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00:00Nous sommes le mercredi 30 septembre, il est 8h.
00:06Europe 1 matin, 7h, 9h, Dimitri Pablenko.
00:10Êtes-vous prêt à travailler jusqu'à l'âge de 65 ans comme l'envisage Edouard Philippe pour les retraites
00:16?
00:16C'est la question du jour sur le site et l'appli Europe 1, c'est la proposition de l
00:19'ancien Premier ministre.
00:21Candidat à l'élection présidentielle, également favorable à 45 annuités de cotisation.
00:26Explication Europe 1 dans un instant.
00:27La dette française a des records historiques, près de 3600 milliards d'euros.
00:33La France emprunte également de plus en plus cher sur les marchés.
00:36La confiance des investisseurs est en train de s'éroder.
00:39Faut-il s'inquiéter ? La réponse de Marc Toiti, votre éditorialiste éco sur Europe 1 dans un instant.
00:43Dans ce journal également, grève, blocage et violence dans les lycées.
00:47La France insoumise souffle sur les braises.
00:49Et puis Robert Ménard devant la justice, le maire de Béziers jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous
00:55OQTF.
00:55Votre invitée dans 10 minutes, Laurence Ferrari.
00:58Bonjour Laurence.
00:58Bonjour Dimitri, ce sera Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle.
01:02Que dit-il justement à ces lycéens ?
01:04Est-ce qu'il leur dit « tu casses, tu payes, tu salis, tu nettoies » ?
01:06Que répond-il à Bali Bagayoko, qui dit que parfois la violence est légitime ?
01:11Accable-t-il ou non Jordan Bardella, accusé par Mediapart d'avoir produit des écrits antisémites lorsqu'il avait 17
01:16ans ?
01:16Et puis, alors qu'il décroche dans les sondages face à Marine Le Pen, mais s'accroche face à Édouard
01:20Philippe,
01:21compte-t-il vraiment maintenir sa candidature jusqu'au bout de ses réponses ?
01:24Dans un instant.
01:26Europe 1
01:28Le journal de 8h sur Europe 1, Dimitri Pavlenko.
01:30Il était attendu depuis des semaines sur le sujet.
01:33Dans une vidéo d'une vingtaine de minutes, Édouard Philippe a dévoilé hier son projet pour le système de retraite.
01:38S'il est élu président, il promet de porter l'âge de départ à taux plein à 65 ans, 45
01:44années de cotisation,
01:45dans un système qui associerait répartition, le système actuel, et progressivement capitalisation.
01:52Pas le choix, vu notre démographie, il n'y a pas de plan B, déclare Édouard Philippe dans Le Parisien
01:57ce matin.
01:57Alexandre Chauveau.
01:58Pour ne pas augmenter les cotisations des actifs ou baisser les pensions des retraités,
02:02Édouard Philippe propose d'augmenter progressivement l'âge de départ à la retraite.
02:06C'est la solution qui a été retenue, en Allemagne, en Espagne, au Danemark, dans tous les pays d'Europe,
02:11qu'ils soient de gauche ou de droite.
02:13Les seuls qui ne faisons pas ça, jusqu'à présent, c'est d'où ?
02:16Édouard Philippe table donc sur 65 ans et non 67, comme il l'avait un temps envisagé.
02:21Une proposition alignée sur celle de Bruno Retailleau.
02:24Comme son concurrent des Républicains, l'ancien Premier ministre promette aussi des aménagements
02:28pour les carrières longues et les métiers exposés à la pénibilité.
02:31Dans la réforme que je propose, un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans.
02:38Il ne s'agit pas d'une faveur, il s'agit de la reconnaissance de la réalité,
02:42de ce qu'une vie de travail a déjà demandé pour certains.
02:46Reste que pour Édouard Philippe, travailler plus longtemps apparaît comme un impératif,
02:50tout comme l'introduction d'une dose de capitalisation dans le système de retraite,
02:53mesure là encore proposée par Bruno Retailleau, mais aussi Gabriel Attal.
02:57Gabriel Attal qui sera justement, je vous le rappelle, notre invité politique juste après ce journal.
03:02Et nous vous posons la question ce matin sur Europe 1.
03:04Êtes-vous prêt à travailler jusqu'à 65 ans ? Vous pouvez voter dès maintenant.
03:09La dette publique au plus haut depuis 1946.
03:12Oui, elle a encore progressé de 60 milliards d'euros sur le seul deuxième trimestre, nous dit l'INSEE,
03:17atteignant 3600 milliards au total.
03:20C'est 119% de la richesse intérieure brute.
03:23Sauf qu'aujourd'hui, la France, par rapport à la situation antériote, n'emprunte plus à taux zéro.
03:29La dette à 10 ans hier se négociait 4,8%.
03:32Les seuls intérêts de la dette pourraient frôler les 100 milliards d'euros l'année prochaine.
03:37Conséquence, au moins trois dangers nous guettent, nous disait Marc Toitie, l'éditorialiste Économie d'Europe 1.
03:42On a une augmentation des taux d'intérêt des obligations de l'État français,
03:46donc ça veut dire qu'il se répercute sur tous les taux d'intérêt, de tous les crédits, notamment les
03:49crédits à l'immobilier.
03:50Deuxième danger, c'est pour les entreprises.
03:52Là aussi, les taux d'intérêt augmentent, donc moins d'investissement, donc également moins d'activité,
03:56ça veut dire également plus de chômage, impact concret pour les Français.
03:59Et puis troisième point, c'est que la charge d'intérêt de la dette explose.
04:03Elle va atteindre 85 milliards d'euros cette année, peut-être 100 milliards d'euros l'année prochaine.
04:07Ça veut dire la totalité des recettes de l'impôt sur le revenu.
04:10On a aujourd'hui 57,5% de notre dette publique qui est détenue par des non-résidents,
04:14qui n'ont pas forcément envie de garder notre dette, mais surtout, ces derniers mois,
04:1750% des achats de notre dette vient de ce qu'on appelle des hedge funds,
04:21ça veut dire des fonds spéculatifs qui, justement, par définition, spéculent.
04:24Et puis dernier point, on a appris que la banque américaine Goldman Sachs a lancé des produits pour spéculer contre
04:29la France,
04:30donc contre sa dette.
04:31Ça veut dire que là aussi, c'est un vrai danger, ça veut dire que les taux d'intérêt vont
04:34encore augmenter,
04:35ce qui va générer, encore une fois, une activité économique qui va s'effondrer.
04:38L'éditorialiste éco d'Europe 1, Marc Toitier, au micro de Christophe Bordet.
04:42La grève des lycéens, Jean-Luc Mélenchon appelle les parents des grévistes à s'opposer, je cite, à la sauvagerie
04:47policière.
04:53L'hystérie de ce manifestant à Toulouse, scène filmée hier devant les grilles du lycée Stéphane Nessel,
04:58un membre du personnel qui tentait d'éteindre un feu de poubelle a été pris à partie, roué de coups.
05:03Ce tabassage en règle s'est reproduit ailleurs, à plusieurs reprises, violence et dégradation ici.
05:08Affrontements avec les policiers là-bas, on recense au total 48 membres des forces de l'ordre blessés sur la
05:14seule journée d'hier.
05:15Débordements encouragés par la France insoumise qui clairement souffle sur les braises de la contestation, Arthur Delaborde.
05:22Sauvagerie policière et appel à s'interposer.
05:24Jean-Luc Mélenchon place les forces de l'ordre au cœur de sa charge et appelle parents et militants à
05:29se mobiliser.
05:30Nous sommes fiers d'être aux portes des lycées pour défendre nos gamins.
05:35Parents, militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
05:44Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme, vont
05:50bientôt nous retrouver sur leur chemin.
05:52A Saint-Denis, Bali Bagayoko défend, lui, une conception très contestée de l'usage de la violence dans la mobilisation.
05:59La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
06:01Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime, mais chaque
06:04fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
06:06Face à cette escalade verbale, le Premier ministre Sébastien Lecornu dénonce une surenchère irresponsable.
06:11Le candidat LR Bruno Rotaillot veut lui désormais une réponse judiciaire.
06:15Il demande au gouvernement de signaler ces faits au titre de l'article 433.10 du Code pénal sur la
06:21provocation directe à la rébellion.
06:23Arthur Delaborde, il avait refusé en 2023 de marier une Française et un Algérien en situation irrégulière,
06:29qui était visé par une OQTF, ouverture aujourd'hui à Montpellier, du procès de Robert Ménard, le maire de Béziers,
06:35qui aura pour témoin médiatique Bruno Rotaillot et David Lysnard.
06:38Robert Ménard risque 5 ans de prison, 70 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité, Maïlène Trémolet.
06:44Emmanuel Macron lui-même avait qualifié la situation d'ubuesque en 2025.
06:49Aujourd'hui, c'est à Robert Ménard de se défendre, de démontrer l'absurdité d'une telle situation qu'il
06:54dénonçait la semaine dernière sur Europe 1.
06:56Vous êtes maire et vous recevez quelqu'un dont l'État vous explique qu'il doit être renvoyé dans son
07:02pays.
07:02Et on me demande à moi de le marier, c'est à tomber sur la tête.
07:06Alors pour clamer son innocence, Lady Lafay appelle à deux candidats à l'élection présidentielle, David Lysnard et Bruno Rotaillot.
07:13Des soutiens de poids selon maître Antoine Savignat, avocat de la Défense.
07:17Bruno Rotaillot a toujours soutenu Robert Ménard et a toujours dénoncé la situation juridique dans laquelle il se prouvait.
07:24Il est maire, il est président de l'association des maires de France.
07:29Ce n'est pas le procès de Robert Ménard, c'est le procès d'un maire.
07:32Autrement dit, un maire qui représenterait tous les autres édiles confrontés aux mêmes problèmes en France.
07:37Pour rappel, si ce mariage avait reçu un feu vert du parquet, Moustapha Bé, l'étranger en situation irrégulière, avait
07:43été expulsé 15 jours plus tard.
07:46Maï-Hélène Trémolet du service politique d'Europe 1.
07:48Et puis connaissez-vous l'histoire d'amour tragique du roi Frédéric II de Prusse ?
07:52Oui, le prince Frédéric II dont l'amant fut décapité par son père tyrannique.
07:56Histoire méconnue, mise en scène en ce moment au théâtre.
07:58La pièce s'appelle Cat et c'est un partenariat européen, Sébastien Mordenave.
08:03Cat, c'est le nom de cet officier de la garde royale prussienne qui va tomber amoureux du prince Frédéric.
08:09Ce dernier est amateur de culture française, il correspondra plus tard avec Voltaire.
08:14En attendant, son roi de père n'apprécie guère ses amours particulières.
08:18Et il va faire décapiter l'amant de son fils devant lui.
08:22Nous sommes en 1730, Jean-Marie Besset, auteur de la pièce, nous explique sa démarche.
08:27Je renoue avec la forme classique, c'est un projet de restauration.
08:31Jamais la culture française n'a été aussi assiégée de toute part qu'aujourd'hui.
08:35Elle est assiégée par une partie de l'élite qui veut parler en écriture inclusive.
08:38Elle est attaquée par la non-orthographe des textos.
08:42Moi je reviens plutôt aux fondamentaux.
08:45La pièce a quand même une vertu patriotique parce que quand même on ressent écrit Cyrano Bergerac,
08:49ça console les français du désastre de Sedan, d'avoir perdu l'Alsace-Lorraine.
08:53Donc c'est un retour à travers le personnage de Cyrano, de ce que la France a produit de grand.
08:59Je voudrais que ça nous console des dix ans d'Emmanuel Macron.
09:03Voilà qui est ambitieux comme Jean-Marie Besset, écrivain,
09:06qui veut renouer avec la tradition française d'une tragédie en alexandrin.
09:10À la 4 en partenariat avec Europe 1, c'est au théâtre Lucas Pommier à Paris du 1er octobre au
09:1422 novembre.
09:15Dans un instant, Gabriel Attal est l'invité d'Europe 1.
09:18Il est 8 à 8.
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