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  • il y a 49 minutes
La visite du pape Léon XIV à Lourdes ces 26 et 27 septembre est qualifiée d'"historique" par l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Monseigneur Marc Aillet, invité d'ICI Pays Basque ce 23 septembre. Plus de 6.000 fidèles du diocèse se préparent à converger vers les Hautes-Pyrénées.
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Transcription
00:00C'est une visite historique, on pourrait dire, puisqu'il n'y a pas de visite de pape officiellement en
00:06France depuis 18 ans.
00:07Le dernier qui est venu en France, c'était Benoît XVI, en septembre 2008, d'abord à Paris, puis à
00:12Lourdes.
00:13Car c'est une visite, évidemment, que le pape fait à la France.
00:16Et il sera donc à Paris le 25 et le 26, puis le 26 au soir à Lourdes, jusqu'au
00:2227, 28 au matin,
00:23puis enfin à Metz, avant de repartir pour Rome.
00:26Ça c'est pour le programme ? Combien de religieux, combien de pratiquants du Pays Basque vont faire le déplacement
00:32?
00:32Alors en gros, on a une très très nombreuse délégation, puisqu'on se mobilise depuis le mois de juin,
00:38et chaque paroisse a freté d'écart, et donc les gens se sont inscrits très vite, on a pu inscrire
00:44des bus entiers,
00:45et donc il y aura plus de 6000 fidèles du diocèse de Bayonne-les-Cares-Laurons,
00:50qui se rendront à Lourdes pour la messe du dimanche à Lourdes le 27.
00:53Donc Pays Basque et Béarnes, plus de 6000 personnes ?
00:57Pays Basque et Béarnes, c'est un peu plus du Béarnes, parce qu'il y a plus de paroisse en
00:59Béarnes,
00:59et parce qu'on est plus proche de Lourdes.
01:01Est-ce que c'est la plus grosse, alors je ne sais pas si on peut parler de délégation ?
01:03Je crois que c'est l'une des plus grosses délégations avec celle de Toulouse, vous voyez,
01:06donc ce n'est pas tout à fait la même proportion de population,
01:09mais ça veut dire qu'il y a une vraie mobilisation dans notre diocèse pour la visite du pape Benoît
01:14XVI.
01:14Et parmi ces 6000 personnes, qui sont ces personnes qui vont se rendre justement pour la visite ?
01:23Alors c'est très diversifié, ce sont des paroissiens évidemment qui vont appréhender des temps d'attente,
01:29des positions debout très longues, donc je pense qu'il n'y aura pas beaucoup de personnes très âgées,
01:33mais il y a une forte mobilisation des jeunes.
01:36Il y a une rencontre des jeunes aussi, comme vous le savez à Paris au Stade de France,
01:40à Saint-Denis, qui va rassembler 80 000 jeunes dans ce Stade de France avec le pape, le vendredi soir.
01:46J'ai tenu à mobiliser aussi les jeunes pour cet événement,
01:49parce que depuis Saint-Jean-Paul II en 1980 au Parc des Princes,
01:54ou en 1986 au Stade Gerland, jamais un pape n'a rencontré spécifiquement la jeunesse française.
01:59Et donc je pensais que c'était important qu'il y ait des jeunes qui puissent représenter notre diocèse aussi
02:04à Paris,
02:04donc ils seront une quarantaine quand même, alors qu'à Bordeaux ils seront beaucoup moins.
02:08Mais par contre il y a une très forte mobilisation de jeunes,
02:11ils sont plus de 300-400 qui vont participer à la messe à Lourdes.
02:17Et comment ça s'explique, une telle ferveur envers cet homme d'église ?
02:21Je crois qu'il y a une attente, d'abord parce que nous avons été habitués, c'est vrai en
02:24France,
02:25qui est quand même un pays qui a des racines chrétiennes,
02:28nous avons été habitués à la visite du pape Jean-Paul II, qui est venu à plusieurs reprises chez nous,
02:32Benoît XVI, qui dans son cours pontificat de 8 ans a pu venir une fois,
02:37et depuis le pape n'est jamais venu en France.
02:39Et donc je crois qu'il y a une espèce de frustration, d'attente.
02:45Et puis je crois aussi que dans la population française, il y a une soif d'absolu,
02:49il y a une soif de transcendance, il y a une soif de Dieu qui se manifeste.
02:53On voit aujourd'hui, comme vous le savez, en France une croissance exponentielle
02:58du nombre de catechémènes adultes, de ceux qui demandent le baptême.
03:02Il y en a eu 13 234 en France l'an dernier.
03:05Et dans notre diocèse ?
03:06Il y en a eu 115 qui ont demandé le baptême, 140 qui ont donné la confirmation.
03:10Et généralement ce sont des adultes qui sont jeunes.
03:1380% de ces adultes qui demandent le baptême en France ont entre 19 et 40 ans.
03:18Et qu'est-ce que vous attendez d'une telle visite ?
03:20Est-ce qu'elle marque vraiment la vie des pratiquants, ou ça reste juste une opération de communication ?
03:23Non, je crois qu'on attend beaucoup, c'est un événement spirituel.
03:26Dans l'évangile, Pierre, le premier des apôtres, dont le pape est le successeur par définition,
03:32en tant qu'évêque de Rome, est celui à qui Jésus a confié la mission d'affermir ses frères dans
03:37la foi.
03:38Et donc nous attendons du pape, dont c'est le charisme propre, de nous affermir dans la foi
03:44et de nous affermir aussi dans un nouvel élan missionnaire dont nous avons besoin pour témoigner de notre foi,
03:50de manière visible, sans prosélytisme évidemment, dans le respect de la liberté de conscience de tous,
03:55mais d'apporter cette bonne nouvelle du salut, parce que nous sommes conscients
04:00que beaucoup d'hommes et de femmes sont inquiets de l'avenir,
04:03vivent dans une société très anxiogène, parfois même dépressive,
04:08et attendent une parole de vérité, d'espérance.
04:11Ce matin, ici, Pays Basque propose une matinale spéciale sur le thème de nos enfants,
04:16avec 9 Français sur 10 qui se disent préoccupés par l'avenir, parmi les priorités,
04:20la lutte contre les violences sexuelles et physiques.
04:23Il se trouve que l'Église a été largement critiquée sur ce sujet,
04:26l'affaire Betaram étant la plus emblématique.
04:29Comment on protège les enfants au sein de l'Église aujourd'hui ?
04:32Est-ce qu'il y a eu une sorte de mea culpa ?
04:35Je crois qu'il y a eu une prise de conscience depuis l'an 2000
04:37qui précède la prise de conscience de toutes les autres institutions, comme vous le savez,
04:42puisque nous avons mis en place des plans de prévention, de protection de l'enfance,
04:46nous avons des cellules d'un coup des victimes,
04:48nous avons mis en place des processus d'indemnisation,
04:51donc de reconnaissance et de réparation.
04:53Il y a beaucoup de travail à faire, mais il y a un travail qui a été fait,
04:55et je crois que, pour nous, les victimes sont plus dans le passé,
04:59même si aujourd'hui, nous sommes toujours extrêmement vigilants,
05:02et on voit bien d'ailleurs que nous sommes un peu pionniers,
05:04puisque aujourd'hui, quand on pense au périscolaire dans la ville de Paris,
05:09on voit que c'est encore aujourd'hui que ça se passe,
05:10que l'on couvre encore des violences sexuelles,
05:14que l'on déplace des gens,
05:15et qu'on n'a pas assez non plus formé les adultes qui accompagnent les enfants.
05:20Donc, pour nous, c'est une vraie préoccupation,
05:22en particulier dans ce monde catholique,
05:23qu'il y a vraiment des plans de prévention.
05:24Moi-même, j'ai nommé, il y a déjà quatre ans,
05:27une déléguée épiscopale à la prévention,
05:30et à l'éducation, à la prévention, à la protection de l'enfance,
05:33et qui fait des sessions aussi pour tous les publics
05:37qui sont au contact des enfants et des jeunes.

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