00:00Déjà, qui est responsable de la sécurité du pape lorsqu'il va poser le pied sur le sol français, sur
00:06le territoire national ?
00:07C'est la France qui est responsable.
00:10De toute façon, là nous sommes dans ce que le Vatican appelle un voyage apostolique, qui a trois dimensions.
00:17La première dimension, c'est une dimension pastorale, une dimension religieuse.
00:21La deuxième dimension, c'est la dimension protocolaire.
00:25Léon XIV est chef d'État et il va être reçu avec les honneurs qui sont dus à son rang,
00:30comme chef d'État du Vatican.
00:32Et ça va entraîner une troisième dimension, qui est la dimension sécuritaire.
00:36Puisque l'État est responsable de la sécurité du pape, tant qu'il sera présent sur le territoire national.
00:41Donc comme toute personnalité étrangère menacée.
00:45Il y a donc la sécurisation du pape et la sécurisation également des événements qui vont recevoir du public,
00:52les messes, etc., qui elles vont être sécurisées également par l'État, au même titre que le sont les événements
00:58sportifs,
00:58par exemple les JO ou les championnats du monde de foot ou de rugby, les événements culturels.
01:04C'est donc ce qui explique la présence des 14 000 policiers et gendarmes et des 2 500, ça peut
01:09être compliqué.
01:10Mais sur la sécurité rapprochée du souverain pontife, le pape, il est protégé par des gardes suisses qui vont l
01:17'accompagner en France.
01:18Et il y a également les policiers français et peut-être les gendarmes français aussi.
01:21Comment ça s'articule entre la sécurité vaticane et la sécurité française ?
01:28Alors, comme je vous disais, c'est la France qui est responsable de la sécurité.
01:32Donc c'est le SDLP, le service de la protection, qui a en charge la sécurité du pape
01:38et qui va travailler en osmose avec les services de sécurité du Vatican,
01:43à la fois les gardes suisses et puis la gendarmerie vaticane.
01:48Les gardes suisses, pour faire très simple, assurent la protection vraiment rapprochée
01:53et la sécurité vaticane est là pour l'organisation des déplacements.
01:59Et donc, cette osmose va se faire en trois temps.
02:05Tout d'abord, quelques semaines ou quelques mois avant l'arrivée du pape,
02:11il y a eu une mission préparatoire qui a réuni l'ensemble des services du Vatican,
02:18les services de l'État français, bien évidemment, l'ensemble des services de sécurité,
02:22le protocole, la presse, etc., etc., et qui va déterminer le programme
02:26et les moments difficiles.
02:30Et donc, c'est le premier contact que vous allez avoir entre le SDLP
02:35et ses homologues du Vatican.
02:38Ensuite, vous avez une mission précurseur de sécurité
02:45où les services de sécurité du Vatican vont venir en France,
02:50en gros une semaine avant l'arrivée du souverain pontife,
02:54et vont travailler avec leurs homologues du SDLP.
03:00Et là, on va taper dans le bois dur.
03:01C'est-à-dire qu'on va décider, mais on va être très pratico-pratique,
03:06c'est-à-dire combien de services de sécurité, combien de gardes armées,
03:09qui montent dans quel véhicule, à quelle place.
03:12On va voir également tous les problèmes de déplacement pédestre,
03:16le positionnement des uns et des autres, les évacuations, etc., etc.
03:20Et lorsque la troisième étape, c'est au moment de l'arrivée du souverain pontife.
03:27Donc, ces deux services vont travailler ensemble, main dans la main.
03:32La protection dans les airs également.
03:34Il y a les services de sécurité, il y a les gardes du corps,
03:39notamment quand il y aura des contacts avec la foule.
03:42Ça, on connaît le fonctionnement.
03:44Maintenant, il y a les drones.
03:45Comment est-ce qu'on fait avec les drones ?
03:46Comment on se protège des drones ?
03:50Le drone, effectivement, est un gros problème,
03:53d'autant plus que si on n'avait qu'une seule catégorie de drones,
03:57ça irait, mais vous avez les drones qui sont autorisés,
04:00par exemple les drones de la presse,
04:01et puis il y a le problème des drones hostiles.
04:04Mais dans ce genre d'événement,
04:06on a toujours ce qu'on appelle une bulle aérienne
04:07qui permet de sécuriser les différents niveaux au-dessus d'un événement.
04:20À propos d'aérien, Gilles Furigo,
04:23on apprend que ce sera une pilote,
04:26commandant de bord sur A320,
04:28Clémence Coussono, c'est dans le Parisien,
04:30qui va piloter l'appareil,
04:31qui transportera le pape de Paris à Lourdes,
04:34puis de Lourdes à Metz.
04:37Donc l'avion, j'imagine, sera escorté par des avions de chasse.
04:41Ça, c'est l'armée qui s'en occupe.
04:42Là, ce ne sont plus des policiers.
04:45Oui, là, c'est un problème.
04:46C'est le problème de l'armée.
04:48À l'intérieur de l'avion, il y aura des membres du SDLP
04:51qui auront également leur place.
04:53En général, le chef de mission lui accompagne
04:55à faire les trois sites, Paris, Lourdes et Metz.
05:01Gilles Furigo, ce sera ma dernière question,
05:03mais toutes les personnes qui approchent le pape
05:05sont passées au scanner des services de renseignement.
05:09J'y ai pensé notamment en voyant cette commandante de bord.
05:13Je lui ai dit, bon, on ne confie pas l'avion du pape à n'importe qui.
05:17Bien sûr.
05:18Bien sûr, tout le monde,
05:19tous ceux qui vont accéder au pape
05:22seront contrôlés avec un passage fichier, etc.
05:26C'est évident.
05:27C'est vraiment le B.A.B. de la sécurité.
05:28Sous-titrage Société Radio-Canada
05:30Sous-titrage Société Radio-Canada
05:34Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires