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00:02Bonjour Zinedine, Arthur Perrault, RMC. Quelle est la chose que vous avez réalisé ici au Stade de France dont vous
00:07êtes le plus fier ? Merci beaucoup.
00:09Je ne vais pas être original, je crois que c'est ce qu'on a fait avec les copains en
00:1498.
00:17Parce qu'en plus on a eu la chance de pouvoir jouer cette Coupe du Monde en France chez nous,
00:21de l'avoir organisé.
00:22Donc de l'avoir gagné et en plus contre le Brésil, c'était quelque part un petit rêve de la
00:28part de tout le monde et on avait réussi à le faire.
00:32Bonjour Zinedine, Sylvain Milanvoie, TF1. Qu'est-ce que ça vous fait de revenir ici avec l'équipe de France
00:37aujourd'hui et surtout demain ?
00:39Oui, vous devez l'imaginer, je pense que c'est une grosse émotion, peut-être encore plus demain quand il
00:46y aura le public et qu'il y aura ce match à faire.
00:52On est prêts pour justement ce troisième match, on l'a bien préparé, je crois que les joueurs sont tous
00:58préparés à jouer.
01:00Il n'y a pas de pépins particuliers donc c'est assez top et on va essayer de justement gagner
01:06notre premier match devant notre public.
01:11Bonsoir Zinedine, par ici. Vous rencontrez l'Italie demain, c'est un pays qui vous a marqué.
01:18Vous êtes passé par la Juve, c'est aussi la dernière nation contre qui vous avez joué. Est-ce que
01:21ça vous arrive de repenser à cette finale en 2006, au geste aussi que vous avez eu avec Materazzi ?
01:28Est-ce que vous le regrettez ou pas ?
01:29Les images de toute façon me rappellent toujours parce que c'est comme ça passe en boucle partout.
01:35Mais heureusement que je n'ai pas fait que ça et qu'il y en a d'autres et plus
01:39sympas.
01:39Voilà, donc je pense plutôt à celles qui sont positives.
01:46Mais la Juve, oui, par exemple, comme vous dites l'Italie, la Juve a été assez particulière pour moi parce
01:51que c'est là où je suis devenu peut-être un joueur important.
02:01Oui, bonsoir Zinedine. Juste pour revenir sur cette question, est-ce que ça vous arrive parfois de remémorer ce qui
02:07s'est passé, par exemple, avoir des cauchemars, mais des angoisses par rapport à ça, des regrets ?
02:12Et deuxième partie, est-ce que vous avez depuis parlé avec Materazzi ?
02:17Non, pas du tout. Non, enfin, ce n'est pas des regrets parce que ça fait partie de ma carrière.
02:22Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé. Je l'ai dit, j'ai redit, je le
02:26redis encore aujourd'hui.
02:27Et ça fait partie d'un parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses. Je crois qu'on
02:34est tous dans un parcours de vie où on fait des choses qui ne sont pas top.
02:40Mais voilà, maintenant, c'est la suite. C'est ce qui va se passer demain. C'est ce qui va
02:46se passer avec l'équipe de France. C'est à ça que je me consacre aujourd'hui.
02:51Bonjour Zinedine, Damien Degore, l'équipe. Au moment de l'annonce de votre staff, il y avait Mohamed Sanadji qui
02:56figurait. Il n'y est pas aujourd'hui pour les raisons qu'on a découvert récemment.
03:00Quel est votre sentiment aujourd'hui par rapport à cette histoire et qu'est-ce que ça vous inspire ?
03:04Non, je ne suis pas content. C'est quelqu'un que je connais très bien. Maintenant, c'est vrai qu
03:10'il y a des personnes qui s'occupent de ça.
03:15Et sincèrement, je ne peux pas dire plus et je ne peux pas parler de cette chose-là. J'espère
03:23pour lui, justement, qu'il pourra se défendre et que ça se passe bien pour lui.
03:29Voilà, c'est tout le mal que je lui souhaite parce que son histoire avec l'équipe de France, de
03:35toute façon, il a fait quand même de belles choses.
03:39Et donc, voilà, moi, je retiens le positif. Le reste, malheureusement, ce n'est pas à ma possession.
03:49Pour les matchs de demain, vu votre histoire, en 2006, mais surtout tout ce que vous avez fait en Italie,
03:56est-ce que ça a une motivation plus pour votre premier match en France contre l'Italie ?
04:01Est-ce que ça vous donne envie que vos joueurs donnent quelque chose de plus, justement ?
04:06Oui, de toute façon, mes joueurs sont prêts pour faire un troisième match contre l'Italie, contre une belle équipe
04:13de toute façon.
04:14Parce qu'en fait, on est en train de parler en ce moment, de dire l'Italie, ce n'est
04:17pas la même équipe.
04:18Et puis on peut parler aussi d'équipe de France que ce n'est pas la même équipe.
04:20Mais je crois que sur un match, tout peut arriver. Donc, on aura une équipe difficile demain à jouer.
04:30Elle a perdu contre la Belgique, elle a gagné en Turquie d'une belle manière.
04:36Donc, voilà, demain, c'est un autre match. Et nous, il va falloir qu'on soit prêts, il va falloir
04:40qu'on soit bons pour gagner justement ce match.
04:43Bonsoir, Zinedine, Clément Comollet, West France, ici.
04:47Où ça ?
04:48Là, ici, ici.
04:49Ah, pardon.
04:50Après avoir revu le match contre la Belgique, quels enseignements vous avez tirés de ce match ?
04:55Et qu'est-ce que vous attendez demain de votre équipe face à l'Italie ?
05:00Très content. J'avais parlé après le match. Donc, on était très content de notre prestation contre la Belgique.
05:08Oui, on peut mieux faire. Et c'est ce qu'on va essayer de faire. On a un troisième match
05:12demain.
05:12On va essayer d'améliorer des choses. Et voilà.
05:17Et petit à petit, c'est... L'important pour nous, c'est de gagner nos trois points et continuer. Voilà.
05:25Bonsoir, Zinedine. Souel Kairi pour Stade 2, à votre droite, ici.
05:29Vous le dites et vous le répétez, il n'y a rien de plus beau, il n'y a rien
05:32de plus grand que ce match de l'équipe de France.
05:33Quand on a joué avec ce maillot, quand on a tout gagné avec, quand on est considéré comme une légende,
05:39quand on a tenté et réussi une Panenka en finale de Coupe du Monde,
05:42et qu'on arrive en tant que sélectionneur, est-ce que la peur de l'échec, la peur de décevoir,
05:47elle existe ?
05:48Non, je ne serai pas là, sinon. Et même s'il peut avoir un échec, je ne pense jamais à
05:54ça. Et durant toute ma carrière, je n'ai jamais pensé à ça.
05:57Au contraire, ça a toujours été pour moi une opportunité de me dire qu'on m'a donné, déjà en
06:05tant que joueur, je l'ai mérité, j'ai travaillé pour.
06:09Et là, pour entraîner, c'est de la même façon. Je me suis préparé pour pouvoir être là aujourd'hui,
06:15pendant trois années, trois années de formation.
06:19Après, j'ai entraîné pendant deux fois, deux ans et demi à Madrid. Voilà, donc je suis prêt. Mon rêve,
06:26c'était de pouvoir justement un jour entraîner l'équipe de France.
06:29Aujourd'hui, je suis là. Et je ne pense pas du tout à choses négatives. Au contraire, j'ai une
06:35équipe de fous, donc je vais essayer de donner tout ce que j'ai en moi
06:40pour que l'équipe soit la plus performante possible. Et c'est la seule chose qui m'habite.
06:46Madame. Bonjour Zinedine. De votre passage en Italie à la Juve, qu'est-ce que vous gardez ? Est-ce
06:52qu'il y a des préceptes de coach italien comme Marcello Lippi ?
06:55Oui, c'est ça. Est-ce qu'il y a des préceptes de Marcello Lippi, notamment, dont vous êtes inspiré,
07:00que vous gardez ?
07:02Oui, mais de tous mes entraîneurs, quelque part, un petit peu. Même si l'idée, ce n'est pas de
07:08reproduire ce qu'il faisait, parce que ce ne serait pas possible.
07:10Mais oui, je me suis servi de tous mes entraîneurs, surtout que, comme vous l'avez dit, j'ai eu
07:15des entraîneurs vraiment topissimes.
07:18Et Marcello Lippi en faisait partie, surtout sur le plan tactique. Ce que je veux dire, c'est que les
07:24Italiens, de ce côté-là, n'ont rien envie à personne.
07:29Et voilà, j'ai certainement quelques petits trucs que j'ai gardés.
07:34Oui, bonjour Zinedine. Julien Frouin pour Radio France. Il y a eu un large turnover pour le match face à
07:39la Belgique.
07:40Est-ce que, face à l'Italie, vous allez revenir à une équipe A, entre guillemets, avec plus de titulaires
07:48habituellement, ou vous allez encore faire des tests ?
07:49Non, mais justement, il n'y avait pas d'équipe A et d'équipe B, en fait.
07:53C'est toute une équipe. On était 23 joueurs. Et tout le monde est là pour être prêt à jouer.
08:02Après, c'est à moi de faire des choix.
08:03Mais je pense que j'ai des joueurs de très haut niveau, de talent. Et c'est à moi d
08:10'essayer de les utiliser du mieux possible pour l'équipe.
08:14Bonjour. Nicolas, le gardien de Sud-Ouest. Julio Koundé est le seul latéral que vous avez gardé de la Coupe
08:19du Monde.
08:20Pourquoi ? Pourquoi en avoir fait un vice-capitaine ? Et est-ce que sa position à Barcelone, où il
08:24n'est plus forcément titulaire, peut, à moyen terme, lui, jouer des tours ?
08:28Non, pour le moment, il est là. Il a joué le premier match. Et donc, il n'y a pas
08:34de sujet. On verra ce rassemblement, où on a eu quatre matchs.
08:42On va utiliser tous les joueurs. Et après, on verra ce qui se passera. Mais Julio fait partie des joueurs
08:48qui ont montré qu'il avait toujours sa place en équipe France.
08:54Bonjour. Bonjour. Je suis Roberto Maida, qui est de sport. Bonjour. Je ne sais pas si devrais répondre à l
09:01'Italie.
09:01Non, je ne sais pas si devrais répondre à l'Italie. Non, je ne sais pas si devrais répondre à
09:03l'Italie.
09:03Non, je ne sais pas si devrais répondre à l'Italie. En français, ok.
09:05Je ne sais pas si devrais répondre à l'Italie, qui ne joue à l'Ouest dans trois éditions différentes.
09:11Je ne sais pas si c'est une idée de ce qui est passé au nostre calcio ? Pourquoi ne
09:15réussis-nous plus à être au niveau de ce qu'a été affrontée en 2006 ?
09:22Ah, pardon. Il faut que je parle en français. Je disais...
09:27En français réduit ? Non, non, ça va. D'accord.
09:30Non, mais c'est vrai que de voir l'Italie être éliminée des phases finales, ça fait bizarre.
09:37Parce que c'est un grand du monde. Cette équipe, cette nationale, elle a toujours eu des joueurs importants.
09:44Donc forcément, ça fait bizarre de voir l'Italie en dehors de ces grandes compétitions.
09:50Mais en même temps, moi, je ne suis pas dedans.
09:53Donc je ne peux pas avoir un avis sur la question.
09:58Il faut être à l'intérieur pour savoir ce que ça va.
10:00Mais de toute façon, en même temps en disant ça, l'équipe d'Italie, c'est des équipes qui sont
10:05capables, de toute façon, sur un match, par moment, de faire des choses incroyables.
10:10Donc c'est pour ça que je ne pense pas à tout ça. Je pense à me dire que demain,
10:14ça va être quand même un match compliqué qu'on va avoir à jouer.
10:17Et on va essayer de faire, nous, un bon match.
10:21Bonjour, coach. Giovanni Castelli, la chaîne L'Équipe.
10:24Sur les deux compos que vous avez faites, vous avez pu voir quasiment l'intégralité de votre groupe.
10:28Vous les avez vus en match au quotidien.
10:30Il y a des garçons qui ont crevé l'écran en Belgique.
10:32On pense à Jérémy Jacquet ou Diacouna.
10:35Vous, sur ce que vous avez vu, lesquels vous ont le plus bluffé ?
10:39Lesquels ont été des révélations pour vous parce que vous les avez confrontés à l'équipe de France ?
10:42Sincèrement, je ne vais pas te faire de nom.
10:44Je sais très bien que ce n'est pas sympa pour les autres.
10:48Donc j'ai été bluffé par tout le monde, sincèrement.
10:51Et surtout par la capacité de travail, par l'écoute.
10:55C'est-à-dire le fait que tout le monde soit concentré quand on s'entraîne.
11:00Je crois que c'est un groupe qui vit bien.
11:03C'est banal de dire ça, mais c'est quand même important de le dire.
11:07Et ça, pour un entraîneur, ça n'a pas de prix.
11:10Et après, comme je l'ai dit, j'ai une équipe de grande qualité.
11:16Donc au début, je sais qu'on va devoir faire mieux.
11:19Et on peut faire mieux.
11:22Bonjour Zinedine, Bertrand Latour, InfoSport Plus Canal.
11:25Vous aviez un désir très important d'entraîner la sélection française.
11:29Vous l'avez souvent dit, pour accrocher avec 2006.
11:31Est-ce que la manière dont ça s'est terminé à la fin, votre expulsion,
11:35ça vous a donné une envie supplémentaire aussi
11:36que votre histoire avec les Bleus se soit terminée de cette manière-là
11:40et de la prolonger encore ?
11:42Oui.
11:43Sauf qu'en 2006, je ne savais pas que j'allais devenir entraîneur.
11:47Donc pour moi, c'était la fin.
11:49Et je ne savais pas comment.
11:50Donc ça a été très, très compliqué.
11:52Ça, je peux vous le dire.
11:54Mais comme je crois en la vie, je crois en choses positives,
12:01je crois en ce que je fais.
12:05Et donc voilà, je me suis préparé pour pouvoir revenir
12:09et entraîner l'équipe de France.
12:11Et aujourd'hui, je suis là.
12:12Et voilà, j'ai envie de me donner en tous les cas à fond
12:18pour cette équipe, pour mes joueurs et tout ça.
12:24Deux dernières questions.
12:26Bonsoir Zinedine, Jean-François Pérez.
12:28Le Gisela.
12:29Les places de ce France-Italie se sont arrachées en quelques heures,
12:32apparaît-il, il y a un engouement formidable.
12:33Vous avez été le premier buteur de l'histoire du Stade de France
12:36en janvier 1998.
12:37Je voulais savoir quels souvenirs vous avez gardés de ce match.
12:40Et une question peut-être un peu plus, j'allais dire,
12:42en matière à réflexion.
12:43Est-ce que l'équipe de France serait devenue ce qu'elle est devenue
12:46sans le Stade de France ?
12:47Sans ce stade immense qu'on n'avait jamais eu en France ?
12:50Peut-être pas, mais en même temps, vous avez raison de parler
12:53de mon premier souvenir avec le Stade de France.
12:55Parce que c'est vrai, c'était un 31 janvier 1998.
12:59Il faisait un froid polaire.
13:00Et le terrain était très dur.
13:01On ne savait pas si on allait jouer ou pas jouer.
13:03On joue contre l'Espagne, qui n'avait pas perdu depuis 3 ou 4 ans.
13:08Donc d'avoir marqué, c'est vrai que c'était quelque part,
13:14pour moi, un grand souvenir.
13:16Et après, avec les copains 1998, on a réussi à gagner la Côte d'Ivoire.
13:19Donc voilà, c'est particulier.
13:22Ce stade est particulier pour nous, pour ceux qui ont vécu des choses
13:26dans ce stade.
13:27Et ce qu'on a juste envie, c'est de pouvoir continuer à écrire
13:34une autre page, en fait, en tous les cas, une autre histoire
13:37pour l'équipe de France.
13:39Dernière question, madame.
13:40Bonjour Zinedine, Donia Messier pour France Football.
13:42Bonjour.
13:42Avec Désiré Doué, avez-vous défini le poste où il pourra,
13:45vous pensez, le plus s'exprimer ?
13:47Ou justement, est-ce que vous souhaitez conserver sa polyvalence ?
13:50Merci.
13:52Oui, on verra, en tous les cas, ce qui est...
13:55Ça dépend.
13:56Quelquefois, vous savez, la polyvalence, en fait, c'est...
14:00J'aime pas trop ce mot-là, polyvalence,
14:04parce qu'à un moment donné, le joueur, là où il doit s'exprimer,
14:08pour moi, c'est dans sa position, et notamment en équipe nationale.
14:13En équipe...
14:14En club, peut-être, quelquefois, ça peut arriver,
14:16bon, qu'il joue dans une autre position,
14:17et c'est peut-être pas bien grave,
14:19mais en équipe nationale,
14:22il faut qu'il joue dans sa meilleure position.
14:25Mais voilà, Désiré, il a, en même temps,
14:29une, deux ou trois positions où il peut vraiment bien jouer.
14:32Donc voilà.
14:35Ce sera le dernier sourire de cette conférence.
14:37Merci.
14:37On se retrouve sur le terrain.
14:38Merci pour vos questions.
14:39A tout de suite.
14:40Merci.

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