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  • il y a 2 heures
À LA UNE / Primaire à gauche : qui peut gagner ?

Entre divisions internes, candidats affaiblis avant même le début de la campagne présidentielle, et scrutins parfois contestés : le bilan des primaires est loin de faire l'unanimité. Hormis François Hollande, aucun candidat issu d'une primaire n'a effectivement jamais gagné une élection présidentielle. Pourtant, ce mode de désignation est devenu inévitable pour certains partis, et totalement rejeté par d'autres. À travers les témoignages de personnalités politiques incontournables, le documentaire « Primaires : une machine à perdre ? », co-écrit par Patrice Duhamel, Pauline Pallier et Michèle Cotta, revient sur l'histoire, les conséquences démocratiques et les leçons à tirer des dernières expériences à gauche comme à droite, alors que la présidentielle de 2027 approche à grand pas. Face à la défiance des citoyens envers les partis, la primaire est-elle un remède ou le symptôme d'une crise plus profonde de la représentation politique ? Que faut-il attendre de la primaire socialiste qui aura lieu les week-ends du 9 et du 16 octobre 2026 ?

Invités :
- Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique à « Libération »,
- Michèle Cotta, autrice du documentaire « Primaires : une machine à perdre ? »,
- Frédéric Micheau, directeur général adjoint chez « Opinion Way ».

Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Sébastien Lecornu rend sa copie : un budget « invotable » ?

Le feuilleton du projet de loi de finances, saison 2027, démarre. Les ministres Roland Lescure, David Amiel, Stéphanie Rist et Jean-Pierre Farandou ont ainsi dévoilé une première version du texte à Bercy, le jeudi 1er octobre. Le gouvernement espère réduire le déficit public à 5% en 2027 en réalisant 54 milliards d'économie. Pour y parvenir, le PLF prévoit un gel des allocations familiales, des APL, du point d'indice des fonctionnaires et des pensions dépassant 1 260 euros. Les collectivités territoriales seront également mises à contribution pour réaliser un effort de 2,5 milliards d'économies. Comment les différents partis politiques jugent-ils cette première version du budget 2027 ? Qui sont les grands perdants de ce « tour de vis budgétaire » ?

Invités :
- Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle,
- Philippe Ballard, député « Rassemblement National » de l'Oise,
- François Jolivet, député « Horizons et indépendants » de l'Indre.

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00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Comptes sur LCP.
00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de
00:31l'Assemblée Nationale avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava.
00:35Bonsoir Elsa.
00:36Bonsoir Adeline.
00:37Et Nicolas Domenac.
00:38Bonsoir.
00:38Bonsoir.
00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une le deuxième débat de la primaire de la gauche qui
00:43se tient ce soir sur France 2 et France Inter à moins de 10 jours du scrutin.
00:48Question ce soir justement sur un vote qui n'a plus fabriqué de vainqueur depuis maintenant 14 ans.
00:53On en parle à l'occasion du documentaire primaire la machine à perdre point d'interrogation qui est diffusé sur
01:00LCP lundi prochain et qui est notamment écrit par Michel Cotta qui est avec nous ce soir.
01:05Quoi de neuf ce soir Nicolas Domenac.
01:07C'est la grande déprime à bouche fermée des dirigeants du Lex Bloc Central parce que ça marche pour eux.
01:13Dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche le budget 2027.
01:18Ça y est le gouvernement a rendu sa copie ce matin en Conseil des ministres.
01:21Le débat dans l'hémicycle ne commencera que le 13 octobre mais il s'annonce déjà comme un chemin de
01:26croix pour Sébastien Lecornu.
01:28On en débattra tout à l'heure avec trois députés.
01:30On parlera aussi de l'actualité qui a éclipsé ce budget aujourd'hui.
01:34La mobilisation lycéenne qui dégénère ce soir dans de nombreuses villes.
01:38Matignon parle même d'une bascule dans les violences urbaines.
01:42Voilà pour le menu de ce soir.
01:43Installez-vous confortablement.
01:45Chaque voix compte, c'est parti.
01:54Les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale des modes crates se retrouvent donc ce soir pour un
01:59nouveau débat télévisé
02:00alors que le premier tour a lieu vendredi et samedi prochain.
02:03Entre-temps, je conseillerai aux candidats mais aussi aux électeurs de regarder LCP lundi soir.
02:09Primaire, une machine à perdre.
02:11C'est un film qui raconte comment les primaires ont bouleversé la vie politique française
02:15mais aussi propulsé des candidats ou dynamité des partis au choix.
02:19Thibaut Henoch.
02:26Voici l'exception qui confirme la règle.
02:29Le 6 mai 2012, sept mois après sa victoire aux primaires,
02:32François Hollande est élu président de la République.
02:35Car depuis, les comptes sont formels.
02:38En sept primaires recensées, de droite comme de gauche, ouvertes ou fermées.
02:43À part François Hollande, jamais un vainqueur de la primaire n'a remporté l'élection présidentielle.
02:48Un bilan qui questionne pour un exercice qui fait en France ses 20 bougies.
02:52Demi-6, la première primaire est déjà socialiste.
02:57Cette soirée est une première.
02:59Un exercice de renouveau démocratique.
03:02Ce que je souhaite, c'est incarner un désir d'avenir.
03:05Mais aussi, dès l'origine, un spectacle médiatique.
03:08La primaire marque un changement absolu de culture.
03:11Vainqueur surprise, Ségolène Royal découvre aussi le premier écueil du processus.
03:16Il n'assure en rien le soutien des perdants et du parti.
03:20Ségolène Royal échoue avec seulement 47% des suffrages.
03:23Ses concurrents de la primaire ne l'ont pas franchement soutenu.
03:26Et puis il y a, comme en 2012, les petites phrases...
03:30Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.
03:31...qui vous suivent, les divisions qui laissent des traces.
03:34Vous ne le traînez pas simplement pendant la campagne.
03:36Vous le traînez même une fois que vous avez été élu.
03:39Pourtant, quand aucun chef ne s'impose, la primaire apparaît comme une nécessité.
03:45En 2016, même la droite s'y met.
03:47Vous connaissez les règles.
03:49Un échec encore, même si François Fillon a surtout perdu à cause des affaires.
03:53Et puis, il y a les descentes aux enfers.
03:572022, primaire chez les Verts et chez les Républicains.
04:00Et score équivalent à la présidentielle pour leurs vainqueurs.
04:04Yannick Jadot, 4,6. Valérie Pécresse, 4,6 également.
04:08Un cataclysme.
04:10Dernier épisode en date.
04:11En août dernier, François Hollande s'oppose à la primaire socialiste.
04:15Stratégie du moment ou le son tiré du passé.
04:18Les risques, c'est au nom du rassemblement quelquefois de nous diviser.
04:22La primaire version 2026 du PS et de ses alliés.
04:26Vous n'aurez pas, en fait, de sang sur les murs.
04:28Qui doit départager 5 candidats ?
04:30Permettra-t-elle d'inverser la dynamique à gauche où Jean-Luc Mélenchon domine dans les sondages ?
04:36Ou se soldera-t-elle par une nouvelle désillusion ?
04:40Et j'accueille sur le plateau de chaque voix-compte Michel Cotta.
04:44Bonsoir.
04:44Bonsoir.
04:44Et merci d'être avec nous ce soir.
04:46Vous avez donc co-écrit avec Patrice Duhamel ce documentaire sur les primaires qui sera diffusé sur LCP lundi.
04:53Jonathan Boucher-Pétersen, bonsoir.
04:54Bonsoir.
04:55Éditorialiste à Libération, merci d'être là également.
04:57Et bonsoir Frédéric Michaud, directeur général adjoint de l'institut de sondage Opinion Way.
05:02Merci également de votre présence.
05:04Michel Cotta, il y a donc 20 ans avait lieu sur LCP d'ailleurs le premier débat d'une primaire
05:10socialiste.
05:11Et 20 ans plus tard, il y a donc ce débat ce soir entre les 5 candidats de cette primaire
05:16de la gauche sociale et démocrate.
05:18Qu'est-ce qui se joue ce soir à 8 jours du premier tour ?
05:23Un peu la suite de ce qui s'est déjà joué au premier, c'est-à-dire on voyait très
05:28bien un débat où finalement, pendant toutes les deux premières heures, on s'est dit, après tout, qu'est-ce
05:33qui les sépare vraiment ?
05:35Est-ce qu'avec un petit coup de bon sens, un petit coup d'enthousiasme, ils n'auraient pas pu
05:41se déterminer eux-mêmes, après tout ?
05:43Et puis, la question finale a fait effectivement, a révélé le cœur du débat, c'est-à-dire qu'est
05:49-ce qui est prêt à s'allier avec Jean-Luc Mélenchon et qu'est-ce qu'il refuse absolument ?
05:56La ligne de fracture.
05:57C'est tout le problème, puisqu'on avait discuté déjà depuis l'avant-dernière primaire socialiste autour de Manuel Valls
06:03de deux gauches irréconciliables.
06:05Est-ce que, oui ou non, les deux gauches sont si irréconciliables que ça ?
06:09Est-ce qu'elles peuvent continuer à se réconcilier quand ça les arrange pour les législatives et à se séparer
06:15quand ça ne les arrange pas pour la présidentielle ?
06:19C'est le problème, mais là, au moins, les cartes sont sur la table.
06:23Et qui, selon vous, avait le plus marqué de points sur le premier débat télévisé ? Sur les cinq ?
06:30Je ne sais pas, je suis bien incroyable. L'avantage avec ces primaires, c'est que d'abord, je ne
06:35sais pas si tout le monde est d'accord, mais je pense que c'est ça.
06:36Il y a des discussions qu'on n'a jamais, qui ne se passent jamais. Au fond, ce qui fait,
06:40l'aventure des primaires, c'est la télévision.
06:43Ce n'est pas les hommes, c'est la télévision. Donc il y a des débats qu'on n'a
06:47jamais, c'est ce que dit Sandrine Rousseau.
06:49En revanche, il y a des gens aussi qu'on connaît moins et qui apparaissent d'un coup à l
06:55'écran.
06:55Ça avait été le cas pour Manuel Valls à un moment. Et là, par exemple, oui, j'ai trouvé que...
07:03Manuel Morel.
07:04Oui, il y a eu vraiment quelqu'un qui s'est détaché et qui n'était pas le favori.
07:09Alors, de là, les deux favoris restent bien, en effet, d'un côté, le premier secrétaire du Parti Socialiste, qui
07:20est bien le moins, et de l'autre, Raphaël Glucksmann.
07:25Mais je dois dire que je n'ai... Enfin, personnellement, ça n'engage que moi, mais je n'ai pas
07:30trouvé Raphaël Glucksmann s'imposant.
07:34Voilà. Et il a été bon comme les autres, mais il ne s'est pas imposé et il n'a
07:39pas imposé sa figure comme une figure par laquelle le Parti Socialiste devrait passer.
07:44– Jonathan Boucher-Pétersen, le débat de ce soir, il va porter sur l'immigration, l'écologie, la santé, le
07:48pouvoir d'achat.
07:49Sans doute, est-ce qu'on commencera avec la mobilisation lycéenne quand même ?
07:53– Je n'imagine.
07:54– Vous en attendez quoi, de ce débat ?
07:55– Moi, j'ai trouvé que... Je trouve que le débat était de qualité, en tout cas, sur les deux
08:00heures auxquelles on a assisté.
08:01Après, ça reste un débat de gens qui ont globalement un socle commun sur beaucoup de sujets.
08:05C'est assez légitime. On a quand même senti des nuances.
08:09Ça a évidemment dérapé sur les 20 dernières minutes et c'est ce qu'on commande depuis,
08:13parce que c'est probablement ce qui intéresse le plus.
08:16Mais je ne suis pas sûr que ce soit forcément le plus structurant.
08:18Je voulais juste rappeler que c'est une primaire, vous disiez, qui a été le meilleur.
08:21Il y en a un qui ne la voulait pas, cette primaire quand même.
08:23C'est Raphaël Glucksmann, elle lui a été imposée.
08:26Et je pense que ça dit beaucoup de ce qu'on va dérouler dans cet échange-là.
08:29C'est que la primaire, personne ne la souhaite en soi.
08:32Dans tous les camps où on n'en a pas besoin, on s'en passe assez allègrement.
08:35La primaire, elle est rarement...
08:36– Vous faites partie de ceux qui pensent que la primaire, c'est un aveu d'échec ?
08:39– Je ne sais pas si c'est un aveu d'échec, mais en tout cas, je pense que c
08:41'est un accélérateur
08:43quand la victoire est possible.
08:44C'est un objet très compliqué quand tout le monde a à peu près acté,
08:48qu'on n'avait pas assisté à un débat où se situait le prochain président
08:52ou la prochaine présidente de la République.
08:54Et je pense que c'est un symptôme beaucoup plus qu'une cause.
08:57C'est les gens qui disent, il a perdu parce qu'il y a eu une primaire.
09:00Non, je ne vois jamais cette explication-là.
09:03Je ne pense pas qu'un autre candidat que Valérie Pécresse aurait fait un meilleur score
09:07à quelques variables près dans l'ordre de la dernière présidentielle.
09:11Je ne pense pas que François Fillon, ça a été dit dans le sujet,
09:14n'a pas perdu parce qu'il avait remporté la primaire.
09:16Après, quand des partis sont minoritaires et pèsent 5, 6, 7, 8% dans l'opinion,
09:20ce n'est pas parce qu'il y a une primaire ou pas de primaire
09:22que leur candidat va faire 10 ou 15.
09:23– Vous voyez bon dire Frédéric Michaud.
09:25– Non, non, j'étais parfaitement d'accord sur le terme de symptômes.
09:29C'est très juste.
09:29La primaire, c'est le signe de la faiblesse des partis politiques.
09:33La fonction d'un parti politique, c'est de dégager un leader.
09:36Ils ne parviennent plus à le faire.
09:38Donc ils sont obligés de mettre en place des procédures
09:42en dehors de leur propre structure
09:45pour désigner, faire trancher par un corps électoral
09:49qui dépasse les simples adhérents.
09:52– On en parlera tout à l'heure du corps électoral
09:54parce que c'est aussi la grande inconnue du moment quand même.
09:57Mais sur à la fois le débat de ce soir
10:00mais aussi sur ce qui va se jouer dans cette primaire.
10:05Est-ce que l'enjeu finalement,
10:06ce n'est pas de choisir entre 5 candidats,
10:09c'est de choisir entre 2 stratégies ?
10:11Et je reviens à la France Insunisse qu'on parlait, Michel Cotard.
10:14– La stratégie en plus.
10:16– Oui, mais les stratégies d'alliance, c'est un congrès du PS.
10:18C'est ça qui a fait bondir Ségolène Royal
10:20quand Raphaël Glucksmann, qui ne fait pas partie du PS,
10:23rentre dans ce débat-là.
10:24Je pense qu'il y a un décalage de toute façon
10:26entre ce que disent les responsables des différents partis
10:28et les candidats et la réalité des électeurs.
10:30Oui, c'est très compliqué les relations entre le PS et LFI
10:33en fonction des circonstances.
10:34Il n'empêche que toutes les études d'opinion
10:36depuis maintenant très longtemps
10:37montrent l'aspiration unitaire parce que les électeurs
10:40ne sont pas bêtes, ils savent très bien que si chacun est de son côté,
10:42le rôle de la gauche dans la décennie qui vient
10:44c'est de continuer à être spectatrice d'un spectacle qui la désole.
10:46Donc je pense qu'il y a beaucoup plus de choses
10:48qui unissent en commun les électeurs
10:50et ça se voit même à l'Assemblée nationale avec les députés.
10:53Ça a été rappelé par Olivier Faure,
10:5480% des textes sont votés en commun
10:56par les députés LFI, écolos, communistes, socialistes.
11:00Après, voilà, c'est sûrement utile pour Jérôme Gage
11:02de cliver comme ça, c'est à peu près sa seule singularité dans le débat.
11:05Mais justement, Frédéric Michaud,
11:06vous disiez que c'est un signe d'affaiblissement des partis,
11:08mais est-ce que les militants dans les partis,
11:10eux, alors qu'on voit que les partis bougent,
11:13évoluent, qu'on n'est plus sur des partis classiques,
11:14ils sont contents de participer à ce genre d'élection,
11:18il y a un regain de participation,
11:19ça les fait plaisir de choisir leur candidat ?
11:21Ça leur fait plaisir, ça fait plaisir même d'une manière générale aux Français.
11:24Les Français adorent les primaires.
11:26Quand on les interroge sur la primaire de la droite,
11:28vous avez une majorité de Français,
11:30pas uniquement des sympathisants de droite.
11:3261% des Français
11:34qui sont favorables à la primaire,
11:36alors à droite, c'est évidemment beaucoup plus,
11:38c'est la même chose pour la primaire de la gauche.
11:41En fait, dès que vous redonnez la parole aux électeurs,
11:45aux militants, aux adhérents,
11:46bien évidemment, ils sont prêts à s'en saisir.
11:50C'est marrant parce que vous faites des sondages sur
11:53est-ce que vous aimez l'idée d'une primaire,
11:55mais les primaires ne sont pas sondées.
11:57Non, absolument pas,
11:58parce que le corps électoral est trop limité.
12:00On est entre 50 et 100 000 peut-être électeurs au maximum.
12:04Mais est-ce que les sondages,
12:07on se fit du coup aux sondages de premier tour,
12:09est-ce que c'est fiable pour analyser le favori d'une primaire ?
12:12Non, puisque nous n'interrogeons pas le corps électoral.
12:15Donc il peut y avoir des surprises.
12:16Mais les sondages qui sont publiés,
12:18qui désignent très clairement un vainqueur,
12:21Raphaël Glucksmann,
12:22peuvent peser dans le choix des électeurs
12:25et se dire que le but d'une primaire,
12:28c'est tout de même de créer un effet propulsif,
12:30de dégager un leader et puis de lui donner de l'élan.
12:33C'était ce qui est arrivé à François Hollande,
12:37à François Fillon aussi, à droite, très nettement.
12:41Benoît Hamon aussi, on oublie tout le temps
12:42que Benoît Hamon, quand il sort de la primaire,
12:44il a 14% à égalité avec Jean-Luc Mélenchon.
12:47Et à Valérie Técresse également, 18%.
12:50Donc après, c'est les circonstances de la campagne.
12:52Juste sur le corps électoral, Michel Cotard.
12:54Non, je voulais, sur le débat qu'on a,
12:56c'est est-ce que les primaires ont affaibli les partis ?
13:01Ou ce que c'est, parce que les partis sont affaiblis,
13:04qu'ils ont besoin de primaires ?
13:06Ça, franchement, je suis incapable de répondre à la question.
13:08Je pense qu'il y a eu un effet de bascule
13:12entre l'un et l'autre.
13:14Quand les partis politiques sont forts,
13:16ce qui a été le cas avec Mitterrand, Chirac,
13:19même le premier, Sarkozy,
13:23il n'y a pas de problème, il s'impose.
13:25Donc, d'une certaine façon,
13:26c'est parce que les partis sont plus faibles,
13:28qu'ils n'ont pas su dégager de leader,
13:31que finalement, les élections primaires...
13:33C'est parce qu'il y a des courants peut-être aussi
13:34au sein de chaque parti ?
13:35Je ne sais pas si c'est les primaires
13:36qui ont fait exploser les partis
13:38ou les partis qui ont inventé les primaires.
13:41Les seuls qui peuvent s'en passer,
13:42c'est Jean-Luc Mélenchon qui a créé son propre parti,
13:44c'est Édouard Philippe qui a créé son propre parti,
13:47ou Marine Le Pen qui a hérité familialement des partis.
13:48Mais Marine Le Pen, est-ce qu'elle va pouvoir s'en passer longtemps ?
13:50Parce qu'on a bien vu avec Jordan Bardella
13:52que peut-être les militants auraient voulu une primaire,
13:55non ? C'est tout à fait inenvisageable ?
13:57Je crois que ça n'existe pas comme perspective.
14:00Il y a une culture du chef qui est celle qui était celle à droite à l'époque.
14:02Non, c'est le bloc central qui est en demande de primaire
14:04parce que c'est très sympa de dire que la primaire est un problème.
14:07J'ai quand même le sentiment que quand il n'y a pas de primaire,
14:09ce n'est pas tellement plus clair.
14:10Alors justement, j'allais vous poser cette question
14:13parce que Gabriel Attal et Édouard Philippe,
14:15ils font le même constat.
14:16À la fin, il n'en faudra qu'un sur la ligne de départ.
14:18Sur la méthode, ils ne sont pas tout à fait d'accord.
14:21Écoutez-les et ensuite, vous réagissez.
14:23Si nous sommes trop nombreux dans un espace politique
14:26qui est relativement proche,
14:29alors la dispersion nous condamnera à avoir un deuxième tour
14:31entre Mme Le Pen et M. Mélenchon.
14:33Et donc la nécessité d'avoir une responsabilité le moment venu
14:36pour éviter que ça ne survienne.
14:38Moi, j'étais très clair depuis le début autour de ça.
14:40J'ai dit que je n'excluais aucune proposition qui sont faites,
14:44y compris celle d'une primaire.
14:45Vous en parliez, Jonathan Boucher-Bettersen.
14:47Comment ça se finit alors entre ces deux-là ?
14:50Ça se finit pour l'instant.
14:51Edouard Philippe n'a pas suffisamment fait le trou.
14:53Et on sait que Gabriel Attal n'a pas donné de rendez-vous
14:54pour qu'on fasse les comptes en disant qui est le mieux placé.
14:57Je rappelle qu'il y a Bruno Retailleau
14:58qui est le troisième, soi-disant, dans cet attelage
15:00de ce qu'on a appelé, je n'ai jamais cru,
15:02le socle commun en tout cas.
15:03Peut-être David Lysnard aussi ?
15:04Alors là, dans ces cas-là,
15:05je pense qu'on a un problème de valeur sur beaucoup de sujets.
15:07Moi, je vois plus David Lysnard comme une potentielle…
15:10Peut-être Xavier Bertrand ?
15:10Non, avec Marine Le Pen à terme
15:12mais avec Reconquête sur le fond, sur beaucoup de sujets.
15:15Et en revanche, ce qui est intéressant,
15:16c'est qu'on a beaucoup glosé
15:18ou en tout cas voulu faire le parallèle
15:19avec le match Balladur-Chirac à l'époque.
15:21Je revoyais des archives du premier tour.
15:23Balladur plus Chirac, ça pèse jusqu'à 44% sur un premier tour.
15:27Donc évidemment, c'est facile quand on a chacun
15:29une grosse masse à se partager.
15:31Là, on parle de quelqu'un qui est à 15-16
15:33et l'autre qui est à 10-12.
15:34Justement, à ce propos, Frédéric Dhabi,
15:36qui est votre confrère, cher ami,
15:39a fait le calcul.
15:40En 2012, l'addition des voix,
15:43Sarko-Hollande, ça fait 55%.
15:46Et en 2017, Amon-Fillon, ça fait 26%.
15:50Et enfin, Hidalgo-Pécresse, ça fait autour de 10%.
15:54Ça signifie bien que ce n'est pas un problème
15:56de nombre de candidats,
15:57c'est un problème de force des candidats.
15:59Alors évidemment, la dispersion électorale,
16:01on sait que c'est un facteur d'échec
16:03et ça peut annuler la qualification au premier tour.
16:06Mais quand il y a des candidats forts,
16:07ils arrivent à se qualifier,
16:10quelle que soit la concurrence,
16:12enfin, sous la Ve République,
16:14les élections présidentielles,
16:15il y a souvent eu un candidat du centre
16:17et un candidat de la droite
16:18et l'un des deux a été qualifié.
16:21– Je voudrais revenir à mon corps électoral
16:23de la primaire de la gauche.
16:25Pardonnez-moi, mais on n'a pas éclairci ce...
16:27Qui va voter ?
16:29Qui va voter ?
16:30Est-ce qu'on a une idée ?
16:32– Les adhérents du Parti Socialiste, ça on peut...
16:33– À 15 euros ?
16:34– Eux, ils sont votants de droit
16:36puisqu'ils sont adhérents.
16:37La question, c'est qui va voter en plus
16:39des adhérents des deux formations politiques.
16:41On a entendu Place Publique se réjouir
16:43de voir le nombre d'adhérents doubler.
16:46Je ne vous cache pas que ça ne fait pas une marée humaine,
16:47même quand ça double,
16:48le nombre d'adhérents de Place Publique.
16:50La question, c'est à quel point ça intéresse
16:52au-delà une partie des électeurs qui ne sont pas adhérents
16:54parce que les gens ont perdu l'habitude d'être adhérents
16:56dans une force quand elle n'est pas en dynamique
16:58et que la perspective de conquête du pouvoir n'est pas évidente.
17:01Donc la question, c'est effectivement...
17:03Et c'est comme ça que ça a été posé au départ.
17:04Est-ce que les socialistes sont prêts,
17:06comme aux Européennes, à confier leur destin
17:08à quelqu'un qui ne fait pas partie de la famille,
17:10Raphaël Glucksmann,
17:11voire qui a du mal à avoir concevoir l'idée
17:14que l'union de la gauche,
17:16ça n'appartient pas forcément au passé ?
17:18C'est une des questions d'ailleurs qui va...
17:19Parce qu'il y a eu les amicroches de la fois précédente.
17:22Je pense qu'il va falloir pousser cette question-là
17:23au fur et à mesure des trois débats
17:25pour bien comprendre quelles sont les perspectives d'alliance
17:27des uns et des autres.
17:28Je ne suis pas sûr que ça enthousiasme un électeur socialiste
17:31de savoir qu'un Raphaël Glucksmann
17:33a une œillère sur l'œil gauche
17:34et en revanche, s'imagine travailler avec Gabriel Attal.
17:37Je ne fais pas de procès d'intention,
17:38mais il faudra clarifier ça.
17:39Au fond, et c'est ce qu'on comprend dans votre film,
17:42Michel Cotta, une primaire,
17:43elle oblige à se radicaliser
17:46pour séduire son camp,
17:48alors qu'une présidentielle,
17:49elle exige d'aller chercher au-delà de son camp.
17:52– Oui, bien sûr, surtout quand elle est fermée.
17:55Parce qu'il y a des primaires ouvertes,
17:56on a connu des primaires ouvertes
17:57avec 5 millions de téléspectateurs.
17:59Donc déjà, c'était une foule
18:01qu'on pouvait peut-être sonder,
18:03en tout cas, qui était sondable.
18:04Mais là, il y a 700 000 téléspectateurs.
18:07– Sur le débat télévisé du premier tour,
18:10il y a une moyenne de 700 000 téléspectateurs.
18:11– Autant que sur le premier socialiste
18:14entre Dominique Strauss-Kahn,
18:16Ségolène Royal et Fabius.
18:18En fait, c'est la télévision
18:20qui fait la primaire et l'intérêt de la primaire.
18:23Et quand elle est ouverte,
18:25c'est sûr qu'on n'a pas tendance
18:26à rechercher uniquement le radicalisme.
18:29Mais quand elle est fermée,
18:31malheureusement,
18:33les votants et les partisans
18:35vous entraînent à ça.
18:37C'est le danger des primaires fermées.
18:39Et là, on a choisi une primaire fermée.
18:41– 130 000 électeurs pour la victoire
18:43de Ségolène Royal en 2006 à la primaire,
18:45qualifiés pour le second tour.
18:46Donc je pense qu'encore une fois,
18:47il y a des rapports de force qui existent
18:49très au-delà des circonstances de désignation.
18:51– Là, on sera dans un autre étiage.
18:52Si on en croit, Patrick Menucci,
18:54le président de la commission
18:55d'organisation de la primaire de la gauche,
18:57il tablait lundi sur 90 000 votants en ligne.
19:01Alors j'ai vu qu'il y aurait aussi des isoloirs
19:03avec des tablettes pour aller voter.
19:06par endroit, mais 90 000.
19:07– Je rappelle qu'il y a eu un débat,
19:09enfin en tout cas, il y a eu des avis très divergents
19:12entre la direction du PS,
19:13incarnée par Olivier Faure
19:14et soutenue en l'occurrence par Ségolène Royal
19:16qui voulait une participation
19:17entre 2 et 4 euros,
19:18il y avait des nuances.
19:19Et le camp Glucksmann,
19:20le principal cliquet qu'ils ont mis
19:22pour accepter de participer à cette primaire,
19:24c'est justement de mettre 15 euros.
19:2615 euros, aujourd'hui,
19:27ça représente quand même un obstacle
19:29à la participation qui est assez important.
19:31Ils ont tendance à dire,
19:32et il faut le rappeler quand même
19:32pour avoir un tout petit peu d'honnêteté
19:34sur cette question-là,
19:35c'est que c'était 20 euros à l'époque,
19:37ce qu'avait imposé le PS justement
19:38pour verrouiller Strauss-Kahn, Fabius
19:40et éviter que le Royal
19:41fasse venir trop d'adhérents,
19:43c'était 20 euros.
19:44Et 20 euros à l'époque,
19:44est-ce que ce n'était pas plus assumable
19:46pour un électorat socialiste bontain
19:48que 15 euros aujourd'hui
19:49pour le peuple de gauche ?
19:50Surtout, à partir du moment
19:51où les autres proposent moins.
19:53C'est-à-dire, je ne suis pas sûre
19:54que ça ne soit pas reproché,
19:55que ça ne finisse pas
19:56par être reproché à certaines,
19:59à Glucksmann,
20:00par certaines personnes
20:01qui disent,
20:02si on vient 3 ou 4 voter,
20:04c'est beaucoup d'argent.
20:05D'ailleurs, c'est 15 euros
20:06pour les deux tours
20:07ou il faut payer à chaque tour ?
20:0815 euros pour les deux tours.
20:10Oui, 15 euros pour les deux tours.
20:11Non, quand même,
20:11il ne faut pas exagérer.
20:13Souvenez-vous à Adeline
20:14cette inquiétude
20:15de dire,
20:15si on met 2 euros, 3 euros,
20:17peut-être que certains
20:18vont s'infiltrer aussi
20:19dans la primaire.
20:20Oui, sous-marin.
20:21On l'a dit,
20:22c'est que ça peut arriver
20:23Frédéric Michaud
20:24que dans une primaire,
20:25on ait des gens
20:26qui s'inscrivent,
20:26pas pour voter vraiment
20:28pour dire ce qu'ils pensent,
20:28mais juste pour placer
20:30le moins bon des candidats,
20:32pour essayer de l'ouvrir son camp.
20:33C'est un truc minoritaire.
20:34C'est un truc minoritaire.
20:36C'est de l'ordre du fantasme.
20:37C'est surtout le cas
20:38dans les primaires ouvertes,
20:40mais ce n'est pas de nature
20:40à transformer la physionomie
20:43d'un scrutin
20:44parce que c'est un comportement
20:46qui, si il existe,
20:47reste vraiment extrêmement minoritaire.
20:49Sauf que, rappelez-vous,
20:51pour Fillon,
20:51pour François Fillon,
20:52qui était à 9% au début,
20:55le ralliement de ce qu'on appelait
20:57sens commun,
20:57qui était un mouvement
21:00catholique de droite,
21:01a beaucoup joué.
21:03Oui, mais c'était
21:04un visage découvert,
21:04pour le coup, on savait.
21:05Oui, c'était un visage découvert.
21:06Et c'est d'ailleurs,
21:06ça a beaucoup joué,
21:07c'était les derniers
21:08qui étaient là au Trocadéro.
21:09Voilà, exactement.
21:09Je voudrais qu'on parle de l'après.
21:11Dans votre film, Michel Cotta,
21:13on va dire qu'il y a
21:13le moment Hamon.
21:15Benoît Hamon,
21:16le frondeur,
21:17remporte la primaire socialiste
21:19de 2017
21:19au second tour
21:20face à Manuel Valls.
21:22Il raconte les 15 jours
21:24qui suivent sa victoire
21:25à la primaire,
21:26où il doit aller mendier,
21:28ce sont ses mots,
21:29il doit aller mendier
21:29des soutiens.
21:31Oui,
21:32ça veut dire effectivement que...
21:34Parce que Manuel Valls,
21:35s'il fait quoi ?
21:36Ben, il va avec Manuel Valls ?
21:36Parce que le favori était
21:38manifestement Manuel Valls,
21:39mais qui, François Hollande,
21:40n'était pas là,
21:41a été interrogé
21:43sur le bilan
21:45du quinquennat Hollande.
21:46Alors que,
21:47évidemment,
21:48il a essayé
21:48de s'en détacher
21:49en disant,
21:50mais je ne ferai plus jamais
21:51le 49-3.
21:52Mais il n'y est pas parvenu.
21:54Mais Hamon
21:55n'était pas quand même
21:56celui qu'on imaginait.
21:58Là, pour le coup,
21:58il a surgi
21:59dans la primaire.
22:00Il n'était pas celui
22:01qu'on attendait.
22:02Ça a été la révélation
22:03du débat.
22:03Enfin, révélation.
22:04Il dit lui-même.
22:06Dans le film,
22:07il dit lui-même...
22:08Oui, c'est assez drôle.
22:09Je n'ai pas de charisme.
22:10Ce n'est vraiment pas
22:10à cause de mon aura.
22:11Ce n'est vraiment pas
22:12à cause de mon charisme
22:13que j'ai gagné.
22:15c'est à cause,
22:16effectivement,
22:17de son proposition
22:18de revenu universel.
22:21Mais,
22:22bon,
22:23c'est la règle du jeu.
22:24La proposition
22:25qui est...
22:26La proposition
22:27a été tout à fait valable.
22:29Mais Alain Juppé
22:30le dit aussi.
22:31Alain Juppé le dit aussi
22:32pour expliquer...
22:34D'ailleurs,
22:35il a beaucoup de recul
22:35sur sa défaite
22:36à la primaire
22:37face à François Fillon.
22:38Je trouve que c'est très intéressant.
22:39C'est vrai.
22:39C'est ce qu'on sait.
22:40C'est ce qui nous a
22:41le plus frappés.
22:42C'est le recul,
22:43l'espèce de...
22:44quand Copé dit
22:46moi j'ai eu 0,3%,
22:48j'ai été le type
22:48le plus battu
22:49qui ait jamais existé.
22:51Bon,
22:51ils ont un vrai recul,
22:52c'est pas mal.
22:52Et Alain Juppé dit...
22:55Il reconnaît d'une certaine façon
22:56qu'il a fait une campagne
22:57de second tour
22:58avant le premier tour,
22:59qu'il a été trop modéré.
23:01Je vous vois tiquer...
23:03Non,
23:03mais ça dit bien
23:05que la télévision
23:06est centrale
23:07dans la campagne présidentielle
23:09et a fortiori
23:09dans les primaires.
23:10Ce qui a fait le succès
23:11de François Fillon,
23:13c'est sa punacité
23:14dans les débats,
23:15il s'est révélé
23:15dans les débats.
23:17Et c'est bien ce que...
23:19L'exercice des primaires,
23:20c'est attirer la lumière médiatique
23:22sur quelque chose
23:23qui habituellement
23:24reste plutôt
23:26feutré
23:27et derrière
23:28les portes closes
23:29des partis politiques.
23:30Mettre en lumière
23:31tout ça
23:31pour essayer
23:32d'impulser...
23:33Mais vous avez vu ça,
23:34vous,
23:35au premier débat ?
23:35Une dynamique électorale.
23:36Oui, quand même.
23:37Non, mais là,
23:38on a vu
23:38quelques différences...
23:38Je parle vraiment
23:39d'une révélation,
23:40d'une personne
23:41qui...
23:43C'était un bon débat,
23:44franchement,
23:45c'était intéressant
23:45comme débat.
23:46Les deux heures sont...
23:48Ça paraît long,
23:49mais moi,
23:50j'ai trouvé
23:50que ça passait vite.
23:51Je ne sais pas
23:51si vous êtes d'accord.
23:53Il y avait des nuances
23:54entre eux,
23:54en tout cas,
23:55intéressantes.
23:55Et ça,
23:56c'est vrai
23:56que ces conversations,
23:58on ne les a jamais.
23:59On ne les a...
24:00C'est quelque chose
24:00d'assez agréable
24:00pour un journaliste
24:01dans un canard de gauche,
24:03c'est qu'il n'y avait
24:03que des gens de gauche
24:04interrogés par que des gens de gauche.
24:05Et je ne vous cache pas
24:06que par rapport
24:07à ce qu'on voit habituellement,
24:09c'était assez singulier.
24:09À votre avis,
24:11un candidat de gauche,
24:12Benoît Hamon,
24:12une candidate de droite,
24:13Valérie Pécresse,
24:14ont fait du trampoline
24:15avec les primaires
24:17et se sont écrabouillés
24:19ensuite parallèlement
24:20l'un et l'autre.
24:22La principale faiblesse
24:23de Benoît Hamon,
24:24c'est que Jean-Luc Mélenchon
24:25était plus fort
24:26et qu'il y a eu vraiment
24:26un système de vase communiquant
24:28dans une dynamique
24:29de vote utile
24:29en disant comment on fait
24:30pour peser
24:31dans une présidentielle
24:32qui était déjà
24:33très droitisée.
24:34Je rappelle que
24:34ce qui était avant
24:36le jaillissement
24:37d'Emmanuel Macron,
24:38ce qui était quand même
24:38vendu comme final prévu,
24:41c'était François Fillon
24:42qui était quand même plutôt
24:42la droite de son parti politique,
24:44en tout cas sur les questions
24:45identitaires et libérales,
24:46quelqu'un d'assez affirmé
24:47face au candidat
24:48du Rassemblement national.
24:49Donc il y a eu une logique
24:50de vote utile
24:51en faveur de Mélenchon à gauche
24:52et on a vu une bascule
24:53qui a été complètement massive.
24:56Et surtout,
24:56je pense que
24:56ce qui est très difficile
24:58à comparer
24:58parce qu'une primaire
24:59elle est d'autant plus
25:00enthousiasmante et projetante
25:01je le disais au début
25:02que la victoire
25:03semble possible.
25:04Évidemment que là,
25:05il n'y a pas beaucoup
25:06d'électeurs qui y participent.
25:07C'est pour ça que je dis
25:07que ça ressemble un peu plus
25:09à un congrès médiatisé
25:10qu'à une vraie primaire
25:12présidentielle.
25:13Dans ce cas-là,
25:13c'est vrai.
25:14La difficulté tient aussi
25:15que les différents protagonistes
25:17qui perdent
25:18ne jouent pas le jeu
25:19de se rallier
25:22aux vainqueurs
25:22et de le soutenir.
25:23Je pense que les vainqueurs
25:24ne devraient pas
25:25s'en préoccuper.
25:25La faute,
25:26Benoît Hamon,
25:26j'en ai parlé plusieurs fois
25:27avec lui,
25:27il a passé un temps infini
25:28à essayer de rallier
25:29des gens qui pensaient
25:30que Manuel Valls
25:31plutôt que de s'adresser
25:32aux Français
25:33et d'avancer
25:33sur cette dynamique-là.
25:34Céloine Royal,
25:35c'est la leçon de tête
25:36de 2006.
25:37Il ne faut pas se réoccuper,
25:38il ne faut pas penser
25:38que des gens qui ont été battus
25:39deviennent des atouts.
25:41Et dans l'histoire,
25:42Benoît Hamon,
25:42aujourd'hui,
25:43on lui reconnaît
25:43un diagnostic
25:44qui était assez pertinent
25:45en tout cas
25:45pour des gens de gauche.
25:46Il bénéficie d'une aura
25:47qui est assez intact,
25:48en fait,
25:49même s'il est retiré
25:49de la vie politique.
25:50Je ne suis pas sûr
25:51que Manuel Valls,
25:52soi-disant le favori
25:53de l'époque,
25:53ait vécu
25:54comme un espèce
25:54de traître pour la gauche.
25:56Il y a un éléphant
25:57du PS dans la pièce,
25:58c'est François Hollande.
26:00Pardonnez-moi,
26:01aucun des candidats
26:02à la primaire de l'époque
26:03n'est resté au Parti Socialiste
26:04après cette primaire.
26:05C'est ce que dit
26:06François Hollande
26:07dans votre film.
26:07Et il dit,
26:09ça n'a donc aucun sens.
26:11Est-ce qu'on n'a pas
26:12dans votre film
26:12l'explication
26:13à la position
26:14de François Hollande
26:14aujourd'hui ?
26:15Tout à fait.
26:16D'ailleurs,
26:17il ne s'en cache pas.
26:19Je ne sais pas
26:20par quel trou de souris
26:21il peut revenir.
26:23On est tous un peu étonnés.
26:26On se dit,
26:27vraiment,
26:28s'il y a un vainqueur
26:29à la primaire socialiste,
26:30ça aurait été très difficile
26:32de trouver le trou de souris.
26:34Mais bien sûr,
26:35il a trouvé que pour lui,
26:37d'abord,
26:38il a gagné cette primaire.
26:40Très bien,
26:40mais qu'est-ce qu'il a porté,
26:42cette primaire ?
26:42Il a porté 5 ans.
26:445 ans et il y avait
26:45la gauche molle
26:46et il raconte,
26:47mais surtout,
26:495 ans de frondeurs
26:50parce que les frondeurs
26:51sont nés de là.
26:52Il manque encore
26:53un tout petit peu
26:53de lucidité,
26:54François Hollande,
26:54quand même,
26:55parce qu'il a beaucoup
26:56de qualités,
26:57mais ce qu'il a porté,
26:58ce n'est pas la primaire,
26:59c'est le décalage
26:59entre ses proclamations
27:00de campagne
27:00une fois qu'il était désigné
27:01et l'exercice du pouvoir.
27:03Je finis juste.
27:04Deuxième chose,
27:05ce que François Hollande,
27:06s'il refuse cette primaire
27:07cette fois-ci,
27:08c'est qu'il se souvient
27:08que Nicolas Sarkozy,
27:14et je pense qu'au moins,
27:15il a un éclair de lucidité,
27:16c'est que François Hollande,
27:17dans le corps électoral
27:18qui est mobilisé
27:19pour cette primaire,
27:20perd la primaire,
27:21tout simplement.
27:22On entendait Olivier Faure
27:23dans le sujet tout à l'heure
27:24dire qu'il n'y aura pas
27:25de sang sur les murs.
27:26Le vainqueur d'une primaire,
27:27est-ce que c'est toujours,
27:28comme on dit,
27:29celui qui a le mieux réussi
27:30à assassiner ses frères politiques
27:32sans que le sang tâche
27:33son costume ?
27:34Est-ce qu'on peut garantir
27:36qu'après le 10 octobre,
27:37le club des cinq
27:38qui débat ce soir,
27:40il restera soudé ?
27:41En réalité,
27:42comme les options politiques
27:43sont très proches
27:44les unes des autres,
27:45que les candidats
27:46sont fongibles,
27:47c'est-à-dire avec une grande capacité
27:50d'interchangeabilité entre eux,
27:52et plutôt des nuances
27:54que des oppositions fortes,
27:56les différences,
27:58pour émerger,
27:59il faut qu'elles se fassent
28:00sur des aspects
28:01qui sont des aspects
28:03de caractère,
28:04sur des aspects d'éloquence,
28:07et ça, ça pousse
28:08à avoir des phrases fortes,
28:10et ça peut laisser des traces,
28:12ça peut créer des divisions profondes
28:14qui sont nuisibles
28:15par la suite.
28:17Encore une fois,
28:18je pense qu'il faut vraiment
28:19tirer une leçon,
28:20l'enjeu pour celui
28:21qui est désigné,
28:21quelle que soit la primaire,
28:23c'est pas de rabibocher
28:24avec ceux qui l'ont affronté,
28:25c'est pas vrai.
28:25C'est de parler aux Français
28:26tout juste après.
28:28On est d'accord,
28:29mais justement,
28:29c'est tout le problème
28:30de la présidentielle,
28:31s'il arrive à se rabibocher,
28:33alors pourquoi s'être battu ?
28:35Mais s'il n'arrive pas
28:35à se rabibocher,
28:37franchement,
28:38pourquoi est-ce que les électeurs...
28:39Après, c'est à chacun
28:40en responsabilité.
28:41On a entendu les uns
28:42et les autres dire
28:43évidemment qu'on soutiendra
28:44celui qui est désigné.
28:45S'ils ne le font pas,
28:46c'est pas à celui qui est désigné
28:48de perdre du temps
28:48à essayer de comprendre
28:49dans la psychologie
28:50comment essayer de soigner
28:51un tel ou un tel
28:52qui a eu son égo blessé.
28:54Je pense que vraiment...
28:55Les électeurs ne suivent pas
28:56forcément ce que disent les gens.
28:57Manuel Valls,
28:58qui a trahi,
28:59n'a jamais...
29:00Eh bien, on verra
29:01si tout ça se vérifie
29:03le 10 octobre, déjà.
29:05Oui, mais il a perdu
29:05toute sa vie dans l'opinion.
29:07Merci infiniment
29:07à tous les trois
29:08d'être venus en tout cas
29:09ce soir sur le plateau
29:09de chaque voix compte.
29:10Primaire,
29:11la machine à perdre,
29:12c'est donc à voir
29:12lundi soir sur LCP
29:15à 20h40 dans Débadoc
29:16avec Ali Badou.
29:18Dans un instant,
29:19la question qui fâche,
29:20on va parler budget 2027
29:22et mobilisation lycéenne
29:24avec nos trois prochains invités,
29:25trois députés,
29:26mais d'abord Nicolas Domenac.
29:27Bonne neuf.
29:36On reste dans cette campagne présidentielle
29:38avec vous, Nicolas,
29:39parce que les candidats
29:41et les électeurs aussi
29:42du Bloc central
29:43ont un peu le moral
29:44dans les chaussettes.
29:45Les sondages ne sont pas bons.
29:47C'est la déprime qui gagne
29:48parce qu'ils restent scotchés.
29:50Alors même,
29:51Edouard Philippe,
29:52Edouard Philippe a de l'avance,
29:54mais ils ont des fourchettes
29:56sondagiaires plantées dans le dos.
29:59Edouard Philippe autour de 15%.
30:00Gabriel Attal et Bruno Retailleau
30:03autour de 7-8%.
30:05Et chacun prétend
30:06cependant qu'il ira jusqu'au bout,
30:08ce qui ne contribue pas
30:09à une dynamique forte.
30:11Et donc, il stagne,
30:13pourtant il mène
30:14des campagnes très différentes.
30:16Oui, chacun son rythme.
30:18Edouard Philippe se veut tranquillou,
30:20mais il n'imprime pas pourtant.
30:22Par exemple,
30:23quand il sort son grand projet
30:26de réforme de la sécurité sociale,
30:28et bien boum,
30:28voilà que Bardella
30:29fait à son corps défendant
30:31l'actualité.
30:32Et puis qu'ensuite,
30:34Gabriel Attal explique
30:35que le plan d'Edouard Philippe,
30:37c'est un plan pour l'EHPAD.
30:38Bon, voilà, c'est charmant.
30:39Mais en tout cas,
30:40ils font circuler, d'ailleurs,
30:41les proches de Gabriel Attal,
30:43ce montage.
30:45Vous avez peut-être vu ça,
30:46Edouard Le Flemmard,
30:47parce qu'il avait dit
30:48qu'il faudrait songer
30:50à se reposer
30:51après avoir fait
30:52une campagne électorale.
30:54Mais bon, Gabriel Attal,
30:55lui-même,
30:55qui mène une campagne
30:56à la trompette,
30:57il reste scotché
30:58à 8% des voix.
31:00Donc, ça ne progresse pas davantage.
31:03Pourtant,
31:03il ne mégote pas
31:05les initiatives.
31:06Alors, il y en a une,
31:07par exemple,
31:07qui a donné lieu
31:08à des commentaires ironiques.
31:10Vous savez,
31:10la campagne
31:11pour les 1 000 bistrots.
31:13Alors, c'est devenu
31:14les 100 salles de shoot.
31:17Voilà.
31:18Bon, c'est ce qui passe
31:19dans les réseaux.
31:20Mais enfin,
31:20tout ça fait
31:21un climat assez tendu.
31:23Alors, il y a Bruno Retailleau
31:24qui, lui aussi,
31:24menace une campagne.
31:26Alors, lui,
31:26c'est au clairon.
31:29Mais sur les questions sécuritaires,
31:30voilà.
31:31Sauf que là,
31:31il y a Marine Le Pen
31:32qui l'empêche de progresser.
31:34Et puis, alors,
31:35il donne une explication
31:35qui, elle,
31:36mérite d'être écoutée.
31:38Tendez bien l'oreille
31:38parce que je pense
31:39qu'il touche
31:40quelque chose
31:40de très juste.
31:41Le peuple français
31:42ne veut pas
31:43d'une saison 3
31:43du macronisme.
31:44Le bilan désastreux.
31:46On vient d'en parler
31:47d'Emmanuel Macron.
31:48Absolument désastreux.
31:49L'appauvrissement
31:50des Français.
31:51Le déclassement
31:52d'un grand pays,
31:52d'une grande nation
31:53comme la France.
31:54C'est lui.
31:55Eh bien,
31:56ce bilan-là,
31:57ils y ont pris part.
31:58Ils y ont pris part.
31:59Bah oui,
32:00parce que personne n'oublie
32:01qu'ils ont été
32:02tous les deux
32:02premiers ministres.
32:03Eh oui,
32:04ils ont été
32:04premiers ministres.
32:06Bon,
32:06Édouard Philippe,
32:063 ans,
32:07Gabriel Attal,
32:087 mois et 27 jours.
32:10Bon,
32:10il dit 8 mois,
32:11mais on ne le chicaillera pas
32:13là-dessus.
32:14Mais c'est vrai
32:15que c'est leur problème
32:17central,
32:17c'est que les enfants
32:18du macronisme
32:19ne peuvent pas échapper
32:20au bilan du macronisme.
32:21Ça paraît très difficile.
32:22Mais est-ce que
32:24Bruno Retailleau
32:24peut échapper ?
32:25Alors,
32:25ce n'est pas un enfant,
32:26mais il a quand même
32:27fait partie.
32:28Il a été ministre
32:28de l'Intérieur.
32:29La façon qu'il a eu
32:30de quitter le gouvernement
32:31n'a pas été une rupture
32:32très nette et très claire.
32:34Ce qui fait qu'effectivement,
32:36ils ont peut-être
32:37une idée à trouver
32:38du côté de Nicolas Sarkozy
32:40qui, lui,
32:40avait trouvé l'idée
32:41pour se détacher
32:43du père de famille.
32:45Il avait montré
32:46que c'était possible.
32:47Ça avait pris son temps,
32:48du tout.
32:49C'est difficile
32:49de lui demander
32:50en même temps.
32:51Parce que,
32:53selon certaines sources,
32:54il a plutôt choisi
32:55Bardella.
32:56C'était avant tout ça.
32:58En tout cas,
32:59Bardella,
32:59puisqu'on parle
32:59des prétendants
33:02qui s'activent aussi,
33:03ce qui affaiblisse
33:04encore plus
33:04les trois candidats.
33:05Est-ce que ça veut dire
33:06qu'ils vont devoir
33:06renoncer à un moment
33:08les uns les autres ?
33:09Peut-être bien.
33:10Du coup,
33:10cela pousse à ça.
33:11Vous avez Xavier Bertrand,
33:12Michel Barnier,
33:13Thierry Breton,
33:14François Baroin.
33:15On les appellera
33:16le plan B.
33:17Et ça n'aide pas
33:17au plan A.
33:18Barnier, Breton,
33:19QDB.
33:20Merci.
33:21Nicolas,
33:21on passe à la question
33:22qui fâche.
33:30Je pense qu'ils ne vont
33:31pas me dire le contraire.
33:32Ce fut une drôle de journée
33:33pour les députés
33:34et pour le gouvernement.
33:36D'un côté,
33:36il y avait la présentation
33:38très attendue
33:38du budget 2027.
33:40De l'autre,
33:41ces manifestations lycéennes
33:43qui dégénèrent
33:43et qui éclipsent
33:44le projet de loi de finances.
33:46On va parler des deux
33:47ce soir avec vous.
33:48François Jolivet,
33:49bonsoir.
33:50Bonsoir,
33:50député horizon de l'Indre
33:52et membre
33:52de la commission des finances
33:53tout comme Estelle Mercier.
33:55Bonsoir.
33:56Député socialiste
33:57de Meurthe et Moselle.
33:58Merci d'être là.
33:59Et bonsoir,
33:59Philippe Ballard.
34:00Bonsoir.
34:00Député rassemblement national
34:02de l'Oise.
34:03D'abord,
34:03le budget,
34:03si vous voulez bien,
34:04qui a donc été présenté
34:05ce matin en Conseil des ministres
34:07avec l'objectif
34:08de ramener le déficit
34:10à 5% du PIB
34:11en 2027.
34:12Regardez,
34:12c'est Stéphanie Despierre
34:13qui vous pose
34:14la question qui fâche.
34:17La question qui fâche ce soir
34:19tourne autour
34:20d'un chiffre qui fâche.
34:2143 milliards d'euros.
34:23C'est le montant
34:24des nouvelles économies
34:25prévues dans le budget 2027.
34:27Ces dépenses-là
34:28sont des acquis pour demain.
34:29Nous ne sommes pas voués
34:30à des décisions brutales.
34:32Nous avons encore le choix.
34:33En agissant dès aujourd'hui,
34:35nous écartons la perspective
34:37de hausse d'impôts généralisée,
34:38de coûts de rabot fâcheux.
34:39Nous renforçons la confiance
34:41dans le redressement durable
34:42de nos comptes
34:43en préservant
34:44notre modèle social.
34:45C'était annoncé,
34:47les efforts pèsent
34:48sur les retraités.
34:49Gel partiel ou total
34:51pour les pensions supérieures
34:52à 1260 euros.
34:54Baisse du plafond
34:55de l'abattement fiscal.
34:57Le gouvernement n'entre pas
34:59dans le détail,
35:00il laisse la main
35:00aux parlementaires,
35:01mais il veut économiser
35:02plus de 5 milliards d'euros
35:04sur les pensions.
35:05Des efforts aussi
35:06pour les familles.
35:08Gel des allocations familiales,
35:10gel des APL
35:11et baisse pour les étudiants aisés.
35:13Limitation des arrêts maladie.
35:16En revanche,
35:17le RSA,
35:18l'allocation adulte handicapé,
35:19le minimum vieillesse
35:21sont épargnés par le rabot.
35:23Pour la gauche,
35:24la potion reste amère,
35:26le PS dénonce une provocation
35:27et elle est fille,
35:29un budget inadmissible.
35:30C'est un budget
35:31d'une casse sociale
35:32absolument inouïe.
35:33C'est sans doute
35:34l'un des budgets
35:35les plus violents
35:35présentés sous la Ve République.
35:37Plus encore
35:38que le budget
35:39pour lequel François Bayrou
35:40avait été renversé.
35:41C'est donc absolument
35:42insupportable.
35:43Et ce budget,
35:44s'il tente de passer en force,
35:45se soldera
35:46par la chute du gouvernement.
35:47Face à l'envolée
35:48de la dette,
35:49le rapporteur du budget
35:50à l'Assemblée nationale
35:51appelle la droite
35:52et la gauche
35:52à être raisonnables.
35:54Nous sommes sur un bateau,
35:55il y a un iceberg,
35:56on est en train d'aller vers
35:57et on peut encore l'éviter.
35:58C'est ça que je veux dire.
35:59On n'est pas la Grèce,
36:00la France n'est pas la Grèce.
36:01On peut éviter l'iceberg,
36:03mais il faut prendre des mesures
36:04et des mesures
36:04qui ne sont pas toutes sympas.
36:06Je suis d'accord avec vous.
36:06Les ministres martèlent
36:07que ce budget
36:08pourra être facilement défait
36:10après la présidentielle.
36:11Cela suffira-t-il
36:13à convaincre les oppositions ?
36:15La question qui fâche
36:16ce soir la voici.
36:17Ce budget est-il invotable ?
36:20Alors François-Olivier,
36:21je me tourne d'abord vers vous
36:22parce que d'abord,
36:23on a senti un peu
36:24de flottement sur les chiffres.
36:25Il était question
36:26de 54 milliards d'économies
36:28dans ce budget.
36:29Finalement, ce matin,
36:29c'était 43 pour 2027
36:32parce que 54,
36:33c'est si on ajoute
36:34les mesures de redressement
36:36déjà prises en 2026.
36:37Du coup, 43 milliards,
36:39c'est parce que ça fait
36:40un peu moins austère
36:41que 54 ?
36:43Écoutez, moi,
36:44le gouvernement
36:45a la maîtrise
36:45de sa communication
36:46et je n'ai pas commenté cela.
36:47Il n'a pas associé
36:48que je sache
36:50les députés,
36:51en tout cas,
36:51à l'horizon
36:51de la commission des finances
36:52sur ce sujet.
36:53C'est un reproche
36:54que vous lui faites ?
36:55Non, c'est sur son plan
36:55de communication.
36:56Après, on entre
36:56dans un long périple.
36:58Les questions qui fâchent,
37:00on vient juste
37:01de découvrir
37:01la loi de finances.
37:03Est-ce qu'on peut retenir ?
37:05On peut retenir
37:06tout de même
37:06qu'on a toujours
37:08un objectif
37:09de 5%
37:10de déficit structurel.
37:11D'ailleurs,
37:12on devrait s'interroger
37:13tous les députés,
37:14quel que soit leur banc,
37:14quand on parle
37:15de structurel.
37:17On a une progression
37:19et le Haut Conseil
37:20de Stabilité
37:21présidé par Amélie
37:22de Montchalin
37:22de 1% de croissance
37:24et il semblerait
37:27que ce soit
37:28une vision
37:28un peu optimiste.
37:30On sait depuis aujourd'hui
37:32que la France
37:33emprunte à 4,93,
37:36que sans doute
37:36des réformes structurelles
37:38n'ont pas été menées.
37:40Et pour répondre
37:41un peu
37:42aux propos tenus
37:43sur les candidats
37:44tout à l'heure
37:44qui avaient servi
37:46le président de la République,
37:48il y en a qui ont eu
37:49Gilets jaunes,
37:50Covid,
37:52Ukraine,
37:53Iran.
37:54Et en fait,
37:55on a habitué
37:56les Français
37:56à faire de l'État français
37:57l'assureur tout risque
37:58de toutes les turpitudes
38:00des Français,
38:01des institutions,
38:02des entreprises.
38:03Et donc quoi ?
38:04C'est quoi ?
38:05Maintenant,
38:05c'est l'heure de la facture ?
38:06C'est ça que vous voulez nous dire ?
38:07Et en fait,
38:07il faut arriver
38:08à retrouver un équilibre.
38:10Nous,
38:11on est très intéressés
38:12par un article
38:13dont personne ne parlera,
38:14c'est
38:15les 50 milliards
38:17qui sont versés
38:18du budget général
38:18vers celui
38:19de la Sécurité sociale
38:20parce qu'on parle du PLF
38:21mais on ne voit pas le tout.
38:22Et pas du PLFSS.
38:23Et oui,
38:24mais on y contribue.
38:26On a pris décisions
38:27par le passé
38:28qui ont encore
38:29accentué ces choses-là
38:30mais après,
38:31chacun saura le dire
38:31le moment venu.
38:33Aujourd'hui,
38:33c'est essayer de retrouver
38:35un peu d'énergie
38:37collectivement,
38:37je le dis à mes collègues,
38:39qui ne manqueront pas
38:40de dire que tout est mal
38:41et c'est normal,
38:42ils seront dans leur rôle.
38:44Estelle Mercier,
38:44pour faire en sorte
38:45que la France
38:46ait tout de même un budget ?
38:47Tout est mal,
38:47tout est mal.
38:49Et là où je vais rebondir
38:51sur ce que vient de dire
38:52mon collègue François Jolivet,
38:53c'est qu'effectivement,
38:55aujourd'hui,
38:56il y a un problème structurel.
38:57Ça a été dit,
38:58ça a été évoqué,
38:59ce n'est pas du tout
38:59conjoncturel,
39:00ce n'est pas que la crise,
39:01ce n'est pas les crises
39:02que tu évoques
39:03qui auraient amené
39:05à un moment ou à un autre.
39:06Tout ça,
39:07on sait que c'est résorbé.
39:08Par contre,
39:09structurellement,
39:09aujourd'hui,
39:10on a vidé les caisses
39:10depuis 10 ans de l'État,
39:11on manque de recettes
39:13et on a des dépenses
39:14qui ont continué
39:17à évoluer très peu,
39:18d'ailleurs,
39:18depuis 2017
39:18puisqu'elles sont quasiment
39:19à l'identique.
39:20Mais par contre,
39:21aujourd'hui,
39:21on a une dette
39:22qui finance essentiellement
39:23du déficit
39:24et une différence
39:25entre les dépenses
39:26et les recettes.
39:26Mais donc,
39:26quand vous observez
39:27le budget qui a été présenté
39:28ce matin,
39:29est-ce qu'il y a vraiment
39:30des mesures,
39:31on a coutume de parler,
39:32je parle sous le contrôle
39:33d'Elsa Mondingava,
39:34d'irritants ?
39:35Il y a des irritants
39:37là que vous avez découvert
39:38ce matin ?
39:38Il n'y a que des irritants.
39:39Il n'y a que des irritants
39:41parce qu'une fois encore,
39:42on fait 43 milliards
39:43d'économies
39:45sur le dos des Français
39:46dont quasiment la moitié,
39:47c'est sur les ménages
39:48et quasiment encore un quart,
39:50c'est sur les ménages modestes.
39:52Quand on gèle des APL,
39:54quand on gèle des allocations,
39:55quand on décide
39:56de désindexer des retraites
39:57à 1260 euros,
39:59vous savez ce que c'est
39:59quand même
39:59une pension de retraite
40:00à 1260 euros.
40:03je veux dire,
40:04on n'est pas un retraité
40:05aisé à 1260 euros
40:06et eux,
40:07ils ont contribué
40:08pendant toute leur vie
40:09à avoir une pension de retraite
40:11et on oublie
40:12l'éléphant dans la pièce
40:13qui est finalement
40:14les plus riches,
40:15les plus fortunés
40:15qui eux finalement
40:16contribuent moins
40:17à la solidarité nationale
40:18que les autres.
40:19Et ceux-là,
40:19ils ne sont pas dans le budget,
40:20il n'y a rien là-dessus.
40:23François Jolivet,
40:23c'est un budget
40:24qui oublie
40:25d'aller chercher l'argent
40:27dans la poche
40:27des plus aisés ?
40:28Moi, je n'ai pas vu
40:29tous les articles.
40:31En revanche,
40:32puisqu'on va déposer
40:33des amendements
40:3417h dimanche.
40:36D'ailleurs,
40:37le diable parfois
40:37est dans les détails
40:38donc il faut bien regarder.
40:40Moi, j'ai regardé
40:40ce que je connais le mieux,
40:41c'est le secteur du logement
40:42donc il y a beaucoup
40:42de mesures
40:43et des mesures
40:43parfois très positives
40:44qu'on avait par ailleurs
40:45défendues tous ensemble
40:46et presque tous les groupes.
40:49Quand on me dit
40:49l'APL,
40:50on va saquer l'APL,
40:52non,
40:52ça ne peut pas saquer l'APL.
40:54C'est moins 100 milliards
40:55sur 16 milliards,
40:56c'est moins 100 millions
40:57sur 16 milliards
41:00et de toute façon,
41:01les gens,
41:01c'est un droit
41:01qui est ouvert
41:02donc c'est des budgets
41:03qui se réadaptent
41:04tous les trimestres
41:05en plus pour tout le monde.
41:06Donc en fait,
41:07c'est un faux débat.
41:09Moi, je m'intéresse
41:10sur comment accompagner
41:11par exemple
41:12le premier sujet
41:13de préoccupation
41:14des Français
41:14qui est de construire
41:15des logements
41:15parce qu'aujourd'hui,
41:16on a 3 millions
41:17de demandeurs
41:17et ça traverse
41:18toutes les familles.
41:19Personne ne fera
41:20l'économie d'un compromis
41:21dans les semaines à venir
41:22a dit ce matin
41:22la porte-parole du gouvernement.
41:25Suivez mon regard.
41:26à quel compromis
41:27êtes-vous prêt ?
41:28Bon, là,
41:29c'est la copie de départ.
41:30On va commencer le débat,
41:32on va déposer
41:32des amendements
41:34et il est bon
41:34de rappeler
41:35qu'effectivement,
41:36ça tombe le jour
41:37où on emprunte
41:38quasiment à quasiment 5%.
41:39C'est-à-dire,
41:40pour fixer un peu
41:40les esprits,
41:41parce que je pense
41:41que les gens
41:42ont peut-être du mal
41:43à comprendre
41:43ce que ça veut dire.
41:44dans un an,
41:46a priori,
41:47l'impôt sur le revenu
41:48qu'un foyer fiscal
41:49sur deux payes,
41:49ça permettra juste
41:50de rembourser
41:51la charge de la dette.
41:53On en est là,
41:54les intérêts.
41:55Oui,
41:55c'est ce qu'on appelle
41:55la charge de la dette
41:56dans le budget.
41:58C'est le bilan
41:58de 10 ans de macronisme
41:59quand même.
42:00On arrive à la présidentielle,
42:02il faut quand même
42:02rappeler des évidences.
42:03Donc,
42:03c'est la copie de départ.
42:05Moi,
42:05comme tous les parlementaires,
42:07on a reçu fin août
42:08une lettre signée
42:09de Sébastien Lecornu
42:10nous disant
42:11faites-moi des propositions
42:12et puis voilà,
42:14on verra.
42:14Alors là,
42:15on remarque quand même
42:16que ce sont des victoires
42:17un peu idéologiques pour nous
42:18par exemple
42:19sur les énergies intermittentes
42:20et je renvoie même
42:21à l'interview
42:22que M. Lecornu,
42:23le Premier ministre,
42:24avait donnée au Figaro
42:25il y a une quinzaine de jours
42:26dans lequel il s'interroge
42:28sur le niveau de subvention
42:29des énergies intermittentes.
42:30Nous,
42:30ça fait des années
42:30qu'on dit
42:32que non,
42:32ça ne va pas.
42:33Mais ça veut dire
42:33que vous lisez...
42:34Sur l'immigration aussi.
42:35Sur l'immigration.
42:36Quand là,
42:37il commence à nous dire
42:38sur tout ce qui est
42:41non-contributif,
42:42on va peut-être aligner
42:43le droit des étrangers
42:45qui arrivent
42:45sur les Français
42:46qui ont été expatriés.
42:48Voilà,
42:48puis on a d'autres idées
42:49sur notre...
42:50Vous y avez vu
42:51une main tendue ?
42:53À son courrier ?
42:54Oui,
42:54mais enfin...
42:54Non,
42:55mais même dans les mesures
42:56que vous listez
42:57que vous avez repérées
42:58dans le PLF ?
42:59Si vous voulez,
43:00c'est face à l'évidence,
43:02oui,
43:02effectivement,
43:03on est un peu obligé
43:04de réaliser
43:05que la vérité
43:07quand même
43:07est toujours bonne à dire.
43:08La grande main tendue,
43:10c'est qu'il y a un mot
43:10qui a été prononcé
43:11plein de fois
43:12à Bercy,
43:12c'est tout ça,
43:13c'est réversible.
43:14Il y a plein de choses
43:15qui vont être déterminées
43:15par décret,
43:16comme ça,
43:16le prochain président
43:17de la République
43:18ou la prochaine présidente
43:19de la République,
43:19hop,
43:20dès le lendemain,
43:20il peut tout changer.
43:21Comme sur les retraites,
43:22notamment.
43:22Pour vous,
43:23Philippe Ballard,
43:24c'est pour vous convaincre
43:25de finalement
43:26pas censurer ce budget-là ?
43:27On verra s'il arrive
43:28à nous convaincre.
43:30Effectivement,
43:30je renvoie la phrase
43:31de Marine Le Pen
43:31il y a quelques quinzaines
43:33de jours,
43:34au tout cas,
43:35mieux vaut un mauvais budget
43:37que les lois spéciales.
43:38de nos lois spéciales.
43:41Voilà,
43:41ce serait réversible.
43:43C'est toujours
43:43les cas aujourd'hui.
43:44Si on reste,
43:45c'est dinguerie quand même,
43:471260 euros,
43:48toute retraite confondue,
43:50ce n'est pas que
43:50celle du régime général.
43:541260 euros.
43:54Je ne sais pas vous,
43:55mais j'en parlais
43:56avec un économiste
43:56qui me disait
43:57que j'ai cru qu'il y avait
43:57une erreur
43:58et que c'était 2260.
44:00Il n'y a pas d'erreur,
44:01c'est bien 1260.
44:02Non, hélas.
44:03Il n'y a pas du régime général.
44:04Non, non, non,
44:05c'est les deux confondus.
44:06Ah, les deux confondus,
44:07j'ai regardé attentivement.
44:08C'est intéressant
44:08parce que vous parlez
44:08de main tendue,
44:09effectivement,
44:10le budget aujourd'hui,
44:11c'est une main tendue
44:12au compromis
44:13avec le Rassemblement National.
44:14Il n'y en a pas du tout
44:14avec le Parti Socialiste.
44:17C'est pour ça que nous,
44:18nous sommes très en colère
44:19parce que nos propositions,
44:20nous les avons faites
44:21il y a 15 jours.
44:22Elles sont sur le bureau
44:23des ministres.
44:24On les a encore vues hier soir.
44:25On a discuté avec eux
44:26de nos propositions.
44:27Elles sont connues
44:28et il n'y a rien dans ce budget
44:29qui reprend nos propositions.
44:31Donc, visiblement,
44:31la stratégie...
44:32Est-ce que le groupe socialiste
44:33s'en sauvera ?
44:34Alors, c'est un outil constitutionnel
44:36qui est à notre disposition
44:36comme un autre,
44:37mais on espère
44:38que le gouvernement
44:39va se ressaisir
44:40et pouvoir modifier
44:42sa copie initiale.
44:44Elsa, justement,
44:46l'enjeu,
44:46c'est quand même
44:47le vote de ce budget.
44:48Bah, tout à fait.
44:49Anneline,
44:49et je vous poserai la question,
44:50mais vous le savez,
44:51comme nous...
44:51Il n'y a pas 36 000 façons
44:53de faire voter un budget.
44:54J'ai envie de dire,
44:54il n'y en a pas 54 milliards.
44:56Anneline,
44:56il y en a 3, en fait,
44:58de ces façons.
44:58Et vous allez voir,
44:59toutes les 3,
45:00ça va être assez compliqué.
45:01Il n'y a pas le vote,
45:02évidemment,
45:03mais mission impossible
45:04de trouver une majorité
45:06dans cette Assemblée
45:06pour valider ce budget.
45:08Sinon, il y a le 49-3,
45:09mais si on compte bien
45:10entre le budget de la Sécu,
45:11le budget de l'État,
45:11les différentes lectures,
45:12il en faut 10.
45:13Sinon, les ordonnances,
45:14ce serait inédit
45:15sous la Ve République.
45:17François Jolivet,
45:17comment il s'en sort ?
45:19Racontez-nous la fin
45:20de l'histoire de ce budget.
45:21Comment il est adopté
45:22à la fin ?
45:22Je ne suis pas un devin.
45:23Je suis un Français de base,
45:25si j'ose dire,
45:25même si je suis parlementaire.
45:28Tous les députés
45:29commencent à parier
45:29sur les ordonnances.
45:31Moi, je veux parier
45:32sur le jeu politique
45:33dans le contexte international
45:35qu'elle note,
45:36c'est criminel.
45:38Parce qu'on renonce
45:39à protéger les Français.
45:40Ce qui est sûr,
45:41c'est que
45:41si on n'a pas de budget,
45:43parce que c'est d'abord
45:44l'hypothèse avant de dire
45:44j'ai, j'ai, j'ai,
45:46même les ordonnances
45:47qui n'ont jamais été utilisées,
45:48dont personne ne connaît
45:50la manière véritablement de faire,
45:52peut-être même
45:53qu'elle pourrait être déférée
45:54aussi au Conseil constitutionnel,
45:55mais on ne sait pas,
45:55il y a des barrières juristes.
45:57En tout cas,
45:58ce qui est sûr,
45:58c'est que si la France
46:00n'a pas de budget
46:00et qu'on est en loi spéciale,
46:02on en connaît les mots.
46:04Le président de la République
46:05qui est élu en mai,
46:07des députés en juin,
46:08sachant qu'en juin,
46:09la loi de finances 2021
46:12elle est prête
46:14et la 2027
46:16ne serait pas faite.
46:18Si on veut emmener,
46:19comme le dit très bien
46:19notre rapporteur général du budget,
46:21la France dans l'iceberg,
46:24eh bien faisons ça.
46:25Ça ne me paraît
46:27pas convenable
46:28pour les Français,
46:29ça ne me paraît pas convenable
46:32même pour tous les partis politiques,
46:33parce qu'un jour,
46:34les responsabilités se trouveront.
46:38et que les mains soient tendues
46:39aux uns aux autres,
46:40le travail commence.
46:41Moi, je suis toujours très optimiste.
46:42On avait dit que...
46:43C'est quoi ?
46:44Vous redites ?
46:44Nous proposons,
46:46vous débattez,
46:46vous votez,
46:47c'était l'antienne de l'année dernière.
46:48C'était les propos
46:49de notre ministre,
46:50mais du budget,
46:51mais finalement,
46:54ça n'a pas été si mal que ça.
46:55Donc, ce qu'il nous faut,
46:56c'est un budget
46:56et rassurer les marchés.
46:59Rassurer les marchés.
47:00Mon voisin,
47:01qui est à ma gauche,
47:01là,
47:02a quand même dit
47:03une chose très juste.
47:04Que vous soyez à la gauche,
47:05c'est vrai que c'est rare.
47:06C'est rare que je sois à la gauche.
47:07C'est pas vrai.
47:08Non, non,
47:08mais ce que je veux dire,
47:11c'est que c'est l'ensemble
47:13des impôts sur le revenu
47:14pour payer les intérêts de la dette.
47:17Ça devrait...
47:18C'est votre bilan.
47:20Non, non,
47:20c'est un bilan qui...
47:22C'est vrai que vous n'avez jamais
47:23été au gouvernement.
47:24ça arrive,
47:24mais pas encore.
47:25Mais oui,
47:25ça peut arriver,
47:26pas encore.
47:27Mais voilà,
47:28je veux dire...
47:29Estelle Mercier.
47:30Oui.
47:30C'est une question
47:31sous Michel Barnier,
47:32que vous, Premier ministre,
47:34vous aviez discuté,
47:35vous aviez avancé.
47:36On n'avait pas réussi.
47:37On avait cru
47:38que vous alliez topper.
47:40Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ?
47:42Est-ce que l'État
47:43est aussi incertain ?
47:44L'état d'esprit,
47:45votre état d'esprit,
47:46est aussi incertain ?
47:47Ou bien...
47:48On est à 7 mois
47:49d'une échéance importante.
47:52Voilà,
47:53on s'apprête peut-être
47:54si les électeurs
47:56nous en offrent l'opportunité
47:58de diriger le pays.
48:00Et en même temps...
48:01Je voudrais juste préciser
48:02pour finir ma réponse,
48:03mais très rapidement,
48:04que la semaine prochaine,
48:05mardi,
48:06Marine Le Pen,
48:07Jordan Bardera
48:08et Jean-Philippe Tanguy
48:08vous présentez
48:09le contre-budget.
48:10Notre contre-budget
48:11et la trajectoire d'économie
48:12de 125 milliards d'euros
48:13sur 5 ans.
48:14Alors,
48:15on verra si
48:16ce contre-budget,
48:17alors on ne va pas arriver,
48:18sera pas repris intégralement,
48:20mais si les éléments
48:21seront repris.
48:22Je disais,
48:23et en même temps,
48:24parce que le risque,
48:25c'est de faire tomber
48:26le Premier ministre
48:27ou qu'on n'ait pas de budget
48:29et de créer,
48:30d'ajouter de l'instabilité
48:32à l'instabilité.
48:34Donc,
48:34le risque,
48:35c'est aussi de
48:36prendre le risque
48:37d'hériter d'une situation
48:38encore plus difficile
48:39en mai 2027
48:40sans budget.
48:41On en a conscience,
48:42oui,
48:42c'est bien pour ça
48:42que je vous fais
48:43toutes ces réponses.
48:43C'est quand même étonnant
48:44que vous posiez la question
48:45qu'au Rassemblement National.
48:46Mais je vais vous la poser,
48:47mais c'est parce que précisément...
48:48qui peut gagner
48:49les élections présidentielles.
48:50Vous allez comprendre
48:51que vous enriez.
48:53Parce que dans l'un de temps,
48:54il y a aussi le risque,
48:55et c'est pour ça,
48:56notamment,
48:56je pense que les écologistes
48:57ont annoncé cet après-midi
48:58qu'ils allaient censurer,
49:00de donner l'image
49:01de coopérer
49:01avec un système
49:02que vous accusez régulièrement
49:03de vouloir vous empêcher
49:04d'accéder au pouvoir.
49:05Mais on ne s'interdit rien.
49:07Encore une fois,
49:08aujourd'hui,
49:08on a la première mouture
49:10en quelque sorte.
49:11On va voir comment
49:11se déroule ce budget.
49:13Est-ce qu'il va comporter
49:14des dingueries,
49:16des fameuses lignes rouges,
49:17comme l'on dit,
49:18qui pourraient effectivement
49:19nous emmener à censure ?
49:20Rien n'est exclu,
49:21mais on va travailler,
49:23on va déposer
49:23les amendements et débattre.
49:24Est-ce que vous vous
49:25encouriez les mêmes risques ?
49:26D'être accusée,
49:27d'ajouter de l'instabilité
49:29à l'instabilité
49:30en n'acceptant pas
49:30les compromis ?
49:31Nous, les leçons
49:32de responsabilité,
49:33nous n'avons besoin
49:34de personne
49:35pour nous les faire.
49:35Nous avons,
49:36l'année dernière,
49:37pris nos responsabilités
49:38dans un contexte
49:39qui était assez différent,
49:40d'ailleurs.
49:40Donc, on ne peut pas dire
49:42qu'on ne soit pas responsable
49:43et qu'on ne soit pas
49:44une gauche responsable.
49:46La différence aujourd'hui,
49:48c'est qu'on a effectivement
49:49fait des propositions
49:50qui sont sur la table
49:51depuis 15 jours
49:52et on a une proposition
49:53initiale de budget
49:54qui n'est pas du tout,
49:55qui est très en écart
49:57par rapport à ce que nous,
49:58on propose
49:58et la philosophie
49:59de ce que l'on propose.
50:00Oui, on demande, nous,
50:01un rétablissement des recettes
50:03pour pouvoir terminer,
50:05enfin, en tout cas,
50:06compléter ce déficit.
50:07Mais la question aujourd'hui,
50:11elle est plutôt de
50:11qu'est-ce que le gouvernement
50:13aujourd'hui est prêt à faire
50:15pour éventuellement
50:16faire un compromis avec nous ?
50:18Sur quoi ils seraient
50:19prêts à renoncer ?
50:20Et surtout,
50:20la responsabilité est la leur.
50:22Les 10 ans de macronisme
50:24nous amènent aujourd'hui
50:25à cette situation budgétaire
50:26qui est quand même catastrophique,
50:28il faut le dire.
50:29Donc, ce n'est pas nous,
50:30dans l'opposition,
50:31qu'on va nous porter
50:31la responsabilité
50:32de la situation catastrophique.
50:33Et en même temps,
50:34le gouvernement,
50:35la majorité,
50:35ont montré l'année dernière
50:36qu'ils étaient capables aussi
50:37de faire des compromis
50:38en allant vers vous.
50:39C'est ouvert.
50:41Le débat aura lieu
50:42le 13 octobre
50:42dans l'hémicycle
50:43et on aura mille fois
50:44l'occasion évidemment
50:45d'en reparler
50:45dans chaque voie-compte,
50:46vous vous en doutez,
50:47et sur LCP.
50:49Le travail parlementaire commence.
50:52Merci à tous les trois.
50:54Tout cela nous amène
50:55au sujet qui a quand même
50:57un peu éclipsé,
50:58il faut le reconnaître,
50:59le budget aujourd'hui,
51:00c'est la mobilisation lycéenne
51:01et c'est tout de suite
51:03dans Bourbon Express
51:04avec Marco Pommier.
51:09Non, non, vous ne partez pas
51:11Philippe Ballard.
51:12Comme vous nous avez remercié
51:13si vous voulez,
51:14je me suis dit
51:14Je vous remercie
51:15d'avoir débattu gentiment
51:16avec nous,
51:18cordialement,
51:18on va dire,
51:19du budget.
51:20Il faut qu'on parle
51:20des lycéens avec Marco,
51:22des lycéens
51:23dont la mobilisation
51:25est en train de dégénérer.
51:26Une journée qui a commencé
51:28par ces images.
51:29À Nantes d'abord,
51:30une partie du lycée
51:31Nelson Mandela
51:33ravagée par un incendie
51:34volontaire ce matin.
51:36À Marseille,
51:37ensuite,
51:37les restes d'un camion
51:39de pompiers brûlés
51:40devant le lycée
51:41Saint-Exupéry.
51:42Au fil de la journée,
51:43les incidents se sont
51:44multipliés partout en France.
51:46Dégradations,
51:47mortiers d'artifices,
51:48transports en commun
51:49interrompus dans certaines villes,
51:51affrontements avec
51:52les forces de l'ordre.
51:53Selon plusieurs rectorats,
51:54des proviseurs ont aussi
51:55été molestés
51:56ou agressés.
51:57Au total,
51:591027 établissements
52:00perturbés,
52:01près de 2000 interpellations.
52:03Une situation grave,
52:04à la mi-journée,
52:06Sébastien Lecornu
52:06a convoqué
52:07une cellule interministérielle
52:09de crise.
52:09Et à l'issue de cette réunion,
52:10Matignon a estimé
52:11que le mouvement
52:12avait basculé
52:13vers des violences urbaines.
52:14Et ce n'est pas
52:15le seul constat.
52:16Des services du Premier ministre,
52:17Matignon accuse
52:18la France insoumise
52:19d'être à l'origine
52:20du mouvement.
52:22Il existe un constat
52:23partagé par les services
52:24de renseignement
52:25sur l'origine du mouvement.
52:26Ce serait une manœuvre
52:27organisée par LFI
52:28et ses proxys
52:29de l'ultra-gauche.
52:31LFI accusé
52:32d'instrumentaliser
52:33le mouvement des lycéens.
52:34Ce matin encore,
52:35Mathilde Panot
52:36était à Vitry-sur-Seine
52:37regardée,
52:38en train de chanter
52:39la Marseillaise
52:40avec des jeunes.
52:41On a vu aussi
52:42le député
52:43Émeric Caron
52:44à Paris,
52:45mégaphone à la main
52:46devant une barricade
52:47des postures
52:48qui font bondir
52:49leurs opposants.
52:51Je pense aujourd'hui
52:52qu'il y a une question
52:52qui se pose.
52:53C'est la question
52:53de l'interdiction
52:55de LFI.
52:55Je sais que c'est
52:56très difficile en droit.
52:57Mais je la pose,
52:58je la lance
52:59dans le débat public.
53:00Il faut maintenant
53:01siffler la fin
53:01de la récréation.
53:02Et je demande
53:03à Jean-Luc Mélenchon
53:04et aux députés
53:05de la France insoumise
53:06d'arrêter
53:07d'utiliser les jeunes
53:08comme de la chair
53:08à canon politique
53:10pour les envoyer
53:10se mettre en danger
53:11eux-mêmes
53:12et mettre en danger
53:12d'autres personnes,
53:13des forces de l'ordre,
53:14des personnels
53:14de l'éducation nationale.
53:16Marine Le Pen,
53:17elle aussi,
53:17s'en prend
53:18à Jean-Luc Mélenchon.
53:19Elle estime
53:20sur X
53:20qu'il porte
53:21une lourde responsabilité
53:23dans la situation
53:24que connaît
53:25aujourd'hui notre pays.
53:26Le leader des insoumis
53:27justement leur a répondu
53:28cet après-midi.
53:30Il n'y a ni un tract,
53:31ni un discours,
53:33ni un appel
53:33où que ce soit
53:34du moindre insoumis
53:35à se mettre
53:37en mouvement
53:37dans un lycée.
53:38Donc comme ils nous
53:39en accusent tous,
53:40on se dit
53:40ça a dû se passer
53:41par télépathie.
53:42Non, je pense
53:43que c'est une manière
53:43pour eux
53:44de ne pas traiter le problème.
53:45Le problème,
53:45ce serait Mélenchon
53:46et LFI,
53:47mais ça,
53:48ça ne marche pas.
53:49Ça ne colle pas
53:50à la réalité
53:50de ce que vivent
53:51les jeunes gens.
53:52Jean-Luc Mélenchon
53:53qui répondait
53:54à nos confrères
53:54de public Sénat.
53:56Le ministre
53:56de l'Éducation nationale
53:57ce soir
53:58vient d'annoncer
53:59que 400 établissements
54:00seront fermés demain.
54:02Les cours à distance
54:03se feront.
54:04Du coup,
54:05faute de pouvoir
54:05assurer la sécurité
54:06des élèves
54:07et des professeurs
54:09dans les établissements.
54:10Édouard Geffray
54:11qui doit rencontrer
54:11demain les syndicats
54:12de lycéens
54:13et les associations
54:14de parents d'élèves.
54:15Je voudrais avoir
54:16votre sentiment
54:16à tous les trois
54:17ce soir
54:17sur cette mobilisation
54:19lycéenne,
54:20sur les incidents
54:21qu'on a vus aujourd'hui,
54:22des heurts,
54:22des violences
54:23parfois très graves.
54:24Estelle Mercier ?
54:25Moi, je suis très inquiète.
54:26Je vous avoue
54:27que quand les lycéens
54:27commencent à sortir,
54:28c'est très difficile
54:29de les faire rentrer
54:30dans les lycées
54:31et que je crois
54:32qu'il ne faut surtout pas
54:33opposer de la violence
54:34à leurs revendications.
54:36Il faut au contraire
54:37envisager un dialogue
54:39avec eux
54:39et bien traiter
54:40notre jeunesse.
54:41Le fait qu'Édouard Geffray
54:42reçoive demain
54:43les organisations lycéennes.
54:45La répression n'est pas
54:45une solution.
54:46En même temps,
54:47je n'instrumentalise pas
54:48non plus ce mouvement
54:49à des fins politiques,
54:50mais je crois que la situation
54:52est suffisamment sérieuse.
54:53Leurs demandes sont légitimes.
54:54Quand vous les écoutez,
54:55c'est des fois de la place
54:56dans les salles de cours,
54:57c'est des chaises,
54:58c'est des toilettes dignes,
55:00c'est des profs.
55:01Vous vous rendez compte
55:02qu'on a des lycéens
55:03qui demandent
55:03d'avoir des enseignants
55:04dans leurs cours.
55:05Donc, ça montre
55:06la dégradation
55:07du service public
55:07de l'éducation.
55:08Ça montre ça
55:09et ce qu'ils expriment
55:10sont des expressions
55:11très légitimes.
55:13Je pense qu'il faut
55:13les écouter
55:14et les prendre
55:14très au sérieux
55:15et ne pas répondre
55:17par de la répression.
55:18François Jolivet ?
55:20Écoutez,
55:21quand on voit
55:21des images pareilles,
55:22c'est effrayant.
55:22Moi, quand j'étais lycéen,
55:23j'étais au lycée.
55:26Vous n'avez jamais manifesté ?
55:28Non, pas à ma connaissance.
55:30Et j'étais un enfant sage.
55:33Alors, peut-être
55:33que les régions
55:34géraient mieux les lycées
55:35puisque quand on parle
55:36des chaises
55:37et des plafonds
55:38qui s'effondrent,
55:39ce n'est pas une compétence
55:40de l'État,
55:40c'est une compétence
55:41des régions.
55:43Les régions,
55:43elles ont des subventions.
55:44Ensuite, ça ne veut pas dire
55:45pour autant
55:45qu'il ne faut pas entendre.
55:47Mais moi,
55:48je serais assez curieux
55:49de connaître...
55:50Je voudrais savoir
55:51si les 4 000 interpellés
55:52étaient bien des lycéens.
55:54Parce que j'ai cru comprendre
55:55que ça venait
55:56un peu de partout.
55:58Et voilà.
55:59Donc, j'attends les enquêtes
56:00et ça nous permettra
56:01d'avoir un sentiment.
56:04Philippe Ballard ?
56:05Oui, non mais qu'il y ait
56:06des revendications
56:06qu'on ne peut pas entendre.
56:07Effectivement,
56:07des profs non remplacés
56:09ou des salles de classe.
56:11J'ai écouté un lycéen
56:13qui avait l'air de bonne foi
56:14en disant,
56:14nous, pendant la canicule,
56:15il faisait 35 degrés
56:16dans la classe.
56:17Donc, c'est pour ça
56:17qu'on a un plan clim
56:18à présenter.
56:19Tout ça, ça peut s'entendre.
56:20Après, est-ce que ça nécessite
56:22de brûler des camions de pompiers,
56:24d'attaquer les policiers ?
56:25Cette image d'une policière
56:26coursée dans les rues de Paris
56:28qui a failli se faire lyncher,
56:30on l'a tous en tête.
56:32On voit parfois aussi
56:33des interventions policières
56:34très musclées.
56:35Oui, mais la police,
56:35comme les gendarmes,
56:36ils sont contrôlés,
56:37ils sont extrêmement contrôlés.
56:38Donc, s'il y en a
56:39qui n'ont pas employé
56:40les bonnes méthodes,
56:40mais employé le terme
56:41de répression policière.
56:43Quand on voit un lycée
56:45comme à Nantes
56:45qui a 10 ans d'âge incendié,
56:47qu'est-ce qu'on fait ?
56:48On leur amène des fleurs
56:49et des croissants ?
56:50Non, oui, la police,
56:51elle est là pour rétablir
56:52l'ordre tout simplement
56:53et dans des conditions
56:54qui sont extrêmement difficiles.
56:55Sans parler des proviseurs,
56:56des professeurs
56:56qui sont attaqués.
56:58Il y en a un, je crois,
56:59à Marseille,
56:59qui s'est pris de l'essence.
57:00Enfin, stop, quoi.
57:01Mais LFI sont derrière.
57:03Enfin, le nombre,
57:03vous les avez montré,
57:04le nombre de députés LFI
57:06qui viennent souffler
57:07sur les braises
57:07avec l'aide
57:08de la jeune garde,
57:09du NPA,
57:10enfin, tous les partis
57:10d'extrême-gauche,
57:11ce sont ces gens-là.
57:12On est dans des émeutes urbaines.
57:14On n'est plus dans des revendications
57:15de lycéens.
57:16Il y a eu, alors,
57:16combien sont-ils dans les rues ?
57:18Quelques milliers.
57:19Il y a 2,3 millions
57:20de lycéens en France.
57:21Juste, il faut faire aussi
57:22peut-être le rapport.
57:24Estelle Mercier,
57:25on parlait de la France insoumise.
57:26Vous comprenez
57:27qu'il y a des députés
57:27qui aillent sur les manifs
57:29devant les blocages de lycées
57:30avec leur écharpe ?
57:31Des députés insoumis ?
57:32qu'il y a des députés
57:33qui peuvent aller essayer
57:34d'aller discuter
57:35avec les lycéens.
57:36C'est notre rôle
57:37en tant que représentants
57:38de la nation
57:38d'aller discuter,
57:39d'aller écouter
57:40ce qu'ils ont à dire.
57:41Et donc, apaiser.
57:42Moi, je pense
57:42qu'il faut apaiser la situation
57:44et qu'il ne faut pas
57:45effectivement mettre
57:46de l'huile sur le feu.
57:47Mais nous sommes
57:47des interlocuteurs.
57:48Il y a beaucoup de députés
57:49qui ont été reçus
57:50avec les maires
57:50enfin, qui ont reçu
57:51avec les maires
57:52de leur commune
57:54les jeunes lycéens
57:55pour les écouter,
57:56pour échanger avec eux,
57:57pour dialoguer.
57:58Moi, j'insiste.
57:58Je pense que la jeunesse,
58:00c'est l'avenir de notre pays.
58:01On a tous connu, jeunes,
58:03des manifestations et autres.
58:04On exprime...
58:05Il y a des expressions
58:06qui sont très légitimes.
58:07Maintenant, il faut répondre
58:09par le dialogue
58:10et pas par la violence.
58:11Mais est-ce qu'on dialogue
58:11avec des gens qui sont cagoulés
58:12et qui balancent
58:13des cocktails Molotov ?
58:14C'est sans doute pas les lycéens.
58:15C'est compliqué.
58:15C'est sans doute pas les lycéens.
58:17Enfin, la question de François-Jolivet
58:18est très juste.
58:18Ne faisons pas d'amalgame.
58:20Mais on n'est pas d'amalgame.
58:21On est déjà travaillé
58:22sur les organes de concertation
58:23parce que les gens
58:24de plus en plus jeunes
58:25se disent avoir
58:25une grande maturité
58:26et peuvent...
58:27Pourquoi pas ?
58:27Merci à tous les trois
58:30d'être venus ce soir
58:32sur le plateau
58:33de Chaque Voix Compte.
58:35Merci à vous
58:35de nous avoir suivis.
58:36Cette émission
58:37est diffusée tout à l'heure
58:37à 23h30.
58:39Je vous souhaite
58:39une excellente soirée sur la 8.
58:40Dans un instant,
58:41un nouveau rendez-vous
58:42sur LCP.
58:45Un candidat,
58:46un écrivain
58:46et un acabana.
58:48Bonne soirée.
58:49À demain, 19h30.

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