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  • il y a 3 jours
Blocage des lycées dans l'académie de Besançon : une fédération des parents d'élèves espère la fin du mouvement ce mardi

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Transcription
00:00Ici Bellefort-Montbédiard, dès votre réveil, ici matin.
00:04Les lycéens toujours engagés dans leur mobilisation, ils sont rejoints pour leur acte 3 aujourd'hui par les étudiants,
00:10des syndicats de professeurs et des parents d'élèves, la présidente de la PEP, la Fédération des parents d'élèves
00:14de l'enseignement public,
00:15dans l'académie et l'invité de la rédaction, Lisa.
00:18Bonjour Karine Maille, bonjour, merci de votre invitation, avec plaisir.
00:21Une semaine de manifestation, il faut continuer le mouvement ou au contraire retourner en cours.
00:27Alors, il faut que cette journée d'aujourd'hui, nous à la PEP, on pense qu'il faut que ça
00:32clore le temps des revendications
00:36pour commencer le travail, ou reprendre le travail pour arriver au bout des revendications.
00:50Pourquoi ? Parce que ça fait trop longtemps ? Parce que peut-être que vous avez peur pour vos enfants
00:55aussi ?
00:57Les deux, mais surtout que ces revendications, elles sont déjà bien connues de l'éducation nationale,
01:04ils les connaissent, on les porte nous-mêmes, on ne les découvre pas,
01:09alors certaines peut-être un petit peu, parce qu'elles sont spécifiques dans que certains établissements,
01:14mais les grandes...
01:14Vous parlez de quelles revendications là ?
01:16Lorsqu'on parle des problèmes dans les toilettes, de manque de toilettes, des ouvertures de fenêtres,
01:24des locaux, des choses comme ça.
01:27Par contre, il y a des revendications qui sont nationales, et le manque d'enseignants,
01:33et puis le nombre d'élèves par classe qui doit absolument diminuer,
01:37et on le dit depuis longtemps, les enseignants également le disent depuis très longtemps,
01:43c'est la seule façon de commencer à calmer aussi la grogne,
01:48et que les élèves soient vraiment entendus, et nous aussi pour le coup,
01:55parce que ces revendications, on les donne déjà dans les instances de participation.
02:00Justement, ça ne marche pas dans ces instances, en fait, par la négociation.
02:04On a l'impression que là, ça avance un peu plus, maintenant que les jeunes sont dans la rue.
02:08Oui, alors le mouvement a fait peur, certainement,
02:12de par son ampleur qui, d'un jour à l'autre, a grandi grâce aux réseaux sociaux.
02:20Et puis une semaine de mobilisation, on n'a pas vu ça depuis des lycéens,
02:24on n'a pas vu ça depuis des dizaines d'années dans France.
02:26Oui, depuis très très longtemps.
02:27Il est grand temps de les entendre, et de nous entendre également, et d'entendre les enseignants.
02:32Vous trouvez que ce n'est pas entendu ?
02:34Aujourd'hui, il y a la plateforme collaborative des doléances des lycéens,
02:38une sorte de cahier de doléances en ligne, qui ouvre aujourd'hui.
02:41C'est déjà un premier pas du ministère de l'Éducation nationale.
02:44Oui, mais tout un tas de revendications, les grandes revendications, on les connaît déjà.
02:50Cette plateforme va permettre d'affiner et de rien oublier dans les petites revendications.
02:57Mais les grandes revendications, le manque d'enseignants, le nombre d'élèves par classe.
03:01Le ministre de l'Éducation nationale a dit qu'il allait essayer de faire des efforts d'ici les vacances
03:05de la Toussaint, au retour des vacances de la Toussaint.
03:08On l'espère et on l'attend, et on ne veut vraiment pas que des paroles.
03:11Vous n'y croyez pas ?
03:13Ce n'est pas qu'on n'y croit pas, on l'espère fortement, et on veut œuvrer pour vraiment
03:20arriver à cela.
03:21Et porter la voix des parents aussi, en disant que les parents soutiennent les revendications des lycéens,
03:31soutiennent les revendications des enseignants sur tous ces sujets-là,
03:35parce que c'est nos enfants au bout du bout qui récoltent les mauvais fruits de la surcharge des classes,
03:45bien évidemment.
03:45Vous serez avec les lycéens, justement, aujourd'hui dans la rue ?
03:48Alors, au niveau de la PEP, la Fédération n'appelle pas à manifester.
03:54Pourquoi ? Parce que la Fédération, ce n'est pas dans ses prérogatives de lancer des mots d'ordre.
04:03Partout sur le territoire, les associations PEP sont indépendantes et on n'a pas de mots d'ordre de la
04:08Fédération.
04:09Il y a des parents d'élèves qui vont faire le sort de service d'ordre aujourd'hui dans certaines
04:14manifestations,
04:14habillées en blanc, comme pour des syndicats.
04:18Ça veut dire quelque chose quand même, des parents qui descendent et font le service d'ordre pour leurs enfants.
04:22Ah ben, ils ont raison. Et j'aurai un enfant qui serait dans les manifestations, qui serait lycéen.
04:29Parce qu'il y a aussi ces tensions avec les forces de leur train.
04:31Oui, oui, bien sûr. Et le message qu'on peut passer, c'est accompagner vos enfants pour leur sécurité,
04:39au vu de tout ce qu'on a vu cette semaine.
04:42Hier, un jeune a eu une main arrachée par une grenade à l'Anse.
04:45C'est déplorable, toutes ces violences, d'où qu'elles viennent, c'est vraiment très inquiétant.
04:52Merci beaucoup, Karine Maille, présidente de la PEP, de la Fédération des parents d'élèves,
04:57dans l'Académie de Besançon, d'avoir été avec nous ce matin.
05:00On entend bien que vous soutenez les revendications des lycéens sans descendre avec eux dans la rue aujourd'hui.
05:05Mais plutôt espérer que c'est la fin de ce mouvement, avec cette journée aujourd'hui,
05:09un petit peu de rassemblement de syndicats et d'élèves.
05:12Merci beaucoup à vous, bonne journée.
05:14Merci.

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