ère de départ de ce contre-la-montre et de ce relais mixte, non ?
02:55Exactement, Vé Saoud. Bonjour à tous.
02:56On se met à l'ombre. Regardez. On est juste devant la zone de départ.
03:00C'est toujours assez impressionnant sur un contre-la-montre.
03:03Je vais vous montrer de l'intérieur à quoi ça ressemble.
03:05Il y a ces petites marches à passer.
03:07Et puis après, on est dans les start. Regardez le chrono.
03:1114h29.
03:12Et dans quelques minutes, les premiers coureurs vont venir ici pour s'élancer sur cette rampe de lancement.
03:19Au moment où de l'autre côté, juste là, derrière moi, les garçons auront fini leur relais.
03:25C'est la particularité de cette discipline.
03:28Les filles pourront s'élancer pour finaliser cette course.
03:31On a de grands espoirs aujourd'hui pour l'équipe de France.
03:34On les a rencontrés hier pendant leur entraînement.
03:38Un entraînement studieux entre garçons et entre filles très, très intéressant.
03:41Ils ont partagé toute leur expérience sur ce circuit.
03:44Merci, Charles-Antoine.
03:45Est-ce que vous pourriez nous filmer la rampe de lancement, s'il vous plaît, Charles-Antoine, pendant quelques instants
03:49?
03:49Juste pour pouvoir demander à Charlotte et à Pierre comment on se sent dans ce moment-là.
03:54Est-ce qu'il y a des pensées parasites qui viennent ?
03:56On en parle beaucoup en biathlon.
03:57Est-ce qu'en vélo, ça arrive aussi, des pensées parasites ?
04:00Il ne faut pas que je tombe, il ne faut pas que je glisse, des choses comme ça ?
04:03C'est toujours quand même un peu le petit stress qui commence à monter.
04:06Et puis c'est vrai que c'est un effort quand même spécifique.
04:09Ils vont être trois à faire cet effort et c'est de se dire que ça soit le plus homogène
04:15possible.
04:16Donc des petites pensées, mais toujours quand même la concentration.
04:20Pierre, j'ai l'impression qu'il y a eu des pensées parasites dans votre carrière.
04:23Il y a eu des pensées parce qu'on sait que si on se loupe là, c'est à vie,
04:29ça fait partie de ton CV,
04:30tu t'es loupé sur la rampe de lancement, c'est la honte internationale.
04:34Mais surtout, on sait qu'on part sur un effort qui va être violent.
04:40Et en fait, ce n'est pas un effort qu'on s'impose soi-même.
04:43C'est-à-dire qu'il faut suivre le rythme des autres, il faut être au niveau.
04:47C'est ça. Même, on va prendre Bruno Armiraille.
04:50Alors on rappelle, il y a trois garçons, trois filles pour ce relais mixte.
04:53On va prendre Bruno Armiraille qui est certainement le plus fort de l'équipe de France du côté des garçons.
04:57Même lui, il est le plus fort, mais il a peur.
05:00C'est la peur, en fait. C'est la peur de ne pas être dans une bonne journée.
05:04Parce que si on n'est pas dans une bonne journée sur un relais par équipe,
05:08on subit et on a envie d'être à la hauteur pour le maillot, pour l'équipe de France.
05:13Je me souviens d'une anecdote.
05:15Un athlète africain, au départ d'un championnat du monde,
05:19qui participait pour la première fois au championnat du monde à une grande compétition,
05:22il avait déjà fait des contre-la-montre, mais il n'y avait pas de rampe de lancement.
05:26Le départ a été donné, on tenait le coureur, mais à plat, sur la route.
05:30C'était la première fois qu'il voyait une rampe de lancement.
05:32On lui avait demandé s'il avait repéré.
05:33Il avait dit, j'ai déjà repéré la rampe de lancement,
05:35ce qui pour moi est énorme, parce que ça fait déjà une petite sensation.
05:39Ça s'était bien passé.
05:40On va remercier le bras de Charles-Antoine, parce qu'il fait tout ça au bras depuis tout à l
05:43'heure.
05:43On devait lui demander quelques images.
05:46Il est là depuis tout à l'heure.
05:47Il est costaud, le Charles-Antoine, tout va bien.
05:50À tout de suite, Charles-Antoine, pour toutes les réactions avant le départ de ce relais mixte simple.
05:55On se souvient tous de Chris Froome.
05:57Ce n'était pas sur la rampe de lancement, mais Chris Froome, avant qu'il devienne Chris Froome,
06:01rampe de lancement, 100 mètres plus loin, premier virage, boum, par terre.
06:04Ça a fait le tour du monde et ça le suit et ça le poursuit toujours.
06:07Heureusement qu'il a fait deux ou trois choses.
06:09Après, ça a pu effacer un peu.
06:11Le relais mixte, trois garçons, trois filles pour aller chercher un nouveau titre de champion d'Europe.
06:14Pour l'équipe de France, l'année dernière, on avait vibré avec sept secondes seulement d'avance sur l'Italie.
06:19On va revenir sur ce qui fait énormément parler, évidemment, autour de ce championnat d'Europe.
06:23La victoire de Remco Evenpool face à Giulio Ciccone.
06:26Et l'Italien qui n'abdique pas, il aimerait que sa défaite soit remise en question
06:32et revoir la fameuse photo finish.
06:34On vous explique tout, mais d'abord, ce moment, ce grand moment de sport,
06:37parce que le suspense, il était fabuleux, avec les commentaires de Patrick, de Pierre et de Christophe Rible.
06:45Le sprint va être relancé maintenant.
06:47C'est comme sur la piste.
06:51Et attention, ce virage, il passe à l'intérieur.
06:54Il passe à l'intérieur, il prend la tête, Ciccone.
06:56Ciccone qui lance le sprint.
06:58Ciccone qui prend trois mètres d'avance.
07:00Remco Evenpool peut-il revenir ?
07:02Magnifique, cette vue aérienne, qui nous permet de constater que Ciccone est le plus fort.
07:06Que Ciccone va peut-être être champion d'Europe dans quelques instants.
07:10Et bien non, attention, il y a Remco.
07:12C'est Remco.
07:13Personne ne lève le bras.
07:14Qui a gagné ?
07:15Qui est champion d'Europe ?
07:17On ne le sait pas.
07:18Incroyable.
07:19Remco Evenpool a réussi à refaire son retard, à revenir à la hauteur de l'Italien.
07:24Sur Radio Tour, on annonce Evenpool.
07:26C'est Evenpool qui gagne.
07:27On vient de confirmer.
07:28Effectivement, Remco Evenpool, champion d'Europe.
07:31Champion d'Europe, Remco Evenpool.
07:34La Belgique obtient donc la réparation de cette humiliation qu'elle a vécue sur le dernier championnat du monde.
07:40Vous vouliez la vue aérienne, vous allez l'avoir.
07:42Avec Giulio Ciccone, honnêtement, on pensait qu'il avait fait la différence.
07:45Et bien non.
07:46Spring te décoller, comme vous dites, Pierre Roland, de la part de Remco Evenpool.
07:50Qui revient, mètre par mètre.
07:52Les deux hommes au coude à coude sur la ligne.
07:54Au jeté de vélo, incroyable.
07:56Au jeté de vélo, Remco Evenpool fait la différence.
07:58Il a tardé un tout petit peu.
07:59Il jette son vélo trop tard, Chicone.
08:04Je n'ai pas l'impression qu'il soit au courant, Remco Evenpool.
08:07Ça y est.
08:07Il faut le temps que l'info passe par toi.
08:10Remco Evenpool.
08:21Il dort.
08:46Ça restera comme l'un des grands moments de sport de cette année.
08:48Cette photo finish qui se joue à un millimètre seulement.
08:52Et c'est ça qui fait râler et rager Giulio Ciccone.
08:56Pour résumer, Patrick, il conteste tout simplement la photo finish.
08:59Oui, il conteste.
09:01C'est un petit peu légitime parce que la différence est moindre.
09:03Et puis, on a vu dans le passé parfois des tergiversations au moment de l'arrivée.
09:07Est-ce qu'on avait bien tous les éléments ?
09:10C'est normal.
09:11C'est humain.
09:12Et c'est tellement infime.
09:15On ne sait pas comment on réagirait à sa place parce qu'il avait tout fait parfaitement bien.
09:20On aurait pu remonter même à 400 mètres quand il fait mine.
09:23À 400 mètres de la ligne, il fait mine déjà d'attaqué.
09:25Il y a ce fameux virage qu'on a vu.
09:27Il y a ce jeté de vélo, certes, qui est meilleur pour Remco.
09:30Mais ça se joue à si peu de choses.
09:31Donc, il joue tous les recours possibles.
09:33Et ça, en soi, on ne peut pas lui contester.
09:35Cette photo, regardez, dans notre mur, on est direct quand même.
09:38Cette photo finish, Pierre.
09:40On va découvrir les déclarations de Giulio Ciccone.
09:42Mais si on se rapproche de là, évidemment que selon le moment.
09:45Lui, ce qu'il dit, en gros, c'est si la photo finish, vous la prenez là.
09:50Ah ben, la ligne, c'est la ligne.
09:51Oui, mais à 2 millimètres près, ça peut changer le fameux millimètre de la différence, en fait.
09:58C'est ça qu'il dit.
09:59On va découvrir ses déclarations.
10:00Pardon, Pierre.
10:01Et puis, on poursuit la discussion.
10:02Et on accueillera deux invités qui vont passer cette avant-course avec nous.
10:06Un couple en or de paracyclisme.
10:10Florian Jouani et Anaïs Vincent.
10:12Dans un instant, mais découvrons les déclarations de Giulio Ciccone.
10:15Remco était le plus fort dimanche.
10:17Ça, c'est bien de commencer comme ça.
10:18Il a couru en champion en réalisant une prestation extraordinaire.
10:21J'ai regardé des centaines de fois les images disponibles.
10:23Et dans les séquences où la ligne d'arrivée est visible,
10:25je continue à avoir une dynamique que je ne vois pas comme cohérente avec la décision.
10:30Je demande à voir la photo finish correspondant exactement à la véritable ligne d'arrivée.
10:36Je voudrais pouvoir voir de manière non équivoque le passage de nos deux roues au point précis.
10:41Où, selon le règlement, l'arrivée est déterminée.
10:44Voilà les déclarations de Ciccone.
10:46Parce qu'à titre, si un titre européen se joue à 2,8 millièmes de seconde,
10:51je crois qu'il est légitime de demander que ce passage soit montré avec la même précision
10:55que celle avec laquelle le résultat a été établi.
10:57Je ne demande pas qu'une prise de vue télévisée se substitue à la photo finish.
11:02On le comprend.
11:04Mais je pense que Patrick a plus d'éléments que moi.
11:06Mais on comprend sa frustration.
11:09On comprend, déjà, il nous dit qu'il a énormément de respect pour Renko,
11:13que Renko était le plus fort.
11:15Mais lui, il a parfaitement manœuvré.
11:17Il était devant.
11:205 centimètres de la ligne d'arrivée, il était devant.
11:235 centimètres après, il était devant.
11:25Il s'est fait avoir sur le jeté de vélo.
11:28Après, sa question, elle est légitime.
11:31Il demande juste une photo finish.
11:33L'UEC a répondu, il me semble, Patrick, de manière très claire.
11:38Mais Patrick, vous avez, vous, les éléments.
11:40En fait, là où il se trompe, et c'est normal,
11:43moi, le premier, avant de savoir,
11:44on avait vu ça déjà sur des photos finish précédentes,
11:48il y a quelques années, notamment sur l'Amstel Gold Race.
11:51Il ne faut pas chercher la ligne d'arrivée là-dessus.
11:53Ou plus exactement, cette photo que vous voyez,
11:55c'est une photo de la ligne d'arrivée,
11:58mais pas seulement devant la roue, avant des coureurs.
12:01L'ensemble, regardez le paysage,
12:03enfin le paysage, si on peut appeler ça un paysage,
12:05l'arrière-plan est complètement figé.
12:08On ne voit pas de trait, par exemple.
12:09Mais non, il n'y a pas de trait.
12:10Le trait, en fait, c'est toute la photo.
12:12C'est-à-dire que si vous prenez une photo finish,
12:16vous faites un certain nombre de photos dans la seconde.
12:18En l'occurrence, il y en a à peu près entre 13 et 15 000.
12:21C'est un petit peu comme si vous regardiez la ligne d'arrivée
12:24à travers une fente comme ça.
12:27Alors admettons que cette fente, elle fasse un dix-millième de seconde.
12:30Donc, vous voyez, il faut serrer beaucoup plus.
12:32Et vous regardez, et vous prenez une photo à chaque fois.
12:34Et donc, c'est un peu comme si vous découpiez un saucisson.
12:38Tac, tac, tac, tac, vous faites des fines tranches.
12:40Et après, vous le reconstituez.
12:42Et bien, on a fait la même chose.
12:43On a reconstitué ensuite cette photo.
12:45Enfin, on a reconstitué toutes ces vues millimétrées.
12:49Et ça redonne effectivement une photo d'ensemble.
12:51Mais prise au même endroit.
12:53C'est-à-dire que l'abscisse en bas, ce n'est pas la distance.
12:56C'est le temps qui s'écoule.
12:59Et pourquoi il dit, j'aimerais voir la vraie photo.
13:03C'est beaucoup plus fiable, ce que l'on a là.
13:05Pourquoi c'est plus fiable ?
13:06Imaginez 15 000 images à la seconde.
13:10Et pourquoi 15 000 et pas plus et pas moins ?
13:12Mais dans ce cas-là, imaginez, s'il remet en question ça,
13:14il faut remettre en question des sports où ça passe encore plus vite.
13:16La Formule 1, par exemple.
13:17Et bien, la Formule 1, ce sont exactement les mêmes machines.
13:20C'est Sébastien Crespin de Medsport qui me l'a précisé.
13:23Donc, un chronomètreur, c'est son métier.
13:25Il me disait, mais en Formule 1, on déclenche 50 000 images secondes
13:29avec les mêmes machines.
13:30On ne le fait pas pour le vélo parce que ce n'est pas nécessaire pour le vélo
13:33puisqu'ils vont quand même nettement moins vite.
13:35Un dernier mot là-dessus, avant d'accueillir nos invités, Pierre ?
13:37Un dernier mot, c'est que c'est la tangente du vélo.
13:40C'est-à-dire, c'est le point le plus en avant du vélo.
13:42Ce n'est pas le contact au sol avec le pneu qui est pris en compte.
13:45C'est vraiment l'avant du vélo.
13:46Donc, on peut avoir l'impression, sur certaines images,
13:49que oui, effectivement, le pneu de Giulio Ciccone est premier par rapport à Renko.
13:54Mais c'est vraiment l'avant du vélo qui compte.
13:56Donc là, c'est l'avant.
13:57Donc, c'est là.
13:58Exactement.
13:59Et là.
14:01Juste vite fait, il y avait une autre critique qui était faite.
14:03C'était aussi que l'image est déformée.
14:05Et on voyait le vélo de Tchiccone plus petit, etc.
14:08Mais alors là, je vous invite à regarder les photos finish en athlétisme.
14:11On a l'impression que les pieds sont immenses.
14:14Ils ont des raquettes aux pieds.
14:15On fait gagner ce qu'on veut, en fait.
14:16Le pied ne bouge pas sur la ligne d'arrivée.
14:19Il prend un appui.
14:20Il ne bouge pas.
14:20Donc, du coup, comme le temps, encore une fois, c'est le temps qu'on a sur l'abscisse,
14:24du coup, le pied paraît beaucoup plus long qu'il ne l'est sur une photo normale.
14:27Et en biathlon, on a aussi vu des photos finish légendaires avec Martin Fourcade,
14:32notamment, évidemment, leur métier.
14:34À eux, c'est d'aller chercher des médailles d'or.
14:36Et qu'est-ce qu'ils le font bien.
14:37On accueille grand plaisir nos invités du jour qui vont participer à cette avant-course
14:42et à cette journée de championnat d'Europe avec nous.
14:44Anaïs Vincent.
14:45Merci, Anaïs, d'être en direct avec nous.
14:47Florian Joigny, le couple en or.
14:49On vous appelle comme ça pour vous décrire parce que vous êtes le couple en or du paracyclisme.
14:55Multiple champion du monde, champion olympique.
14:57Florian et vous, Anaïs, récente championne du monde.
15:00Donc, c'était il y a quelques jours aux Etats-Unis.
15:02Merci d'être avec nous et félicitations, d'abord, pour ces nouvelles médailles d'or.
15:06Bonjour, merci.
15:07Réveillez être avec vous.
15:09Alors, couple en or, parce que vous êtes dans la vraie vie ensemble.
15:12La preuve, vous êtes sur la même caméra, la même visio.
15:15Oui, on est au même endroit.
15:17La même maison, tout pareil.
15:21On discutait de Giulio Ciccone et de Remco Evenpoul.
15:23Tiens, votre regard.
15:25Est-ce que, d'abord, ça fait partie de la légende.
15:28Est-ce qu'il y a besoin d'aller plus loin pour Ciccone ou est-ce que c'est une
15:32manière délicate d'admettre sa défaite ?
15:36On comprend facilement qu'il faut être déçu.
15:39C'est rageux et puis, vraiment, c'est très proche.
15:43Après, les commissaires ont pris une décision et c'est vrai qu'on voit mal revenir de là.
15:51Anaïs ?
15:52Oui, la course termine devant la ligne.
15:56On peut avoir des arrêts à l'arrivée.
15:59Et là, il s'est trouvé que c'était joué au jeu de culot.
16:03Donc, c'est le sport.
16:04Et aujourd'hui, on peut mesurer ça avec un match.
16:07Je vais t'expliquer.
16:08Donc, ça fait très près.
16:09Mais il y a un gain.
16:10Alors là, le son n'est pas exceptionnel, mais on va quand même tenter une nouvelle fois, Anaïs et Florian,
16:15en se projetant cette fois sur le relais mixte du jour qui nous attend.
16:20D'ailleurs, Anaïs, médaillée d'or du relais mixte pour vous en paracyclisme.
16:25Sur la course du jour, qu'est-ce qui fait la beauté du relais mixte ?
16:28Pourquoi est-ce que c'est une discipline qui plaît au temps ?
16:33Je pense que c'est une discipline qui plaît au temps parce que là, c'est un travail collectif.
16:38Donc, les hommes, ils partent à trois pour impliquer tout.
16:41Il va falloir être groupés dans la difficulté, dans la bosse.
16:45Et puis, les femmes essaient de conserver ce temps, voire faire mieux.
16:50Donc, voilà, une stratégie collective, un effort en temps à faire tomber.
16:56C'est vrai, Charlotte.
16:57C'est une des disciplines qui se développent de plus en plus.
16:59Il y a plein de sports qui essayent d'avoir des disciplines de relais mixte, ou en tout cas mixte.
17:04Le vélo s'y est mis un petit peu plus tard.
17:06Mais on voit que c'est en train de prendre au fil des années.
17:08Oui, c'est vrai que c'est assez récent.
17:10Et c'était bien aussi de pouvoir faire un petit changement aussi dans le cyclisme.
17:14C'est ça aussi maintenant qu'on veut aujourd'hui, un peu de renouveau.
17:18Et c'est vrai, cet effort collectif, c'est quelque chose qui est beau à voir.
17:22Ce qu'on voit également aussi sur la piste avec la poursuite par équipe.
17:27Et c'est intéressant de voir ça sur les championnats.
17:33Et pourquoi pas aussi pouvoir peut-être le faire autrement aussi également.
17:38Le relais mixte qui est au programme aujourd'hui, si vous nous rejoignez.
17:41Florian, d'ailleurs, si vous deviez donner un petit conseil sur cette discipline-là, lequel ce serait ?
17:46Alors, vous êtes champion des conseils aussi.
17:48Parce que c'est en donnant un conseil à Anaïs que vous êtes tombé amoureux et que vous vivez une
17:52belle histoire, paraît-il.
17:53Donc, en conseil, vous êtes parfait aussi.
17:59Ouais, apparemment.
18:00Après, j'espère que je ne suis pas bon que ça.
18:02Mais je pense qu'aujourd'hui, ça va être une course difficile.
18:07Il y a la bosse qui fait 2 km à 10%.
18:10Et je pense qu'il va être un peu décisif.
18:15C'est d'arriver à ne pas se mettre dans le roule dans cette bosse pour pouvoir vraiment bien finir
18:20derrière.
18:21Et je pense qu'il ne faut pas mettre ses collègues dans le rouge et que ça éclate.
18:28C'est la spécificité.
18:29C'est ce qui fait la force et la difficulté de ce relais mixte.
18:33On revient à vous voir dans quelques instants, Anaïs et Florian.
18:37On est avec Charles-Antoine Nora en direct de Slovénie également.
18:40Où ça se prépare avant le top départ de ce relais mixte.
18:42L'équipe de France qui partira juste avant l'Italie.
18:46Montrez-nous la préparation justement, Charles-Antoine.
18:50Ça se met en place mais Saoud, regardez.
18:52Je me permets, j'avance, je ne parle pas très fort parce qu'on est encore en pleine concentration.
18:55Le staff est déjà présent.
18:57Les coureurs, eux, ils sont encore dans le bus.
18:59Les coureuses vont venir s'échauffer ici.
19:02Juliette Berthet, Cédrine Kerbaol, Maeva Skiban.
19:04Qui vont d'abord commencer leur échauffement dans quelques minutes.
19:07On va vous faire vivre ça en direct.
19:09Et puis de l'autre côté, on voit les vélos de Bruno Armiraille, Thibaut Garnalek et Rémi Cavagna.
19:13Tout est en place, regardez ces beaux vélos.
19:16Là, on a vraiment sur des pilotes de Formule 1.
19:18Ça va très très vite, ça va aller extrêmement vite dans la descente normalement et sur le plat.
19:23Il va falloir bien piloter notamment avec cette montée.
19:25Et il y a le soleil qui est apparu ici en Suivine depuis quelques minutes.
19:28Tout est réuni pour avoir une belle course.
19:30Et puis un petit clin d'œil qui va vous faire plaisir.
19:32Mais Saoud, regardez le bus des Italiens.
19:34Il est juste derrière, le match France-Italie a déjà démarré.
19:36Magnifique.
19:37Est-ce que vous avez le droit de vous rapprocher un petit peu des vélos ou pas, Charles-Antoine ?
19:41Oui, bien sûr.
19:42On va en profiter tant que les coureurs.
19:44Allons-y.
19:45Rapprochez-vous.
19:46Et Charlotte et Pierre sont là en appui pour nous expliquer un petit peu la spécificité de ce vélo.
19:54Donc le vélo de Bruno Armiraille, à l'image.
19:58Pierre ?
19:58Alors Bruno, il va s'échauffer sur son vélo de route.
20:00C'est un choix particulier.
20:03Souvent, on aime bien s'échauffer avec la même machine qu'on va utiliser.
20:08Mais visiblement, du côté de Bruno, on préfère s'échauffer avec son vélo de route.
20:13Contrairement à ses deux autres coéquipiers.
20:16Là, c'est le vélo de Thibaut Gernalek qu'on a à l'image.
20:20C'est des vélos dédiés à la discipline.
20:24C'est des vélos...
20:25Ah oui, et ils sont accrochés à une machine derrière pour pouvoir rouler...
20:29Ça s'appelle un homme traîneur.
20:30À vide, oui.
20:31Donc c'est pour pouvoir s'échauffer en étant fixe.
20:35Aujourd'hui, il ne fait pas trop chaud.
20:36On n'a pas mis de petits ventilos.
20:38Avec la chaleur, on aurait pu également essayer de rafraîchir un petit peu les coureurs à l'échauffement.
20:42Le voilà, le vélo de course de Bruno Armiraille.
20:45Alors, montrez-les les roues parce que, Pierre, vous avez la science des roues de ce genre d'équipement.
20:52Et c'est des machines.
20:52On est sur des roues d'une taille de 60 ou 65 millimètres de hauteur.
20:59Et à l'arrière, on a une roue pleine.
21:01La jante.
21:01La jante, pardon.
21:03On a des pneumatiques de 30 millimètres avec des pneus dédiés à la discipline du compte la montre.
21:08Des pneus qui sont allégés, qui offrent quasiment aucune résistance au sol.
21:15Enfin voilà, c'est des machines de guerre.
21:16C'est fait pour aller vite.
21:17Il n'y a aucun confort.
21:18C'est juste fait pour aller très, très vite.
21:19Charlotte, est-ce que les vélos des garçons et des filles sont différents ?
21:23En soi, à part la taille et après le positionnement, non.
21:27Ça reste en tout cas exactement les mêmes vélos.
21:30Oui, les braquiers.
21:31Peut-être aussi les jantes qui vont être moins hautes.
21:34Parce que c'est vrai que la résistance à l'air peut être des fois importante.
21:37Et s'il y a trop de vent, ça peut parfois, vu qu'une fille est quand même plus légère
21:43qu'un homme,
21:44peut parfois être déséquilibrée.
21:45Mais là, on voit que c'est le vélo de Cédrine et on voit qu'elle a quand même des
21:51jantes assez hautes.
21:52Donc je pense qu'au niveau du vent, ça doit aller.
21:5480 mm de vent, plus haut qu'Armiraï.
21:5680 mm ?
21:5780 mm.
21:58On a une jante avec le pneu qui fait 10 cm.
22:01Donc s'il y a du vent de côté ou autre, c'est des vélos qui sont très difficiles à
22:04contrôler.
22:06Ce qu'il faut bien préciser aussi, c'est que bien sûr, chacun utilise le matériel qu'il a l
22:11'habitude d'utiliser tout au long de l'année.
22:12Et c'est la raison pour laquelle, les coureurs n'appartenant pas tous à la même équipe de marques, on
22:16a autant de marques différentes de vélos.
22:18Moi, je me souviens, il y a longtemps, cette fameuse querelle qu'il y avait eue entre Jeannie Longo et
22:22la Fédération Française de Cyclistes,
22:24qui voulait, elle, utiliser sa marque de pédales, qui était, on savait qu'à l'époque, il y avait deux
22:28marques de pédales très concurrentes,
22:30Time et Look, pour ne pas les citer.
22:32Eh bien, il y avait eu une énorme polémique.
22:34Vous voyez qu'aujourd'hui, bon, 30, 40 ans plus tard, on a quand même largement réglé ce problème.
22:40Chacun fait, non pas comme il veut, mais en fonction de qui le paye.
22:43On va demander à Charles-Antoine, très rapidement, qu'est-ce qui est le plus impressionnant lorsqu'on découvre ce
22:47genre d'engin, Charles-Antoine ?
22:50Ah ben, c'est l'aérodynamisme.
22:52Pierre l'a expliqué, c'est vraiment des vélos qui sont taillés pour aller extrêmement vite.
22:56La position, elle n'est pas forcément très confortable.
22:58Vous voyez, on vient se mettre ici les avant-bras sur ces petits reposoirs.
23:03On voit qu'il y a très, très peu d'épaisseur confortable.
23:06Et puis, on vient poser les mains, on passe les vitesses ici, juste au cadre.
23:09On est vraiment sur une petite Formule 1 des routes.
23:12Et ce qui est intéressant, c'est que, ce qui est intéressant, c'est que c'est les pneumatiques aujourd
23:17'hui.
23:17Vous voyez, Bruno Armiraille, il sera sur des pneumatiques de 30.
23:21Pourquoi ? Parce que hier, eh bien, il a décidé de partir avec ça en fonction du parcours.
23:25Il y a eu beaucoup de chutes, on se rappelle, sur les courses en ligne.
23:28Il fallait un peu faire les pneus, c'est traîner les pneus par terre
23:31pour que les pneus soient prêts et adhèrent bien à la route.
23:35Parce que si on part avec des pneus neufs, eh bien, on peut partir plus facilement à la faute.
23:38Merci infiniment, Charles-Antoine.
23:39Les coulisses de ce championnat d'Europe avec vous.
23:41Le relais mixte au programme.
23:42Les Bleus sont champions d'Europe en titre.
23:44A tout de suite.
23:52La suite des Grands Live après le tennis de table en Chine.
23:56Nous voici en Slovénie pour la suite des championnats d'Europe de cyclisme.
23:58C'est le relais mixte qui est au programme aujourd'hui.
24:0044 km pour ce chrono avec 3 garçons, 3 filles pour aller chercher un nouveau titre de champion d'Europe
24:06pour l'équipe de France face à l'Italie.
24:08Notamment Pierre, Charlotte, Patrick sont en place.
24:12Et nos invités du jour qui vont partager cet événement avec nous.
24:16C'est l'occasion de parler de paracyclisme avec Florian Joigny et Anaïs Vincent,
24:21récent champion du monde aux Etats-Unis.
24:23C'était il y a quelques jours.
24:24Florian, est-ce qu'on peut commencer par Anaïs qui a décroché son premier titre au mondial ?
24:29Vous, c'était votre dixième.
24:33Oui, effectivement.
24:35Moi, c'était le dixième.
24:36Mais Anaïs, c'était magnifique là-bas parce qu'elle a vécu sa première marseillaise,
24:42le premier maillot arc-en-ciel.
24:43Donc, c'est toujours un peu spécial.
24:47Oui, tout à fait.
24:48J'avais à cœur de bien faire.
24:49Mais il faut toujours réussir.
24:51C'est la course d'un jour.
24:52On se prépare toute l'année.
24:53Il peut se passer plein de choses.
24:55Et finalement, de passer en tête cette ligne d'arrivée,
24:58c'était une satisfaction du travail fait,
25:00à la fois personnel, mais aussi de toutes les personnes qui nous accompagnent.
25:03Vous parlez de personnes qui vous accompagnent.
25:05Justement, Anaïs et Florian, c'est l'occasion d'en dire un petit peu plus
25:08sur la place du paracyclisme aujourd'hui et de votre quotidien,
25:13la difficulté ou pas de pouvoir exercer ce métier, cette passion
25:18et de pouvoir le faire de manière confortable.
25:22Si c'est le mot qu'on peut utiliser maintenant, est-ce que c'est plus facile ?
25:27Ou est-ce que vous en êtes par rapport à ça ?
25:31C'est vrai que c'est presque un combat permanent dans le sens où ce n'est pas évident.
25:36On est un sport qui n'est pas très médiatisé, un sport qui coûte cher
25:41parce qu'on a du matériel comme dans le vélo de route classique qui coûte très cher.
25:44Mais aujourd'hui, on n'est pas professionnels comme peuvent l'être les cyclistes finalement valides
25:50qui sont notamment là au championnat d'Europe.
25:53Et donc, notre économie, entre guillemets, elle dépend des partenaires
25:58qui vont nous accompagner sur nos saisons pour financer que ce soit le matériel,
26:03les déplacements, les stages, toute la recherche qu'on peut faire aussi
26:08pour gagner en performance, notamment passer en soufflerie par exemple.
26:12Donc, c'est toutes des choses mises bout à bout qui font un budget.
26:17Et c'est vrai que ce n'est pas évident aujourd'hui de boucler ces budgets.
26:26Anaïs, vous, vous y êtes venue un peu plus tard.
26:30Est-ce que vous sentez quand même que c'est un petit peu plus facile, entre guillemets ?
26:38Non, pas tellement.
26:40En fait, je suis venue un peu plus tard et j'ai eu la chance aussi d'être accompagnée
26:43par Florian qui m'a fait bénéficier de son expérience,
26:45autant sur l'entraînement, la récupération, mais aussi sur le matériel.
26:49Voilà, comme il a dit, ça coûte cher.
26:51Et puis, on est en quête d'innovation comme chez les Valides.
26:54Et c'est du travail vraiment personnel, individuel à faire un peu toute l'année.
26:59Il faut être accompagné des bonnes personnes.
27:03Et voilà, ce n'est pas facile de se faire un bon carnet d'adresses
27:06avec des personnes qui sont vraiment compétentes.
27:10Donc, il faut faire sa place, il faut faire ses preuves
27:12et toujours être en quête d'innovation pour aller vers la performance.
27:17Parce que nous, notre but, finalement, c'est simplement de rouler toujours plus vite.
27:21Et en fait, aujourd'hui, dans les grosses équipes, les écuries professionnelles,
27:24il va y avoir des gens qui s'occupent de la recherche, de la performance, etc.
27:29Et en fait, nous, on doit un petit peu tout gérer,
27:32mais arriver à être accompagné sur chaque domaine,
27:35d'aller chercher les bonnes personnes pour être performant et aller faire des médailles.
27:39Oui, en d'autres termes, ce n'est pas un sport d'équipe.
27:41Peut-être au même titre que chez les coureurs professionnels sur route,
27:46vous, on est plus dans l'image d'un sport individuel.
27:52Oui, exactement.
27:53Et puis, c'est moins structuré.
27:56Donc, oui, c'est tout à fait ça.
27:57Au départ d'une course, ça ne va pas vraiment être une course d'équipe.
28:00Ça sera une course individuelle où on est moins nombreux que sur un peloton d'une course.
28:06Mais par contre, c'est chacun pour soi.
28:07On a entendu récemment Mickaël Jérémias, qui est un champion de para-tennis,
28:12avoir des mots quand même virulents à l'égard des pouvoirs publics,
28:18on va dire, en règle générale, après l'euphorie des Jeux de 2024,
28:22où il y avait eu un réel engouement pour les sports paralympiques.
28:27Est-ce que vous partagez les propos qui ont été tenus ?
28:29Est-ce que justement la situation est réellement difficile pour vous aussi ?
28:32Ou est-ce qu'il y a des différences d'un sport à l'autre ?
28:37Globalement, en tout cas, moi, je partage tout à fait ce qu'a dit Mickaël.
28:41Et c'est vrai qu'on a tous les deux participé à Paris.
28:45Personnellement, j'ai fait des médailles, ça a très bien marché.
28:49Champion paralympique.
28:50Et pour autant, c'est plus difficile aujourd'hui d'aller chercher de l'accompagnement
28:55pour performer qu'avant les Jeux de 2024.
28:58Et ça, on aurait espéré que ce soit l'inverse.
29:02Anaïs, c'est le cas pour vous aussi ?
29:05Oui, d'autant plus que moi, j'ai fait deux cinquièmes places aux Jeux
29:09qui sont l'événement tous les quatre ans où on a de la médiatisation.
29:13On est vus, on peut peut-être à ce moment-là se développer.
29:18Et donc malheureusement, quand les résultats ne sont pas là, c'est encore plus dur.
29:21Cette année, j'ai décroché des titres, mais ça ne suffit pas en fait.
29:25D'autant plus qu'on a une très grosse équipe en paracyclisme.
29:28Le niveau est très relevé, les sélections sont très dures.
29:33Et il faut faire sa place dans ce milieu-là et toujours se démarquer.
29:39Ce sont des choses pas évidentes en plus de l'entraînement à gérer.
29:43Anaïs et Florian, vous êtes avec nous toute la journée pour vivre ces championnats d'Europe de cyclisme
29:48avec le relais mixte.
29:49On poursuit cette discussion avec Pierre qui a une question pour vous.
29:52Oui, j'ai une question parce que j'ai côtoyé d'autres para-athlètes, notamment en cyclisme, en tandem.
29:59Et j'ai été très surpris du prix du matériel, deux à trois fois supérieur à un vélo des coureurs
30:06professionnels.
30:07Donc moi, je voulais savoir un peu l'équipement, les budgets.
30:09Et une deuxième question, un peu dans la même question, mais le budget global d'une saison pour vous,
30:16de quoi vous avez besoin exactement ?
30:20Oui, c'est vrai que dès qu'on touche un petit peu au handicap, les prix du matériel, c'est
30:26assez exorbitant.
30:28Et en fait, c'est parce que c'est très spécifique, c'est des petites séries.
30:33Quand on va faire des capes de vélo classiques, vu le nombre qu'ils en font, ils marchent peut-être
30:39moins.
30:40Aujourd'hui, pour nous, c'est vrai qu'un vélo de compétition, on est peut-être aux alentours des 25
30:46000 euros dans ces eaux-là.
30:49Et à cela, il faut rajouter nos adaptations.
30:52En fait, on a des morphologies différentes, comme chez les Valides, on fait des études posturales.
30:57On essaie d'améliorer pour être le mieux dans le vélo, le plus performant.
31:01Et donc, tous ces petits tests en soufflerie, par exemple, de positionnement, on va chez des professionnels, des ergothérapeutes.
31:09Et ça, c'est à nous vraiment de faire ce travail-là.
31:12Et ça a un coût.
31:14Oui, voilà.
31:15Chacun, en fonction du handicap, a des petites adaptations supplémentaires, comme le dianaïs.
31:20Donc, voilà.
31:22Et le budget d'une saison, on va dire, on est à peu près autour de 100 000 euros la
31:27saison, en comprenant le matériel, les stages, les différentes compétitions.
31:31Donc, c'est quelque chose de conséquent quand on n'est pas dans une équipe qui nous prend en charge
31:36toute l'année.
31:37C'est l'occasion de passer un message.
31:39Peut-être que parmi nos téléspectateurs, il y a des partenaires potentiels.
31:42Donc, si vous voulez gagner des médailles, être mis en avant formidablement par Anaïs et Florian,
31:47eh bien, ils vous contactent où ? C'est facile. Vous avez un site, je crois, Anaïs.
31:51Donc, c'est très facile de vous joindre pour vous accompagner.
31:55Oui, aujourd'hui, avec Internet, c'est facile de nous trouver.
31:59Ce serait une excellente idée, en tout cas, de vous accompagner.
32:03On est très heureux de vous avoir avec nous aujourd'hui pour vivre ces championnats d'Europe mixtes.
32:07Vous le voyez, on a aperçu, c'était Gernalek qu'on a aperçu, Thibaut Gernalek,
32:12qui était en train de commencer son échauffement.
32:15Thibaut Gernalek, qui sera le troisième Français à s'élancer après Bruno Armiraille et Rémi Cavagna.
32:20Eh bien, la reconnaissance du parcours.
32:22On remercie l'équipe de France et Charles-Antoine Noirat de nous offrir ce document.
32:25On aime toujours vous emmener dans les coulisses des événements.
32:28Eh bien, cette fois-ci, vous êtes avec l'équipe de France lors de la reconnaissance de ce chrono.
32:3244 kilomètres pour le Rollet Mixte.
32:38Le Rollet Mixte, on est quand même vice-champion du monde, double championne d'Europe, je crois.
32:43Donc, voilà, c'est quand même une discipline qu'on aime beaucoup et qu'on est assez performant.
32:50Donc, voilà, on a encore une très belle équipe.
32:52On donnera le maximum pour faire le meilleur résultat possible.
33:03C'est vraiment un parcours hyper exigeant et totalement extraordinaire par rapport à ce qu'on a l'habitude de
33:12rencontrer.
33:14Sur cette montée-là, 2 kilomètres à 10,5% de moyenne, des passages à 14% sur le final.
33:20C'est un bon morceau sur ce circuit et c'est rare.
33:26C'est rare quand au chrono, on ait des parcours aussi difficiles.
33:45Il y aura un tempo à maîtriser dans l'idéal en fonction des watts à mettre pour chacune
33:53et puis de définir un peu celle qui va faire le train.
34:00C'est un billard, comme on dit.
34:02Bien lisse, toute neuve et puis, c'est l'enchaînement des petits toboggans jusqu'à la dernière rampe
34:09qui va nous mener à la descente ultra rapide.
34:15Mais Eva, elle n'aime pas trop la descente.
34:19Après, il faut calculer le...
34:21Je vais essayer d'aller à peu de ma vie dessus.
34:23Non, mais admettons que tu descends comme ça de tout à l'heure.
34:25Oui.
34:25Elle était 3 secondes derrière.
34:28Oui, c'est OK.
34:29Il faut calculer le temps que tu perds 2 secondes.
34:31C'est ça.
34:32Mais les 7 kilomètres, elles pourraient rouler.
34:34C'est ce que je veux dire, mais Eva, oui.
34:34Paul, ce sera à toi de dire à l'oreillette.
34:38Après, si je suis trop loin, ça ne sert à rien.
34:40Par contre, si tu vois qu'il y a 4 secondes...
34:43Non, je pense que c'est pire.
34:46Expert et plonger avant même de voir le virage.
34:48Tu donnes un peu des indications aux garçons ?
34:50Oui, parce que là, c'est là.
34:535, 6, 7, 8, 9e fois que je le fais.
34:58C'est facile de rester à 3 dans une descente comme ça ?
35:01C'est plus facile tout seul.
35:03Non, mais c'est vrai qu'à 3...
35:05Après, on descend toujours moins vite à 3.
35:07Il faut penser à ses collègues de derrière aussi.
35:09Jamais relancer trop fort.
35:11Faire des belles courses, c'est mieux de perdre une seconde
35:13pour être ensemble en bas.
35:15Pour tout de suite mettre en route.
35:20C'est ici que ça va dépasser la descente, c'est sûr.
35:28Donc les vélos, c'est plus un bout de bois
35:30et c'est aussi plus difficile à diriger
35:33quand ça prend beaucoup de vitesse comme ça.
35:35Donc c'est là où les vrais spécialistes du chrono
35:37qui roulent régulièrement avec
35:40font la différence.
36:09La reconnaissance de ce chrono de 44 kilomètres
36:12qui va permettre, on l'espère, à l'équipe de France
36:13de conserver son titre de championne d'Europe.
36:16C'était l'année dernière face à l'Italie.
36:18Ça s'était joué à 7 secondes.
36:19On voit les images en direct de Charles-Antoine Nora.
36:22On va voir la préparation des garçons
36:24parce que ce sont eux qui vont lancer ce chrono.
36:26Vous nous expliquerez les spécificités
36:28de ce relais mixte dans un instant, Patrick.
36:30Mais Charlotte et Pierre, on va découvrir
36:31le profil précis de ces 44 kilomètres.
36:35Qu'est-ce qui va donner la spécificité
36:37de ce chrono ?
36:38Charlotte et Pierre ensuite.
36:40Oui, du coup...
36:42On voit une grosse bosse.
36:44Exactement.
36:44Donc c'est la difficulté qu'ils avaient
36:46sur la route, sur le circuit.
36:51Donc ça, chaque équipe aura un tour à faire chacun.
36:55Donc 2 fois 22 kilomètres.
36:58Et du coup, la spécificité,
36:59oui, c'est cette bosse de 2 kilomètres à 10%.
37:02En haut, un passage sinueux.
37:05Et ensuite, la descente.
37:07Ah, et quand on dit descente sur un chrono
37:10de cette manière-là,
37:11ça veut dire que c'est la descente
37:12qui peut être décisive, Pierre ?
37:13Oui, la descente, mais la montée.
37:15Parce qu'on voit que la bosse intervient très vite.
37:18Après 5,5-6 kilomètres,
37:20on va être au pied de cette ascension.
37:21Alors au début, c'est un faux plat montant.
37:23Mais après, il y a ce passage de 2 kilomètres
37:25à plus de 10%.
37:25La partie sinueuse, la descente très rapide.
37:28Et on a entendu dans le reportage
37:29Maïva Skiban, visiblement,
37:31elle a un petit peu de mal.
37:32L'une des trois françaises dans cette descente.
37:35Donc derrière, il y a 7-8 kilomètres de plat.
37:38C'est important de rester tous les trois.
37:40Enfin, il va y avoir une gymnastique
37:42de rester groupés
37:44et ensemble dans cette ascension
37:47parce que c'est trop loin.
37:48On rappelle, il faut être deux à l'arrivée.
37:50Le temps est pris sur la deuxième.
37:53C'est aussi la raison pour laquelle
37:54on a remplacé Marion Borras par Maïva Skiban.
37:57C'est cette ascension de 2 kilomètres à 10%.
38:00Il faut 3 filles ou 3 garçons
38:03qui grimpent très bien
38:04et qui aient un niveau très homogène.
38:06Alors, on voit la composition de l'équipe.
38:07Justement, Patrick, pour schématiser,
38:09pour bien comprendre ce relais mixte,
38:11comment ça se passe précisément ?
38:12Oui, je crois que Charlotte et Pierre
38:17l'ont déjà un petit peu dit.
38:18Mais c'est vrai qu'on part,
38:19d'abord avec les garçons.
38:20On fait le tour de circuit.
38:22Ils sont 3.
38:22Il faut savoir que les relais
38:23en contrôle de la montre par équipe,
38:25c'est souvent plus que 3.
38:26C'est plutôt 7, 8 que 3 éléments.
38:30Et après, une fois qu'ils ont bouclé le tour,
38:32ce sont les filles qui font le deuxième tour.
38:35Pareil, à 3.
38:36Bruno Armiraille est sûrement
38:37le plus expérimenté de tous.
38:40Je crois qu'il a fait 6 fois
38:41le championnat du monde
38:42et 3 fois déjà le championnat d'Europe.
38:45Et Maïva Skiban est la moins expérimentée
38:47dans cet exercice.
38:49Donc, on va voir.
38:50Ça va être intéressant.
38:51Les filles sont libérées
38:52quand le deuxième garçon franchit la ligne.
38:55C'est pour ça.
38:55Il faut absolument arriver à 2
38:56et le temps est pris
38:58sur la deuxième fille au dernier passage.
39:00Charles-Antoine,
39:01quelques précisions
39:02avant le départ de ce relais mixte.
39:07Oui, ce qui est intéressant,
39:08c'est dans le reportage,
39:09on voit les échanges
39:10entre l'équipe des garçons
39:12et l'équipe des filles,
39:13si on peut le dire comme ça.
39:14Bruno Armiraille qui a donné ses conseils,
39:16vous l'avez dit,
39:16il est très expérimenté.
39:18Il est arrivé un peu tardivement
39:19ici en Slovénie.
39:20Seulement dimanche matin.
39:21Donc, il n'avait pas eu le temps
39:22de reconnaître ce parcours
39:24qui est quand même très particulier
39:25comme l'expliquait
39:26le sélectionneur des femmes,
39:27Paul Brousse.
39:28Et donc, hier,
39:29il a pris le temps
39:29sur ses 2-3 tours de circuit
39:31de bien repérer les endroits dangereux.
39:33Et c'est quand même une route
39:34qui est extrêmement sinueuse
39:35et en vélo de chrono.
39:37Comme le dit si bien Paul Brousse,
39:38on va dépasser largement
39:39les 100 km heure.
39:41Et à cette vitesse-là,
39:42je peux vous dire
39:42qu'il faut savoir débrancher le cerveau
39:44comme on dit
39:45et ce n'est pas évident
39:45pour tout le monde.
39:46Donc, Bruno,
39:47il discutait avec Juliette Berthet,
39:49avec Paul
39:50pour essayer de comprendre
39:51comment on peut être optimisé
39:53ce chrono.
39:54Est-ce qu'il faudra peut-être
39:55gérer, temporiser
39:57pour finir à 3
39:57ou bien lâcher les chevaux
39:59et finir à 2
39:59sur ces 5-6 km
40:00de plats
40:01qui suivent par la suite ?
40:03Bien entendu,
40:03plus de 100 km heure
40:05sur ce chrono
40:06par équipe,
40:06le relais mixte.
40:07On profite de la présence
40:08d'Anaïs Vincent,
40:09Florian Joigny,
40:10champion du monde,
40:11paralympique.
40:12Votre regard sur ce chrono
40:13et sur cette équipe de France ?
40:18Clairement,
40:19je pense qu'avec l'Italie,
40:21ils seront favoris.
40:22Ça risque d'être
40:23un peu le duel.
40:24Et après,
40:25le chrono en lui-même,
40:26il a l'air vraiment difficile.
40:28En plus,
40:28en haut de la bosse,
40:29ça ne redescend pas
40:29tout de suite.
40:30Il y a encore
40:31un petit peu des vallons
40:32où il faut mettre des watts.
40:35Donc,
40:36effectivement,
40:36je pense que le maître homo,
40:38ça va être de rester homogène
40:39et d'arriver à rester groupé
40:41pour bien finir
40:43sur la dernière portion plate.
40:45Oui,
40:45je pense qu'il faut rester
40:46bien concentré aussi
40:47au niveau de la descente technique
40:48comme on a vu.
40:49Ça va aller très vite.
40:52Donc,
40:53voilà,
40:53il faudra qu'il soit
40:54bien concentré.
40:55Mais je pense que les Français,
40:57le trio masculin
40:58est très fort
40:58sur un type
41:00d'effort comme ça,
41:00chronométré.
41:01Donc,
41:01ça devrait être
41:02de grandes chances
41:03de médailles.
41:04Vous êtes championne
41:05du monde
41:05de relais mixte,
41:06on le précise,
41:07Anaïs,
41:08tout récemment.
41:11Oui,
41:11tout à fait.
41:12Après,
41:12nous,
41:12nos épreuves
41:13en relais mixte
41:14sont un peu différentes.
41:15On part un par un,
41:16on est trois relayeurs
41:17et on fait souvent
41:18des boucles assez courtes,
41:20des efforts presque maximaux
41:22qu'on répète
41:22trois fois chacun.
41:24Donc,
41:24c'est un petit peu différent.
41:25On n'est pas sur
41:26le même type d'effort,
41:27mais c'est un effort collectif
41:29où le temps de chacun compte.
41:31Sur le palmarès,
41:32ça fait une ligne,
41:33médaillé d'or
41:34en relais mixte
41:35avec l'équipe de France.
41:36Merci infiniment,
41:36Anaïs et Florian,
41:37d'avoir été avec nous.
41:38C'était un plaisir
41:39de vous avoir
41:40et vous êtes les bienvenus.
41:41Évidemment,
41:42vous serez avec nous
41:42dans l'après-course.
41:44Il faut qu'ils arrivent
41:44pas trop tard quand même,
41:45les équipes,
41:47avant l'équipe de choc.
41:48A tout à l'heure
41:49pour l'après-course.
41:51A tout à l'heure,
41:51merci.
41:52Merci à vous.
41:53Patrick,
41:53vous vouliez préciser quelque chose
41:54ou bien on profite
41:55de l'atelier de Pierre Roland ?
41:57Non,
41:58mais juste dire
41:58qu'il y a une notion de danger
41:59dont il faut tenir compte.
42:00Quand on tombe,
42:01malheureusement,
42:02dans un chrono par équipe,
42:04souvent,
42:05on ne tombe pas seul,
42:05à moins d'être le dernier
42:06dans la file
42:07et de tomber en dernière position.
42:09Cette notion de danger,
42:09elle est présente
42:10vraiment à l'esprit
42:11de tous les cours.
42:11Alors,
42:11qui dit danger,
42:12dit casque.
42:13Même si...
42:13Voilà,
42:14c'était uniquement
42:15pour la transition.
42:18sur votre table.
42:19Pierre,
42:20ce sont vos casques
42:21et vous allez nous expliquer
42:22la différence entre les trois.
42:23Là,
42:23on a un casque de route,
42:25tout ce qu'il y a
42:25de plus traditionnel,
42:27mais ça outre.
42:27Donc,
42:27c'est un casque aéro
42:28dédié aux courses sur route
42:30et ce qui nous intéresse
42:32aujourd'hui,
42:32c'est d'abord
42:33le casque de Patrick,
42:35s'il veut bien me le rendre
42:36parce que je pense
42:37qu'il va repartir avec.
42:39Ça,
42:39c'est un casque de chrono,
42:40on va dire un peu
42:41première génération.
42:43Il y a des coureurs
42:44qui l'utilisent
42:45pour les courses sur route.
42:47Notamment,
42:47Benili est un adepte
42:48de ce type d'équipement
42:50même sur les courses sur route.
42:52Donc,
42:53c'est un casque
42:53qui est dédié à la base
42:54au compte la montre.
42:55Et ça,
42:55c'est la visière devant.
42:56La visière
42:57qu'on vient enlever
42:58et réajuster.
43:00Et là,
43:00on a la dernière version
43:02des casques
43:02qui nous...
43:04Ça nous fait souvent réagir,
43:06ça nous fait rigoler,
43:08mais on est sûr...
43:10On se demande
43:10s'il n'y a pas
43:11la télévision à l'intérieur.
43:12C'est vrai.
43:13À l'image,
43:14on se dit
43:14mais pourquoi s'imposer ça ?
43:16Mais pourquoi,
43:16en fait,
43:17c'est que
43:19déjà,
43:19il y a plusieurs raisons,
43:20c'est que ça va très vite.
43:21Il y a une deuxième raison,
43:22c'est que cette grande visière,
43:23ça permet de voir
43:25un petit peu plus loin
43:26que ce que les autres casques
43:28permettaient.
43:28Ce que les autres casques
43:29permettaient,
43:29parce qu'en fait,
43:30on a les coureurs
43:30qui viennent rentrer la tête,
43:32mettre les mains devant
43:34et en fait,
43:34on a un champ de vision
43:35qui est très réduit
43:36et avec ce type d'équipement,
43:38on ne voyait quasiment pas la route.
43:39Donc,
43:40c'est la raison pour laquelle
43:41on a retravaillé
43:42une visière
43:42beaucoup plus haute.
43:43mais surtout,
43:45ce casque,
43:46je l'ai testé
43:46pour les comparer
43:48à 40 km heure
43:49sur une heure d'effort,
43:51c'est une seconde
43:52au kilomètre
43:52entre ces deux casques.
43:53C'est une seconde
43:55au kilomètre
43:56à 40 km heure
43:57à 320 watts de moyenne.
44:00Je donne mes puissances à moi
44:01pour donner une idée
44:02de comparaison.
44:03Bruno Armiraille
44:03au Champagne du Monde
44:04quand il s'est mis devant
44:05qu'il a pris son relais
44:05d'une heure et demie,
44:06il a roulé à 430 watts de moyenne.
44:08Bon,
44:09j'ai arrêté il y a quelque temps
44:10où vous me pardonnez
44:10des chiffres,
44:11mais une seconde au kilomètre.
44:13C'est énorme.
44:13C'est énorme.
44:14En fait,
44:14la tête sur un contre-la-monde,
44:16c'est le premier contact
44:17avec l'air
44:17et donc c'est pour ça
44:18qu'on est venu travailler
44:19ce type d'équipement
44:21qui est certes,
44:22bon,
44:23c'est discutable au niveau du style
44:24mais très,
44:24très efficace.
44:26Patrick ?
44:26On se fait à tout.
44:27C'était discutable.
44:28La première fois
44:29qu'on a vu ces casques,
44:29on s'est dit
44:30ça ne ressemble à rien.
44:30Puis en fait,
44:31on finit par s'y habituer
44:32et je pense qu'aujourd'hui,
44:33beaucoup de gens trouvent,
44:34y compris ces casques
44:35très particuliers,
44:37parfaitement futuristes
44:38et pas inesthétiques.
44:40On s'en moque du style
44:41du moment que ça va vite.
44:42C'est le casque
44:43de Bruno Armiraille.
44:44Quand on regarde
44:46ceux qui font du saut à ski,
44:48vous savez,
44:48ils ne sont pas très beaux
44:50mais ils vont très vite
44:51et très haut et très loin.
44:52C'est en grande partie
44:53grâce à leur équipement.
44:54Ce n'est pas ce qu'on leur demande
44:55d'être beaux.
44:56A d'autres,
44:57on peut leur demander
44:57d'être beaux.
44:59Pourquoi vous m'en gardez ?
45:00Enfin !
45:01Mets ton casque
45:02pour aller en cabine, Patrick.
45:04C'est Ami Cavagna
45:04qu'on aperçoit.
45:05C'est le deuxième
45:06relaieur français
45:07pour ce relais mixte
45:07des championnats d'Europe.
45:09Trois garçons,
45:09trois filles
45:10pour aller chercher
45:10la médaille d'or,
45:11on l'espère.
45:12Alors avec vos casques,
45:13vous pouvez aller
45:14à la vitesse de la lumière,
45:15vous mettre en place
45:15et on est ensemble
45:16pour le premier départ
45:17de ce relais mixte.
45:19ce sera la Slovénie,
45:21pays organisateur
45:22de ce championnat d'Europe.
45:23A tout de suite.

Recommandations