- il y a 3 semaines
Il incarne un communisme rural ancré dans l'histoire de son territoire, l'Allier. Yannick Monnet a notamment été éducateur de rue avant d'être élu député. Il siège au groupe GDR à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
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Car on ne naît pas politique, on le devient !
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00:00Il incarne un communisme rural assez peu connu, mais bien implanté dans son territoire, l'Allié.
00:06Mon invité a notamment été éducateur de RU, avant d'être élu député.
00:10Il siège au groupe GDR à l'Assemblée.
00:28Bonjour Yannick Monnet.
00:29Bonjour.
00:30Alors l'engagement dans la vie peut prendre des formes assez différentes.
00:33Il y a l'engagement politique, partisan, on va en parler évidemment.
00:36Et puis il y a l'engagement sur le terrain, notamment pour changer concrètement la vie des gens, la vie
00:41des réfugiés en l'occurrence.
00:43On va regarder l'extrait d'un reportage qui a été tourné par Stade 2 à Belnave, c'était en
00:472016.
00:50À Belnave, une des clés de l'intégration, c'est son club de football, vieux de presque 40 ans.
00:56Dans une région désertée, l'arrivée des demandeurs d'asile permet d'ouvrir une équipe B.
01:02Eh vous, nous on fait des pasquets entre nous.
01:05D'accord ?
01:05Tout le monde a compris ?
01:08Oui, non.
01:09Allez, allez, allez, allez, allez, encore !
01:13Des fois c'est un peu compliqué sur le terrain.
01:15Mais bon, on arrive toujours à s'en sortir et puis même si, de toute façon là, c'est le
01:18monde amateur, on ne va pas se prendre la tête non plus, on ne va pas se crier dessus.
01:21Alors c'est vous qui étiez derrière cette idée, je crois, d'intégrer les réfugiés par l'équipe de foot
01:27locale.
01:27Ça a fonctionné ?
01:28Ça a très bien fonctionné, en fait. On était partis, c'était à l'époque où il y a eu
01:31beaucoup de réfugiés syriens qui sont venus sur le territoire.
01:35Et avec la situation pour laquelle je travaillais, on avait essayé de monter des petites structures, accueil de 15, 20
01:42places, dans des territoires ruraux.
01:44Donc en collaboration avec les maires, en collaboration avec les habitants.
01:47Et ça avait très bien fonctionné.
01:49Et en tout cas, ça avait montré que les questions d'intégration se traitaient très bien aussi en question rurale,
01:55quand on était sur des populations qui, en petit nombre, qui s'inscrivaient totalement dans la vie locale.
02:02Après, dans le reportage, on voit quand même, à un moment, il y a l'entraîneur, il dit, il y
02:05a quelques joueurs, ils refusent de jouer avec les réfugiés.
02:07Alors on ne les met pas dans l'équipe, on les met dans une autre équipe.
02:10Mais bien sûr !
02:11Donc il y a les mêmes problèmes qui se posent quand même.
02:14Non, mais souvent, on a peur de ce qu'on ne connaît pas.
02:18Et donc moi, je n'ai jamais reproché à quelqu'un de ne pas connaître ce qu'était un réfugié.
02:23Mais on s'aperçoit qu'au départ, il y a un peu de réticence parce qu'il y a une
02:26appréhension particulière.
02:28Et puis en fait, quand les gens s'inscrivent dans la vie locale, au bout du bout, ça se passe
02:32très bien.
02:32Et alors avant cela, vous avez aussi été, je le disais, éducateur de rue.
02:36C'est-à-dire que là aussi, il y a la volonté d'aider les plus fragiles, en quelque sorte.
02:40C'est une vocation chez vous ?
02:42Je ne sais pas si c'est une vocation.
02:45En tout cas, ça, ça a été mon principal métier, éducateur de rue.
02:48C'est un métier extraordinaire.
02:50Vous avez fait ça où ?
02:51À Moulin et à Vichy.
02:52D'abord à Vichy, puis ensuite à Moulin.
02:54Et en fait, c'est un travail où on est susceptible de prévenir la marginalisation d'un certain nombre de
03:00populations.
03:01Ou de travailler avec des personnes qui sont en situation de marginalité.
03:03Voilà.
03:05Et c'est ma formation d'éducateur spécialisé qui m'a amené vers ce métier.
03:12Et ça a été un métier que j'ai...
03:15Mon métier de cœur, quoi.
03:16On est avec les populations, on travaille avec ce qu'elles sont, on n'a pas de mandat.
03:20On est obligé de travailler sur la libre adhésion.
03:22Voilà.
03:23Donc les gens, ils viennent ou pas.
03:24Les jeunes, ils viennent ou pas travailler avec nous.
03:27Et on essaye de prévenir toute forme de marginalité, d'exclusion.
03:30Et c'est un métier totalement passionnant et indispensable.
03:34Quand on regarde votre famille, on comprend que ce n'est pas vraiment un hasard.
03:38Si vous vous êtes engagé en politique, et notamment au Parti communiste,
03:42tu as envie de reprendre le titre du film,
03:44tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes.
03:46Absolument, ouais.
03:47Alors, il y a deux choses.
03:48Il y a mes parents, oui, qui ont été tous les deux des...
03:52Alors, c'était des militants communistes qui ont été au Parti communiste, certes.
03:56Mais c'est aussi très lié au département.
03:58L'Allié, comme d'autres départements, mais c'est un territoire de résistance.
04:02C'est un territoire...
04:03On va parler de ça.
04:03Mais quand même, il y a vos parents, mais on peut remonter sur plusieurs générations.
04:07Alors, du côté de mon père, oui.
04:09Vous avez des grands-parents, mais il y a même des arrière-grands-parents
04:11qui ont été maires, adjoints aux maires.
04:14Vous avez une histoire familiale d'engagement.
04:15Mon grand-père, qui était un militant communiste,
04:17avait été dénoncé à l'époque par...
04:21Alors, je ne sais plus si c'était le curé du village,
04:23parce qu'il était aux jeunesses communistes,
04:25et donc c'était suspect.
04:26C'était à l'époque de l'occupation.
04:30Mais oui, j'ai des grands-parents qui étaient...
04:33Mon grand-père paternal était très engagé.
04:34Il était adjoint au maire, effectivement.
04:37Voilà, donc...
04:40Je pense que ce n'est pas un hasard si je me suis engagé,
04:43et ce n'est pas un hasard si je me suis engagé au Parti communiste.
04:45Et alors, chez vous, ça s'est fait assez jeune, dès le lycée.
04:49Il y a même une photo assez étonnante de vous.
04:51Vous étiez encore lycéen.
04:53Cette photo-là, c'est la photo de la liste...
04:56Ouais, c'est ma première candidature.
04:57...sur laquelle vous vous êtes présenté au municipal.
05:00C'est ça.
05:00Vous aviez 19 ans.
05:01J'avais 19 ans.
05:02Municipal à Moulins.
05:03Voilà, j'étais au lycée, donc avec un petit peu de retard.
05:05Et des cheveux un peu plus longs qu'aujourd'hui.
05:06Et des cheveux un peu plus longs qu'aujourd'hui,
05:08et un peu moins de rides et moins de barbe.
05:11Mais ouais, c'est la première candidature.
05:1319 ans, c'est très jeune, quand même.
05:14Vous n'étiez pas tête de liste, mais quand même.
05:15Ah non, je n'étais pas tête de liste.
05:16Je devais être 34e, je crois.
05:18Vous parliez beaucoup politique à la maison ?
05:20Ah oui.
05:21Mais j'ai envie de dire, on parlait, mais enfin...
05:24Tout est politique.
05:26Ce n'est pas forcément des conversations...
05:29Ce n'était pas forcément des conversations idéologiques.
05:32Mais on parlait beaucoup de faits de société.
05:35On commentait beaucoup l'actualité.
05:37Enfin, on n'était pas...
05:39On ne mangeait pas devant la télé,
05:40devant les informations en continu.
05:42Voilà, donc forcément l'actualité...
05:44Le temps de repas, par exemple,
05:46c'était un temps où on discutait de cette actualité-là.
05:49Ah, ça, c'est...
05:49Et donc, ça, cette photo qu'on voit, là,
05:52c'était à un congrès du Parti communiste, c'est ça ?
05:54Ouais, marty 99.
05:56J'ai eu la chance de connaître André Lajoani,
05:59de commencer à militer avec lui.
06:01Enfin, avec lui.
06:02Oui, parce que ma circonscription,
06:03c'était une partie de la sienne, en fait.
06:05Et en 99, il était député.
06:07Et président de la grosse commission des affaires et des échanges extérieurs,
06:12faisait une grosse commission de l'Assemblée.
06:13Bref.
06:14Et c'est quelqu'un avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir,
06:18j'ai beaucoup échangé, beaucoup écouté.
06:20C'est quelqu'un d'une intelligence remarquable,
06:22qui caractérisait ce communisme rural, peut-être qu'on peut l'entendre.
06:25Alors, justement, j'aimerais qu'on en parle, ce communisme rural,
06:27parce que dans l'imaginaire collectif,
06:29le communisme, il est associé, en tout cas, les bastions du communiste,
06:33ils sont associés à des villes de banlieue, ouvrières.
06:36Ouvrières, bien sûr.
06:37Et vous êtes élu, vous, d'un territoire plutôt rural,
06:40plutôt aussi qui vote à droite,
06:42mais avec une tradition communiste forte.
06:44Comment ça s'explique ? D'où ça vient ?
06:46Mais je pense que cette tradition, dans ces territoires ruraux,
06:48cette tradition communiste, elle vient beaucoup de la résistance.
06:52Les frontières partisans ?
06:54Bien sûr. Donc, elle vient...
06:55Moi, sur ma circonscription, j'inaugure chaque année
06:58un nombre important de maquis.
07:02Tous n'étaient pas communistes,
07:03mais beaucoup de militants communistes ont été dans la résistance,
07:05ont organisé les mouvements de résistance.
07:07Ça vient de là aussi, ce communisme rural.
07:08Mais aussi, ma circonscription,
07:10c'est aussi le berceau du syndicalisme agricole.
07:13C'est plus qu'une tradition, c'est un état d'esprit.
07:16C'est-à-dire que c'est pas un militantisme où...
07:21C'est pas péjoratif, je veux dire,
07:22mais où on va crier très fort.
07:24C'est-à-dire que c'est plutôt...
07:25Le communisme rural, c'est plutôt un engagement de besogne,
07:29où on travaille, où on met en œuvre plus que l'on revendique.
07:34Au Régional de 2021, vous avez montré un autre aspect de votre personnalité,
07:38un peu plus inattendu.
07:39Vous avez refusé l'alliance que le Parti communiste avait nouée
07:44avec la France insoumise dans la région.
07:45Et vous avez préféré monter votre propre liste,
07:48une liste unitaire, mais avec le Parti socialiste et les radicaux de gauche.
07:51Pourquoi ?
07:52D'abord, parce que je ne suis pas quelqu'un de tout le temps docile.
07:55Et si j'ai des convictions,
07:57même vis-à-vis de ma propre famille politique,
07:59je n'ai pas de soucis pour m'opposer à elle.
08:01C'est parce que moi, j'ai toujours considéré que...
08:05Moi, je suis un nostalgique un peu de la gauche plurielle,
08:08qui a fait des choses intéressantes.
08:09Et je n'aime pas cette brutalité dans la vie politique.
08:13Vous avez été suspendu de votre parti à cette occasion.
08:16J'avais été suspendu symboliquement,
08:17sachant que c'était l'ensemble de la fédération,
08:19l'ensemble des communistes de l'Allier
08:20qui avaient soutenu la démarche que je portais, en fait.
08:23Donc, un petit côté rebelle,
08:24et en même temps, un côté modéré.
08:26Vous expliquez que, pour vous, le grand soir,
08:28ce n'est pas renverser la table,
08:29c'est se préoccuper du quotidien des citoyens.
08:32Comment arriver à améliorer progressivement leur existence ?
08:36C'est ce que vous disiez un peu,
08:37mais on est quand même loin de l'idée qu'on se fait du communisme.
08:40Mais on se fait beaucoup de fausses idées, en fait, du communisme.
08:45Moi, j'ai toujours considéré que, par exemple,
08:47l'intransigeance, le tout ou rien,
08:48c'est un peu le privilège des biens portants.
08:51Et qu'aujourd'hui, moi, mon engagement,
08:53il repose sur une seule obsession.
08:56Comment est-ce qu'on peut faire avancer
08:58un certain nombre de sujets,
08:59un certain nombre de choses
09:00pour que ça profite aux gens qui en ont besoin ?
09:02Gagner des petites victoires qui changent le quotidien des gens.
09:04Je préfère mille petites victoires qu'une grosse.
09:06C'est-à-dire comment on avance
09:07en travaillant avec les habitants.
09:11Vous êtes en désaccord avec LFI,
09:13mais vous avez quand même été élu et réélu
09:15en 2024, grâce à deux accords électoraux
09:17qui incluaient LFI.
09:18Bien sûr.
09:19On peut s'opposer aux idées d'un parti
09:21et s'allier avec lui quand on a besoin d'être élu ?
09:24Alors, en 2022,
09:25ce n'était pas tout à fait la même chose LFI.
09:27On n'était pas tout à fait dans les mêmes comportements.
09:322022, il y a eu un accord national.
09:34Moi, je succédais à Jean-Paul Dufresne,
09:37qui était député sortant,
09:38qui était mon suppléant.
09:39Il y a eu un accord qui est passé nationalement.
09:41On s'est glissé dans cet accord.
09:43J'ai envie de dire,
09:44les points de divergence avec LFI
09:46n'étaient pas à ce point-là.
09:47En 2024...
09:48En 2021, ils vous ont empêchés
09:50de faire campagne avec eux.
09:51Oui, mais en l'occurrence,
09:52là, on était dans le cadre d'un accord national.
09:54Mais même 2024,
09:56on s'est beaucoup questionnés
09:57si on allait dans cet accord ou pas.
09:59On s'est beaucoup questionnés.
10:00Et 2027, alors ?
10:01Pour ma part, il n'y en aura pas.
10:03Il n'y aura pas.
10:03C'est un engagement que vous prenez aujourd'hui ?
10:04Non, mais ça ne correspond pas.
10:06Ou alors, il faudrait qu'on ait une organisation politique.
10:08Enfin, ce n'est pas vraiment une organisation,
10:09mais qui change radicalement
10:12cette façon de faire de la politique.
10:13Donc, vous ne referez pas alliance avec LFI ?
10:15Ah non, non.
10:15Pour la prochaine législative.
10:16Au municipal, d'ailleurs,
10:17au dernier municipal,
10:18à Moulins, il n'y a pas eu d'accord.
10:20Et il n'y en aura pas.
10:22On n'a pas la même façon de faire de la politique.
10:24Alors, justement,
10:25votre façon de faire de la politique
10:26est de concevoir votre mandat de député.
10:28Vous expliquez,
10:28vous êtes un député à l'ancienne
10:29qui reçoit beaucoup de monde à sa permanence.
10:32C'est une part importante, vraiment,
10:33pour vous, du mandat ?
10:34Parce que parfois, les gens, ils imaginent qu'un député,
10:36c'est avant tout à Paris,
10:37ça vote la loi, quoi.
10:38Et il n'y a pas que ça.
10:39En fait, pour voter les lois
10:41ou pour faire des lois,
10:43faut-il encore être solidement ancré sur son territoire ?
10:45C'est ce qui vous a inspiré,
10:46cette loi que vous avez réussi à faire passer ?
10:49Totalement.
10:50Sur l'accès aux soins,
10:51plus précisément, en fait,
10:52pour améliorer le remboursement des femmes
10:54qui sont atteintes,
10:56touchées par un cancer du sein.
10:58Donc, cette loi, elle a été votée.
10:59Mais alors, le problème,
11:00c'est que ça a été voté en janvier 2025.
11:03Et un an et demi après,
11:05elle n'est toujours pas appliquée.
11:06Alors, elle n'est pas encore appliquée.
11:07Comment ça se fait ?
11:08Alors, ça, c'est un peu la difficulté.
11:10C'est-à-dire qu'on a passé la dernière année
11:11où beaucoup de lois ont été votées
11:13et pas appliquées.
11:14Manque de décrets.
11:16Vous n'avez aucun pouvoir, vous, député.
11:17Non, nous, on ne maîtrise pas.
11:18Une fois que la loi est votée,
11:19elle est promulguée immédiatement
11:20par le président de la République,
11:22ce qui a été le cas avec cette loi.
11:23Et ensuite, c'est aux ministères
11:25et aux administrations
11:25de mettre en œuvre
11:26via des décrets d'application.
11:29Là, a priori, j'ai bon espoir
11:30qu'avant la fin de l'année,
11:32l'intégralité de la loi soit appliquée.
11:34Vous avez quand même lancé une pétition
11:35pour obtenir l'application de votre loi.
11:37Oui, mais c'est invraisemblable.
11:38Mais ça fait réfléchir
11:39sur les vrais pouvoirs des députés.
11:41Mais oui, mais oui.
11:42C'est un vrai souci.
11:43Et on n'a pas la main sur les décrets.
11:46On n'a pas la main sur ces décrets.
11:47Et c'est un vrai problème.
11:48C'est un vrai problème.
11:49Alors, on va conclure l'émission
11:50avec notre quiz.
11:52C'est un quiz qui a pour but
11:53de mieux vous connaître.
11:56On commence, c'est parti.
11:57Vous êtes plutôt pêche aux voies
11:58ou pêche à la ligne ?
11:59Pêche à la ligne.
12:00Sans aucun doute.
12:01Sans aucun doute.
12:02Quel type de pêche vous pratiquez ?
12:03Toutes les pêches.
12:04Enfin, toutes celles que je peux pratiquer
12:06dans mon département, en fait.
12:08Donc, pêche au cou, pêche au toque,
12:10pêche au leurre,
12:11si je veux pêcher le carnassier
12:12et me promener
12:13le long de cette formidable rivière
12:15qu'est l'alliée.
12:16Est-ce que vous êtes plutôt
12:17Harley-Davidson
12:18ou Kawasaki Ninja H2R ?
12:20Alors, moi, je suis triomphe.
12:22Mais donc, à choisir,
12:23je suis plutôt Harley-Davidson.
12:24Plutôt Harley-Davidson.
12:25Parce qu'on va avoir photos peut-être
12:26de ces deux motos
12:27qui n'ont rien à voir.
12:29Donc, plutôt les vieilles motos
12:31un peu...
12:31Plutôt vieilles motos vintage, oui.
12:32Bon.
12:34Et enfin, est-ce que vous êtes
12:34plutôt Bourbonnet ou Auvergnat ?
12:37Je suis Bourbonnet.
12:38Bourbonnet, avant tout !
12:39Ça n'a strictement rien à voir.
12:40Vous faites quand même partie
12:41de la région Auvergne.
12:42Oui, mais on est Bourbonnet, quand même.
12:44C'est quoi la différence
12:44entre un Bourbonnet et un Auvergnat ?
12:46Ben, c'est...
12:47J'allais dire une vacherie,
12:48donc je ne le dirai pas.
12:49Ben si, allez-y.
12:50Mais, non, non.
12:51Un Bourbonnet, c'est un Bourbonnet.
12:52C'est quelqu'un qui vit dans le Bourbonnet.
12:53C'est comme si...
12:54Je vous demande,
12:55est-ce que vous êtes...
12:56Je ne sais pas...
12:57Enfin, ce n'est pas la même chose.
12:59Bon, c'est pas...
13:00Non, non, mais...
13:00Si vous le dites.
13:01Non, plus franchement,
13:02il y a une identité culturelle
13:03très forte dans le Bourbonnet.
13:04D'ailleurs, le rattachement
13:05à l'Auvergne est un peu bizarre.
13:06On va se le dire.
13:07Nous, on est un peu
13:08à l'intersection
13:08de différentes régions culturelles.
13:10C'est pour ça qu'on a
13:11cette authenticité.
13:13Eh bien, merci à vous,
13:14Yannick Monnet,
13:15député communiste et Bourbonnet,
13:16donc, d'être venu
13:17dans La Politique et moi.
13:18Merci.