- il y a 39 minutes
Marie-José Gonand-Stuck
Romancière, lauréate des prix Victor-Hugo et Henri-Thomas
Romancière, lauréate des prix Victor-Hugo et Henri-Thomas
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur ma route, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:34Chers amis de Sur ma route, bonjour, très heureux de vous retrouver.
00:37Savez-vous où je suis cette semaine ?
00:39Là, je suis dans le parc qui longe la Moselle.
00:41Je suis à Epinal, dans le parc de la magnifique Maison Romaine, à côté d'un voisin tout à fait
00:48charmant.
00:48Ce lion qu'aime beaucoup, mon invité de cette semaine.
00:51Mon invité de cette semaine vous dira pourquoi elle aime bien ce lion.
00:53C'est Marie-Jo Gonanstuc, elle est écrivaine.
00:56Elle a été primée plusieurs fois, a pris Henri Thomas, a pris Victor Hugo,
01:01mais avant d'être connue par sa plume, elle a aussi été une enseignante au Greta et aussi en lycée.
01:09Elle nous emmènera d'abord dans son village natal, Upsi.
01:12Alors moi je disais Ubexie avant, mais il paraît que le E ne se prononce pas, Upsi.
01:15On est au nord d'Epinal et puis nous viendrons ensuite à Epinal pour deux séquences avec Marie-Jo Gonanstuc.
01:23Donc à tout de suite, je pars la rejoindre dans son village natal,
01:26tout près de l'abbaye et du couvent des chères sœurs qui ne sont plus là aujourd'hui.
01:31A tout de suite.
01:45Bonjour Marie-Jo.
01:47Bonjour Yannick.
01:48Ça va ?
01:48Ça va très bien.
01:49On est dans ton pays natal ?
01:50Oui, oui, je suis très contente de me retrouver dans mon pays natal.
01:53Tu prononces ça alors ?
01:54Alors j'ai appris ça quand même parce que pourtant je suis Vosgien.
01:59La Nancy mais Vosgien.
02:01Upsi.
02:02Enfin ça s'écrit Ubexie et tu prononces Upsi.
02:05C'est ça.
02:08Comme Nomexie qu'on prononce Nomexie.
02:09Ah ouais, on ne prononce pas le E en fait.
02:11Donc quand j'entendais les gens prononcer Ubexie, j'avoue que ça m'agacait un peu.
02:17C'est un peu comme les messins qui se sont agacés quand on dit Metz.
02:22Exactement.
02:22On les gère au moins qui n'aime pas qu'on dit Gérard Mère.
02:25Alors que c'est Gérard Mère.
02:26Voilà, c'est exactement la même chose.
02:31Je t'avoue qu'il y a une deuxième surprise quand on a préparé cette émission.
02:34On explique aux téléspectateurs, on a une conversation, on prépare un peu les choses.
02:39Et tu me dis, oui, oui, je suis natif de la Plaine des Vosges d'abord.
02:43Bon, alors Ubexie, j'essaie de bien le prononcer, je ne m'imaginais pas la Plaine des Vosges.
02:48C'est le pays d'Épinal, on est où ici pour préciser ?
02:52On est quand même, maintenant c'est rien du tout, mais à l'époque la Canva n'existait pas.
02:57Donc Ubexie et Épinal étaient deux endroits éloignés les uns des autres.
03:02Ah oui, c'est vrai.
03:03J'avais une tente qui habitait à Épinal, quand on y allait c'était quand même déjà un peu l
03:06'expédition.
03:07Bon, je me sens Vosgienne aussi bien sûr, mais mon mari qui est Bressot me dit toujours
03:14« Non, tu n'es pas Vosgienne, tu es Lorraine, tu es de la Plaine des Vosges ».
03:17Voilà, ça ne se discute pas.
03:20Oui, mais un mari Bressot, c'est un montagnard.
03:23Donc forcément, tout ce qui est autour de la Bresse n'est pas vraiment de la montagne.
03:26C'est ça.
03:27Bon, Cornimon, à la limite, ça peut encore aller.
03:30Et Gérard Armé.
03:30Et Gérard Armé.
03:31Bien sûr.
03:32Quand on est, tu passes ton enfance ici, on va en reparler, tout ça, et tu t'en vas avec
03:40tes parents,
03:41donc à l'âge de 7 ou 8 ans, même si Épinal c'est proche quand même, c'est quoi
03:45?
03:45C'est un déracinement pour une gamine quand elle s'en va à 7 ou 8 ans ?
03:48Oui, parce que disons qu'ici, on avait une totale liberté d'aller et de venir.
03:57Si on avait un vélo, on allait faire un petit tour à vélo, sinon on allait cueillir des pâquerettes.
04:03On pouvait cueillir certaines fleurs qu'on pouvait apporter au couvent,
04:07parce que les bonnes sœurs fabriquaient des tisanes aussi.
04:10Donc une liberté totale, évidemment, Épinal c'était plus du tout la même vie.
04:18Bon, on habitait encore dans l'école, puisqu'à l'époque les directeurs d'école habitaient toujours dans l'école.
04:22Ton papa était directeur d'école ?
04:23Donc avant de me marier, avant d'aller en fac, j'ai toujours vécu dans des écoles,
04:28tu vois, avec le bruit de fond de la cour de récréation, que j'ai à nouveau à Épinal,
04:34parce que j'habite près d'une école.
04:35Ça marque ça ?
04:36Oui, ça marque et j'adore, j'aime bien.
04:38Et ici, alors précise-nous, donc on est ici, là tu disais, c'était un couvent.
04:43Là c'était l'entrée du couvent.
04:44Du couvent, l'abbaye Notre-Dame de Saint-Joseph.
04:47Et là, tu vois qu'il y a encore la grille.
04:49Ah oui, oui, la vieille grille.
04:51Il y a encore la grille où la bonne sœur qui était à l'entrée, en fait, regardait qui sonnait.
04:58Parce que tous les paysans du village apportaient leur lait à cet endroit-là.
05:04Donc elles ouvraient la porte pour récupérer les bidons de lait.
05:08Nous, quand on apportait des fleurs, pareil, elles les récupéraient là.
05:12De temps en temps, on avait droit à un petit bonbon.
05:16Mais c'était le couvent qui faisait vivre tous les paysans du village.
05:22Un mot quand même, tu es une Vosgienne.
05:23On le voit, on est Huxy, région d'Épinal, capitale des Vosges.
05:29Comment tu décrirais les Vosges en quelques mots ?
05:32Je suis passé de la campagne à la ville et j'avoue, aimer les deux endroits tout autant.
05:40Oui.
05:41Donc j'ai raconté tout à l'heure, oui, ici c'était la liberté dans l'enfance.
05:46Et ce qui me reste, comme je suis venu par des petites routes.
05:49Oui.
05:50J'aime bien ce paysage vallonné.
05:55Ce n'est pas de la montagne, ce n'est pas tout plat.
05:59Donc j'aime beaucoup ce genre de paysage.
06:01Et j'ai remarqué qu'il n'y avait plus du tout de vignes.
06:04Alors que quand j'habitais ici, même longtemps près, il y avait pas mal de vignes.
06:10Il y avait du vin ?
06:11C'est un peu le même relief qu'à tout en fait.
06:13C'est un relief de côte.
06:15Mais il y avait du vin ?
06:15Il y avait du vin.
06:16Les paysans faisaient leur vin.
06:18Ah oui, c'est ça.
06:19Les bonnes années, ça va.
06:21Les mauvaises, c'est plutôt de la piquette.
06:23Oui, il y avait de la piquette.
06:25Mais chaque paysan faisait son vin.
06:29Mais on produit aujourd'hui, on va en profiter pour le dire, du très bon vin en Lorraine aujourd'hui.
06:35Oui, c'est vrai.
06:35C'est vrai.
07:01Donc là, on est dans le parc, je ne sais pas comment on dit, le parc de la Maison Romaine.
07:04Le parc de la Maison Romaine, oui.
07:06Elle est quand même surprenante.
07:07C'est aussi la Roseret, pardon.
07:08On dit aussi la Roseret.
07:09Ah oui, la Roseret.
07:09Elle est surprenante cette Maison Romaine comme ça.
07:11Ça dénote complètement.
07:13C'est quoi son histoire ?
07:14C'est surprenant.
07:15Son histoire, je ne la connais pas en détail, mais je sais que c'est une dame qui l'a
07:18fait construire, je pense, au début du 20e siècle.
07:22La construction a duré très longtemps et elle ne l'a jamais habité, cette maison.
07:29Et elle en a fait don à la ville d'Épinal.
07:32Donc moi, depuis toute petite, j'ai un lien avec cet endroit.
07:39Alors, je commence par le début.
07:41Je venais en vacances depuis UPSI.
07:44Oui, bien sûr.
07:44Nous avons quitté.
07:46Je venais en vacances chez ma tante, qui était directrice d'école aussi.
07:50Toute la famille était là-dedans.
07:51Ah oui, c'était des enseignants, là.
07:53Directrice de l'école de la rue de Nancy, donc tout près d'ici.
07:58Sûrement, sa fille était très grande, donc elle ne savait pas trop quoi faire de moi.
08:02Donc, elle m'emmenait ici.
08:04Et j'avais une fascination pour le lion.
08:10Mais toujours, d'ailleurs, ça m'est resté.
08:12Je te comprends.
08:13J'adorais ce lion.
08:15Et en plus, j'allais jouer.
08:16Il y avait déjà des jeux pour les gamins, un petit peu...
08:20Toujours au même endroit par là-bas.
08:23Alors ça, c'est la première étape.
08:24Donc, j'aimais beaucoup cet endroit.
08:26Quand je suis revenue à Épinal, j'ai d'abord travaillé au lycée Lapique.
08:32Et ensuite, j'ai travaillé pour le GRETAC, l'éducation nationale, dont le siège social était là.
08:38Et juste là ?
08:39Toujours aujourd'hui ?
08:40Ah non, non, c'est fini.
08:42Non, non, plus là.
08:42Non, ils n'y sont plus.
08:44Et donc, pendant les pauses...
08:45Greta, on précise juste que c'est...
08:46Groupement d'établissements.
08:47Voilà, c'est de la formation pour adultes.
08:49C'est de la formation pour adultes.
08:51D'accord.
08:51De l'alphabétisation au BTS.
08:53D'accord.
08:54Et donc, pendant les pauses, qu'est-ce que je faisais ?
08:59Je venais me balader ici.
09:00Je te comprends.
09:01Et j'allais voir les lions.
09:02Ou j'allais me balader là-bas, au bord de la Moselle.
09:05Mais est-ce que c'était l'époque où la maison romaine était, puisqu'elle en fait don à la
09:09ville d'Épinal, était bibliothèque déjà ?
09:12Non, elle n'était déjà plus bibliothèque.
09:13Ah, elle n'était déjà plus bibliothèque, d'accord.
09:15Non, non, non.
09:15Je n'ai pas les dates en tête maintenant, évidemment.
09:18Tout est parti à la BMI.
09:22Même cette magnifique bibliothèque.
09:23La très belle BMI qui est à l'entrée d'Épinal, c'est magnifique, c'est splendide.
09:27Donc, c'est fini plus longtemps.
09:28Mais quand j'étais au lycée, c'était encore une bibliothèque.
09:33Et le conservateur de la bibliothèque était un monsieur qui avait déjà un certain âge, un monsieur célibataire.
09:43Donc, il passait tout son temps ici.
09:45Et comme j'étais au lycée qui est tout proche là, enfin qui était tout proche,
09:49quand j'avais des soucis avec ma version latine, avec mon thème latin, je venais le voir.
09:55Il était ravi.
09:57Et ce qui était marrant, c'est qu'il était capable de lire le latin et le grec aussi d
10:02'ailleurs.
10:03Donc, comme ça, couramment quoi.
10:06Et je lui disais, mais il faut m'expliquer.
10:09Parce que je butais sur un accord ou un truc et là, il avait vraiment du mal à m'expliquer.
10:14Mais je l'aimais beaucoup.
10:16J'ai essayé de retrouver son nom, mais...
10:18Et puis, il y a une connexion ici aussi avec Jeanne Cressange ?
10:21Retrouver.
10:22Ah, Jeanne Cressange, alors c'est beaucoup plus tard.
10:24C'est même récent puisqu'elle est décédée l'année dernière.
10:27Oui, oui, oui.
10:29Et elle était ma première lectrice quand j'avais fini un roman.
10:32Et c'est elle qui m'a vraiment encouragée à écrire.
10:36Grand personnage, Jeanne Cressange.
10:37Oui, un grand personnage après que j'ai eu le prix Henri Thomas.
10:41Oui, c'était vraiment une féministe de la première heure.
10:45Elle faisait partie des 243.
10:49Et j'adorais parler avec elle parce qu'elle avait travaillé dans le monde de l'édition.
10:54Elle avait des tas d'anecdotes à me raconter.
10:57Bon, c'était un milieu quand même...
10:59Je ne m'ennuyais pas avec elle.
11:00Space.
11:01Plus son rôle de correctrice, elle me disait...
11:04Mais elle était très...
11:08Assez directive quand même.
11:09Elle me disait non, là, il faut que tu enlèves, ça ne va pas.
11:11Et elle me manque beaucoup aussi pour ça.
11:14Et puis les petits thés fumés là qu'on buvait ensemble.
11:17Elle habitait pas loin d'ici.
11:19Et à la fin de sa vie, deux, trois fois, je suis venue me promener ici avec elle
11:23parce que c'était proche de son appartement.
11:27Oui, c'était une femme extraordinaire et avec, surtout pour une femme de cet âge-là
11:33parce qu'elle était née, elle me disait tout, je pourrais être ta mère.
11:37Elle était née en 1929.
11:39Oui, elle allait de centenaire en fait.
11:41Donc elle était, oui, elle n'était pas loin de centenaire.
11:44Donc elle avait parcouru un long chemin.
11:47Elle me parlait aussi de ses terres d'origine, dans le Bourbonnet.
11:51Dans le Bourbonnet, bien sûr.
11:52Donc c'était vraiment une relation formidable et elle me manque.
11:57Je te comprends.
11:58Je te propose pour les téléspectateurs qui ne connaissent pas forcément Epinal,
12:02c'est qu'on aille là-bas au fond de la Roseray.
12:04Parce qu'on longe la Moselle.
12:06Là-bas, on longe la Moselle.
12:07On longe la Moselle et c'est très très chouette, on va aller faire un tour.
12:26Alors là, Marie-Jean, on est passé de l'autre côté de l'entrée.
12:29C'est magnifique, il y a une roserape.
12:31Ah oui, c'est splendide.
12:32On peut s'y promener, on peut bouquiner, on peut rêver.
12:37Et encore, je pense qu'au printemps, ce serait encore plus beau pour toutes les roses, les rhodos en fleurs.
12:45En se baladant, je pensais à un truc, parce que tout à l'heure, à la radio en venant,
12:48j'ai entendu les chiffres d'atouts France qui sont tombés aujourd'hui sur la fréquentation touristique en France.
12:53On cartonne en France cette année.
12:55Et le département des Vosges a aussi d'excellents résultats.
12:57Le département des Vosges est devenu très très attractif.
13:01Et parmi le département, évidemment, il y a Épinal.
13:05Qu'est-ce qu'il y a ?
13:06Parce que vraiment, Épinal, il y a plein de choses à voir.
13:08Tu le disais tout à l'heure, il y a une vie culture et l'intense.
13:10Qu'est-ce qu'il y aurait en priorité à voir absolument quand on vient à Épinal ?
13:14Tout le monde va se balader place des Vosges, évidemment, et voir la basilique.
13:19Sauf que la basilique, j'avais pensé à la basilique, bien que n'étant pas catholique,
13:26j'adore entrer dans la basilique, parce que je trouve que c'est vraiment une merveille.
13:32Mais là, elle est en réparation et ça va durer des années d'ailleurs pour la restaurer.
13:38Oui, alors la basilique, il y a aussi le chapitre, c'est-à-dire toutes les petites rues
13:44qui sont autour de la place des Vosges et qui étaient habitées souvent par les chânes noines.
13:48Ah oui, c'est vrai.
13:49Les mêmes carméens, en fait.
13:50Oui, oui, oui.
13:50Ah, la même population, donc c'est assez joli.
13:53Jacques Grasse-Ferre que j'ai reçu un jour nous a expliqué ça très bien, il y a quelques années.
13:57Sans doute, c'est un grand historien.
13:58Oui.
13:59C'est un grand historien.
14:01Quoi d'autre ?
14:01Le parc du château, qui est sympa, cela étant le château,
14:07il ne s'agit que de ruines et je préfère les voir de loin.
14:12Par exemple, depuis chez moi, le soir, c'est éclairé, c'est très joli.
14:16Mais chaque fois que j'y vais, je me dis, bon, finalement, c'est plus joli de loin que de
14:20près.
14:21En haut, c'est chouette.
14:21Mais la balade, la balade, parce qu'on a un point de vue sur Epinane qui est super.
14:26Oui, oui, et puis les vignes qui sont là, il y a une ambiance qui est chouette, vraiment.
14:29Oui, oui.
14:29Et puis je pense à ça aussi parce qu'il y a un parcours de kayak ici.
14:33Je crois que c'est on dit les bâtons, on dit les canoës.
14:37Alors, canoë kayak, canoë kayak, bon, je n'en fais pas.
14:42Moi non plus.
14:43Oui, sur le port, là, ils ont installé un nouveau circuit, disons, pour les canoë kayak,
14:51pour l'entraînement, il y a eu les championnats d'Europe il n'y a pas longtemps là-bas.
14:58Ça attire beaucoup de monde, les gens adorent ça.
15:00Et puis le port ?
15:00Alors qu'avant, ça se passait sur le canal, dans le centre-ville.
15:05C'est Seguin qui avait créé ce truc-là.
15:08Philippe Seguin, on le rappelle, pour les plus jeunes qui nous écoutent,
15:11qui a été maire de cette ville pendant plusieurs mandats.
15:13Et qui m'a reçu quand j'étais déléguée du personnel.
15:17Il avait une telle réputation que j'étais totalement stressée quand je suis arrivée.
15:22Mais déléguée du personnel de quoi, alors ?
15:24Du Greta.
15:25Ah, d'accord.
15:25Et comment il était, alors ?
15:27Quand je suis arrivée, il me dit, j'espère que vous avez bien préparé votre dossier.
15:33Ah, je lui ai dit, oui, oui, ça devrait aller.
15:36Puis en fait, ça s'est très bien passé.
15:38Et on a obtenu gain de cause, pas seulement grâce à lui, j'imagine.
15:43Mais je pense, il me l'a dit d'ailleurs.
15:45Il m'a dit qu'il avait des échos sur les problèmes des personnel de Greta.
16:04Alors voilà ton ami, enfin, Priscine.
16:06Que je connaissais deux noms, mais pas, on ne s'était jamais rencontrés.
16:09C'est vrai.
16:10Marie-Jo, en quelques mots, pourquoi l'on choisit ?
16:13J'ai choisi Priscilla parce qu'elle est la petite jeune de l'équipe ETT Vosgienne.
16:21Ah, d'accord.
16:22Voilà.
16:23Alors, Alix, Sylvestre et moi, bon, ça fait un moment qu'on se balade ici.
16:29Alors que Priscilla, non, on la connaît depuis ton premier livre, je ne sais plus, c'était quelle année ?
16:34Il y a deux, trois ans.
16:36Je vais te dire, parce que ça doit être marqué.
16:37On adresse, tiens, d'ailleurs, pendant que je recherche, je pense, un gros clin d'œil amical à Alix.
16:43Ah oui, ben oui, j'allais la citer, bien sûr.
16:45Ah, bien sûr, d'accord.
16:46J'allais la citer sans problème.
16:47Priscilla Durand, ça, c'est le deuxième.
16:49Yes.
16:50Et Marie-Jo a parlé d'ETT, c'est votre éditeur.
16:54Voilà.
16:54C'est un enseignant ?
16:55C'est...
16:56Il habite à Malzéville.
16:57Un petit mot, parce qu'il faut soutenir les éditeurs.
16:59Un petit mot, et sa compagne, ah non, sa compagne, sa femme, maintenant, qui s'appelle Rachel Valentin, qui travaillait
17:07à l'Est républicain.
17:09D'accord.
17:10Voilà.
17:10On les salue, c'est un métier difficile, et heureusement qu'on a les éditeurs avec nous.
17:16Oui, et ils sont formidables.
17:18Ah oui.
17:18Priscilla, entre vous, est-ce que vous montrez les manuscrits ? Est-ce que quand elle a fini un manuscrit,
17:23elle te le montre ?
17:25Oui, oui, oui. Pas plus tard qu'il y a deux semaines, j'ai relu son petit dernier.
17:29Qu'est-ce qu'il y a de quoi ?
17:30Alors, je ne vais pas le dire, ce serait ce qu'il est.
17:33D'accord.
17:33Ou elle vous le révélera, si on veut.
17:36Mais qu'est-ce que... Quand on est des amis comme ça, quand on lit un manuscrit, c'est-à
17:41-dire qu'il y a vraiment une confiance entre deux personnes,
17:44c'est pas toujours facile, peut-être, de dire les choses franco, si ?
17:47C'est jamais facile, mais ce qui est bien, c'est qu'on se comprend, c'est-à-dire qu
17:52'on sait qu'on peut facilement...
17:53Voilà, l'ego, il est toujours touché, c'est notre bébé, mais c'est pas grave, quoi.
17:57On sait qu'on est obligé de passer par cette étape qui, parfois, est un petit peu difficile, quoi.
18:02Non, ça ne pose aucun problème.
18:03D'accord.
18:03Voilà, on y va entre nous, puis on est de la même maison d'édition, de la même ville, on
18:07en profite.
18:08Et vous en tenez compte ?
18:10Alors, justement, oui, bonne question.
18:13J'en tiens compte, mais pas pour tout.
18:17Je peux donner un exemple ?
18:18Bien sûr, oui.
18:19Par exemple, dans mon petit dernier, comme elle dit, j'ai employé le mot « nègre ».
18:23Oui, oui, oui.
18:24Et Priscilla, qui est jeune, qui est évidemment lutte contre le racisme, moi aussi.
18:31Bien sûr.
18:31Mais j'ai utilisé ce mot-là dans un certain contexte, avec un certain personnage.
18:37Donc, c'était volontaire.
18:38Donc, ça, je l'ai gardé.
18:39Et en revanche, elle m'a fait d'autres remarques, dont j'ai tenu compte.
18:43Donc, on fait le tri, quoi, si tu veux.
18:46Est-ce que vous réussissiez, l'une et l'autre, à vous définir comme romancière ?
18:51J'ai lu, ou c'est peut-être dans la conversation qu'on a eue ensemble avec Marie-Jo avant
18:56l'émission,
18:57elle se définit plutôt, je crois, comme une exploratrice, je ne sais plus comment tu disais les choses,
19:02exploratrice des blessures.
19:04C'est une des parties.
19:05Est-ce que vous arrivez à vous ranger, comme ça, dans un genre ?
19:11Je peux me ranger, mais Priscilla, je peux te dire que ces deux romans n'ont rien à voir l
19:18'un avec l'autre.
19:19Donc, c'est difficile.
19:22On sent quand même, dans les deux, le vécu.
19:27Maintenant que je la connais un petit peu, je sens qu'il y a du vécu dans ces deux livres
19:33-là.
19:34D'accord. Mais alors, j'ai essayé de rechercher le titre du premier, je ne le retrouve pas.
19:39C'est « La joie nous portera ».
19:41Ah, « La joie nous portera », et donc « La petite gardienne des mots », c'est le deuxième,
19:45qui est paru il y a peu de temps, qui est paru « Aide-moi, aide-moi, aide-moi ».
19:50Il y a quelques mois.
19:51On est quelle année ?
19:53Oui, on est en 2026.
19:54En avril de l'année dernière.
19:56D'accord.
19:56Donc, avril 2026.
19:57En avril 2026.
19:58Autre question à toutes les deux, parce que je vois que vous répondez rapidement, donc c'est bien.
20:03Quel genre d'écrivaine vous êtes, c'est-à-dire dans le travail ?
20:06Comment vous vous organisez l'une et l'autre pour écrire ?
20:10Est-ce que c'est nocturne ? Est-ce que c'est avec une machine à écrire, une plume ?
20:13Comment ça s'organise ?
20:15Tu veux répondre en premier ?
20:17Vas-y.
20:18Alors, moi, je travaille encore.
20:19Du coup, des fois, c'est hyper compliqué de trouver du temps.
20:22Oui.
20:22Et ça va dépendre un peu de mon emploi du temps.
20:24Donc, parfois, j'arrive à travailler, à écrire ou corriger une heure tous les matins avant d'aller travailler.
20:30Parfois, je me mets des semaines complètes.
20:32Et là, c'est le tunnel un petit peu complètement.
20:36Ou là, je vais écrire, mais ça peut être des dizaines et des dizaines de pages en quelques jours.
20:42Voilà, ça peut vraiment varier selon même les saisons, les moments.
20:46Ah oui, c'est ça.
20:47Et toi, Marlés Joram ?
20:49Alors, je ne fonctionne pas du tout de la même façon.
20:51Déjà, j'ai plus de temps que Priscilla.
20:54Un petit peu plus.
20:57J'écris surtout l'après-midi.
20:58D'accord.
20:59J'écris surtout l'après-midi, ici même, là, derrière les rideaux, à mon bureau.
21:06On pourra les voir ?
21:08Mais bien sûr, depuis pas mal de temps, la fenêtre ouverte.
21:11Ce qui n'est pas désagréable, vu que j'ai un petit peu de verdure autour de moi.
21:16Je n'ai pas d'horaires rigoureux.
21:21Ça m'arrive aussi d'écrire le matin.
21:23Mais le plus souvent, c'est quand même l'après-midi.
21:27Est-ce que c'est difficile ?
21:28Je vois, alors, on voit les livres de Marie-Jo.
21:30Elle en a déjà sept ou huit à son actif.
21:36Deux, pour toi, Priscilla.
21:38Est-ce que c'est difficile ?
21:39On sait qu'il y a beaucoup de gens qui souhaitent être édités.
21:42Est-ce que c'est difficile d'émerger dans ce monde de l'édition ?
21:46Oui, c'est très dur.
21:48Et puis, il y a différentes étapes qu'on peut potentiellement passer si on se donne des challenges.
21:54Voilà, on fait déjà partie des chanceux et des travailleurs.
21:58C'est pas ce qu'on l'a verité.
21:59Des chanceux qui ont trouvé un éditeur.
22:01Voilà.
22:01Qui ont trouvé un éditeur, c'est ça.
22:02C'est pas si simple.
22:04Et en plus, alors, pour Marie-Jo, qui ont été lauréates de prix.
22:09Alors, ça, c'est quand même un super truc.
22:11Alors, prix Victor Hugo, si tu permets, je voudrais qu'on dise quand même un mot sur le prix Henri
22:17Thomas.
22:18Parce qu'on connaît moins Henri Thomas.
22:21Et c'est bien dommage qu'on le connaisse moins.
22:23C'était qui ce personnage ?
22:24Effectivement, c'est dommage.
22:26Donc, il est né à Anglément, comme tu le disais tout à l'heure.
22:30Il a, je crois qu'au collège, il était quand même incendié.
22:34Après, il a fait ses études secondaires à Nancy, à Poincaré.
22:39Oui.
22:39Ré Poincaré.
22:41Après, toujours un Henri, Henri IV à Paris.
22:44Oui, d'accord.
22:45Et après, de longues études littéraires.
22:47Mais j'ai fait quelques recherches sur le personnage.
22:50J'étais quand même copain avec André Gide.
22:53Et il a eu le prix Fémina pour ce livre-là.
22:56Ah oui, le Promontoire ?
22:58Pour le Promontoire.
22:59D'accord.
22:59Oui.
23:01Le Promontoire, je pensais que tous ces bouquins situés dans les Vosges,
23:04alors qu'en fait, le Promontoire, ce n'est pas le cas.
23:06J'ai lu ces deux-là seulement.
23:09Le Promontoire, ça se passe en Corse.
23:11Oui.
23:12C'est pas mal.
23:13Alors, il mérite d'être connu.
23:16J'ai beaucoup aimé les petites nouvelles, là.
23:20C'est marrant parce que je me souviens surtout de la première,
23:24qui s'appelle Le Sermon.
23:26Oui.
23:27Et c'est un gamin qui va à la messe.
23:28Son père n'y va pas.
23:30Son père ne met jamais les pieds à la messe.
23:31Mais lui, il doit quand même aller à la messe le dimanche matin.
23:35Et il doit résumer le serment du curé à son père.
23:38Ah oui.
23:38Qui ne va jamais à la messe.
23:40Il ne va jamais.
24:04Chez lui, il se dit, oh là là, ça va être horrible.
24:06Et là, je vais me faire engueuler.
24:09Et il a un oncle qui travaille dans le monde du cinéma, je crois,
24:13qui est là, qui est assez folklo, qui raconte sa vie.
24:18Donc, ses parents sont bouche bée, écoutent le tonton,
24:21et oublient complètement le serment.
24:23D'accord.
24:24Le voilà tranquille.
24:25Le voilà s'ouvrir.
24:26On le conseille aussi, Henri Thomas.
24:29Évidemment, Priscilla Durand, Marie-Jo Gonand-Stuc.
24:35Voilà, le voilà, le prix Victor Hugo.
24:38Et puis, prix Henri Thomas.
24:39Un tout dernier mot, parce qu'on est vraiment au bout du bout du bout du bout de l'émission.
24:44Un tout dernier mot.
24:46À toi, Priscilla, à toi, Marie-Jo.
24:48Vous travaillez sur des bouquins en ce moment ?
24:50Vous êtes sur des bouquins ?
24:50Ah oui, il est fini.
24:51Ah, il est fini ?
24:52J'ai remis le manuscrit vendredi à mon éditeur.
24:56Donc, il sera en librairie dans…
24:58Je ne sais rien du tout, parce qu'il a l'air très frileux pour 2027.
25:04Et Priscilla, le troisième ?
25:05J'ai encore quelques corrections à faire, dont celle de Marie-Josée.
25:10Mais c'est marrant, parce que je pars un petit peu sur le roman noir comme Marie-Josée.
25:14Ah oui, oui, oui.
25:15Je pourrais te faire une petite dédicace spéciale.
25:17Génial, on se reverra quand il sortira.
25:19Avec plaisir.
25:20Et puis, c'était une bonne idée de Marie-Jo de t'inviter.
25:23Et Marie-Jo, merci pour ta balade, qui a démarré dans ta ville, ton village.
25:28Et un petit coucou à Alix Sylvestre.
25:30Et un petit coucou à Alix, on t'embrasse.
25:31Car c'est grâce à elle que j'ai trouvé mon éditeur.
25:35Alix, on t'embrasse, et on va te dédier l'émission.
25:38Alix Sylvestre, qui est pris Erkman-Châtrillan 2024, je crois.
25:42Oui.
25:432024.
25:44À tout bientôt.
25:44Merci, mesdames.
25:45Merci.
25:46À bientôt.
25:47À la prochaine.
25:47À la prochaine.
26:10À la prochaine.