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  • il y a 4 minutes
L'équipe de france accueille la Belgique, pour la 4e journée de la Ligue des nations, lundi à 20h45.Walid Acherchour et Kévin Diaz se sont demandés quelles sont les inspirations de Zidane à la tête des Bleus. 

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Transcription
00:00Je vais quand même les noter les choses qui ressemblent au PSG, même si ce n'est pas que le
00:04PSG, je vais en parler.
00:05Il y a le pressing, il y a une possession quand même, et puis il y a aussi un jeu
00:11avec des profils de joueurs assez techniques,
00:14même si on a dit pendant longtemps, pour moi à tort qu'en France on n'aurait pas de profil
00:18technique, on en a mais il faut aller les chercher.
00:21Et puis il y avait même, ça a été jusqu'au coup de pied arrêté, avec les corners qui ont
00:26été joués à 2, à 3, à 4, très souvent.
00:28Alors c'était aussi peut-être parce que l'Italie était très solide et puis était en plus en défense
00:33de zone,
00:33donc il y avait quand même peu de place par rapport aux gabarits techniques de l'équipe de France.
00:39Mais c'est aussi ce qui se passe avec le PSG, qu'il y a des gabarits assez petits, notamment
00:43les 3 Portugais au milieu,
00:44et donc qui souvent jouent les corners à 2 ou à 3 aussi pour ça je crois.
00:48Et pourquoi je pense que oui Zidane s'inspire un petit peu de ce qui se fait au PSG avec
00:54Luc Henrique, mais pas que,
00:56parce que tout simplement c'est ce qui marche aujourd'hui.
00:58C'est ce qui marche au très haut niveau, c'est-à-dire qu'il faut arrêter, je pense qu
01:03'il faut déprogrammer nos cerveaux sur les postes.
01:06Est-ce qu'un tel est numéro 9 ? Est-ce qu'un tel est élié gauche ? Est-ce
01:08qu'un tel est sentinelle ?
01:10Est-ce qu'un tel est latéral droit ? Ou est-ce qu'il va faire un dépassement de fonction
01:13à la Zaire Emery ?
01:15Ou à la même qu'à Loulou ? Ou à certains autres joueurs dans d'autres clubs, dans d'autres
01:19sélections,
01:19qui jouent à différents postes dans le même match ?
01:21Est-ce qu'on est une équipe de possession, de transition ? Non, aujourd'hui il faut savoir tout faire.
01:26Et il faut surtout être protagoniste, ce fameux mot qui me plaît beaucoup,
01:30qui vient de l'espagnol, dans le jargon footballistique,
01:33où en fait qu'est-ce qu'est une équipe protagoniste ?
01:35C'est une équipe de France qui va vouloir imposer quelque chose à l'adversaire,
01:39qui ne va pas être en réaction, qui va être en action.
01:42Des fois ça va marcher, des fois ça va moins marcher.
01:44Ça c'est le sport de haut niveau, que ce soit le football ou un autre.
01:47Mais oui, je crois que Zinedine Zidane regarde ce qui se fait au très haut niveau.
01:51Et aujourd'hui, depuis 2-3 ans, le très haut niveau dans la compétition de club,
01:56c'est le Paris Saint-Germain, c'est l'Espagne.
01:58Mais il s'inspire aussi de ce que fait Fabregas à Combes.
02:01Et s'il prend le capitaine de Combes pour l'installer, en tout cas sur ce rassemblement,
02:06en tant que numéro 6, à la place d'un Aurélien Thiamoni qui l'aurait pu, j'insiste, convoquer,
02:11il l'a choisi de ne pas le convoquer, je pense que c'est.
02:13Et on en avait parlé avec Jérôme il y a quelques semaines, je pense que c'était un choix
02:17qui pour moi n'était pas anodin.
02:19Et on l'a vu, on le voit.
02:21Oui, il veut s'inspirer des plus grandes équipes, qu'elles soient de club ou de sélection.
02:25Et je rappelle qu'il n'y a pas que l'Espagne qui veut un football de possession.
02:28Le Portugal, sans Ronaldo, a fait encore une fois un très bon match
02:31et a fait un football qui ressemble au PSG.
02:34Un football où ils imposent quelque chose, où ils ont le ballon, où il y a de la technique.
02:37Alors j'ai vu un peu moins de pressing peut-être, mais quand même.
02:39Et je pense que l'Angleterre, si tu leur demandes, ils préfèrent avoir le ballon et imposer quelque chose.
02:447-0 hier contre la Croatie a envoyé quand même un message.
02:467-0, ce n'est pas pour rien, en effet.
02:48Donc voilà, je crois que Zidane, oui, veut s'inspirer non pas du PSG, tout simplement,
02:51mais des meilleurs.
02:52Et aujourd'hui, les meilleurs, c'est ceux-là que je viens de citer.
02:54La réponse de Walid.
02:55Mais d'abord, je voulais vous faire écouter justement en conférence de presse,
02:57Zinedine Zidane, qui ce matin a reconnu qu'il aimait beaucoup ce que faisait Luis Enrique
03:02et qu'il s'inscrivait un petit peu dans ce football-là.
03:06Oui, oui, beaucoup.
03:07Parce que c'est une équipe qui entreprend, c'est une équipe qui va très haut chercher son adversaire.
03:11C'est une équipe qui joue quand elle a le ballon.
03:13Elle veut jouer avec le ballon et pas courir derrière le ballon, c'est le principe.
03:16Moi, j'étais meneur de jeu, donc je n'aime pas courir derrière le ballon,
03:19je vais courir avec le ballon.
03:20Alors parfois, c'est sûr que nous, ce que l'on doit faire aujourd'hui,
03:23et c'est pour ça qu'on doit encore travailler,
03:25et ce n'est pas avoir que simplement une position terrible.
03:28Après, dans les 30 et 40 derniers mètres, il faut justement avoir cette accélération
03:32et trouver certaines failles qui nous permettent d'être plus dangereux.
03:35Et ça va venir.
03:3632-16, les supporters de l'équipe de France pour débattre avec nous
03:39autour de cette envie de Zinedine Zidane d'être protagoniste comme le Paris Saint-Germain.
03:43Est-ce qu'il a raison d'aller dans ce sens, Walid ?
03:45Oui, moi j'ai beaucoup aimé sa réponse.
03:47Et encore une fois, on parle de ce qu'on voit sur le terrain,
03:49mais surtout en conférence de presse, je trouve qu'il insiste énormément là-dessus.
03:51Là, on lui a posé la question par rapport à la hype du débat avec Jean-Louis et Daniel,
03:57je pense, pour avoir véritablement sa réponse.
04:00Mais même avant ça, il ne parlait pas du PSG,
04:02mais il expliquait tous les principes de jeu du Paris Saint-Germain,
04:05et ses principes à lui, toujours en comparant avec ce qu'il était en tant que joueur.
04:10Et peut-être que moi, je n'ai pas fait toutes les conférences de presse du Real à l'époque,
04:12mais je n'avais pas le sentiment qu'il appuyait dessus.
04:15Non, je pense qu'il le faisait moins.
04:16Oui, il le faisait beaucoup moins.
04:17Il parlait d'une équipe caméléon, il parlait d'une équipe qui était hors du commun,
04:22avec des joueurs exceptionnels, mais il n'y avait pas cette volonté.
04:24Et puis surtout aussi, il devait calquer face au Barça à l'époque, le grand-grand Barça.
04:29Donc, je ne sais pas s'il voulait mettre une différence, une rupture dans ce qu'il a vécu avec
04:36le Real Madrid.
04:37Peut-être que je suis à côté de la plaque, mais j'ai le sentiment.
04:39Je pense que les cinq ans qui séparent son dernier mandat au Real de son arrivée en équipe de France
04:45l'ont peut-être fait évoluer dans ce sens-là.
04:47Mais ça ne veut pas dire qu'au Real, il n'y avait pas des matchs où il avait le
04:49ballon, il ne voulait pas presser, etc.
04:50Je ne suis pas en train de dire ça, mais il y avait pas mal de matchs dans la Ligue
04:53des Champions
04:54où il était beaucoup plus caméléon, il était capable de tout faire.
04:58Et là, je sens une véritable volonté, même dans son discours d'après-match où tout n'a pas été
05:02parfait contre l'Italie.
05:03Il parle de processus, il dit qu'on en est encore très loin, mais qu'il aime ce qu'il
05:07voit, il aime les intentions,
05:08il aime ce que les joueurs réalisent par rapport à ses directives.
05:12Et ça, oui, c'est une très très bonne chose.
05:13Et même si on nous dira...
05:15Parce que le problème, c'est que moi, j'étais déçu de la performance de Dembélé au poste de numéro
05:199.
05:20Donc, si Dembélé n'est pas le Dembélé du PSG, si les milieux de terrain ne ressemblent pas à ceux
05:25du PSG,
05:26il y aura bien évidemment une différence entre ce qu'on voit.
05:28C'est la question que j'allais vous poser.
05:29Est-ce que ça peut marcher avec les joueurs qu'il a à disposition ?
05:31Je ne sais pas, mais en tout cas...
05:32Il n'y a pas que le PSG, c'est un football moderne en gros, c'est un football de
05:372026.
05:38Parce que le Barça, on en a parlé, mais le Barça, il ne joue pas comme ça le Barça, il
05:42joue exactement comme ça aussi.
05:43Parce qu'on parle de contrôle de balle et on parle de ce que tu vas faire avec le ballon,
05:46d'Hakouna, pas d'Hakouna,
05:46mais c'est surtout la volonté d'aller chercher à 40, 50, 60 mètres du but avec Jacquet qui est
05:52numéro 6 ou pas Mécano.
05:53En fait, là, tu vois du Bayern de compagnie.
05:56Il y a un mix en fait, tu parles du PSG, mais il faut décorréler l'étiquette PSG qui fait
06:00un peu de mal à Daniel Riolo.
06:01Quand on lui en parle, quand on le chatouille, mais parlons d'autres footballs.
06:05Même Arsenal, toi, tu es beaucoup la première ligue.
06:08Arsenal, ce n'est pas boring Arsenal toute l'année.
06:10Il y a des fois, ils imposent énormément à leurs adversaires.
06:13Quand il y a 0-0, ils vont chercher.
06:15Mais tu peux subir l'ouverture du score, mais tu peux avoir des failles.
06:19Tu peux aller à un moment donné chasser de manière irrégulière, on va dire, dans un match de foot.
06:26Et tu peux le payer comme la grosse occasion de Moïse Kinn en début de match.
06:30Et ce que j'ai bien aimé aussi dans sa conférence de presse et dans sa réponse, c'est qu
06:33'il a parlé des 25 derniers mètres.
06:34Alors justement, on l'écoute à ce sujet ?
06:36Parce que c'est la partie qui m'intéresse moi aussi le plus.
06:38C'est comment tu fais pour que ton inspiration, ton envie d'être protagoniste, arrive à se transmettre aussi dans
06:44la partie décisive qu'est la surface de réparation adverse.
06:46On écoute Zinedine Zidane à ce sujet.
06:47Par rapport à notre occupation de la surface, on n'a pas très bien occupé, c'est-à-dire quand
06:51on est en profondeur ou quand on faisait des centres en retrait, on n'a pas très bien occupé notre
06:55surface de réparation.
06:57Dans les passes, non, c'est ce que je veux qu'on puisse circuler très bien avec le ballon.
07:01C'est vrai que dans les 30 derniers mètres, pour faire la différence, quand vous avez un bloc bas, quand
07:05vous avez deux lignes, vous avez 10 joueurs, forcément, vous n'avez pas beaucoup d'espace, ça devient plus compliqué.
07:09Donc là, il faut créer des choses et là, après, c'est les joueurs, c'est la créativité des uns
07:13et des autres.
07:13– C'est très intéressant encore, parce qu'il parle de la créativité des joueurs, de la liberté des joueurs.
07:17– Donc on a manqué de créativité, c'est ce qu'il dit.
07:19– Oui, de toute façon, moi, je pense que sur la globalité de la rencontre, alors en deuxième mi-temps,
07:23c'était bien mieux, je trouve, moi, dans le fait de matérialiser les temps forts par des grosses occasions,
07:28parce que Donnarumma, il a quand même 4-5 parades de très haut niveau en deuxième mi-temps, beaucoup moins
07:31en première, ou pour moi en première, par rapport à ce qu'on génère,
07:34on fait beaucoup moins que l'Italie qui ne génère pas grand-chose, mais qui a beaucoup plus.
07:39– Oui, mais qui contre, c'est beaucoup plus facile.
07:41– Non, c'est un football qui est beaucoup plus facile, mais la réalité, c'est qu'on aurait dû
07:44avoir, après un mi-temps, une ou deux grosses occasions,
07:47j'ai trouvé ça stérile, beaucoup de joueurs pieds-ballons, beaucoup de mauvais choix, voilà.
07:52Il y a un manque de complémentarité aussi, parfois, parce que, tu sais, moi, j'ai toujours ce réflexe quand
07:57je regarde l'équipe de France,
07:58quand Desiré Doué joue, je me dis, purée, il manque Barcola et son profil de Barcola.
08:02Et quand Barcola joue, je dis, purée, il faudrait Desiré Doué.
08:05– C'était bien quand ils sont ensemble, d'ailleurs.
08:07– Non, mais sur le match, quand il y a la compo de départ, je dis, la compo, elle est
08:10magnifique.
08:10Sauf que quand je vois le match, je me dis, purée, Olizé, pieds-ballons, Dembélé, pieds-ballons, Cherki, pieds-ballons.
08:17La même chose pour Desiré Doué, peut-être qu'il faut, à un moment donné, un changement de rythme.
08:20Et en deuxième mi-temps, ils l'ont mis un peu, ce changement de rythme, avec un Rabiot, par exemple,
08:23qui s'est projeté un peu plus,
08:25un Cherki aussi, qui s'est...
08:25– Qui est venu inquiéter, d'ailleurs, de Naruma.
08:26– Exactement. Et voilà, c'est intéressant, ce que dit Zidane, c'est que, oui, les intentions,
08:31oui, moi, la deuxième mi-temps, je l'ai trouvée meilleure, oui, tu aurais pu gagner le match,
08:34mais oui, aussi, il y a un moment où tu as été stérile, et tu t'es un peu regardé,
08:38et qu'il y a eu un manque d'intensité dans tout ce qu'ont voulu réaliser les joueurs,
08:41et qu'eux aussi, ils responsabilisent les joueurs en disant, les gars, on a des joueurs de grands, grands talents,
08:46dans cette zone des crocodiles-là, dans cette zone où il y a beaucoup de dents,
08:50c'est un peu l'océan, quoi, il y a les requins, etc.
08:53Si tu ne fais pas le bon choix, si tu ne fais pas la bonne prise de balle,
08:56tu peux être en difficulté, c'est à vous de faire la différence.
08:58Et là, c'est vrai qu'on ne l'a pas assez fait.
09:01– Il n'y a pas que ça, parce qu'il y a aussi,
09:06donc aujourd'hui, dans les principes du haut niveau,
09:08si on sort uniquement du cadre Paris Saint-Germain,
09:10donc, on l'a dit, il y a déjà un pressing tout terrain.
09:13Et qu'est-ce que c'est un pressing tout terrain ?
09:14C'est les entraîneurs qui acceptent de jouer le 1 pour 1, sur tout le terrain.
09:19Ce n'est pas forcément à la Marcel Obielsa, tu vas suivre ton joueur, forcément, etc.
09:23Pas tout le match.
09:23– Tu ne l'as pas allé le chercher jusqu'au poteau de corner.
09:25– Voilà, mais il y a des phases de jeu,
09:26où, par exemple, Jacquet, il s'est retrouvé quasiment à la hauteur de notre numéro 9.
09:31C'est-à-dire qu'il suivait Esposito jusqu'au bout.
09:34Et pourquoi ?
09:35Pourquoi la France peut se permettre ça ?
09:37Parce qu'ils ont des dragsters en défense centrale,
09:39ce que n'ont pas l'Italie, par exemple, ou pas le Portugal,
09:42qui peuvent jouer à 50 mètres de leur but.
09:44Et en plus, ils ont un gardien,
09:45qui retrouve une confiance et qui est très inspiré,
09:48et à qui tu peux te demander de jouer très loin de sa ligne,
09:50parce qu'il peut te faire une tête,
09:51il peut te faire un sombrero.
09:53Bon, des fois, il nous a fait un peu peur,
09:54mais en tout cas, il est dans l'idée, c'est un gardien moderne.
09:57Donc ça, c'est les deux choses que tu dois accepter
09:58si tu veux un football moderne, en tout cas quand tu n'as pas le ballon.
10:01Et après, quand tu as le ballon, tu sais que tu vas avoir la possession,
10:04puisque tu vas récupérer beaucoup de ballons.
10:06J'ai juste oublié.
10:07Qu'est-ce qui va se passer ?
10:07Les gars, ils vont dégager.
10:08Mais quand tu as Upamecano et Jacquet de la tête,
10:11même Rabiot de la tête,
10:12ou même Kaloulou,
10:14je pense qu'il faut se lever tôt pour leur gagner des duels aériens.
10:16Et donc, on a récupéré énormément de deuxièmes ballons comme ça.
10:19Donc ça, c'est à ça que ça sert d'agresser ton adversaire.
10:22– Ça demande des footballeurs de très haut niveau.
10:23Ça demande aussi une concentration,
10:26une résistance cognitive de tous les instants,
10:29comme le ballon de Rabiot qui doit décaler pour moi à Truffert
10:32et le contrôle raté de Dakouna.
10:35Tout ça, c'est quand tu tombes contre des équipes commandos
10:37ou des équipes qui viennent avec un plan vraiment solide,
10:41ils n'attendent que ça, eux.
10:42Ils attendent la petite miette
10:45pour la transformer en boulangerie.
10:47– Pour reprendre ton analogie sur les dents de la mer,
10:49ils attendent l'odeur du sang.
10:50– Ah, l'odeur du sang, exactement.
10:52– Mais après, comment on fait mieux ?
10:53Du coup, dans la partie décisive...
10:55– Déjà, si tu récupères la balle haute, c'est plus facile.
10:58Mais si tu ne la récupères pas, tu as la balle.
10:59– Parce que le pressing, pendant tout le mois,
11:01c'était vraiment pertinent.
11:02– Très très bon.
11:03Et donc, tu as la balle.
11:04Tu es dans la phase haute.
11:06Par exemple, Fabregas,
11:07je regarde beaucoup de vidéos de Fabregas,
11:08très intéressants.
11:09Lui, il appelle ça une espèce de golden zone,
11:13donc une zone très dangereuse
11:14où il travaille beaucoup le fait d'attaquer
11:16dans le demi-espace,
11:17dans la surface de réparation.
11:18C'est-à-dire, entre le point de pénalité...
11:20– Pour l'Izé Cherki, quoi.
11:20– Et la fin...
11:21– Sur l'orquin mi-temps.
11:22– Voilà, exactement.
11:22– Pour l'Izé Cherki.
11:23– D'accord.
11:24Et donc, ça, c'est une zone très importante pour lui
11:27où il demande à des joueurs de plonger dans cette zone.
11:30C'est ce qu'il faut aussi un peu le...
11:32Comme a fait là Jean-Félix sur le but du Portugal,
11:34pour ceux qui l'ont vu en podcast.
11:35C'est-à-dire, tu plonges dans la zone
11:36et là, Jean-Félix, lui, il choisit de mettre une remise
11:38au deuxième poteau,
11:39mais c'est dans le dos d'une défense...
11:40– Oui, c'est l'occasion de Rabiot sur Donnarumma
11:42qui se projette dans le demi-espace
11:43et qui frappe au deuxième poteau.
11:45– Exactement, voilà.
11:46Et par contre, un peu plus haut,
11:48Cherki, ce qui faisait beaucoup mieux en deuxième mi-temps,
11:51c'est des courses dans le demi-espace verticales
11:54qui, soit, il recevait le ballon,
11:55même si, pour moi, il râle beaucoup trop
11:57quand on ne lui donne pas le ballon,
11:58mais soit ça permettait à Alizé.
12:00Parce qu'il court, il ouvre un espace
12:02et l'espace, il va être pris par quelqu'un d'autre.
12:04Et c'est chiant pour la défense qu'il doit reculer
12:05parce que sinon, il va tout seul au but.
12:07Donc, c'est ces petits réglages
12:09que Zidane va devoir faire.
12:10Je pense qu'il va être frustré,
12:11comme il l'a dit après le match.
12:13Là, dans 24 heures, il va être frustré
12:15parce qu'il ne va plus avoir ses joueurs
12:17pour continuer de travailler.
12:18Mais voilà, il va se préparer
12:20et puis il y aura des analyses idéaux.
12:22– Mais il nous a manqué un truc quand même
12:22dans la gestion de la petite profondeur.
12:24Parce que face à un bloc bas comme l'Italie,
12:26tu dois aussi proposer des choses.
12:28Et malheureusement, Ousmane Nembele,
12:29on ne peut pas dire qu'il est proposé suffisamment.
12:31– Après, il y a la déception de certains joueurs
12:35offensivement, même dans la créativité.
12:36Moi, j'ai trouvé Cherki meilleur en deuxième
12:38dans cette manière de pouvoir attaquer l'espace.
12:42Mais ce n'est pas le profil Cherkieste qu'on attend.
12:45Dans les 25 derniers mètres,
12:46on attend un peu de magie,
12:47on attend un peu cette passe cachée.
12:50On l'a beaucoup moins eue.
12:51– Mais si tu veux avoir la passe cachée de Cherki,
12:52tu dois aussi avoir la paix devant.
12:54– Exactement.
12:54Et après, la réalité, c'est que
12:56tu apprends un autre logiciel.
12:58Et c'est vrai qu'en fait, Dembélé a une énorme...
13:01En fait, il y a un énorme enjeu autour de Ousmane Dembélé,
13:04que ce soit pour Zidane, Ousmane Dembélé
13:05et l'équipe de France,
13:06c'est qu'il y a une association
13:07qui a fonctionné entre Olysees et Mbappé.
13:09Et moi, je l'ai vu sur l'après-midi-temps,
13:11il y a deux, trois appels de balle
13:13où Dembélé est en retard
13:14où Olysees lui donne
13:15et il ne sent pas l'appel en profondeur
13:16parce que lui, c'est un joueur à la base
13:18de connexion vers l'arrière
13:19et il n'attaque pas l'espace comme Mbappé.
13:25Il doit y aller, il doit aller tirer l'équipe adverse
13:29et il ne le fait pas.
13:30Et ça, c'est aussi des automatismes
13:32qui vont devoir...
13:34Pourtant, on ne peut pas dire que Kane,
13:35avec qui joue Olysees,
13:37on ne peut pas dire que Kane,
13:38ce soit un attaquant de profondeur.
13:39Oui, pas de profondeur,
13:40mais il peut parfois le faire.
13:42Mais c'est plus un attaquant de surface.
13:43Exactement.
13:43Mais la réalité, c'est qu'Olysees,
13:45en équipe de France,
13:46avec Mbappé,
13:47il a eu cette affinité-là.
13:49Ça a très, très bien fonctionné
13:50à la Coupe du Monde jusqu'à un moment,
13:52mais ça a très, très bien fonctionné.
13:53Et ça, c'est un logiciel que tu dois revoir.
13:56Parce que Dembélé, face à un bloc bas,
13:59à un moment donné, lui, il va dézoner.
14:00Donc, il y aura un manque dans la surface de réparation.
14:03Mais ça doit être au milieu relayeur de plongée.
14:05Il doit avoir un dépassement de fonction.
14:08Il doit avoir aussi, moi je pense,
14:09et c'est ce qui a été fait en deuxième mi-temps,
14:12des prises de décision dans les 25 derniers mètres.
14:14Parce que les occasions,
14:15tu dois les terminer par une frappe,
14:16par un centre,
14:17par quelque chose de positif.
14:18Et l'entrée de Kamavinga
14:19a été très, très bonne dans ce sens
14:21où les mecs, ils ont frappé.
14:22Ils ont été.
14:23C'est-à-dire qu'à 25 mètres,
14:24les mecs ne veulent pas sortir.
14:25On a la qualité de frappe.
14:26Et ça, c'est bien.
14:27Et après un mi-temps,
14:27ils l'ont moins fait.
14:28J'ai trouvé que c'était un petit peu...
14:30Ils ont renflé, quoi.
14:31Ils sont un peu regardés.
14:32Et ça, sur 90 minutes,
14:35quand tu n'as pas de marche face à un bloc bas,
14:37on le dit souvent,
14:37le plus important,
14:38c'est d'ouvrir le score rapidement
14:39pour permettre d'avoir des espaces.
14:41Parce que finalement,
14:42tu prends l'égalisation
14:44au moment où, pour moi,
14:45on est le plus proche
14:46d'avoir le 2-0 français.
14:47et tu prends l'égalisation
14:48sur un travail énorme
14:50d'Oupamécano là-bas
14:50où Rabiot fait n'importe quoi.
14:53Donc, c'est des règles.
14:54C'est vrai que Rabiot aussi.
14:55Rabiot et Dakouni.
14:56Oui, et Dakouni.
14:56Mais pour moi, Rabiot
14:57a le jeu face à lui.
14:59Il doit libérer vers...
15:00On prononce comment alors ?
15:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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