00:00C'est ce qui s'est produit ce matin dans environ 180 établissements.
00:04Une grande partie, une très grande partie sur l'académie de Créteil et celle de Versailles.
00:09Et puis dans les grandes métropoles, on a eu Lille, Lyon, Grenoble, Nice qui ont été concernés.
00:15Et donc environ 180 établissements concernés.
00:18Il y a eu 27 blocages totaux qui ont justifié une intervention des forces de sécurité intérieure.
00:23Et 50 tentatives de blocage.
00:25Pour le reste, aux abords de ces établissements, on a eu des regroupements de lycéens, parfois émaillés d'incidents.
00:32Chaque fois qu'il y a eu des incidents, des dégradations, des prises à partie des forces de l'ordre,
00:35il y a eu des interventions de police, conformément aux instructions que passe le ministre de l'Intérieur.
00:39Et c'est normal, on ne peut pas tolérer les dégradations, on ne peut pas tolérer les violences à l
00:43'endroit des forces de sécurité intérieure.
00:45Et chaque fois qu'il y a eu des interventions, elles étaient justifiées par des dégradations,
00:49des atteintes aux forces de sécurité intérieure, voire au personnel enseignant.
00:52Donc aujourd'hui, il y a eu un nombre d'interpellations qui est assez significatif.
00:58Nous sommes à 164 interpellations.
01:00Donc j'en remercie les forces de sécurité intérieure qui ont appliqué évidemment mes instructions,
01:06en lien avec le ministre de l'Éducation nationale.
01:09Donc 164 interpellations au moment où je vous parle.
01:12Il faut avoir à l'esprit que 12 membres des forces de sécurité intérieure ont été blessés.
01:18Ce n'est qu'un bilan provisoire à date que nous avons également 8 personnels enseignants,
01:23dont 3 chefs d'établissement, qui ont été blessés, selon les informations qui m'ont été communiquées par mon collègue,
01:28le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
01:31Et on a une douzaine de lycéens qui ont également été blessés.
01:35Voilà. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on a été confrontés sur de nombreux établissements,
01:41en réalité à des actions qui ne sont pas des actions revendicatives, de manifestations classiques.
01:47Je le redis, ça s'apparentait beaucoup plus à des violences urbaines,
01:49avec un certain nombre d'individus qui étaient cagoulés, équipés de mortiers, équipés de projectiles,
01:54qui voulaient manifestement des coudes avec les forces de sécurité intérieure.
01:58Et on était à des années-lumière de ce que je peux entendre dans la bouche de certains parlementaires de
02:02la France insoumise,
02:03de mouvements pacifiques, de mouvements revendicatifs.
02:05Ça n'est pas de la revendication, c'était vraiment souvent de la violence à l'état pur.
02:09Et encore une fois, c'est normal, les forces de sécurité intérieure ont fait leur travail,
02:13sont intervenues pour rétablir l'ordre.
02:16Et je veux vraiment les en remercier à nouveau.
02:18Vous dire évidemment que le dispositif qui a été mis en place ce matin,
02:22avec l'ensemble des préfets, avec le directeur général de la gendarmerie,
02:26le directeur général de la police nationale, le préfet de police,
02:29ce dispositif sera reconduit évidemment dès demain.
02:31Un dispositif de prépositionnement des forces,
02:34prête à intervenir quand il y a un blocage, quand il y a des violences, quand il y a des
02:37incidents.
02:38Toujours en lien très étroit, encore une fois j'insiste,
02:41avec les autorités académiques et les chefs d'établissement.
02:44Merci.