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  • il y a 46 minutes
Depuis l’Espagne ce mercredi 30 septembre, le président de la République a jugé « innaceptables » les propos antisémites attribués à Jordan Bardella dans les révélations de Mediapart. Et dénoncé tout aussi sévèrement la déclaration de Marine Le Pen qui invité les journalistes du site d’investigation à « enfiler (leur) costard en kevlar » dans un propos jugé menaçant par des élus et journalistes.

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Transcription
00:00C'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient la ligne, les mots et les gens qui sont dans
00:07leur parti peuvent prononcer telle chose.
00:11En voyage officiel en Espagne ce mercredi 30 septembre, sur invitation du Premier ministre Perrault-Sanchez, Emmanuel Macron a été
00:18rattrapé par la politique française.
00:20Le président a été interrogé par la presse sur le scandale qui touche le président du RN Jordan Bardella, accusé
00:26d'avoir écrit des textes antisémites par Mediapart.
00:30La lutte contre l'antisémitisme est une des priorités de la République, je l'ai constamment rappelé, parce qu'elle
00:38est existentielle à la République elle-même.
00:41Et donc jamais nous n'accepterons de propos antisémites, jamais.
00:49Donc je pense qu'il est aujourd'hui, d'abord les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et
00:55inacceptables,
00:55et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit, ils appellent à la condamnation la plus extrême, ça n
01:01'est pas la République.
01:03Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
01:08Voilà, c'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient la ligne, les mots et les gens qui sont
01:16dans leur parti peuvent prononcer telle chose.
01:19Mais le président de la République a aussi dénoncé la réaction du RN, et plus précisément de Marine Le Pen,
01:26qui a appelé Mediapart à enfiler un costard en Kevlar.
01:29Je pense que la violence langagière conduit toujours après à une escalade, et que même quand c'est métaphorique,
01:37ce qui doit accompagner un débat démocratique, c'est le respect et c'est l'argument.
01:44Les Françaises et les Français auront dans quelques mois à faire un choix important et choisiront pour leur avenir.
01:50Mon rôle c'est d'essayer d'éclairer ce débat, je l'ai fait il y a quelques jours encore,
01:54de confronter ceux qui veulent des responsabilités au réel et de partager ce que nous en savons,
01:59de la situation géopolitique, mais tout ça doit se faire dans le respect.
02:06Parce que de toute façon, ces femmes et ces hommes auront peut-être pour certains à gouverner ensemble,
02:12auront de toute façon à avoir d'autres élections ensuite, et ils auront à être dans la vie de la
02:16nation,
02:17peut-être les uns avec une majorité, les autres avec une opposition.
02:20Et la vie politique, c'est justement une sortie de la violence.
02:23C'est parce qu'il est donné aux concitoyens la possibilité de changer de manière régulière
02:32celles et ceux à qui on confie les responsabilités, de le faire dans le calme et dans le respect.
02:36On peut avoir des désaccords qu'on exprime de manière respectueuse.
02:38Donc oui, je pense qu'il est inacceptable d'avoir des mots violents à l'égard des adversaires politiques
02:45et qu'il est inacceptable de s'en prendre à ceux qui sont pour partie les organisateurs de ce débat
02:52et que les journalistes qui font leur profession en indépendance ne puissent pas être l'objet d'attaques et de
02:58ces propos violents.
03:00C'est le seul cadre qui permettra à notre pays, quel que soit son choix,
03:04de le faire dans de bonnes conditions et de choisir son avenir.

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