Parfois, quand je forme des gens à l’intelligence artificielle, la meilleure conclusion à laquelle ils arrivent, c’est : je vais continuer à utiliser Excel.
Et pour moi, ce n’est absolument pas un échec de la formation.
J’ai eu le cas récemment avec des personnes qui travaillent notamment sur de la facturation et des tâches administratives.
On regarde ensemble ce que l’intelligence artificielle sait faire.
On parle de génération de contenu, d’analyse, d’automatisation, de traitement d’informations.
Et forcément, les participants commencent à réfléchir à leurs propres tâches.
Puis à un moment donné, certains arrivent eux-mêmes à une conclusion très simple :
“Mais en fait, pour ce que je fais là, mon fichier Excel et deux macros vont beaucoup plus vite.”
Et ils ont raison.
Parce que l’intelligence artificielle n’a pas rendu obsolète tout ce qui existait avant elle.
Si une macro automatise parfaitement une tâche répétitive, pourquoi rendre le système plus complexe ?
Le problème aujourd’hui, c’est qu’on commence parfois par demander : “Comment je pourrais utiliser l’IA ?”
Alors que la première question devrait rester : “Quel problème est-ce que j’essaie de résoudre ?”
Et seulement ensuite : “Quel est le meilleur outil pour le faire ?”
Le but, ce n’est pas de mettre de l’IA partout.
Le but, c’est de choisir le bon outil pour résoudre le bon problème.