- il y a 1 semaine
À LA UNE / Se loger, le calvaire des Français
Logement, mission impossible ? Se loger est devenu un véritable parcours du combattant pour une partie croissante de la population. Loyers élevés, manque de logement disponibles, accès au crédit plus difficile ou encore précarité énergétique : les obstacles se multiplient, particulièrement dans les grandes villes. Pour en parler : une étudiante confrontée aux difficultés pour trouver un logement, un agent immobilier qui témoigne des tensions du marché, une jeune femme ayant choisi la colocation intergénérationnelle, un président d'association de propriétaires et un habitant d'une "bouilloire thermique" vivant dans un logement mal isolé viennent témoigner dans "Chaque Voix compte". Des parcours différents pour une même question : comment trouver un habitat digne quand le budget du logement pèse de plus en plus lourd dans les finances des Français ?
Invités :
- Frédéric Falcon, député "Rassemblement National" de l'Aude
- Anaïs Belouassa-Cherifi, députée "La France Insoumise" du Rhône
- Marie Coeurderoy, Journaliste logement à La "Tribune Dimanche" et "BFM Business"
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Logement, mission impossible ? Se loger est devenu un véritable parcours du combattant pour une partie croissante de la population. Loyers élevés, manque de logement disponibles, accès au crédit plus difficile ou encore précarité énergétique : les obstacles se multiplient, particulièrement dans les grandes villes. Pour en parler : une étudiante confrontée aux difficultés pour trouver un logement, un agent immobilier qui témoigne des tensions du marché, une jeune femme ayant choisi la colocation intergénérationnelle, un président d'association de propriétaires et un habitant d'une "bouilloire thermique" vivant dans un logement mal isolé viennent témoigner dans "Chaque Voix compte". Des parcours différents pour une même question : comment trouver un habitat digne quand le budget du logement pèse de plus en plus lourd dans les finances des Français ?
Invités :
- Frédéric Falcon, député "Rassemblement National" de l'Aude
- Anaïs Belouassa-Cherifi, députée "La France Insoumise" du Rhône
- Marie Coeurderoy, Journaliste logement à La "Tribune Dimanche" et "BFM Business"
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
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00:00:06Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque Chaque Voix Compte, c'est à vous que nous donnons la parole
00:00:31pour une émission consacrée ce soir à cette crise sans précédent qui touche le logement en France que l'on
00:00:37cherche à louer, à acheter, voire à construire.
00:00:40Il n'a jamais été aussi difficile d'avoir un toit sur la tête depuis 50 ans. Comment la machine
00:00:46s'est-elle enrayée ? Comment la débloquer ? Sommes-nous condamnés d'ailleurs à attendre la présidentielle pour que
00:00:51les choses bougent ?
00:00:52Eh bien on va en parler ce soir avec nos invités d'abord. Anaïs Béloissa-Cherifi, bonsoir.
00:00:58Bonsoir.
00:00:58Députée de la France Insoumise du Rhône, vous avez rédigé plusieurs propositions de loi sur le logement en cette rentrée,
00:01:04notamment sur l'encadrement des loyers, l'adaptation aux fortes chaleurs et l'accessibilité pour les personnes en situation de
00:01:10handicap.
00:01:11Frédéric Falcon, bonsoir.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Députée Rassemblement National de l'Aude, vous êtes aussi le monsieur logement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
00:01:20Et bonsoir Marie-Cœur de Roy.
00:01:21Bonsoir.
00:01:21Elle sera mon arbitre ce soir, Marie, journaliste spécialiste IMO à la Tribune dimanche et à BFM.
00:01:28Merci Marie d'être là et merci à nos députés d'avoir accepté de jouer le jeu des questions-réponses
00:01:33avec notre public.
00:01:34Alors j'ai autour de moi des étudiants, des agents immobiliers, des propriétaires, des locataires.
00:01:39On va se parler, s'écouter, confronter nos points de vue.
00:01:43Cette émission, c'est vous qui allez la faire, ce n'est pas moi.
00:01:46Donc je compte sur vous, vous pouvez intervenir à tout moment, cordialement.
00:01:50On lève la main, on prend le micro et on pose des questions et on raconte aussi son vécu.
00:01:54Et vous, chez vous, installez-vous confortablement.
00:01:57Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:06Des étudiants qui dorment chez des amis ou qui restent chez leurs parents.
00:02:10Des salariés avec des bons revenus qui se retrouvent dans l'incapacité de trouver une location.
00:02:15Près de 3 millions de demandes de HLM en attente.
00:02:18Une construction qui s'effondre.
00:02:20Des taux de crédit qui s'envolent.
00:02:22Bon, on va s'arrêter là parce qu'en fait, tous les indicateurs du logement sont dans le rouge.
00:02:26Et à 7 mois de l'élection présidentielle, le sujet devient un champ de bataille politique.
00:02:31Etat des lieux d'abord en chiffres avec Marco Pommier.
00:02:39Se loger en France, c'est le parcours du combattant.
00:02:42Cette crise du logement qui mérite d'être qualifiée comme étant la pire que connaît notre pays depuis la Seconde
00:02:49Guerre mondiale.
00:02:50Une crise pour les locataires d'abord.
00:02:53Soumis à une rude concurrence dans les grandes métropoles.
00:02:5713 candidats en moyenne pour une seule annonce.
00:02:59Nice et Paris atteignent des sommets avec plus de 40 candidats par logement.
00:03:0618 à Marseille, 16 à Lyon, 14 à Bordeaux.
00:03:10Et une fois les clés en poche, reste une autre difficulté.
00:03:14Le loyer, le premier poste de dépense des Français.
00:03:17L'an dernier, il consacrait en moyenne 715 euros par mois, charges comprises, pour une surface d'environ 40 mètres
00:03:25carrés.
00:03:26Face à cette pression, les candidats à la présidentielle avancent leur solution.
00:03:31Je propose un bouclier logement qui fasse en sorte qu'il n'y ait personne qui puisse dépenser plus de
00:03:3830% de ses revenus pour se loger.
00:03:41Mais derrière les prix des loyers, il y a surtout un problème d'offres.
00:03:45Les logements manquent.
00:03:46Un chiffre résume peut-être à lui seul la crise.
00:03:502,9 millions de ménages sont aujourd'hui en attente d'un HLM.
00:03:54Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
00:04:01Et sur le marché de l'achat, ce qui coince, ce sont les taux d'intérêt.
00:04:05Ils repartent à la hausse depuis cet été, autour de 3,4% pour un endettement sur 20 ans, contre
00:04:111% en 2021.
00:04:14Le gouvernement tente de répondre à la crise et met en avant son plan de relance.
00:04:19Hier, Sébastien Lecornu a souligné une première en B.I.
00:04:23Les premiers résultats sont là.
00:04:25Plus 14% de permis de construire en 6 mois, plus 11,8% de mise en chantier.
00:04:31Objectif du gouvernement, 2 millions de logements d'ici à 2030.
00:04:36Voilà, cette crise du logement, c'est simple.
00:04:38Elle nous touche tous de près ou de loin.
00:04:40On a tous connu quand même une galère de logement dans notre vie.
00:04:44Mais les jeunes, qu'ils soient étudiants ou déjà actifs, sont sans doute ceux qui payent le plus lourd tribut
00:04:48aujourd'hui.
00:04:49Et cette rentrée universitaire en est encore la preuve.
00:04:52Je voudrais qu'on commence tout de suite en donnant la parole à Maëlle.
00:04:56Bonsoir, Maëlle.
00:04:57Bonsoir.
00:04:58Maëlle, vous avez 20 ans.
00:04:59Vous êtes étudiante à Paris.
00:05:01Vous cherchez actuellement un logement tout en étant en master de sciences sociales.
00:05:06Vous avez déjà un long parcours de galère, on peut le dire, en termes de logement.
00:05:10Racontez-nous, aujourd'hui, vous dormez où ?
00:05:13Aujourd'hui, là, je dors chez une amie qui veut bien m'héberger.
00:05:17J'alterne de temps en temps avec un autre ami qui m'héberge.
00:05:21Donc, ça dépend un peu de leur disponibilité pour savoir où est-ce que je vais dormir le soir.
00:05:28Parce que vous n'avez pas trouvé logement à vous ?
00:05:31Là, depuis fin avril, où j'ai lâché mon logement parce qu'il était dans des conditions hyper insalubres,
00:05:38je marchais sur mon parquet et il y avait de l'eau qui sortait.
00:05:42Entre autres, je vivais avec quatre mecs.
00:05:45Vous étiez dans une colocation ?
00:05:47Oui.
00:05:48On avait une salle de bain pour nous cinq, une cuisine et un tout petit salon assez ridicule, sans fenêtre.
00:05:56Bref, ça ne donnait pas très envie de continuer à vivre là-bas.
00:05:58Donc, j'ai lâché mon logement à la fin de l'année scolaire.
00:06:02Je suis repartie chez mes parents à Dunkerque pour l'été.
00:06:05Et depuis fin août, où je suis revenue sur Paris, je ne trouve pas de logement.
00:06:11Donc, heureusement que la solidarité et les amitiés sont là.
00:06:14Et merci à l'associative parce que je suis engagée d'avoir permis de rencontrer tous ces gens-là.
00:06:20Sinon, je serais à la rue.
00:06:22J'imagine évidemment que vous avez fait des demandes de logements au Crous.
00:06:26Oui, j'ai fait des demandes de logements au Crous qui n'ont pas abouti.
00:06:30Là, aujourd'hui, il y a la demande pour tout étudiant.
00:06:33S'il reste des places dans les logements au Crous, on va voir ce que ça donne cette procédure-là.
00:06:39Juste, c'est très compliqué.
00:06:41La demande, elle est très, très élevée dans les logements au Crous.
00:06:44Et justement, on voit notamment sur Paris qu'on a beaucoup moins de logements au Crous qui sont proposés.
00:06:52Qu'est-ce qu'on vous répond au Crous ?
00:06:54On vous dit, attendez, il y a peut-être un bien qui va se libérer, un petit studio ?
00:06:57C'est très dématérialisé, les demandes au Crous.
00:07:00Donc, juste, on n'est pas prioritaire.
00:07:03Moi, je ne suis pas assez boursière.
00:07:06Je suis à un échelon trop bas et il y a trop de demandes et pas assez de logements.
00:07:11Et vous avez cherché dans le parc privé, j'imagine ?
00:07:14Oui, le parc privé, c'est très, très compliqué parce qu'à la fois, c'est très cher.
00:07:18Il faut pouvoir assumer un loyer autour de 800 euros, ce qui n'est pas forcément le cas.
00:07:24Que ce soit des solutions de colocation ou de vivre seul, les appartements sont très...
00:07:33On n'a pas envie d'y vivre, quoi.
00:07:36Est-ce que, pardon de vous poser la question, mais est-ce qu'il y a eu chez vous à
00:07:41un moment la peur de dormir à la rue ?
00:07:44Cette peur-là, elle n'est jamais arrivée parce que je sais que j'ai un entourage à la fois
00:07:49amical, très fort,
00:07:51qui fait que je ne serai jamais à la rue et j'ai toujours la possibilité de rentrer par le
00:07:56biais du train chez mes parents.
00:07:58Mais si je n'avais pas toutes ces solutions-là, oui, la peur, elle serait là, elle serait constante.
00:08:04Oui, c'est de la débrouille.
00:08:05Et est-ce que, par ailleurs, vous vous êtes dit qu'à un moment, il allait falloir abandonner peut-être
00:08:09vos études ?
00:08:11J'y ai réfléchi, oui.
00:08:13Je n'ai pas envie d'y arrêter mes études parce que j'aime beaucoup ce que je fais.
00:08:18Donc, je n'ai vraiment pas envie d'arrêter et je continuerai à chercher et à trouver des solutions alternatives.
00:08:24Mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
00:08:26Et à côté de ça, je suis engagée dans une association.
00:08:30On récolte, on fait de la défense des droits.
00:08:33Donc, les étudiants peuvent nous écrire.
00:08:35Vous défendez les autres avant de vous occuper de votre logement, en fait.
00:08:39Non, pas que, pas que.
00:08:41Mais oui, on accompagne énormément à l'AGEP l'ensemble des étudiants.
00:08:45Et on voit qu'il y a des étudiants qui renoncent réellement à l'entrée en études.
00:08:52Vous avez face à vous deux députés qui appartiennent à deux partis dont les candidats font partie des favoris de
00:08:59la prochaine présidentielle.
00:09:01Quelles questions avez-vous à leur poser ?
00:09:03Par rapport à toutes ces questions-là, moi, je me demandais quelles sont vos propositions et vos mesures concrètes
00:09:10pour construire et pour avoir de nouveaux logements, à la fois sociaux ou pour le CROSS.
00:09:16Donc, voilà.
00:09:17Je laisse ma collègue commencer.
00:09:18Si vous le souhaitez.
00:09:20Déjà, merci, Marion, pour ton vécu, pour ce que tu nous dis.
00:09:28En réalité, c'est un vécu qui est traversé par beaucoup d'étudiantes et d'étudiants.
00:09:33Aujourd'hui, on a à peu près 170 000 logements CROSS sur l'ensemble du territoire pour environ 3 millions
00:09:39d'étudiants.
00:09:40Donc, on voit bien que depuis des années, il n'y a pas de construction qui s'est faite.
00:09:44Qu'en moyenne, c'est entre 1 500 et 2 000 logements CROSS qui sont construits tous les ans et
00:09:49qu'on arrive à un point de non-retour.
00:09:51Nous, ce qu'on propose, bien évidemment, pour cette campagne présidentielle, c'est de construire davantage de logements CROSS,
00:09:57de faire en sorte que dans le parc privé, il y a un encadrement des loyers pour que vous puissiez
00:10:01aussi vous loger dans de bonnes conditions
00:10:03et que ce soit aussi abordable et accessible pour les étudiantes et pour les étudiants.
00:10:07Et il y a un sujet d'actualité qui sont les appels.
00:10:11Aujourd'hui, il y a aussi le gouvernement qui souhaite geler les appels.
00:10:15Bien sûr, nous sommes opposés à cela puisque ça enlève du pouvoir d'achat aux citoyens et aux citoyennes qui
00:10:21ont déjà des grandes difficultés dans le logement.
00:10:23Et il y a aussi la volonté pour le gouvernement.
00:10:25On a entendu qu'il voulait indexer le revenu des parents pour calculer l'inflation pour les jeunes.
00:10:31Donc, je trouve ça infantilisant.
00:10:32Je trouve ça complètement délétère dans la situation dans laquelle sont les étudiantes et les étudiants aujourd'hui
00:10:38puisqu'ils sont traversés par de la précarité, du renoncement à trouver un logement convenable.
00:10:43Vous avez parlé de logement insalubre.
00:10:45Vous étiez, je ne sais pas combien, dans votre colocation.
00:10:47Je ne sais pas combien vous payez.
00:10:49Vous avez le chiffre ?
00:10:50Vous payez 775 euros.
00:10:52À chacun individuellement ?
00:10:54Chacun.
00:10:55Chacun.
00:10:55Pour un combien de mètres carrés ?
00:10:57Je crois qu'au total, il faisait environ 55 mètres carrés.
00:11:00Non, mais j'avais trouvé.
00:11:03Moi, j'étais arrivée sur Paris pour commencer mes études après la fin de ma licence où je l'avais
00:11:10faite à Toulouse.
00:11:11Donc, les logements, déjà, à Toulouse, c'est un peu compliqué, mais je suis arrivée à Paris sans logement.
00:11:17J'ai vécu chez la famille pendant deux semaines où je faisais deux heures de trajet par jour, seulement aller.
00:11:23Et ensuite, j'ai trouvé ça en dernier recours.
00:11:29Et si je peux me permettre, puisque vous avez fait le lien avec la bourse, vous avez dit que vous
00:11:33n'étiez pas assez boursière.
00:11:35Bien évidemment, une des propositions qu'on formule pour l'élection présidentielle, c'est l'allocation d'autonomie.
00:11:39Ça permet justement d'avoir un revenu jeune pour pouvoir vivre dignement et pouvoir assurer à la fois les loyers.
00:11:46C'est une allocation d'autonomie qui serait soumise évidemment à des plafonds de revenus ?
00:11:51Alors, ce serait pour tous les jeunes, puisqu'on considère qu'aujourd'hui, les jeunes sont en grande difficulté.
00:11:56C'est une catégorie sociale qui est une des plus précaires.
00:11:59À peu près 14% des jeunes sont en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays.
00:12:04Et bien évidemment, nous, ce qu'on veut, c'est qu'il n'y ait pas de renoncement, notamment aux
00:12:07études,
00:12:07puisqu'on constate qu'aujourd'hui, il y a un choix qui est fait,
00:12:10et malheureusement, c'est un choix qui est difficile,
00:12:13entre se loger dans une ville où on souhaite faire nos études
00:12:16et renoncer à faire ses études puisqu'on ne trouve pas de logement dans cette ville.
00:12:19– Frédéric Falcourt.
00:12:21– Oui, la situation où vous vivez, elle est dramatique.
00:12:24Et les premières victimes de la crise du logement,
00:12:26des étudiants qui sont concernés par la crise du logement,
00:12:28ce sont les étudiants de la France périphérique.
00:12:30Ceux qui ne sont pas dans des villes, qui ne vivent pas déjà dans des villes,
00:12:33où il y a déjà des pôles universitaires, comme chez moi à Narbonne,
00:12:35où les étudiants sont obligés de partir à Montpellier,
00:12:37ou à Toulouse.
00:12:38Parce que quand vous vivez sur place, c'est un peu plus facile,
00:12:40vous avez votre famille, vous pouvez vous arranger,
00:12:41traîner quelques années chez vos parents.
00:12:43Mais quand vous vivez à la campagne et qu'il n'y a rien,
00:12:44et que vous devez partir à 40, 50 ou 100 kilomètres de chez vous,
00:12:48là, ça se complique.
00:12:50Donc, il y a un sujet d'offre, ça c'est clair.
00:12:52Donc, l'offre locative s'est effondrée en trois ans,
00:12:54moins 50%, en partie à cause des normes,
00:12:57on va en parler un petit peu plus tard,
00:12:58des normes DPE qu'on souhaiterait faire sauter.
00:13:00– On va essayer de prendre les problèmes les uns après les autres.
00:13:01– Tout est lié, si vous voulez.
00:13:02– Mais bien sûr, tout est imbriqué.
00:13:04Mais restons sur le logement étudiant en particulier.
00:13:06– C'est une des raisons.
00:13:07Oui, mais le logement étudiant,
00:13:09ce n'est pas dissociable non plus d'une politique globale du logement.
00:13:11Donc, je suis obligé d'en dire un mot.
00:13:13Il y a ce sujet-là,
00:13:15il y a le problème de recréer de la confiance auprès des bailleurs
00:13:18pour recréer de l'offre.
00:13:18Vous avez un retrait massif des logements du marché,
00:13:21je vous l'ai dit, ça s'effondre, en moins 50%.
00:13:23Donc, il faut absolument qu'on trouve une solution,
00:13:24parce que c'est le parc privé qui porte l'offre,
00:13:28ce n'est pas forcément le parc public.
00:13:29Il aide, il pallie, notamment les résidences étudiantes,
00:13:31le logement social,
00:13:32mais le logement social à lui seul,
00:13:34ou les résidences étudiantes seules,
00:13:35ne peuvent pas proposer une offre suffisante à tous les étudiants.
00:13:40Donc, ça, c'est le premier point.
00:13:41Deuxième point, sur les résidences étudiantes
00:13:44qui sont pour nous assimilées à du logement social,
00:13:47on souhaite y appliquer une priorité nationale,
00:13:49parce qu'il y a 35% d'étudiants étrangers.
00:13:51Alors, on n'a rien contre les étudiants étrangers,
00:13:52simplement, on estime que s'ils viennent faire leurs études en France,
00:13:55ils doivent être capables de s'assumer.
00:13:57Et on réfléchit à un système de quotas
00:13:59pour respecter la coopération avec la francophonie
00:14:03et permettre à des étudiants étrangers, certes, de venir,
00:14:05mais qu'ils soient quand même en capacité de subvenir à leurs besoins
00:14:09et qu'ils ne prennent pas forcément la place d'étudiants français dans les crousses.
00:14:12Donc, ça, ce sont les deux gros points que nous proposons
00:14:14pour relancer la machine.
00:14:16Mais il va falloir aussi construire.
00:14:18Donc là, on déborde aussi sur la politique globale du logement.
00:14:21Il n'y a plus de construction dans ce pays pour tout un tas de raisons,
00:14:23énormes également.
00:14:24et on est prêt à planifier la construction massive de logements.
00:14:27Mais le temps que ça se mette en place,
00:14:29le temps qu'on réquisitionne des terrains, ça va prendre du temps.
00:14:31Et on a une solution qui nous semble innovante
00:14:34et qui a été soumise d'ailleurs à un certain nombre de professionnels,
00:14:36c'est l'exploitation des millions de mètres carrés de bureaux
00:14:39qui ne sont pas utilisés aujourd'hui, qui sont vides.
00:14:40Vous avez 6 millions de mètres carrés de bureaux en région parisienne
00:14:43parce que le marché du bureau est en train de s'effondrer.
00:14:45Et l'idée, c'est de créer une sorte de modularité sur les plateaux,
00:14:49de créer des cellules, des appartements
00:14:52qui seraient en co-living ou en colocation, pardon,
00:14:58en urgence.
00:14:59Ça peut aller très vite.
00:15:00En quelques mois, on peut réussir à faire ces aménagements
00:15:02sur des grands plateaux pour pouvoir y loger en urgence.
00:15:05Vous savez que la première députée qui m'en a parlé sur ce plateau,
00:15:07c'est Daniel Simonnet,
00:15:08sur la réquisition des logements vacants à Paris.
00:15:11Je ne vous ai pas parlé de réquisition.
00:15:13Là, je vous ai parlé de mobilisation avec les acteurs, avec eux.
00:15:17On ne réquisitionne pas.
00:15:19Alors ça, c'est plutôt du côté de la France insoumise.
00:15:22Du coup, comment vous faites ?
00:15:23J'aimerais bien savoir.
00:15:24Mais voilà, comment vous tordez le bras ?
00:15:25C'est super simple.
00:15:27Aujourd'hui, un bailleur, il n'a aucun intérêt
00:15:28à avoir des surfaces de bureaux vides.
00:15:31Ça coûte de l'argent, il y a des taxes.
00:15:33Et donc, en urgence...
00:15:34Ce ne sont pas les bailleurs qui sont les bureaux ?
00:15:36Ce sont des bailleurs.
00:15:38Ce sont des entreprises ?
00:15:38Des entreprises, oui, mais ce sont des bailleurs.
00:15:39C'est pas tout à fait la même chose.
00:15:40C'était des bailleurs, initialement.
00:15:41Ils louaient en bureau.
00:15:42Donc, il n'y a plus aujourd'hui de débouchés pour louer en bureau.
00:15:45Donc, ils sont prêts, même si la rentabilité est moindre,
00:15:47ils sont prêts à éventuellement faire cet effort
00:15:49et à transformer au moins pour une période, en urgence,
00:15:51des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux en logement.
00:15:54Marie-Cœur de Roy, on a l'impression que désormais,
00:15:57quand vous voulez entreprendre des études,
00:15:59il y a une première galère, c'est parcours sup.
00:16:01Et on oublie que derrière, il y a une autre galère
00:16:03qui va être se loger.
00:16:04Oui, c'est toujours la course et c'est de pire en pire.
00:16:06Alors après, je vais peut-être essayer de rejoindre
00:16:07les deux députés chacun de leur côté
00:16:08sur le problématique de l'offre et de la demande.
00:16:11Sur la demande, d'abord, et sur les locataires étudiants
00:16:13qui sont dans une extrême précarité,
00:16:15aussi parce que quand il y a l'encadrement des loyers,
00:16:17il n'est pas respecté.
00:16:18Le cas de Maël, il en dit long.
00:16:19C'est un marchand de sommeil, purement et simplement.
00:16:21Il n'y a pas de moi à dire.
00:16:22Et l'encadrement des loyers est détourné
00:16:24avec ce qu'on appelle le complément de loyer.
00:16:25C'est-à-dire que vous avez des biens
00:16:26qui sont mis à la location
00:16:27et qui ne respectent pas l'encadrement des loyers.
00:16:30Et ça, il y en a plein partout.
00:16:31Je vous conseille d'aller regarder sur les sites internet.
00:16:33Je vous avais fait...
00:16:33Des milliers d'annonces à Paris.
00:16:34Voilà, incroyable.
00:16:35Donc déjà, vous avez des propriétaires bailleurs
00:16:37qui ne respectent pas l'encadrement des loyers.
00:16:39Maintenant, derrière, sur les propriétaires bailleurs,
00:16:41et effectivement, on a besoin du parc privé
00:16:44parce que malheureusement,
00:16:45et ça, le gouvernement en est partiellement responsable,
00:16:48on n'a pas assez de logements sociaux aujourd'hui en France
00:16:50pour pouvoir héberger tout le monde.
00:16:51Donc, il faut qu'on puisse aussi inciter
00:16:53ceux qui ont un bien à mettre à la location
00:16:54à le faire de manière digne,
00:16:56aux bonnes normes énergétiques,
00:16:58avec des loyers convenables.
00:16:59Et ça, pour le coup,
00:17:00tant que fiscalement,
00:17:01on continuera à leur dire
00:17:02vous avez plus intérêt
00:17:03à essayer de faire de l'optimisation fiscale
00:17:06en faisant du meublé
00:17:07où vous pourrez dépasser l'encadrement
00:17:09ou le bail code civil
00:17:10que personne n'a compris aujourd'hui
00:17:12mais qui, en réalité,
00:17:13c'est un bail qui ne doit pas être utilisé
00:17:15au titre d'une résidence principale.
00:17:17C'est-à-dire que votre locataire,
00:17:18ce n'est pas sa résidence principale.
00:17:19Or, il y en a de plus en plus partout.
00:17:21Donc, il faut bien lire les petites lignes.
00:17:22Parce que ça, le bail code civil,
00:17:24ce n'est pas d'encadrement du tout,
00:17:25pas de complément,
00:17:25c'est le tarif qu'il veut.
00:17:27Donc, un,
00:17:27on change la fiscalité
00:17:29pour les propriétaires bailleurs,
00:17:30on alourdit celles
00:17:31sur ce qu'on ne veut plus,
00:17:32c'est-à-dire du meublé super cher,
00:17:33mais on allège celles
00:17:35sur le logement vide,
00:17:37classique,
00:17:37avec des loyers modérés.
00:17:38Et de l'autre côté,
00:17:39on surveille les marchands de sommeil davantage
00:17:41parce qu'effectivement,
00:17:42ce n'est pas possible
00:17:42qu'on ait un effondrement de l'offre.
00:17:44Et des marchands de sommeil,
00:17:44il faut aussi qu'il y ait du contrôle.
00:17:46Maëlle, vous avez essayé
00:17:47de le dénoncer, votre propriétaire ?
00:17:49Ou vous êtes partie
00:17:49parce que vous avez dit...
00:17:50Oui, non, je suis juste partie
00:17:52parce que j'en avais marre.
00:17:54David ?
00:17:54David, bonsoir.
00:17:56Vous êtes directeur
00:17:57d'agence immobilière à Paris.
00:17:58Sans doute,
00:17:59est-ce que vous allez être
00:18:00sollicité après l'émission.
00:18:02Quand vous publiez une annonce
00:18:03aujourd'hui
00:18:04pour un appartement correct,
00:18:05alloué rien qu'à Paris,
00:18:07qu'est-ce qui se passe ?
00:18:09Alors,
00:18:10on a...
00:18:11Si on laisse le téléphone allumé
00:18:13après avoir mis en ligne l'annonce,
00:18:14on a des dizaines et des dizaines
00:18:16d'appels sans cesse.
00:18:18Donc, on a arrêté, en fait,
00:18:20de mettre en ligne les annonces
00:18:21sur tous les portails
00:18:22sur lesquels on travaillait.
00:18:23On les met juste
00:18:23sur nos portails à nous.
00:18:25Oui, c'est-à-dire
00:18:26que vous ne mettez plus
00:18:26sur seloger.com, par exemple ?
00:18:28Non, mais sur notre portail
00:18:29censure I21 directement.
00:18:31Et on...
00:18:32Généralement, en fait,
00:18:33on publie nos annonces
00:18:34le soir avant de partir
00:18:37pour ne pas pouvoir recevoir,
00:18:39en fait, des appels,
00:18:40non pas qu'on ne veuille pas
00:18:41les prendre,
00:18:41mais qu'on ne peut pas traiter.
00:18:42Il y a vraiment
00:18:43des centaines de demandes.
00:18:45Et donc, en fait,
00:18:45on reçoit toutes ces demandes.
00:18:47On regarde un petit peu
00:18:48ce qu'il y a comme caractéristiques
00:18:49dans les demandes de chacun
00:18:50et on programme des visites ensuite.
00:18:52Mais donc, on ne peut plus...
00:18:53Quand vous dites
00:18:53qu'on demande
00:18:54les caractéristiques de chacun,
00:18:55est-ce que,
00:18:56quand quelqu'un est intéressé
00:18:57par une annonce
00:18:58de biens alloués chez vous,
00:18:59vous demandez,
00:19:00comme c'est maintenant
00:19:00de plus en plus souvent le cas,
00:19:01un dossier
00:19:02avant d'accepter une visite ?
00:19:05Alors, notre agence, non.
00:19:06C'est-à-dire qu'en fait,
00:19:07on fait des visites
00:19:08par rapport à ce qui est indiqué
00:19:09dans la demande du client
00:19:10si on pense que ça correspond
00:19:12plus ou moins
00:19:12à ce qu'il indique
00:19:13par rapport à l'appartement
00:19:14et à ses critères de salvabilité.
00:19:16On fait ensuite la visite
00:19:17et on demande un dossier ensuite
00:19:18pour ne pas avoir
00:19:19à détenir des documents
00:19:20des personnes
00:19:21avant qu'ils aient visité
00:19:22si l'appartement ne leur plaît pas.
00:19:24En toute honnêteté,
00:19:25quand un dossier étudiant
00:19:26arrive dans votre agence,
00:19:27est-ce qu'il a une chance d'aboutir ?
00:19:28Totalement.
00:19:30Parce qu'en fait,
00:19:30souvent,
00:19:30c'est plutôt des bons dossiers.
00:19:33Parce qu'il y a des parents derrière ?
00:19:34Il y a des parents
00:19:34ou des garants
00:19:35qui ne sont pas forcément les parents
00:19:36ou des amis de la famille.
00:19:37On prend tout le monde.
00:19:38Et c'est cumulable
00:19:40avec une assurance loyer impayée.
00:19:41Donc souvent, en fait,
00:19:42ça plaît beaucoup aux propriétaires.
00:19:44Et il y a beaucoup de typologies
00:19:45d'appartements,
00:19:46notamment comme les studios,
00:19:47qui correspondent
00:19:49aux profils étudiants
00:19:50qu'on recherche
00:19:51et que les propriétaires recherchent.
00:19:52Est-ce que vous pouvez nous donner
00:19:54des tuyaux,
00:19:54des petites astuces
00:19:55pour mettre toutes les chances
00:19:56de son côté
00:19:57quand on repère une annonce
00:19:59de biens alloués
00:20:00et qu'on sait
00:20:00qu'on va être 150 candidats
00:20:02sur cette annonce ?
00:20:03Ce que je peux vous dire,
00:20:04c'est qu'il ne faut pas hésiter
00:20:05à pousser la porte de l'agence
00:20:06et à se présenter.
00:20:07Il ne faut pas hésiter
00:20:08à appeler quand même
00:20:09ou à envoyer des mails.
00:20:10Mais au-delà de ça,
00:20:12visiter l'appartement ici,
00:20:13il vous plaît,
00:20:15il faut prévoir
00:20:15un dossier de location
00:20:16qui soit déjà prêt en amont,
00:20:19qui soit un seul fichier
00:20:20qui regroupe l'ensemble du dossier
00:20:22par personne.
00:20:22Mais ça, c'est déjà le cas.
00:20:24La plupart des personnes
00:20:25ne visitent un appartement
00:20:26sans avoir son dossier
00:20:27sous le bras, non ?
00:20:27Oui, mais la façon
00:20:28dont le dossier est envoyé aujourd'hui,
00:20:30parfois on a des clients
00:20:30qui nous envoient 10 mails
00:20:32avec 10 pièces jointes
00:20:34dans chaque mail
00:20:35ou avec des photos
00:20:35dans le corps de mail.
00:20:37Et c'est beaucoup plus compliqué
00:20:38à travailler et à comprendre
00:20:39et surtout un mail d'accompagnement
00:20:41qui explique
00:20:42la nature du dossier.
00:20:43Pourquoi on prend cet appartement ?
00:20:44Parce qu'on est étudiant,
00:20:45par exemple.
00:20:46Pour combien de temps
00:20:46on en a besoin ?
00:20:47Et en fait,
00:20:48c'est beaucoup plus clair
00:20:49dans la compréhension du dossier
00:20:50et ça nous permet
00:20:50de travailler plus rapidement
00:20:51pour la personne
00:20:51qui nous dépose.
00:20:52La crise du logement,
00:20:53de quelle façon elle change
00:20:54votre métier d'agent immobilier
00:20:55en ce moment ?
00:20:57Alors, de plusieurs façons.
00:20:58Donc, sur la location,
00:21:00de la même façon
00:21:01que les candidats sont en tension,
00:21:02nous aussi,
00:21:03parce que ça va très vite,
00:21:04en fait.
00:21:06les gens sont toujours
00:21:06très pressés de louer,
00:21:07donc ils veulent rentrer
00:21:08assez rapidement
00:21:08dans un appartement.
00:21:09Donc, nous,
00:21:09il faut qu'on ait déjà
00:21:10un dossier côté propriétaire
00:21:12qui soit prêt,
00:21:12des diagnostics de location à jour,
00:21:14de quoi pouvoir faire
00:21:14établir le bail,
00:21:15des documents de charge à jour.
00:21:17Ça change aussi,
00:21:18si vous voulez,
00:21:20il y a beaucoup d'aspects juridiques
00:21:22qui rentrent en compte
00:21:22dans un bail de location,
00:21:23aussi bien que quand on vend
00:21:24un appartement.
00:21:25Donc, il faut être
00:21:25de plus en plus formé
00:21:26pour pouvoir louer un appartement.
00:21:28C'est notre cas chez nous.
00:21:31Et je dirais qu'il faut aussi
00:21:33qu'on arrive à convaincre
00:21:34des propriétaires
00:21:35à qui on veut vendre des biens
00:21:36qui sont des investissements locatifs
00:21:37que ça reste intéressant
00:21:40quand il y a l'encadrement des loyers,
00:21:41quand il y a des travaux
00:21:42d'isolation à prévoir,
00:21:43quand il y a une note énergétique
00:21:44qui n'est pas bonne,
00:21:45est-ce qu'on va pouvoir réussir
00:21:46à améliorer la note énergétique ?
00:21:47Donc, on a beaucoup de sujets aussi
00:21:48à la transaction
00:21:49pour vendre ces biens.
00:21:50Vous avez des questions
00:21:51à poser à nos invités ?
00:21:53J'ai quelques questions.
00:21:55Ah, il a pris des notes.
00:21:56J'ai pris des notes.
00:21:58Donc, voilà.
00:21:58À Paris, le marché locatif
00:21:59est extrêmement tendu
00:22:00pour les jeunes actifs,
00:22:02les étudiants
00:22:02ou les familles monoparentales.
00:22:04Pour avoir des logements à louer,
00:22:06il faut avoir des propriétaires bailleurs.
00:22:07Ça, on l'a dit.
00:22:08En 2021, l'investissement locatif
00:22:10représentait 32,5% des achats à Paris.
00:22:12En 2025, cette part est tombée à 24%.
00:22:14Entre les contraintes liées au DPE,
00:22:17à l'encadrement des loyers,
00:22:18la fiscalité,
00:22:19la hausse de la taxe foncière
00:22:20ou encore celle des coûts de financement,
00:22:22l'investissement locatif
00:22:23a fortement reculé.
00:22:24Que comptez-vous faire concrètement
00:22:25pour redonner envie
00:22:26aux investisseurs privés
00:22:27et d'acheter à Paris ou ailleurs,
00:22:29en France, bien sûr,
00:22:30et remettre davantage de logements
00:22:31sur le marché locatif
00:22:32dont on a tant besoin ?
00:22:35Je commence.
00:22:36Très bien.
00:22:37Vous avez fait un portrait
00:22:38assez exact de la situation.
00:22:40C'est-à-dire que les propriétaires
00:22:41ne veulent plus louer aujourd'hui
00:22:42parce que c'est devenu très compliqué.
00:22:43Il y a une multiplication des contraintes
00:22:45qui s'est installée
00:22:46ces dernières années.
00:22:47Ce qui fait qu'on a professionnalisé
00:22:49le métier de bailleur.
00:22:50J'emploie le mot de métier de bailleur
00:22:52parce que c'est devenu une profession aujourd'hui.
00:22:53C'est tellement compliqué.
00:22:55Le petit bailleur
00:22:56qu'on avait
00:22:57il y a 20, 30, 40 ans
00:22:58qui loue un studio
00:23:00en prévision de sa retraite
00:23:01ou autre,
00:23:02aujourd'hui,
00:23:02il est en train de disparaître
00:23:02parce qu'il n'a plus envie
00:23:03de s'embêter avec ça.
00:23:04Et les dernières contraintes
00:23:06qui sont apparues,
00:23:07notamment en matière de DPE,
00:23:08de performance énergétique,
00:23:09on en parlera un petit peu plus tard
00:23:10parce que ça fait débat,
00:23:13sont le déclenchement,
00:23:14à notre sens,
00:23:15de l'effondrement,
00:23:16de l'accélération
00:23:17de l'effondrement
00:23:17de l'offre locative.
00:23:18Il y a des chiffres qui circulent.
00:23:19On a beaucoup de mal
00:23:20à des chiffres officiels.
00:23:21On a des chiffres
00:23:21qui viennent des plateformes.
00:23:22On a des chiffres
00:23:23qui viennent comme se loger
00:23:24pour ne pas les citer bien ici
00:23:25qui nous disent
00:23:26nous on a 60, 70%
00:23:27d'annonces en moins.
00:23:28Donc ça dit quelque chose.
00:23:30Ou Francia.
00:23:31Ou encore...
00:23:31Mais donc ça veut dire
00:23:32c'est autant de passoires thermiques
00:23:34qui sont sorties
00:23:35en fait du marché.
00:23:35Pas forcément
00:23:36parce que si vous voulez
00:23:37ce sont des propriétaires
00:23:39qui en ont assez
00:23:40et qui n'ont plus envie
00:23:41forcément de se lancer
00:23:42dans les travaux,
00:23:43qui n'en ont pas l'énergie
00:23:43face à la complexité
00:23:44et qui préfèrent donner
00:23:45des congés pour vente
00:23:46ou vendre.
00:23:47Moi j'ai dit
00:23:47il y a trois ans
00:23:48dans l'hémicycle
00:23:48avec ce que vous êtes
00:23:49en train de mettre en place
00:23:49en 2022, 2023
00:23:51parce que c'était le début
00:23:52de l'arrivée de ces normes
00:23:53vous allez assécher
00:23:54le marché locatif
00:23:55les gens vont se retirer
00:23:56ils ne veulent plus
00:23:56s'embêter avec ça.
00:23:57Donc ce qui fait
00:23:57que vous avez un marché
00:23:58de la transaction
00:23:58qui ne se porte pas trop mal
00:23:59alors après les prix montent
00:24:00les prix baissent
00:24:01ça ce n'est pas notre problème
00:24:02et vous avez un effondrement
00:24:03de l'offre locative
00:24:04dans ce pays
00:24:04plus personne ne veut
00:24:05de bailleur.
00:24:06Donc il va falloir
00:24:07trouver une solution.
00:24:08Nous on n'a pas 36 promesses
00:24:10à faire
00:24:11c'est la suppression massive
00:24:12des normes et des contraintes
00:24:13tout simplement
00:24:13en revenant au niveau
00:24:14d'avant 2022, 2021
00:24:17en faisant sauter
00:24:18notamment cette norme
00:24:19des PE
00:24:20et on va en parler
00:24:20qui est complètement arbitraire
00:24:21parce que ça change
00:24:22tout le temps de règle
00:24:23vous avez des décrets
00:24:24qui arrivent
00:24:24et qui du jour au lendemain
00:24:25vous sortent
00:24:26un million de logements
00:24:27des passoires thermiques
00:24:28qui redeviennent louables
00:24:29comme par miracle.
00:24:30Donc ça devient
00:24:31quand même très problématique.
00:24:32Vous avez besoin d'intervenir.
00:24:33En l'occurrence
00:24:33c'était juste
00:24:34pourquoi ils sont redevenus
00:24:35louables pour la plupart
00:24:36c'est parce qu'on a considéré
00:24:38qu'il fallait rehausser
00:24:39le coefficient
00:24:40pour les logements
00:24:40chauffés à l'électricité.
00:24:41Oui, le but c'était
00:24:43de remettre des logements
00:24:44sur le marché.
00:24:44Ou alors peut-être
00:24:45de revaloriser l'électricité
00:24:46au moment où on essaye
00:24:47de lancer...
00:24:48Le but, si vous parlez
00:24:48avec le ministre
00:24:49ou alors avec un certain
00:24:51nombre de collègues
00:24:51qui ont oeuvré
00:24:52dans la majorité à cela
00:24:53c'était de remettre
00:24:54sur le marché
00:24:55des centaines de milliers
00:24:56de logements
00:24:56qui n'étaient plus louables.
00:24:58Je crois que c'était
00:24:58plutôt pour rééquilibrer
00:24:59par rapport au gaz
00:25:00dont le coefficient
00:25:00reste à ce stade
00:25:01plus faible que celui
00:25:02d'électricité.
00:25:02Mais c'était peut-être
00:25:03aussi les deux
00:25:03et en tout cas ça a permis
00:25:05de remettre sur le marché
00:25:06des dizaines de milliers de biens.
00:25:07On a beaucoup bougé
00:25:08le thermomètre.
00:25:08Là en l'occurrence
00:25:09pour le coup
00:25:09s'il y a bien une mesure
00:25:10qui pouvait s'entendre
00:25:11au moment où on veut
00:25:12cette électrification
00:25:13ou on veut sortir
00:25:14de notre dépendance
00:25:14des énergies fossiles...
00:25:16Bon, là...
00:25:16Alors ça c'est un vrai débat politique
00:25:18qui va animer je pense
00:25:19la présidentielle
00:25:20parce que la France
00:25:21elle est très très loin
00:25:22dans ses normes.
00:25:22On est le seul pays d'Europe
00:25:23à avoir imposé
00:25:24des interdictions louées.
00:25:25Le certificat existe partout
00:25:26mais on est le seul pays
00:25:27à dire on arrête de louer
00:25:28à partir d'un DPE
00:25:29qui est très aléatoire.
00:25:30Je rappelle que la note
00:25:31elle change d'un diagnostiqueur
00:25:32à l'autre.
00:25:33Dans 70% des cas
00:25:34c'est pas très fiable
00:25:34et ça va jusqu'à
00:25:35et vous le savez monsieur
00:25:36influer la valeur du bien.
00:25:37C'est-à-dire qu'il y a des gens
00:25:37qui se retrouvent
00:25:38avec une valeur amoindrie
00:25:39de 20-30% de moins
00:25:41parce que le DPE tombe
00:25:42et c'est F ou G.
00:25:43Donc on arrête
00:25:44avec ce délire socialiste
00:25:46dont on assume clairement.
00:25:47On revient à un peu plus
00:25:48de liberté.
00:25:49On fait confiance.
00:25:50On poursuit la trajectoire
00:25:51de rénovation
00:25:52mais sans la coercition
00:25:53parce que ça ne fonctionne plus.
00:25:54Les Français ne réagissent
00:25:55plus à la coercition.
00:25:56Ils arrêtent.
00:25:56Ils se retirent.
00:25:57ils disent moi je ne veux plus
00:25:57d'ennuis.
00:25:59Je vends.
00:25:59Je récupère le capital
00:26:01et je l'investis ailleurs
00:26:02ou je m'achète
00:26:03une résidence secondaire
00:26:04parce qu'il y a ça aussi.
00:26:04D'ailleurs vous dites
00:26:05je vends
00:26:05mais rien qu'à Paris
00:26:07139 000 logements vacants.
00:26:09J'aimerais qu'on ne parle pas
00:26:09toujours que de Paris
00:26:10parce que c'est vrai
00:26:11qu'ici on est à Paris
00:26:12mais la situation
00:26:13elle est grave aussi
00:26:14dans la ruralité.
00:26:15C'est pour ça que je dis
00:26:16rien qu'à Paris
00:26:17donc j'imagine la proportion ailleurs
00:26:18mais il se trouve que c'est
00:26:19le problème des logements vacants.
00:26:21La dépréciation du bien
00:26:22aussi elle va encore plus loin
00:26:23c'est-à-dire que les banques
00:26:23ne veulent plus financer
00:26:24des logements F ou G.
00:26:25C'est-à-dire que vous habitez
00:26:26à la campagne
00:26:26vous avez une vieille ferme
00:26:27vous voulez la vendre
00:26:28elle est F ou G
00:26:29avec des travaux de rénovation
00:26:30vous avez tout un tas de banques
00:26:31qui ne voudront pas l'acheter.
00:26:32Donc vous vous dites
00:26:34on en allège le DPE
00:26:35et ça ne va plus être
00:26:37qu'un indicateur
00:26:38mais ce ne sera plus...
00:26:39On revient à la situation
00:26:39d'il y a 4 ans
00:26:40et à mon sens
00:26:41on n'était pas non plus
00:26:42au Moyen-Âge il y a 4 ans
00:26:43et on poursuit la rénovation
00:26:44par l'incitation
00:26:45pour créer de l'offre.
00:26:46Oui peut-être pour essayer
00:26:48de recentrer le débat
00:26:49autour de l'investissement locatif
00:26:51puisque c'est votre question monsieur
00:26:53je crois qu'il y a
00:26:54deux types d'investissement
00:26:56il y a ceux qui sont
00:26:57multipropriétaires
00:26:58donc 25% des multipropriétaires
00:27:00détiennent 65% du marché privé
00:27:04et on remarque aujourd'hui
00:27:05que l'investissement locatif
00:27:07pour avoir un appartement
00:27:08un studio est en berne
00:27:10à cause des taux bancaires
00:27:11on l'a vu au début
00:27:12de cette émission
00:27:13qui est presque à 3,6
00:27:14ce mois-ci
00:27:15donc c'est un frein aussi
00:27:18notamment sur les charges
00:27:19notamment sur les prix
00:27:20de l'électricité
00:27:21et là où je crois
00:27:23qu'il y a une incohérence
00:27:24dans ce qu'a proposé
00:27:25le gouvernement
00:27:25en termes de réhabilitation
00:27:27des logements
00:27:27c'est sur ma prime Rénov
00:27:29depuis 2 ans
00:27:29le dispositif a changé
00:27:3120 fois
00:27:34donc il y a aussi
00:27:35une incohérence
00:27:36de compréhension
00:27:37monsieur Falcone
00:27:38et son parti
00:27:38eux veulent supprimer
00:27:39la prime Rénov
00:27:40et veulent faire un prêt
00:27:41à taux zéro
00:27:42pour les personnes
00:27:45qui souhaitent
00:27:45bon ça reste quand même
00:27:46une dette
00:27:47et ça reste imputable
00:27:48à celui qui veut investir
00:27:50puisque c'est un prêt bancaire
00:27:51et donc c'est plus
00:27:52un investissement
00:27:52de l'État
00:27:53chose avec laquelle
00:27:54on n'est évidemment
00:27:55pas d'accord
00:27:55donc c'est un frein
00:27:56à l'investissement
00:27:58nous nous sommes favorables
00:27:59à ce que les gens
00:28:00puissent avoir
00:28:01un investissement locatif
00:28:02peut-être un
00:28:03pour avoir la retraite
00:28:04mais nous ne sommes pas
00:28:05favorables
00:28:06à ce que la multipropriété
00:28:08justement
00:28:08dérégule le marché
00:28:09fait en sorte
00:28:10que les prix augmentent
00:28:11et fait en sorte
00:28:12qu'on ait des loyers
00:28:13toujours plus exponentiels
00:28:14puisque c'est ça aussi
00:28:15la difficulté
00:28:16et une contre-vérité
00:28:18qu'il y a ici
00:28:18on dit souvent
00:28:19l'encadrement des loyers
00:28:21empêche l'investissement locatif
00:28:22c'est faux
00:28:23dans les villes
00:28:23où il n'y a pas
00:28:24l'encadrement des loyers
00:28:25il n'y a plus
00:28:26d'investissement locatif
00:28:27en raison des taux
00:28:28en raison du baisse
00:28:29de la baisse
00:28:30de la construction
00:28:30en raison d'énormément
00:28:32de facteurs
00:28:32qui sont liés
00:28:33notamment au prix
00:28:34de l'électricité
00:28:36de l'énergie
00:28:36qui ont fait qu'augmenter
00:28:37et surtout
00:28:38au manque de pouvoir
00:28:39d'achat des gens
00:28:40est-ce que je pourrais
00:28:41ajouter une chose
00:28:42on mélange beaucoup de choses
00:28:43nous on fait vraiment
00:28:43la distinction
00:28:44entre le marché locatif
00:28:45et le marché de la transaction
00:28:46c'est deux choses
00:28:47complètement différentes
00:28:47que le marché de la transaction
00:28:49bouge avec les taux
00:28:50dans les années 90
00:28:51il y a eu une crise immobilière
00:28:51qui était très grave
00:28:52les taux étaient remontés
00:28:54et les prises étaient effondrées
00:28:55de 20 à 30%
00:28:56nous on ne veut pas
00:28:57intervenir là-dessus
00:28:58et le marché locatif
00:28:59c'est autre chose
00:29:00c'est l'offre
00:29:01qui permet aux étudiants
00:29:02de se loger
00:29:03aux jeunes actifs
00:29:03de se loger
00:29:04voilà aux précaires
00:29:05de se loger
00:29:06il y a beaucoup de gens
00:29:06qui ne peuvent pas
00:29:06malheureusement être propriétaire
00:29:07ou qui tout simplement
00:29:11vous disiez vous-même au début
00:29:12tout est imbriqué
00:29:12c'est-à-dire que ces personnes
00:29:13qui ne peuvent pas acheter
00:29:14restent locataires
00:29:16et empêchent le marché
00:29:17d'évoluer
00:29:17la transaction résidence principale
00:29:19ça c'est un marché
00:29:21qui se régule tout seul
00:29:22mais l'offre locative
00:29:23elle a toujours bénéficié
00:29:24d'un soutien de l'Etat
00:29:25l'Etat est toujours intervenu
00:29:26pour soutenir
00:29:27l'investissement locatif
00:29:28justement parce qu'il y a
00:29:29une vocation sociale derrière
00:29:30et il faut absolument
00:29:31faire lever toutes ces contraintes
00:29:32et je veux juste
00:29:33ajouter une précision
00:29:33sur ce qu'a dit ma collègue
00:29:34effectivement
00:29:35on voudrait supprimer
00:29:36ma première offre
00:29:36pour la remplacer
00:29:37par un prêt à tous zéro
00:29:38qui existe déjà
00:29:39ça s'appelle l'éco-PTZ
00:29:40oui non mais c'est pas
00:29:41nous c'est universel madame
00:29:43c'est pour tout le monde
00:29:44quels que soient les revenus
00:29:44quelle que soit la zone
00:29:45partout
00:29:46voilà on ne catégorise pas
00:29:47les français et les territoires
00:29:49je suis curieuse
00:29:50de savoir si les banques
00:29:50accorderont des crédits
00:29:51à des gens qui ont affiché
00:29:52qui le fait
00:29:53je vais terminer
00:29:54parce que nous on propose
00:29:54un pôle public
00:29:55je vais terminer
00:29:57pourquoi le prêt
00:29:57parce que quand vous financez
00:29:59des travaux
00:30:00vous participez quand même
00:30:01à améliorer le bien
00:30:01la valeur du bien
00:30:03c'est-à-dire que
00:30:03l'Etat n'a pas vocation
00:30:05non plus à faire des chèques
00:30:06à tout le monde
00:30:06et à vous payer
00:30:07tous vos travaux
00:30:08donc on propose
00:30:09ce prêt original
00:30:10in fine qui est remboursable
00:30:11à terme
00:30:11on ne va peut-être pas
00:30:12pouvoir entrer dans la technique
00:30:13mais quand vous faites
00:30:14en général 20 000 euros
00:30:15de travaux dans une maison
00:30:16vous savez vous êtes
00:30:16agent immobilier
00:30:17je l'étais aussi
00:30:18vous valorisez davantage
00:30:19il y a une plus-value
00:30:20il y a toujours une prime
00:30:21en France pour les travaux
00:30:22donc si vous avez une maison
00:30:23à 200 000 euros
00:30:23que vous faites 20 000 euros
00:30:24de travaux
00:30:24la valeur sera plus de 220 000
00:30:26ça sera peut-être 250 000
00:30:27donc à un moment donné
00:30:28l'Etat veut bien vous aider
00:30:29avec un prêt à taux zéro
00:30:30mais l'Etat ne peut pas
00:30:31non plus vous prendre par la main
00:30:32et financer gratuitement
00:30:33tous vos travaux
00:30:34donc ça c'est un changement
00:30:35de philosophie aussi
00:30:36qu'on propose
00:30:36après je peux rentrer
00:30:37dans les modalités
00:30:37de 100% rénov'
00:30:38alors il ne faudrait pas
00:30:39qu'on rentre dans une émission
00:30:40d'experts
00:30:40c'est une émission
00:30:41du public avec vous
00:30:42c'est philosophique
00:30:43on passe de la logique
00:30:45de subvention
00:30:45vous voyez tout à l'heure
00:30:46vous me disiez
00:30:46ah oui il n'y a pas que Paris
00:30:47oui il n'y a pas que Paris
00:30:48mais c'est la première ville
00:30:49qui mettra en place
00:30:49la surtaxe sur les logements
00:30:50vacants de 60%
00:30:51à partir du 1er janvier
00:30:522027
00:30:53ça ne va rien changer
00:30:54alors ça ne va rien changer
00:30:56c'est pas rédhibitoire
00:30:57d'avoir un logement vacant
00:30:58il y en a 139 000
00:31:00en ce moment à Paris
00:31:01et donc la mairie
00:31:01adopte cette surtaxe
00:31:0330% de la valeur cadastrale
00:31:05du logement
00:31:06la première année
00:31:0760% la deuxième année
00:31:08ce chiffre
00:31:09et celui de la mairie de Paris
00:31:10je le conteste
00:31:11vous prenez le chiffre
00:31:12de l'INSEE
00:31:13c'est plutôt 1%
00:31:14dans ces 130 000 logements
00:31:15Paris communique là-dessus
00:31:16avec des grandes affiches
00:31:17dans Paris
00:31:17vous avez les résidences secondaires
00:31:19les résidences
00:31:19enfin ils mettent tout
00:31:21et n'importe quoi
00:31:22et les logements réellement vacants
00:31:24Marie-Cœur de Roi
00:31:24j'ai besoin de votre arbitrage
00:31:26si vous prenez
00:31:27la déficience l'INSEE
00:31:28des logements durablement vacants
00:31:30c'est 1%
00:31:30c'est les successions
00:31:31c'est les travaux
00:31:32c'est les ventes
00:31:32alors c'est vrai que
00:31:33effectivement la mairie de Paris
00:31:34a tendance à mettre tout
00:31:35dans les logements sous-occupés
00:31:37mais c'est un sujet
00:31:37les logements sous-occupés
00:31:38y compris donc les logements
00:31:39vraiment vacants
00:31:40les logements résidences secondaires
00:31:42à savoir combien de temps
00:31:42ils sont occupés l'année
00:31:43et le problème de la fiscalité
00:31:45c'est qu'à ce jour
00:31:46on a une fiscalité
00:31:47qui permet à des propriétaires
00:31:49finalement de payer moins
00:31:50en ne mettant personne dedans
00:31:5290 voire 100% de l'année
00:31:54plutôt que s'ils le mettaient à louer
00:31:55donc là l'idée c'est de dire
00:31:57je ne dis pas que c'est bien
00:31:58ou que ce n'est pas bien
00:31:58je dis juste
00:31:59que l'idée
00:32:00l'esprit de la mairie de Paris
00:32:01c'est de dire
00:32:02si aujourd'hui
00:32:03tu es plus fiscalité
00:32:04quand tu le laisses vide
00:32:05tu es plus fiscalisé
00:32:06quand tu le laisses vide
00:32:07que quand tu mets un locataire dedans
00:32:08ou que quand tu le vends
00:32:09ça peut les inciter
00:32:10donc ce n'est pas de la pure réquisition
00:32:11c'est fiscalement
00:32:13j'utilise l'arme fiscale
00:32:14pour essayer d'orienter les gens
00:32:15David, vous qui êtes agent immobilier à Paris
00:32:17vous vous dites que ça va donner
00:32:19de l'air au marché ?
00:32:21ça va libérer sûrement
00:32:22certains logements
00:32:24la mairie parle de 20 000 biens
00:32:25qui reviendraient dans la location
00:32:26je pense que ça peut aider
00:32:27certains biens à revenir à la location
00:32:29pas tous
00:32:29il y a des propriétaires
00:32:30qui sont je dirais
00:32:32un peu dégoûtés
00:32:32de la mise en location
00:32:33et qui ne mettront plus
00:32:35en location leurs biens
00:32:36pour certains
00:32:36et qui vont préférer
00:32:37les mettre en vente
00:32:38et d'autres qui étaient
00:32:39un peu en stand-by
00:32:40il y en a beaucoup
00:32:41qui attendent de voir
00:32:41leurs travaux
00:32:42leurs notes de DPE
00:32:42etc. qui sont un peu entre deux
00:32:44et peut-être que cette surtaxe
00:32:46les aidera à mettre en location
00:32:49Moi je pense sincèrement
00:32:50que c'est quelque chose
00:32:51à observer
00:32:51c'est-à-dire que se saisir
00:32:52de cette arme fiscale
00:32:53pour réorienter
00:32:54plutôt que tout de suite dire
00:32:56réquisitionnons
00:32:56ou alors ultra libérons le marché
00:32:59pour le coup
00:32:59je pense qu'il y a vraiment
00:33:00ce sujet
00:33:01de cette manière
00:33:02grâce à la fiscalité
00:33:03d'inciter les propriétaires bailleurs
00:33:04à investir
00:33:05ou à rester sur le marché
00:33:06et entretenir les biens
00:33:08le diagnostic de performance énergétique
00:33:10il a eu le mérite
00:33:11de créer une valeur
00:33:12une échelle de valeur
00:33:13la valeur verte
00:33:14si demain vous dites
00:33:15à tous les propriétaires bailleurs
00:33:16de bonne foi
00:33:16qui ont fait les travaux
00:33:17de rénovation
00:33:18que finalement
00:33:19il n'est plus opposable
00:33:20ce diagnostic
00:33:21il n'a plus de valeur
00:33:22c'est-à-dire que leur bien
00:33:23qui a été survalorisé
00:33:24par les travaux
00:33:25il risque d'en perdre
00:33:26moi j'ai peur
00:33:27de ces allers-retours
00:33:28sur la réglementation
00:33:29en matière de rénovation
00:33:31c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'Arthur
00:33:31parce qu'Arthur
00:33:31il va pouvoir nous en parler
00:33:32où est Arthur
00:33:34vous pouvez prendre un micro
00:33:35Arthur vous avez 34 ans
00:33:37alors vous êtes locataire
00:33:38d'un studio sous les toits
00:33:40ce qu'on appelle
00:33:41une bouilloire thermique
00:33:42aujourd'hui
00:33:42il a fait combien
00:33:43chez vous cet été ?
00:33:4440
00:33:45il a fait très chaud
00:33:46moi je me souviens surtout
00:33:48de 37 degrés la nuit
00:33:51et autant le jour
00:33:52je m'en arrange à peu près
00:33:54autant la nuit
00:33:55quand on ne peut pas
00:33:56se rafraîchir
00:33:56ça devient vraiment compliqué
00:33:57vous avez fait comment ?
00:34:00je ne sais pas trop
00:34:02je m'allongeais
00:34:03par terre
00:34:04parce que j'ai du carrelage
00:34:06au sol
00:34:06vous dormiez sur le carrelage
00:34:07pour être au frais ?
00:34:08comme les chats
00:34:09les chats font ça aussi
00:34:11sinon j'ai eu la chance
00:34:12de pouvoir partir
00:34:13je crois à la troisième canicule
00:34:16mon père m'a proposé
00:34:17de partir
00:34:18parce que lui non plus
00:34:19il n'en pouvait plus
00:34:20j'étais sur l'occasion
00:34:21mais là vous vous dites
00:34:22vous êtes locataire
00:34:23vous en avez parlé
00:34:24avec votre propriétaire ?
00:34:27non j'avais d'autres soucis
00:34:28déjà
00:34:28ça faisait des années
00:34:30que j'avais des infiltrations
00:34:31parce que je suis vraiment
00:34:32là on voit
00:34:33c'est une photo
00:34:34moi c'est les deux dernières fenêtres
00:34:35au fond
00:34:37bienvenue chez Arthur
00:34:37voilà
00:34:38donc en fait
00:34:39quand il pleuvait
00:34:40il pleuvait chez moi
00:34:41d'accord
00:34:41c'est bien
00:34:42vous profitez du temps extérieur
00:34:43quand il pleuvait chez vous
00:34:44quand il fait chaud
00:34:45c'était un four
00:34:46je dors presque à la belle étoile
00:34:48donc du coup
00:34:49j'ai d'abord réglé ce problème là
00:34:50qui m'a pris beaucoup de temps
00:34:51beaucoup d'énergie
00:34:52beaucoup de charge mentale
00:34:53il fallait rappeler le propriétaire
00:34:55pour lui dire
00:34:55maintenant il fait trop chaud
00:34:56ouais c'est ça
00:34:57donc
00:34:57vous avez bien reçu
00:34:58nos rapports
00:34:59ne sont pas forcément
00:35:00ne sont pas forcément vus
00:35:03améliorés
00:35:03de cet incident là
00:35:04donc
00:35:06non non
00:35:06chaque jour en son temps
00:35:07là j'ai
00:35:07j'ai géré la partie infiltration
00:35:10il y a eu des travaux
00:35:11enfin
00:35:13et après pour le DPE
00:35:14moi je pense que
00:35:14je vais juste déménager
00:35:16vous songez à déménager
00:35:17ouais
00:35:19mais ça en dit long
00:35:20son témoignage
00:35:21il est hyper frappant
00:35:22parce qu'au moment
00:35:22on veut justement
00:35:23alléger les contraintes énergétiques
00:35:26rallonger le calendrier
00:35:27de rénovation
00:35:28puisque c'est ça
00:35:29qui est au programme
00:35:29parce qu'on nous explique
00:35:30que mieux vaut dormir
00:35:31sous un toit
00:35:32un peu pourri
00:35:33que nulle part
00:35:34ben on a vu tout cet été
00:35:35des gens dormir
00:35:36dans des paroles
00:35:36je pense madame
00:35:37que vous n'êtes pas honnête
00:35:38parce que vous pouvez avoir
00:35:39un très bon DPE
00:35:39on l'a vu cet été
00:35:41et un DPE A
00:35:42et dans 30 ou 40%
00:35:43non non
00:35:44à chaque fois
00:35:44c'est la même chose
00:35:45vous allez dire
00:35:46les logements sont rénovés
00:35:48et ils sont mal rénovés
00:35:49même dans le neuf
00:35:49même dans le neuf
00:35:50j'habite dans le sud de la France
00:35:51j'ai la chance d'avoir la crime chez moi
00:35:52j'ai un logement neuf
00:35:54RE 2020
00:35:54dernier cri
00:35:55quand il fait 45 dehors
00:35:56on a fait le test
00:35:57il fait 30 ou 35 à l'intérieur
00:35:59même avec les dernières normes
00:36:00donc même avec les dernières normes d'isolation
00:36:02qui gardent la chaleur
00:36:02parce que tout est fait
00:36:03pour garder la chaleur
00:36:04donc c'est génial en hiver
00:36:05en hiver normalement
00:36:05quand c'est hyper isolé
00:36:07il n'y a pas de sujet
00:36:08vous consommez moins
00:36:09mais l'été ça devient infernal
00:36:11la chaleur reste enfermée
00:36:12donc il faut isoler
00:36:13quand vous avez la chance
00:36:14d'avoir la climbe
00:36:14oui mais bien sûr
00:36:15et il faut climatiser massivement
00:36:17et c'est ce qu'on propose
00:36:18avec Marine Le Pen
00:36:19un plan climatisation
00:36:20je ne vois pas
00:36:21comment on peut faire autrement
00:36:21j'ai des exemples à Paris
00:36:22je prends toujours l'exemple
00:36:23de mon frère
00:36:24qui vit dans un immeuble ancien
00:36:25qui a été rénové
00:36:26il est DPEC
00:36:27donc c'est génial
00:36:28pour l'ancien à Paris
00:36:29c'est rare qu'on ait cette note-là
00:36:30il a dû quitter
00:36:32son appartement
00:36:33pendant deux mois
00:36:33parce que c'était un immeuble
00:36:34donc le DPE
00:36:36quand le DPE a été mis en place
00:36:38le confort d'été
00:36:39n'a jamais été pris en compte
00:36:41dans la réhabilitation
00:36:42des logements
00:36:43justement
00:36:43on se dit qu'il y aura
00:36:44un avant et un après
00:36:45cet été 2026
00:36:46pour des logements
00:36:48comme celui d'Arthur
00:36:48pour un propriétaire
00:36:51il vit sous les toits
00:36:52donc à un moment
00:36:53le pape a beau être à Paris
00:36:54il n'y aura pas de miracle
00:36:55pour ceux qui vivent sous les toits
00:36:56c'est l'horreur
00:36:57j'ai vécu 15 ans sous les toits
00:36:58je me suis tapé des canicules
00:36:59il faisait 35 degrés chez moi
00:37:00désolé madame
00:37:01je ne vous ai pas entendu
00:37:02allez-y Anaïs Balou
00:37:03je n'ai pas entendu votre question
00:37:04ma question elle est
00:37:06on fait quoi pour ces logements-là
00:37:07c'est-à-dire
00:37:08j'ai l'exemple sous les yeux
00:37:09de Grégory Doucet
00:37:10le maire de Lyon
00:37:11qui vient de classer
00:37:13parmi les critères d'insalubrité
00:37:14la chaleur extrême
00:37:16en été d'un logement
00:37:16donc ça veut dire que
00:37:18l'appartement d'Arthur
00:37:20on le retire du parc locatif en fait
00:37:21alors moi déjà
00:37:23je veux dire que
00:37:24cet été a été l'horreur
00:37:25pour les locataires
00:37:26et pour ceux qui vivent
00:37:27dans des logements trop chauds
00:37:30ça a des conséquences sanitaires
00:37:32la chaleur
00:37:32ça multiplie par deux
00:37:34les risques de maladies cardiovasculaires
00:37:36et là où je m'inscris en faux
00:37:38de ce que dit monsieur Falcon
00:37:40c'est de dire qu'aujourd'hui
00:37:41le DPE ne rénove pas correctement
00:37:43parce qu'on n'a pas pensé à une chose
00:37:46c'est-à-dire la réhabilitation des logements
00:37:48en cas de forte chaleur
00:37:49donc c'est une politique d'adaptation
00:37:51au changement climatique
00:37:52et pardon de dire
00:37:53la clim ne va rien résoudre
00:37:55qu'est-ce qu'elle fait la clim ?
00:37:56évidemment ça rafraîchit votre logement
00:37:58mais ça expulse quoi ?
00:38:00de l'air chaud
00:38:01donc ça rafraîchit les villes encore plus
00:38:03moi je viens de Lyon
00:38:04deuxième ville de France
00:38:05la plus chaude de l'été
00:38:06et donc c'est invivable
00:38:08parce qu'il y a évidemment
00:38:09beaucoup de béton
00:38:10et dans les îlots de chaleur
00:38:11ce sont souvent
00:38:11les grands ensembles
00:38:12les quartiers populaires
00:38:13donc moi je veux dire
00:38:14que la clim ne résout rien
00:38:15qu'il faut réhabiliter les logements
00:38:17que par exemple
00:38:18appeler le propriétaire d'Arthur
00:38:20pour lui dire
00:38:21bien sûr
00:38:21mais malheureusement
00:38:22on a donc une loi
00:38:24qui est présentée
00:38:25par le ministre du logement
00:38:26en ce moment
00:38:27qui prévoit justement
00:38:28de remettre sur le marché locatif
00:38:30les DPEG et F
00:38:33et bien moi je trouve ça inadmissible
00:38:35en raison de ce qu'ont vécu
00:38:36les gens cet été
00:38:37il y a des gens qui sont morts
00:38:39dans leur logement
00:38:39parce qu'il ne faisait trop chaud
00:38:40donc soit on pense
00:38:41à une planification
00:38:42c'est-à-dire à une politique
00:38:44d'adaptation au changement climatique
00:38:45on a un investissement politique
00:38:48public
00:38:48dans la réhabilitation
00:38:49de ces logements
00:38:50que ce soit le parc privé
00:38:51mais aussi le parc public
00:38:52et on investit massivement
00:38:54c'est ça en fait
00:38:55qu'il faut voir
00:38:56pour les prochaines années
00:38:57parce que ça va aller
00:38:58de mal en pire
00:38:58Marie, moi quand je les écoute
00:39:00je me dis qu'on est
00:39:01dans la quadrature du cercle
00:39:02c'est-à-dire que
00:39:03si on enlève les DPE
00:39:05on va remettre sur le marché
00:39:06soit des passoires thermiques
00:39:07soit des bouilloirs thermiques
00:39:08soit les deux
00:39:09on aura froid en hiver
00:39:10on aura trop chaud en été
00:39:12et en même temps
00:39:12si on met des DPE
00:39:14on sort des milliers
00:39:15de biens du marché
00:39:17ou on met le curseur
00:39:18en fait c'est pour ça
00:39:19qu'il faut arrêter
00:39:19les gros allers-retours
00:39:20et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:39:21le diagnostic de performance énergétique
00:39:23il n'a rien sur le confort d'été
00:39:25vous avez un petit smiley
00:39:26c'est bon, moyen, mauvais
00:39:27donc oui c'est ça
00:39:28qu'il faut améliorer
00:39:29améliorer le diagnostic
00:39:30il n'avait jamais fait aussi chaud
00:39:31mais bien sûr
00:39:32mais il y a d'autres sujets
00:39:33par exemple
00:39:33on voyait chez vous
00:39:35le problème
00:39:35c'est que même si votre propriétaire
00:39:37était de bonne foi
00:39:37ce dont je doute
00:39:38si visiblement ça fait des années
00:39:39qu'il pleut chez vous
00:39:40il y a quand même un sujet
00:39:41autour des architectes
00:39:42des bâtiments de France
00:39:43de la capacité en copropriété
00:39:44de pouvoir faire les bons travaux
00:39:46c'est-à-dire mettre des volets
00:39:47c'est bête
00:39:48mais quand même ça aide
00:39:49mettre des volets
00:39:50avoir une isolation correcte
00:39:51c'est pareil
00:39:51les isolants utilisés
00:39:53dans le logement neuf
00:39:53c'est intéressant de savoir
00:39:54quel type d'isolant
00:39:55c'est peut-être un peu technique
00:39:56mais en fonction des isolants
00:39:57c'est tout pourri
00:39:58ou c'est vachement bien
00:39:59par ailleurs
00:39:59excusez-moi
00:40:00moi j'habite à côté de l'Espagne
00:40:01vous savez
00:40:03j'habite à côté de l'Espagne
00:40:04et les débats
00:40:05qu'on a ici aujourd'hui
00:40:05sur la climatisation
00:40:06leur paraissent
00:40:07mais complètement délirants
00:40:08complètement obsolète
00:40:09nous tout ce qu'on veut
00:40:10c'est améliorer le confort
00:40:11des logements des français
00:40:13l'hiver elle était
00:40:14pouvoir mettre des volets
00:40:16alors si vous voulez
00:40:16oui mais bien sûr
00:40:17la technocratie
00:40:18vous avez voté contre en commission
00:40:19et je vous ai expliqué
00:40:19que les bâtiments de France
00:40:20contre les volets
00:40:21et contre les brasseurs d'air
00:40:22on ne veut pas des brasseurs d'air
00:40:24on ne veut pas des brasseurs d'air
00:40:25dans un toit
00:40:26on veut la climatisation
00:40:27donc du coup
00:40:27les brasseurs d'air
00:40:28on veut la climatisation
00:40:29je pense que monsieur
00:40:30serait content d'avoir un brasseur d'air
00:40:31si je peux terminer
00:40:32c'est très bien
00:40:34nous on veut mieux que ça
00:40:35au moins ça
00:40:35on veut au moins
00:40:36on veut la climatisation
00:40:37pour les logements anciens
00:40:39en centre-ville
00:40:39vous avez raison
00:40:40c'est un vrai problème
00:40:40avec les ABF
00:40:41on a une réflexion
00:40:43avec des ingénieurs
00:40:44avec des architectes
00:40:45pour pouvoir déployer massivement
00:40:46la climatisation
00:40:47dans les centres-villes
00:40:48sans faire n'importe quoi
00:40:49sans tout dénaturer
00:40:50et que ça ne soit pas
00:40:50l'anarchie dans l'éco-propriété
00:40:51je ne vois pas
00:40:52comment on va faire autrement
00:40:53on est très en retard
00:40:54quand vous prenez la carte
00:40:55la surmortalité cet été
00:40:56je l'ai dit en commission
00:40:57vous étiez sans doute là
00:40:58la surmortalité
00:40:59elle est dans l'ouest
00:41:00et dans le nord de la France
00:41:02là où il y a peu de climatisation
00:41:03par habitant
00:41:05dans les départements
00:41:06et le sud
00:41:07s'en est plutôt
00:41:07bien sorti entre guillemets
00:41:08parce qu'on est déjà équipé
00:41:09ce que vous dites
00:41:09elle a sauvé des vies
00:41:10on n'a pas le choix
00:41:11elle va devenir inévitable
00:41:12assez sincèrement
00:41:12ça va être une pression sociale
00:41:13c'est à dire que
00:41:14qu'on le veuille ou non
00:41:15de façon idéologique
00:41:16il y a des collègues
00:41:16pour des raisons idéologiques
00:41:17qui refusent la climatisation
00:41:18mais ça va être
00:41:19une exigence sociale très forte
00:41:20Lyon c'est
00:41:22Lyon vivait une ville
00:41:22où c'est l'enfer l'été
00:41:23il fait 40 degrés
00:41:24voilà
00:41:24je ne sais pas
00:41:25comment vous allez faire
00:41:26uniquement avec des volets
00:41:27vous allez peut-être gagner
00:41:272-3 degrés
00:41:28ou éventuellement
00:41:29un peu d'isolation
00:41:29tant mieux
00:41:30mais vous n'arrivez pas
00:41:31à ce que vous comprenez pas
00:41:32c'est que nous
00:41:33on est dans une planification
00:41:34quand vous allez sur le terrain
00:41:36en circonscription
00:41:37quand vous êtes face aux électeurs
00:41:38quand vous allez sur les marchés
00:41:39comment ils vous parlent
00:41:40de la clim les gens
00:41:41ils ne vous disent pas
00:41:42mais il faut que vous bougiez
00:41:43sur ce sujet
00:41:43mais déjà en fait
00:41:44ils n'ont pas les moyens
00:41:45à la clim
00:41:45j'ai craqué
00:41:46j'en ai acheté une de clim
00:41:47je suis désolée
00:41:48les gens n'ont déjà pas les moyens
00:41:49de mettre la clim chez eux
00:41:50premièrement
00:41:51deuxièmement
00:41:51ça dépend si c'est un bailleur privé
00:41:53ou un bailleur public
00:41:54aujourd'hui
00:41:55les gens ce qu'ils veulent
00:41:56c'est à Lyon
00:41:57on a un gros problème
00:41:58il n'y a pas de volet
00:42:00il n'y a pas de brasseur d'air
00:42:01et donc il y a aussi
00:42:02une volonté
00:42:03pour les propriétaires bailleurs
00:42:06privés et publics
00:42:07d'imposer tout ça
00:42:08puisque si votre logement
00:42:10il n'est ni traversant
00:42:11il n'a pas de brasseur d'air
00:42:12il n'a pas de volet
00:42:12et bien c'est l'enfer
00:42:13donc il y a déjà
00:42:14une réhabilitation
00:42:15à ce niveau à faire
00:42:16et je pense que nous
00:42:17on est dans une volonté
00:42:18de planification
00:42:19c'est à dire on constate
00:42:20que l'adaptation
00:42:21au changement climatique
00:42:22il faut qu'on mette
00:42:24des politiques en place
00:42:25pour justement
00:42:25ne pas souffrir
00:42:26comme on a souffert
00:42:27cet été
00:42:27donc c'est à dire
00:42:28mettre en principe élémentaire
00:42:29ce que je viens de dire
00:42:31volet, brasseur d'air
00:42:32isolation
00:42:32isolation thermique aussi
00:42:34et puis ensuite
00:42:35on voit comment
00:42:36on arrive à faire
00:42:37en sorte de réhabiliter
00:42:38les logements
00:42:39qui sont déjà
00:42:40sur le marché
00:42:41qui ne sont plus
00:42:41sur le marché
00:42:42pour d'autres
00:42:42parce qu'il n'y a pas
00:42:43assez de personnes
00:42:46enfin voilà
00:42:46il y a énormément
00:42:47de choses à faire
00:42:48et je pense que
00:42:49la question du logement
00:42:50elle n'est pas juste
00:42:51unilatérale
00:42:52il y a plusieurs piliers
00:42:53et il faut engager
00:42:54une politique
00:42:55vraiment de rupture
00:42:57il faut qu'on aborde
00:42:58aussi le sujet
00:42:58du mal logement
00:42:59qui fait aussi partie
00:43:00de cette crise
00:43:01avoir un toit
00:43:01au-dessus de la tête
00:43:02c'est bien
00:43:02quand il pourrit
00:43:03on fait quoi
00:43:04on a commencé
00:43:05à en avoir un aperçu
00:43:06avec Arthur
00:43:07je vous propose
00:43:07de regarder ce reportage
00:43:08à Aubervilliers
00:43:09en Seine-Saint-Denis
00:43:10là-bas le maire
00:43:10a pris un arrêté
00:43:12pour bloquer
00:43:12le paiement des loyers
00:43:14dans un immeuble HLM
00:43:15qui était rongé
00:43:15par l'humidité
00:43:16et les cafards
00:43:19le 193 avenue
00:43:21Jean Jaurès
00:43:21à Aubervilliers
00:43:22est un ensemble
00:43:23typique
00:43:24des cités ouvrières
00:43:25des années 30
00:43:25du dehors
00:43:27rien n'a signalé
00:43:28mais à l'intérieur
00:43:30certains des 196 logements
00:43:32sont insalubres
00:43:33rongés par l'humidité
00:43:34et les cafards
00:43:35cette habitante
00:43:36de 78 ans
00:43:37sans eau chaude
00:43:38depuis un an
00:43:39se lave à la casserole
00:43:41on est abandonné
00:43:42complètement
00:43:43c'est tout
00:43:43on est abandonné
00:43:45et à partir du moment
00:43:46où vous réglez
00:43:47votre loyer
00:43:47convenablement
00:43:48c'est fini
00:43:48en plus
00:43:48j'ai donné
00:43:49l'autorisation
00:43:50de prendre
00:43:51sur mon compte
00:43:51chaque mois
00:43:52je suis foutu
00:43:53maintenant
00:43:54une expertise judiciaire
00:43:55a été demandée
00:43:56par la ville
00:43:56des études ont été
00:43:58réalisées en juillet
00:43:59des travaux
00:43:59ont débuté
00:44:00dans quelques appartements
00:44:01le maire de la ville
00:44:02a pris un arrêté
00:44:03pour bloquer
00:44:04le paiement des loyers
00:44:05ce n'est pas une fin
00:44:06en soi
00:44:06la suspension
00:44:07des loyers
00:44:08même hors charge
00:44:09ce que nous voulons
00:44:11c'est une réhabilitation
00:44:13globale
00:44:15ici
00:44:15et des parties communes
00:44:17et des logements
00:44:18pour que les locataires
00:44:20vivent
00:44:20dans les meilleures conditions
00:44:21parce que
00:44:22c'est leur droit
00:44:23c'est ça qu'il faut
00:44:24avoir en tête
00:44:25et je rappelle
00:44:26que cette résidence
00:44:27n'a pas connu
00:44:28de travaux de réhabilitation
00:44:29depuis plus de 30 ans
00:44:30pour le gérant immobilier
00:44:32seulement 6 logements
00:44:34sont concernés
00:44:35par ces problèmes
00:44:35les travaux
00:44:36dans les 6 logements
00:44:37dont les loyers
00:44:38sont suspendus
00:44:38sont déjà terminés
00:44:40début 2027
00:44:41l'ensemble des fenêtres
00:44:42la distribution d'eau
00:44:43le chauffage
00:44:44et les salles de bain
00:44:45seront concernées
00:44:46par des travaux
00:44:472 ans seront nécessaires
00:44:49pour venir à bout
00:44:49des 5 bâtiments
00:44:51voilà pour
00:44:52cette affaire
00:44:53de logements insalubres
00:44:55il faut en arriver
00:44:56Marie-Cœur de Roi
00:44:57à ces solutions
00:44:58de suspension des loyers
00:44:59on bloque le paiement
00:45:00et elle peut
00:45:00la dame
00:45:01un peu évidemment
00:45:01quand même
00:45:02elle est prélevée
00:45:03tous les mois
00:45:03elle peut stopper
00:45:04elle appelle sa banque
00:45:04et puis elle stoppe
00:45:05le paiement
00:45:05après c'est partout pareil
00:45:07c'est à dire que vous avez
00:45:08des bailleurs sociaux
00:45:10des bailleurs privés
00:45:11qui ne respectent pas
00:45:12la règle
00:45:13après sur les bailleurs sociaux
00:45:14je mets toujours
00:45:15un petit truc
00:45:15quand même
00:45:16je pense qu'il faut mesurer
00:45:17pourquoi on a autant de demandes
00:45:19aussi peu d'offres aujourd'hui
00:45:20et aussi peu d'entretiens
00:45:21aussi parce qu'il y a encore
00:45:22malheureusement des bailleurs
00:45:23qui n'arrivent plus
00:45:24à entretenir le parc HLM
00:45:25il y a quand même une mesure
00:45:27qu'a mis en place
00:45:27le gouvernement
00:45:28depuis une petite dizaine d'années
00:45:30depuis 2018
00:45:30ce qui s'appelle
00:45:31la réduction du loyer de solidarité
00:45:33je vais vous faire le sketch
00:45:34parce que c'est un peu complexe
00:45:35mais je vais essayer de simplifier
00:45:36la réduction du loyer de solidarité
00:45:38ça a l'air super sympa
00:45:39mais en fait ça ne l'est pas
00:45:40c'est une baisse des APL
00:45:41pour les locataires
00:45:42du parc social
00:45:43donc vous dites
00:45:44c'est très très méchant
00:45:45mais pour que ce soit
00:45:45un dollar pour eux
00:45:46qu'est-ce qu'ils ont demandé
00:45:47l'État a demandé
00:45:48aux bailleurs sociaux
00:45:49de baisser d'autant les loyers
00:45:50donc c'est vrai que c'est un dollar
00:45:52pour les locataires HLM
00:45:53ils ont eu une baisse de loyer
00:45:55mais ça équivaut
00:45:55à leur baisse d'APL
00:45:56ça veut dire quoi
00:45:57en cumulé sur deux mandats
00:45:59ce sont 10 milliards d'euros
00:46:01qui ont été récupérés
00:46:03de dépenses en moins
00:46:04pour l'État d'APL
00:46:05mais du coup
00:46:06de frais supplémentaires
00:46:07ou en tout cas
00:46:07de manque de trésorerie
00:46:09pour les HLM
00:46:09et donc aujourd'hui
00:46:10ils ne construisent pas
00:46:11ils ne rénovent pas assez
00:46:12pourquoi ?
00:46:13parce qu'aussi
00:46:13on leur a retiré de l'argent
00:46:15et ça il faut quand même le dire
00:46:16parce que c'est un sujet
00:46:17on ne peut pas s'étonner
00:46:18que la crise du logement
00:46:19soit ce qu'elle est aujourd'hui
00:46:20dans le privé
00:46:21comme dans le social
00:46:22et en même temps
00:46:22ponctionner 10 milliards d'euros
00:46:24au HLM depuis 2018
00:46:26chacun son tour
00:46:27vos préconisations
00:46:28pour le logement social
00:46:29si votre candidat
00:46:30est élu à la présidentielle
00:46:32la première chose
00:46:34et je rejoins
00:46:35ce que vous avez dit
00:46:35c'est évidemment
00:46:36depuis des années
00:46:37on a un désinvestissement
00:46:38de l'État
00:46:39sur la question
00:46:40de la compensation
00:46:41du gel des APL
00:46:42et de la baisse des APL
00:46:43de 5 euros en 2017
00:46:44c'est 10 milliards d'euros
00:46:47en moins
00:46:47pour les bailleurs sociaux
00:46:48je suis allée
00:46:49au congrès de l'USH
00:46:50et j'ai rencontré
00:46:51la présidente
00:46:52qui m'a dit
00:46:52pour rénover le parc
00:46:53nous avons besoin
00:46:54de 8,6 milliards d'euros
00:46:56c'est un congrès
00:46:56qui vient de se tenir
00:46:57à Bordeaux
00:46:57tout à fait
00:46:58et donc je crois
00:46:59qu'évidemment
00:47:00on peut faire le calcul
00:47:01assez justement
00:47:01que c'est un manque
00:47:02pour elles et eux
00:47:04pour réhabiliter
00:47:05le parc social
00:47:06bien sûr
00:47:07nous il y a
00:47:08la réhabilitation
00:47:08du parc social
00:47:10l'aide aux bailleurs sociaux
00:47:11et puis il y a aussi
00:47:12la question de la construction
00:47:13de logements supplémentaires
00:47:15on y reviendra
00:47:16peut-être tout à l'heure
00:47:17mais je crois
00:47:18qu'au vu du changement
00:47:20démographique
00:47:21de notre pays
00:47:22des familles monoparentales
00:47:24du vieillissement
00:47:24de la population
00:47:25et aussi la volonté
00:47:26pour nos aînés
00:47:27de rester chez elles
00:47:28et eux
00:47:28on arrive dans une tension
00:47:30et donc il faut construire
00:47:31des logements
00:47:31et là où je crois
00:47:33qu'il faut aussi aller
00:47:34c'est peut-être
00:47:35la question de la commande publique
00:47:36parce que le secteur
00:47:37du bâtiment
00:47:38aujourd'hui
00:47:39est en perdition
00:47:40il y a moins
00:47:41de commandes publiques
00:47:41parce que les collectivités
00:47:42territoriales
00:47:43ont moins de moyens
00:47:44donc ça c'est le projet
00:47:45de loi de finances
00:47:45que monsieur Falcon
00:47:47vote
00:47:47et je crois
00:47:48en tout cas
00:47:50vous le censurez pas
00:47:50donc vous le votez
00:47:53donc vous voyez
00:47:54en fait
00:47:55toutes ces questions
00:47:56elles sont très très liées
00:47:57il y a la question
00:47:57de la réhabilitation
00:47:58de la construction
00:47:59et bien évidemment
00:48:00du soutien aux bailleurs sociaux
00:48:02Frédéric Falcon
00:48:03déjà pour ce qui est
00:48:04de la situation
00:48:05de cette résidence
00:48:06c'est inacceptable
00:48:07c'est un bailleur social
00:48:08il a un agrément
00:48:09il touche des aides
00:48:10il touche des subventions
00:48:10les bailleurs sociaux
00:48:11sont très aidés
00:48:12ils sont exonérés
00:48:13de la taxe foncière
00:48:13ils sont exonérés
00:48:14de l'impôt sur les sociétés
00:48:15je pense qu'il y a autant
00:48:17d'histoires que de villes
00:48:18oui mais c'est inacceptable
00:48:19quand c'est un bailleur social
00:48:20j'ai discuté encore hier
00:48:21avec un ami
00:48:22qui est locataire
00:48:23du parc social
00:48:23qui a eu un problème
00:48:25il n'a plus de soldes
00:48:25ça fait trois mois
00:48:26c'est la RIVP à Paris
00:48:27ça traîne ça traîne
00:48:28on vous envoie des prestataires
00:48:29de prestataires
00:48:30enfin c'est très compliqué
00:48:31aujourd'hui
00:48:32quand vous avez un pépin
00:48:32dans un logement social
00:48:33pour qu'il se bouge
00:48:34et qu'il réalise des travaux
00:48:35donc ça c'est inacceptable
00:48:36oui mais quand c'est du public
00:48:38ça ne devrait pas se passer
00:48:39comme ça
00:48:39parce que ça devrait être
00:48:40très cadré
00:48:40le public devrait être exemplaire
00:48:42oui mais je sais qu'à ma gauche
00:48:43vous faites quoi
00:48:44à ma gauche
00:48:45on a les défenseurs
00:48:45de l'USH
00:48:46et madame Koss
00:48:47parce que c'est quasiment
00:48:48la même rhétorique
00:48:48que vous venez de développer
00:48:49pour le logement social
00:48:50on a eu un discours
00:48:51avec Marine Le Pen
00:48:52à Anna Beaumont
00:48:53on en a parlé il y a quelques jours
00:48:54sur votre plateau
00:48:54qui est assez radical
00:48:55nous on supprime la loi SRU
00:48:58on instaure la priorité nationale
00:48:59uniquement sur la nationalité
00:49:01bien sûr
00:49:01le seul critère
00:49:02ça sera uniquement ça
00:49:03est-ce que vous êtes parvenu
00:49:04à chiffrer cette mesure
00:49:05d'ailleurs
00:49:05à chiffrer le nombre de logements
00:49:07il y a une surreprésentation
00:49:08dans les attributions
00:49:09de 25% d'étrangers
00:49:10donc voilà
00:49:11on estime que
00:49:12c'est faux
00:49:12et autre sujet
00:49:13déjà c'est 14%
00:49:15de personnes
00:49:16ça c'est des chances
00:49:17et après
00:49:18c'est des chances
00:49:19quand vous déposez votre dossier
00:49:20d'avoir un dossier accepté
00:49:23et après
00:49:23vente d'une partie
00:49:25du parc social
00:49:25au locataire
00:49:26en transformant
00:49:27une partie des loyers
00:49:28en apports
00:49:28il ne s'agit pas
00:49:29de le faire n'importe où
00:49:30n'importe comment
00:49:30mais il faut absolument
00:49:32qu'une partie des locataires
00:49:33du parc social
00:49:33puisse devenir propriétaire
00:49:34de cette manière là
00:49:35parce que sinon
00:49:36avec quel taux
00:49:37parce que sinon
00:49:38ils n'y arriveront pas
00:49:39tout simplement
00:49:39alors après
00:49:39on peut rentrer dans le détail
00:49:40mais il y a des débats
00:49:42idéologiques là-dessus
00:49:43à Paris
00:49:44on refuse de façon idéologique
00:49:45la vente HLM
00:49:47je comprends
00:49:48parce qu'en fait
00:49:48vos mairies
00:49:50ne respectent pas
00:49:51la loi HLM
00:49:52quand vous vendez
00:49:53des HLM
00:49:54quand vous vendez
00:49:55des logements
00:49:55en HLM
00:49:56à des locataires
00:49:57le produit de la vente
00:49:59rapporte des revenus
00:50:00donc il y a
00:50:0110 000 ventes HLM
00:50:02par an
00:50:02sur 5 millions de logements
00:50:03l'idée c'est de monter
00:50:04à 40, 50, 60 000
00:50:06il n'y a pas assez
00:50:08de logements sociaux
00:50:10à louer
00:50:10et vous en fait
00:50:11vous proposez de les vendre
00:50:12donc il y en aura encore moins
00:50:13on continue
00:50:13les deux
00:50:14il y aura les deux
00:50:14il y aura à la fois
00:50:15la poursuite de la construction
00:50:16il y a un rythme
00:50:17de 100 000 constructions
00:50:18de logements sociaux par an
00:50:19il n'y a pas de soucis
00:50:20mais une partie sera également
00:50:21affectée à l'accession sociale
00:50:23à la propriété
00:50:23vous sortez une partie
00:50:24des locataires
00:50:25du parc existant
00:50:26vers l'accession sociale
00:50:27à la propriété
00:50:28vous libérez des places
00:50:28donc vous remettez la PL accession
00:50:30vous remettez la PL accession
00:50:31qui a été supprimée
00:50:32on n'est pas contre
00:50:33et je m'étais battu
00:50:33pour le maintenir
00:50:34avec d'autres collègues
00:50:35et donc on passe
00:50:36d'une logique de stock
00:50:37à une logique de flux
00:50:38voilà
00:50:38parce que sinon
00:50:39on assigne les français
00:50:40à résidence
00:50:40alors tout le monde
00:50:41ne pourra pas
00:50:41bien sûr devenir propriétaire
00:50:42je peux revenir sur ça
00:50:56donc ça c'est la première chose
00:50:57je ne crois pas que
00:50:58vu les taux bancaires
00:51:00auxquels nous avons le droit
00:51:01aujourd'hui
00:51:01permettent un accès
00:51:02à la propriété facilité
00:51:04vous voulez supprimer
00:51:05la loi SRU
00:51:06depuis qu'elle a été créée
00:51:07c'est un million de logements
00:51:08qui sont sortis de terre
00:51:11en 25 ans
00:51:12ça fait 40 000 par an
00:51:14on n'a pas attendu
00:51:14la loi SRU
00:51:15qui est là depuis 2014
00:51:16fait payer aux contribuables
00:51:18le fait qu'elle est hors la loi
00:51:20en ce qui concerne
00:51:21la loi SRU
00:51:21il n'y a plus de foncier madame
00:51:22il y a tout un tas de communes
00:51:24c'est vous qui voulez supprimer
00:51:25la ZAN
00:51:25bien sûr qu'il y a du foncier
00:51:26mais du coup il faut réguler
00:51:27les prêts du foncier
00:51:28la ZAN c'est le zéro artificialisation nette
00:51:30mais vous n'êtes pas cohérent
00:51:31sur la loi SRU
00:51:32vous dites qu'il y a un problème
00:51:34de construction
00:51:35vous dites qu'il y a un problème
00:51:36d'accès au logement
00:51:37et vous voulez faire en sorte
00:51:39qu'il n'y ait pas de logement
00:51:40accessible et abordable
00:51:41la loi SRU
00:51:42elle permet
00:51:42et pardon de dire
00:51:44mais vos mairies
00:51:45ne respectent pas la loi SRU
00:51:46et fait payer aux contribuables
00:51:49les taxes
00:51:50et les amendes
00:51:51mais comment ça se passait
00:51:51avant 2000
00:51:52on construit
00:51:52le logement social
00:51:53avant 2000
00:51:54ce qui est intéressant
00:51:55c'est comment on a un débat de fond
00:51:57parce qu'on aurait aimé
00:51:58avoir un collègue de la majorité
00:51:59parce qu'ils ont quand même
00:51:59un bilan à défendre
00:52:01et ils esquivent
00:52:02mais au moins
00:52:03on n'est pas d'accord
00:52:03on n'a pas la même vision
00:52:05on a deux visions extrêmement différentes
00:52:07mais au moins
00:52:07on a deux visions
00:52:08mais au centre
00:52:09ça aurait été sympa
00:52:10d'avoir un collègue
00:52:11de la majorité
00:52:12qui puisse un peu
00:52:12rendre des comptes
00:52:13sur la situation
00:52:14parce que nous
00:52:15on n'est pas au gouvernement
00:52:15on n'est pas responsable
00:52:16quand même
00:52:17quand il n'y a plus assez de logements
00:52:18on finit aussi
00:52:19par inventer d'autres façons
00:52:20de se loger
00:52:20et c'est pour ça
00:52:21que je voulais donner
00:52:22la parole à Sarah
00:52:23bonsoir Sarah
00:52:24vous êtes étudiante à Paris
00:52:25vous avez 20 ans
00:52:26et vous vivez en colocation
00:52:27quel âge a votre coloc ?
00:52:2994 ans
00:52:3194 ans
00:52:32je peux vous demander
00:52:33comment vous avez atterri
00:52:34chez elle ?
00:52:36en fait déjà
00:52:37il faut savoir
00:52:37que je ne viens pas du tout
00:52:38de Paris
00:52:39je viens du centre
00:52:40de la France
00:52:41et une fois
00:52:44que j'ai obtenu
00:52:45mon bac
00:52:45en fin terminale
00:52:46vient le moment
00:52:47qu'est-ce qu'on fait
00:52:48après ?
00:52:50et donc
00:52:50vous l'avez compris
00:52:51le centre de la France
00:52:52il n'y a pas beaucoup
00:52:53de...
00:52:54enfin c'est une petite ville
00:52:55il n'y a pas beaucoup
00:52:55d'études post-bac
00:52:56et donc
00:52:57j'ai été acceptée
00:52:59ici à Paris
00:53:00et je me suis dit
00:53:01pourquoi pas
00:53:02mais
00:53:03enfin j'avais déjà
00:53:04entendu
00:53:05entendu parler
00:53:06entendu dire
00:53:07qu'il faut aussi
00:53:08prendre à l'avance
00:53:08au niveau du logement
00:53:09mais je ne pensais pas
00:53:10que ça allait être
00:53:11aussi compliqué
00:53:12et
00:53:13j'avais foi au Crous
00:53:15mais finalement
00:53:15un peu comme Maël
00:53:18sans succès
00:53:19non
00:53:19sans succès
00:53:20et pourtant
00:53:21j'ai beaucoup
00:53:22j'ai beaucoup relancé
00:53:24j'ai fait toutes les phases
00:53:25d'admission
00:53:25mais à chaque fois
00:53:26sans succès
00:53:28je me suis retrouvée
00:53:29au début du mois de septembre
00:53:31sans logement
00:53:32là de cette année
00:53:33non non non
00:53:33moi là je suis en troisième année
00:53:35de ma première année
00:53:37du coup
00:53:37sans logement
00:53:39et
00:53:39bon
00:53:40j'ai une tante
00:53:40qui a bien voulu
00:53:41m'héberger chez elle
00:53:43mais c'est vrai
00:53:44qu'au bout de quelques mois
00:53:45ça commence à être
00:53:46un petit peu tendu
00:53:47parce que
00:53:48c'est pas chez moi
00:53:49il faut que je
00:53:50commence à trouver
00:53:53un logement
00:53:54et voilà
00:53:55c'est pas méchant du tout
00:53:56mais bon
00:53:56c'est pas
00:53:57c'est pas ma maison
00:53:58et voilà
00:53:59cette pression
00:54:00de trouver
00:54:02un toit
00:54:03un toit rapidement
00:54:04et comment vous arrivez
00:54:04à une colocation
00:54:06intergénérationnelle
00:54:06parce que c'est comme ça
00:54:07que ça s'appelle
00:54:07bah c'est ça
00:54:07j'y arrive
00:54:09cette pression
00:54:10du coup
00:54:10ça m'a
00:54:11en fait
00:54:12j'ai tenté
00:54:14partout
00:54:14j'ai encore continué
00:54:15le Crous
00:54:16encore sans succès
00:54:17de particulier
00:54:18en particulier
00:54:19et j'ai un ami
00:54:21qui m'a
00:54:21qui m'a parlé
00:54:22du coup
00:54:23d'une association
00:54:23qui s'appelle
00:54:24Ensemble de Générations
00:54:25qui rallie
00:54:26des personnes âgées
00:54:27qui souffrent
00:54:28d'isolement
00:54:28ou qui ont une chambre
00:54:29à proposer
00:54:30pour un jeune
00:54:31et des jeunes
00:54:32des étudiants
00:54:33ou bien
00:54:34des jeunes
00:54:35des jeunes travailleurs
00:54:36qui souffrent
00:54:37de précarité
00:54:37donc là aujourd'hui
00:54:38vous êtes chez cette dame
00:54:39qui a 94 ans
00:54:40oui
00:54:41vous vous entendez bien
00:54:42ça va
00:54:42oui on s'entend bien
00:54:44oui c'est super sympa
00:54:45et alors
00:54:46est-ce que vous lui payez
00:54:47un loyer
00:54:47non en fait
00:54:48j'ai une somme symbolique
00:54:49tous les mois
00:54:50de 10 euros
00:54:51j'ai une cotisation annuelle
00:54:52on vous voit
00:54:53toutes les deux
00:54:56vous lui payez
00:54:5710 euros par mois
00:54:58voilà c'est ça
00:54:59et en échange
00:54:59et en échange
00:55:00des services
00:55:03une présence
00:55:04la nuit
00:55:05le soir
00:55:06pour dîner
00:55:06avec elle
00:55:08bien sûr
00:55:08j'ai des soirées
00:55:09de libre
00:55:09une fois par semaine
00:55:11j'ai des week-ends
00:55:12de libre
00:55:12où je ne suis pas
00:55:13obligée de rentrer
00:55:14parce que voilà
00:55:15elle peut s'occuper
00:55:16elle a d'autres personnes
00:55:17qui s'occupent d'elle
00:55:18donc tout est bien
00:55:20encadré
00:55:21par un contrat
00:55:22de cohabitation
00:55:23intergénérationnelle
00:55:24donc on a vraiment
00:55:25été accompagnés
00:55:26de A à Z
00:55:28notamment avec
00:55:29ma référente
00:55:30qui se trouve
00:55:31à ma droite
00:55:31Géraldine Douté
00:55:33et
00:55:34voilà
00:55:35l'association
00:55:37elle est très bienveillante
00:55:38et elle se situe
00:55:39elle se
00:55:40elle se soucie
00:55:41énormément
00:55:41du bien-être
00:55:42du jeune
00:55:43et de la
00:55:44de la sénior
00:55:45pour faire en sorte
00:55:46qu'il n'y ait pas
00:55:46d'abus des deux côtés
00:55:47donc voilà
00:55:48c'est super bien
00:55:49je disais
00:55:49on invente
00:55:50ouais
00:55:50mais ça c'est génial
00:55:52en fait ce système
00:55:52d'habitat intergénérationnel
00:55:53ça fait quelques années
00:55:54qu'on en parle
00:55:55c'est formidable
00:55:56et pour les jeunes
00:55:57et c'est formidable
00:55:57pour les seniors
00:55:58il faut se rendre compte
00:55:59qu'aujourd'hui
00:55:59vous n'avez pas de seniors
00:56:00qui a envie de finir sa vie
00:56:01en EHPAD
00:56:02qui plus est aujourd'hui
00:56:03et donc pour rester chez soi
00:56:05ben en fait
00:56:06seul faire appel
00:56:08à des gens qui vont passer
00:56:08là on est en train aussi
00:56:10d'optimiser l'occupation
00:56:11des logements
00:56:11quand on dit que par exemple
00:56:12il y a beaucoup de seniors
00:56:13qui habitent
00:56:13des logements
00:56:14beaucoup trop grands pour eux
00:56:15parce qu'ils ont perdu
00:56:16leurs compagnons
00:56:17les enfants sont partis
00:56:18depuis longtemps etc
00:56:18au lieu peut-être
00:56:20de leur retirer le logement
00:56:20ben pourquoi
00:56:21ils n'abriteraient pas
00:56:22des gens qui cherchent
00:56:23c'est grand chez vous Sarah ?
00:56:24je pense à peu près
00:56:2670 mètres carrés
00:56:27donc à deux c'est
00:56:28un 12 pièces à Paris
00:56:30alors j'ai ma chambre
00:56:31mais vous vous dites
00:56:32que c'est un vrai choix
00:56:33que vous avez fait
00:56:34ou vous le subissez
00:56:35quand même un peu
00:56:36parce que dans l'idéal
00:56:37vous auriez aimé avoir
00:56:38un petit studio au Cruz
00:56:39voir une chambre
00:56:40à vous toute seule
00:56:41au début je me suis dit
00:56:42avant de connaître ça
00:56:43je me suis dit
00:56:44c'est un peu
00:56:45comme vous dites
00:56:46subir la chose
00:56:47mais au final
00:56:48on s'entend trop bien
00:56:49et puis
00:56:50j'ai même hâte
00:56:51de rentrer le soir
00:56:53pour être avec elle
00:56:54ouais vraiment
00:56:54je suis trop contente
00:56:55de cette solution
00:56:56voilà
00:56:58c'est super touchant
00:56:59c'est inspirant ?
00:57:00ouais
00:57:00je trouve que c'est
00:57:01une bonne manière
00:57:02de voir l'évolution
00:57:04démographique de notre pays
00:57:05d'un côté
00:57:06on a une crise du logement
00:57:07et un manque de logement
00:57:08et d'un autre
00:57:09on a aussi nos aînés
00:57:10qui souhaitent rester
00:57:11chez elles et chez eux
00:57:13qui souhaitent continuer
00:57:14à être autonome
00:57:15et vous l'avez évoqué
00:57:16avec notamment
00:57:16les scandales
00:57:17qu'il y a pu avoir
00:57:17dans certains EHPAD
00:57:19une peur aussi
00:57:20de partir de chez elles
00:57:22et chez eux
00:57:22et je trouve
00:57:23ce projet formidable
00:57:25surtout que là
00:57:26pour le coup
00:57:26c'est encadré
00:57:27par une association
00:57:28voilà il y a des choses
00:57:29qui sont faites
00:57:30et à l'heure où
00:57:31la santé mentale
00:57:32des jeunes aussi
00:57:33c'est une question
00:57:34que la santé mentale
00:57:35de nos aînés
00:57:36vis-à-vis de l'isolement
00:57:38c'est une question
00:57:38je trouve que c'est
00:57:39un bon procédé
00:57:40et je pense que
00:57:41vous avez beaucoup
00:57:42à vous transmettre
00:57:42et que peut-être
00:57:44que tu apprends beaucoup
00:57:44et elle apprend beaucoup
00:57:45de toi
00:57:46ça vous inspire
00:57:47ce genre d'initiative
00:57:49nous on est pour la liberté
00:57:49donc que les français
00:57:52s'organisent
00:57:53trouvent des solutions
00:57:54pour quoi habiter
00:57:55de façon intergénérationnelle
00:57:56c'est très bien
00:57:56il n'y a aucun problème
00:57:58mais ça n'enlève rien
00:58:00au fait qu'on manque
00:58:01de logements
00:58:01qu'il faut en produire massivement
00:58:02oui et qu'on en arrive
00:58:03à des solutions
00:58:04comme celle-ci
00:58:04en préparant cette émission
00:58:06j'ai découvert que
00:58:06je ne sais pas
00:58:07ça peut généraliser
00:58:08jamais les français
00:58:09n'ont été aussi nombreux
00:58:10à vivre en colocation
00:58:12il y a un moment
00:58:12en fait il n'y a plus le choix
00:58:14parce que les petites surfaces
00:58:16il n'y en a pas sur le marché
00:58:17et là je parle
00:58:17sous le contrôle
00:58:18du directeur
00:58:19de l'agence immobilière
00:58:20mais 44% des candidats
00:58:22à des colocs
00:58:23sont des actifs
00:58:24et la moitié d'entre eux
00:58:25sont en CDI
00:58:25vous le voyez vous aussi
00:58:26dans votre agence David
00:58:28prenez un micro
00:58:31on a beaucoup
00:58:32de demandes de colocation
00:58:33surtout aux rentrées étudiantes
00:58:35et on a un manque cruel
00:58:39de propriétaires
00:58:41qui comprennent
00:58:42le besoin de la colocation
00:58:46ils sont frileux
00:58:47parce qu'ils ne connaissent pas bien
00:58:48et en fait
00:58:48ils ont des a priori
00:58:50étudiants
00:58:50soirées étudiantes
00:58:52donc c'est vrai
00:58:53que le bailleur privé
00:58:54et la colocation
00:58:55c'est quelque chose
00:58:55il y a des appréhensions
00:58:56donc on essaye de les lever
00:58:57parce qu'en fait
00:58:59bien qu'on loue en colocation
00:59:00et ceux qu'on gère
00:59:01ça se passe parfaitement
00:59:02et souvent c'est des étudiants
00:59:03qui sont dans leurs études
00:59:04dans leur stage
00:59:05et qui restent généralement
00:59:07entre un an et trois ans
00:59:09et le propriétaire
00:59:11récupère facilement
00:59:11son appartement
00:59:12après sans problème
00:59:12bon vous savez
00:59:13l'heure est déjà passée
00:59:15on n'a pas eu le temps
00:59:15de parler des taux
00:59:16de crédit immobilier
00:59:17on parle de 4% en 2027
00:59:19même d'ici la fin de l'année
00:59:21on prend les paris
00:59:21à l'inhalé
00:59:223-9 à la fin de l'année
00:59:23on a compris
00:59:24que c'est un des thèmes
00:59:27centraux
00:59:27de la campagne présidentielle
00:59:29qui commence
00:59:30que la crise du logement
00:59:31il va falloir un big bang
00:59:32dont les candidats vont devoir
00:59:34s'occuper aussi
00:59:35merci vraiment
00:59:36à tous les deux
00:59:37d'être venus ce soir
00:59:37sur le plateau
00:59:38de chaque voix compte
00:59:38merci Marie-Cœur de Roi
00:59:39merci à vous
00:59:40cher public
00:59:41d'avoir joué le jeu
00:59:42ce soir
00:59:43et à vous
00:59:43chez vous
00:59:43de nous avoir suivis
00:59:45cette émission
00:59:45est rediffusée tout à l'heure
00:59:46à 23h30
00:59:47vous la retrouvez aussi
00:59:48à tout moment
00:59:48sur lcp.fr
00:59:50passez une belle fin de semaine
00:59:51sur la 8
00:59:52et à mardi 19h30
00:59:54pour chaque voix compte en direct
00:59:55bye-bye
00:59:55et à tous les jours
00:59:56merci à tous les jours