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  • il y a 14 minutes
BFMTV propose un nouveau numéro du FORUM BFMTV: "Taxes, lycées : le jeudi de la colère" présenté par Maxime Switek. La chaîne consacre une soirée spéciale pour permettre à des citoyens, des personnalités politiques et des spécialistes d'échanger en direct sur l'inflation mais aussi sur le mouvement lycéen en cours depuis plusieurs jours.

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Transcription
00:00Sophie Vénétité, bonsoir, merci d'être là.
00:02Du côté des profs, on voulait aussi avoir des profs évidemment avec nous,
00:05syndicats SNES FSU.
00:06Vous, dans votre, vous êtes prof en lycée ?
00:08Votre lycée était bloqué aujourd'hui.
00:10Et demain, pas de cours ?
00:11Oui, moi je suis enseignante en lycée.
00:14Mon lycée était bloqué ce matin.
00:16Il a fermé dans l'heure de midi.
00:18Il n'y aura pas cours demain.
00:20Mais c'est à l'image d'un certain nombre d'établissements.
00:22Mais moi je voudrais quand même dire quelque chose.
00:23Ça va faire 50 minutes qu'on a commencé cette émission.
00:2750 minutes que chacun se renvoie des noms d'oiseaux pour dire
00:31c'est instrumentalisé par un tel, c'est pas instrumentalisé, etc.
00:34On va commencer par une chose très claire.
00:36Et toute violence est inacceptable sur les mobilisations.
00:40Les violences de la police contre les élèves,
00:43et il y en a eu un certain nombre, et c'est inacceptable
00:45parce que ça abîme aussi quelque part la relation à l'institution,
00:48et les violences qui ont pu être commises souvent par des éléments extérieurs au lycée
00:52envers des élèves et envers des professeurs.
00:54Il faut être très clair là-dessus.
00:55Moi j'ai des collègues qui ont, je connais des collègues qui ont été effectivement blessés.
01:00Maintenant une fois qu'on a dit ça,
01:01je pense qu'il faut quand même collectivement qu'on prenne un peu de hauteur sur la situation.
01:05On est tous là à se dire c'est la faute d'un tel, c'est la faute d'un
01:08tel.
01:08Mais est-ce qu'on se rend bien compte de la gravité de la crise actuelle ?
01:11Ça fait 10 jours dans certains établissements que des élèves, que des professeurs sont mobilisés.
01:16Aujourd'hui on a connu une journée comme on n'en a jamais connu dans l'éducation.
01:19Vous vous n'avez jamais vu ça ?
01:20Moi j'ai jamais vu ça, ça va faire 18 ans que j'enseigne, je n'ai jamais connu ça.
01:24Et on est tous en train de se dire c'est la faute d'un tel, c'est la faute
01:27d'un tel.
01:27Mais ce n'est absolument pas à la hauteur de la situation.
01:30Aujourd'hui on doit se demander collectivement comment est-ce qu'on sort de cette situation,
01:34en gardant un peu la tête froide, en se disant qu'on est face à une situation qui est inédite.
01:38On a des études, des lycéens qui effectivement parlent de choses extrêmement concrètes.
01:43Le nombre d'élèves par classe, qui parlent aussi des professeurs qui ne sont pas remplacés.
01:48D'ailleurs c'est quand même quelque chose, et je suis bien placée pour le savoir,
01:51je suis enseignante mais aussi secrétaire générale du SNES-FSU,
01:53donc le premier syndicat de profs en collège et en lycée.
01:56Tous les ans on sort une enquête à la rentrée, depuis 5 ans,
01:58et on montre qu'il manque des professeurs dans les établissements.
02:01Donc il faut répondre à ces éléments-là.
02:03Mais il y a aussi quelque chose de plus profond qui est en train de s'exprimer dans cette mobilisation.
02:07C'est finalement le fait qu'aujourd'hui, l'école de la République ne répond plus à ses promesses initiales.
02:13Que demandent les jeunes ?
02:15Que demandent les jeunes qui se mobilisent ?
02:16Ils demandent juste l'égalité.
02:18Et parce qu'ils demandent l'égalité, il y a eu une forme de répression.
02:22Aujourd'hui, il faut qu'on puisse sortir de cette situation.
02:25Et manifestement, les premières réponses annoncées par le ministre et par le gouvernement
02:29ne sont absolument pas à la hauteur.
02:31Et donc aujourd'hui, on est quand même dans une impasse,
02:34et il va falloir autre chose que de nous dire
02:36« il y a un budget qui est en hausse, qui est en hausse mais qui n'est pas suffisant
02:40».
02:41Vous ne pouvez pas avoir un ministre qui lundi,
02:43je ne sais plus si c'était sur votre plateau ou pas,
02:45mais dit « les revendications des lycéens, elles sont légitimes quand il s'agit par exemple de dire qu'il
02:49manque des professeurs ».
02:50Il vous dit « c'est légitime de dire qu'il manque des professeurs ».
02:52Et le jeudi, trois jours après, il présente un budget
02:55où il n'y a aucune mesure de revalorisation salariale
02:58pour recruter davantage d'enseignants.
03:00Donc à un moment, si on pouvait peut-être collectivement un peu essayer de voir comment est-ce qu'on
03:07sort la tête haute de cette mobilisation,
03:11quelle piste on met sur la table.
03:13Moi effectivement, je fais partie de ceux qui vont discuter avec le ministre demain.
03:17Il va falloir des éléments extrêmement concrets.
03:20Mais il y a un moment, il faut mesurer la gravité de la situation.
03:25Merci.
03:25Merci.
03:25Merci.
03:25Merci.
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