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  • il y a 2 heures
Laurent Castillo, sénateur UDR des Alpes-Maritimes, est l’invité de Nice-Matin.

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00:00– Bienvenue sur le plateau de l'interview à la une, votre rendez-vous d'entretien vidéo sur les sites
00:16du groupe Nice Matin et nos réseaux sociaux.
00:19Merci d'être fidèle. Notre invité cette semaine est un tout nouveau sénateur dans les Alpes-Maritimes, sénateur UDR, Laurent
00:28Castillot.
00:29Bonjour, professeur Castillot d'ailleurs. Ça a son importance parce qu'on évoquera en fin d'entretien votre parcours et
00:35votre carrière médicale.
00:37On essaiera de découvrir quel est l'homme aussi derrière le sénateur et puis l'ancien député européen puisque c
00:44'était votre mission jusque-là.
00:46Vous avez fait vos premiers pas au Sénat cette semaine. Je rappelle les chiffres.
00:51Votre liste est arrivée largement en tête dans les Alpes-Maritimes avec 829 voix, ce qui représente 40,22%
00:59des suffrages exprimés par les grands électeurs.
01:01On rappelle que ce sont des grands électeurs, des élus locaux par exemple, qui votent pour les sénateurs.
01:07Jusqu'à présent, c'était une hégémonie, les Républicains, dans les Alpes-Maritimes.
01:13Mais désormais, il y a deux sénateurs UDR, vous et Gaël Frontoni. UDR donc parti, soutenu, fondé et présidé par
01:21le maire de Nice, Éric Ciotti.
01:23On va y revenir largement. Vous allez nous donner vos priorités.
01:26On va évoquer aussi l'actualité du Sénat, le groupe qui se forme puisqu'il y aura pour la première
01:32fois un groupe UDR-RN puisque vous êtes allié au Rassemblement National.
01:36Mais d'abord, professeur Castillo, une question d'actualité. Elle concerne les lycéens. Les Alpes-Maritimes ont été en première
01:43ligne, des manifestations d'abord et puis malheureusement des incidents derrière.
01:48Quel est votre regard, votre préconisation ?
01:50Avant tout, merci de votre accueil. Sur cette question, c'est aujourd'hui, on le voit, on ne peut que
01:58s'inquiéter.
01:59On ne peut que s'inquiéter si les revendications des étudiants sont légitimes et le droit de manifestation est un
02:06droit majeur.
02:08On s'aperçoit qu'aujourd'hui, il y a une reprise, une reprise politique, une politisation par une partie de
02:16l'extrême gauche, dirais-je, qui viennent, qui cassent.
02:22Et ça, ça doit être inacceptable.
02:23On ne peut pas, le droit de manifestation est un droit, le droit de casser n'existe pas.
02:29Et aujourd'hui, à Nice, les choses ont été plus calmes.
02:32Je pense qu'il faut continuer cette fermeté face à cette casse qui est inacceptable.
02:41La réponse policière, pour vous, est impérative, proportionnée.
02:44Et vous dites, le mouvement est noyauté, finalement.
02:46Le mouvement est noyauté, on le voit, il n'y a pas que des lycéens qui sont là, qui cassent.
02:52On s'aperçoit que, de plus en plus, il y a une infiltration de groupuscules qui viennent pour casser, sur
03:01lesquelles les revendications n'ont rien à voir.
03:04– Un dernier mot sur cette actualité.
03:08Éric Ciotti a fait une proposition choc, celle de faire payer aux parents, en fait.
03:13Je résume, mais c'est ça l'esprit, des mineurs qui sont arrêtés, supprimer les allocations familiales aussi.
03:19Vous êtes sur cette ligne-là, vous trouvez ça juste ?
03:21– Totalement, totalement.
03:23– C'est pas un peu disproportionné ?
03:23– C'est totalement juste.
03:24Aujourd'hui, les parents, je veux dire, les enfants sont mineurs, la responsabilité est aux parents.
03:31Donc, aujourd'hui, laisser ces enfants s'engager, casser, brûler, il faut en subir les conséquences.
03:39Et qui peut en subir les conséquences ? Les parents.
03:42– Voilà pour cette petite page consacrée à l'actualité.
03:46On verra ce que ça donne la semaine prochaine, puisqu'on entre dans un week-end.
03:50Des appels sont déjà lancés pour mardi prochain, donc ça promet quand même une semaine assez agitée.
03:57L'autre actualité dont on va parler largement, c'est évidemment votre élection au Sénat.
04:01Vous étiez jusqu'ici député européen.
04:04Vous allez nous expliquer pourquoi vous avez souhaité changer de Parlement.
04:08D'abord, sur les résultats eux-mêmes, c'est un bouleversement, je l'ai dit, dans les Alpes-Maritimes.
04:13Il y a désormais deux sénateurs UDR.
04:16Comment vous lisez les résultats de cette élection ?
04:20Certes, vous avez deux sénateurs.
04:23On aurait pu penser même à un troisième et Henri Leroy, lui, n'a pas été élu.
04:27Est-ce que c'est donc une satisfaction ou une petite déception quand même ?
04:31– D'abord, c'est une grande satisfaction et je voudrais profiter de l'occasion que vous me donnez
04:36pour remercier tous ces grands électeurs qui nous ont positionnés très nettement en tête,
04:44puisque, vous l'avez dit, il y a un peu plus de 40% des voix.
04:48C'est donc une victoire.
04:53Le modèle de calcul, de proportionnel fait que nous nous retrouvons avec,
05:00alors que nous sommes largement en tête, avec deux sénateurs,
05:04de sénateurs, alors que notre objectif était d'en avoir le plus possible,
05:10c'est comme ça, c'est le mode de scrutin.
05:13Mais aujourd'hui, je crois que l'ensemble de la liste sera et continuera d'être largement représentée.
05:21Et c'est pour ça que je veux les remercier, toute cette liste, Henri Leroy, Sophie Eckenberg,
05:27qui était de Menton, adjointe à Menton, Raphaël Quesada,
05:33et surtout aussi nos deux maires ruraux qui comptent,
05:38qui Laetitia Loré de Venançon aujourd'hui,
05:41alors que nous fêtons ce dramatique anniversaire de la tempête à l'Aix.
05:49Et enfin, Francis Moya, ces deux maires qui sont des maires de la ruralité,
05:55de petits villages, qui vont continuer de travailler avec nous.
05:58Je le remercie ainsi que toute l'équipe qui s'est engagée et qui a travaillé.
06:02Sur ces résultats, c'est Dominique Estrosi-Sassonne qui vous empêche finalement
06:08de faire ce chiffre de 3 et la réélection d'Henri Leroy.
06:13Elle a mené une bonne campagne sur la fin.
06:15On la disait un petit peu, contraire de favorite, quoi,
06:19vraiment presque finie pour cette élection.
06:25Et finalement, elle a réussi à arracher son ticket.
06:29Ça a un nom, ça s'appelle la démocratie.
06:31Aujourd'hui, l'élection est derrière, est derrière nous.
06:35Et donc, le bilan, on peut le faire,
06:39mais je pense qu'il faut maintenant regarder, regarder devant pour l'avenir des Alpes-Maritimes
06:44et notre place que nous aurons et que nous allons avoir au Sénat.
06:49On va venir sur les projets juste après cette question qui concerne l'autre liste
06:53qui était en quête de suffrage.
06:56Donc, il y avait deux listes LR, celle de Dominique Estrosi-Sassonne
06:58et celle d'Alexandra Borgio-Fontain,
07:01qui, elle, emmène un deuxième sénateur avec elle,
07:04dans la personne de Jean-Marc Délia.
07:06Vous avez plutôt de bons rapports,
07:08on ne va pas se mentir, avec Alexandra Borgio,
07:13de par le département.
07:15Vous pouvez vous entendre sur des sujets ?
07:18Vous regrettez qu'elle soit encore chez LR, par exemple ?
07:20Écoutez, c'est son choix aujourd'hui,
07:24quels que soient les liens qu'on peut avoir
07:27et des liens amicaux qu'on peut avoir avec elle,
07:31avec d'autres aussi.
07:33On a une vraie différence qui est une différence politique.
07:37Elle est là, notre différence.
07:39Et aujourd'hui, Alexandra Borgio siège exactement
07:43dans le même groupe que Mme Dominique Estrosi-Sassonne.
07:47Donc, la différence, elle est là, elle est politique.
07:50Nous n'avons pas la même vision, la même vision politique,
07:53quels que soient les liens qu'on peut avoir.
07:55Parce qu'au niveau départemental, il y a plutôt convergence.
07:58Oui.
07:59Au département, présidé par Charles Anginési,
08:01on est plutôt sur une collaboration qui fonctionne.
08:06Sur une union des droites que l'on appelle la plus large possible.
08:12Alors, vous étiez jusqu'ici député européen.
08:15Qu'est-ce qui vous a poussé à changer de parlement ?
08:20Alors, qu'est-ce qui m'a poussé à changer de parlement ?
08:24Avant tout, parce qu'on me l'a proposé.
08:27Et qu'aujourd'hui, le Parlement européen m'a donné une véritable aussi expertise.
08:36Puisqu'au Parlement européen, on apprend à travailler tous ensemble.
08:40Donc, c'est probablement cette compétence de connaissance, des textes de connaissance,
08:47des négociations, des amendements.
08:50Et puis, mon ancrage local qui a fait que, aujourd'hui, je suis élu de la ville de Nice.
08:58Je suis conseiller municipal, conseiller métropolitain.
09:01Donc, une expérience parlementaire au Parlement européen, un ancrage local.
09:07Et c'est donc tout naturellement qu'on m'a proposé et que j'ai surtout naturellement accepté.
09:13Donc, les sénateurs représentent les territoires.
09:16Quels sont les combats que vous avez envie de mener au palais du Luxembourg ?
09:21Le premier combat, c'est avant tout sur la méthode d'écouter.
09:29On l'évoquera peut-être après.
09:30Vous le savez, je suis médecin et cette méthode restera celle qui me guidera
09:37pendant l'ensemble de mon action, à savoir un temps d'écoute,
09:43un temps de diagnostic et un temps de traitement.
09:46Et donc, qu'est-ce que j'ai entendu depuis que ce soit à la métropole,
09:52que ce soit dans les échanges que j'ai eus avec les maires,
09:55une complexité administrative qui pèse sur les maires
10:00avec un deuxième élément qui est pour les maires, on ne leur fait plus confiance ?
10:06Il y a ce sentiment.
10:08Alors que sur le terrain, côté population, c'est plutôt le contraire.
10:12On se retourne très vite vers le maire.
10:14On voit qu'ils sont souvent en première ligne, si ce n'est tout le temps.
10:17Quand il se passe des événements climatiques, vous avez évoqué la tempête Alex.
10:20Quand on a des révoltes lycéennes, il y a aussi une gestion à trouver du côté des mairies.
10:28Donc on a plutôt l'impression qu'en plus, l'État se défausse pas mal quand même,
10:33niveau responsabilité, sans forcément suivre côté budget en plus.
10:36Donc vous sentez ce lien rompu entre Paris et le reste de la France ?
10:43On le sent, on le voit, on l'entend.
10:46Vous avez évoqué les budgets, mais au-delà des budgets,
10:50ces injonctions contradictoires qui n'arrêtent pas d'arriver dans les Alpes-Maritimes,
10:55où nous avons les Alpes, la montagne et la mer,
10:59on leur demande et on leur impose de construire,
11:03tout en ayant une loi littorale, une loi montagne,
11:08tout en ayant des risques, on les a évoqués,
11:11tout en leur imposant aussi un zéro artificialisation nette,
11:16et on leur demande de construire.
11:18Et s'ils ne construisent pas, dans les villes de plus de 3500 habitants,
11:22s'ils ne construisent pas, c'est cette loi SRU des amendes.
11:26Et aujourd'hui...
11:27C'est un dossier central dans les Alpes-Maritimes.
11:28C'est un dossier central.
11:29C'est un dossier central.
11:30Et aujourd'hui, comment peut-on imposer un règlement à tous
11:36sans avoir l'écoute des gens de terrain,
11:40qui savent ce qu'on peut faire, ce qu'on ne peut pas faire ?
11:43Et donc, un de nos engagements majeurs sur cette loi SRU,
11:48c'est de demander l'abrogation.
11:50C'est de demander l'abrogation de cet article 55,
11:53c'est un peu technique,
11:54qui impose ces 25% et surtout des amendes,
11:59quoi qu'il se passe,
12:00des amendes dont doivent s'acquitter les municipalités.
12:0614 millions d'euros pour la ville de Nice,
12:0928 sur l'ensemble du département,
12:11qui n'est même pas entièrement repositionné
12:15sur le constructement de l'osement social.
12:17Sur la question des normes, en général,
12:20l'UDR s'est fixé des objectifs de réduction de normes,
12:25je crois 25% globales,
12:27sur toutes les normes qui régissent le pays.
12:31Aujourd'hui, il va clairement falloir,
12:33à temps de 2027,
12:35un nouveau gouvernement, une nouvelle présidence.
12:37Ça fait partie des discussions que vous avez
12:39avec le Rassemblement national et Marine Le Pen,
12:40par exemple, le travail sur les normes ?
12:43Oui, bien sûr.
12:44Bien sûr, il y a une première étape,
12:46qui étaient ces élections sénatoriales,
12:49et avec aujourd'hui, sur les sénatoriales,
12:53quelque chose d'historique,
12:55puisque nous avons créé un groupe,
12:58un groupe au Sénat,
13:00un groupe qui se nomme
13:01l'Union nationale des territoires,
13:04un groupe UDRRN,
13:06pour préparer avant tout,
13:10et pour écouter les territoires,
13:11et nous porterons les territoires,
13:13mais aussi d'un autre côté,
13:14pour préparer une alternance en 2027,
13:18effectivement.
13:19Un groupe dont la présidence sera assurée
13:21par Edwige Diaz,
13:23qui est donc sénatrice RN,
13:26Quelle place vous aurez, vous,
13:28dans ce vice-président ?
13:30Aujourd'hui, je suis le vice-président,
13:32je veux dire,
13:32ce groupe est composé de 15 sénateurs,
13:36dont 3 sénateurs UDR,
13:39et j'ai obtenu la confiance du groupe,
13:43la confiance, bien sûr,
13:44d'Éric Ciotti,
13:45de Marine Le Pen et de Zordan Bardella,
13:47et donc, c'est une marque aussi importante
13:50de la place et du respect,
13:52et du travail avec nos alliés,
13:54du travail important que de m'assurer
13:56cette vice-présidence,
13:58qui me permettra aussi
14:00de porter encore plus fortement
14:02au sein de notre groupe
14:04et au sein du Sénat,
14:05notre territoire.
14:07Pour les présidentielles,
14:09évidemment, l'alliance avec Éric Ciotti
14:12est capitale,
14:15très importante pour Marine Le Pen.
14:18Quelle place aura l'UDR ?
14:20Écoutez...
14:21Dans la campagne,
14:22et peut-être dans les gouvernements à venir.
14:25Nous sommes des alliés,
14:27aujourd'hui, nous sommes des alliés.
14:29Nous ne sommes pas le Rassemblement National,
14:32nous avons nos différences,
14:33et comme alliés,
14:35nous voulons porter aussi nos différences.
14:38Et vous l'avez vu,
14:40sur les retraites,
14:42sur plusieurs éléments,
14:44nous voulons porter notre différence
14:46pour élargir aussi cette union.
14:49Nous ne pourrons pas,
14:50en 2027,
14:52gagner,
14:52sans une union large
14:54de toutes les droites
14:56et de tous ceux
14:57qui rejoignent ce grand projet.
14:58Éric Ciotti l'a rappelé,
14:59lors de sa rentrée à Le Vins,
15:02il soutient Marine Le Pen
15:04pour 2027.
15:05Vous appelez
15:06les LR,
15:07les LR du département,
15:09notamment,
15:10à rejoindre le navire ?
15:13J'appelle,
15:14j'appelle tous les électeurs
15:15à rejoindre le navire,
15:17parce que,
15:17in fine,
15:19ceux qui auront le dernier mot,
15:21ce sont les électeurs.
15:23Et j'appelle tous ceux
15:24qui, aujourd'hui,
15:26espèrent une alternance.
15:27Nous le voyons,
15:28nous arrivons,
15:30aujourd'hui,
15:31dans un système
15:32où on est,
15:33dans cette continuité
15:35qui a mis la France
15:36dans ses difficultés
15:38économiques,
15:39sociales,
15:40on voit ce qui se passe
15:42dans les lycées,
15:43où nous continuons
15:44sur cette ligne,
15:45où nous voulons
15:46autre chose,
15:47une alternance
15:47avec deux types
15:48d'alternance.
15:49Une alternance
15:50qui est très à gauche,
15:51portée par Jean-Luc Mélenchon,
15:54qui n'est pas l'alternance
15:55que je souhaite
15:56pour mon pays,
15:56ou une alternance
15:58à droite,
15:58dans une grande
15:59réunion des droites,
16:01et nous nous inscrivons
16:02dans cette lignée.
16:03Dans l'actualité,
16:05il y a
16:06cette affaire
16:08qui a surgi
16:08autour de Jordan Bardella,
16:11accusé de propos
16:13antisémites
16:13dans sa jeunesse.
16:14Il nie,
16:15Mediapart maintient
16:16ses affirmations,
16:18preuve à l'appui.
16:20La question n'est pas
16:21de juger
16:21si ses propos,
16:23enfin,
16:23c'est pas nous,
16:23en tout cas,
16:24de le faire,
16:24de juger
16:25si ses propos
16:26sont les siens
16:28ou pas.
16:29Néanmoins,
16:30ça semble se compliquer
16:31pour lui.
16:32Est-ce qu'il doit rester
16:33au Rassemblement national ?
16:34Est-ce que c'est pas un problème
16:35pour votre alliance ?
16:36Écoutez,
16:37je connais Jordan Bardella
16:39puisque
16:41on travaille ensemble
16:42au Parlement européen.
16:44Il a fait manifestement,
16:47je veux dire,
16:47il a été accueilli
16:48en Israël.
16:49Je ne veux pas croire
16:53à cette déstabilisation politique
16:56qui n'arrive pas là
16:57par hasard.
16:58Et donc,
16:58vous l'avez dit,
16:59je suis ceux qui jugeront.
17:02Des plaintes ont été déposées.
17:04Laissons le temps
17:05à la justice
17:06et laissons répondre la justice.
17:08Et si c'est avéré,
17:09il faudra en tirer
17:10les conséquences ?
17:11Attendons les résultats,
17:12bien sûr.
17:13Mais bien sûr
17:13que si ses propos,
17:15ses propos tenus,
17:17ils sont totalement condamnables.
17:21Jordan Bardella
17:22dit qu'il ne les a pas tenus,
17:24je veux le croire.
17:25Parfait.
17:27Le professeur Laurent Castillo,
17:29vous êtes un très proche
17:31d'Éric Ciotti,
17:32un fidèle depuis toujours.
17:35Qu'est-ce qui vous a donné envie
17:36de le rejoindre
17:37au départ
17:38de votre engagement politique ?
17:40Qu'est-ce qui a fait
17:41que c'était lui
17:42et pas un autre ?
17:43Écoutez,
17:44parce que j'ai travaillé
17:45sur les problématiques
17:46de santé
17:48comme professeur
17:49des universités,
17:50comme chef de service.
17:51Et aujourd'hui,
17:52ce qui m'a séduit
17:53dans Éric Ciotti,
17:55c'est que c'était un homme
17:56qui disait
17:57ce qu'il faisait
17:58et qu'il faisait
17:59ce qu'il disait.
18:00Et pour moi,
18:00c'est quelque chose
18:01d'important.
18:02Les valeurs d'autorité,
18:04les valeurs
18:09de soutien
18:10à notre patrimoine,
18:11de soutien à la France
18:12et de liberté,
18:14sont des valeurs
18:15qui m'ont toujours porté.
18:17Et donc,
18:18tout naturellement,
18:18lorsqu'il m'a proposé
18:20de le rejoindre,
18:20au tout début,
18:21sur les législatives,
18:22sur la troisième circonscription
18:24des Alpes-Maritimes,
18:24puis au Parlement européen,
18:26je suis resté
18:27et je resterai infidèle
18:29parce qu'Éric Ciotti
18:30n'a jamais changé
18:31de conviction.
18:32Jamais.
18:33Quand il a quitté
18:35le LR,
18:37après avoir
18:39officialisé
18:40son alliance
18:41avec le Rassemblement
18:42national,
18:44beaucoup ont pensé
18:45qu'il avait fait
18:47une erreur.
18:48Il se trouve
18:48que,
18:49factuellement,
18:50l'effet lui donne
18:51plutôt raison
18:52puisqu'il a emporté
18:53la mairie de Nice
18:54avec,
18:56dans son sillage,
18:57toute une recomposition
18:58du paysage politique
19:00dans les Alpes-Maritimes.
19:01Brian Masson
19:02à Cahines-sur-Mer,
19:04Alexandra Masson
19:04à Menton.
19:06Il y a d'autres maires
19:07aussi
19:08de plus petites
19:09communes.
19:11Le laboratoire
19:12est clairement
19:12dans le 06
19:13et c'est un peu
19:14le modèle
19:15de ce qu'il aimerait
19:16exporter,
19:17ce que vous aimeriez
19:17voir exporter,
19:19finalement,
19:19ces digues
19:20qui sautent
19:20et puis
19:21des alliances
19:22qui se mettent
19:22en place
19:23localement.
19:25Ce qu'a appelé
19:26Éric Ciotti
19:27dans sa grande retrait
19:29à Levin,
19:30c'est la preuve
19:31par Nice.
19:33La preuve par Nice,
19:35c'est qu'aujourd'hui,
19:37quand on a des convictions,
19:38quand on a un projet
19:39et quand on est capable
19:41d'ouvrir les bras,
19:43Éric Ciotti,
19:44lorsqu'il a conquis
19:45la ville de Nice,
19:47il ne l'a pas conquis
19:48qu'avec des UDR,
19:50qu'avec
19:51quelques rassemblements,
19:53membres du Rassemblement
19:55national,
19:55il a largement
19:58ouvert les bras
19:59et je crois
20:00que c'est la preuve
20:01qu'avec des convictions,
20:04on réussit
20:05à regrouper,
20:07à ramener,
20:08à réunir
20:09les gens
20:10et cette victoire
20:11à Nice
20:11et surtout
20:12dans la suite
20:14à la métropole,
20:15mais surtout
20:16les résultats
20:16qui sont là.
20:17On a eu
20:18les premiers résultats,
20:20il a parlé
20:21de mettre
20:21de l'ordre
20:23dans les comptes,
20:24les choses
20:24sont faites
20:26en dehors
20:27des éléments
20:28qu'on voit
20:29aujourd'hui,
20:30des commissariats
20:32municipaux
20:32ont été ouverts,
20:34donc aujourd'hui
20:35on s'aperçoit
20:36que les résultats
20:36sont là
20:37et quand on se promène
20:38à Nice,
20:39les Niçois
20:40nous le disent,
20:41je suis certain
20:42que la preuve
20:44est aussi
20:45par les résultats
20:46et en quelques mois
20:48les résultats
20:49sont en train
20:49d'arriver à Nice.
20:50Il y avait un défi
20:51d'unification
20:53à Nice,
20:54la campagne
20:54a été violente,
20:56il y avait
20:57deux grosses familles
20:58qui s'affrontaient,
20:59les sciotistes
21:00et les estrosistes,
21:01est-ce qu'aujourd'hui
21:02il y a
21:03pas un rapprochement
21:04mais en tout cas
21:05une forme
21:06d'union
21:07qui est nécessaire,
21:08pas d'union
21:09vraiment
21:10mais de rassemblement
21:11des Niçois
21:12en fait,
21:13vous sentez ça
21:13ou
21:15il y a encore
21:18encore quelques fractures.
21:21Les fractures
21:22existent sans doute
21:23toujours avec certains
21:24mais on s'aperçoit
21:26que tout le monde
21:27va dans le même sens
21:28et on le voit
21:29sur le territoire,
21:30ces maires
21:31qui étaient
21:31en grande difficulté
21:33tiraillés
21:34entre
21:35le département
21:36et soit
21:37on leur demandait
21:38une fidélité
21:39à la métropole
21:40soit une fidélité
21:41au département,
21:42aujourd'hui
21:42Éric Ciotti
21:43a dépassé ça
21:44et on le voit
21:45dans les vice-présidences
21:46il y a des gens
21:47qui nous ont
21:49rejoints
21:49sur la métropole
21:50et je parle
21:51sur la métropole
21:52qui ne sont pas
21:53du même port politique
21:54que nous
21:55et globalement
21:56on s'aperçoit
21:57que cette simplification
21:59cet apaisement
22:00qu'on est en train
22:01de vivre
22:02entre la métropose
22:03et le département
22:04elle était attendue.
22:05Donc quand Christian Estrosi
22:06dans Nice Matin
22:07dit qu'Éric Ciotti
22:08fait régné la terreur
22:09qu'il peut menacer
22:10des élus
22:11des gens de l'administration
22:12vous inscrivez
22:13en faux
22:14vous démentez.
22:15Écoutez
22:15totalement
22:16je veux dire
22:17Éric Ciotti
22:18n'a pas demandé
22:19de signer
22:20une charte
22:21un blanc-seing
22:22sous peine
22:24d'être
22:27exclu
22:27des délégations
22:28des vice-présidences
22:29qui a fait ça
22:31c'est le précédent maire
22:32donc je crois
22:33que
22:34certains devraient
22:35balayer
22:36devant leur porte avant.
22:37Une dernière question
22:38sur Éric Ciotti
22:39vous n'êtes pas Éric Ciotti
22:40donc on ne va pas non plus
22:41passer tout le reste
22:42de l'entretien là-dessus
22:43mais il a été surpris
22:45par ce qu'il a trouvé
22:47en arrivant
22:48il va pouvoir tenir
22:49toutes ses promesses
22:50il va pouvoir continuer
22:51à investir
22:52Christian Estrosi
22:53dit qu'il a laissé
22:53les finances
22:54en très bon état
22:56qu'il y a un audit
22:56qui devrait sortir
22:58et qu'il attend
22:58avec impatience
23:01vous
23:02votre position ?
23:04Attendons l'audit
23:05attendons l'audit
23:06mais globalement
23:07il y avait une vraie
23:08gabegie financière
23:10et les voitures
23:11sont symboliques
23:12de quelque chose
23:13l'appartement
23:14de la métropole
23:14est symbolique
23:15d'autre chose
23:16on s'aperçoit
23:17qu'en quelque temps
23:18les économies
23:19ont été faites
23:20la réduction
23:21sur les impôts
23:23promis
23:24par Éric Ciotti
23:25ont été faites
23:26donc
23:27j'ai entièrement
23:29confiance
23:30dans la politique
23:31que mène
23:31Éric Ciotti
23:32à Nissan.
23:33Pour terminer
23:34cet entretien
23:35on va faire un peu
23:36connaissance avec vous
23:37puisque je vous appelle
23:39professeur
23:39c'est comme ça
23:40que je vous ai présenté
23:42au début
23:42de cette interview
23:43parce que vous êtes médecin
23:45vous avez fait
23:46une brillante carrière
23:47de médecin
23:48est-ce qu'on peut dire
23:48pour être
23:50le plus clair possible
23:51vous êtes chirurgien
23:52ORL
23:52et que vous avez dirigé
23:53l'Institut de la face
23:54et du coup
23:55vous le dirigez toujours
23:56d'ailleurs ?
23:57Alors
23:58depuis
23:58j'ai la direction
24:00je continue
24:01et je suis avant tout
24:02chirurgien
24:02je suis avant tout
24:03médecin
24:04je suis
24:04ma crédibilité
24:05elle est là
24:06même si je suis engagé
24:07politiquement
24:08ma méthode
24:09elle est là
24:09c'est une méthode
24:11de médecin
24:12mais oui
24:12je suis chirurgien
24:14j'ai ouvert
24:15et j'ai participé
24:16à la création
24:17de l'Institut
24:17universitaire
24:18de la face
24:18et du coup
24:19et depuis
24:20le
24:20hier
24:21depuis le
24:22le premier
24:23j'ai
24:24j'ai laissé
24:25la
24:25la chefferie de service
24:27à mon adjoint
24:28au professeur
24:29Nicolas Guevara
24:29pour
24:30pour continuer
24:32mais je resterai
24:33je resterai médecin
24:34je reste universitaire
24:37et c'est
24:38c'est ce qui aussi
24:39me nourrit
24:41alors j'allais vous poser
24:42la question
24:42parce que tout à l'heure
24:42vous avez répondu un peu
24:43déjà sur cette voie là
24:44en disant
24:46analyse
24:47diagnostic
24:47et traitement
24:49c'est ça que ça vous a appris
24:51pour aborder la vie
24:52la vie politique
24:53quels sont les passerelles
24:54qu'on peut y trouver
24:55tout le monde
24:56au départ
24:57lorsque je me suis engagé
24:58politiquement
24:59tout le monde m'a dit
24:59mais tu fais le plus beau
25:01métier du monde
25:01et j'en suis persuadé
25:03que vas-tu faire
25:04en politique
25:05je crois
25:06c'est une bonne question
25:06parce que
25:07c'est une bonne question
25:09et j'y ai réfléchi
25:10mais je crois
25:11qu'entre la médecine
25:12entre la chirurgie
25:13et la politique
25:14ça devrait être
25:15la même chose
25:16l'engagement
25:17d'un politique
25:17c'est d'être
25:19au service
25:20des autres
25:21d'essayer
25:22d'améliorer la vie
25:23ou la qualité de vie
25:24des autres
25:24et que fait un médecin
25:26si ce n'est que
25:28autre chose
25:29que de servir
25:31les gens
25:31d'améliorer leur vie
25:33ou leur qualité de vie
25:34donc
25:34entre la politique
25:35et la médecine
25:37je pense qu'il y a
25:37un pont
25:38un pont majeur
25:39il faut aimer les gens
25:41est-ce que ça veut dire
25:42qu'au Sénat
25:43vous pourriez aussi
25:44vous occuper de près
25:45des questions de santé
25:46l'hôpital public
25:47est en grande souffrance
25:50ici aussi
25:50dans les Alpes-Maritimes
25:52quand on parle
25:53aux soignants
25:53il y a
25:54véritablement
25:55urgence
25:55sans mauvais jeu de mots
25:57est-ce que ça peut être
25:58un sujet
25:59une commission
26:01qui pourrait vous intéresser
26:02aussi
26:03avec votre expertise
26:04c'est la commission
26:06santé
26:07qui s'appelle
26:08affaires sociales
26:08au Sénat
26:09la commission affaires sociales
26:11dans laquelle
26:12je siègerai
26:13bien évidemment
26:14et aujourd'hui
26:16ma crédibilité
26:18en politique
26:19c'est avant tout
26:20la santé
26:20mon expérience
26:21sur la santé
26:22tout à l'heure
26:23j'ai évoqué
26:25les grands projets
26:26que nous portons
26:27dans ma famille politique
26:29et que nous porterons
26:30c'est cette grande réforme
26:32de la santé
26:33que j'appelle
26:34de mes voeux
26:34aujourd'hui
26:35nous arrivons au bout
26:36avec une
26:38territorialisation
26:39de la santé
26:40une grande réforme
26:41qui est
26:42sur laquelle
26:43je travaille
26:45et donc
26:46dont je reviendrai
26:49peut-être vous parler
26:49avec grand plaisir
26:50puisque c'est quand même
26:52un sujet majeur
26:53qui est au coeur
26:54de beaucoup de préoccupations
26:55dans les Alpes-Maritimes
26:56tous les appels à témoins
26:57tous les sujets
26:58qu'on peut faire
26:59autour de la santé
27:00sont véritablement passionnants
27:02et on sent
27:03cette angoisse
27:05et ça sera ma dernière question
27:06qui est
27:07concomitante
27:10cette problématique
27:11avec celle
27:11des finances publiques
27:12qui sont aujourd'hui
27:14très dégradées
27:15la territorialisation
27:16ça pourrait éviter
27:19d'être trop rattachés
27:20à l'État
27:21une forme de
27:22de décentralisation
27:24hospitalière
27:25la territorialisation
27:27aura
27:28deux objectifs
27:29elle s'intégrera
27:31aussi dans cette
27:32grande réforme
27:33d'une millefeuille
27:34territoriale
27:35qui nous amènerait
27:36plus loin
27:36mais la territorialisation
27:37c'est quoi
27:38c'est que l'État
27:39s'occupe de
27:40tout d'abord
27:43sur le financement
27:44d'avoir un grand
27:45plan de financement
27:46pluriannuel de la santé
27:48sur cinq ans
27:49des grands objectifs
27:51de santé publique
27:52et l'État contrôle
27:54les établissements
27:55de soins
27:55les produits
27:57et confie
27:58la mise en musique
28:00au territoire
28:01avec une organisation
28:02territoriale
28:03qui va être différente
28:05dans les Alpes-Maritimes
28:06on se rend compte
28:07que dans les Alpes-Maritimes
28:09on est
28:10sans doute
28:11un des départements
28:12les moins mal dotés
28:14et pourtant
28:14ça ne marche pas
28:15donc une territorialisation
28:17de la santé
28:18qui réunisse
28:19les élus
28:20les professionnels
28:22les caisses
28:22de sécurité sociale
28:23pour aujourd'hui
28:25proposer des solutions
28:26entre le public
28:28et le privé
28:29on doit pouvoir
28:31faire mieux
28:31on fait partie
28:32des pays
28:33qui mettons le plus
28:34de l'argent
28:34dans notre système
28:34de santé
28:35entre autres
28:36et ça ne marche pas
28:37merci beaucoup
28:38professeur
28:39Laurent Castillot
28:41nouveau sénateur
28:41donc des Alpes-Maritimes
28:42sénateur
28:43UDR
28:44et conseiller
28:45municipal
28:46et métropolitain
28:47dans la majorité
28:49d'Éric Ciotti
28:49merci d'avoir accepté
28:50cet entretien
28:52à retrouver
28:53évidemment
28:53dans sa déclinaison
28:55écrite
28:55sur notre site
28:56internet
28:57et dans le journal
28:58de dimanche
28:59édition de dimanche
29:00donc pour retrouver
29:01cet entretien
29:03avec le professeur
29:04Castillo
29:04merci de nous avoir suivi
29:05on se retrouve
29:05la semaine prochaine
29:06pour un nouveau numéro
29:07de l'interview
29:08à la une
29:09évidemment
29:10grand remerciement
29:11à Sophie Doncé
29:12et Philippe Bertini
29:13en régie
29:14ainsi qu'à Christelle Benjamin
29:15pour la préparation
29:16de cet entretien
29:17à très vite
29:17Musique
29:20Musique
29:21Musique
29:22Musique
29:23Musique

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