- il y a 58 minutes
Retrouvez le replay du pourquoi de l'Équipe de Greg du 24/09/2026.
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00:00Bonsoir Robert !
00:03Salut tout le monde !
00:04Ça va bien ?
00:05Bah oui ça va bien.
00:06Tant mieux.
00:06On a parlé de Ronaldo R9, hier on a parlé de la mini-amalle, aujourd'hui je vais parler de
00:10Michel Platini et Zinedine Zidane.
00:11Ça va.
00:12Le pourquoi on est premium.
00:13On parle que des grands joueurs.
00:15On va faire un parallèle donc aujourd'hui entre Platoche, tout simplement, icône des bleus comme joueur devenu sélectionneur,
00:21et avec Zinedine Zidane, pardon, icône des bleus comme joueur devenu sélectionneur.
00:26On va vous montrer du coup pourquoi Zidane marche sur les traces de Platini.
00:30Bah oui, ils ont troqué leur numéro 10 pour le costume de patron de l'équipe de France.
00:34Et bien évidemment, pour ceux qui étaient nés, en l'occurrence moi, leur situation maintenant de prendre en main, les
00:39bleus sont quand même très différentes.
00:40Oui, avant de vous montrer les similitudes, il faut rappeler quand même qu'il y a vraiment deux cas à
00:44dissocier,
00:44parce que Zinedine Zidane, il a sa carrière d'entraîneur déjà faite on va dire, il a tout gagné au
00:50Réal,
00:50alors que Michel Platini, lui, il venait tout juste de prendre sa retraite quand il est arrivé en tant que
00:54sélectionneur de l'équipe de France.
00:55On va revenir donc en 1988, le triple ballon d'or a 33 ans quand il prend en main l
01:00'équipe de France.
01:01Il arrive un peu en catastrophe, les tricolores ont mal débuté les qualifs de la Coupe du Monde 90,
01:05d'ailleurs les bleus ne parviendront pas à inverser la tendance.
01:07Ça se passe mieux en vue de l'Euro 92, 8 victoires en 8 matchs, mais derrière, élimination surprise au
01:12premier tour avec notamment le Danemark futur vainqueur.
01:14Bon, statistiquement, vous le voyez, le bilan reste bon, surtout que Platini a aussi lancé Laurent Blanc, Didier Deschamps, Emmanuel
01:19Petit, David Ginola, entre autres.
01:22Mais là où il y a une similitude, c'est que Michel Platini, comme Zidane est une icône,
01:26et il avait lui-même joué avec la plupart des joueurs qui constituaient son groupe,
01:30donc forcément, ils avaient un énorme respect pour lui.
01:33Et on va écouter pour ça Luis Fernandez, qui l'a connu donc comme coéquipier et aussi comme sélectionneur.
01:38On ne peut être qu'admiratif, on est admiratif parce qu'on regarde qu'on a affaire à un homme
01:43qui a quand même, en tant que joueur,
01:44il a eu trois ballons d'or, quand on regarde un peu aussi sa carrière, tout le monde le regardait,
01:50tout le monde le respectait,
01:51tout le monde était admiratif devant cet homme qui est Michel Platini.
01:56Donc Platini a eu immédiatement l'adhésion de son groupe, c'est normal, alors qu'en plus la période était
02:00difficile à l'époque,
02:01en termes de résultats, c'était pas foufou, et la Légende des Bleus l'a ressenti, lui aussi, il nous
02:06l'a dit,
02:06parce qu'on l'a eu au téléphone pour cette chronique, d'ailleurs on le remercie,
02:09et lui, évidemment, il se savait en terrain conquis avec ses hommes.
02:12Je pense qu'ils étaient contents que je sois là, moi je me suis considéré comme leur grand frère,
02:21puis je leur ai dit à certains, je leur ai dit par où vous allez passer, moi j'y suis
02:26passé,
02:26et donc on a à peu près les mêmes caractéristiques, on a les mêmes idées,
02:30on a les mêmes rêves.
02:32Et pour Zidane, depuis son arrivée, on ressent aussi cette admiration des joueurs.
02:36Évidemment, joueur immense, entraîneur immense, carrière incroyable, il a son aura aussi, Zinedine Zidane,
02:42qui est assez folle. En juin, d'ailleurs, dans un sondage Odoxa pour Winamax et RTL,
02:4544% des Français le désignaient comme le meilleur joueur de l'histoire des Bleus.
02:49Michel Platini, troisième, il venait juste d'être dépassé par Kylian Mbappé,
02:52il faut dire qu'on a fait le sondage en pleine Coupe du Monde aussi, donc forcément,
02:55ça peut aider l'actuel capitaine des Bleus, mais en tout cas, les joueurs de l'équipe de France,
02:59ces derniers jours, ils ont répété à quel point c'était un honneur d'avoir Zizou comme entraîneur.
03:03Ça fait plaisir, beaucoup de fierté, on les a suivis quand on était jeunes,
03:07quand on les regardait à la télé, maintenant on peut s'entraîner avec eux, c'est magnifique.
03:10Bien sûr, on était tous fans de lui quand on était petits, ça fait plaisir d'apprendre de lui maintenant.
03:15C'est un rêve éveillé, bien sûr, quoi de mieux que de recevoir quelques ballons de Zinedine Zidane
03:20pour un travail devant le but.
03:22Zidane, c'est Zidane, c'est la légende, c'est Zizou National, il représente l'élégance,
03:26il représente la grandeur, il a marqué l'histoire du football français de manière indélébile.
03:31Forcément, le fait d'avoir été un très grand joueur, ça aide aussi, ça vous légitime
03:35et ça favorise aussi les relations avec vos joueurs, une forme de proximité.
03:40On le voit par exemple, Zizou, il a eu des petits gestes ici avec Estéban Lepol
03:43pour mettre à l'aise aussi le Néo International.
03:46Et puis ce qui est naturel aussi, c'est l'autorité, pas besoin de se fâcher
03:49pour se faire respecter quand on est une légende comme ça,
03:51comme Michel Platini à l'époque, qui n'avait pas besoin d'élever la voix.
03:56Non, non, élever la voix Michel, non, non, je ne le vois pas comme ça.
03:59Donc calme, tranquille, posé, c'était assez clair, c'était assez précis.
04:04Et puis après, bon, quand on devait peut-être rater ou ne pas être à la hauteur,
04:09il avait l'occasion de vous le dire, mais peut-être pas devant tout le monde,
04:13certainement en aparté.
04:15Autre parallèle évident, ils sont tous les deux au centre de l'attention.
04:18C'est clair, on ne parle que de Zinedine Zidane cette semaine et c'est bien normal.
04:22Et en 1988, c'était la même chose évidemment,
04:25surtout que c'était vraiment une surprise que Michel Platini devienne le sélectionneur des Bleus.
04:28En tout cas, personne ne l'attendait aussitôt.
04:30Le jour de sa nomination, l'équipe titrait la bombe.
04:33Et du coup, évidemment, on ne parle que de lui, autant si ce n'est plus que les joueurs,
04:38ce qui est plutôt un avantage selon Bernard Casoni, ancien défenseur central des Bleus,
04:41qui a eu Platoche comme sélectionneur.
04:43Il absorbait beaucoup de pression aussi, ça ne le gênait pas du tout.
04:47Il était à l'aise là-dessus.
04:48Donc, c'était normal qu'il prenait la lumière.
04:50Il n'y avait vraiment pas de jalousie ou de quoi que ce soit là-dessus.
04:53En tout cas, personnellement, ça ne me gênait pas du tout.
04:55Au contraire.
04:57Alors, Bernard Casoni nous dit effectivement, il absorbait beaucoup de pression.
05:00Mais la pression, en même temps, il en avait énormément, lui, à titre personnel.
05:04Parce que quand on a été un immense joueur,
05:06les gens attendent que vous soyez un immense sélectionneur.
05:09Et on a retrouvé les archives aussi.
05:10Le lendemain de sa nomination, l'équipe qui titrait un article,
05:13un aller sans retour.
05:14Et dans l'article, on peut lire, si d'aventure l'expérience tourne mal,
05:17elle aura contribué à enterrer le seul homme consensuel du football national.
05:21Âgé de 33 ans, Michel Platini joue donc toute sa mise de footballeur.
05:25Alors, les mots sont forts.
05:27Mais du coup, nous, on a demandé à Michel Platini,
05:29est-ce que quand il a été nommé, il a eu peur d'écorner sa légende ?
05:32La réponse est assez claire.
05:34Pas du tout.
05:35Non, mais pas du tout.
05:36Je pense que l'équipe de France était au-dessus de tout.
05:39Si la fédération française, après avoir bien réfléchi,
05:41me demande de le faire, c'est qu'ils ont leur bonne raison.
05:43À moins d'accepter ou de refuser.
05:45Je l'ai accepté, je vous l'ai dit, par patriotisme.
05:47Ça a été un coup que j'ai pu et point final.
05:49Et que je suis très heureux de l'avoir fait.
05:52Ben voilà, c'est limpide.
05:53Et il a raison, son passage de sélectionneur.
05:55On n'a rien changé à sa légende de joueur.
05:56Et ce sera pareil pour Zidane, même si ça se passait mal.
05:59C'est pas la même époque, je sais pas, on en parlera après.
06:00C'est pas tout à fait la même époque,
06:01mais en tout cas, du mal à croire qu'on puisse penser du mal le Zidane,
06:04même si ça se passait très très mal.
06:05Mais bon, c'est un autre débat.
06:06Le mot de la fin pour Luis Fernandez, qui a très bien connu,
06:09enfin qui connaît très bien les deux hommes.
06:11Quand on les regarde les deux, quand on les voit dans leur carrière,
06:14quand on les voit ce qu'ils ont en eux,
06:17ce sont des personnages qui ont une certaine ressemblance.
06:20On les voit, il y a l'humilité, il y a cette simplicité,
06:22il y a ce respect qu'ils ont.
06:24Et puis en les connaissant les deux,
06:26je pense que Zidou a aussi les capacités
06:28dans cette émission qui l'attend.
06:30Bon, c'est vrai qu'il y a aussi des traits de caractère commun,
06:32comme il l'a dit, dans la simplicité, un petit peu,
06:34la discrétion, etc.
06:36Donc Michel Platini a tracé le chemin.
06:38Zinedine Zidane peut s'en inspirer,
06:40comme il l'avait fait d'ailleurs en tant que joueur
06:42à la Juventus Turin.
06:44Et puis petit signe du destin,
06:45premier entraînement de Zidane à Clairefontaine lundi,
06:47c'était sur le terrain Michel Platini.
06:48Merci Romain Aran, à vos côtés aujourd'hui.
06:51Merci.
06:52Arthur Girard, Baptiste Vautier, bien sûr.
06:54Bon, Olivier Rouillet, je viens vous voir en premier, bien sûr.
06:56En platoche, c'est votre pote, c'est votre génération, tout ça.
06:59J'ai l'impression, moi, quand je l'écoute,
07:02finalement, je l'ai fait.
07:03Ça n'a pas marché parce que l'Euro, malheureusement,
07:05a été un échec, mais les qualifs avaient été un succès.
07:06Pas de regrets.
07:08Est-ce qu'on peut comparer les deux, là ?
07:10Je ne sais pas si on peut comparer les deux tout de suite.
07:12On peut les comparer dans la carrière,
07:15même si Michel n'a pas été entraîneur de club à un moment donné,
07:17mais dans la carrière de joueur, on peut les comparer.
07:19C'est deux champions extraordinaires.
07:21Après, on ne peut pas les comparer dans la sélection.
07:24On va attendre un an, deux ans pour pouvoir éventuellement faire une comparaison.
07:29Et même pour la période, ce n'est pas la même.
07:31Il n'y a pas d'émissions quotidiennes, il n'y a pas de réseaux sociaux, il y a autre
07:34chose.
07:34On est complètement sur autre chose, ça n'a plus rien à voir.
07:36Mais il y a tellement de similitudes entre ces deux joueurs
07:40qui, l'un comme l'autre, n'ont absolument pas besoin d'élever la voix.
07:45C'est toujours calme.
07:46Il y a les gestes de complicité que vous voyez avec Zinedine,
07:50avec le petit Le Paul, etc.
07:51Michel, c'était pareil.
07:52Ils me disaient, moi, j'étais leur pote.
07:54J'étais leur pote.
07:55Et lui, il l'exprime, il dit, j'étais leur grand frère,
07:57je me suis mis dans cette position.
07:59Mais il était là pour les diriger, pour les emmener vers quelque chose.
08:02Tout comme Zidane.
08:04Ils ne sont pas là pour te mettre des coups de bâton ou quoi que ce soit.
08:06Ils sont là pour t'emmener et tu dois le suivre.
08:09Parce qu'on peut admettre quand même tous ici
08:12que leur parole, elle est forte.
08:15Elle est puissante.
08:16Et ils ont de l'expérience, donc respect.
08:19Et tu t'enfiles derrière.
08:20C'est marrant parce que vous dites, pas besoin d'élever la voix.
08:22Et moi, Alison, j'ai presque dit, pas besoin d'être sélectionneur.
08:25Ils l'ont fait, ils l'ont dit, pour sauver la patrie à l'époque
08:28ou parce qu'il en a rêvé.
08:29Mais en fait, leur carrière, leur vie, leur aura,
08:32elle est faite sans ce poste-là, non, finalement ?
08:34C'est aussi un vrai point commun qu'ils ont tous les deux.
08:37Vrai point commun.
08:38Et quant à Zinedine, je pense que sa force,
08:42elle réside surtout dans la gestion des égos,
08:45de trouver les mots justes.
08:47Quand t'as dirigé le vestiaire du Rial,
08:49avec toutes les superstars qu'ils ont,
08:52il a réussi à gagner trois ligues des champions d'affilée.
08:56Et pourtant, beaucoup ne payaient pas cher de sa peau au départ
08:58en disant qu'il allait en gagner une.
09:00Mais Ronaldo et Bale, ils ne se parlaient pas, par exemple.
09:02Voilà.
09:02Et moi, je pense que c'est là où il est très, très fort.
09:05C'est que c'est quelqu'un qui n'a pas forcément besoin,
09:07quelqu'un qui n'est pas très locasse,
09:09mais qui sait toujours trouver les bons mots, justement,
09:12avec les joueurs, justement, pour les guider,
09:15un peu comme dans ce rôle de grand frère,
09:16mais aussi en tant qu'entraîneur.
09:18Il ne va pas être là, vous tapez avec un bâton,
09:21être derrière le dos des joueurs constamment,
09:23mais il a trouvé le mot juste en te disant,
09:24écoute, ça, c'est ce que tu dois faire
09:26et c'est ce que nous, on attend de toi.
09:29Ah, bien sûr.
09:29Et la résonance n'est pas du tout la même, bien évidemment.
09:32Jérôme, vous avez connu différents coachs.
09:34Alors, du père tape dur au père tape mou.
09:38Mais finalement, est-ce que l'un dans l'autre,
09:40quand un de ces gars-là, de ces deux légendes-là,
09:43alors vous ne l'avez pas eus comme coach,
09:44mais vous dites un truc, vous dites,
09:45de toute façon, s'il le dit, c'est vrai.
09:47Ou est-ce que quand même, on a le droit de ne pas se rebeller,
09:50mais de se dire, je ne suis pas sûr.
09:51Du coup, il n'y a pas de contre-parole, pas de contre-pouvoir.
09:54Les deux disent quelque chose de très juste,
09:55c'est, s'ils ont envie, enfin, je vais leur montrer par où je suis passé.
10:00En fait, ce qu'ils veulent faire partager,
10:01c'est leur expérience de très, très haut niveau
10:03et leur expérience des échecs aussi, d'ailleurs.
10:06Et je crois que ce qui est important,
10:09Zidane ne va pas tout de suite révolutionner le jeu des bleus.
10:12On en a parlé tout à l'heure.
10:14Déjà, c'est bien la compo qu'il va faire et tout,
10:15mais dans le jeu, soyons patients.
10:17En revanche, tout de suite, ce qu'il peut faire,
10:20c'est mettre quelque chose de, une atmosphère
10:23où il va s'emparer des gars, s'emparer de leur empathie,
10:27où il va rentrer un peu dans leur tête.
10:30Tu vois, il y a des mois, je disais,
10:32moi, je pense que typiquement, mec comme Olysez,
10:35ou Cherki,
10:36avec Zidane, qui a joué à leur poste,
10:38qui a...
10:38La sensibilité.
10:39Et qui, lui, admire, et Zidane admire ces joueurs-là aussi.
10:42C'est-à-dire que cet échange-là d'expérience,
10:44je pense qu'au-delà du terrain,
10:46Zidane va porter énormément,
10:48comme Michel l'a fait à son époque,
10:49il va porter énormément en tant que vécu.
10:52Et ça, je crois que c'est peut-être, dans l'immédiat,
10:54au moins aussi important que ce qu'il va porter.
10:56Mais d'ailleurs, c'est ce qu'il a fait au Real Madrid.
10:58Souvenez-vous de ses interviews
11:00post-Zidane, post-époque Zidane au Real.
11:02Garrett Bale, par exemple, qui expliquait
11:03à l'entraînement, oui, ça suivait un peu
11:05ce qu'on faisait jusqu'à présent avec d'autres coaches.
11:08Mais en revanche, quand il était là, au milieu,
11:10et que vous faites une frappe devant Zinedine Zidane
11:11et qu'il vous donne un conseil d'ajuster votre geste,
11:14il dit, honnêtement, on était tous comme ça.
11:17OK, merci, monsieur.
11:19On va exécuter ce que tu disais.
11:20Modric le disait.
11:21Ce sont des joueurs qui sont extraordinaires.
11:23Parce que Zidane, il arrivait dans un vestiaire avec humilité.
11:25C'est ça qui est assez dingue.
11:26Comme Michel Platini, j'imagine.
11:27Mais devant ces gars-là,
11:29il n'est pas là à brandir son ballon d'or,
11:30sa Coupe du Monde, son championnat d'Europe
11:32ou les Ligues des Champions remportées avec le Real
11:34en tant que joueur ou entraîneur.
11:35Il était là dans un vestiaire du Real Madrid
11:37pour dire, Ronaldo, c'est un joueur qui est extraordinaire,
11:39il a cinq ballons d'or, qu'est-ce que je vais lui apprendre ?
11:40En revanche, il était là pour apporter un vécu, une sensibilité.
11:44Et moi, j'ai noté les plus grands joueurs de l'histoire, finalement.
11:47Quand vous avez une liste, Beckenbauer, Cruyff, Platini, Maradona
11:50et maintenant Zidane.
11:51Les autres ne l'ont pas vraiment fait,
11:52mais ils font partie des dix meilleurs joueurs de tous les temps.
11:55Mais ces gars-là, quand ils sont arrivés dans un vestiaire,
11:57honnêtement, quand vous êtes joueur,
11:58même si vous n'avez pas été tout le temps à cette époque-là
12:01assidu à regarder le foot parce que vous étiez trop jeune,
12:03vous êtes obligés d'être comme ça
12:05et vous vous inclinez, en fait.
12:06Celui qui était comme ça, c'est...
12:08Oui, non, mais juste, il y a aussi quelque chose de primordial,
12:10tu vois, simplement à l'entraînement, le geste.
12:13Tu t'en parlais et t'en parlais.
12:14Mais le geste que Zidane est capable de faire encore maintenant
12:17et que Michel faisait à l'époque,
12:19le geste est d'une telle pureté,
12:21d'une telle simplicité...
12:22On l'a vu cette semaine avec le entraînement, hop, il balance comme ça.
12:25Et je ne sais plus, je crois que c'est Le Paul qui dit
12:27« Ah bah oui, il a quand même encore un sacré toucher ».
12:29Rien que ça, rien que ça, le...
12:31Et vous, c'était votre édame, Platini, Johan ?
12:34Ah, moi, c'est un sujet vraiment très, très émouvant.
12:36Bravo, bravo déjà de l'avoir eu au téléphone, je suis très jaloux.
12:38Parce que Platos, encore une fois,
12:40moi, c'est le héros absolu de ma vie
12:41et j'ai eu la chance de vivre 4 ans à Turin
12:44et tous les jours, 20 ans après...
12:46Chez lui, je respirais, je ne sais pas.
12:48J'y vais dans son plafond, je faisais esprit criminel.
12:50Je lui faisais à manger.
12:51Et vraiment, j'étais 20 ans après
12:54et tous les jours, tous les jours,
12:56vraiment, c'est difficile parce que le temps passe.
12:58Aujourd'hui, les années passent, les générations passent.
13:00Mais Michel Platini, il a même changé la ville de Turin.
13:03Il a changé la mentalité de Turin.
13:05Turin, à l'époque, quand il arrive en 82,
13:06c'est une ville très, très ouvrière,
13:08une ville où il y a plein de problèmes.
13:09Et lui, il a mis des couleurs dans tout ça.
13:10Il a été le...
13:11En plus, lui, il arrête sa carrière en 87
13:13et en 88, il prend les bleus.
13:15Mais t'imagines, mais pendant 5 ans,
13:17c'était aussi devenu quasiment l'entraîneur de la Juventus.
13:19C'était pas seulement un joueur,
13:20c'était star, idole,
13:22ils aient tout, l'alpha et l'oméga,
13:23Rémus et Romulus.
13:24Et tu imagines un petit peu,
13:25il y a un an plus tard, il a...
13:26Faire ça, faire les symboles de roi à Mathurin, c'est fort.
13:28Oui, c'est vrai.
13:29Et c'est pour nous dire...
13:30Bravo Michel.
13:30Et 20 ans après,
13:31et nous, aujourd'hui, t'as vu Olivier,
13:32mais tu vois, mon papa,
13:34c'est des générations et des générations,
13:36mais on est au-delà de superstars,
13:37c'est un dieu du football
13:37et surtout très humain,
13:39le foot qu'on aime romantique.
13:40Voilà, c'était la phrase d'Emilie Ross
13:41que vous avez transmise à Johan Rioux.
13:43Merci, Romain.
13:44Bravo, bravo, bravo.
13:45Allez, on repart de Michel Taddy,
13:48demain évidemment.
13:49Allez, voici Tom Charabino,
13:50c'est sans abonnement,
13:51c'est un autre...
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