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«C'est une stratégie de bordélisation, Jean-Luc Mélenchon veut mettre le pays par terre», s'insurge Pascal Praud

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud s'intéresse aux violents blocages des lycées et à cette révolte inédite qui n'a aucun point de départ concret.

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Transcription
00:00Et nous sommes toujours avec Asilise Lecor, avec Richard Millet, avec Pascal-Pierre Garbarini, Olivier Delagarde et Jacques Serret
00:06pour évoquer évidemment la mobilisation qui perturbe de nombreux établissements de la métropole lilloise,
00:12notamment les tensions persistent, les incidents ont été constatés à Lille, à Roubaix, à Valenciennes.
00:17Il y a une image que vous pouvez voir, c'est M. Léoman qui est député de la France Insoumise
00:22parce qu'évidemment il y a manipulation, instrumentalisation, contrôle, on dit le mot qu'on veut,
00:28mais c'est une manifestation purement politique que celle-ci, je le disais,
00:33ce n'est pas une réponse après un drame.
00:35Et vous voyez M. Léoman lui-même dans cette séquence qui tente,
00:39alors il tente, il comprend quand même que c'est très dangereux d'éteindre un feu avec les mains.
00:46Donc il préfère un extincteur et il a raison d'ailleurs de s'éloigner de ce brasier.
00:53Mais la récupération politique c'est un sujet, et écoutez ce qu'a dit Laurent,
00:57Nunez, le ministre de l'Intérieur.
01:01Mais la réponse elle est double, c'est d'abord une réponse politique.
01:04C'est de rappeler aux élus de la République qu'ils n'ont pas à aller dans des mouvements,
01:09leur place comme élus de la République, c'est évidemment de se porter au contact des manifestants.
01:13Ça c'est pas un sujet.
01:14Par contre quand ils incitent à des violences, quand ils incitent à des dégradations,
01:18et on peut penser que certains propos qui ont été tenus allaient dans ce sens-là,
01:23il y a d'abord une dénonciation politique.
01:24C'est de rappeler que des élus de la République qui s'adressent à des jeunes mineurs,
01:27ils ont une vraie responsabilité.
01:28C'est celle de leur rappeler qu'évidemment il faut étudier,
01:31il faut respecter les personnes, les personnels de l'éducation nationale,
01:35et bien sûr les biens.
01:36Ça c'est la première responsabilité à les politiques.
01:38Ensuite, parfois, elle peut être pénale.
01:41Et je l'ai dit hier dans les médias,
01:43je l'ai redit au préfet dans la réunion que nous avons organisée
01:46avec M. le ministre de l'Éducation nationale,
01:48chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence,
01:53il y aura des poursuites pénales.
01:55Voilà, je crois qu'un certain nombre de préfets ont déjà saisi les parquets sur mon instruction.
02:00Chaque fois que ces propos sont des incitations à la violence,
02:03il est normal qu'on saisisse la justice.
02:05Écoutez le sujet de Kylian Salé qui nous fait un point sur ce qui s'est passé hier,
02:10avec, je l'ai dit, c'est parfaitement inédit,
02:13il y a eu 119 élèves ou personnels blessés, c'est jamais arrivé.
02:16Jamais arrivé.
02:17Et il y a eu 83 policiers blessés hier mercredi.
02:2083.
02:21Donc ces policiers qui doivent en avoir, mais ras-le-bol,
02:24qui sont attaqués en permanence,
02:26qui sont insultés parfois dans les médias,
02:28et qui sont face à une population qu'ils ne maîtrisent pas.
02:32Alors effectivement, ce n'est pas la population
02:34qui était sur les Champs-Elysées, place de la Compa, à Corte, samedi dernier.
02:37Ça, ils n'ont pas de souci avec cette population.
02:39Mais on découvre ce qui se passe dans certains quartiers de France
02:43où l'autorité n'existe plus.
02:4540 ans, 40 ans de laxisme, de tout ce que vous voulez.
02:49On paye toutes les factures en même temps,
02:51selon l'expression qu'on dit très souvent sur cette émission.
02:5440 ans, bravo !
02:55Bravo les Français,
02:57les hommes qui ont fait les politiques d'immigration en France depuis 40 ans.
03:01Bravo et merci.
03:02Mais écoutez le sujet de Kylian Salé.
03:09La violence est encore montée d'un cran à Roubaix.
03:12La porte d'entrée de ce lycée privé est réduite en fumée.
03:15Les dégâts sont considérables.
03:18Même constat à Lille, avec là encore des flammes.
03:21Devant le lycée Montebello, des poubelles sont brûlées.
03:28La tension monte entre les manifestants et les policiers.
03:32Les forces de l'ordre repoussent les lycéens avec des grenades acrymogènes.
03:37A quelques kilomètres de là, c'est le lycée Aimé-Césaire qui est pris pour cible.
03:41Michel, l'intendant, doit intervenir avec un extincteur.
03:44J'ai éteint une première fois, une deuxième fois.
03:47Mais la troisième fois, ils étaient là une bonne trentaine.
03:50Et ils nous jetaient des puffs, leur cigarette électronique.
03:57Ils jetaient ça partout.
03:58Et alors ça, dans le feu, ça explose.
04:01Plusieurs fois, Michel est insulté.
04:03De leur côté, les pompiers sont empêchés de travailler.
04:07Tous les gamins, ils sont montés sur leur camion.
04:09Ils n'ont pas pu intervenir tout de suite.
04:11En fait, ils voulaient les empêcher d'éteindre le feu.
04:13Leur truc, c'est absolument mettre le feu à l'établissement.
04:17Ce mercredi, selon la préfecture du Nord, 29 établissements ont été bloqués.
04:22Et au moins 25 interpellations ont eu lieu.
04:25Tout ça était prévisible, annoncé, écrit depuis des années.
04:31Il n'y a aucune surprise.
04:32Et ce n'est que le début.
04:34Je vous le dis à chaque fois, depuis de nombreux mois, ce n'est que le début.
04:40On part pour Rennes.
04:41Et je vous donne la parole tout de suite, Pascal Pierre.
04:42Mais on part pour Rennes, parce que nos équipes sont évidemment sur place.
04:46Et on va voir ce qui peut se passer sur Rennes, avec ces images de violence.
04:52Parfois, il peut exister des tirs de mortiers.
04:55Alors, les pompiers sont évidemment là.
04:59Ça me paraît sous contrôle, d'après ces images que je vois.
05:03Je vois des policiers qui sont en faction, comme on dit.
05:08Mais ils ont autre chose à faire, évidemment.
05:09Les policiers qui allaient se battre face à des gosses de 15 ou 16 ans, je vous assure.
05:13Mais quel pays ?
05:15Quel pays ?
05:16Qui craquent de tous les côtés, hélas.
05:18Pascal Pierre Garbarini.
05:20Je voulais faire un avis de recherche.
05:22Ils sont où, les parents ?
05:24Ils sont où, les parents ?
05:26Oui.
05:26Je veux dire, tu as ton fils qui fait ça.
05:29Mais moi, je vais le chercher.
05:30Mais je vais le chercher.
05:31Je ne vais pas travailler.
05:33Je vais le chercher.
05:35Et il va me rendre des comptes.
05:37C'est ça, le problème.
05:38C'est que, oui, il y a le problème de l'éducation nationale, avec le défaut d'autorité,
05:42avec tout ce qui s'est passé sur...
05:45D'ailleurs, le résultat, PISA nous le démontre.
05:48Voilà, l'échec des politiques scolaires et d'éducation depuis des années et des années.
05:53Mais en revanche, il y a aussi le problème parental, la responsabilité des parents.
05:58Et moi, je pense qu'en effet, il faut que les enfants qui sont pris la main dans le sac
06:06en train de détériorer le bien public, c'est-à-dire nos impôts,
06:10eh bien, les parents, ils payent.
06:12Ils sont poursuivis et ils payent.
06:14Puisqu'on ne comprend plus que la main dans le portefeuille.
06:17Eh bien, allons jusqu'au bout.
06:19Voilà.
06:19On part pour Rennes et on va entendre peut-être nos envoyés spéciaux.
06:24Et alors, je le dis, nous ne citons pas les envoyés spéciaux qui sont sur le terrain.
06:29On ne les voit pas non plus parce qu'il est difficile aujourd'hui de faire son métier
06:33sans être parfois agressé et c'est les mettre en danger que simplement citer leur nom.
06:39Donc, on en est là, dans la France d'aujourd'hui.
06:41Entre ceux qui témoignent, on voit les baskets lorsqu'il y a des reportages aujourd'hui
06:46puisque plus personne ne veut témoigner en face à visage découvert.
06:50Et maintenant, les journalistes, on ne peut pas non plus les montrer
06:52parce que c'est les mettre en difficulté.
06:54Dites-nous ce qui se passe sur place à Rennes.
06:59Donc, nous étions d'abord devant un premier établissement.
07:02Justement, les forces de l'ordre ont été déployées.
07:05Quelques feux de poubelles où les pompiers sont intervenus.
07:09Mais nous sommes surtout allés devant un deuxième établissement
07:11où le déploiement est beaucoup plus important
07:14puisque c'est une cinquantaine de forces de l'ordre présentes ici.
07:18L'établissement est fermé.
07:20Il y a même une alarme d'alerte.
07:25Difficulté, manifestement.
07:26On va essayer de sécuriser la ligne.
07:28On va essayer de sécuriser la ligne.
07:30Et en attendant de sécuriser la ligne,
07:32je vous propose d'écouter Édouard Philippe qui a pris la parole.
07:37Écoutons Édouard Philippe.
07:39Écoutons Édouard Philippe.
07:41Je ne sais pas.
07:43Écoutons Édouard Philippe.
07:46Mais on peut formuler ces revendications sans bloquer un lycée.
07:49On peut formuler des revendications
07:51sans interdire aux autres lycéens de suivre des cours.
07:54On peut le faire sans violence.
07:55On peut le faire sans dégradation.
07:56Ce que je constate aujourd'hui, c'est que,
07:59un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître,
08:01par la France insoumise,
08:02un certain nombre de lycéens interdisent aux autres
08:04de suivre leurs cours,
08:06abîment des établissements publics,
08:08vont faire payer aux contribuables des réparations,
08:10ce qui est scandaleux.
08:11Mais ce qui...
08:12Ça va bien...
08:13En fait, c'est toujours pareil.
08:14Les mots ne sont pas dits.
08:16Les mots ne sont pas dits.
08:18On voit ce qui se passe.
08:19Tout le monde le voit.
08:20Toute la France voit ce qui se passe.
08:22Mais les mots ne sont pas dits.
08:23Parce qu'effectivement,
08:24les mots, c'est mettre en...
08:26Comment dire ?
08:26Le doigt sur 40 ans d'échec de l'immigration.
08:32Donc, c'est ça le souci, me semble-t-il, majeur.
08:36Vous avez des jeunes gens qui sont effectivement
08:40perdus, pour le moment en tout cas,
08:42pour l'enseignement.
08:44Ce que disent les profs, d'ailleurs.
08:45Je vais vous faire écouter ce que disait une prof hier,
08:47Richard Millet.
08:47Et pour répondre à ce que disait Pierre Pascal,
08:51les parents n'existent plus.
08:53Les parents font ces tics et tocs.
08:55C'est-à-dire tic-toc, aujourd'hui.
08:58Ces élèves-là, ou ces pseudo-élèves,
09:00s'éduquent par le biais de tic-toc,
09:01c'est-à-dire par rien du tout.
09:03Puisque vous parlez de 40 ans,
09:05moi, j'aimerais remonter à 50 ans en arrière.
09:07Quand j'étais petit, encore j'étais au lycée,
09:09il y avait le gauchisme véritable,
09:13le trotskisme,
09:14qui s'introduisait dans les établissements,
09:15notamment dans les lycées,
09:16par le biais de ce qu'ils appelaient
09:18des comités d'action lycéens.
09:20Et il y avait...
09:21J'ai vu la stratégie...
09:21Moi, je ne faisais pas partie,
09:22mais j'ai vu la stratégie de ces gens-là,
09:24et c'est à peu près la même qu'aujourd'hui.
09:26Sauf que, à la différence d'aujourd'hui,
09:28l'immigration ne pesait quasiment rien,
09:31mais les références étaient,
09:33bien sûr, la guerre du Vietnam,
09:34mais déjà aussi le poison palestinien.
09:38Ça n'a pas beaucoup changé de ce point de vue-là.
09:39Écoutons Aurore Berger qui a pris la parole.
09:43On s'élève par l'école,
09:45on s'élève par l'éducation,
09:46on s'insère par le travail,
09:48et donc empêcher d'étudier,
09:49empêcher d'apprendre,
09:51en plus les mettre dans des situations
09:52qui sont dans des situations dangereuses,
09:54risquer, regarder les images que l'on voit
09:56d'incendies, de départs de feu,
09:58c'est un risque pour nos enfants,
09:59pour nos adolescents,
10:00et les filles,
10:01et responsables de cela,
10:03et c'est un risque insupportable
10:04pour nos policiers et nos gendarmes
10:05qui sont pris à partie.
10:06Tout ça est des vœux pieux.
10:08On est au-delà de ces discours,
10:10et je pense qu'ils sont effrayés eux-mêmes.
10:14C'est des bombards tardement.
10:15Ils sont effrayés eux-mêmes.
10:16C'est que le début.
10:18Ce n'est que le début.
10:20Asilise le corps.
10:22Ce qui est terrible,
10:23c'est qu'au départ,
10:24quand le mouvement est né,
10:25il y a eu des revendications
10:26qui étaient intéressantes
10:27et qu'il fallait entendre.
10:28Je m'entretenais hier avec...
10:30Attendez, je vais au bout.
10:31Je m'entretenais hier
10:32avec un enseignant du lycée
10:33Mariscondé à Sarcelles
10:34qui est bloqué,
10:35et qui me disait
10:36« Oui, c'est une réalité.
10:37Les murs sont pleins d'eau.
10:39Nous n'avons pas de chauffage l'hiver.
10:41Et par exemple,
10:42les élèves que j'ai,
10:43ils n'ont pas de prof de français
10:44depuis le début de l'année.
10:46Mais sauf que les élèves
10:47qui portent ces revendications,
10:49ils viennent en cours.
10:50Ils n'étaient pas devant le lycée
10:51à le bloquer et à allumer des feux.
10:53C'est dans quelle ville ?
10:54À Sarcelles.
10:55Et donc, ce qu'ils m'expliquaient,
10:57c'est que c'était eux les plus pénalisés.
10:58C'est-à-dire qu'ils sont doublement pénalisés.
11:00Je vais vous faire écouter une prof
11:01avec qui on était hier.
11:02Et cette dame,
11:04elle s'appelle Ève Vaguerland.
11:06Elle, elle a le langage de la vérité.
11:08Elle dit,
11:08mais on ne veut plus y aller dans les banlieues.
11:10On a des gosses
11:11qui ne veulent pas écouter,
11:12qui ne veulent pas
11:13qu'on leur enseigne quelque chose.
11:15Je fais 80% de discipline
11:17dans mon cours.
11:18Voilà ce que j'entends.
11:19Pourquoi ?
11:20Les pauvres,
11:21ils n'y peuvent rien du tout,
11:21ces pauvres gosses.
11:22Ils n'ont même pas été accompagnés
11:24et élevés bien souvent.
11:25Ils ont grandi sans aucun repère.
11:27Les parents ont parfois démissionné.
11:29La chance qu'on a eu,
11:31nous, on n'y peut rien,
11:32on a eu des parents
11:32qui nous ont accompagnés.
11:33Qu'est-ce qu'on serait devenus ?
11:34Peut-être qu'on parle
11:35de responsabilité de l'État aussi
11:38puisque...
11:38Non mais attendez,
11:39laissez-moi là encore aller au bout.
11:40C'est-à-dire que si l'État ne dit pas...
11:43Évidemment,
11:43on ne peut rien faire sans des familles,
11:45mais si l'État ne dit pas un moment
11:47c'est aussi ça être français,
11:48voici la culture qu'on vous transmet.
11:50Mais ça fait 50 ans qu'il le dit.
11:50Et si on négocie toujours
11:51avec les populations qu'on accueille,
11:53eh bien évidemment,
11:54c'est problématique.
11:54D'abord, l'État a une responsabilité
11:56en ayant fait rentrer des gens,
11:58des vagues d'immigration
11:59qui sont absolument ingérables aujourd'hui.
12:01Ingérables.
12:02Donc ça, c'est la première responsabilité
12:04évidemment de l'État.
12:06Et la deuxième, effectivement,
12:07c'est de ne pas avoir été ferme,
12:08c'est venez comme vous êtes.
12:09Ça, je suis bien d'accord avec vous.
12:11Alors, écoutez,
12:12cette professeure,
12:13elle était formidable.
12:14D'ailleurs,
12:15Eve Vaguerland,
12:16c'est une prof
12:18agrégée de français.
12:19Elle est aujourd'hui
12:20dans un collège parisien.
12:22Elle dit tout.
12:23Elle écrit parfois.
12:24Comment ?
12:25Pour les pages d'opinion du GDD.
12:26Mais elle est formidable
12:27parce qu'elle rapporte la réalité.
12:30Écoutons-la.
12:31C'est une force grotesque
12:34et totale.
12:36Donc voilà les revendications
12:37qu'Emmanuel Macron
12:38et le ministre de l'Éducation
12:40considèrent comme légitimes
12:41parce qu'ils nous ont quand même dit
12:42les revendications sont légitimes,
12:43pas la violence.
12:45C'est quand même n'importe quoi.
12:47D'autant que les mêmes personnes
12:48qui nous disent
12:49voilà, notre revendication
12:51c'est qu'on a trop d'heures de cours
12:52ensuite se plaignent
12:53qu'il n'y a pas assez de profs.
12:54Donc il faudrait savoir
12:55est-ce qu'ils veulent avoir des cours
12:57ou non.
12:57Et quand on entend ce jeune homme
12:58on a envie de lui dire
13:00mais à votre avis
13:00pourquoi les profs n'ont pas envie
13:02d'être mutés
13:03en Seine-Saint-Denis ?
13:04Là c'était à Strasbourg
13:05en l'occurrence.
13:06Non c'est en Savoie.
13:07Là c'était en Savoie.
13:09J'ai vu qu'il y avait à Toulouse
13:11particulièrement des blocages
13:12à Saint-Denis.
13:13Voilà, on voit très bien
13:14le type de zone
13:16ghettoisée
13:16dont il est question.
13:18Que les profs fuient
13:20depuis des années
13:21parce que les élèves
13:22en fait sont dans une hostilité
13:24foncière
13:24à l'enseignement
13:25qu'ils reçoivent
13:26et à l'enseignant
13:27qui les incarne
13:29et ensuite
13:29ils se plaignent.
13:30En fait on voit
13:31qu'il y a deux discours
13:32en même temps.
13:33Il y a le vrai discours
13:35de cette masse
13:36un peu
13:37on va dire en sauvagée
13:39qui est manipulée en fait.
13:41Eux leur vraie revendication
13:42c'est
13:42oui on a trop d'heures de cours
13:44on voudrait
13:45plutôt être à
13:46faire
13:47plus ou moins rien
13:48dans la rue.
13:48ils sont manipulés
13:50par des quelques
13:51une poignée
13:52d'élèves politisés
13:55qui eux
13:56reprennent en fait
13:57de manière extrêmement
13:58maladroite
13:59les revendications
13:59habituelles
14:00des syndicats
14:00en fait
14:01de l'éducation nationale
14:02le SNES
14:03entre autres
14:03à savoir
14:04manque de moyens
14:05manque de professeurs
14:06voilà
14:07donc ils recrachent
14:08on sent que c'est une récitation
14:09la plupart du temps
14:11c'est pseudo-revendication
14:12ils recrachent
14:14ce discours syndical
14:15tout fait
14:16ils entraînent
14:16les autres
14:17qui sont ravis
14:17moi j'ai déjà
14:18assisté à ce type
14:19de blocage
14:19je sais très bien
14:20comment ça se passe
14:20vous allez avoir
14:21sur tout un lycée
14:23deux ou trois élèves
14:24réellement politisés
14:26ils vont mettre
14:27deux trois poubelles
14:28le matin devant le lycée
14:30ensuite
14:31on a une masse d'élèves
14:32qui va être ravis
14:32de sécher les cours
14:33et en gros
14:33d'attaquer l'institution
14:35de mettre le bazar
14:36ils vont être joints
14:37par des élèves
14:38parfois extérieurs
14:39à l'établissement
14:39qui peuvent être
14:40dangereux
14:40et violents
14:42et voilà
14:43comment ça dégénère
14:44ensuite
14:44à partir de là
14:46parler de revendications
14:47légitimes
14:47c'est vraiment
14:48encore une fois
14:49une farce
14:49il faut arrêter
14:49de faire ça
14:51de toute façon
14:52c'est illégal
14:52de bloquer un établissement
14:53s'ils ont des revendications
14:54légitimes
14:55personne ne leur interdit
14:56d'aller manifester
14:57le samedi
14:57dans la rue
14:58en dehors de leurs heures
14:59de cours
15:00Eve Wagerland
15:01sur l'antenne d'Europe 1
15:03c'était hier après-midi
15:04dans notre émission
15:06et ça a la force
15:07de la réalité
15:08son témoignage
15:09puisque c'est quelqu'un
15:10qui est confronté
15:11chaque jour
15:12aux élèves
15:13nous sommes en direct
15:15je crois
15:15de Lille
15:16également
15:17avec un de nos journalistes
15:19et vous pouvez voir
15:21des images
15:21qui me paraissent
15:22plus violentes
15:22que celles
15:23qu'on a vues
15:23à Rennes
15:24tout à l'heure
15:25puisqu'il y a
15:26ces feux
15:26qui sont allumés
15:28est-ce que vous pouvez
15:28nous donner
15:29des précisions
15:30sur ce qui se passe
15:31ce matin
15:32à Lille
15:33avec ces images
15:34qu'on floute bien sûr
15:35parce qu'il y a
15:36beaucoup de mineurs
15:37qui sont sur l'antenne
15:39et c'est la raison
15:41sur le plan juridique
15:42pour lequel
15:43nous sommes obligés
15:44de flouter
15:45dites-nous tout
15:47écoutez Pascal
15:48effectivement
15:48on se trouve
15:49à Lille
15:50actuellement
15:50entre deux établissements
15:52le lycée Baggio
15:53et le lycée Fédère
15:54c'est au sud
15:54de Lille
15:56et il y a
15:56actuellement
15:57sous nos yeux
15:57une barricade
15:58qui a été
16:00construite
16:00par ces manifestants
16:02lycéens
16:03on peut mettre
16:03des guillemets
16:04à manifestants lycéens
16:05parce que
16:05ce qu'on peut voir
16:06en tout cas
16:06dans les centaines
16:07de jeunes
16:07qu'il y a devant nous
16:08il y a des très jeunes
16:09des collégiens
16:10on a pu échanger
16:11avec eux
16:12mais il y a aussi
16:12des beaucoup plus âgés
16:14qui sont avec des maillots
16:16notamment
16:17en représentant
16:18le parti
16:18de la France insoumise
16:20on voit des drapeaux
16:20de la France insoumise
16:21on voit aussi
16:21des drapeaux palestiniens
16:23ou encore des drapeaux algériens
16:24il y a actuellement
16:24des poubelles
16:25qui sont en train
16:26de brûler
16:26des vélos en libre-service
16:28du mobilier urbain
16:29ce matin
16:29de nombreux abribus
16:30ont été cassés
16:31par ces manifestants
16:33et on se trouve
16:33actuellement
16:34devant un bâtiment
16:35de l'université
16:36de Lille
16:37qui d'ailleurs
16:38était bloquée
16:38ce matin
16:39c'est une université
16:40en sciences sociales
16:41et politiques
16:42elle était bloquée
16:44avec un écriteau
16:45sur la façade
16:46tagué à la bombe
16:47de peinture
16:47soutien aux lycéens
16:49et donc on assiste
16:50aux mêmes images
16:51qu'on a pu voir
16:51mardi matin
16:52mercredi matin
16:53et donc ce jeudi matin
16:55avec de nombreux
16:56blocages ici
16:57à Lille
16:58avec une mobilisation
16:59qui ne faiblit pas
17:01ici dans le département
17:02du Nord
17:03hier
17:04quasiment 30
17:06établissements
17:07étaient touchés
17:08par des blocus
17:09et on n'a pas encore
17:10les chiffres communiqués
17:11par la préfecture
17:12mais en tout cas
17:12de nombreux établissements
17:13on l'a constaté ce matin
17:14sont bloqués
17:15et ne peuvent pas
17:16faire leur cours
17:18on a toujours
17:19cette contestation
17:20donc très importante
17:21ici avec des affrontements
17:22avec des forces de l'ordre
17:23on a vu ce matin
17:23des mortiers d'artifices
17:24utilisés par ces manifestants
17:26et les forces de l'ordre
17:27qui usent de gaz acrymogènes
17:28pour essayer
17:28d'éteindre
17:29les départs de feu
17:30même si
17:31de très nombreux incendies
17:32se sont déclarés
17:33ce matin à Lille
17:34donc j'imagine
17:35ces deux France
17:36qui se mettent en place
17:37qui vont vivre côte à côte
17:38si vous êtes parent
17:38aujourd'hui
17:39vous mettez vos enfants
17:39dans le privé
17:41même s'il faut
17:42vous sacrifier
17:43et même si vous n'avez
17:45pas forcément les moyens
17:46mais vous allez mettre
17:46vos enfants dans le privé
17:47vous n'allez pas mettre
17:48vos enfants
17:49dans des lycées
17:51pour qu'ils soient influencés
17:52par ces jeunes délinquants
17:54et malheureusement
17:55on met les enfants
17:56dans le privé
17:56non pas pour la qualité
17:57c'est en direct de Lille
17:58l'image qu'on voit
17:59à l'instant
18:00Richard Millet
18:01je vous ai coupé
18:01pardonnez-moi
18:03que disiez-vous ?
18:04je disais qu'on met
18:05la plupart du temps
18:05ces enfants dans le privé
18:06non pas tellement
18:07pour la qualité
18:08de l'enseignement du privé
18:09mais parce qu'il y réel
18:10la discipline
18:12chose qui est nécessaire
18:13à l'enseignement
18:14vous ne trouvez pas
18:15que les policiers
18:15auraient autre chose
18:16à faire
18:16les élèves peuvent pas
18:18être en cours
18:20instrumentalisés
18:21par la France Insoumise
18:22moi je me pose
18:23quand même la question
18:24de cette instrumentalisation
18:25je me demande
18:27le timing
18:28de cette instrumentalisation
18:29je me demande
18:29à quoi elle sert
18:30aujourd'hui
18:31alors parce qu'on
18:32on le prédit
18:33on sent que ça va monter
18:34au printemps
18:36que la tension
18:38va monter
18:38et que là
18:39on risque d'avoir
18:40des émeutes urbaines
18:41aujourd'hui
18:42au mois de septembre
18:43je ne comprends pas
18:45le jeu que joue
18:46la France Insoumise
18:47est-ce que c'est par rapport
18:48à la primaire de gauche
18:49qui se déroule
18:50mais non
18:51le jeu c'est tout
18:52tout est bon
18:53pour foutre le bordel
18:54point
18:55Olivier ne soyez pas naïf
18:57tout est bon
18:58pour foutre le bordel
18:59je ne sais pas
19:00point
19:00et c'est le chaos
19:01c'est tout
19:02je ne sais pas
19:03si ces images là
19:05vont valer
19:06dans le sens
19:07d'un vote plus nombreux
19:08pour Jean-Luc Mélenchon
19:09mais la réponse
19:10c'est
19:10quand dire
19:11ce qu'il veut
19:12c'est
19:13d'abord
19:13c'est la première fois
19:14que les quartiers
19:16sont politisés
19:17il a réussi
19:18à mettre
19:19peut-être
19:19dans les urnes
19:20des jeunes gens
19:21qui n'y allaient
19:22jamais
19:22avec un discours
19:23qu'ils entendent
19:25premier objectif
19:26atteint
19:26premier objectif
19:27atteint
19:27et effectivement
19:28pour la présidentielle
19:29ils visent
19:30des bataillons de voix
19:31avec ces jeunes gens
19:32qui iront peut-être
19:33voter pour lui
19:34pour être
19:35à un deuxième tour
19:36présent ou pas
19:37mais pour
19:38c'est une stratégie
19:39de bordélisation
19:39point
19:40et du chaos
19:41c'est clair
19:43comme
19:43c'est un révolutionnaire
19:45il veut mettre
19:46le pays
19:46par terre
19:48oui
19:48dans la révolution
19:49il y a le sens
19:50du timing
19:53tout est bon
19:53pour faire la révolution
19:55non mais surtout
19:55n'oubliez pas
19:56de trier les emballages
19:58plastiques de vos poubelles
19:59parce que là
19:59les écolos
20:00on les entend pas
20:00cette génération
20:01climat
20:02qui passe son temps
20:03à donner des leçons
20:03à accuser
20:04les anciennes générations
20:05non mais je suis désolé
20:06mais là
20:06c'est cette génération
20:07climat des jeunes
20:08de ces jeunes là
20:09et on n'a pas entendu
20:10Marine Tendelier
20:12ils vont être débordés
20:14même Marine Tendelier
20:15parce que ce qui arrive
20:16ils vont même être débordés
20:17même Jean-Luc Mélenchon
20:19sera débordé
20:19parce que
20:21la révolution est dévorée
20:22il y a des vies
20:22asylise le corps
20:23Marine Tendelier
20:24a fait un très beau tweet
20:25sur son allaitement
20:27mais donc
20:27elle n'est pas en train
20:28de traiter ce type de sujet
20:29en ce moment
20:29donc laissons-la
20:31avec son bébé
20:32en revanche
20:33ce que je trouve
20:33assez intéressant
20:34c'est quand on regarde
20:34les tweets de Mélenchon
20:35qui dit
20:36que le gouvernement
20:38est en train
20:39de mettre en place
20:39une répression
20:40avec férocité
20:41ce sont les mots
20:41qu'il emploie
20:42bon bah
20:42il me semble
20:43quand on voit les images
20:44qu'on en est loin
20:44et il dit
20:45pas touche à nos jeunes
20:47et je trouve que c'est
20:47extrêmement grave
20:48parce qu'en fait
20:49ce ne sont pas nos jeunes
20:50ce sont des jeunes
20:52avec lesquels
20:53des voyous
20:56viennent manifester
20:57viennent mettre
20:57en effet
20:58vous l'avez dit
20:58le bordel
21:00et la jeunesse
21:01on l'a aussi vu
21:01enfin cette jeunesse
21:02de quartier
21:02on l'a aussi vu
21:03autrement au Stade de France
21:04au Stade de France
21:05il y avait en effet
21:05les ruraux
21:06il y avait les Versaillais
21:07mais il y avait aussi
21:08les jeunes de Sarcelles
21:09les jeunes de Saint-Denis
21:10et quand on les a vus
21:11ils étaient extrêmement éloquents
21:13parler au pape
21:14ils étaient capables aussi
21:15d'être pleinement français
21:17avec leur propre histoire
21:20avec leurs origines
21:21leur manière de s'exprimer
21:22leurs références
21:23il y avait aussi des rappeurs
21:24qui sont venus
21:27au Stade de France
21:28donc on voit qu'en effet
21:29cette jeunesse
21:30elle est différente
21:32peut-être d'une jeunesse
21:33de ce qu'on appelle
21:34la France périphérique
21:35ou d'une jeunesse bourgeoise
21:37mais elle peut être très belle
21:38et c'est pas du tout
21:39nos jeunes
21:39quand on les voit
21:40là ce sont des voyous
21:41j'aimerais qu'on le souligne
21:42mais vous avez raison
21:43de le dire
21:43et c'est très juste
21:44ce que vous avez dit
21:45et il faut le rappeler
21:47bien évidemment
21:48nous repartons pour Rennes
21:49où Florian Bachelier
21:51d'ailleurs
21:51qui est notre correspondant
21:53permanent à Rennes
21:54qui a été longtemps
21:55député macroniste
21:57et qui est fait

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