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  • il y a 24 minutes
À LA UNE / La France à sec, quelles solutions ?
En cette fin d'été 2026, la France fait face à une sécheresse des sols historique. Après un été exceptionnellement chaud et peu arrosé, les pluies restent insuffisantes et les sols continuent de s'assécher, avec des conséquences déjà importantes pour l'agriculture. Face à ces épisodes qui pourraient devenir plus fréquents et plus intenses, l'agriculture française doit repenser son adaptation : choix des cultures, pratiques agricoles, irrigation, gestion des sols et partage de la ressource en eau. Le stockage de l'eau est défendu par le monde agricole comme un moyen de sécuriser les exploitations, mais d'autres leviers sont également étudiés pour réduire les besoins en eau. Alors que les effets de cette sécheresse pourraient se prolonger, au-delà de la saison estivale, comment l'agriculture française peut-elle s'adapter durablement à un climat où l'eau devient plus rare ?
Invités :
- Simon Porcher, Professeur de sciences de gestion à l'université Paris Dauphine et auteur de « Nous sommes faits d'eau » (éditions les corps conducteurs)
- Aurélie Catallo, directrice agriculture et alimentation à l'IDDRI
- Gabrielle Bouleau, spécialiste des politiques de l'eau à l'INRAE

Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

LA QUESTION QUI FÂCHE / Visite du Pape : et la laïcité dans tout cela ?
Le Pape Léon XIV arrive en France du vendredi 25 au lundi 28 septembre pour une visite officielle exceptionnelle. Stade de France, Place de la Concorde, siège de l'UNESCO... des lieux emblématiques lui sont réservés pour l'occasion, non sans générer un certain coût. Les visites de Lourdes et de Metz coûteront respectivement 3,8 millions et 700 000EUR. Si la plupart de ces dépenses seront couvertes par l'Église et la générosité de ses donateurs, les frais liés à la sécurité incomberont bien à l'Etat français. « Le Pape est le bienvenu en France. Et l'honneur de sa venue ne doit pas nous faire abandonner nos principes laïques », souligne le député écologiste Alexis Corbière, dans une tribune publiée dans « Libération ». Dans quelle mesure les honneurs nationaux réservés au Pape Léon XIV entrent-ils en contradiction avec la loi de 1905 qui entérine la séparation entre l'Église et l'État ?
Invités :
- Alexis Corbière, député « écologiste et social » de Seine-Saint-Denis
- Christophe Bentz, député « Rassemblement National » de Haute-Marne

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:06Musique
00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voie compte sur LCP.
00:27Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité
00:30et de débats en direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Elsa Mondingava.
00:35Bonsoir Elsa.
00:36Bonsoir Adeline.
00:37Et Nicolas Domenak.
00:38Bonsoir Nicolas.
00:39C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir la France à cours d'eau.
00:43Le mois de septembre qui s'achève va sans doute être le plus sec qu'on ait jamais connu.
00:47Pas une goutte d'eau en vue par ailleurs.
00:50La sécheresse historique qui touche le pays depuis le début de l'été va-t-elle nous amener
00:54en fait à repenser notre rapport à l'eau ?
00:56Faut-il abandonner certaines cultures ?
00:59L'eau potable est-elle menacée ?
01:00Faut-il et comment stocker la pluie qui va tomber cet hiver ?
01:03On en parle dans la première partie de chaque voie compte.
01:07À 20h, quoi de neuf ?
01:08Nicolas Domenak.
01:09La première socialiste.
01:11J'ai bien peur qu'ils aillent dans le mur mais enfin on va voir ça.
01:13On verra ça tout à l'heure.
01:14Dans la deuxième partie de chaque voie compte,
01:17place à la question qui fâche.
01:18À la veille de l'arrivée du pape en France,
01:21jusqu'où peut aller une république laïque dans l'accueil d'un événement religieux majeur
01:25sans donner une place privilégiée à un culte ?
01:28Eh bien nous en débattrons tout à l'heure avec les deux députés Alexis Corbière et Christophe.
01:32Benz, vous pouvez vous aussi interroger nos invités
01:36ou nous faire part de vos réflexions.
01:37Vous flashez le QR code qui apparaît ici
01:39et c'est Elsa Mondingava qui reçoit vos messages
01:42et qui nous les transmet.
01:44Je n'y m'en ferai pas.
01:45On n'oublie pas Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure
01:47avec Marco Pommier.
01:49Voilà pour le sommaire.
01:50Installez-vous confortablement.
01:52Chaque voie compte, c'est parti.
02:01Et vous, c'était quand la dernière fois ?
02:03C'était quand la dernière fois que vous avez senti la pluie sur vous ?
02:07Il n'y en a quasiment pas eu au mois de septembre
02:09et la sécheresse des sols atteint un niveau historique
02:13et ce n'est pas une région qui est concernée
02:15mais 84% de l'Hexagone.
02:18Il a fait 37,7 degrés cet après-midi
02:21dans les Pyrénées-Atlantiques, à Navarrains exactement.
02:24On parle d'ores et déjà de sécheresse décennale.
02:27On fait d'abord un état des lieux avec Clément Perrault.
02:36En Gironde, des prairies grises, dures comme la pierre.
02:41Dans l'Oise, des rivières disparues.
02:45En Isère, des travaux lancés en urgence
02:48pour capter un nouvel affluent et éviter la pénurie.
02:51La sécheresse en France atteint des niveaux dramatiques.
02:55Nous, on l'observe, les populations de montagne l'observent.
02:57Le changement climatique, on en est vraiment victime au quotidien.
03:01Et là, ce qu'il nous manque, c'est de la pluie.
03:03Il n'y a pas plu de façon conséquente depuis environ trois mois.
03:08Ce mois de septembre est particulièrement sec.
03:11Voici sur cette carte les départements
03:13qui affichent un record absolu de sécheresse à cette période de l'année.
03:17La production agricole est directement impactée.
03:21Le maïs est à son niveau de récolte le plus bas depuis 1980.
03:25Sa production a chuté de 42% par rapport à l'an dernier.
03:29Les pommes de terre, l'avoine et les betteraves sont aussi à des niveaux alarmants.
03:34Même constat pour les fourrages.
03:36Les prairies sont trop sèches.
03:38Certains éleveurs commencent à utiliser les stocks prévus pour l'hiver.
03:41Les conséquences sur les prix sont déjà tangibles.
03:44En particulier les légumes frais, tomates, concombres et salades en tête.
03:49Mais à terme, cette crise pourrait toucher bien de plus de produits encore.
03:53Les distributeurs redoutent déjà une spirale inflationniste.
03:56Tout est dans le rouge pour dire qu'on va reprendre une grosse inflation.
04:00Parce que l'électricité, enfin, le gazoil est cher, le plastique va être cher
04:03et la matière première agricole va être chère.
04:06L'ampleur de cette sécheresse se mesure aussi aux restrictions d'eau massives
04:10qu'elle entraîne pour les agriculteurs comme pour les particuliers.
04:1393 départements sont aujourd'hui concernés, dont 74 au niveau de crise
04:19du jamais vu à cette période de l'année.
04:21Dans certaines communes, l'eau potable vient même à manquer.
04:25Des collectivités sont alors contraintes de faire venir des camions-citernes
04:28pour approvisionner la population.
04:32On parle beaucoup du prix de l'essence et de la visite du pape,
04:35des très fortes chaleurs aussi, et moins de la sécheresse,
04:38comme si la situation rendait l'opinion un peu indifférente.
04:41J'accueille sur le plateau de chaque voix compte Gabriel Boulot.
04:43Bonsoir.
04:44Bonsoir.
04:44Vous êtes chercheuse à l'INRAE.
04:46Vous êtes spécialiste des politiques publiques environnementales
04:48et de la gestion de l'eau.
04:50Merci d'être là ce soir.
04:51Bonsoir Aurélie Catalot.
04:52Bonsoir.
04:53Spécialiste des politiques agricoles à l'IDRI,
04:55l'Institut de développement durable et des relations internationales.
04:59Merci également de votre présence et je salue Simon Porchet.
05:01Bonsoir.
05:02Bonsoir.
05:02Vous êtes professeur en sciences de gestion à l'Université de Paris-Dauphine
05:06et vous publiez « Nous sommes faits d'eau » aux éditions
05:09« Les corps conducteurs ».
05:10Merci également d'être là.
05:12Je disais qu'il y a une forme d'indifférence
05:14tant on a parlé de la chaleur, tant on en a souffert.
05:17On parle moins de la sécheresse qui devient historique
05:22avec ce manque total de pluie au mois de septembre.
05:25Comment est-ce que vous, tous les trois, vous qualifiez la situation actuelle ?
05:30Aurélie Catalot d'abord.
05:31Pour le secteur agricole, la situation est dramatique
05:34parce que la sécheresse du septembre 2026
05:37s'ajoute à la sécheresse des mois précédents
05:40qui ont également vu survenir plusieurs épisodes de canicules
05:44et pour l'économie des exploitations agricoles,
05:46à cela s'ajoutent des aléas d'autres natures
05:48comme par exemple la hausse des prix des engrais
05:50liés au blocage du détroit d'Hormuz
05:51et tout un tas d'autres points de tension
05:55pour l'économie des exploitations.
05:57Donc en fait, tout s'accumuler,
05:59et pas uniquement la sécheresse du mois de septembre 2026,
06:02tout s'accumuler crée une situation d'extrême tension
06:06pour les exploitations françaises.
06:07Simon Porcher ?
06:08Moi je pense qu'on est en train de vivre
06:09une vaste répétition du monde de demain.
06:11On a eu un hiver extrêmement pluvieux,
06:1340 jours de pluie en continu avec des inondations
06:16sur tout l'ouest de la France
06:17et puis juste derrière, en fait, quelques mois après,
06:20des canicules en répétition,
06:22une sécheresse des sols record sur l'ensemble du territoire français,
06:25des nappes qui se vident,
06:26des rivières qui sont à sec,
06:28on a 44% des petits cours d'eau qui ont été complètement à sec
06:31et puis en plus, il ne pleut pas.
06:33En fait, on attend toujours la pluie
06:34et là, on est en mois de septembre,
06:36on doit entrer dans la saison des pluies
06:37et on a peur qu'il n'y ait pas du tout de pluie à l'automne.
06:39– Gabriel Boulot, quand on parle de sécheresse historique,
06:42de situation dramatique,
06:44qu'est-ce qui est vraiment historique ?
06:45C'est le manque de pluie, l'état des sols,
06:47l'état des nappes ou tout ça à la fois ?
06:49– Alors, comme l'a dit Simon Porcher,
06:51on n'a pas manqué de pluie l'hiver passé,
06:54contrairement à ce qui s'était passé en 2022
06:56où on partait avec un stock qui était faible.
06:58Là, on a bien rechargé les nappes l'hiver dernier
07:01mais en fait, au printemps, la sécheresse s'est installée,
07:05la consommation a beaucoup augmenté
07:08par rapport à ce qu'on avait l'habitude,
07:10notamment parce que quand la température augmente,
07:12tous les usages consomment plus d'eau
07:14et donc, ce qui est historique,
07:17c'est effectivement cette sécheresse,
07:19cette absence d'eau cumulée
07:22avec des températures qui augmentent
07:24les vapeaux de transpiration dans le monde agricole
07:26mais qui augmentent les usages tout azimuts,
07:29c'est-à-dire qu'on va aussi consommer plus d'eau potable
07:31on va aussi consommer plus d'eau industrielle,
07:33on va plus refroidir les centrales,
07:36on va avoir plus d'évaporation,
07:37y compris dans les canaux de navigation.
07:39Donc, en fait, tous les usages sont concernés
07:41et je dirais que ce que ça nous apprend,
07:44c'est probablement à penser l'intermittence.
07:47Et là, je dirais que la situation, elle est très contrastée
07:50parce qu'on a des départements qui ont déjà connu ça
07:53et qui, du coup, sont dans la perception
07:56et puis on a des départements et des populations
07:59qui sont encore dans le mythe de l'abondance
08:01parce qu'en fait, ils ont été protégés.
08:03Il y a des régions en particulier dont vous parlez là ?
08:05Je pense beaucoup au bassin de la Seine
08:07que je connais bien parce que j'anime
08:09un grand projet de recherche
08:11qui existe depuis 35 ans sur le bassin
08:13donc on voit bien les évolutions.
08:15Et en fait, le bassin de la Seine,
08:17il bénéficie d'une situation qui est protégée,
08:20on pourrait dire,
08:21par quatre grands barrages réservoirs
08:23qui sont en amont du bassin
08:25et qui soutiennent les tiages,
08:27donc qui récupèrent les pluies d'hiver,
08:29qui les stockent
08:29et qui peuvent restituer du débit
08:33pour soutenir la Marne, l'Aube, la Seine, Lyon.
08:36Et donc, en fait, les usages qui dépendent
08:38de ces cours d'eau
08:39ne se rendent pas forcément compte
08:40qu'on est en sécheresse.
08:42Et par exemple, une illustration,
08:43c'est que l'Oise, aujourd'hui,
08:45qui n'est pas bénéficiaire de ces lacs réservoirs,
08:48est en crise
08:49et donc il y a des restrictions sur l'Oise.
08:51La Marne et la Seine,
08:52qui sont soutenues par ces barrages,
08:54ne le sont pas encore,
08:56on peut les souligner.
08:57Mais alors, du coup, ça veut dire
08:58qu'au robinet,
08:59tout se passe comme d'habitude.
09:01Et beaucoup de services nous disent,
09:03nous, on ne s'inquiète pas
09:04parce qu'on est protégé par les grands barrages.
09:06Mais en fait, ces grands barrages,
09:08ils pourraient ne pas se remplir.
09:10Vous parliez, Simon Porchet,
09:12des pluies qu'on attend.
09:13Alors, j'ai regardé les prévisions,
09:15il n'y a pas de pluie
09:15avant au moins le 6 octobre pour le moment.
09:17Si la pluie revient mi-octobre,
09:20comment vont réagir les sols
09:21qui sont complètement asséchés ?
09:23En fait, il y a un risque de ruissellement
09:25de la pluie sur des sols
09:26qui sont trop secs.
09:27Donc, les sols n'agissent plus
09:28comme des éponges
09:28quand ils sont trop secs.
09:29Mais toute pluie, elle a bienvenue
09:31parce qu'elle va être absorbée
09:32par la végétation.
09:33Ça va permettre de recharger
09:34les lacs, les barrages,
09:36toutes les retenues
09:37qui sont artificielles.
09:38Et donc, ça permet aussi
09:39quand même d'humidifier les sols,
09:41même si, évidemment,
09:42ça ne va pas recharger les nappes.
09:43Et quand vous parlez de ruissellement,
09:44ça veut dire que l'eau
09:45va glisser sur les sols ?
09:46Potentiellement, oui.
09:47Alors, ça dépend des endroits,
09:48évidemment.
09:49Ça dépend aussi du niveau
09:50de sécheresse des sols.
09:51Ça dépend si c'est couvert de végétaux.
09:53S'il y a des végétaux,
09:53ça va être absorbé en surface
09:55par les sols.
09:56Mais ailleurs, effectivement,
09:57ça peut ruisseller.
09:58Et puis, dans les villes aussi,
09:58ça va de toute façon ruisseller
10:00et rejoindre les rivières
10:02et les nappes
10:02et la mer derrière.
10:03Mais au moins,
10:04ça amène un flot d'humidité
10:06qui est important de manière aussi
10:08à casser la sécheresse actuelle
10:10des sols.
10:11Mais quand on parle
10:12avec certains élus locaux,
10:13beaucoup redoutent
10:15des inondations terribles.
10:17Est-ce qu'ils ont raison ?
10:19Oui.
10:19En fait, ce qui se passe
10:20avec le réchauffement climatique,
10:22c'est qu'il y a plus
10:22d'évapotranspiration.
10:23Il y a plus d'évaporation
10:24de l'eau qui tombe.
10:26Et donc, un degré supplémentaire,
10:27ça entraîne 7% d'humidité
10:29en plus dans l'air.
10:30Donc, forcément,
10:30quand il y a des pluies,
10:31ça veut dire que l'air
10:32est plus chargé d'humidité
10:33et toute l'eau va retomber.
10:34Ce qui fait qu'on a l'impression
10:36parfois qu'il y a des pluies
10:36diluviennes de plus en plus fréquentes.
10:38Donc, oui,
10:39il y a un risque d'inondation.
10:40Il y a un risque d'inondation
10:41plutôt à l'hiver, évidemment,
10:42quand on est en période humide.
10:44Qu'est-ce qu'on appelle
10:45des pluies efficaces ?
10:46Pluies efficaces,
10:47c'est une pluie qui vient
10:48recharger les nappes,
10:49qui vient aussi recharger
10:50les rivières
10:52et donc qui peut être
10:52ensuite utilisée,
10:53qui ne va pas s'évaporer
10:54directement.
10:56Aurélie Catalot,
10:57les premiers témoins
10:58de cette catastrophe,
10:59vous le disiez,
10:59ce sont les agriculteurs.
11:00Le mois de septembre-octobre,
11:02c'est la période des semis.
11:04Or, quand on regarde
11:05les cartes,
11:06l'indice hydrique des sols
11:07en ce moment atteint 0%
11:09dans les 9 premiers centimètres
11:11de la terre.
11:12Ça veut dire quoi ?
11:13Que les agriculteurs
11:14doivent semer plus profond ?
11:17Non, ça veut plutôt dire
11:18que pour l'instant,
11:19ils ne sont pas certains
11:19de semer pour une partie
11:21d'entre eux.
11:21Ou alors, parfois,
11:23on voit se développer
11:24un phénomène
11:24qui n'était pas fréquent du tout
11:26pour le moment en France,
11:27qui est l'irrigation
11:28au moment du semis.
11:30C'est-à-dire,
11:30on plante en arrosant ?
11:32On arrose dans le sol
11:34pour qu'il ait le niveau
11:36d'humidité suffisant
11:37pour pouvoir pratiquer
11:38le semis
11:39et que la graine
11:39ait une chance
11:40de survivre
11:40et de pouvoir
11:41bien s'implanter,
11:42bien se développer.
11:44Donc oui,
11:44là, c'est vraiment
11:45un exemple typique
11:46de situations
11:46dans lesquelles
11:47les conditions
11:48ne sont pas réunies
11:50pour pouvoir entamer
11:51un cycle normal
11:52de production.
11:53Donc, ça met en exergue
11:55le fait que,
11:56face à une des grandes
11:57manifestations
11:58du changement climatique,
11:59même si ce n'est pas la seule,
12:00la sécheresse estivale,
12:02on est obligé,
12:03en tant qu'agriculteur,
12:04de repenser potentiellement
12:05tout ce qu'on appelle
12:06son itinéraire technique,
12:07c'est-à-dire tout l'enchaînement
12:09des tâches
12:10qu'il y a à faire
12:10pour mener un cycle
12:11de production.
12:12Et éventuellement,
12:13on est même obligé
12:14de reconcevoir son système
12:15dans sa totalité
12:16pour se dire,
12:17si à telle période,
12:18je ne peux plus faire
12:19ce que je faisais d'habitude,
12:21est-ce qu'il ne faut pas
12:21que j'essaye
12:23de changer les périodes
12:24auxquelles j'ai l'habitude
12:25de pratiquer
12:26telle ou telle activité,
12:27donc par exemple,
12:28anticiper des semis
12:29ou les décaler dans le temps,
12:30ou alors même
12:33investir dans des solutions
12:34qui vont mettre
12:35beaucoup de temps
12:35à se développer
12:37mais qui deviennent
12:38quasiment indispensables
12:39comme par exemple
12:40avoir recours
12:40à l'agrofloresterie
12:41en plantant des arbres
12:43et des haies
12:43pour se dire,
12:45au moins,
12:45à moyen terme,
12:46je vais avoir
12:47un peu plus d'ombre,
12:48je vais avoir des plantes
12:49qui vont être capables
12:50d'aller chercher
12:50l'eau plus profondément.
12:52Et est-ce que ça,
12:53c'est quoi ?
12:53C'est une réflexion personnelle,
12:55individuelle des agriculteurs
12:56ou est-ce que vous,
12:57il y a une concertation
12:58au ministère de l'Agriculture
13:00ou dans les chambres
13:01d'Agriculture ?
13:02Est-ce que c'est
13:03chaque agriculteur
13:03de son côté
13:04qui bricole son calendrier
13:06en quelque sorte ?
13:07Alors, évidemment,
13:08chaque agriculteur
13:09est en quelque sorte
13:09maître chez soi
13:10et donc est en première ligne
13:12pour prendre les décisions
13:13qui concernent sa ferme.
13:15Mais si on laisse
13:16complètement les agriculteurs
13:17seuls dans cette réflexion,
13:20là, on les place
13:21devant un défi
13:22qui les dépasse
13:22très largement
13:23parce que,
13:24évidemment qu'il y a
13:24quelques solutions
13:25d'adaptation
13:26qui sont éventuellement
13:27à la portée
13:28des agriculteurs,
13:28mais la grande majorité
13:30des solutions,
13:31elles relèvent plutôt
13:32de la reconception
13:33des systèmes
13:33de production agricole
13:34et elles vont avoir
13:35des conséquences
13:36en cascade
13:36sur l'ensemble
13:37des filières
13:38et donc elles supposent
13:39une mise en mouvement
13:40coordonnée
13:41d'autres acteurs
13:42que les seuls agriculteurs.
13:43Par exemple,
13:44si on part du principe
13:45que certaines cultures
13:46ne sont plus très adaptées
13:48face à la sécheresse
13:49dans des territoires
13:50et qu'il vaut mieux
13:51en mettre d'autres,
13:52eh bien encore faut-il
13:53pour l'agriculteur,
13:54non seulement,
13:54évidemment,
13:55qu'il sache techniquement
13:56gérer cette nouvelle culture
13:58mais aussi
13:58qu'il y ait quelqu'un
13:59pour l'acheter
14:00à un prix suffisamment réveillant.
14:02Il faut bien marcher.
14:02Justement,
14:03on a fait plusieurs reportages
14:04au sein de la chaîne parlementaire
14:05sur le sorgho,
14:06par exemple,
14:07qui est une serrale africaine.
14:08On voit qu'il y a
14:08certains agriculteurs
14:09qui se mettent à cultiver
14:10des pistaches
14:11ou alors des grenades.
14:13Est-ce que ça,
14:13c'est des solutions d'avenir ?
14:14Ça prend énormément de temps,
14:15je crois,
14:16pour produire.
14:17Est-ce qu'il faut aller
14:18vers ce genre de culture
14:19ou comme vous dites,
14:20est-ce que les Français,
14:20ils vont acheter du sorgho,
14:22des pistaches,
14:23s'adapter un peu
14:24à ces nouvelles plantes ?
14:26Bien sûr qu'il faut explorer
14:27en partie
14:28ce genre d'axe de solution
14:30qui va être l'implantation
14:32de nouveaux types de cultures
14:33mais il y a tout un tas
14:34d'autres leviers
14:34qui sont activables également
14:36sans forcément
14:36aller chercher
14:37des cultures
14:38qui pour l'instant
14:39ne sont pas très implantées
14:40chez nous
14:40et pour lesquelles
14:41il y a davantage de filières
14:42déjà qui sont en place.
14:43Par exemple,
14:44une solution,
14:45ça peut être de se dire
14:46je vais mélanger
14:47des différentes cultures,
14:49je vais implanter
14:50deux cultures
14:50de différentes natures
14:52en même temps
14:52parce qu'elles ne vont pas
14:53avoir le même système racinaire
14:55et donc elles vont être capables
14:56d'aller explorer l'eau
14:58dans des surfaces différentes
14:59du sol.
15:00Mais donnez-nous un exemple.
15:01Eh bien d'ordinaire
15:03un agriculteur
15:03il peut faire du blé
15:04une certaine année
15:05et puis l'année suivante
15:06il va éventuellement faire
15:08du maïs
15:09mais là ça ne va pas marcher
15:10dans mon exemple
15:11mais plutôt par exemple
15:11une légumineuse.
15:13Eh bien ce qu'on peut essayer
15:14de faire
15:14c'est plutôt de prendre
15:15un gros risque
15:16en ne faisant que du blé
15:17qui marche très bien
15:18si toutes les conditions
15:20sont réunies
15:20mais qui marche mal
15:21si les conditions
15:22ne sont pas bien réunies
15:23eh bien on va se dire
15:24je vais faire une graminée
15:25par exemple de l'avoine
15:26et puis je vais mélanger
15:27la même année
15:28avec une légumineuse.
15:30Je ne vais certes pas avoir
15:31le rendement maximal
15:33que j'aurais pu espérer
15:34si toutes les conditions
15:35étaient réunies
15:35mais par contre
15:36je vais sécuriser
15:38ma production
15:39et je vais avoir
15:40je vais être sûre
15:41d'avoir quelque chose.
15:42ne pas mettre tous ses oeufs
15:43dans le même panier
15:44voilà c'est exactement ça
15:45de toute manière
15:46face à la gestion des risques
15:47en agriculture
15:48et en particulier
15:49face au changement climatique
15:50la seule stratégie
15:52qui est gagnante
15:52à tous les coups
15:53en quelque sorte
15:53c'est le fait
15:54de ne pas mettre
15:54ses oeufs
15:55dans le même panier
15:56et vous le dites
15:57il y a quand même
15:57de vraies interrogations
15:58sur l'avenir
15:58de certaines filières
15:59illustration ce soir
16:00chez un cultivateur
16:01de betteraves sucrières
16:03en Seine-et-Marne
16:04la récolte vient de commencer
16:07et vous allez voir
16:08qu'elle n'est vraiment pas bonne
16:08reportage sur le terrain
16:09signé Hélène Bonduelle
16:10avec Eva Billon
16:15il y a une grue
16:15qui charge des betteraves
16:16dans la machine
16:17elle s'occupe
16:18de déterrer les betteraves
16:20et de retirer
16:21toutes les impuretés
16:22les feuilles
16:22la terre
16:23et les bouts de betteraves pourris
16:25tout ça
16:26c'est des betteraves
16:26qui sont pourries
16:27c'est des betteraves
16:28qui sont non marchandes
16:29elles ont crevé
16:30avec la sécheresse
16:30d'histoire d'anciens
16:31et tout
16:31on a toujours entendu parler
16:32de la sécheresse de 76
16:34et même eux disent
16:35qu'ils n'ont jamais vu ça
16:36c'est catastrophique
16:36c'est à peu près
16:38tout ce qu'il reste
16:38de la production
16:39de betteraves sucrières
16:41de Gauthier Charles
16:42de toutes ses cultures
16:44c'est celle
16:45qui a le plus souffert
16:46de la sécheresse
16:46de l'été
16:47il a pu en irriguer
16:49une partie
16:50les autres sont restés
16:51à sec
16:52on a mis de côté
16:52des betteraves
16:54irriguées
16:54et non irriguées
16:55là on voit bien
16:56la différence
16:57elle est flagrante
16:59par exemple
16:59pour bien qu'on se rende compte
17:01ça c'est une betterave
17:02qui a reçu
17:03environ 500 mm d'eau
17:05et ça c'est une betterave
17:06qui n'a pas eu d'eau
17:0760% de sa récolte
17:09est perdue
17:10ça ne va même pas
17:11couvrir les charges
17:11donc le revenu
17:12de la parcelle
17:13il sera négatif
17:15on va perdre de l'argent
17:16aujourd'hui
17:17avec les betteraves
17:19la parcelle non irriguée
17:20la voici
17:21là on trouve des betteraves
17:22qui sont complètement mortes
17:24voilà
17:26les feuilles qui craquent
17:28la terre fissurée
17:30et l'invasion du charançon
17:32cet insecte
17:33qui a proliféré
17:34avec la chaleur
17:35jusqu'à pourrir
17:36la betterave
17:38pourri
17:38pourri
17:39pourri
17:40le charançon
17:41après avoir piqué
17:43lui il se développe
17:44il retourne manger ses feuilles
17:45il retourne à l'extérieur
17:45de la betterave
17:46notre contrepartie
17:47il y a une maladie
17:48qui se développe
17:48qui s'appelle le rhizopus
17:49ça on ne peut rien y faire
17:51d'autant que la maladie
17:52a gagné les sols
17:53Gauthier n'est même pas sûr
17:55de pouvoir replanter
17:56l'an prochain
17:56je me demande vraiment
17:57aujourd'hui
17:58si c'est rentable
18:01même si c'est intéressant
18:01de vouloir continuer
18:03et s'acharner
18:03à faire cette culture
18:04est-ce que demain
18:05il ne faut pas arrêter
18:05la culture
18:06et puis voilà
18:07le seul souci
18:08c'est que
18:08si on arrête la culture
18:09de la betterave
18:10en France aujourd'hui
18:11c'est des outils industriels
18:12qui vont disparaître
18:13c'est nos sucreries
18:14qui vont fermer
18:15c'est du sucre
18:16qui va être importé
18:17avec des normes
18:17qui sont diagonalement
18:18opposées aux nôtres
18:19et c'est tout ce qu'on ne veut pas
18:20l'année dernière
18:21on avait connu
18:22des rendements
18:23un peu mieux
18:23mais là
18:26il parle quand même
18:27d'une fin de fermeture
18:29de la sucrerie
18:30au mois de novembre
18:31début novembre
18:34avec 20 000 hectares
18:36de perte de betterave
18:37dans le département
18:38l'unique sucrerie
18:40pourrait elle aussi
18:40se trouver en difficulté
18:44Gabrielle Boulot
18:44est-ce qu'il faut raisonner
18:45non plus en hectares cultivés
18:47mais en disponibilité locale
18:49de l'eau ?
18:50Tout à fait
18:50en fait
18:51effectivement
18:52l'eau a comme particularité
18:53d'être une ressource
18:54qui voyage mal
18:55parce qu'elle est lourde
18:57et donc très vite
18:59sur 100 km
19:00on ne va plus du tout
19:01être rentable
19:02on ne va pas avoir
19:03d'activité qui rentabilise
19:04les infrastructures
19:06qui sont nécessaires
19:06pour transporter cette eau
19:07et donc en fait
19:08on doit faire avec
19:09ce qui tombe sur un territoire
19:11et effectivement
19:12ce qu'on entend
19:13c'est que
19:13le statu quo
19:15la continuation
19:17de ce qu'on avait fait
19:18jusqu'à présent
19:19c'est plus possible
19:20parce que
19:21les climats futurs
19:24seront plus ressemblants
19:26à ce qu'on vient de vivre
19:27que à ce qu'ils ont été
19:29par le passé
19:30et alors évidemment
19:32quand on dit
19:33il faut faire avec
19:34ce qu'on a
19:34ça masque le fait
19:36que le paysage
19:38que l'on cultive
19:39il a aussi un effet
19:41sur la disponibilité en eau
19:42et en fait
19:44notamment
19:45dans les bassins
19:47sédimentaires
19:48la recherche des nappes
19:49elle dépend
19:51des paysages
19:52qui sont au-dessus
19:53alors on a dit
19:54que quand les sols
19:55étaient très secs
19:55ça ruisselait
19:56et que c'était
19:57probablement
19:58plus difficile
19:59de recharger les nappes
20:00en fait
20:00ce qui permet
20:01de recharger les nappes
20:02c'est que l'eau stagne
20:03pendant des mois
20:04dans des zones humides
20:06et qu'on maintient
20:07humide
20:08alors évidemment
20:08des zones
20:09qui ne sont pas
20:10en grande pente
20:12mais sur lesquelles
20:13on accepte
20:14de stocker cette eau
20:15et quand on stocke
20:16comme ça
20:16de l'eau
20:17pendant des mois
20:18et bien
20:19les activités
20:19sont forcément
20:20différentes
20:20de celles
20:21qu'on avait imaginées
20:21sauf qu'il y a
20:22un grand sujet
20:22sur la façon
20:23dont on retient l'eau
20:24tout à fait
20:25quand vous parlez
20:26de l'empêcher
20:28de couler
20:29pour qu'elle
20:29reste stagnante
20:31au-dessus de la terre
20:31pendant plusieurs jours
20:32voire plusieurs semaines
20:34vous pensez
20:35à quel ouvrage
20:36je pense
20:37juste à
20:38un cours d'eau
20:38qui déborde
20:39dans la plaine alluviale
20:40avec ce qu'on appelle
20:42éventuellement
20:42des zones
20:43d'expansion de crues
20:44c'est-à-dire
20:44qu'on va avoir
20:46quelque chose
20:47qui freine un peu
20:48de façon perpendiculaire
20:50au cours d'eau
20:51dans la plaine
20:51pour que l'eau
20:53s'infiltre
20:53évidemment
20:54c'est pénalisant
20:55pour les territoires
20:57qui sont récepteurs
20:59de ces zones
21:00d'expansion de crues
21:01et donc
21:01il faut envisager
21:02des formes
21:03de solidarité
21:03entre les bénéficiaires
21:06de la recharge
21:06de nappes
21:07qui sont parfois
21:07ces territoires aussi
21:08mais parfois aussi
21:09l'aval
21:10puisque une fois
21:11que ces nappes
21:12sont rechargées
21:12lentement
21:13elles s'écoulent
21:14aussi
21:15pour bénéficier
21:16aux territoires avals
21:17Il y a une question
21:17téléspectateur Elsa
21:18Oui tout à fait
21:20sur les syndicats
21:21agricoles
21:22qui ont prôné
21:23une forme
21:23de désobéissance
21:24en demandant
21:25justement
21:25de creuser
21:26des bassines
21:26il y a une question
21:27on nous demande
21:28pourquoi l'Etat
21:29ne conteste pas
21:30devant un tribunal
21:32on a entendu
21:33des paroles
21:34de la coordination
21:35rurale
21:36dire
21:36il faut creuser
21:36même si on n'a pas
21:37le droit
21:38notre téléspectateur
21:39nous dit mais est-ce que
21:39l'Etat peut faire
21:40quelque chose
21:40contre ces appels
21:42Alors moi je veux
21:43bien répondre
21:43parce que en fait
21:44c'est un des problèmes
21:46de l'eau
21:46c'est que
21:48il n'y a pas vraiment
21:49une justice pour tous
21:51sur les usages
21:53de l'eau
21:53et aujourd'hui
21:54il y a effectivement
21:56des pratiques légales
21:57et des pratiques
21:58moins légales
21:58qui sont pourtant
21:59peu sanctionnées
22:00et que ce soit
22:01en matière
22:02de prélèvement
22:03que ce soit
22:03en matière de pollution
22:04on est dans un système
22:06où en fait
22:07les personnes
22:07qui respectent
22:08bien le droit
22:09de l'eau
22:09ne sont pas toujours
22:10récompensées
22:11et que
22:13les illégalismes
22:13sont très peu
22:15sanctionnés
22:15Mais il n'y a pas
22:16que les paysans
22:16pardon
22:17il n'y a pas
22:18que les paysans
22:19bien sûr
22:19dans la population
22:20vous évoquiez
22:21tout à l'heure
22:21la mythologie
22:22qu'il y aura
22:22toujours de l'eau
22:24je voyais
22:24un préfet
22:25qui me disait
22:26chaque fois
22:26qu'il mettait
22:26un arrêté
22:27en disant
22:28maintenant
22:28il faut restreindre
22:29l'usage de l'eau
22:30et bien la consommation
22:32augmentait
22:32le lendemain
22:33et le surlendemain
22:34encore plus
22:35donc il y a quand même
22:36une progression
22:37dans l'opinion
22:37qui se fait difficilement
22:38Tout à fait
22:39mais je pense que
22:40si on veut progresser
22:41dans l'opinion
22:42il faut que ça progresse
22:44de façon juste
22:45c'est à dire
22:45qu'effectivement
22:46c'est très important
22:47que les gens
22:50aient le sentiment
22:50qu'on est tous
22:52à la même règle
22:53et qu'il n'y a pas
22:54de passe droit
22:54or aujourd'hui
22:55on ne peut pas dire
22:57qu'on est dans
22:58cette situation
22:59qui est du coup
23:02légitime
23:02qui serait
23:03des restrictions
23:04largement partagées
23:06on a effectivement
23:08besoin
23:09de se
23:11faire confiance
23:12mutuellement
23:13dans la manière
23:14dont on gère l'eau
23:14Simon Porcher
23:15on parle de la canicule
23:17de cet été
23:17comme d'un électrochoc
23:19dans l'opinion
23:19par rapport à notre adaptation
23:21au fond de chaleur
23:22est-ce que
23:23cette sécheresse historique
23:24elle doit être
23:25comme disent les américains
23:26un wake-up call
23:26c'est-à-dire qu'à un moment
23:27il faut aussi qu'on revoie
23:28non pas seulement
23:29nos adaptations
23:30aux chaleurs
23:31pour notre corps
23:31mais aussi
23:32notre adaptation
23:34sur l'eau
23:34bien sûr
23:35il faut qu'on revoie
23:36nos institutions
23:36parce qu'on a des institutions
23:37qui gèrent très bien
23:38l'abondance
23:39mais très mal la rareté
23:40et on ne peut pas gérer
23:41avec des restrictions
23:42de crise
23:43qui vont arriver
23:43tous les ans
23:44maintenant
23:45l'eau
23:45il faut revoir
23:47nos institutions
23:47mais quelle est l'urgence
23:48aujourd'hui
23:48vous dites les institutions
23:49pourquoi ?
23:50oui bien sûr
23:50mais il faut revoir
23:51la manière dont on partage l'eau
23:52et je pense qu'il y a
23:53deux urgences
23:54une urgence qui a la performance
23:56personne n'aime le gaspillage
23:57donc on peut rendre
23:57la goutte d'eau plus efficace
23:59on peut mieux valoriser
24:01toute eau qui est prélevée
24:02et donc on peut réparer
24:03les fuites qu'on a
24:03dans les canaux
24:04dans les canalisations
24:04on peut commencer par ça même
24:06très bien
24:06on peut réutiliser
24:07les eaux usées
24:08dans l'industrie
24:08on peut aller sur
24:09l'irrigation goutte à goutte
24:11ou sur des méthodes
24:14améliorer le stockage naturel
24:15de l'eau
24:16quand on parle de stockage
24:17on pense tout de suite
24:18à des méga-bécines
24:19mais en fait
24:19il y a tout le stockage
24:20naturel de l'eau
24:21les forêts
24:21les zones humides
24:22qui permettent de stocker de l'eau
24:23donc ça c'est le premier volet
24:24celui de la performance
24:26puis il y a le volet sobriété
24:26évidemment
24:27et ça c'est un volet politique
24:28il faut différencier
24:29le superflu de l'essentiel
24:30et là il y a un besoin
24:32de consultation démocratique
24:33et on ne consulte absolument pas
24:34les citoyens sur l'eau
24:35or quand on voit
24:37qu'il y a certaines activités
24:38qui veulent s'accaparer l'eau
24:39il y a un risque
24:40de gilets jaunes autour de l'eau
24:41et ce risque de gilets jaunes
24:42il ne vient pas des agriculteurs
24:43en fait
24:44il vient de la population
24:44Juste un point sur la performance
24:45que vous évoquez
24:46parce qu'il discutait
24:47est-ce que les bassines
24:48ça s'évapore
24:49ou ça ne s'évapore pas
24:50est-ce que c'est bien
24:51techniquement ou pas ?
24:52Les bassines en fait
24:54c'est ce que j'appelle
24:55moi une maladaptation
24:56il y a le volet adaptation
24:57c'est-à-dire qu'on prélève
24:58dans les nappes en hiver
24:59quand il y a beaucoup d'eau
25:00pour stocker l'eau
25:00et l'utiliser en été
25:01on évite de prélever en été
25:03dans les nappes
25:03donc ça c'est le volet adaptation
25:04mais c'est une mauvaise adaptation
25:06parce qu'en fait
25:07on ne diminue pas
25:08la demande en eau
25:09et donc si je commence
25:10à stocker de l'eau
25:11partout
25:11absolument partout
25:12j'ai aucune réflexion
25:13sur la demande en eau
25:14alors même qu'on doit
25:15réduire notre demande
25:15parce qu'avec plus d'évaporation
25:17avec le réchauffement
25:18on a forcément moins d'offres
25:19et donc il faut aussi
25:20faire agir
25:21Et en même temps
25:21on entend beaucoup de gens
25:23dire
25:24il va pleuvoir
25:25il va forcément finir
25:27par pleuvoir
25:27et on va regarder
25:28la pluie tomber
25:29sans rien faire
25:30et sauf que
25:31dès qu'on demande
25:31comment la retenir
25:32on entre dans une guerre politique
25:34Oui mais parce qu'en fait
25:36on s'attèle vraiment
25:38seulement au stockage artificiel
25:40alors qu'encore une fois
25:41on peut améliorer le stockage
25:42par les écosystèmes
25:43on peut désartificialiser
25:45éviter la déforestation
25:46de manière aussi
25:47à avoir déjà de l'eau
25:47dans les nappes
25:48le meilleur stockage
25:49est le stockage naturel
25:50ensuite évidemment
25:51à certains endroits
25:52il faut du stockage artificiel
25:53en France
25:54on a construit des barrages
25:55on a construit des canaux
25:56donc on a amené de l'eau
25:58partout
25:58et donc évidemment
25:59à certains endroits
26:00il va falloir du stockage artificiel
26:01pour notamment retenir
26:02de l'eau de pluie
26:03mais en même temps
26:04s'il ne pleut pas
26:04par exemple
26:04ces cinq derniers mois
26:05on n'aurait rien stocké du tout
26:06en réalité
26:07C'était justement
26:09un des sujets
26:11dans le projet de loi
26:11d'urgence agricole
26:12Adeline
26:13il y a eu énormément de débats
26:14sur la question de l'eau
26:15et le gouvernement
26:16a un peu tranché
26:17c'est écrit noir sur blanc
26:18son objectif
26:19l'Etat se fixe
26:20comme objectif
26:21le doublement
26:21des volumes de stockage d'eau
26:23pour les usages agricoles
26:24d'ici 2035
26:25alors comment
26:26je vous donne deux exemples
26:27par exemple
26:27en allégeant
26:28les procédures obligatoires
26:29il n'y a pas forcément
26:31des dérogations pour les préfets
26:33et en renforçant
26:34la présence des agriculteurs
26:35dans les instances
26:36de gestion de l'eau
26:36la ministre de l'agriculture
26:38pour elle
26:38c'est du bon sens
26:39mais pour d'autres
26:40les écologistes
26:41notamment
26:41c'est de l'accaparement
26:42un risque de l'accaparement
26:43de l'eau
26:44Aurélie Catalot
26:45est-ce que finalement
26:46pour éviter la colère agricole
26:47le gouvernement
26:48a un peu cédé
26:49sur les demandes
26:50de certains agriculteurs
26:52sur cette question de l'eau
26:52justement ?
26:53Oui, politiquement
26:54on prend des décisions
26:55qui n'interrogent pas du tout
26:56la possibilité
26:57d'atteindre les objectifs
26:58qu'on se fixe
26:59or il y a quand même
27:00des conditions
27:01d'une part
27:01on va dire environnementales
27:03ou physiques
27:03à réunir
27:04et puis d'autre part
27:05des conditions économiques
27:06aujourd'hui l'irrigation
27:07elle consomme déjà
27:0962% de la ressource
27:10en eau en France
27:11et ça c'est une moyenne
27:13à échelle nationale
27:13sur l'année
27:14mais dans certains territoires
27:16l'été
27:16on est déjà à 95%
27:18c'est notamment le cas
27:19en Adourgaronne l'été
27:20donc on voit bien
27:21que les marges de manœuvre
27:22pour accroître
27:23la consommation
27:23de la ressource en eau
27:24par l'agriculture
27:25elles ne sont pas colossales
27:26par ailleurs
27:27on ne pose absolument pas
27:28la question
27:29de l'équation économique
27:30pour les agriculteurs
27:31irriguer ça n'est pas gratuit
27:32irriguer ça entraîne
27:33des charges
27:34des charges de construction
27:35d'infrastructures d'irrigation
27:36éventuellement
27:37de stockage de l'eau
27:38puis ensuite
27:39il faut l'acheminer
27:40jusqu'à la parcelle
27:40et il faut du matériel
27:41pour pouvoir épandre cette eau
27:43l'irrigation
27:44ce sont aussi des charges
27:45non négligeables
27:46en matière d'énergie
27:47précisément pour que l'eau
27:48elle arrive
27:48ce sont aussi des charges
27:50il y a un surcroît de travail
27:51parce qu'il faut déplacer
27:52le matériel d'irrigation
27:54or
27:54toutes ces charges
27:57elles ne se rentabilisent
27:59excusez-moi
28:00que si l'irrigation
28:01représente un surcroît
28:02de production
28:03qui absorbe ces charges
28:05cette équation-là
28:06elle n'est pas du tout
28:07remplie dans tous
28:08les cas de figure
28:08donc cet appel
28:10à stocker l'eau
28:10et à irriguer
28:11sans se poser de questions
28:12c'est un appel
28:13potentiellement
28:14à créer des cas de figure
28:15où des agriculteurs
28:16vont investir
28:17dans des infrastructures
28:18qu'ils ne vont pas
28:19pouvoir remplir
28:19dans certains cas
28:20ou qu'ils ne vont pas
28:20pouvoir amortir
28:21économiquement dans d'autres
28:22donc il ne s'agit pas
28:24de se demander
28:24si dans l'absolu
28:25c'est le mal
28:26ou le bien
28:27de stocker l'eau
28:27ou d'irriguer
28:28c'est une question
28:29de cas par cas
28:30selon la disponibilité
28:31de la ressource
28:32et selon les marges
28:33de manœuvre économiques
28:34mais pour certaines plantations
28:35par exemple le maïs
28:36est-ce qu'il est vraiment
28:37concevable dans certaines régions
28:39de faire encore du maïs
28:40compte tenu des traces hydriques
28:41alors déjà
28:43gardons en tête
28:43que 100%
28:44de la production de maïs
28:46et comme tout un tas
28:48d'autres productions en France
28:49ne sont pas irriguées
28:50j'ai un peu l'impression
28:51que parfois on résout
28:52la question de donner
28:53de l'eau aux plantes
28:54à la question de l'irrigation
28:55la première source d'eau
28:56quand même
28:57c'est la pluie
28:58qui tombe
28:59est-ce que le sol
29:00est capable de stocker
29:01donc on a quand même
29:03une part de notre production
29:04de maïs aujourd'hui
29:05qui n'est pas irriguée
29:06qui produit moins de rendement
29:07que le maïs irrigué
29:08c'est entendu
29:09mais qui génère aussi
29:10moins de charges
29:10et donc c'est là
29:11où parfois il faut se poser
29:12la question de
29:12est-ce que en tant qu'agriculture
29:14j'ai intérêt économiquement
29:15à irriguer ou pas
29:16et ensuite
29:17deuxième question à se poser
29:18c'est où est-ce que
29:19je veux implanter mon maïs
29:20ou tout un tas de cultures
29:22aujourd'hui
29:22le principal bassin
29:24de production du maïs
29:25est quand même
29:25plutôt dans le sud-ouest
29:26c'est un territoire
29:27dans lequel
29:28c'est là où on a
29:29quand même
29:29de grandes questions
29:30qui se posent
29:31sur la disponibilité
29:32de la ressource en eau
29:33au moment où le maïs
29:34en a le plus besoin
29:35en fait le maïs
29:36il ne consomme pas plus d'eau
29:38que le blé par exemple
29:39ce qu'on n'a pas forcément
29:40en tête
29:40par contre le maïs
29:41il a besoin d'eau
29:42à un moment où elle manque le plus
29:43là où le blé
29:44il a utilisé l'eau
29:46notamment au printemps
29:47là où elle est plus
29:48naturellement disponible
29:49et donc typiquement
29:51démultiplier
29:51ce qu'on appelle
29:51les cultures de printemps
29:52telles que le maïs
29:53donc celles qui ont besoin
29:54de beaucoup d'eau
29:54au moment où il manque
29:55ça c'est globalement
29:57ça fait partie des pratiques
29:58à remettre en question
29:59dans un contexte
30:00de changement climatique
30:01et à une échelle
30:01plus individuelle
30:02plus citoyenne
30:03Simon Porchet
30:04on parle des habitudes
30:05qu'il faut revoir
30:06vous parliez des institutions
30:07c'est vrai qu'aujourd'hui
30:08on se dit
30:08qui gère l'eau
30:09les intercommunalités
30:11a priori
30:11mais nous individuellement
30:13est-ce qu'on est
30:14des enfants gâtés
30:15du robinet
30:16de l'eau potable
30:17oui parce qu'en fait
30:18on a accès à l'eau
30:19de façon continue
30:20une eau de très bonne qualité
30:21et puis aussi
30:22on ne la paye pas cher
30:241000 litres d'eau
30:24pour un usager domestique
30:26c'est 4,5 euros
30:30donc pour l'eau
30:31et pour l'assainissement
30:31c'est-à-dire pour la nettoyer
30:32avant de la rejeter
30:33dans la nature
30:33donc c'est 200 fois moins cher
30:35que l'eau embouteillée
30:36et ça on ne s'en rend pas compte
30:38alors déjà
30:38on ne sait pas souvent
30:39combien on paye
30:40on ne reçoit pas forcément
30:41de factures
30:41et en plus
30:42on a accès à une continuité
30:43du service
30:44à cette exception
30:45que cet été
30:45quand même 60 000 personnes
30:47ont eu des coupures d'eau
30:48600 000 personnes
30:49sont à risque
30:50donc des agglomérations
30:51et ça c'est aussi une première
30:52des agglomérations
30:53de 10-15 000
30:54plus
30:55même plusieurs dizaines
30:56de milliers d'euros
30:57Laval par exemple
30:58j'ai vu en préparant
30:58cette émission
30:59j'avais un chiffre
31:00plus important
31:01au 8 septembre
31:02l'approvisionnement
31:02de 1 million 100 000 personnes
31:04est concerné en ce moment
31:05par une situation
31:06de tension
31:07l'approvisionnement
31:08en eau potable
31:09oui tout à fait
31:10et en fait
31:11ce qui est différent
31:11de 2022
31:12c'est que généralement
31:13quand il y a des coupures d'eau
31:14c'est dans des petits villages
31:15isolés
31:15qui ne sont pas interconnectés
31:17à d'autres réseaux
31:17parfois en zone de montagne
31:19et là le risque
31:20c'est que ça touche
31:21des grosses agglomérations
31:21Saint-Malo par exemple
31:23n'aurait que 70 jours
31:24de réserve d'eau potable
31:25donc s'il ne pleut pas
31:26dans les prochaines semaines
31:27il y a un vrai risque
31:28de coupure d'eau
31:29un chiffre par exemple
31:30sur l'eau potable
31:31de la maison
31:3220%
31:33c'est pour la chasse d'eau
31:34vous disiez
31:35on a de l'eau de bonne qualité
31:36mais est-ce que c'est pas
31:37de l'eau de trop bonne qualité
31:38justement
31:39il y a des solutions
31:40qui existent
31:40est-ce que c'est une aberration
31:42ou est-ce que c'est
31:42complètement anecdotique
31:43cette question
31:44d'avoir de l'eau potable
31:46pour la chasse d'eau
31:46c'est une goutte d'eau
31:48j'ai envie de dire
31:49que ce qui coûte
31:50le plus cher dans l'eau
31:51c'est les tuyaux
31:51une fois qu'elle est là
31:52en fait
31:53c'est vrai qu'économiquement
31:56faire un double réseau
31:57ça serait très très cher
31:59mais peut-être
32:00on peut quand même
32:00recycler
32:01à différentes échelles
32:02que ce soit dans la maison
32:03que ce soit dans les agglomérations
32:05que ce soit même
32:05à l'échelle d'un bassin
32:07donc oui
32:08il faut être inventif
32:10sur des modèles plus sobres
32:13parce qu'en fait
32:15aujourd'hui
32:16quand un projet
32:17d'utilisation de l'eau
32:18est financé
32:20la disponibilité
32:21de l'eau future
32:22est peu prise en compte
32:23dans l'équilibre économique
32:24de ce qui va être financé
32:26on parlait des agriculteurs
32:27mais on peut parler
32:28des industriels
32:29c'est rare
32:30qu'un prêt
32:30ne soit pas accordé
32:31parce qu'on a tenu compte
32:33du fait qu'il y a
32:34trois années sur quatre
32:35peut-être
32:36où il y aura
32:37des faillances
32:37de la quantité d'eau
32:39espérée
32:40et donc tenir compte
32:41de ça
32:41y compris
32:42dans les
32:44constructions de budget
32:45des projets
32:46je pense que c'est
32:47très important
32:48on va prendre conscience
32:50de tout cela
32:50quand l'eau ne coulera
32:51plus au robinet
32:52et peut-être aussi
32:54Aurélie Catalot
32:55quand les prix
32:55dans quelques mois
32:56vont flamber
32:57parce que justement
32:58ce qu'on a vu
32:59avec les betteraves
32:59sucrières
33:00mais aussi avec les tomates
33:01avec les concombres
33:02il y a une baisse
33:03de production
33:04qui est considérable
33:05à cause de cette sécheresse
33:06là maintenant
33:07dont on va mesurer
33:08les conséquences
33:08sur notre porte-monnaie
33:09dans quelques mois
33:10en fait
33:10oui alors
33:12les effets sur les prix
33:13sont aussi parfois
33:14liés davantage
33:15à la canicule
33:16qu'à la sécheresse
33:16je pense notamment
33:17à la production
33:18de légumes
33:18où là on a vraiment
33:19eu des températures
33:21si importantes
33:21que des fleurs ont grillé
33:23et donc le cycle
33:23de production
33:24n'a pas du tout
33:24pu se faire
33:25donc tout n'est pas
33:26lié uniquement
33:27à la sécheresse
33:28et le problème
33:29c'est que la répartication
33:30sur les prix
33:31elle est assez dépendante
33:32du niveau de marché
33:34sur lequel la production
33:35en question s'écoule
33:36je vous parlais tout à l'heure
33:37du blé
33:37on a vu un reportage
33:38sur la betterave
33:39ça ce sont des productions
33:40sur lesquelles
33:41les prix ne sont pas
33:41vraiment nationaux
33:42sont européens
33:43voire mondiaux
33:44ce qui n'est pas forcément
33:45le cas pour toutes
33:46les productions
33:46par exemple
33:47sur les fruits et légumes
33:49les cours sont
33:49un peu plus nationaux
33:51et donc il peut y avoir
33:52aussi une déconnexion
33:53entre le potentiel
33:55véritable de production
33:56chez nous
33:57et la disponibilité
33:58effective d'une dorée
33:59en magasin
34:00et son prix
34:00du fait un peu
34:01de cette mondialisation
34:03des échanges
34:04de produits agricoles
34:05et agroalimentaires
34:06donc ça
34:06ça ne nous aide pas
34:07forcément
34:08à prendre conscience
34:09du besoin d'adaptation
34:11non seulement bien sûr
34:12de la production agricole
34:13à ce fameux changement climatique
34:15mais aussi
34:16des régimes alimentaires
34:17des pratiques alimentaires
34:18qui ne correspondent pas
34:21forcément
34:22à ce qu'on est capable
34:23de produire
34:23chez nous
34:25Simon Porchet
34:26la première décision
34:27à prendre là
34:28urgemment
34:29c'est laquelle ?
34:29consulter les citoyens
34:30sur la politique de l'eau
34:31qui les concerne tous
34:33et sur laquelle
34:33il y a un vrai risque
34:34de mécontentement
34:35parce que là
34:35on parle de sécheresse
34:36mais ensuite
34:36il y a aussi la pollution
34:37de l'eau
34:37et donc les problèmes
34:38de l'eau
34:38ne s'arrêtent pas seulement
34:39à l'été
34:41merci à tous les trois
34:41d'être venus ce soir
34:42sur le plateau
34:43de chaque voix compte
34:43pour en parler
34:44dans un instant
34:45on va ouvrir
34:46un autre robinet
34:47l'eau bénite
34:48le pape arrive demain matin
34:50pour une visite d'état
34:51de 4 jours en France
34:52le tapis rouge
34:53qu'on lui déroule
34:54est-il une atteinte
34:55au principe de laïcité ?
34:56nous allons en débattre
34:57avec Alexis Corbière
34:59et Christophe Benz
35:00dans un instant
35:00mais d'abord
35:01quoi de neuf
35:02Nicolas Domenac
35:03c'était sa mission
35:12et il l'a accepté
35:13hier soir
35:13regardez le débat
35:14le premier débat
35:16de la primaire socialiste
35:17c'était sur LCI
35:19bon
35:20700 000 téléspectateurs
35:22en moyenne
35:22donc il y a
35:23une appétence certaine
35:25est-ce que vous avez passé
35:26une bonne soirée ?
35:27non
35:28non parce qu'ils vont
35:29dans le mur
35:30les socialistes
35:31du moins c'est ce qui est apparu
35:32surtout à la fin d'ailleurs
35:33pour ceux qui sont restés
35:34éveillés comme moi
35:35parce qu'il est apparu quoi ?
35:37et bien la fracture
35:38sur un point important
35:40qui est alliance
35:41ou pas alliance
35:41avec LFI
35:42et Jean-Luc Mélenchon
35:44et on a pu voir
35:46par exemple
35:46Olivier Faure
35:47un candidat
35:48donc ancien patron
35:49du parti socialiste
35:50et toujours patron d'ailleurs
35:51et bien déclarer
35:53qu'il était pour
35:54comme Ségolène Royal
35:55part pour l'entente
35:57avec les mélenchonistes
35:58et bien on l'écoute
36:00le danger pour moi
36:01il est d'abord
36:02celui de l'extrême droite
36:03mais en fait
36:04il y a une question de logique
36:05moi je ne parle pas d'alliance
36:06non plus
36:06je dis simplement
36:07que nous aurons besoin
36:09à un moment
36:09dans l'hémicycle
36:10de retrouver
36:12les forces de gauche
36:12mais si vous leur dites
36:13qu'ils sentent mauvais
36:14ils ne viendront jamais
36:16alors on a vu que dans l'histoire
36:18le premier secrétaire du PS
36:19n'avait pas l'odorat très sensible
36:20et qu'il a fait souvent le choix
36:22LFI pour sa réélection
36:23et celle de députés
36:24qui eux aussi
36:24se mettent souvent
36:26la pince à linge
36:27sur le nez
36:27et alors à l'inverse
36:28il y en a un
36:29qui s'est avancé clairement
36:30pour réclamer une rupture
36:32et une démarche autonome
36:33c'est Raphaël Glucksmann
36:34oui Raphaël Glucksmann
36:35et d'ailleurs Jérôme Gage
36:36qui se sont tous défendus
36:37de vouloir une alliance
36:39avec LFI
36:42Gage rappelant
36:42que ce n'était pas possible
36:44qu'ils avaient pris position
36:46contre l'antisémitisme
36:47tous les dérapages
36:48et qu'il fallait savoir
36:49si on était clair ou pas
36:51et qu'il fallait arrêter
36:51de faire la godille
36:53a-t-il dit à Olivier Faure
36:54ce que Raphaël Glucksmann
36:56a repris en écho
36:57et fortement
36:58bien qu'interrompu
36:59par le dit Olivier Faure
37:01écoutez regardez
37:02Nous l'avons tenu
37:03au municipal
37:05contrairement à toi
37:06nous l'avons tenu
37:07au municipal
37:07en nous retirant des listes
37:09tu me laisses
37:10parler maintenant
37:11il n'y aura pas
37:12d'alliance
37:13aux législatives
37:14avec la France insoumise
37:16il n'y en aura pas
37:17de toute façon
37:18il y aura
37:18des candidats
37:19de la gauche démocratique
37:21dans toutes
37:21les circonscriptions
37:22c'est en faisant en sorte
37:24qu'on ne soit pas associé
37:25avec des gens
37:26qui font siffler
37:27les non-juifs
37:28dans les meetings
37:28je suis sûr que t'es d'accord
37:29que ça c'est pas l'histoire
37:31de la gauche française
37:31et donc
37:32c'est en n'étant pas associé
37:34avec ces gens
37:34que nous gagnerons l'élection
37:36Elle a été là
37:37la ligne de fracture
37:38Nicolas
37:39sur l'attitude
37:40de Jean-Luc Mélenchon
37:41hier soir c'était là
37:42l'essentiel
37:43essentiel qui a été ravivé
37:45d'une certaine façon
37:46par Ségolène Royal
37:47et qui a donné
37:49livré une injonction
37:51aux français juifs
37:52d'avoir à dénoncer
37:53le gouvernement
37:54d'Israël
37:55car
37:56à fond
37:57ils alimenteraient eux-mêmes
37:58l'antisémitisme
37:59en restant passifs
38:01ce qui n'a pas plu
38:02et pour cause
38:03parce que c'était quand même
38:04un sacré dérapage
38:05Jérôme Gage
38:06écoutez sa réaction
38:08C'est incroyable
38:09comme injonction
38:10Ségolène
38:10Non non
38:11c'est pas une injonction
38:12certains le font
38:13heureusement
38:13Celle qui consiste
38:14à dire que
38:15c'est aux juifs
38:16de se justifier
38:18du gouvernement israélien
38:19c'est essentialiser
38:21les nuances
38:22C'est précisément
38:23ce qu'on demande
38:24c'est qu'on demande
38:25de ne pas importer le conflit
38:27Et oui
38:28et on est resté là-dessus
38:29alors Ségolène Royal
38:29a fait marche arrière
38:32elle a beaucoup intervenu
38:33aujourd'hui pour expliquer
38:34qu'on n'avait pas compris
38:35ce qu'elle avait dit
38:35qu'elle n'avait pas dit
38:36qu'elle avait quand même dit
38:37mais pas comment
38:37on avait compris
38:38enfin bref
38:39elle est mal en bas
38:40Quand c'est flou
38:40c'est qu'il y a un loup
38:40disait sa collègue
38:42Martine Aubry
38:42C'était très très mauvaise impression
38:45heureusement que ce matin
38:46on avait pu se consoler
38:48avec la une de l'équipe
38:50que vous allez voir avec moi
38:52Mbappé à gauche
38:52je ne suis pas sûr
38:53qu'on soit sauvé
38:54je ne suis pas sûr
38:55qu'il vote à la primaire
38:56par ailleurs
38:56En tout cas
38:58François Hollande
38:59ça lui plaisait bien
39:01Merci Nicolas
39:02on passe à la question
39:03qui fâche
39:11Plus que quelques heures
39:13le pape Léon XIV
39:14arrive demain matin
39:15à 10h à Orly
39:16début d'une visite
39:17de 4 jours en France
39:18y a-t-il un problème
39:19de laïcité
39:20avec cette visite
39:21et la place
39:21qu'elle va prendre
39:22en en débat ce soir
39:23avec vous
39:24Alexis Corbière
39:25bonsoir
39:25député écologiste
39:27de Seine-Saint-Denis
39:28merci d'avoir accepté
39:29notre invitation
39:30et bonsoir
39:31Christophe Benz
39:31bonsoir madame
39:32député rassemblement national
39:33de Haute-Marne
39:34c'est Thibaut Hénoc
39:35qui vous pose
39:36la question qui fâche
39:40la question qui fâche
39:42ce soir est une question
39:43de principe
39:44État et Église
39:46laïcité
39:47et religion
39:48un très vieux débat
39:49ouvert par la visite
39:50du pape Léon XIV
39:51un accueil
39:53par le chef de l'État
39:54à l'aéroport
39:54puis une rencontre
39:55à l'Élysée
39:56une messe géante
39:57place de la Concorde
39:58une autre à messe
40:00suivie d'un discours
40:01sur l'Europe
40:01au centre des congrès
40:03en présence du président
40:04le programme de visite
40:06de Léon XIV
40:07mélange le spirituel
40:08et le politique
40:09et oblige la République
40:11à flirter
40:12avec les limites
40:13cette visite
40:14n'est pas une visite
40:15de chef d'État
40:16c'est une visite
40:17apostolique
40:18avec une prudence
40:19chaque institution
40:20qui reçoit
40:20ville, région
40:21doit donner le sentiment
40:24de ne pas soutenir
40:25le culte
40:26on voit que le terrain
40:27est particulièrement glissant
40:29un terrain glissant
40:31car en vertu
40:32de la loi de 1905
40:33sur la séparation
40:34des églises
40:35et de l'État
40:35ce dernier est censé
40:37rester neutre
40:38vis-à-vis des religions
40:39dans le même temps
40:40il doit garantir
40:41la liberté des cultes
40:42et donc permettre
40:44cette visite apostolique
40:45de fait
40:46le chef de l'État
40:47n'assistera cette fois
40:49à aucune cérémonie religieuse
40:51comme il l'avait fait
40:52à Marseille en 2023
40:53avec le pape François
40:54une décision
40:55qui lui avait été reprochée
40:58mais c'est un autre symbole
40:59qui est contesté
41:00l'usage de la place
41:02de la Concorde
41:03pour une messe géante
41:04devant plus de 500 000 fidèles
41:06dans une tribune à libération
41:08le député Alexis Corbière
41:09reproche au président
41:10d'offrir ce lieu
41:11emblématique de la République
41:13au souverain pontife
41:14Par cette décision
41:16Emmanuel Macron
41:17a fait une faute symbolique
41:18et politique
41:20Autre décision polémique
41:22à Metz
41:22cette fois
41:23où la municipalité
41:25finance des écrans géants
41:26pour diffuser
41:27les cérémonies
41:28montant de la subvention
41:29votée pour l'occasion
41:30250 000 euros
41:32Alors la question
41:33qui fâche ce soir
41:34est la suivante
41:35cette visite du pape
41:37enfreint-elle
41:38le principe de laïcité ?
41:40Alors Alexis Corbière
41:41on vient de le voir
41:42dans le sujet
41:42vous avez en effet
41:43publié cette semaine
41:44une tribune dans Libération
41:45intitulée
41:45le pape Léon XIV
41:47et le bienvenu
41:47mais n'abandonnons pas
41:49nos principes laïcs
41:50vous appelez
41:51à une forme de vigilance
41:52en quelque sorte
41:53Exactement
41:53Vigilance sur quoi ?
41:55Déjà des petites choses
41:56c'est anecdotique
41:56mais on est à l'Assemblée nationale
41:57pour la première fois
41:58au mois d'août
41:59on a reçu
42:00via les secrétaires généraux
42:02le protocole
42:03de l'Assemblée nationale
42:04qui expliquait
42:05si on voulait participer
42:05à la messe
42:06comment il fallait faire
42:07bon moi je considère déjà
42:08que les fonctionnaires
42:09de l'Assemblée
42:10n'ont pas à être mobilisés
42:11pour savoir
42:11si des parlementaires
42:12veulent ou pas aller à la messe
42:13c'est tout à fait le droit
42:14des parlementaires
42:15d'y aller
42:16Eux disent que c'est
42:17pas une initiative maison
42:18mais c'est l'organisation
42:19la conférence des évêques de France
42:21qui leur a demandé
42:21si les députés seront présents
42:24Vous confirmez
42:24ce que je suis en train de dire
42:25c'est-à-dire le protocole
42:26de l'Assemblée nationale
42:27a envoyé aux secrétaires généraux
42:29des groupes
42:29pour que
42:30bon si des députés
42:31ont envie d'aller à la messe
42:32mais c'est un droit
42:32attendez que les choses soient claires
42:34j'ai appris
42:35la presse nous dit
42:36qu'il y a à la fin
42:3790 députés
42:38qui viennent aller
42:38c'est-à-dire 15%
42:39c'est très bien
42:40ça veut dire que 85% des députés
42:42n'ira pas à la messe
42:43pas besoin de mobiliser
42:44les services du protocole
42:45c'est en détail
42:45mais ça donne un état d'esprit
42:46qu'est-ce qui me chiffonne
42:48je dis attention
42:49la laïcité
42:50ne peut pas être
42:51à géométrie variable
42:52c'est tout
42:53mais c'est un principe fondamental
42:54la laïcité n'est pas tombée du ciel
42:56en particulier
42:57dans la loi de 1905
42:58dans ce pays
42:58beaucoup de confessions
43:00je rappelle juste au passage
43:00qu'une majorité de nos français
43:01ne croient pas
43:02quand on leur pose la question
43:03et il est important
43:04bien sûr
43:05que le pape
43:06qui est une personnalité majeure
43:07soit très bien accueilli
43:08ça ne pose pas de problème
43:09qu'il y ait 15 000 policiers
43:10c'est quand même beaucoup
43:10mais 15 000 policiers
43:12qui soient mobilisés
43:12il est hors de question
43:13que ça se passe mal
43:14et je souhaite vraiment
43:15la bienvenue
43:16mais
43:18par exemple
43:18à Metz
43:19pourquoi 250 000 euros
43:20d'argent public ?
43:21Pourquoi ?
43:22Pourquoi ?
43:22Parce qu'on ne le fait pas
43:23pour d'autres confessions
43:24et enfin
43:24sur cette histoire de la concorde
43:26parce que quand je dis ça
43:27on dit mais enfin
43:28Jean-Paul II
43:29était un pape
43:29qui avait un rayonnement mondial
43:30il n'a pas eu la concorde
43:31et c'était très bien
43:33et il a mis un million de personnes
43:34c'était au bourget
43:35c'était pareil
43:36aux places des Invalides
43:37c'est pareil
43:37à l'hypodrome de Longchamp
43:38pourquoi ?
43:39On accorde gratuitement
43:40et là il y a un sujet aussi
43:42que nous révèle le canard enchaîné
43:433 km
43:44parce que ce n'est pas
43:45la place de la concorde
43:46ça avait l'histoire
43:46mais c'est jusqu'à la vue
43:47de la grande armée
43:47pour ceux qui connaissent
43:48donc on va avoir un dispositif
43:50qui va être mis en place
43:51de grande mobilisation
43:52gratuit
43:53et évidemment
43:54on n'accorde pas
43:55la même chose
43:55pour les autres cultes
43:56alors l'église catholique
43:56évidemment a une place particulière
43:58dans l'histoire du pays
43:59évidemment
44:00mais il faut
44:00On n'accorde pas ça
44:01à d'autres cultes
44:02peut-être d'abord
44:02parce qu'ils ne l'ont pas demandé
44:03Vous voulez qu'ils le demandent ?
44:04Est-ce que c'est ça qu'on veut ?
44:06Parce que moi j'ai écouté
44:07Le pape c'est le pape
44:08Ça veut dire quoi ?
44:09Non mais ça veut dire
44:10qu'y a-t-il une demande
44:11d'un autre culte
44:12d'organiser une messe
44:14qui rassemblerait tant de personnes
44:15sur les Champs-Élysées
44:16jusqu'à la grande armée ?
44:17J'ai écouté ce que disent des gens
44:18des gens de tout à fait sérieux
44:19il y a un monsieur
44:19qui s'appelle Général Wattkamp
44:20qui est un général à la retraite
44:21qui est le grand organisateur
44:22tout ça
44:22Il dit clairement
44:23qu'il s'agit pour les fidèles
44:24de démontrer par leur enthousiasme
44:26de donner envie aux gens
44:27de revenir vers la foi
44:28Donc il y a quelque chose
44:29qui est prosélite
44:30Est-ce que vous voulez
44:31que d'autres cultes
44:32pris par l'ardeur
44:34disent
44:34Nous aussi on va faire
44:35une belle démonstration de force
44:37Est-ce que c'est ça
44:37qu'on veut aujourd'hui ?
44:39C'est ça que je suis en train de dire
44:40Donc je suis d'avis
44:41que tranquillement
44:42et il va de soi
44:43que les catholiques de ce pays
44:44vont passer j'espère 4 jours
44:46Et ça va être intéressant
44:47Moi-même je vais écouter
44:48ce que dit le pape
44:49Que ce soit clair
44:50En plus c'est un pape
44:50qui dit des choses
44:51sur des sujets
44:52qui m'intéressent
44:53Je veux dire
44:53toujours ça intéresse
44:54ce que disent les papes
44:55Mais je vois bien
44:56comment certains
44:57et ce sera peut-être
44:58je ne veux pas parler
44:59à la place d'un contradicteur
44:59ont tendance à dire
45:00oui mais
45:01les religions catholiques
45:02c'est une religion particulière
45:03pas comme les autres
45:04dans lesquelles
45:05il est normal
45:05qu'on mette des moyens différents
45:07Moi je dis attention
45:08de ne pas blesser
45:09nombre de nos compatriotes
45:09parce que dans ce pays
45:10il y a des protestants
45:12Et c'est précisément
45:13ce que dit aussi
45:13la loi de 1905
45:14C'est l'égalité des cultes
45:15Expliquez-moi pour quelle raison
45:16le conseil municipal de Metz
45:17vaut 250 000 euros
45:19d'argent public
45:20Il se trouve que
45:22C'est le concordat d'Alsace-Moselle
45:23qui date de 121 ans
45:24Expliquez-moi pour quelle raison
45:26un concordat napoléonien
45:27est encore en activité
45:28qui amène à ce que
45:28dans trois départements français
45:30la loi de 1905
45:31ne s'applique pas
45:32et que mes impôts
45:33mes impôts de moi
45:34qui suis de Seine-Saint-Denis
45:35payent le fait
45:36qu'il y ait des ministres du culte
45:37de certains cultes
45:38mais pas d'autres
45:39Mais par ailleurs
45:39le tribunal administratif de Strasbourg
45:43d'associations laïques
45:44s'est prononcé en l'occurrence
45:46et a rejeté
45:47la demande des associations laïques
45:49sur ces 250 000 euros
45:49Je suis en désaccord
45:49avec ces décisions
45:50qui sont choquantes
45:51et qui sont
45:52et après de toute façon
45:52ce qui est un problème
45:53expliquez-moi
45:54La décision du tribunal
45:55est motivée par l'intérêt général
45:57c'est-à-dire
45:58les retombées économiques
45:59Non mais ça
46:00bon
46:00j'espère que
46:02la personne qui a écrit ça
46:03pour tous les cultes
46:04C'est la justice
46:05c'est pas une personne
46:05Pour tous les cultes alors
46:06pour quelle raison
46:06des gens dans notre culte
46:08ne vont pas dire
46:08mais nous on fait
46:09une cérémonie très importante
46:10pourquoi on n'a pas le droit
46:11à notre grand écran
46:12L'argument il est dangereux
46:14vous comprenez
46:14ce que je suis en train de dire
46:15Et enfin je termine
46:16on y va vite
46:17Pourquoi en France
46:18la laïcité ne s'applique pas partout ?
46:19Pourquoi dans trois départements
46:20on trouve normal
46:22qu'on applique encore
46:23quelque chose
46:24qui date de Napoléon ?
46:25Pourquoi ?
46:25Pourquoi on paye
46:26les salaires des prêtres
46:27des pasteurs
46:28et des rabbins
46:29et on ne le paye pas
46:30pour d'autres cultes ?
46:31Mais c'est pas eux
46:32c'est pas les gens
46:32de ces départements
46:33qui le payent
46:33c'est tous les français
46:34C'est le concordat
46:35Ben voilà
46:36moi je pense qu'il est temps
46:37de l'abrogé
46:37Christophe Benz
46:38vous avez le bâton de parole
46:40pas le bâton de pèlerin
46:41un peu des deux
46:42vous entendez
46:43vous entendez quand même
46:44les
46:45plus que les réticences
46:47d'Alexis Corbière ?
46:48Je les entends
46:49bien sûr
46:49permettez-moi d'abord
46:51en préambule
46:51de dire que
46:52personnellement
46:53moi je me réjouis
46:53de l'avenue du pape
46:55en France
46:56je me réjouis
46:57qu'il y ait
46:58des événements
46:59à Lourdes
47:00à Paris
47:00à Metz
47:02que samedi
47:04sur la place publique
47:05de la Concorde
47:07il y ait une masse
47:07que le pape
47:08vient célébrer
47:09en tant que chef
47:10de l'église catholique
47:11bien sûr
47:12en tant que chef d'état
47:13aussi
47:13il est reçu
47:14en tant que chef d'état
47:16et c'est à ce titre là
47:18que la France
47:18déploie des moyens
47:19notamment des moyens financiers
47:21effectivement
47:21par parenthèse
47:22chers collègues
47:23je vous réponds
47:23sur l'Alsace-Moselle
47:24en l'occurrence
47:25effectivement
47:26la loi de 1905
47:28ne s'applique pas
47:28pour une raison simple
47:29l'Alsace-Moselle
47:30était malheureusement
47:31allemande à l'époque
47:32et donc
47:33elle n'est redevenue française
47:35qu'en 1919
47:36donc le droit
47:36ne s'applique pas
47:37et moi je ne suis pas
47:38d'accord pour dire
47:39qu'on doit abroger
47:40c'est l'histoire de France
47:41c'est notre histoire
47:43ça fait 107 ans
47:44juste au passage
47:44bien sûr
47:45c'est le Concordat
47:46mais écoutez
47:47chers collègues
47:48l'Alsace-Moselle
47:48a été
47:49moi je suis Lorrain d'origine
47:50ma famille est Lorraine
47:50moi aussi
47:52ma mère est originaire
47:53de Nancy
47:53c'est quoi le sujet
47:54et bien
47:55il se trouve
47:56que pendant 49 ans
47:58l'Alsace-Moselle
47:58a été annexée
48:00par l'Allemagne
48:00alors qu'elle est française
48:02elle est profondément française
48:03et donc effectivement
48:04le droit ne s'applique pas
48:06c'est léger comme argument
48:07bon ben elle ne s'applique pas
48:08non non non
48:08vous faites je pense
48:09chers collègues
48:10une erreur
48:12sur l'interprétation
48:13que vous faites
48:14de la laïcité
48:15qu'est-ce que la loi de 1905
48:17c'est une loi
48:18de reconnaissance des cultes
48:20c'est une loi positive
48:21en réalité
48:22c'est une loi
48:23qui dit
48:23on va séparer
48:25c'est pas une loi de laïcité
48:25d'ailleurs
48:26si on est précis
48:26parce que le mot laïc
48:27le mot laïcité
48:28n'est pas dans la loi de 1905
48:29c'est une loi de séparation
48:30c'est une loi d'organisation des cultes
48:32du financement du patrimoine religieux
48:34qui reconnaît les cultes
48:36tous les cultes
48:38chrétiens
48:38catholiques
48:39juifs
48:40musulmans
48:40tous les cultes
48:41ils reconnaissent tous les cultes
48:42c'est une loi positive
48:44et vous savez
48:44l'essence même
48:45de ceux qui ont fait
48:47cette loi de 1905
48:48c'est une conception
48:50profondément chrétienne
48:51en réalité
48:52qui est à la base
48:53la distinction
48:54entre le pouvoir temporel
48:56et le pouvoir spirituel
48:57entre ce qui était
48:58pour l'église
48:59le clergé séculier
49:01et le clergé régulier
49:02et vous le savez
49:03chers collègues
49:04rappelez-nous
49:05puisque vous faites
49:06un conte d'histoire
49:06et que vous savez
49:07et le Vatican
49:08va avoir quel avis
49:09sur cette loi chrétienne
49:10en 1905
49:11qui met combien de temps
49:12à l'accepter ?
49:12je vous dis que
49:13la laïcité est française
49:15je vous dis que
49:16la laïcité
49:16elle est française
49:17et d'origine chrétienne
49:18il faudra au moins
49:19attendre une quinzaine d'années
49:20parce que l'église catholique
49:21condamne et refuse ça
49:23donc écoutez
49:24je veux bien
49:24que c'est une loi de reconnaissance
49:25mais l'article 1 dit
49:26la république ne reconnaît
49:27ni ne salarie aucun culte
49:28par contre
49:29ce qui est vrai
49:30et là vous avez parfaitement raison
49:30c'est que c'est une loi
49:31qui permet enfin
49:32la liberté de conscience
49:33la liberté de croire
49:34et de ne pas seulement
49:35être catholique
49:36parce que jusqu'à présent
49:37il y a quand même un problème
49:38parce que l'histoire est longue
49:39dans ce pays
49:39et l'histoire aussi
49:40c'est celle de répression
49:41il y a eu de la religion
49:42vous avez une petite chose
49:43qu'on appelle les protestants
49:44en France
49:44qui pendant des siècles
49:45ont été martyrisés
49:46juste un truc
49:47qui s'appelle
49:47la nuit de la Saint-Barthélemy
49:48plusieurs milliers de morts
49:49massacrées de protestants
49:50juste la révocation
49:52de l'édit de Nantes
49:52avec l'édit de Fontainebleau
49:53qui amène à ce que
49:54200 000 protestants
49:55vont quitter la France
49:56pour aller vivre ailleurs
49:57parce que ça leur est interdit
49:58donc l'histoire
49:59elle est douloureuse
50:00et fort heureusement
50:00la laïcité permet de dire
50:02toutes les religions
50:03vont pouvoir vivre ensemble
50:04les fidèles
50:05en plus pour l'église catholique
50:06c'est une belle opération
50:07les églises vont être
50:07prises en charge
50:08par les communes
50:09donc tout va bien
50:09en vérité
50:10et c'est très bien
50:11et ça fonctionne comme ça
50:12mais la condition
50:13c'est qu'attention
50:14c'est pour ça que je suis tatillon
50:15l'argent public
50:16ne doit pas servir
50:17à financer un culte
50:18et pas les autres
50:19c'est ça qui me choque
50:20dans le concordat
50:20que vous maintenez
50:21pour quelles raisons
50:22on ne salarie pas
50:22les imams
50:24pourquoi ?
50:24pourquoi ?
50:25on s'est salarié
50:26les prêtres
50:26les rabbins
50:27et les pasteurs
50:28mais on va dire
50:28il y a une religion
50:29eux non
50:30c'est blessant
50:30vous vous en foutez peut-être
50:31mais pour les gens
50:32non pas du tout
50:32alors qu'est-ce que vous répondez à ça ?
50:34parce que c'est une religion
50:35plus récente sur notre territoire
50:37on parle
50:37vous l'avez vous-même dit
50:39on parle d'une loi
50:40qui a 107 ans
50:41donc on
50:42pardon
50:43oui
50:44vous savez que dans ce pays
50:44on abroge des lois
50:45c'est déjà arrivé
50:47donc une loi 107 ans
50:48on peut l'abroger
50:49mais vous avez le droit
50:50de vouloir abroger
50:50mais je découvre
50:51que vous n'êtes pas
50:51pour la laïcité
50:52sur tout le territoire
50:53vous êtes pour que des endroits
50:53où il ne s'applique pas
50:54je constate
50:54que la loi de 1905
50:56ne s'applique pas
50:56à l'absence Moselle
50:57je n'ai dit
50:57ni moins
50:58ni plus
50:59non mais le constater
50:59comme député
51:00vous avez quel point de vue ?
51:01on reste comme ça
51:02je ne suis pas pour l'abrogation
51:03d'accord
51:03pour le maintien
51:04pour le maintien
51:05de la situation actuelle
51:05donc ça ne vous dérange pas
51:06qu'il y ait 2 à 3 millions
51:07de français
51:07c'est qu'il y a un endroit
51:08où il n'y a pas de laïcité
51:09mais c'est intéressant
51:11c'est un point de vue
51:11vous l'avez dit
51:12et là-dessus
51:12on a un point d'accord
51:14la loi de 1905
51:15c'est une loi de reconnaissance
51:16des cultes
51:16et de protection
51:17de la liberté de conscience
51:19vous l'avez dit vous-même
51:20à l'instant
51:20là-dessus on est d'accord
51:21de toutes les religions
51:22donc c'est une loi d'équilibre
51:24je me permets
51:25permettez-moi
51:25de vous dire aussi
51:26que si je me réjouis
51:27de l'avenir du pape
51:29en cette fin de semaine
51:30fin septembre 2026
51:32c'est aussi parce que
51:33dans un pays
51:34où il y a une forme
51:35de désespérance
51:38une situation économique
51:40ou de désespoir
51:41une situation économique
51:42sociale
51:43qui est compliquée
51:44les français souffrent
51:45et bien je considère
51:47que la venue du pape
51:48d'un chef
51:49d'une église
51:50c'est vrai
51:51l'église catholique
51:52romaine en l'occurrence
51:52mais aussi
51:53un chef d'état
51:55qui est reçu
51:56en France
51:57officiellement
51:58et bien peut-être
51:58que dans les messages
51:59qu'il transmettra
52:00il y aura des motifs
52:01d'espérance
52:02avec un pape
52:03qui dit des choses
52:05c'est normalement
52:05Alexis Corbière
52:06qui devrait y être
52:07je veux dire
52:08sur l'immigration
52:08sur l'écologie
52:10il dit des choses
52:11je vous pose la question
52:12à tous les deux
52:12Christophe Benz
52:13vous avez prévu
52:13d'assister à une des messes
52:14oui tout à fait
52:15samedi
52:15la quelle ?
52:17la messe du pape
52:17place de la concorde
52:18et alors Alexis Corbière
52:20le stade de France
52:21n'est pas dans votre
52:22circonscription de Seine-Saint-Denis
52:23qui par ailleurs
52:24l'aura accordé gratuitement
52:25par JL Events
52:25qui finance quand même
52:27il y a un nombre de gestes
52:28du bous
52:28on est plus sur l'argent public
52:30oui oui
52:30mais enfin bon
52:31mais c'est très bien
52:32tant mieux
52:33que les choses soient claires
52:33moi j'avais déposé un amendement
52:34je ne souhaite pas
52:35qu'un élu
52:37escalité
52:38s'affiche dans des cérémonies religieuses
52:40je pense que moi
52:41donc on ne va plus aux obsèques
52:42non non je vais vous dire
52:43justement dans mon amendement
52:44je proposais la chose suivante
52:45c'est que quand il s'agit
52:46effectivement de quelque chose
52:47qui est la marque
52:48effectivement de quelque chose
52:49les obsèques d'une grande personnalité
52:51mais ce que je n'aime pas
52:52je vais vous dire les choses
52:53et là je ne parle même pas
52:54de mon voisin
52:54c'est la drague électorale
52:55c'est les gens qui font les tournées
52:56qui vont dans les mosquées
52:57dans les églises
52:58pour dire aux fidèles
53:02donc je ne suis pas d'accord avec ça
53:03c'est méprisant pour les fidèles
53:04mes convictions spirituelles
53:06comme élu
53:06je me fais un devoir
53:07sur les plateaux télé
53:08je n'en parle pas
53:09voilà
53:10ce que je transmets à mes enfants
53:11ça ne me regarde pas
53:12l'ostentation
53:13de toute une série de gens
53:14et que les choses soient claires
53:16on a le droit comme fidèles
53:17franchement on a le droit
53:17d'être catholiques
53:18si vous avez une histoire personnelle
53:19elle est très bien
53:20bref
53:20mais je veux dire
53:21ce n'est pas le sujet
53:22mais je vois qu'au monde des gens
53:23je vois Mario Maréchal Le Pen
53:24il sera à l'église
53:25tous ces gens
53:27ça fiche
53:27bon c'est leur problème
53:28moi je ne mange pas de ce pain-là
53:30si je puis me permettre
53:31mais je respecte évidemment
53:32ce qui a eu lieu
53:33le problème
53:33c'est pas
53:34vous avez
53:35ce que vous exprimez
53:36c'est presque touchant
53:37vous pensez que dans la période
53:39vous invitez les gens
53:40à se tourner vers la religion
53:41vous pensez que c'est une réponse
53:42c'est votre droit
53:43le pape invite
53:44à moi qui invite
53:45non mais vous vous avez dit
53:46que vous êtes heureux
53:46et vous pensez que dans la période
53:47il y a une crise
53:48il y a du déjouir
53:48moi je pense que
53:50quand on est député
53:51on ne doit pas dire ça
53:53mais c'est un point de vue
53:54très personnel
53:54je veux dire
53:55les gens y croient
53:56ou ils ne croient pas
53:56c'est leur affaire
53:57nous on doit faire en sorte
53:59notamment que la désespérance
54:00soit et pour réponse
54:01des services publics
54:02et pour réponse
54:03que les gens vivent bien
54:03pas de leur dire
54:05tournez-vous vers les religions
54:06ils font ce qu'ils veulent
54:06mais l'alprême
54:06c'est qu'ils ont du mal
54:07à y croire
54:07pardon
54:08là le problème
54:09c'est que c'est une religion
54:10à laquelle ils ont du mal
54:11à croire
54:11non mais
54:12les services publics
54:13oui mais j'entends bien
54:14mais on est élus pour ça
54:15on n'est pas élus
54:16pour faire du prosélytisme religieux
54:18on n'est pas élus
54:18pour dire
54:19allez dans les synagogues
54:21allez dans les mosquées
54:21allez dans les églises
54:22les gens font ce qu'ils veulent
54:24quand on a l'honneur
54:25d'être député
54:26et qu'on a la parole
54:27comme député
54:28c'est pour ça que j'ai été tatillon
54:29vous allez dire
54:30c'est une bricole
54:31mais le protocole
54:32de l'Assemblée nationale
54:32n'a pas à me dire
54:33au fait
54:34parce qu'il ne va pas
54:35me le demander
54:36si je vais à la mosquée
54:37pour l'aide
54:37il ne va pas me le demander
54:38si je vais fêter
54:39le nouvel an
54:40dans les synagogues
54:41qu'est-ce que c'est
54:41que cette histoire
54:42et alors c'est quoi
54:43le discours qu'il y a derrière
54:44et pour le coup
54:44sans vous faire un faux procès
54:45que tiens les amis
54:45de monsieur Hens
54:52et on mélange tout
54:53et on amène à dire
54:54qu'il doit y avoir
54:55un privilège qui est accordé
54:56voilà
54:57et moi je trouve que ça
54:58c'est dangereux
54:58parce que notre beau pays
54:59a pour particularité
55:00premièrement
55:00et je tiens à le rappeler
55:01parce qu'on le vit trop souvent
55:02qu'une majorité
55:03de nos concitoyens
55:03ne sont pas croyants
55:04c'est quand même
55:05assez rare aujourd'hui
55:06deuxièmement
55:07nous avons je crois
55:08les chiffres
55:0829% de nos concitoyens
55:10qui sont catholiques
55:10nous avons aussi
55:11beaucoup de gens
55:11de confession musulmane
55:12on leur a consacré
55:13une émission
55:13mais si on doit tous
55:14vivre ensemble
55:14on doit faire une laïcité
55:16égale pour tous
55:17voilà ceci dit
55:18bienvenue au pape
55:18et j'espère que tout se passera bien
55:20et juste au-dessus nous
55:21la rue Aristide Briand
55:22le père de la laïcité
55:23évidemment
55:24merci à tous les deux
55:25tout de suite
55:26c'est Bourbon Express
55:26et le journal de l'Assemblée Nationale
55:28Marco Pommier
55:34Bonsoir Marco
55:35à la une ce soir
55:36d'abord ce cri d'alarme
55:37de plusieurs associations
55:38de victimes
55:38sur les implants
55:40en polypropylène
55:41est-on face
55:42à un nouveau scandale
55:43sanitaire
55:44hier à l'Assemblée
55:45plusieurs associations
55:47ont alerté les députés
55:48sur les conséquences
55:49parfois dramatiques
55:50de ces implants
55:51on les utilise
55:52pour traiter
55:53une hernie
55:53une incontinence
55:54ou des descentes d'organes
55:56mais pour certains patients
55:57les effets secondaires
55:58sont gravissimes
55:59selon les associations
56:01infections urinaires
56:02lésions
56:02douleurs chroniques
56:03qui empêchent
56:04de marcher
56:05de s'asseoir
56:06des souffrances
56:07parfois insupportables
56:08qui ont conduit
56:09des patients jusqu'à la mort
56:10par euthanasie
56:11ou suicide
56:13Elodie
56:1440 ans
56:15maman
56:15elle ne souffrait pas
56:17elle agonisait
56:18face au déni médical
56:20Karine
56:2050 ans
56:22maîtresse d'école
56:23tout comme Elodie
56:24vous allez me manquer
56:26mais au moins
56:26je serai bien apaisée
56:28sans douleur
56:30on pense
56:31à Arnaud Denis
56:3243 ans
56:33qui nous a quitté
56:34hier
56:34j'en ai fini
56:36avec la maltraitance
56:38médicale
56:39aujourd'hui
56:40ces victimes
56:41sont mortes
56:43dans l'indifférence totale
56:45et en début de semaine
56:46l'agence nationale
56:47de sécurité
56:48du médicament
56:48a été saisie
56:49par 216 personnes
56:51porteuses de prothèses
56:52pour hernie
56:53à base de polypropylène
56:54elles ont signalé
56:55des effets indésirables
56:56graves
56:57on enchaîne avec
56:58ce qui va beaucoup
56:59nous occuper
57:00dans les jours à venir
57:00le budget 2027
57:02Sébastien Lecornu
57:03fait un pas
57:03vers les socialistes
57:04qui sont tentés
57:06par la censure
57:06il a besoin d'aide
57:07le premier ministre
57:08pour faire passer son budget
57:09alors il a pris
57:10sa plus belle plume
57:11pour écrire aux députés
57:12et sénateurs socialistes
57:14dans un courrier
57:15envoyé hier
57:15il leur propose
57:16une rencontre
57:17pour tenter
57:18de trouver un compromis
57:20un accord
57:20sur le prochain budget
57:21comme l'an dernier
57:23le compromis de 2026
57:25a été possible
57:26parce que chacun
57:26a accepté de faire un pas
57:28je suis prêt
57:28à poursuivre
57:29cette démarche avec vous
57:30avec la même franchise
57:31et la même volonté
57:32d'aboutir
57:34et vous qui avez
57:34bonne mémoire
57:35Adeline
57:35vous vous souvenez
57:36sûrement des concessions
57:37obtenues par le PS
57:38l'an dernier
57:39bien sûr
57:39la suspension
57:40de la réforme
57:41des retraites
57:41la généralisation
57:42du repas
57:43à 1 euro
57:43dans les universités
57:44et la revalorisation
57:46de la prime d'activité
57:47mais cette année
57:48la négociation
57:49s'annonce bien plus compliquée
57:50car le gouvernement
57:51il veut faire
57:5154 milliards d'euros
57:53d'économies
57:53avec des retraités
57:55et des fonctionnaires
57:56mis à contribution
57:56et ça
57:57ça ne passe pas
57:58chez les socialistes
57:59il faut que le premier ministre
58:01il faut que le premier ministre
58:01revoie sa copie
58:02vous savez
58:02je ne suis pas dans la menace
58:03pour la menace
58:04je dis juste
58:05que ce budget
58:07est injuste
58:08pour les français
58:09et qu'il doit être
58:10radicalement corrigé
58:11bon
58:12c'est pas le parti
58:13en tout cas
58:13Sébastien Lecornu
58:14a repris la plume
58:15aujourd'hui
58:15il ne s'arrête plus d'écrire
58:17cette fois
58:17il s'est adressé
58:18à ses soutiens
58:19au groupe
58:19du bloc central
58:20Ensemble pour la République
58:22Modem
58:22Horizon
58:23pour les invités
58:23à travailler
58:24avec je cite
58:25ceux qui ne partagent pas
58:26leurs convictions
58:27les socialistes peut-être
58:28on suivra ça de près
58:29évidemment
58:30on termine avec
58:31un nouveau prétendant
58:32à l'Elysée
58:32oui
58:33et il était sur votre plateau
58:34à plus tard
58:35que mardi soir
58:36Olivier Becht
58:37a annoncé sa candidature
58:38ce matin
58:39dans Paris Match
58:40député du Haut-Rhin
58:42ancien ministre
58:43du commerce extérieur
58:44d'Elisabeth Borne
58:45il se revendique
58:46de l'extrême centre
58:47alors chez vous
58:48vous ne le connaissez
58:49peut-être pas
58:49et il en a conscience
58:50il sait qu'il n'est pas
58:51très connu
58:52des français
58:52mais il résume
58:53son pari
58:54avec une formule
58:55vous allez la voir
58:56on va la voir
58:57quand on n'a aucune chance
58:59il faut la saisir
59:01c'est Jean-Claude Duce
59:02sur un malentendu
59:03il aurait pu reprendre
59:04les mots de Jean-Claude Duce
59:05dont les bronzés font du ski
59:06oblique t'a aucune chance
59:07on ne sait jamais
59:08sur un malentendu
59:09ça peut marcher
59:10bon merci Marco
59:11merci à tous les deux
59:12Alexis Corbière
59:13et Christophe Benz
59:14d'être venus ce soir
59:15sur le plateau
59:16de chaque voix compte
59:16le pape arrive donc
59:17demain matin
59:18sachez que l'autoroute
59:19assise est fermée
59:20dans le sens
59:20province Paris
59:22merci à Elsa
59:23et à Nicolas
59:24passer une excellente soirée
59:25sur la 8
59:26oui bien sûr
59:27pour moi c'est paraître
59:28la papa mobile
59:28prendre la place
59:29la papa mobile
59:30prendre la place
59:31je vous dis à demain
59:3119h30
59:32excellente soirée
59:33sur la 8
59:33je vous dis à demain
59:35je vous dis à demain
59:38je vous dis à demain

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