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  • il y a 6 minutes
Me David Dassa-Le Deist, avocat du Rassemblement national et de Jordan Bardella était l'invité de BFMTC ce lundi 28 septembre. Le président du Rassemblement national est accusé, dans un article de Mediapart, d'avoir écrit des propos antisémites lorsqu'il était jeune militant du Front national. Il conteste "formellement". 

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Transcription
00:00Et c'est donc l'autre grand titre à l'année de ce soir, ces accusations portées par Mediapart contre
00:03Jordan Bardella.
00:04Le Média publie des extraits de messages clairement antisémites qu'il attribue donc au président du Rassemblement National,
00:10des messages qui dateraient d'il y a 13 ans.
00:13Jordan Bardella dément, on va l'entendre dans une seconde.
00:16Bonsoir, maître David Dassal-Ledès.
00:19Merci d'être avec nous.
00:19Bonsoir, cher Maxime Switek, merci de votre invitation.
00:22Vous êtes l'avocat du Rassemblement National.
00:24Pour que tout le monde comprenne ce soir de quoi on parle,
00:27je vais lire ce que Mediapart dit ce soir à propos de ces messages.
00:31Message privé donc, on est à l'été 2013, Jordan Bardella est à 17 ans, bientôt 18,
00:38il vient d'adhérer au Rassemblement National et voici ce qu'il aurait écrit selon Mediapart.
00:43L'actuel président du RN dénonce le fait que toutes les banques sont détenues par des juifs.
00:48Il déplore toujours d'après Mediapart que le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler.
00:53Un sioniste est forcément juif et en profondeur.
00:55En France, deux bel exemples sont BHL ou Atali et c'est ce qu'ils veulent,
01:00un nouvel ordre mondial dominé par Israël avec bien sûr Jérusalem comme capitale.
01:05D'après Mediapart, toujours Jordan Bardella aurait déploré dans ses messages
01:08que les ministères les plus importants reviennent toujours à des personnes
01:11pour qui Israël et l'intérêt bancaire priment sur les intérêts français.
01:14Il ciblerait alors des personnalités comme Pierre Moscovici, François Hollande,
01:19notamment qui voudraient, je cite,
01:21« Sauver les entreprises pour venger Moïse ».
01:24Maître d'Assa le Deste, ces messages existent-ils ?
01:27Je crois que Jordan Bardella a déjà répondu.
01:30Il a contesté avec la plus grande fermeté et sur un ton très péremptoire
01:36avoir jamais tenu, publié, diffusé, transféré, accrédité ces messages
01:43qui font froid dans le dos.
01:45Enfin, c'est concernant.
01:47C'est d'une vilainie absolument sans limite et sans mesure.
01:54Et bien évidemment que l'intéressé a démenti avec la plus grande fermeté
01:59avoir tenu ses propos.
02:00C'est absolument épouvantable.
02:03Et l'intensité de la réaction judiciaire Jordan Bardella sera à la hauteur
02:08et à la mesure de la rudesse, je dirais, du coup bas et de la vilainie de l'accusation.
02:13Vous en êtes avisé quand, Maître, si on fait le film un peu à l'envers ?
02:16Parce que Mediapart, vous voyez, ils ont envoyé des questions,
02:19neuf questions qui sont sur leur site extrêmement précises.
02:21Il y a un agenda, bien évidemment, qui est parfaitement tenu par le diffamateur.
02:27Et le diffamateur, aujourd'hui, c'est Mediapart.
02:30Selon toute vraisemblance, ces questions, enfin cet article,
02:34arrive en quelque sorte au terme d'une longue enquête de Mediapart
02:37qui a pu collationner, compiler, agréger un certain nombre de documents
02:44en les attribuant ensuite à Jordan Bardella.
02:46Mais qu'à cela ne tienne, c'est dimanche soir, à une heure tardive, que...
02:52– Mediapart dit à 14h, dit que le 26 samedi,
02:55Jordan Bardella est avisé qu'une enquête est en cours
02:58et qu'il lui adresse des questions autour de 14h dimanche.
03:02– Peut-être, mais un J-1, un week-end où l'actualité politique est dense,
03:06ça laisse à peine le temps aux intéressés de se retourner.
03:09Et surtout, il y a quand même une difficulté.
03:11C'est que Mediapart, en juin, il n'y a pas d'autre mot à Jordan Bardella
03:18de s'expliquer sur...
03:20– C'est le principe du contradictoire.
03:21– Bien sûr, mais le contradictoire, précisément,
03:24le contradictoire, c'est pouvoir avoir, comment dirais-je,
03:27un droit de regard sur des pièces.
03:29Et surtout quand ces pièces sont aussi épouvantables et accablantes
03:33que celles que l'on veut bien dire.
03:34Donc, moi, j'aurais été très intéressé de voir ces éléments.
03:36– Vous n'avez pas vu ces messages ?
03:37– Mais bien sûr que non.
03:38Ces messages sont diffusés au fil de l'eau,
03:40de manière parfaitement de calomnie,
03:45sous l'air de la calomnie,
03:46sans qu'à aucun moment on ait vu ces messages.
03:48J'aurais été très intéressé de voir
03:49qui avait effectivement rédigé ces messages,
03:52sur quel support ils pouvaient être publiés,
03:54à quelle époque ils étaient publiés.
03:55Il y a un point qui est essentiel, c'est la date.
03:57La date, vous l'avez rappelé ?
03:59– Été 2013.
04:00– Été 2013.
04:01Jordan Vardella, à quel âge en était 2013 ?
04:0317 ans.
04:03Il vient tout juste avoir son bac,
04:04il n'a pas encore 18 ans.
04:05Il l'a d'ailleurs écrit.
04:06Il avait demandé à sa maman, l'autorisation écrite,
04:08de pouvoir adhérer au Front National de l'époque,
04:14donc dans la fédération de la Seine-Saint-Denis,
04:16puisqu'il vivait en Seine-Saint-Denis à l'époque.
04:19Il a fallu faire presque dans l'urgence,
04:21pour le coup, dans l'urgence, n'ayant pas les pièces,
04:24un peu d'archéologie dans les messages, dans les mails.
04:26Moi-même, je n'ai pas les archives des mails
04:30que j'ai pu envoyer en 2013.
04:31En 2013, rendez-vous compte.
04:33Donc, il y a 13 ans.
04:34– Donc, Jordan Vardella est allé vérifier dans ses messages ?
04:37– Il a regardé ce qu'on pouvait avoir, peu ou prou encore, d'accessible.
04:39On a retrouvé, par exemple, une chose qui est intéressante.
04:42À la rentrée de 2013, rentrée universitaire,
04:46donc à la fin du mois d'août, il n'a pas encore 18 ans.
04:48Il a adhéré par Internet au Front National.
04:51Mais il n'a encore aucune activité militante.
04:53Et que vient-il demander dans ce mail ?
04:55Que j'ai, bien évidemment, presque poliment, en levant le doigt.
04:59Je suis Jordan Vardella, je suis un nouvel adhérent.
05:02J'ai adhéré à la section du Front National de la Seine-Saint-Denis.
05:05Je sais que j'ai vu sur le site qu'il y avait un verre amical
05:09des adhérents pour la rentrée.
05:10Est-ce que je peux venir ?
05:12– Mais en quoi est-ce que c'est un élément d'échange ?
05:15– Mais parce que vous pensez vraiment que quelqu'un
05:16qui est aussi vierge politiquement,
05:18qui ne sait même pas ce que c'est qu'une opération de tractage,
05:21qu'un collage, qu'il n'a encore jamais eu de prise de contact,
05:23prise de parole avec les cadres de sa fédération,
05:26va alimenter de propos aussi radicaux,
05:29aussi radicaux, qui sont vraiment extraits des fanges,
05:33je dirais presque des, non pas des franges,
05:36mais des fanges les plus radicales et les plus confidentielles
05:38de l'extrême droite la plus rance et la plus pathologiquement antisémite,
05:42parce qu'on peut bien identifier certains de ces messages,
05:45vous croyez vraiment que quelqu'un qui est vierge politiquement
05:47va alimenter, va abreuver, va inonder le cadre d'une fédération de tels messages ?
05:52Ça n'a aucun sens, ça n'a absolument aucun sens.
05:55Et c'est le sens justement de la réaction très vive et je dirais très péremptoire,
05:59mais très saine de Jordan Bardella, qui se défend avec vigueur là-dessus.
06:03– Il y a plein de choses dans ce que dit Jordan Bardella,
06:05on va essayer de reprendre les éléments les uns après les autres avec Laurent Valdiguier.
06:09D'abord la plainte, elle n'est pas encore déposée.
06:10– Techniquement, il faut qu'elle soit rédigée,
06:12l'article est sorti cet après-midi,
06:14il faut aussi le lire avec un peu de recul, de manière analytique.
06:19Je parle devant Laurent Valdiguier.
06:21– Et une plainte pourquoi alors ?
06:22– Ah bah diffamation publique envers particuliers, ça déjà c'est évident.
06:25Et puis après au fil de l'eau, nous verrons bien si tout cela est un petit peu…
06:30– Maître, je ne suis pas spécialiste de droit,
06:32mais je me suis fait la réflexion la même que Laurent Valdiguier
06:35avant que vous n'entriez sur le plateau tout à l'heure,
06:37pourquoi diffamation, pourquoi pas faux, si tout est faux, si tout est bien.
06:40– Moi pour l'instant j'ai un article, un article,
06:42j'attaque la publication de l'article.
06:44J'ai dans cet article des imputations qui sont très graves,
06:46très diffamatoires envers Jordan Bardella.
06:49Je dépose plainte donc sur la base de cet article
06:53du chef de diffamation publique.
06:55Si dans le cadre…
06:56– Je joue dans trois ans maître, et pas d'enquête spéciale.
06:59– Les choses étant ce qu'elles sont,
07:02le temps judiciaire étant ce qu'il est, c'est un peu…
07:05– Non mais d'une diffamation, n'espérez pas que la justice
07:06va trancher le débat entre Mediapart et Jordan Bardella.
07:11La diffamation n'est pas faite pour ça, au contraire.
07:13– Il viendra bien un moment où il faudra que le diffamateur
07:16vienne s'expliquer, peut-être devant le juge,
07:19en exhibant les éléments supposément à charge et accablants
07:25imputés à Jordan Bardella.
07:26Et nous verrons bien, à ce moment-là, la qualité de ces pièces
07:29en termes de juridité.
07:30Mais ça, c'est le débat judiciaire.
07:34À la seconde où ces pièces seraient exhibées,
07:38et je le mets au conditionnel, parce que pour l'instant,
07:39nous n'avons que l'article et pas les pièces,
07:41je déposerai plainte pour faux, par définition.
07:44– Dans ce que dit Jordan Bardella ce soir,
07:45il y a un mot aussi qui retient l'attention,
07:46il dit c'est organisé.
07:48C'est-à-dire ?
07:48– Par qui ? Pourquoi ?
07:50– Nul ne le sait, je peux le supposer.
07:52Il y a quand même des choses qui sont assez troublantes
07:54dans cet article.
07:56On a le sentiment que, comment vous dire,
07:59c'est presque l'arroseur arrosé.
08:01On a le sentiment que Mediapart aurait presque pu
08:03se faire manipuler ou intoxiquer par des sources
08:06qui auraient abusé en quelque sorte un petit peu
08:09et viendraient entamer durablement, je dirais,
08:11la réputation et le crédit de ce journal,
08:13entre guillemets, d'investigation,
08:14qui parfois a plutôt les apparences...
08:17– Pourquoi entre guillemets d'investigation ?
08:18Ils ont sorti à Mediapart un certain nombre d'affaires
08:21qui ont abouti...
08:22– Notamment l'affaire Cahuzac.
08:24– Notamment l'enquête libyenne,
08:25qui a donné déjà lieu à deux procès.
08:27Alors c'est vrai que Nicolas Sarkozy a déposé
08:29plein de pourfaux aux usages de faux.
08:31L'enquête n'a jamais tranché ce point,
08:34parce que c'est très difficile.
08:35Mais là, on apprend avec vous que Jordan Bardella
08:37a gardé sa messagerie Gmail.
08:39– Non, il a accès...
08:39– Et il a retrouvé des mails.
08:41– Il a accès comme tout un chacun à des pièces
08:43qui peuvent permettre de démontrer
08:45que ce qui est dit est un tissu de mensonge,
08:47est un tissu de calomnie dans cet article.
08:48Et je pense que, précisément,
08:52le fait qu'au moment près où on lui prête ses propos,
08:59il n'a aucune expérience politique,
09:01il ne connaît personne au sein de cette fédération,
09:03il se renseigne pour savoir qui il faut rencontrer
09:09et quelles sont les activités militantes.
09:11– Sauf que Mediapart décrit un jeune homme à l'époque
09:14qui est déjà, je veux dire, sous influence politique
09:17d'un certain nombre de figures,
09:19et on pense notamment à Alain Soral,
09:21dont l'antisémitisme a été condamné.
09:24– Mais il ne le conteste.
09:25– Et Mediapart raconte, explique,
09:28que Jordan Bardella baigne là-dedans à ce moment-là.
09:31– Lui, il le conteste.
09:33Et le moment venu, lorsque les pièces seront présentées ou exhibées,
09:37nous pourrons éventuellement les contester.
09:38Voilà, de manière très ferme, Jordan Bardella,
09:41est venu dire qu'il n'a jamais baigné dans ce milieu-là
09:44et qu'il n'a jamais tenu les propos épouvantables
09:46que vous avez rappelés tout à l'heure.
09:47– Jordan Bardella dit deux choses ce soir.
09:49Parce que vous disiez, on peut,
09:51je crois que votre mot s'était supposé,
09:53effectivement, un certain nombre d'actions
09:55d'autres personnes qui voudraient lui nuire.
09:57Jordan Bardella dit, il y a deux choses.
09:59Soit c'est Mediapart, c'est ce qu'il dit ce soir,
10:01soit c'est Mediapart qui a tout inventé,
10:04soit c'est Mediapart qui publie des messages
10:07inventés par d'autres.
10:09– Instrumentalisés.
10:10– Et effectivement, et instrumentalisés.
10:12Est-ce que vous, vous avez une préférence
10:13entre ces deux hypothèses ?
10:14– Je n'ai aucune préférence,
10:15je jugerai en fonction des faits.
10:16Ce que je sais, c'est qu'en général,
10:18les journalistes ne sortent pas ex nihilo des éléments,
10:20ils sont toujours un petit peu documentés
10:22ou alimentés par des personnes
10:23qui seront entre guillemets leurs sources.
10:24– Oui, parce que dans leur clique de Mediapart,
10:25il y a beaucoup de prénoms et de noms,
10:27de prénoms en tout cas, avec des initiales.
10:30On voit bien que Jordan Bardella,
10:31d'après leur enquête,
10:32c'est une enquête qui est très longue,
10:34c'est un très long papier,
10:34ce n'est pas juste trois phrases.
10:37Maxime a cité des phrases épouvantables, maître.
10:41Je pense qu'en tant qu'avocat du RN,
10:43n'importe quel candidat à une élection
10:45qui serait en situation d'avoir écrit ça,
10:48même jeune majeur,
10:50serait évidemment exclu dans la seconde.
10:53L'article de Mediapart cite un biotope
10:55dans cette fédération de Seine-Saint-Denis
10:58dont Jordan Bardella va prendre la tête
11:00quelques mois plus tard, très jeune d'ailleurs,
11:01il le revendique,
11:02il a fait une biographie
11:03dans laquelle il raconte cette prise de pouvoir locale
11:06qui est tout à son honneur d'ailleurs
11:07puisque c'est un militant politique qui va vite.
11:10Ce biotope, est-ce que vous le connaissiez ?
11:12Est-ce qu'en lisant l'article,
11:14ça vous a un peu interpellé
11:15de voir que dans son entourage,
11:17il y a des gens qui,
11:18à la lecture de Mediapart,
11:20revendiquent cet antisémitisme presque pathologique ?
11:24Je pense que vous mettez le doigt
11:24sur le point le plus sensible,
11:25à savoir que ces gens-là ne sont plus
11:26depuis bien longtemps au Front National
11:29et encore moins au Rassemblement National.
11:31On ne peut pas exclure,
11:32mais je le dis avec tout le conditionnel
11:33qui s'impose à l'heure où l'on parle actuellement,
11:38on ne peut pas exclure que tout cela
11:39soit le fruit d'une volonté vengeresse
11:41de tel ou tel,
11:42de pouvoir, entre guillemets,
11:47se venger
11:50de Jordan Bardella
11:53après avoir évincé de la Fédération
11:57les éléments les plus sulfureux
11:59et les plus radicaux.
12:00C'est une hypothèse,
12:01c'est une hypothèse ce soir.
12:02Juste une précision là-dessus,
12:03Laurent Valdiguier,
12:05dans l'article de Mediapart,
12:06à qui sont attribués,
12:08comment dire,
12:08les échanges ?
12:09À Jordan Bardella,
12:11OK ?
12:11Mais avec qui ?
12:12Et avec, c'est Laurent Gé,
12:15qui est un membre de la Fédération,
12:17qui lui-même envoie d'autres messages,
12:19tout aussi épouvantables les uns que les autres,
12:22toute une tasse de littérature,
12:23c'est au-delà des messages antisémites,
12:25c'est des gens qui ont l'air d'être persuadés
12:26qu'Hitler est toujours vivant,
12:28et que, évidemment,
12:29les attentats du 11 septembre
12:30ont été l'oeuvre du Mossad.
12:32C'est tout un...
12:34Ça, ça fait partie des messages
12:35qui sont attribués aussi à Jordan Bardella
12:36par Mediapart.
12:36Voilà.
12:37C'est tout un univers
12:38dans cette petite fédération.
12:41En 2013,
12:43Alain Soral,
12:43dont parlait Maxime,
12:44il est condamné en 2009,
12:46c'est-à-dire 5 ans avant tout ça.
12:48C'est tout un univers,
12:49tout un biotope
12:50que Mediapart révèle,
12:52avec des sources,
12:53parce que Mediapart a des sources
12:54qu'ils ont recoupées,
12:55sur lesquelles ils ont travaillé,
12:56sur lesquelles ils ont enquêté.
12:58On est dans un cas de figure
13:01assez classique maintenant,
13:02où Mediapart avance des choses
13:03après une longue enquête,
13:05ensuite attend les réactions
13:07et ensuite va plus loin.
13:09Déstabiliser la campagne,
13:10pour vous,
13:10l'agenda ne trompe pas ?
13:13C'est évident.
13:17Le Rassemblement national
13:19a plus que le vent dans le dos,
13:20politiquement.
13:22Je ne vais pas vous détailler
13:24les sondages que vous connaissez
13:25mieux que moi.
13:25Le résultat des sénateurs
13:27sénatoriales hier.
13:28Et bien évidemment,
13:30l'occasion était trop belle
13:31pour se priver
13:32de lancer cette première petite
13:35bombe atomique
13:36dans la campagne.
13:37Voilà.
13:38Mais nous allons désamorcer
13:39tout simplement tout cela.
13:40Il y a une chose
13:41qui est importante.
13:42Jordan Bardella vient de dire
13:43que s'il y a bien un sujet
13:44sur lequel il est irréprochable,
13:46c'est bien le sujet
13:47de la lutte contre l'antisémitisme
13:49et de son intransigence
13:51à l'égard de toutes ces déviances.
13:53Oui, mais...
13:54Précisément,
13:55vous disiez,
13:55cher Laurent Valdiguet,
13:56qu'il y avait une sorte
13:58de biotope,
13:58d'écosystème
13:59au sein de cette vélération.
14:01Mais Bardella a assaini tout cela.
14:03Il a évincé
14:04toutes les personnes
14:04qui étaient ces radicaux,
14:08ces antisémites pathologiques.
14:10Et de ce point de vue,
14:11on peut peut-être avoir
14:12des supplications
14:13sur la volonté de l'Angers.
14:14Et on a effectivement
14:15déjà entendu Jordan Bardella
14:16dire qu'il mettait de côté
14:19les brebis galeuses,
14:20etc.,
14:20qu'il les excluait du parti.
14:21On sait très bien
14:22ce qui s'est passé encore
14:23lors des dernières élections législatives,
14:24lors des dernières élections municipales.
14:26Ces fameuses brebis galeuses,
14:28systématiquement,
14:28elles reviennent.
14:29Je me mets à la place
14:29des téléspectateurs
14:30qui nous regardent ce soir
14:31et qui peuvent se dire
14:32encore,
14:32quand on parle du biotope
14:33qu'il pouvait y avoir
14:34à cette époque-là
14:35dans cette fédération,
14:37certains peuvent se dire
14:37encore, maître.
14:38Mais peut-être.
14:39Mais là,
14:39on impute à Jordan Bardella
14:40d'avoir lui-même
14:45vous envoie des messages
14:47vous disant qu'Hitler
14:48était le sauveur de l'humanité.
14:49Vous n'y pouvez rien
14:49si on vous les envoie.
14:50Vous évincez après coup
14:51ces gens-là.
14:53Mais là, en l'occurrence,
14:53on lui prête en quelque sorte
14:55la responsabilité
14:56d'avoir tenu,
14:57d'avoir tenu,
14:58d'avoir publié ces propos-là.
15:00Il l'a dit.
15:01Il a été laserisé
15:02de tous les côtés,
15:03Jordan Bardella,
15:03parce qu'il y avait éventuellement
15:05l'échéance du 7 juillet
15:06où peut-être
15:07il allait porter
15:08les couleurs
15:08du Rassemblement national.
15:10Complément d'enquête
15:11a mis quand même
15:12des centaines de milliers d'euros
15:15sur l'intéressé.
15:16A-t-on trouvé quelque chose
15:17de ce côté-là ?
15:18Rien.
15:18Et croyez bien que si on avait trouvé
15:21un levier
15:21pour déstabiliser le candidat
15:23à ce moment-là,
15:24on ne s'en serait pas privé.
15:25Il n'y avait rien.
15:26Il faut attendre aujourd'hui
15:28pour que,
15:29comme par magie,
15:30sorte cette accusation
15:31qui est quand même
15:32d'une particulière infamie.
15:33Politiquement,
15:34c'est une arme de destruction
15:36massive, politiquement.
15:37Et ils le savent très bien.
15:38Est-ce que vous avez prévenu
15:39Marine Le Pen hier soir
15:40quand il vous a alerté,
15:41Jordan Bardella ?
15:42Elle a été certainement prévenue
15:44parce que ce n'est pas
15:45l'impression qu'elle donne
15:46aujourd'hui.
15:46Elle donne l'impression
15:47de découvrir tout ça.
15:49Vous lui poserez la question
15:50parce que,
15:51voilà,
15:51moi je suis l'avocat
15:52de Jordan Bardella
15:54du Rassemblement National.
15:55Justement.
15:56Oui.
15:56Je n'ai pas à prévenir.
16:09Est-ce que quand vous avez lu
16:10ces neuf questions hier soir
16:12vers 18h, vous dites ?
16:14Est-ce que vous vous êtes dit
16:15à un moment donné,
16:17il faut prévenir Marine Le Pen
16:18pour que, éventuellement,
16:20dans l'heure où va se préparer
16:22cet article,
16:23il y ait une réaction commune ?
16:24Parce que là,
16:24ce n'est pas du tout
16:25l'impression qu'elle donne.
16:26D'aucuns l'ont peut-être refait,
16:28je ne sais pas.
16:28Il faut lui poser la question.
16:29Voilà.
16:29Encore deux questions, maître.
16:31Jordan Bardella, ce soir,
16:32dit, attention,
16:34Mediapart va feuilletonner.
16:35Il y aura d'autres éléments demain.
16:36Vous êtes au courant,
16:37et il le dit comme ça, ce soir.
16:38Vous êtes au courant
16:39de la sortie de nouveaux éléments demain.
16:41Vous vous attendez ?
16:42Vous redoutez peut-être
16:42la sortie de nouveaux éléments ?
16:43Nous ne redoutons rien.
16:45Nous sommes très sereins
16:47et très calmes
16:49devant peut-être
16:50ce feuilletonnage.
16:51Si Mediapart veut se livrer
16:53à ce supplice chinois
16:54de distiller au fil de l'eau
16:57effectivement des éléments
16:58un peu accablants,
16:59présentés comme tels,
17:00du moins,
17:01précisément,
17:01nous aurons peut-être l'occasion
17:02de déposer plainte pour défaut
17:03s'il s'agit effectivement
17:05d'éléments qui sont
17:06de cette qualification
17:09sur le plan pénal.
17:12Mais ça montrera
17:13en quelque sorte aussi
17:13un petit peu
17:14les arrières-pensées politiques,
17:17je dirais,
17:17en la matière
17:18pour démontrer
17:20que tout cela
17:20en fait
17:21est une entreprise
17:21de déstabilisation
17:25préméditée,
17:25préparée en quelque sorte
17:26du candidat
17:28et du Rassemblement national.
17:29Quand on regarde
17:30les réactions ce soir,
17:31ce sera ma dernière question,
17:32maître,
17:34venu d'opposants
17:34au Rassemblement national,
17:36notamment Marine Tondelier
17:37qui réclame sa démission
17:38ce soir,
17:38il doit démissionner
17:39de toutes ses fonctions,
17:39c'est ce que dit Marine Tondelier.
17:41Est-ce que Jordan Bardella
17:43a envisagé
17:44de se mettre en retrait ?
17:45Ce n'est absolument pas envisagé.
17:49Je pense que
17:49les adversaires politiques
17:51de Jordan Bardella
17:53devraient se rappeler
17:54leurs déclarations
17:55un petit peu imprudentes
17:57dans le passé,
17:58notamment Mme Tondelier
17:59sur le 7 octobre.
18:00Et je pense que
18:02d'une part,
18:03l'intéressé n'a aucune leçon
18:04à recevoir
18:05de l'intéressé
18:06de ce côté-là
18:07et que, bien évidemment,
18:09il n'envisage pas
18:09de se mettre en retrait
18:10de ses responsabilités
18:12au sein du Rassemblement national.
18:13Imaginez un mail
18:14sur sa messagerie gemelle
18:15authentifiée de 2013
18:16quand il avait 17 ans
18:17et 11 mois
18:19rapportant un de ses propos.
18:20Qu'est-ce qui se passerait, Maître ?
18:21J'attends de voir ce mail.
18:22J'attends de voir ce mail.
18:24Avec sérénité.
18:25Vous nous dites
18:25que ce mail n'existe pas ?
18:26Ce mail n'existe pas.
18:27Jordan Bardella
18:28vous le dira d'autant plus.
18:30Merci, Maître.
18:31Je vous en prie.
18:31Merci d'avoir été avec nous ce soir
18:33et d'avoir accepté
18:34notre invitation ce soir
18:35en direct sur BFN TV.

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