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Ancien directeur sportif du Stade Rennais, Landry Chauvin a vu passer les 7 joueurs formés au club breton présents à Clairefontaine, pour le premier rassemblement des Bleus depuis l'arrivée de Zidane comme sélectionneur.
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00:00On constate quand même, et c'est vraiment, peut-être que vous n'êtes pas surpris, mais la liste est
00:05assez impressionnante,
00:07que la formation rennaise est plus que jamais à l'honneur en équipe de France à Clairefontaine actuellement,
00:12et vous avez été formateur à Rennes, notamment entre 2015 et 2019, vous avez été sélectionneur des équipes de France
00:18de jeunes également,
00:19donc vous avez vu passer sans doute pas mal de ces joueurs à la fois en formation et à la
00:23fois dans les équipes de France de jeunes.
00:25On a Andi Diouf, Ousmane Dembele, Désiré Doué, Eduardo Camavinga, Adrien Truffert, Lucas Dacunia, Jérémy Jacquet, tous passés par Rennes.
00:36L'André Chauvin, est-ce que Rennes est devenue la massia française ?
00:41Alors moi j'ai passé 20 ans, parce qu'avant d'être directeur 5 ans, j'avais d'abord été
00:45de 92 à 2007 formateur,
00:48avec Patrick Rampillon comme directeur, et après j'étais parti faire mon parcours d'entraîneur pro, je suis revenu ensuite.
00:54Est-ce que c'est la massia ? Non, parce que la massia, ils ont une identité de jeu commune,
00:58nous on n'a jamais eu d'identité de jeu commune, notre objectif a toujours été de faire jouer les
01:04meilleurs joueurs,
01:05on devait se débrouiller pour faire jouer les meilleurs joueurs ensemble.
01:08D'accord, donc il n'y avait pas une identité spécifique ?
01:10Et pourquoi alors justement, Landry, pourquoi il n'y a jamais eu cette volonté-là ?
01:15Ce n'était pas possible, comme par exemple votre voisin nantais le faisait à une époque ?
01:19Écoutez, à partir du moment, nous notre objectif c'était de...
01:24Alors on a vu, il faut se l'avouer, le tournoi a été l'arrivée de M. Pinault en 98,
01:29parce qu'avant on avait du mal à aller sur les mêmes talents que Auxerre, Sochaux, Nantes, Monaco, Paris,
01:38qui étaient les places fortes du football français en termes de formation.
01:42Mais dès qu'on a eu plus de moyens, on a été capable de se positionner sur les top joueurs.
01:48Et à partir de là, notre objectif c'était d'abord de prendre des joueurs intelligents
01:53avec une bonne qualité technique et on se débrouillait pour les faire jouer ensemble.
01:58Et on se fichait de l'organisation, ce qui nous importait c'était des principes de jeu communs
02:02connus par tous les éducateurs du club.
02:06Laurent ?
02:07Le truc Landry, c'est qu'en dehors de la réussite qu'on connaît aujourd'hui,
02:12ce qu'il faut expliquer, puis vous qui avez été à peu près dans tous les rôles,
02:16on va dire, vous pouvez l'expliquer, c'est aussi le maillage et le scouting qui est fait aujourd'hui.
02:20C'est-à-dire que tous les joueurs dont on parle, ils ne sont pas de la région Bretagne,
02:25ils ne sont même pas des régions alentours, enfin il y en a une partie comme Jérémy Jacquet,
02:27par exemple, qui sont de la région parisienne.
02:29Et il y a un maillage quand on va aujourd'hui au centre de formation du Stade René,
02:33si vous allez dans le bureau du directeur, c'est ça qui est impressionnant,
02:36c'est le repérage.
02:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous allez dans le bureau du directeur,
02:39vous lui donnez un club en Ile-de-France,
02:41et il peut vous dire s'il y a deux joueurs lesquels intéressent le Stade René,
02:45ou si déjà ils sont pourvus à ce poste-là.
02:47C'est un peu ça Landry.
02:48Oui, alors après, je mets juste un petit bémol par rapport à ce que vous venez de dire,
02:53parce que sur les sept, on en a deux qui sont issus de l'école de foot,
02:56et qui sont brétiliens, issus d'Ile-et-Vilaine.
03:00C'est Désir Edoué, il est arrivé à l'âge de 9 ans,
03:02et on a Edouardo Caminviga qui est arrivé à l'âge de 11 ans.
03:05Donc c'est quand même un vrai plus.
03:08Moi, quand je suis directeur du centre, j'ai pris la continuité de Patrick Campion.
03:13Il était hors de question de s'intéresser à des joueurs extérieurs
03:17tant qu'on n'avait pas pleinement conscience du potentiel qui existait déjà chez nous.
03:21Ensuite, on a Adrien Truffert, Ousmane Dembele,
03:25qui, eux, sont arrivés en pré-formation,
03:28puisqu'ils ont fait leur...
03:29Adrien, c'est 15 ans à Rennes, et Ousmane, 14-15.
03:33Et puis ensuite, on a les garçons qui viennent d'un peu plus loin.
03:37Adrien Truffert, c'est Chartres, mais il est arrivé à 15 ans, lui aussi.
03:42Lucas Dacuña, c'était la région de Rouen.
03:44Là, c'était un hasard.
03:47On reçoit un coup de fil, c'est Eric Hata,
03:49et puis on fonce alors qu'on a déjà Adrien Truffert, qui est au même poste.
03:53Et puis Jérémy Jacquet, repéré très tôt à 13 ans par les recruteurs parisiens
03:57et qui a signé qu'il s'est engagé très tôt.
03:59Donc c'est vraiment...
04:00Ça symbolise, c'est cette garçon un petit peu la stratégie de recrutement
04:05que l'on pouvait avoir.
04:06Elle était à la fois locale, bretonne, mais aussi nationale.
04:13Le seul point commun entre tous,
04:15c'est la stabilité familiale.
04:19Et ça, c'est familial et environnemental.
04:22Et ça, c'est vraiment très important.
04:24Et je pense que c'est ce que je réussite.
04:26C'est intéressant, ça.
04:28Oui, justement, ça.
04:29Est-ce que quand le gamin est là,
04:31comment on fait pour travailler là-dessus ?
04:33Le gamin, il a des qualités,
04:35mais on se rend compte que la famille autour, ça ne va pas.
04:37Il pense surtout à l'oseille.
04:40Vous essayez de bosser sur ces aspects-là
04:43ou vous ne vous consacrez que à ce qu'il est capable de faire
04:46avec un ballon et ses pieds ?
04:49Non, non, non, non.
04:50Déjà, aucun jeune n'est recruté
04:52sans qu'on ne soit allé au moins une fois chez lui.
04:58On les reçoit tellement que l'entourage familial,
05:01on les connaît par cœur.
05:03Et puis ça, c'est la première chose.
05:05Et puis la seconde, c'est à un moment donné,
05:09quand on sent que c'est trop compliqué,
05:10on laisse tomber, aussi simple que ça.
05:13Ça veut dire quoi, compliqué ?
05:15Quand on sent qu'il y a différents intermédiaires
05:18qui commencent à rentrer dans la danse,
05:20il ne faut pas perdre de temps.
05:22Il vaut mieux aller sur quelqu'un
05:24qui nous fait pleinement confiance
05:26et puis ça va beaucoup plus vite.
05:29Et il y a un point important là-dessus,
05:31c'est que sur les familles et l'entourage,
05:32parce que comme par hasard,
05:34effectivement, les exemples qu'on a cités là,
05:36je prends le cas de Désiré Douai,
05:37c'est connu sur le fait que son entourage est nickel.
05:40Il y a aussi son frère d'ailleurs, un guet là.
05:42Oui, bien sûr.
05:43Et ça marche dans les deux sens,
05:44c'est que les familles ont aussi confiance
05:46dans le stade René,
05:47parce que par exemple,
05:48le cas d'Arméité,
05:49quand il est venu à Rennes,
05:50c'est aussi un joueur de région parisienne,
05:52en fait, il avait d'autres sollicitations.
05:54Mais maintenant, la réputation
05:56du centre de formation
05:57et la façon dont, Landry vient d'expliquer,
06:00les responsables gèrent le gamin et l'entourage,
06:05ils veulent des entourages clean.
06:06Et bien là, le père de Kadarméité, par exemple,
06:08il avait choisi le stade René versus,
06:10je vais peut-être dire une bêtise,
06:11je crois que c'était Monaco,
06:12mais je ne sais plus.
06:13Mais en tout cas,
06:13ça compte aussi dans les deux sens
06:15et c'est pour ça qu'à la fin,
06:17ceux qui sortent,
06:17normalement, ils ont tous,
06:18effectivement,
06:19des entourages bien solides.
06:22Après, très honnêtement,
06:23quand le garçon vient avec sa famille,
06:26il ne voit pas qu'une seule personne.
06:27Il a affaire à tous les composantes du club
06:31qui, à un moment donné,
06:32ont un rôle clé dans son cursus de formation.
06:35Donc, quand les gens repartent
06:37de cette première visite à Rennes,
06:39il n'y a aucune surprise,
06:40ils ont connaissance de toutes les personnes
06:43qui, à un moment donné,
06:44vivront avec leur fils
06:45et les accompagneront.
06:47Mais Landry,
06:47comment on devient
06:48ou comment on est
06:49une sorte de formateur
06:51et de spécialiste de la formation
06:53comme vous l'êtes devenu ?
06:55Alors moi,
06:55pour une petite histoire,
06:56je ne sais pas s'il s'en souvient,
06:57mais Landry Chauvin,
06:58à la fin des années 2000,
06:59quand je commentais la Ligue 2,
07:00on s'est beaucoup vu,
07:02beaucoup parlé au bord des terrains,
07:03aux différents postes qu'il a eus,
07:05même en tant qu'entraîneur.
07:06Et franchement,
07:07il était tout le temps passionnant
07:08quand il parlait de football.
07:09J'ai des bons souvenirs de ça.
07:12Et vous étiez un formateur.
07:13Aujourd'hui,
07:13je suis le marcher d'un projet.
07:17Vous étiez un formateur.
07:18Vraiment,
07:19quand on parlait avec vous,
07:21c'était vraiment formidable.
07:22Je suis encore un employeur passé,
07:23je le suis encore.
07:24Ah oui,
07:25ok,
07:25mais après,
07:26vous vous êtes lancé,
07:27vous avez tenté la carrière d'entraîneur
07:29et ça ne se passait pas bien.
07:31Et je le voyais sur le terrain,
07:33je me disais,
07:33mais comment un type
07:33qui parle aussi bien de football,
07:35qui est aussi intelligent,
07:36qui a formé autant de gamins
07:37quand il est au bord du terrain
07:38avec les équipes,
07:39alors peut-être que c'était
07:40des mauvaises équipes,
07:41je n'en sais rien,
07:41je ne connaissais pas toujours
07:42les contextes,
07:43mais ça ne se passait pas bien,
07:44comme si on est un formateur
07:46dans l'âme,
07:47c'est quelque chose
07:47dans lequel on excelle
07:48et puis c'est difficile ensuite
07:49d'aller diriger une équipe
07:51de Ligue 1 ou de Ligue 2,
07:52c'est différent,
07:54complètement différent
07:54comme travail ?
07:55C'est marrant ce que vous dites
07:57parce que Paul Leguen
07:58m'a toujours dit
07:58que j'étais un formateur
07:59et que j'aurais dû le rester.
08:01Maintenant,
08:01très honnêtement,
08:02quand à l'époque
08:03je passe le BEPF,
08:05j'ai la réserve du stade Rennais
08:07et je le passe
08:08pour continuer de m'enrichir.
08:09Je n'ai aucune arrière-pensée
08:11pour devenir un jour
08:12entraîneur pro
08:13et il y a ce fameux coup de fil
08:14de Sedan
08:14et de Michel Rouquette
08:17et là je me dis
08:17mais pourquoi je ne tenterais pas
08:19à l'aventure ?
08:20Mais je savais
08:21que j'allais revenir
08:22à la formation
08:22à un moment donné
08:24à Nantes.
08:26J'ai été nominé
08:27aux Oscars du foot
08:28au bout de trois ans
08:29à Sedan,
08:29rappelez-vous
08:30et à Nantes,
08:31on a eu la chance,
08:32on avait renoué
08:33avec le public
08:33à la Beaujoire
08:34parce qu'on avait lancé
08:35les Véretou,
08:36les Trébelles notamment.
08:37Je dis toujours nous
08:38parce que ça,
08:38c'est une histoire d'équipe.
08:39C'est comme le foot,
08:40c'est un sport collectif.
08:42Et où ça a été plus difficile,
08:44c'est à Brest,
08:45notamment en Ligue 1
08:46et après je suis revenu
08:47à la formation
08:48et j'y ai pris...
08:50Oui, c'est là où
08:51sans doute que je suis
08:52le plus à l'aise
08:53parce que...
08:54Mais le fait d'être passé
08:55par les pros
08:56m'aide énormément aujourd'hui.
08:58Et la petite anecdote
08:59par exemple
08:59avec Lucas Dacunia
09:01que j'ai côtoyé
09:03en dehors
09:03du stade Rennais
09:06fait qu'un entraîneur pro
09:10ne fait pas jouer les jeunes
09:11parce qu'il aime les jeunes.
09:12C'est ce que j'essayais
09:13de leur expliquer
09:13parce qu'ils sont
09:14un peu impatients
09:15par moments.
09:16Il fait jouer le joueur
09:17qui fera gagner son équipe
09:18et il se fout de l'âge.
09:19Et ça,
09:20c'est facile de le dire
09:22quand on est passé
09:23des deux côtés.
09:24Et c'est cette grande force
09:25que je pense avoir aujourd'hui.
09:27Landry Chauvin avec nous
09:28qui a été directeur
09:29du centre de formation de Rennes
09:30avec 7 joueurs
09:31actuellement en équipe de France.
09:33Parmi ces 7,
09:34je les rappelle,
09:34Andi Diouf,
09:35Ousmane Dembele,
09:36Désiré Doé,
09:36Eduardo Camavinga,
09:38Adrien Truffert,
09:38Lucas Dacunia,
09:39Jérémy Jacquet.
09:40Lequel était,
09:41on va dire,
09:41le plus prédestiné,
09:42c'est-à-dire,
09:43c'est normal qu'aujourd'hui
09:44il y soit.
09:45Vous auriez mis
09:45votre maison dessus.
09:46Voilà.
09:46Et pour lequel
09:47est-ce que c'est le plus surprenant ?
09:48Moi, je connais la réponse.
09:51Alors, sincèrement,
09:51il y en a trois.
09:53Il y en a un qui a
09:54des initiales du bonheur.
09:55C'est le cas international.
09:56Ils auraient été à Rennes,
09:57ailleurs, n'importe où.
09:57C'est Ousmane Dembele,
09:59c'est celui que j'ai le moins connu
10:01parce que je suis arrivé à la fin,
10:02il a commencé chez les pros.
10:04Donc, moi,
10:04je ne l'ai pas recruté.
10:06Mais Désiré Doé,
10:07Eduardo Camavinga,
10:09on sentait qu'il y avait
10:10le potentiel international.
10:12Après, les autres,
10:13c'est leur travail,
10:15c'est leur parcours.
10:17Et sincèrement,
10:19c'est eux
10:20qui sont allés le chercher.
10:23Landry est,
10:24à une époque,
10:25on était dans l'after
10:25très critique
10:26par rapport à la formation française.
10:29Toujours à cheval
10:30sur les années 2010 par là
10:31parce que je trouvais
10:32qu'on formatait les joueurs,
10:34on faisait de très bons
10:35produits standards,
10:36on exportait beaucoup
10:36de nos joueurs.
10:38Mais avant de voir
10:39des joueurs techniques,
10:40des joueurs intelligents,
10:41capables au milieu de terrain,
10:42d'orienter le jeu,
10:43des créatifs,
10:44on en avait très, très peu.
10:46Et je pense même
10:47qu'on en a souffert
10:48pendant pas mal de temps
10:49en équipe de France.
10:49On avait des mecs
10:50qui allaient vite,
10:51qui étaient capables d'éliminer,
10:52qui étaient forts dans les duels.
10:53Mais le joueur créatif
10:55façon formation espagnole,
10:57rappelez-vous de la polémique
10:58que ça avait fait à l'époque
10:59avec Blanc,
11:00les premières années de Deschamps.
11:02Je trouve qu'après,
11:03on a progressé dans ce domaine,
11:04mais qu'est-ce qu'on a galéré
11:05à une époque ?
11:05Vous l'avez connu,
11:06cette époque-là ?
11:06Vous êtes d'accord ?
11:07Pas d'accord ?
11:08Comment vous voyez
11:08les choses là-dessus ?
11:10Si, on l'a connu.
11:11Mais après,
11:13à un moment donné,
11:15je dis on,
11:16mais au Stade Ryanair,
11:18on n'était pas trop
11:18dans cette mouvance-là.
11:20Les clubs veulent aller trop vite,
11:21donc c'est facile.
11:22On n'avait qu'à le voir,
11:24et je suis à l'aise
11:24parce que j'ai été sélectionneur
11:26pendant cinq ans
11:26des équipes de France Jeunes.
11:29Le nombre de joueurs
11:30nés sur les deux ou trois
11:32premiers mois de l'année,
11:33il est impressionnant
11:33dans les équipes de France Jeunes.
11:35Il faut laisser le temps au temps.
11:37Donc, il y a deux...
11:37Attendez, expliquez ça mieux, Landry,
11:39parce que vous dites
11:40que la course au résultat
11:42faisait qu'on prenait
11:43les premières années.
11:45Ça veut dire qu'en gros,
11:46ils étaient plus vieux,
11:46donc peut-être plus matures
11:48physiquement,
11:48et qu'on insistait là-dessus.
11:51Parce qu'il y a deux cas de figure
11:53quand on fait de la formation.
11:54C'est soit on s'intéresse
11:55aux résultats immédiats,
11:56mais encore une fois,
11:59on forme alors des équipes.
12:00Mais nous, ça ne nous intéressait pas.
12:01On est là pour former des joueurs.
12:03Or, le formateur
12:03est un formateur de joueurs,
12:05pas un formateur d'équipe.
12:06Le formateur d'équipe,
12:07c'est l'entraîneur pro.
12:08Le formateur de joueurs,
12:09c'est celui qui bosse
12:10au centre de formation
12:11dans l'ombre
12:12et qui est content
12:13quand il voit un des garçons
12:15qu'il a eu à un moment donné
12:16apparaître en équipe première.
12:19Donc, quand on fait ce constat-là,
12:21le plus dur,
12:24c'est quand on prend de l'expérience
12:27et que l'œil s'affine,
12:30que l'on se rende compte de ça,
12:32c'est d'évaluer le potentiel à venir.
12:35Et parmi les garçons
12:36qui sont aujourd'hui
12:36en équipe de France,
12:37mais je peux vous assurer
12:38que les Truffères,
12:39Diouf,
12:41Dacunia,
12:42Doué,
12:43mais c'était des...
12:44C'était des...
12:46des...
12:46des gringalais, quoi,
12:47quand ils ont...
12:49quand on les a recrutés.
12:51Mais simplement,
12:52il y avait...
12:53Nous, on avait deux critères principaux.
12:54C'était l'intelligence de jeu
12:55et le rapport joueur-ballon,
12:58le côté technique.
12:59Et à partir de là,
13:00on savait que ce qu'on allait leur apporter,
13:02ils allaient se remplir,
13:03entre guillemets,
13:04comme l'on dit aujourd'hui.
13:05Et il fallait juste être patient.
13:08Elton Mokolo,
13:08dernière question.
13:09L'André Chauvin,
13:10il n'y a pas une forme de paradoxe
13:11à l'idée de voir
13:12la formation à la Rennaise
13:14célébrée
13:14et d'avoir en même temps
13:16la formation qui est sous-représentée
13:18dans le 11 de Ligue 1,
13:19dans le 11 Rennais,
13:20avec davantage des joueurs
13:22qui sont sur le banc ?
13:22C'est vrai que je crois
13:25qu'il y a trois journées,
13:26c'était la première fois
13:26depuis 24 ans
13:27qu'il n'y avait aucun joueur
13:28formé au club
13:28sur une feuille de match.
13:31Après,
13:32je n'aime pas trop
13:33aller sur ce terrain-là
13:34parce qu'on va dire
13:35Chauvin,
13:35il n'est plus haut-star Rennais,
13:37il est critique,
13:37il est gris,
13:38alors que moi,
13:39je suis un amoureux du club,
13:40j'habiterai...
13:40On va dire plus de Chauvin
13:41en rapport à Rennes.
13:43Non, sans doute.
13:45Non, non,
13:46j'espère simplement
13:47qu'il y a encore des jeunes
13:50dans les sélections nationales.
13:51Donc, je pense que la relève est là.
13:53Après,
13:54aujourd'hui,
13:55tout va plus vite.
13:56Aujourd'hui,
13:56le premier contrat pro,
13:57il ne faut pas se voiler la face,
13:59c'est l'ancien contrat stagiaire.
14:01Ça n'a de nom que le pro.
14:03Ça change tout
14:04en termes de réflexion quand même.
14:05Oui, ça change tout.
14:07Par exemple,
14:07les 2001,
14:08Truffery et Dacuña,
14:09on leur signait un contrat pro.
14:10Enfin,
14:10quoi que Truffery
14:10a signé un stagiaire ?
14:11Mais Dacuña,
14:12c'était un des plus jeunes joueurs
14:13à signer son premier contrat pro
14:14au Star Rennais
14:15parce que l'année d'avant,
14:17Diop et Isidor,
14:18qui étaient nés en 2000,
14:20avaient refusé le contrat pro
14:21dans leur club formateur
14:22pour aller à Monaco.
14:23Donc,
14:23à bout d'un moment,
14:24on est obligés,
14:25nous,
14:25de se mettre au diapason
14:26de ces clubs-là.
14:27Et aujourd'hui,
14:30on protège les joueurs
14:31avec le contrat pro
14:32pour prolonger simplement
14:34leur formation
14:35parce qu'on sait
14:36que le contrat stagiaire,
14:36il est devenu quasiment obsolète.
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