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  • il y a 5 minutes
Avec 63 M€ de chiffre d'affaires et 180 agences, Claire Lanneau change de dimension : rachat de Family Sphere, 12 500 recrutements annoncés, franchisés multi-agences. Face à des parents sous pression et à des aides publiques en pleine réforme, la dirigeante veut sortir de la logique de « niche fiscale » et faire de la garde d'enfants un vrai métier.

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Transcription
00:04Mon invité pour ce face-à-face, c'est Claire Lanneau.
00:06Bonjour.
00:06Bonjour.
00:07Bienvenue.
00:08Vous êtes la fondatrice de Babichoux Service,
00:10présidente de Family Sphere.
00:12Alors, si on remonte à l'origine,
00:13Babichoux Service, c'était une association,
00:16c'est ça, quand vous l'avez créée ?
00:17Oui, voilà.
00:18C'était une association parce que le champ des services à la personne,
00:20à l'époque, n'était pas ouvert aux entreprises.
00:23Beaucoup de contrôle de l'État sur ces domaines.
00:26Vous l'aviez créée d'abord pour répondre à un besoin personnel,
00:29un constat perso.
00:30C'est vraiment le storytelling.
00:31J'avais deux enfants à l'époque.
00:34Je travaillais comme cadre dans l'informatique,
00:36avec des déplacements.
00:37Et je n'arrivais pas à me satisfaire des solutions que je trouvais.
00:42Donc, je me suis dit, si je sais recruter des gens
00:46dans les métiers de l'IT,
00:48appliquer des process de qualité, de suivi,
00:51pourquoi pas tenter de le faire dans un autre métier
00:54où il y a un besoin qui est la garde d'enfants.
00:56Alors, c'est devenu une entreprise il y a 20 ans.
00:58Comment elle se porte aujourd'hui ?
01:00Bien.
01:02C'est une entreprise qui s'est développée d'abord en propre,
01:07avec des succursales,
01:09et dès les années 2006,
01:13en franchise.
01:15Alors, à l'époque, je ne savais pas du tout qu'on pouvait franchiser
01:18un métier de service à la personne,
01:20mais ça s'y prête bien.
01:21On va rentrer dans le détail, évidemment,
01:24mais si on part du constat du secteur,
01:27peut-être du constat social,
01:31ce sentiment,
01:32alors moi, mes enfants sont très grands,
01:33mais dans ce que je vois des retours
01:36de mes neveux et nièces,
01:38etc.,
01:38ça reste difficile, quand même,
01:39de trouver une solution fiable.
01:40Comment vous expliquez ça ?
01:41Ça reste difficile.
01:42Déjà, sur le concept,
01:43à quel besoin répond-on ?
01:45En fait, on s'adresse aux familles
01:47d'enfants de 0 à 12 ans.
01:50Il y en a plus de 10 millions,
01:51en France.
01:51Bon, ça fait un joli marché.
01:53Un beau marché.
01:54Alors, qu'est-ce qu'on leur propose ?
01:55On propose aux parents, finalement,
01:57d'être davantage épanouis,
02:00avec ces solutions de garde,
02:02qui sont surtout des solutions de garde régulières,
02:04parce qu'on peut avoir besoin
02:06d'une garde d'enfants
02:07pour un babysitting,
02:11un remplacement d'une solution existante.
02:13C'est aussi une part de notre marché.
02:14Mais notre marché, vraiment,
02:16qui tire l'entreprise et ses hommes,
02:20c'est vraiment la garde régulière.
02:21On a appelé ça le relais parents.
02:23Donc, c'est pour voir
02:25à la solution que cherchent les parents,
02:28soit entre 16h et 20h,
02:29schématiquement,
02:30le tunnel de l'après-d'école,
02:32après-crèche,
02:33soit en accompagnement le matin.
02:35Ça peut être aussi les horaires de cantine.
02:38Tous les enfants ne vont pas
02:39cinq jours sur cinq à la cantine.
02:42Et ça s'est développé aussi,
02:44plus récemment,
02:45sur des services d'événementiel.
02:48C'est-à-dire qu'on va aussi
02:49accompagner les familles,
02:51par exemple, les jeunes mariés,
02:54par exemple, des gens qui fêtent
02:55des anniversaires et qui ont envie
02:57que les enfants,
02:57on s'occupe d'eux aussi.
02:59Donc, on y viendra peut-être,
03:00mais on met en place aussi
03:01des packages
03:03pour accompagner les familles.
03:05Si je donne quelques chiffres,
03:07le chiffre d'affaires 2025,
03:08qui est affiché à 63 millions d'euros,
03:11180 agences.
03:12Vous avez
03:16racheté
03:16plusieurs entreprises.
03:17Il y a aussi une dimension
03:18de croissance externe.
03:20Lesquelles et pourquoi ?
03:21Alors, première croissance externe,
03:23c'était en 2024.
03:24En fait, on voulait tout simplement
03:26occuper un autre segment
03:27sur le marché des services
03:28à la personne,
03:30qui est le segment
03:31de l'entretien de la maison.
03:32Les familles ont souvent
03:34besoin d'être aidées aussi
03:35sur les tâches ménagères.
03:37Et, bon, voilà,
03:40c'était assez logique
03:41pour nous de le proposer,
03:42mais c'est une autre marque à part.
03:44Ce ne sont pas forcément
03:45les mêmes personnes
03:46qui vont rester.
03:47On est exigeant sur le fait
03:49que la formation est différente.
03:50On n'a pas demandé la même chose
03:52à une garde d'enfants.
03:53Les critères de sélection
03:53sont très stricts.
03:55On est encadrés,
03:56on a un agrément.
03:58Pour revenir sur le pourquoi
03:59de cette acquisition,
04:00donc, aussi parce que mon souhait,
04:03c'est d'accompagner mes franchisés
04:06et mes équipes
04:07vers d'autres projets.
04:09C'est-à-dire que quand on a
04:10une entreprise,
04:11mon premier franchisé
04:12était là depuis 20 ans,
04:14eh bien, OK,
04:15il a cinq entreprises
04:15de la première marque,
04:17mais ils ont besoin aussi,
04:19c'est tout à fait légitime
04:20comme nous,
04:21le fondateur,
04:22en l'occurrence,
04:23enfin, moi,
04:23fondatrice du concept,
04:25parfois de se réenchanter.
04:27Et ça passe par
04:29de nouvelles entreprises,
04:31de nouveaux services, etc.
04:32Ça peut être tout simplement,
04:33déjà,
04:34une nouvelle entreprise
04:35de la même enseigne,
04:36ce qu'on appelle
04:36de la multifranchise,
04:38mais ça peut être aussi,
04:39et c'est ce qu'on cherche
04:40à faire avec la deuxième marque,
04:42Bonjour,
04:42à changer aussi le métier,
04:44à aller explorer
04:45un nouveau segment
04:45et être plus fort aussi.
04:47Vous avez aussi
04:49racheté FamiliSphere,
04:50qui est un concurrent,
04:52on peut dire ça.
04:52Cousainement,
04:53un truc qui rend un frère.
04:54Donc maintenant,
04:55on est cousin,
04:57donc il faut...
04:59Alors, pourquoi on l'a fait ?
04:59Parce qu'on est quand même
05:00sur un marché de concentration,
05:02donc on est un des acteurs historiques,
05:05en franchise,
05:06on est le premier,
05:07très clairement,
05:07surtout avec cette acquisition.
05:10Et il faut aussi donner
05:11des opportunités,
05:13parce que comme on est
05:13sur un marché de concentration,
05:14la concentration,
05:15elle se fait au niveau national,
05:16mais au niveau local.
05:17Donc ça permet aussi
05:18aux franchisés en place
05:19d'avoir deux enseignes
05:21au même endroit,
05:22s'il y a une forme
05:23de mercato qui se crée,
05:25et donc de verrouiller,
05:27finalement,
05:27le marché aux nouveaux entrants.
05:29Donc c'est acquérir
05:30plus de puissance.
05:31C'est compliqué
05:32de marier l'ADN
05:35ou la culture d'entreprise
05:38de deux groupes concurrents,
05:39comme ça ?
05:40Oui, c'est compliqué.
05:41Bah oui,
05:41c'est bon.
05:41Je vais vous dire le contraire.
05:43Je ne raconte pas d'histoire.
05:44Oui, voilà.
05:45Donc c'est en cours,
05:46on travaille sur la gouvernance,
05:49la nouvelle gouvernance du groupe,
05:51pour qu'on apprenne
05:53à penser, nous, le groupe,
05:55et plus son petit précaré.
05:57Oui.
05:58Donc ça, c'est un work in progress,
05:59on va dire ça.
06:00Exactement.
06:01Comme ça.
06:02C'est du service à domicile,
06:05il y a des crèches,
06:06il n'y a pas de crèches du tout ?
06:08Il n'y a pas de crèches.
06:09Il n'y a pas de crèches.
06:11Alors, pour être très clair,
06:12quand on a repris une compagnie sphère,
06:14il y avait quelques crèches,
06:15mais qui étaient, je dirais,
06:17un petit peu en perte de vitesse,
06:18et puis sur un marché
06:20un petit peu plus compliqué.
06:22Pour vous, c'est un autre modèle ?
06:23Totalement.
06:24Oui.
06:24C'est un modèle qui s'approche
06:25un peu,
06:27sans que ce soit mal pris,
06:30mais du modèle de l'hôtellerie,
06:32parce qu'il faut assurer un remplissage,
06:34et après, c'est un modèle
06:35qui est extrêmement encadré par l'État,
06:37et au niveau des micro-crèches,
06:39il y a moins d'intérêt en ce moment,
06:41c'est plus compliqué,
06:41il y a beaucoup de réglementations
06:42qui contraignent, finalement,
06:44l'indépendance de l'exploitant.
06:48Mais votre modèle,
06:48il dépend quand même aussi
06:51du bon vouloir de l'État,
06:52des niches fiscales,
06:55de...
06:55Alors, on ne dit pas niche fiscale,
06:56Ah, pardon, alors,
06:58on dit ça comment, alors ?
06:59On dit...
07:01Alors, on appelle ça un avantage
07:03sur le crédit d'impôt,
07:04et si on fait un peu d'histoire,
07:07on se rappelait que lorsque Borloo,
07:09je reviens à Borloo,
07:09parce que...
07:10Parce que c'est lui qui a permis
07:11le passage du statut d'association
07:13à un statut d'entreprise.
07:14C'est lui qui a permis aux entreprises
07:15de rentrer dans le champ
07:17des services à personne,
07:19et de créer une économie.
07:22Je veux dire,
07:23on gère quand même
07:25tous les besoins des Français
07:27au quotidien,
07:28et surtout de sortir
07:29tous ces métiers du black.
07:32Donc, une entreprise comme la nôtre,
07:34qui est une des entreprises du secteur,
07:38génère quand même...
07:39On a près de 10 000 emplois en France,
07:43pas tous à temps plein,
07:45mais on a généré aussi
07:46beaucoup de possibilités
07:48de création d'entreprise.
07:49On y reviendra peut-être,
07:51mais aussi de formation.
07:52Mais est-ce que vous dépendez,
07:53alors je ne vais pas reprendre
07:54le terme niche fiscale,
07:55des dispositifs fiscaux existants
07:57dans votre modèle économique ?
07:58Bien sûr, pour une partie,
07:59comme beaucoup de secteurs en France.
08:02Je pense que vous en avez interviewé
08:04dans d'autres domaines,
08:05ce n'est pas le but de se comparer.
08:07On apporte vraiment quelque chose
08:10aux Françaises,
08:11aux Françaises et aux Français,
08:13à la famille en général.
08:15Et sans nous,
08:16beaucoup de familles ne pourraient
08:18tout simplement pas s'en sortir.
08:19Ils ont besoin
08:20de cette présence rassurante.
08:22On ne laisse pas rentrer
08:23un enfant de moins de 12 ans.
08:26Alors, de moins de 10 ans,
08:289 ans, seul à la maison.
08:30Aujourd'hui, les avantages qu'on a,
08:32certes, au niveau du cri d'impôt,
08:34il n'y a pas de limite d'âge.
08:36Il y a une limite, je dirais,
08:38en termes de plafond, de montant.
08:41En revanche, pour l'aide,
08:43qui est la plus importante,
08:44celle qui est l'aide de la CAF,
08:46qui s'appelle le complément mode de garde
08:48dans notre jargon,
08:50cette aide-là,
08:50elle est limitée aux 0,6 ans.
08:53D'ailleurs, c'est un de nos combats
08:55dans la profession,
08:57de dire, un enfant de moins de 6 ans
08:58rentre chez lui à l'école,
09:01de l'école tout seul.
09:02Il y a l'avance immédiate
09:04de la CAF,
09:04mais il y a encore beaucoup de gens
09:05qui ne connaissent pas
09:07ces dispositifs.
09:08Vous avez fait réaliser
09:09en juin dernier un sondage,
09:11une enquête sur les modes de garde
09:13avec pas mal de résultats intéressants.
09:1557% des Français considèrent
09:16les difficultés de garde
09:17comme susceptibles de freiner
09:18leur désir d'avoir un enfant.
09:21ça monte jusqu'à 68%
09:23chez les 25-34 ans.
09:25Alors, ça, c'est aussi un message
09:27au pouvoir public,
09:28c'est-à-dire qu'il y a vraiment
09:29ce lien entre le dispositif existant
09:31et la natalité
09:33qui est quand même en berne
09:34dans notre pays.
09:34Alors, la natalité,
09:36elle était très très forte en France.
09:38Oui, on était une exception européenne.
09:40Une exception européenne,
09:41on était même devant l'Irlande,
09:42je crois que dans les années 2000,
09:44on était à 1,87,
09:45enfant par femme,
09:47on est redescendu.
09:48C'est un phénomène mondial.
09:49Oui.
09:51Vous avez peut-être même lu,
09:52il y a des gens
09:52qui ont fait des parallèles
09:53sur des études
09:54sur l'utilisation intensive
09:56des smartphones,
09:57de l'entourage,
09:58le mode de vie.
10:00Les raisons sont multiples.
10:01Mais ce lien qui est quand même intéressant
10:05entre comment je vais faire garder
10:06mon bébé, mon enfant
10:08et est-ce que oui ou non,
10:10je décide d'en avoir.
10:10Vous avez raison,
10:11ça reste une problématique.
10:12Alors, c'est un frein
10:15souvent au deuxième enfant,
10:16mais si ça l'est au premier,
10:18bien sûr, c'est plus ennuyeux.
10:19De toute façon,
10:19les femmes font des enfants plus tard.
10:22Néanmoins, effectivement,
10:23il faut que les pouvoirs publics
10:25se rendent compte
10:25que l'exception française
10:27doit le rester.
10:28Parce que toutes ces politiques
10:29qui ont été mises en œuvre
10:31après-guerre,
10:33sans encourager
10:34des discours
10:36d'autre temps
10:38sur la famille.
10:39Bien sûr que la famille,
10:40c'est important.
10:40La famille, c'est ce qui nous soude,
10:42c'est ce qui nous fait un chemin.
10:44Et les familles,
10:45elles sont multiformes,
10:47protiformes.
10:48Bien sûr, on a 25%
10:50de familles monoparentales.
10:52Elles sont aidées,
10:52mais souvent,
10:54pas assez
10:55en termes d'information.
10:57Moi, je trouve que
10:57les pouvoirs publics
10:58au niveau national,
11:00sur la structure des aides,
11:02nous, on trouve que c'est bien
11:03comme ça.
11:04Il ne faut pas changer.
11:05On a un peu plus
11:07un projet de loi de finances
11:07qu'on attend.
11:09Il ne faut rien changer
11:11en tant que chef d'entreprise.
11:12Nous, on veut de la stabilité
11:13fiscale.
11:14C'est aussi un message
11:15que vous allez faire passer
11:15aux candidats et candidates
11:18présidentielles.
11:18au niveau de notre fédération.
11:19Moi, je suis administratrice
11:20de la FESP,
11:23vice-présidente
11:23de la commission
11:24petite enfance.
11:24Donc, bien sûr,
11:25ne changez rien.
11:26En fait,
11:27dès que vous avez
11:28un changement
11:28dans ces systèmes-là,
11:30la réaction psychologique
11:31des familles
11:33déjà fragilisée
11:34dans ce désir d'enfant
11:38va être immédiate.
11:39Il ne faut pas changer.
11:40Et pourtant,
11:41il y a 61% des Français
11:42qui jugent la garde
11:43à domicile,
11:43chère ou trop chère.
11:44Vous pourriez dire aux politiques
11:46aidez-nous un peu plus
11:48pour rendre la garde
11:50moins chère.
11:51Il faut être raisonnable aussi.
11:51Alors, ils ont mis en place
11:53d'autres dispositifs
11:54sur les congés parents.
11:55D'après ce que j'ai compris,
11:56le nouveau congé parentaux.
11:58Je pense que c'est bien aussi
11:59d'aller dans le sens
12:00de donner plus de temps
12:01aux familles
12:02pour connaître,
12:03découvrir leurs enfants.
12:05Nous, ce qu'on demande,
12:06c'est qu'il n'y ait pas
12:07de changement
12:08parce que les changements
12:10permanents,
12:10les gens ne s'y retrouvent plus.
12:12Pour revenir sur le fait
12:14qu'on est parfois
12:15peu connus,
12:16que les Français
12:16ne connaissent pas aussi.
12:18Ils disent que c'est cher
12:19mais ils ne savent pas toujours.
12:21Même des gens
12:21qui ont un accès
12:22à l'information privilégiée
12:24parfois découvrent
12:27qu'une heure de garde
12:28faciale à 32 euros
12:31TTC,
12:32puisque forcément
12:33on va payer la TVA,
12:36ne coûte après aide
12:37jusqu'à un certain niveau
12:39de consommation,
12:40donc de volume,
12:42que 2,50 euros de l'heure.
12:45C'est accessible.
12:47Et en même temps,
12:48ça fait travailler
12:48énormément de gens,
12:49etc.
12:49Donc ça veut dire
12:50que ce chiffre,
12:50là c'est 61% de Français
12:51qui jugent la garde
12:52à domicile chère
12:53ou trop chère,
12:53ils sont mal informés
12:54en fait ?
12:55Ils sont mal informés
12:56en partie.
12:57Ou alors ce sont des gens
12:57qui répondent
12:58et qui ne sont pas
12:59vraiment des utilisateurs ?
13:00Alors,
13:01ils sont utilisateurs
13:02en partie,
13:03mais pas forcément
13:06sur les volumes
13:07dont ils ont besoin.
13:08Effectivement,
13:09moi je vous fais
13:09un discours raisonnable
13:10parce que je pense
13:11que tout le monde
13:11doit jouer ce rôle.
13:12aujourd'hui,
13:13ils peuvent être aidés
13:15pleinement jusqu'à 8-10 heures
13:16par semaine.
13:17Donc c'est un relais.
13:18C'est pour ça que nous
13:18on propose des relais par an.
13:20Sur la garde à domicile
13:22dans sa complétude,
13:23c'est-à-dire en attente-là,
13:25c'est effectivement
13:26inaccessible
13:26pour la plupart des Français.
13:27Qu'est-ce qui a le plus changé ?
13:28Vous avez un poste aussi
13:29de vigie,
13:30de voir l'évolution
13:31des comportements,
13:33des attentes des familles.
13:34Qu'est-ce qui a le plus changé
13:34ces dernières années
13:35dans les attentes des familles ?
13:37Les nouveaux modes
13:38de travail,
13:39le télétravail,
13:41les nouveaux modes
13:42de consommation,
13:43l'exigence des parents.
13:45Alors l'exigence
13:45en termes qualitatives,
13:47elle est totalement légitime
13:48et on y reviendra,
13:49on a un agrément,
13:50on surveille,
13:51on contrôle vraiment
13:52toutes les gardes
13:53et on maintient
13:54une relation extrêmement étroite
13:56avec nos intervenants.
13:57Ce qui a changé,
13:58c'est le fait
14:02que les prestations
14:03et les demandes
14:04sont plus élastiques,
14:05les paniers moyens
14:05ont baissé avec le télétravail.
14:08Donc on est vigilants,
14:09on est attentifs
14:10à tout ça.
14:12Les parents ont
14:13des plannings variables
14:14de plus en plus.
14:16C'est compliqué du coup
14:17pour nous
14:17de fidéliser
14:18des intervenants.
14:19Donc c'est la flexibilité
14:21si je comprends bien.
14:22Est-ce qu'il y a un effet
14:26d'inquiétude
14:27ou d'affection
14:29pour les crèches ?
14:29Parce qu'il y a ce livre
14:30de Victor Castanet-Lézog
14:31qui était sorti
14:32il y a deux ans tout juste,
14:33c'était septembre 2024.
14:34Est-ce que vous avez vu
14:35un afflux
14:36de parents ?
14:37Sur ce livre,
14:38en général,
14:38je me méfie beaucoup
14:39des gens
14:39qui font des enquêtes
14:40un peu à charge
14:41et qui pointent du doigt
14:43juste un système.
14:45Ça a visé uniquement
14:47le système privé,
14:48comme souvent.
14:49Donc je l'invite aussi
14:50à faire un tour
14:51sur les autres.
14:52Est-ce que vous avez vu
14:53des parents inquiets
14:54à la suite
14:55de la campagne médiatique
14:57autour du livre
14:57et qui sont tournés
14:58vers les modes de garde
14:59et les autres ?
14:59Là, pas spécialement.
15:00Ce qui a inquiété
15:01les parents,
15:01dans l'actualité récente,
15:02c'est beaucoup plus
15:03le périscolaire.
15:05Ce qui s'est passé
15:06dans différentes grandes villes,
15:07on a focusé,
15:09si on peut dire ainsi,
15:09sur Paris.
15:12Mais ce qui doit
15:13retenir l'attention
15:14des parents,
15:15c'est que fait-on faire
15:16à ces enfants
15:17sur des grosses
15:18journées de collectivité ?
15:20Est-ce que c'est conforme
15:21à leurs attentes
15:22de laisser des enfants
15:23de 8h du matin
15:24à 6h du soir ?
15:27Je pose la question
15:27parce que
15:28est-ce que c'est compatible
15:29avec les rythmes
15:31des enfants ?
15:32Là, c'est pour ça
15:33que l'aide,
15:34elle est quand même
15:34bien ciblée
15:35sur l'après-l'école,
15:36après la crèche,
15:38où là,
15:38les enfants vont se retrouver
15:39à leur domicile
15:43avec leurs repères.
15:44Donc, cette question
15:45de confiance,
15:45elle est évidemment majeure.
15:46Vous parliez d'agrément
15:47tout à l'heure.
15:48Alors, de quoi il s'agit ?
15:50Voilà.
15:50Quand on fait garder
15:51ou quand on fait
15:53de la prestation de service,
15:55c'est la même chose
15:56qu'on soit entreprise,
15:57association
15:59ou certaines autres modes
16:01d'emploi
16:01comme les centres communiaux,
16:02etc.
16:03On doit avoir un agrément.
16:05Donc, ce n'est pas quelque chose
16:06qu'on obtient comme ça.
16:07C'est un travail
16:08qui montre
16:09qu'on a un dossier
16:10à présenter
16:10à l'adresse.
16:12C'est donné par la préfecture
16:13du département.
16:15Et nous,
16:15on accompagne
16:16tous nos porteurs de projets
16:17et tous nos responsables
16:19d'agence.
16:21pour suivre
16:23les textes
16:24de l'agrément,
16:25mais même souvent
16:25anticiper
16:26depuis des années
16:27être encore plus
16:29en avant
16:30par rapport
16:30aux exigences
16:31de l'agrément.
16:32Donc, ça veut dire
16:33connaître bien
16:34le parcours.
16:36Nous, on fait passer
16:37des entretiens
16:37d'une heure,
16:38une heure et demie
16:38à chaque intervenant.
16:40On les voit en physique.
16:41Ça rassure les parents.
16:43On a beaucoup parlé
16:44à un moment donné
16:45de l'émergence
16:45des plateformes
16:46de services.
16:47L'intermédiation
16:48pour, j'allais dire,
16:50d'autres services
16:50moins engageants.
16:52Pourquoi pas ?
16:53Mais aller commander
16:54un taxi,
16:55on a tout...
16:56Voilà.
16:56C'est même plus un sujet.
16:58Et même,
16:58on le fait sur d'autres.
16:59Regardez ces enfants.
17:01Est-ce que c'est sérieux
17:02de faire regarder
17:03ces enfants
17:04à des personnes
17:05qui n'ont jamais
17:05et été vus physiquement ?
17:07Est-ce qu'on sait
17:07qu'ici,
17:08il y a des usurpations
17:08d'identité ?
17:10Voilà.
17:11Dans tous les cas,
17:12nous, on voit les personnes.
17:13On essaye de les contrôler
17:14le maximum.
17:15On leur demande des diplômes.
17:16On les aide à se former.
17:18Est-ce que vous avez
17:18des difficultés de recrutement ?
17:20Oui.
17:21On en a encore.
17:22Vous espérez recruter
17:23combien de personnes,
17:24par exemple ?
17:24Alors, à la rentrée,
17:25en général,
17:26on recrute plusieurs milliers
17:27de personnes.
17:28On renouvelle presque un tiers
17:30selon les villes de France.
17:32D'accord.
17:32Dans les grandes métropoles,
17:33on travaille aussi beaucoup
17:34avec des étudiants.
17:35Donc, on renouvelle
17:36presque un tiers
17:37de nos effectifs
17:39selon les localisations.
17:43Donc, avec forcément,
17:44il y a là deux injonctions
17:46qui pourraient être contradictoires.
17:48C'est-à-dire qu'à la fois,
17:49vous avez besoin de recruter
17:50et besoin de créer
17:52ce lien de confiance.
17:53Donc, ça pourrait inciter
17:54à être un peu moins regardant
17:55le manque de main-d'oeuvre.
17:57Jamais on ne fera allégeance
18:01à ce type de tentation.
18:03Non.
18:04On garde,
18:05on est solide.
18:06En tout cas,
18:06on essaye d'être
18:07le plus, je dirais,
18:10en accord avec
18:10nos process de recrutement.
18:12Au contraire,
18:13de les renforcer.
18:14Plutôt de renforcer
18:15le contrôle.
18:16Dans la limite
18:17des possibilités
18:18offertes par la loi.
18:19Parce que nous,
18:20on va dans le domicile
18:21des parents.
18:22Vous voyez ?
18:23Donc, on a besoin
18:24de l'accord des parents
18:24aussi pour entrer chez eux.
18:27Et on a plutôt tendance
18:28à créer des occasions
18:29de faire le point
18:30avec la famille
18:33et l'intervenant
18:34à plusieurs moments
18:35entre le démarrage
18:37de la garde
18:38et d'autres moments
18:40dans l'année.
18:40Alors, évidemment,
18:42cette rentrée,
18:43c'est un moment charnière.
18:45Vous dites,
18:45la rentrée agit
18:46un peu comme une loupe.
18:48Elle rend visible
18:48toutes les fragilités
18:49de l'organisation familiale.
18:50Notre rôle,
18:51c'est de leur expliquer
18:52simplement les aides
18:53dont elles peuvent bénéficier,
18:54réaliser une simulation,
18:55leur donner un engagement,
18:56une vision transparente
18:57de leur reste à charge.
19:00Là, la rentrée,
19:01on est encore dedans.
19:03Ah oui, nous,
19:03on est encore dedans.
19:04À fond.
19:05À fond.
19:05Jusqu'à 30 septembre,
19:06parfois.
19:07Ça veut dire quoi ?
19:07Vous voyez des parents
19:09arriver
19:09qui n'ont pas pu anticiper
19:11ou pas bien anticiper ?
19:14Nous, la rentrée,
19:15elle se prépare
19:15dès le mois d'avril-mai.
19:16D'avril-mai,
19:17déjà,
19:17tous les personnes
19:18qui travaillent avec nous.
19:19Au niveau d'une agence,
19:20pour simplifier,
19:20une agence de proximité,
19:21nous,
19:21des agences en centre-ville,
19:23aux abords des villes,
19:24c'est très important
19:25que les parents
19:26et les intervenants
19:28sachent où nous trouver.
19:29Donc, ils peuvent
19:30venir nous voir.
19:31Tous ne viennent pas.
19:32Il y a aussi la confiance
19:33qui s'est installée
19:33par le bouche-à-oreille
19:34et le téléphone fait son rôle.
19:37Donc, ils viennent nous voir
19:38dans nos agences de proximité.
19:40Ils discutent
19:41avec les personnes
19:42qui vont se charger
19:43du recrutement
19:44des babysitters
19:45de leurs enfants.
19:46Et forcément,
19:47à ce moment-là,
19:48bah oui,
19:49ça a toujours été
19:49ce sujet de
19:50on va mettre en relation
19:51des personnes
19:52qu'on n'a pas forcément
19:53encore au moment T.
19:55Mais tout est anticipé
19:56depuis le printemps.
19:58On travaille aussi
19:59sur nos bases
20:00d'intervenants
20:01qui sont fidèles,
20:02quand même,
20:03qui nous apportent aussi
20:04leurs amis,
20:05leurs connaissances.
20:06Et bien évidemment,
20:06on travaille
20:06avec les grands acteurs
20:07du recrutement,
20:09que ce soit France Travail,
20:10que ce soit...
20:10On fait énormément
20:11de job dating encore maintenant.
20:12Je voyais ça
20:13sur les réseaux
20:13de mes agences
20:14encore ce week-end
20:15parce que les plannings
20:16des étudiants
20:17arrivent un peu plus tard.
20:17donc voilà.
20:20Et il y a quel pourcentage
20:22d'étudiants
20:22parmi les gens
20:23qui travaillent ?
20:23Dans les grandes villes,
20:24dans les grandes métropoles,
20:26on a 70% d'étudiants.
20:28Je pense à Lille,
20:29je pense à Paris,
20:31Lyon,
20:32voilà.
20:33Et puis,
20:34dans les autres villes,
20:35si je prends des villes
20:35de taille moyenne,
20:36on a des franchisés
20:37et des agences
20:38très performantes.
20:39Ils ont beaucoup plus investi
20:42sur, par exemple,
20:44la personne complément de salaire,
20:47jeune retraitée
20:47qui, elle,
20:48va pouvoir prendre
20:49plus d'heures.
20:50Donc, plus compléter,
20:51finalement,
20:52son planning,
20:53avoir des quasi-temps pleins.
20:55Est-ce que c'est compatible
20:56avec un objectif
20:58ou une ambition
20:59d'ascension sociale
21:01au sein de l'entreprise ?
21:02Parce que quand on a
21:02un tel turnover,
21:03ça peut être d'ailleurs frustrant,
21:04j'imagine,
21:05pour vous
21:06ou pour les franchisés.
21:07Alors,
21:08c'est frustrant
21:09et c'est complexe
21:11à gérer.
21:12C'est la raison
21:13pour laquelle,
21:13ça fait plusieurs années,
21:15qu'on accompagne
21:16des jeunes
21:16pour obtenir
21:18leur CAP
21:19Petite Enfance,
21:20CAP
21:20Accompagnement Éducatif
21:22Petite Enfance.
21:23Ça a beaucoup changé,
21:24là aussi,
21:25mais l'idée,
21:26c'est que des jeunes,
21:28souvent des quartiers
21:29dans les grandes villes,
21:31aient leur premier diplôme.
21:33Donc,
21:33avec ce pass,
21:35beaucoup de jeunes femmes,
21:36elles vont pouvoir
21:37accéder
21:38au monde
21:39de la petite enfance
21:40plus globalement.
21:40Il y a des ponts
21:41qui se créent.
21:42Donc,
21:42souvent,
21:43avoir commencé
21:44comme garde d'enfants
21:45chez Baby Choo Service
21:47permet,
21:48par exemple,
21:49de devenir aussi
21:51salariée,
21:52collaboratrice
21:53au sein des agences.
21:55Parfois,
21:56il y en a qui vont
21:57juste partir
21:58vers les crèches
21:59ou vers d'autres modes
22:00de garde.
22:01Et aussi,
22:02pour certaines d'entre elles,
22:04on a vu ça récemment,
22:06elles ont continué
22:07leur parcours
22:07chez Baby Choo
22:09et certaines
22:11collaboratrices,
22:13vous y viendrez peut-être,
22:15ont un parcours
22:16de chef d'entreprise
22:17maintenant.
22:18C'est-à-dire jusqu'à
22:18devenir franchisée
22:19elle-même,
22:19c'est ça ?
22:20Là,
22:20exactement.
22:21C'est rare
22:23ou ça commence
22:24à se développer ?
22:25Ça s'est développé,
22:26on en a eu
22:26à peu près une demi-douzaine
22:27ces deux dernières années
22:28des personnes
22:29et l'idée,
22:31notre ambition,
22:33c'est de favoriser
22:33davantage
22:34cette notion
22:35d'ascenseur sociale
22:36et de dire
22:36oui,
22:37dans cette entreprise,
22:38dans ce groupe,
22:39tu peux rentrer
22:40un jour
22:41comme babysitter
22:41et devenir franchisé.
22:44Alors évidemment,
22:44ça ne va pas se faire
22:45en quelques mois.
22:48En revanche,
22:49quand on a la volonté,
22:50parce que c'est aussi
22:51des métiers
22:51qui apportent du sens
22:52et là,
22:53on rencontre finalement
22:54ce que cherchent les jeunes.
22:55Ce qui les intéresse,
22:57c'est de savoir
22:57pourquoi ils se lèvent
22:58le matin
22:58et apporter
23:02ces solutions de garde,
23:03rendre la vie de famille
23:04de leurs clients
23:05plus simple.
23:06Mais comment on devient
23:07franchisé ?
23:10C'est facile,
23:11il y a un parcours.
23:12Il faut mettre
23:13de l'argent de côté,
23:14il faut un budget de départ,
23:15comment ça marche ?
23:16Dans nos services,
23:17en gros,
23:17pour les trois enseignes,
23:19l'apport demandé initial
23:20est assez faible,
23:21c'est un apport
23:22de 20 000 euros
23:23et l'investissement global
23:24va être jusqu'à 70 cas
23:25à peu près,
23:2670 000 euros.
23:27Donc,
23:27soit on a un peu
23:28de love money,
23:29soit on a un peu
23:30d'investissement,
23:31enfin,
23:31d'économie personnelle.
23:35C'est une très bonne chose
23:35de les investir
23:36dans une entreprise
23:37dans laquelle on croit
23:38et bien sûr,
23:39on fait recours
23:40à l'emprunt
23:42et là,
23:42le fait d'être
23:42une franchise
23:44apporte quand même
23:45beaucoup d'aide.
23:45Alors ça,
23:46c'est le point de départ
23:47et puis après,
23:48il y a le développement,
23:49c'est-à-dire qu'il y a
23:50ce qu'on appelle
23:51la multifranchise,
23:52c'est ça ?
23:53Oui.
23:53Alors ça aussi,
23:54vous poussez à ça ?
23:56Alors,
23:56on pousse
23:57mais on sélectionne
23:58les candidats.
23:58Ok.
24:00Tout le monde
24:00ne sera pas multifranchisé,
24:02tout le monde
24:02ne sera pas,
24:03comme on dit
24:04dans notre jargon,
24:06plurifranchisé,
24:06ceux qui ont une autre enseigne.
24:09Il faut déjà avoir montré
24:11qu'on aime le métier,
24:13on le maîtrise,
24:16nous ce qui est important
24:17bien sûr,
24:17c'est le bon équilibre
24:19entre les prestations,
24:20les prix des prestations
24:21qui sont vendus
24:22et le coût salarial
24:24parce qu'on est
24:25une industrie
24:26de main-d'oeuvre
24:26finalement.
24:28Donc on veut
24:29que nos futurs franchisés
24:31ou ceux qui sont
24:33comme vous disiez,
24:33pourquoi pas candidats
24:34à une deuxième agence,
24:36etc.,
24:36maîtrisent parfaitement
24:37tous nos KPI,
24:40tout simplement,
24:41et aussi aiment
24:42le développement commercial
24:44et puis bien sûr,
24:45gèrent une équipe
24:46parce qu'en agence,
24:48c'est quoi la confine
24:49d'une agence ?
24:49Vous avez une responsable
24:50ou un responsable d'agence
24:51et de deux à cinq collaborateurs.
24:54Et alors,
24:55donc ça,
24:56c'est le point de départ.
24:59Ensuite,
24:59comment vous les accompagnez ?
25:00Celles et ceux
25:01qui veulent passer
25:02de un à deux,
25:03trois ou quatre ?
25:04Alors,
25:05on a toute une équipe,
25:06on a un pôle animation,
25:07on a un pôle métier qualité,
25:09on a un pôle communication.
25:10Tous ces gens-là,
25:11bien sûr,
25:11vont à un moment donné
25:12se trouver sur la route
25:14du futur franchisé
25:16avant qu'il lance l'entreprise.
25:18On crée déjà des liens
25:20entre le futur porteur de projet
25:22et les personnes
25:23qui vont l'accompagner
25:24en interne.
25:25Et après,
25:25au quotidien,
25:27il est accompagné
25:28par nos équipes,
25:30aussi bien par une formation initiale
25:32que des formations sur le futur.
25:34Ça permet à votre groupe
25:35de grandir aussi.
25:36Voilà.
25:37On a beaucoup fait évoluer
25:38nos parcours
25:39depuis les premières franchises
25:40des années 2006-2010
25:42à maintenant.
25:44Vous insistez
25:45sur la professionnalisation,
25:47on a beaucoup parlé,
25:48on a parlé d'agréments,
25:48on a parlé de suivi,
25:50de formation.
25:52Est-ce que c'est encore
25:52la garde d'enfants
25:53considérée comme justement
25:54un job d'étudiant
25:55ou un petit job ?
25:56Alors,
25:57en partie,
25:58et c'est très bien,
26:00les étudiants ont besoin
26:00de bosser,
26:01d'avoir un compétence,
26:02un complément de salaire
26:03pour financer leurs études
26:05ou je ne sais quoi,
26:06pour s'amuser s'ils le veulent.
26:07C'est très bien.
26:08Ils font ce qu'ils veulent
26:09de leur argent.
26:10Ils font ce qu'ils veulent
26:10de leur argent.
26:11Jusqu'ici,
26:12tout va bien.
26:13Et bien sûr,
26:14vous avez des personnes,
26:15comme je le disais un petit peu,
26:16qui en font un métier
26:18à temps plein
26:20et donc qui...
26:21Alors,
26:22c'est plus le cas
26:22dans l'entretien de la maison
26:23parce que ça s'y prête plus.
26:25Parce que finalement,
26:25on peut étaler
26:27les périodes
26:27d'intervention
26:28sur plusieurs jours
26:30et plusieurs moments
26:31de la journée,
26:32alors que la garde d'enfants
26:33s'est quand même ciblée
26:34sur le 16h-20h,
26:35en gros.
26:38Pour répondre
26:38à votre question
26:39plus en détail...
26:40Oui,
26:40la professionnalisation,
26:41c'est un peu contradictoire.
26:43Si on continue
26:44de se dire
26:44que c'est un petit job,
26:45je ne vais peut-être pas faire
26:46non plus beaucoup
26:46d'efforts de professionnalisation.
26:47Pour certains,
26:48c'est un petit job,
26:49mais comme je le disais,
26:49on a quand même
26:50plusieurs centaines,
26:51on a eu jusqu'à 500,
26:52500, 600 personnes
26:54sur, vous voyez,
26:568-10 000 personnes
26:57en place
26:58qui rentrent
26:59dans ce parcours
27:00d'alternance
27:01de sept et petites enfances.
27:02C'est un parcours
27:03sur un an.
27:04Donc,
27:04ce sont des personnes
27:05qui sont accompagnées
27:06pendant un an
27:06par les équipes
27:08et qui après
27:09peuvent rester
27:09soit salariées
27:10chez nous,
27:11soit aller voir ailleurs,
27:12voilà,
27:13une expérience complémentaire,
27:14soit...
27:15Et c'est un petit peu
27:16ce qu'on veut faire à terme.
27:18Pourquoi pas créer
27:19une école ?
27:20On est en train
27:20de réfléchir à tout ça
27:21dans nos réflexions
27:23de gouvernance.
27:24Une école,
27:24finalement,
27:25qui serait proposée
27:26à n'importe quelle personne
27:27qui montrerait
27:28sa motivation
27:29pour le métier
27:29et son envie un jour
27:31de prendre
27:31des responsabilités.
27:33Une école,
27:33une espèce d'académie
27:34de baby-show.
27:35On n'a pas encore
27:35marketé,
27:36mais c'est l'idée.
27:37On reviendrait
27:38de nous en parler.
27:39Merci beaucoup,
27:39Claire Lanneau.
27:40A bientôt sur
27:41Be Smart for Change.
27:43Merci à toutes et à tous
27:44de votre fidélité.
27:45Je vous dis,
27:46à très vite
27:47pour un nouveau rendez-vous
27:47sur la chaîne
27:48des Audacieuses.
27:49On en a une
27:50et les Audacieuses.
27:50Sous-titrage Société Radio-Canada
27:54Sous-titrage Société Radio-Canada
27:56Sous-titrage Société Radio-Canada
27:57Sous-titrage Société Radio-Canada

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