- il y a 25 minutes
Vous n'avez pas pu vous inscrire pour visiter l'Assemblée nationale lors des Journées européennes du Patrimoine ? Pas de panique, on a la solution
Comme chaque année, LCP vous ouvre les portes de l'Assemblée nationale.
Elsa Mondin-Gava présente une émission spéciale, entourée de Jean Garrigues et Bruno Fuligni, historiens, pour une heure en direct depuis le Salon Delacroix à l'Assemblée nationale.
Marco Paumier, journaliste de la rédaction de LCP, sera en duplex depuis les lieux emblématiques de l'Assemblée : l'Hémicycle, la Salle des Quatre colonnes et celle des Pas Perdus, l'Hôtel de Lassay, la Bibliothèque...
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, répondra à ses questions devant L'Arbre aux Mille Voix, une oeuvre d'art installée dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.
LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.
Comme chaque année, LCP vous ouvre les portes de l'Assemblée nationale.
Elsa Mondin-Gava présente une émission spéciale, entourée de Jean Garrigues et Bruno Fuligni, historiens, pour une heure en direct depuis le Salon Delacroix à l'Assemblée nationale.
Marco Paumier, journaliste de la rédaction de LCP, sera en duplex depuis les lieux emblématiques de l'Assemblée : l'Hémicycle, la Salle des Quatre colonnes et celle des Pas Perdus, l'Hôtel de Lassay, la Bibliothèque...
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, répondra à ses questions devant L'Arbre aux Mille Voix, une oeuvre d'art installée dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.
LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.
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00:04Musique
00:19Bonjour à tous, ravie de vous retrouver sur LCP à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine.
00:26Nous allons vous faire découvrir l'Assemblée Nationale comme vous ne l'avez peut-être jamais vue.
00:32Et pour ça, nous sommes installés dans ce magnifique salon Casimir Perrier, au cœur du Périmètre Sacré.
00:38On vous en livrera tous les secrets avec nos deux indispensables spécialistes de l'Assemblée.
00:43Jean Garrigue, bonjour.
00:44Bonjour.
00:44Vous êtes historien, président de la Commission internationale pour l'histoire des Assemblées.
00:49Merci, vous êtes un fidèle de l'émission, Emmanuel Maury.
00:53Bonjour, historien, vous avez dirigé notamment la bibliothèque de l'Assemblée Nationale.
00:58Le Palais Bourbon n'a aucun secret pour vous, vous signez le roman du Palais Bourbon aux éditions Perrin.
01:04Et pour ces Journées du Patrimoine, les journalistes de la chaîne parlementaire se transforment en guides.
01:09On va les retrouver tout au long de cette heure de visite, Marco Pommier et Hélène Bonduelle.
01:14Hélène, vous êtes dans les jardins de l'Assemblée.
01:17On attend beaucoup de monde pour venir visiter l'Assemblée Nationale aujourd'hui, Hélène.
01:23Et exactement, nous sommes exactement dans les jardins des 4 colonnes où les tambours de la garde républicaine viennent à
01:29peine de terminer.
01:31Alors pourquoi ça s'appelle le jardin des 4 colonnes ?
01:33Parce que regardez, il se situe juste à côté de l'entrée de la salle des 4 colonnes, direction ensuite
01:39l'hémicycle au Palais Bourbon.
01:41Alors en fait, ici on se trouve exactement entre l'hôtel de l'AC, la résidence de la présidence de
01:47l'Assemblée Nationale qu'on vous fera visiter tout à l'heure.
01:49Et puis je vous le disais, l'hémicycle, le cœur du Palais Bourbon.
01:53Et on est au début du parcours des visiteurs qui, vous le voyez, sont très nombreux.
01:57Et on va aller rejoindre Stéphanie qui est venue visiter en famille aujourd'hui l'Assemblée Nationale.
02:02Bonjour Stéphanie, pourquoi est-ce que vous êtes venue visiter ? Pourquoi vous avez fait ce choix de l'Assemblée
02:06Nationale aujourd'hui ?
02:07Eh bien parce qu'avec l'Elysée, le Palais d'Elysée et l'Assemblée Nationale, c'est très symbolique, ça
02:13représente la République.
02:15Et c'était vraiment les deux monuments que nous voulions voir absolument.
02:18Le cœur de pouvoir, vous me disiez.
02:20Et vous êtes venue avec votre mari et votre fille Coralie.
02:23Coralie, est-ce qu'il y a une pièce, un endroit en particulier que vous souhaitez visiter aujourd'hui ?
02:28Oui, l'hémicycle, c'est pour nous la salle mythique qu'on voit vraiment sur les réseaux sociaux, qu'on
02:33voit tous les jours à la télévision.
02:35On aimerait vraiment bien voir comment ça fonctionne à l'intérieur, le cœur vraiment de ce qu'on voit tous
02:41les jours à la télévision.
02:43Pour nous, c'était vraiment important de voir ça aujourd'hui.
02:45Eh bien je vous laisse. Alors continuez votre visite à l'hémicycle.
02:48C'est tout droit. Vous traversez le périmètre sacré et vous y êtes. Bonne visite.
02:53Merci beaucoup Hélène. On y sera aussi dans l'hémicycle dans quelques instants.
02:57Jean Garrigue. On voit, c'est important pour les Français de venir visiter cette Assemblée nationale.
03:02C'est d'ailleurs une volonté de la présidente de l'Assemblée d'ouvrir encore plus cette maison du peuple.
03:08Elle a tout à fait raison. C'est la maison du peuple.
03:11Ça fait depuis la Révolution française que les assemblées se sont réunies ici, que les représentants du peuple se sont
03:17réunis ici.
03:18Je rappelle qu'un député n'est pas que le député de sa circonscription, il est le député de la
03:22nation tout entière.
03:24Et donc c'est ce cœur battant de la République qui, à l'origine, c'est vrai, était un palais
03:29d'agrément pour une duchesse,
03:31qui était la duchesse de Bourbon au XVIIIe siècle, mais qui est devenu aujourd'hui véritablement l'un des points
03:36cardinaux de notre vie démocratique.
03:38Et d'autant plus aujourd'hui, dans la conjoncture actuelle, où on voit bien ce qui se passe par rapport
03:43au président, par rapport au pouvoir exécutif,
03:45c'est quand même ici que la démocratie trouve toute sa place.
03:50Et on attend entre 10 000 et 15 000 personnes ce week-end à l'Assemblée.
03:54Emmanuel Maury, pour ceux qui n'ont pas forcément la chance de venir visiter cette Assemblée nationale,
03:59rappelez-nous, quand est-ce que ce palais Bourbon a été construit ? De quand date-il ?
04:03Essayez de nous décrire le Paris de l'époque.
04:05Je voudrais au préalable rebondir sur ce que disait la visiteuse tout à l'heure.
04:10Alors, elle disait centre de pouvoir, Jean Garry le rappelait, et elle citait également l'Élysée.
04:16En réalité, quand on prend le recul de l'histoire, le palais Bourbon est probablement le monument politique
04:22le plus important de notre histoire contemporaine et moderne, puisque c'est près de 230 années d'histoire politique,
04:29là où l'Élysée, finalement, ne joue un rôle important que depuis 1958, depuis le début de la Vème République,
04:34et Matignon, que depuis 1935, année à partir de laquelle il a été le siège de la présidence du Conseil
04:41et du Premier ministre.
04:44Donc, c'est un palais qui est construit, effectivement, dans les années 1720,
04:50à une époque où il s'agit d'un endroit désert, constitué de marécages.
04:56D'ailleurs, il y avait deux, trois bâtisses, dont une s'appelait la Bonneau, un lieu qui s'appelait la
05:03Grenouillère,
05:03donc qui dit bien à quoi ressemblait le lieu.
05:07Et d'ailleurs, c'était un défi parce qu'il fallait pouvoir construire.
05:11Et ce n'est qu'après, d'ailleurs, que c'est devenu que la Duchesse de Bourbon a lancé la
05:15mode
05:15et que c'est devenu le Faubourg Saint-Germain.
05:19Et donc, elle a construit ce palais avec un personnage qui est indissociable de sa vie,
05:25qui est le comte de la Sey, et sur la mode des palais italiens, du Trianon.
05:30En fait, on disait que c'est le grand Trianon à Paris, finalement.
05:34C'est-à-dire un palais très différent de celui que l'on voit aujourd'hui,
05:39en un seul étage, de plein pied, qui a été transformé à de multiples reprises ensuite.
05:43Donc, Jean Garrigue, au début, c'est un palais qui n'est pas politique.
05:47Quand est-ce qu'il devient politique ?
05:50Il devient politique au moment de la Révolution française.
05:53Alors, sous la Révolution française, c'est d'abord une prison,
05:56puis c'est le lieu de l'école polytechnique créée à cette époque-là.
05:59Mais avec le directoire, on installe le Conseil des 500,
06:04qui est une des deux assemblées.
06:05Il y a le Conseil des 500, le Conseil des Anciens,
06:07qui composent l'Assemblée, d'ailleurs.
06:09Et ce Conseil de 500 va se réunir ici,
06:13dans un hémicycle qui va être construit quelques années plus tard,
06:17trois ans plus tard, en 1798,
06:20qui a disparu,
06:21mais dont on a conservé, vous le savez,
06:24dans l'hémicycle actuel,
06:26notamment ce qu'on appelle le perchoir,
06:29le siège du président de l'Assemblée,
06:31et puis un bas-relief qui est en dessous du siège du président de l'Assemblée.
06:36Justement, quand on sera dans l'hémicycle,
06:38on reviendra justement sur ces pièces.
06:40On va retrouver Marco Pommier.
06:41C'est des salles que nos téléspectateurs connaissent davantage.
06:44La salle des 4 colonnes, Marco Pommier,
06:47c'est là où on vous retrouve parfois les mardis et les mercredis.
06:53Oui, oui, c'est vraiment l'une des salles que vous connaissez le mieux chez vous,
06:57normalement, celle que vous voyez sur vos écrans,
06:59la salle des 4 colonnes.
07:01Regardez, c'est ici que les journalistes interviewent les députés.
07:06Vous le disiez, Elsa, la réaction politique du jour,
07:09la petite phrase, les coups de gueule.
07:11C'est ici qu'on les entend.
07:13Et lors des grands événements, le décor change complètement.
07:17Il faut s'imaginer des dizaines de caméras, des perches,
07:21parfois jusqu'à une soixantaine de journalistes réunis ici même.
07:25Et quand les députés veulent prendre la parole,
07:28eh bien, ils vont sortir du périmètre sacré qui est juste derrière moi.
07:33Ils empruntent ce couloir, ils se mettent juste ici
07:36et ils prennent la parole devant les journalistes
07:39entre deux figures historiques.
07:41Celle d'abord d'Olympe de Gouges.
07:44Vous la voyez, féministe, femme de lettres,
07:48guillotinée pendant la révolution.
07:50Ils prennent la parole entre Olympe de Gouges,
07:52mais aussi Jean Jaurès, son buste.
07:56Et juste ici, le père du socialisme.
08:00Et on va maintenant aller dans une autre salle.
08:04La salle des pas perdus.
08:06C'est juste à côté.
08:07C'est une salle où les journalistes peuvent également travailler,
08:11interviewer les députés.
08:12Une salle magnifique.
08:14Vous n'allez pas être déçus.
08:16Bienvenue dans la salle des pas perdus.
08:19Ici, donc, les journalistes font leur duplex.
08:22LCP y installe aussi son plateau.
08:25Chaque mardi, pour les questions au gouvernement,
08:27vous le connaissez bien Elsa.
08:29Et chaque mardi d'ailleurs,
08:30la présidente de l'Assemblée nationale
08:32traverse cette grande salle
08:34entourée de gardes républicains
08:36qui lui rendent les honneurs.
08:38Et derrière ce décor très solennel,
08:41il y a une histoire mouvementée.
08:43Nous sommes en décembre 1887.
08:46Et à l'époque, les citoyens,
08:47ils peuvent venir ici rencontrer leur député.
08:50Un homme nommé Aubertin
08:51demande à voir un certain Jules Ferry.
08:54Le député arrive dans cette salle
08:56et cet homme lui tire trois fois dessus.
08:59Jules Ferry survit,
09:01mais il sera grièvement blessé.
09:05Merci beaucoup Marco Pommier.
09:07Jean Garrigue.
09:08C'est vrai que c'est difficile aujourd'hui
09:09de s'imaginer que dans cette salle des pas perdus,
09:12tout le monde pouvait rentrer,
09:14croiser son représentant,
09:15lui demander des comptes,
09:16voire même dans l'anecdote
09:17que nous racontait Marco,
09:19lui tirer dessus.
09:20C'est-à-dire qu'on est sous la Troisième République.
09:23Et sous la Troisième République,
09:24alors là, on peut dire que véritablement,
09:26le centre, le cœur de la démocratie,
09:28c'est ce qu'on appelait à l'époque
09:30la Chambre des députés.
09:31Et donc, effectivement,
09:32cette Chambre des députés,
09:33elle était ouverte,
09:34pas ouverte à tous les vents quand même,
09:36mais on pouvait venir ici.
09:38Et Jules Ferry,
09:39qui d'ailleurs avait candidaté
09:41à la présidence de la République,
09:42juste avant,
09:44a été victime, justement,
09:46de cette ouverture démocratique.
09:48Ce qui nous rappelle quand même
09:49que la Cinquième République,
09:51le régime que nous connaissons aujourd'hui,
09:53n'est pas le plus tourné vers le Parlement,
09:56vers la vie parlementaire,
09:57mais qu'à cette époque-là,
09:59je le répète,
10:00tout se passait,
10:00c'était d'abord ici
10:02que se passait la vie parlementaire.
10:04Et donc,
10:05qu'un Jaurès,
10:06qui est un très grand orateur,
10:07on vient de parler de Jaurès,
10:09a donné toute sa mesure de tribun.
10:12Et justement,
10:12Emmanuel Maury,
10:13ces salles,
10:14on les connaît,
10:15puisqu'on voit les journalistes
10:16interroger les députés,
10:18on voit moins,
10:19on s'y intéresse moins.
10:20Il y a des personnages
10:22dans toutes ces salles,
10:22Marco Cittet,
10:23Olympe de Gouges,
10:24Jean Jaurès.
10:25C'est un choix très important.
10:27Qui dit quoi de l'Assemblée nationale ?
10:29Qui témoigne de son importance historique.
10:33Et d'ailleurs,
10:34depuis,
10:35puisque le Conseil des 500
10:36a été installé en 1798,
10:37donc près de 230 ans maintenant,
10:40tous les personnages importants
10:41de l'histoire de France depuis
10:42sont passés ici.
10:44Et dans cette salle
10:45où nous nous trouvons d'ailleurs,
10:47qui est,
10:48vous parliez du Conseil des 500,
10:49le Conseil des 500,
10:50la salle du Conseil des 500
10:51était ici.
10:52Dans cet endroit-là,
10:54nous nous trouvons là-même
10:56et faisait face
10:58à ce qu'est aujourd'hui
10:58la Porte de Bronze.
11:00Donc ça,
11:00c'était le premier hémicycle.
11:01Ce n'est que plus tard
11:02que Jules de Joly,
11:03sous la monarchie de Juillet,
11:05construira l'hémicycle
11:07que nous connaissons aujourd'hui.
11:08Et comme il était évoqué également
11:10la salle des 4 colonnes,
11:12il y a eu d'autres salles.
11:13Il y a eu la salle de bois,
11:14entre-temps,
11:15qui prolongeait la salle des 4 colonnes.
11:17Et il y aura aussi
11:19la salle de carton 1848,
11:21qui est en fait en face de nous,
11:23derrière la Porte de Bronze,
11:25pour pouvoir accueillir,
11:26en 1848,
11:27les 900 parlementaires
11:29qui ont été élus à l'époque.
11:30Donc, c'est vraiment
11:31extrêmement mouvementé
11:33comme histoire,
11:34y compris dans les 4 hémicycles
11:35qui se sont succédés.
11:36Et Jean Garry,
11:37sur les personnages historiques
11:39choisis,
11:40Emmanuel Maury nous disait,
11:41il y en a énormément.
11:43Olympe de Gouche,
11:44c'est aussi une façon
11:45de féminiser,
11:46de dire,
11:47pendant longtemps,
11:48on a oublié
11:48qu'il y avait aussi
11:49beaucoup de femmes
11:49qui avaient compté
11:50dans notre histoire.
11:50Oui, et pendant longtemps,
11:52on n'a pas eu de femmes
11:52qui étaient électrices
11:53et pas de femmes élues
11:55jusqu'au lendemain
11:56de la Seconde Guerre mondiale.
11:58Mais effectivement,
11:59Olympe de Gouche,
12:00en réalité,
12:00en 2016,
12:01a remplacé
12:02un grand tribun aussi
12:03de la Troisième République
12:04qui était le comte Albert Demain,
12:06qui était un peu
12:06l'adversaire de Jaurès.
12:08C'est pour ça
12:08qu'il lui faisait face.
12:10Et Olympe de Gouche,
12:12c'était indispensable
12:12parce qu'avec sa déclaration
12:14des droits de la femme
12:15et de la citoyenne,
12:16elle a été une figure majeure
12:18non seulement
12:18de l'histoire
12:19de la Révolution française,
12:20ça s'est mal terminé
12:21pour elle, hélas,
12:22mais elle a été aussi
12:24une grande figure
12:25au fond de la lutte
12:26des femmes
12:26pour accéder au pouvoir.
12:28Et ça a pris
12:29quasiment deux siècles.
12:31Donc, c'est un combat
12:32quand même très compliqué.
12:34Et de plus en plus,
12:36l'Assemblée nationale,
12:37ne serait-ce que par la composition
12:39de cette Assemblée,
12:40s'ouvre aux femmes.
12:42On a honoré
12:43très récemment
12:44des femmes
12:45qui avaient joué
12:46un rôle
12:46dans la vie parlementaire
12:48en leur attribuant
12:49des places
12:50avec des plaques
12:52sur l'hémicycle.
12:53Il y a vraiment
12:54un objectif
12:55de féminiser
12:57véritablement
12:57cette Assemblée.
12:58Et on s'en rend compte
12:59et on va s'en rendre compte
13:00tout au long
13:01de cette émission,
13:01Emmanuel Maury,
13:03chaque pièce
13:04de l'Assemblée nationale,
13:05il y a des peintures,
13:06il y a des allégories,
13:08ça raconte quelque chose
13:09de notre histoire
13:10et de la politique ?
13:11Oui,
13:11et chaque pièce,
13:13y compris celle
13:13dans laquelle
13:14nous nous trouvons.
13:16Vous voyez,
13:16je vois en face de moi
13:17Casimir Perrier,
13:19Jean-Garrick le sait bien
13:20pour avoir publié
13:21les grands discours parlementaires,
13:23un grand orateur,
13:24une grande figure,
13:25elle est un peu oubliée
13:26cette figure un peu aujourd'hui,
13:27mais il a quand même
13:28été président de la Chambre,
13:29il a été président du Conseil,
13:31il a donné naissance
13:32à toute une dynastie,
13:33il avait deux fils parlementaires,
13:34son petit-fils
13:35Jean-Casimir Permier
13:36qui deviendra président
13:36de la République
13:37après avoir été président
13:38de la Chambre.
13:39D'ailleurs,
13:39être président de la Chambre,
13:40c'était souvent
13:41le tremplin
13:42pour pouvoir ensuite
13:44diriger l'exécutif
13:45et c'est ce qui montre
13:46effectivement
13:47cette importance
13:47du palais Bourbon
13:49dans les républiques antérieures.
13:50C'est ça qui est fascinant,
13:52si vous voulez,
13:53c'est que cette Assemblée,
13:54elle a traversé
13:55les régimes.
13:56Ça commence
13:57sous la Révolution française,
13:59sous la République
14:00et ça se continue
14:02sous le Consulat,
14:03sous l'Empire,
14:04ça s'appelait
14:05le corps législatif,
14:06puis ça devient
14:07à la restauration
14:08la Chambre des départements,
14:10la Chambre des représentants
14:11des départements,
14:12puis la Chambre des députés,
14:13puis ça redevient
14:14le corps législatif
14:15sous le Second Empire,
14:16etc.
14:17C'est fascinant
14:18parce que vous avez
14:19toute l'histoire
14:19de la délibération,
14:21toute l'histoire politique
14:22qui vit ici
14:24au palais Bourbon.
14:24Et dites-moi
14:25si je me trompe,
14:26Jean Garrigue,
14:26mais on a le sentiment
14:27que tous ces symboles,
14:29ils se cumulent,
14:30c'est-à-dire qu'on n'a pas
14:31effacé les symboles
14:32du régime d'avant
14:33en disant
14:34« j'enlève tout »,
14:34non, en fait,
14:35on a tout un tas
14:36de symboles
14:36de périodes différentes.
14:37Oui, vous avez raison,
14:39on parlait tout à l'heure
14:40du nouvel hémicycle
14:42de Jules de Joly
14:43qui, en 1832,
14:46cet hémicycle reprend
14:47malgré tout,
14:48on l'a dit tout à l'heure,
14:49le siège
14:50et le bas-relief
14:51d'origine.
14:52Et puis,
14:54Napoléon Ier
14:55a transformé
14:56toute la façade
14:57du côté de la Seine.
14:59Mais le fronton
15:00et le bas-relief
15:01sur cette façade
15:02a été ensuite
15:04retransformé
15:04sous la restauration
15:06et puis sous la,
15:07ce qu'on appelle
15:08la monarchie de Juillet,
15:09sous Louis-Philippe.
15:09Donc, à chaque fois,
15:10chacun apporte
15:11un petit peu sa marque
15:12sur cette maison.
15:13On peut dire,
15:14Emmanuel Moré,
15:15qu'il y a
15:15une cohabitation,
15:17pour employer un terme
15:18un peu politique,
15:19ici à l'Assemblée,
15:20des différentes époques,
15:21des différents régimes politiques.
15:23Oui,
15:24et cette pièce,
15:25par exemple,
15:26en est la preuve.
15:27On a le bon
15:28Zodalou derrière nous
15:29qui raconte
15:30un épisode
15:31de l'Assemblée
15:33avant même
15:33qu'elle ne siège ici,
15:35c'est-à-dire
15:35à Versailles,
15:37dans les premiers
15:38jours de sa constitution,
15:39la séance du 23 juin 1789.
15:43On va y revenir
15:44plus longuement
15:45à ce bronze
15:46de Zodalou,
15:47justement.
15:48Et puis,
15:48d'autres personnes,
15:49on a Bailly,
15:50par exemple,
15:50là-bas,
15:51qui est le président
15:52de l'Assemblée Constituante
15:54sous la Révolution,
15:55maire de Paris,
15:55et on le voit,
15:56c'est-à-dire très émouvant,
15:57on le voit
15:58en train de marcher,
15:59résigner vers l'échafaud.
16:00C'est une très belle sculpture.
16:02Voilà,
16:02chaque endroit,
16:04en fait,
16:04parle de l'histoire
16:05de France
16:06et d'une histoire politique.
16:07C'est vrai qu'il ne faudrait
16:07plus d'une journée même
16:09pour pouvoir
16:10justement
16:11analyser
16:12chaque symbole,
16:13chaque statut
16:13ici à l'Assemblée Nationale.
16:15On va peut-être
16:16continuer
16:17notre visite
16:18dans quelques instants.
16:19On a beaucoup parlé
16:21de l'hémicycle.
16:22Avant d'y aller,
16:23Jean Garrigue,
16:23rappelez-nous bien,
16:24l'hémicycle,
16:25de quand il date,
16:26ce n'est pas construit
16:28dès le début.
16:28Non,
16:29c'est le nouvel hémicycle,
16:31celui de 1832,
16:33celui qui est réalisé
16:34sous la monarchie de Juillet,
16:36qui était un régime
16:36d'ailleurs très parlementaire,
16:38où le Parlement
16:38avait un rôle
16:39très important.
16:40Et c'est quelque chose
16:42de nouveau
16:43pour l'époque.
16:45On avait ensuite eu,
16:48on en a parlé tout à l'heure,
16:50cette fameuse
16:52assemblée de cartons
16:53qui était dans la cour
16:54de l'Assemblée,
16:55mais qui était faite
16:56en 1848 justement
16:57pour 900 députés
16:59et qui ne fonctionnait
17:00pas très bien,
17:01mal chauffé,
17:02mauvaise acoustique.
17:03Tandis que là,
17:04avec l'hémicycle
17:05de Jules de Jolie,
17:06il a été conservé
17:07jusqu'à nos jours.
17:08Ça ne fonctionne
17:08pas trop mal.
17:09Et alors justement,
17:10allons-y dans l'hémicycle.
17:12On va retrouver
17:12Hélène Bonduelle
17:13qui va nous faire
17:15justement cette visite.
17:17Vous êtes quelques marches
17:18avant Hélène Bonduelle
17:19et vous allez nous montrer
17:20ce qui se passe justement
17:21quand les députés,
17:22quand les ministres
17:22ou quand la présidente
17:23de l'Assemblée
17:24entrent dans cet hémicycle.
17:27Exactement.
17:27Et bien vous allez voir,
17:28on pénètre dans l'hémicycle
17:30et on passe par la porte
17:31par laquelle passe
17:32en effet
17:33Yael Brunpivet,
17:34la présidente
17:35de l'Assemblée nationale.
17:36Et regardez,
17:36on arrive dans cet hémicycle
17:39somptueux
17:40et on arrive ici
17:40par les bancs
17:42de la gauche.
17:43Alors on entre ici
17:44dans le cœur battant
17:45de l'Assemblée nationale.
17:47Suivez-moi.
17:48On se ferait un passage
17:49parmi tous les visiteurs
17:51et vous le voyez ici
17:52dans cet hémicycle somptueux.
17:54C'est là que se déroulent
17:55évidemment tous les mardis
17:56les questions au gouvernement.
17:58C'est là aussi
17:59que les grands textes de loi
18:01sont votés,
18:02sont discutés.
18:03Un hémicycle,
18:04vous l'avez dit en plateau,
18:05qui a été imaginé
18:06et construit
18:06par l'architecte
18:08Jules de Joly
18:08entre 1828
18:10et 1832.
18:11Et regardez d'ailleurs
18:12sur les images de Marion
18:13ces magnifiques colonnades
18:15en marbre
18:16que l'on voit
18:16tout au fond
18:17de l'hémicycle.
18:18et puis ces fameux
18:20fauteuils rouges
18:21en velours
18:22sur lesquels siègent
18:23les 577 députés.
18:26Et comme je vous le disais,
18:27regardez comment sont placés
18:28les groupes politiques.
18:29Marion va vous montrer.
18:30Tout à gauche,
18:31il y a les bancs
18:33de la France insoumise
18:34et puis on se déplace
18:36petit à petit
18:36vers le centre
18:37jusqu'à la droite,
18:40tout au fond,
18:40là-bas de l'hémicycle
18:41où siège
18:42le groupe
18:42du Rassemblement national.
18:45Et puis,
18:45juste en bas,
18:46regardez,
18:46je vais vous montrer.
18:47Ici, ce sont les bancs
18:48des ministres.
18:49C'est là que les ministres
18:50viennent lors de certaines séances
18:52pendant les questions
18:52au gouvernement.
18:54Par exemple,
18:55ici, c'est la place
18:56du Premier ministre
18:57Sébastien Lecornu.
18:58Et puis,
18:59on va suivre,
19:00on va essayer de se faire
19:00un passage parmi les visiteurs,
19:02s'approcher de l'huissier
19:03et je vais vous montrer
19:04quelque chose.
19:05Je vais vous montrer
19:06ce fameux boîtier.
19:08C'est sur celui-ci
19:09que les députés
19:10peuvent voter.
19:12Je ne sais pas
19:12si vous le voyez bien
19:13sur les images de Marion,
19:13il y a le bouton
19:14pour, contre
19:15ou abstention.
19:17C'est ici,
19:18grâce à ce boîtier,
19:19que les députés
19:20peuvent voter.
19:21Et quand ils sont
19:22assis sur leur siège,
19:23ils ont en face d'eux
19:24ce qu'on appelle
19:25le perchoir
19:27qui est le fauteuil
19:27de Yael Brown-Pivet
19:29ou de ses vice-présidents
19:30quand ils présentent
19:32les séances
19:33et les grands textes
19:34de loi.
19:35Et symboliquement,
19:35ce perchoir
19:37est au même niveau
19:37que le dernier rang
19:39des députés
19:40parce que symboliquement,
19:41la présidente
19:42de l'Assemblée nationale
19:42n'est pas au-dessus
19:43des parlementaires.
19:44Et puis,
19:45si vous voulez bien,
19:45on va juste lever la tête
19:46ensemble grâce à Marion
19:47et vous allez voir là-haut
19:49cette rotonde
19:50en vert lumineuse.
19:52Je voulais vous la montrer
19:52parce qu'elle laisse
19:53entrer la lumière naturelle
19:54bien sûr,
19:55mais quand il fait plus sombre,
19:57il y a des lumières artificielles
19:58qui prennent le relais
19:59en cas de séance nocturne,
20:01notamment pour maintenir
20:02une certaine clarté
20:04des députés.
20:05Vous voyez,
20:05il y a énormément
20:06de visiteurs
20:06qui voulaient voir
20:07cet hémicycle
20:08qui est l'un des endroits
20:09les plus particuliers
20:10de l'Assemblée nationale
20:11et nous sommes avec Julien
20:13qu'on va aller retrouver.
20:15Bonjour Julien,
20:15vous êtes venu en famille.
20:17Pourquoi est-ce que
20:18vous avez souhaité
20:18aujourd'hui visiter
20:20cet hémicycle
20:20et qu'est-ce que vous en pensez ?
20:22Comment vous le trouvez ?
20:23Déjà parce que
20:23c'est un bâtiment
20:26qui représente vraiment
20:32ce qu'est la France
20:32et on voulait vraiment
20:34qu'ils puissent le voir
20:35parce qu'en fait,
20:36on peut y aller
20:37une seule fois par an.
20:39Donc c'est très chouette.
20:41Après,
20:42le bâtiment,
20:42on l'imagine
20:43beaucoup plus grand
20:44quand on le voit
20:45à la télé.
20:46Donc c'est très solennel
20:47et je suis vraiment content
20:48que les enfants
20:49aient pu voir tout ça.
20:52Alors justement,
20:52Rose,
20:53est-ce que tu trouves
20:54comme ton papa
20:55que l'hémicycle
20:56est plus petit qu'à la télé ?
20:57Qu'est-ce que tu en penses ?
20:57Je ne l'avais jamais vu
20:59à la télé
20:59mais par contre,
21:00je trouve que c'est très joli
21:02l'intérieur et l'extérieur.
21:04C'est très joli.
21:07Et c'est grand aussi.
21:08Je trouve ça un petit peu
21:09grand quand même.
21:12Pour s'y retrouver,
21:13ça doit être compliqué
21:14tous les jours
21:15de s'y retrouver.
21:17C'est assez impressionnant
21:18en effet.
21:19Merci beaucoup
21:19et c'est ce que nous disent
21:20un petit peu
21:20tous les visiteurs
21:21évidemment qu'ils souhaitent
21:22passer par l'hémicycle
21:24ici de l'Assemblée nationale.
21:26Oui,
21:26on voit bien Hélène
21:27avec le monde.
21:28Effectivement,
21:28c'est un des endroits
21:30absolument fascinants.
21:31Emmanuel Maury
21:32pour expliquer
21:33à Rose notamment
21:34pour s'y retrouver.
21:35Les députés,
21:36ils sont classés
21:37par couleur politique.
21:38Ça a toujours été
21:39comme ça ?
21:40Ah oui.
21:42À gauche,
21:43la gauche à gauche,
21:44la droite à droite,
21:45le centre au centre.
21:46Mais ce qui est fascinant
21:48quand on regarde
21:48l'hémicycle,
21:49c'est aussi
21:50de se souvenir
21:52du fait qu'il a été
21:54le théâtre
21:54d'événements considérables
21:56et notamment
21:56de révolutions.
21:57par exemple,
21:58la révolution de 1848,
22:00c'est ici
22:01que dans cet hémicycle
22:03que le peuple
22:04est rentré
22:05et que la République
22:07a été,
22:08pour la deuxième République,
22:09a été proclamée,
22:10elle a été proclamée
22:11officiellement
22:12à l'hôtel de ville
22:13mais qu'elle a été annoncée
22:14pour la première fois.
22:16De même qu'en 1870,
22:18le peuple a également
22:20envahi le palais
22:20après la défaite
22:21de Sedan
22:22et qu'a été annoncée
22:23également
22:24la troisième République.
22:25Donc,
22:25c'est vraiment,
22:26quand on regarde cet hémicycle,
22:28il n'y a pas que,
22:28je dirais,
22:29le regard contemporain,
22:30il y a aussi
22:31tout ce qui s'y est passé
22:32de considérable.
22:33Et justement,
22:34on parle de ce bas-relief,
22:35on vient de le voir
22:36à l'instant,
22:37Jean Garrigue,
22:37énormément de symboles,
22:39d'allégories
22:39dans l'hémicycle.
22:41Sur ce bas-relief,
22:42l'histoire et la renommée,
22:44le passé et le futur,
22:45en fait,
22:46ce qui est assez incroyable,
22:47je trouve,
22:47avec tout ça
22:48à l'Assemblée nationale,
22:49c'est la modernité
22:51des éléments
22:52qui s'y trouvent.
22:53Oui,
22:54parce que c'est un,
22:55j'allais dire,
22:56un musée
22:57de notre histoire politique,
22:59un conservatoire
23:01de notre histoire politique
23:02de toutes les périodes.
23:03On parlait de 1848,
23:06du 4 septembre 1870.
23:08Tout s'est passé ici,
23:10en réalité.
23:11Et en même temps,
23:13on sait qu'il y a des services
23:15où l'électronique domine,
23:17des salles extrêmement performantes,
23:20des nouveaux hémicycles,
23:22un nouvel hémicycle
23:23qui date de 1932 déjà,
23:25l'hémicycle Colbert
23:26et de nouveaux bâtiments autour.
23:28Donc,
23:29il y a ce mélange,
23:29effectivement,
23:30d'histoire
23:31et de modernité.
23:33Et je pense que
23:34le député d'aujourd'hui
23:35doit s'imprégner
23:37de cette histoire,
23:38notamment,
23:39par exemple,
23:40tout simplement,
23:41de ce qu'étaient
23:41les grands orateurs
23:42de cette époque.
23:43qu'on parlait du 4 septembre 1870,
23:45où se dégage la figure
23:46de Léon Gambetta,
23:47par exemple.
23:48On parlait de Jean Jaurès,
23:50d'Albert Demain,
23:51et on pourrait en citer
23:52Aristide Briand
23:53et tant d'autres.
23:54– Clémenceau.
23:54– Et Georges Clémenceau,
23:56évidemment.
23:56Donc,
23:57c'est vraiment là que,
23:59je le répète,
24:00que notre fil conducteur
24:02de l'histoire contemporaine
24:03s'est joué,
24:05c'est vrai,
24:05beaucoup plus
24:06qu'à l'Élysée,
24:06en réalité.
24:07et je pense que
24:09nos députés
24:10seraient bien avisés
24:12d'être imprégnés
24:13de cette histoire,
24:14de l'importance
24:15de la délibération
24:16dans notre histoire politique.
24:18– Il y avait d'ailleurs,
24:20ça renvoie au tribun,
24:21aussi de grands écrivains politiques,
24:24par exemple,
24:25Chateaubriand,
24:26ministre des Affaires étrangères
24:27en 1823,
24:28ici même,
24:29où Lamartine,
24:30qui a joué un rôle majeur
24:31pour l'avènement
24:33de la Seconde République,
24:34et Victor Hugo,
24:35qu'on n'a pas cité,
24:36des discours d'anthologie
24:38de Victor Hugo
24:38sur l'abolition
24:39de la peine de mort,
24:40déjà au XIXe siècle,
24:42sur le suffrage universel,
24:44sur l'enseignement libre,
24:46enfin, voilà.
24:46– L'Europe,
24:47les États-Unis d'Europe.
24:48– Absolument,
24:48les États-Unis d'Europe.
24:49– Et il y a parfois
24:50des reconstitutions
24:51dans l'hémissile
24:52de ces grands discours.
24:53On a parlé du bas-relief,
24:54il y a également
24:55la tapisserie
24:56de l'école d'Athènes,
24:58avec aussi
24:59tout un patrimoine,
25:00la liberté,
25:01l'ordre public.
25:03C'est des débats
25:04qu'on a encore aujourd'hui
25:06dans cet émissier,
25:07quand on discute de lois
25:08sur la sécurité,
25:09notamment.
25:10– Bien sûr.
25:11Et vous voyez,
25:12ce bas-relief,
25:13l'école d'Athènes,
25:14c'est toute la...
25:15Alors là,
25:16c'est toute l'histoire
25:16de la démocratie,
25:18au-delà même
25:18de l'histoire
25:19de France contemporaine.
25:21c'est la référence
25:22à la Grèce antique,
25:24c'est la référence
25:25qu'on a un peu partout aussi,
25:26il y a des orateurs
25:27du temps de la Rome antique,
25:29dont tout ce qui est
25:29démocratie, république,
25:31passe par ce bâtiment
25:35et est représenté
25:35par des sculptures,
25:37par des peintures,
25:38par des allégories.
25:39De La Croix,
25:40il a joué un très grand rôle,
25:41on y reviendra sans doute
25:42à propos de la bibliothèque.
25:45Donc voilà,
25:46on a,
25:46je le répète,
25:47on peut suivre
25:49véritablement
25:49tout cet héritage
25:51démocratique
25:52à travers
25:52ce qui est représenté
25:53dans ce bâtiment.
25:54Alors,
25:55vous nous parliez
25:55à l'instant,
25:56Jean Garrigue,
25:57de La Croix
25:58et également du fait
25:59que les députés
26:00devaient se sentir
26:01imprégnés de cette histoire.
26:02Bah écoutez,
26:02le député Arthur Delaporte,
26:03député socialiste
26:04du Calvados,
26:05il en est fait rude histoire.
26:07Marco Pommier
26:07l'a accompagné.
26:08Il nous présente
26:09un des salons
26:10de l'Assemblée nationale.
26:25Bonjour M. Delaporte,
26:27merci de nous accueillir.
26:28Alors,
26:29vous nous avez donné rendez-vous
26:30dans le salon de La Croix
26:31qu'on appelle aussi
26:32salon du trône
26:33ou salon du roi.
26:34Pourquoi ?
26:35Tout simplement
26:35parce qu'à la place
26:37du buste de Marianne ici,
26:38il y avait
26:39le trône du roi
26:40et le trône de Louis-Philippe.
26:41Dans les années 1830,
26:43après la révolution de juillet,
26:45le roi décide
26:46d'entamer une relation nouvelle
26:47avec le Parlement
26:48et à chaque fois
26:49qu'il y avait une séance royale,
26:50les députés passaient ici
26:52pour le saluer,
26:53lui rendre hommage.
26:53Petit détail,
26:54quand vous regardez
26:55au niveau de l'oreille
26:56de l'océan,
26:57vous allez voir
26:58qu'il n'y a pas d'oreille
26:59mais il y a en fait
26:59un regard.
27:00Il y avait une orientation
27:02du regard initial
27:03vers le trône.
27:05On se dit que le visage
27:06de l'océan a été repeint
27:07pour l'orienter
27:08plutôt vers l'hémicycle.
27:09On a détourné le regard
27:11qui était du roi
27:12vers l'hémicycle
27:13parce qu'en 1848,
27:15à la révolution
27:16et l'instauration
27:17de la Deuxième République,
27:18eh bien en fait,
27:19on a déporté le pouvoir
27:21du roi vers le Parlement.
27:24Ce magnifique salon,
27:25il a été peint
27:26par Eugène Delacroix.
27:27C'était en 1831, je crois.
27:29Eugène Delacroix,
27:30quand on lui demande
27:32de venir ici,
27:32c'est Thierre qui le fait,
27:34qui est un proche du roi
27:35et qui lui dit
27:36qu'on a besoin de quelqu'un
27:37pour le salon vitreau.
27:38Ça suscite des critiques
27:39parce que c'est un peintre
27:40un peu audacieux
27:42pour son temps
27:43et malgré tout,
27:44il va faire consensus
27:45parce qu'il va ici
27:46réaliser l'un de ses chefs-d'oeuvre.
27:47On a gardé le nom
27:48de celui qui a peint
27:49l'ensemble des murs
27:50de cette pièce.
27:51Alors vous êtes
27:52un passionné d'histoire,
27:53Arthur Delaporte,
27:54mais vous êtes surtout
27:54député socialiste
27:56depuis 2022.
27:57Ce salon,
27:58il s'appelle aussi
27:59le Salon de la Gauche.
28:01C'est ici
28:01que les députés de gauche
28:02se réunissent.
28:03Tout simplement
28:03parce qu'en fait,
28:04les marches que vous voyez ici
28:05sont les marches
28:05qui donnent accès
28:06à la partie gauche
28:07de l'hémicycle.
28:08Donc finalement,
28:09quand on veut rentrer
28:09dans l'hémicycle
28:10pour aller s'asseoir,
28:11c'est par là qu'on rentre
28:11et quand on sort,
28:12c'est là qu'on se retrouve,
28:13qu'on discute.
28:14Et par exemple,
28:15c'est sur cette table-là
28:16qu'on a rédigé,
28:17alors moi j'étais à l'époque
28:18simple collaborateur parlementaire,
28:20mais une des motions de censure
28:22qui m'a marqué,
28:24c'est la deuxième motion de censure
28:25de toute la gauche
28:26en 2019,
28:28quelques jours avant
28:29le déclenchement
28:30du confinement,
28:31sur la réforme des retraites.
28:33Un samedi après-midi,
28:34on était là en train
28:34de négocier,
28:35de discuter les termes.
28:36Contre le gouvernement
28:36d'Edouard Philippe
28:37à l'époque.
28:40Il faut savoir que
28:41comme il n'y a pas
28:41d'entrée au milieu,
28:42les macronistes sont écartelés
28:43entre le salon de la gauche
28:45et le salon de la droite.
28:46Ils viennent plutôt ici
28:47parce que c'est plus joli.
28:48Le salon de la croix
28:49est beaucoup plus beau.
28:50Le salon de la croix, voilà.
28:51Écoutez, merci beaucoup
28:52monsieur Delaporte.
28:53Merci.
28:57Magnifique salon de la croix
28:58qui se trouve donc
28:59sur la...
29:00Ce sont les députés de gauche
29:02qui ont accès plus facilement,
29:03on y reviendra.
29:04Nous sommes nous
29:05dans ce salon
29:05Casimir Perrier,
29:07Dernier nous,
29:08il y a une oeuvre spectaculaire,
29:10Le bronze de Dalou,
29:11Emmanuel Morey.
29:11Racontez-nous justement
29:13l'histoire de cette oeuvre.
29:15Ça pourrait être
29:15une longue histoire
29:16à raconter.
29:18Pour résumer,
29:19dans les années 1870,
29:22on envisage
29:23un monument commémoratif
29:26sur le lieu
29:27d'un ancien emplacement
29:28de l'Assemblée,
29:30la salle des menus plaisir
29:32à Versailles
29:33et on confie,
29:34on lance un concours
29:36et donc plusieurs artistes
29:38font des propositions
29:39et Jules-Aimé Dalou
29:43propose un bas-relief
29:46qui est remarqué
29:47par Gambetta,
29:48alors président de la Chambre
29:50et Gambetta est tout à fait
29:53séduit par ce bronze,
29:55plutôt par cette maquette
29:56et demande
29:57qu'on retienne ce bas-relief
29:59et qu'il soit constitué en bronze
30:03et qu'il puisse revenir
30:04ici au Palais Bourbon.
30:07Alors entre-temps,
30:08Gambetta mourra,
30:10le bronze sera inauguré
30:11beaucoup plus tard,
30:12mais ce qui est intéressant,
30:14c'est ce qu'il représente.
30:15Alors qu'est-ce qu'il raconte ce bronze ?
30:16La séance du 23 juin 1789
30:19qui est une des premières journées
30:21de l'Assemblée nationale,
30:22l'Assemblée nationale,
30:23l'acte constitutif
30:24qui est ici,
30:25dans les murs du Palais Bourbon,
30:26qui est le serment du jeu de paume,
30:28signé le 20 juin 1789
30:30et dans lequel
30:31les députés de l'Assemblée,
30:33principalement du tiers-État,
30:35disent ici,
30:36c'est l'Assemblée nationale
30:37et personne ne...
30:39chaque fois que nous nous réunirons,
30:41ici sera l'Assemblée nationale,
30:42personne ne pourra
30:43nous en faire partir.
30:44Et donc,
30:45ce bronze représente
30:47la scène,
30:48il y a une soixantaine de personnages,
30:49c'est une prouesse
30:49sur le plan artistique,
30:51dont deux,
30:52principalement,
30:53que l'on voit,
30:53ici à gauche,
30:55Drebrézé,
30:55le représentant du roi,
30:56qui vient pour demander
30:58à l'Assemblée
30:59de partir,
31:02de quitter les lieux
31:02et Mirabeau,
31:05le torse bombé,
31:06qui lui répond
31:07et qui s'y oppose,
31:09avec cette fameuse formule
31:10qui est formule d'anthologie,
31:12nous sommes ici
31:13par la volonté du peuple
31:14et nous n'en sortirons
31:15que par la force
31:16des baïonnettes.
31:17Jean Garry,
31:18voilà,
31:19il est derrière nous,
31:20ce bas-relief,
31:21et c'est ce que voient
31:23les ministres
31:24quand ils arrivent,
31:25ce salon Casimir Perrier,
31:26c'est le salon central
31:28entre le salon de la droite
31:29et de la gauche,
31:29on y reviendra.
31:30Donc,
31:31ça leur rappelle quand même
31:32une partie importante
31:33de notre histoire,
31:34Jean Garry.
31:34Ce sont les origines,
31:35puisqu'il faut rappeler
31:37que la démocratie,
31:39dans ce pays,
31:39la République,
31:41elle est venue d'abord
31:42d'une assemblée,
31:43d'une assemblée nationale
31:44constituante.
31:45C'est là que ça a commencé.
31:47On parle évidemment souvent
31:49du 14 juillet 1789,
31:51notre date nationale,
31:52mais c'est d'abord
31:53ici,
31:55en juin 1789,
31:56enfin ici,
31:57à l'Assemblée
31:58à Versailles,
31:59c'est d'abord là
32:00que tout a commencé.
32:02Et donc ici,
32:03c'est l'épicentre
32:04véritablement du Palais Bourbon.
32:06Et maintenant,
32:06ces trois salons,
32:07Salon de la Croix,
32:08Salon Casimir Perrier
32:09et Salon Pujol,
32:10Salon de la droite,
32:11qui est beaucoup plus modeste,
32:13si je puis dire,
32:14c'est là où on fait
32:14les conciliabules
32:15et sous les regards,
32:17puisque normalement,
32:18pardon,
32:18on n'a pas le droit
32:19d'être ici,
32:20c'est vraiment
32:20le périmètre sacré.
32:21Donc c'est là
32:22où tout se joue
32:23à l'abri des regards
32:24des journalistes.
32:25Complètement,
32:26oui.
32:26Mais alors,
32:27le Salon Pujol,
32:29où figure,
32:30par exemple,
32:31le serment
32:32qu'avait fait
32:32Louis-Philippe
32:33d'être fidèle
32:38au régime parlementaire,
32:40à ce que s'appelait
32:40la charte constitutionnelle
32:42de 1830.
32:43Alors ce Salon Pujol,
32:44lui...
32:45On le voit à l'image,
32:46le Salon Pujol,
32:47beaucoup moins...
32:48C'est pour l'entrée
32:49à droite.
32:50Impressionnant
32:50que le Salon de la Croix.
32:52de députés de droite.
32:54C'est vrai que,
32:56historiquement,
32:57la fibre parlementaire
32:59au XIXe siècle,
33:00elle était plus à gauche
33:02qu'à droite.
33:03Aujourd'hui,
33:04c'est selon
33:06la sensibilité
33:07de chaque député.
33:09Mais c'est vrai
33:10qu'on a gardé
33:11cette partition.
33:13Elle est symbolique
33:14et elle est aussi
33:15symptomatique
33:16de quelque chose
33:17de différent
33:18entre les députés.
33:19On va à présent
33:20passer à une autre salle.
33:22On continue notre visite
33:23et on retrouve
33:23Marco Pommier
33:24dans la salle
33:25des conférences.
33:26Marco.
33:28Oui,
33:29la salle
33:29des conférences,
33:30Elsa,
33:30c'est un lieu
33:31de travail
33:31et de lecture
33:32réservé aux députés.
33:34Mais cette pièce
33:35raconte aussi
33:36une partie
33:37de notre histoire
33:37politique.
33:39Regardez
33:39cette cheminée.
33:40On va
33:41s'y attarder.
33:42La monarchie
33:43et la République
33:43se font face.
33:45Cette cheminée,
33:46elle a été installée
33:46sous la monarchie
33:47de juillet en 1830.
33:49La preuve,
33:49avec, vous le voyez
33:50tout en haut,
33:51cette couronne royale.
33:52Et juste en dessous,
33:54vous avez un buste
33:56de Marianne
33:57ajouté plus tard
33:58sous la Troisième République,
34:00de la monarchie
34:00à la République,
34:02deux régimes
34:02qui se superposent
34:03ici,
34:05sous nos yeux.
34:06Je vais vous montrer
34:06une autre chose
34:07dans cette pièce,
34:09une autre curiosité.
34:11C'est ce qu'on appelle
34:12ici,
34:12ce meuble,
34:13le piano.
34:14Alors ici,
34:15pas question
34:15de jouer
34:16quelques notes.
34:17c'est en réalité
34:18le meuble
34:19qui accueille
34:19le courrier
34:20des 577 députés.
34:22Chaque casier
34:23correspond à un parlementaire,
34:25même si à l'heure
34:25des mails,
34:26il est forcément
34:27un peu moins sollicité.
34:29Je voulais vous montrer
34:30une dernière chose
34:31dans cette pièce.
34:32Regardez
34:33ces fauteuils imposants.
34:35A l'origine,
34:36ces fauteuils,
34:37ils sont très larges
34:38parce que ça permettait
34:39à l'époque
34:39aux députés
34:40de s'asseoir
34:41et de lire
34:42leur journal,
34:43leur grand journal,
34:44sans gêner
34:45le voisin.
34:46Même si je vous l'accorde,
34:47aujourd'hui,
34:47les journaux sont
34:48un peu moins grands,
34:48c'est un peu moins utile.
34:50Il n'empêche que ces fauteuils
34:51sont encore très confortables.
34:53Merci Marco Pommier.
34:55Restez pas assis
34:56trop longtemps Marco.
34:57Vous allez continuer
34:58la visite avec nous.
34:59On va se rendre
35:00dans une autre pièce
35:01très importante
35:02de l'Assemblée.
35:03Emmanuel Mori,
35:03vous le savez
35:04plus que personne,
35:05la bibliothèque
35:06de l'Assemblée nationale.
35:08Eliane Bonduelle,
35:09c'est là où vous vous trouvez.
35:12Exactement.
35:12Regardez,
35:13on vous fait pénétrer
35:14dans le Temple du Savoir,
35:16ici,
35:17la bibliothèque
35:18de l'Assemblée nationale.
35:20C'est la quatrième
35:21plus grande de France
35:22de par son nombre
35:23d'ouvrages.
35:24700 000 ouvrages
35:25y sont conservés.
35:27Il y a un fond inestimable.
35:28Évidemment,
35:29tous ne sont pas exposés,
35:30mais regardez sur ces images,
35:31il y a quand même
35:3260 000 ouvrages
35:33qui sont exposés
35:34ici dans cette bibliothèque
35:36dans laquelle
35:37il y a énormément
35:38de visiteurs.
35:38On voit qu'après l'hémicycle,
35:39c'est un endroit
35:40que les gens
35:41ont extrêmement envie
35:42de visiter.
35:43Alors,
35:43je voulais une fois de plus
35:45vous montrer les plafonds,
35:46vous faire lever la tête
35:48avant de vous présenter
35:49ces ouvrages.
35:50Regardez,
35:50ces joyaux
35:51de la peinture française,
35:52ce sont des œuvres
35:53réalisées par le peintre
35:54Eugène Delacroix.
35:56C'est une neve
35:56de 42 mètres de long
35:58avec 5 coupoles
35:59et dans chacune,
36:00ça représente
36:01une discipline.
36:02La poésie,
36:03la théologie,
36:04la législation,
36:05au centre évidemment,
36:06l'histoire et la philosophie
36:07et puis enfin,
36:08les sciences.
36:09Alors,
36:09pour l'anecdote,
36:10Eugène Delacroix a mis 10 ans
36:12à peindre ces plafonds
36:13qui ont été restaurés
36:14il y a peu d'ailleurs
36:15parce que le peintre
36:16n'avait pas le droit
36:17de venir peindre
36:18pendant que les députés
36:19étaient en séance.
36:21Donc,
36:21il a mis 10 ans
36:22à les peindre.
36:23Et puis,
36:23retour au sol,
36:24je vais vous montrer
36:25ces ouvrages incroyables,
36:27inestimables
36:28dont je vous parlais.
36:29Il y a des ouvrages
36:30inestimables
36:31comme le serment
36:31du jeu de paume,
36:32des manuscrits
36:33de Victor Hugo
36:34ou encore
36:34ces précieux documents
36:36que vous pouvez voir
36:36dans cette vitrine.
36:37A gauche,
36:38c'est le procès verbal
36:40de Jeanne d'Arc
36:41du XVe siècle,
36:42celui qui enverra
36:43Jeanne d'Arc
36:44au bûcher.
36:45Et puis,
36:45juste à côté,
36:46c'est ce qu'on appelle
36:47le Codex Borbonicus.
36:49C'est un calendrier
36:50divinatoire aztèque
36:51de plus de 14 mètres
36:54de long.
36:54Tous ces ouvrages
36:55sont évidemment
36:57accessibles aux députés,
36:58à leurs collaborateurs.
36:59Ils y viennent
37:00régulièrement pour travailler.
37:02Les chercheurs
37:02peuvent aussi venir
37:03dans cette bibliothèque.
37:04Il suffit de faire
37:06une demande d'inscription
37:07et enfin,
37:07cette bibliothèque
37:08est dans un endroit
37:09stratégique,
37:10dans le périmètre sacré.
37:11Les députés y travaillent
37:12et ils peuvent ensuite
37:13se rendre très proches
37:14à l'hémicycle.
37:16Merci beaucoup,
37:17Hélène Bonduel,
37:18Emmanuel Mori.
37:19Vous l'avez dirigée,
37:21cette bibliothèque.
37:22Il y a à la fois
37:23tous ces livres
37:24et ces trésors inestimables
37:26et les peintures
37:27de Jeanne de Lacroix.
37:27On les voyait à l'image,
37:28ce bleu incroyable.
37:30Oui,
37:31et en fait,
37:32ce que voit le public,
37:33le public ne voit
37:34que la partie émergée
37:35de l'iceberg
37:36puisque au-delà
37:37de ces 60 000 ouvrages,
37:39il y a 15 kilomètres
37:41de rayonnage
37:41en sous-sol
37:42répartis sur deux sous-sols
37:44sous nos pieds.
37:46Plus une chambre forte
37:47également
37:47qui est très largement gardée.
37:52C'est la plus vieille,
37:54on l'oublie parfois
37:55de le dire,
37:56c'est la plus vieille
37:56bibliothèque parlementaire
37:57du monde.
37:58Elle a été créée
37:59officiellement en 1794.
38:00Elle avait été constituée
38:01quelques années auparavant
38:03avec cette idée
38:04qu'avaient les premiers parlementaires
38:07que pour inspirer
38:09de l'époque des Lumières,
38:10que pour bien légiférer,
38:11il fallait avoir
38:12des Lumières sur tout.
38:14Donc,
38:15elle s'est constituée
38:16à partir
38:16de la confiscation
38:18des bibliothèques
38:19des couvents parisiens,
38:20notamment celle
38:21de Saint-Germain-des-Prés
38:21et puis elle s'est enrichie
38:22au fil du temps.
38:26Votre collègue disait
38:27quatrième bibliothèque
38:29de France.
38:29On a même dit
38:30qu'elle faisait partie
38:31des deux ou trois premières
38:32en termes de richesse
38:33de fonds
38:34après la BNF
38:36et on pourrait
38:37énoncer une liste
38:38considérable,
38:39par exemple,
38:40la plus importante collection
38:41des manuscrits
38:42de Rousseau
38:42que Rousseau lui-même
38:44avait souhaité confier
38:45à une assemblée
38:47si un jour
38:47elle voyait le jour
38:50et le procès
38:52de Jeanne d'Arc,
38:52le procès de Louis XVI,
38:53enfin la liste,
38:55le manuscrit
38:56de la Marseillaise
38:57que le public
39:00aime toujours admirer.
39:02Et vous parliez
39:03des lumières
39:04dont les parlementaires
39:05devaient s'inspirer
39:06dans les coupoles,
39:07c'est ce qu'Hélène disait,
39:08la législation,
39:09la philosophie,
39:10la théologie,
39:11la science,
39:11la poésie.
39:12Là encore,
39:13Eugène Delacroix
39:14guidait un petit peu
39:15les parlementaires
39:16sur ce qu'il fallait
39:17étudier, apprendre
39:18pour bien légiférer.
39:19Oui, les coupoles
39:19sont tout à fait révélatrices
39:20de ça,
39:21mais il ne faut pas oublier
39:22aussi les deux
39:23demi-coupoles
39:24en fresque,
39:25parce que ces coupoles
39:25sont en toile marouflée,
39:27donc il y a deux
39:27demi-coupoles en fresque
39:28qui sont tout à fait
39:29révélatrices aussi
39:30de l'esprit des lieux.
39:32D'un côté,
39:33Attila,
39:34qui représente
39:35la guerre,
39:36la barbarie,
39:37le désordre,
39:38et de l'autre côté,
39:39Orphée,
39:40qui représente
39:40la paix,
39:41la civilisation,
39:42et d'une certaine façon,
39:43une forme d'ordre.
39:44On oscille toujours
39:45entre l'ordre
39:46et la liberté,
39:47l'ordre et le désordre.
39:48Jean Garrigue,
39:49effectivement,
39:50à la fois,
39:51ces peintures
39:52de Jeanne de la Croix,
39:53cette peinture
39:53avec Orphée,
39:54la paix,
39:55Attila,
39:55la guerre,
39:56et ces fonds
39:57de livres
39:58qui sont absolument
40:00extraordinaires.
40:01Oui,
40:01moi j'ai eu une expérience
40:02de chercheur
40:03à qui il est arrivé
40:05de travailler
40:05et d'envoyer
40:06des étudiants
40:07pour travailler.
40:09C'est un endroit
40:10magnifique.
40:10et mon souvenir
40:12à moi,
40:12ce sont les collections
40:14de journaux
40:15reliés
40:16de la Troisième République,
40:17grande époque
40:18parlementaire,
40:19où là,
40:19vous vous régalez
40:21véritablement
40:22avec ces collections.
40:24Et c'est un endroit
40:25qu'on pourrait peut-être
40:26même rendre
40:27encore plus accessible
40:29aux chercheurs
40:30parce que redonner
40:32le goût de la lecture
40:33aujourd'hui,
40:33c'est quelque chose
40:34d'important.
40:35Mais c'est vrai,
40:36comme vous le dites,
40:37tout ce que Delacroix
40:38peint,
40:39c'est la science,
40:40etc.,
40:41ce sont des inspirations
40:43aussi pour les députés,
40:45pour leurs collaborateurs
40:46qui travaillent
40:47dans cette bibliothèque
40:48et c'est quelque chose
40:50qui fait partie
40:51véritablement intégrante
40:52de ce lieu
40:54avec aussi,
40:55pas très loin
40:56de la bibliothèque,
40:57les collections
40:58de Marianne aussi
40:59dont on va peut-être
41:00parler,
41:00mais qui sont aussi
41:01le témoignage
41:03de cette longue
41:05tradition,
41:05de cette longue
41:06histoire républicaine
41:08et je dirais
41:09cristallisée
41:10dans des objets
41:11et par exemple,
41:12vous avez
41:12dans la bibliothèque
41:14de Delacroix,
41:14me semble-t-il,
41:15vous me reprendrez
41:16si je vous le dis,
41:17mais il y a
41:18le masque mortuaire
41:19de Mirabeau,
41:19par exemple,
41:20il y a l'épée
41:21avec laquelle
41:23le général Boulanger
41:24et Charles Floquet,
41:25président du Conseil,
41:26se sont battus
41:27en duel
41:27en 1889,
41:29voilà,
41:30c'est un conservatoire
41:31là aussi
41:31de notre histoire politique.
41:32parce que les duels
41:33oratoires se transformaient
41:34souvent en duels physiques.
41:36Oui,
41:36on oublie de le rappeler
41:37quand on parle
41:38de violences
41:39à l'Assemblée,
41:39il serait peut-être
41:40aussi temps
41:41d'en rappeler.
41:41Le duel de France
41:42étant censé être
41:44le duel
41:45entre Gaston Defer
41:46et René Ribière
41:48en 1967.
41:50C'est 1967.
41:51Allez,
41:51les duels aujourd'hui
41:52restent des duels
41:54souvent oraux,
41:56en tout cas
41:57pour l'instant.
41:57Fleur et moucheté.
41:58Je vous propose
41:59de retrouver
41:59dans l'hémicycle
42:00puisque à l'occasion
42:01du bicentenaire
42:02de la photographie,
42:03on a voulu aussi
42:04donner la parole
42:05à un photographe
42:06qui vient souvent
42:07dans l'hémicycle
42:08pour immortaliser
42:09ce qui s'y passe.
42:10Marco Pommier
42:11vous êtes avec
42:12Karim Haït Adjeju
42:13qui nous fait
42:14le plaisir
42:15de nous témoigner
42:16justement de son travail.
42:19Oui,
42:20Karim Haït Adjeju,
42:21bonjour.
42:22Merci d'être avec nous.
42:23Vous photographiez
42:24les députés,
42:25les tensions politiques
42:26dans cet hémicycle aussi.
42:28Qu'est-ce qui fait
42:29une bonne photo politique
42:30selon vous ?
42:31Trois choses.
42:32Un lieu,
42:33un instant,
42:35une personne.
42:36Le lieu,
42:36c'est ici
42:37ou là où est
42:38la représentation nationale.
42:40La personne,
42:41c'est le député
42:41ou le premier ministre.
42:43Et l'instant,
42:44c'est l'histoire.
42:45Je me souviens
42:46du vote
42:47de la motion
42:48de censure
42:49sur Bayrou.
42:49Ça représentait
42:51ces trois moments.
42:53Et à ce moment-là,
42:54vous essayez
42:55de capturer quoi ?
42:56Un geste,
42:57une émotion,
42:58un moment politique plutôt ?
42:59C'est aujourd'hui
42:59des journées du patrimoine.
43:01Je crois qu'on essaye
43:01de choper
43:02du matériel immatériel.
43:04C'est quelque chose
43:05d'invisible,
43:06c'est quelque chose
43:07d'imperceptible
43:08et en même temps
43:09de très technique
43:10parce qu'il faut
43:10la lumière,
43:11etc.
43:11Mais on essaye
43:12de choper
43:13les tensions
43:14et il y en a
43:14d'aussi qu'il y en a
43:15et c'est vraiment
43:17une chose passionnante.
43:19On est au cœur
43:19de l'histoire.
43:20C'est quelque chose
43:21de fascinant.
43:22Quelle est la photo politique
43:23qui vous a le plus marquée,
43:25celle que vous avez prise ?
43:26Récemment,
43:26c'est celle de Sébastien Lecornu,
43:29Premier ministre,
43:29qui se retourne
43:30vers l'opposition
43:31et qui fait une sorte
43:32de signe de croix
43:33comme pour prier
43:35l'apaisement.
43:37On est dans un hémicycle
43:37où il n'y a pas
43:38de majorité absolue.
43:39C'est parfois
43:39un peu compliqué,
43:40effectivement.
43:41Il faut dire aussi
43:41que lorsque les photographes
43:43prennent des photos
43:44dans cet hémicycle,
43:45ils se mettent
43:45dans ce qu'on appelle
43:46les guignols
43:46qui sont de chaque côté
43:47de l'hémicycle.
43:48Vous allez peut-être
43:49le voir à l'image,
43:49c'est juste au bout
43:51où il y a des chaises.
43:53J'imagine que c'est
43:54quand même un peu contraignant
43:55de prendre des photos
43:56depuis ce point de vue.
43:57Comment vous faites ?
43:58Alors, on a deux points de vue.
43:59Il y a la façade
44:00qui nous permet
44:01d'avoir la présidente
44:02et les députés de dos
44:04et les deux guignols
44:05qui nous permettent
44:06de choper des profils,
44:09de choper notamment
44:09la présidente
44:11lorsqu'elle intervient,
44:12lorsqu'elle tape
44:12avec son stylo
44:13pour avoir du silence
44:14et il en faut.
44:15Et puis d'aller chercher,
44:16en fait,
44:16on va chercher des gros plans.
44:18L'Assemblée,
44:19c'est vraiment un lieu
44:20où l'expression
44:21sur les gros plans
44:22des hommes politiques
44:23et des femmes politiques
44:24représente tout ce qu'ils sont
44:25ou tout ce qu'ils veulent dire.
44:27C'est vraiment
44:28un endroit magique
44:29et féerique
44:30pour faire de la photo politique.
44:32Et on finira
44:32par une petite anecdote peut-être.
44:34Pourquoi on appelle ça
44:35les guignols ?
44:35Parce que tout simplement,
44:36quand on est en bas,
44:37on ne voit que les bustes
44:38des photographes,
44:39d'où le mot guignol.
44:41Merci beaucoup,
44:42Karim Adjidjou.
44:42Merci d'avoir été avec nous.
44:45Merci beaucoup,
44:46effectivement,
44:47Jean Garrigue.
44:47On peut mesurer
44:49l'importance
44:49du journée politique
44:50au nombre de photographes
44:51qui se pressent dans l'hémicycle
44:52pour immortaliser les moments,
44:54Jean Garrigue.
44:54Ça nous aide un petit peu
44:55s'il le fallait
44:56à savoir s'il y a
44:57un moment important.
44:59Oui,
44:59comme les nombres
44:59de journalistes aussi
45:00dans les tribunes
45:01ou simplement
45:03de citoyens.
45:05Mais moi,
45:05je pense
45:05à ce qui existait
45:07avant la photographie.
45:08C'était
45:08les peintres
45:09qui venaient
45:10et je pense
45:11à une scène célèbre
45:13immortalisée
45:13par un peintre
45:14dont j'ai oublié
45:15le nom
45:16qui se passe
45:17en mai 1877
45:18où Adolphe Thiers
45:20dans l'hémicycle
45:21est salué
45:22par l'orateur
45:24et qui dit
45:25le libérateur
45:26du territoire,
45:27le voici.
45:27Et on voit
45:28le petit Adolphe Thiers
45:29qui mesure 1m50
45:30qui est acclamé
45:32par l'ensemble
45:33des parlementaires.
45:34Cette scène,
45:35elle est saisissante
45:36comme l'aurait été
45:38une photographie.
45:39On regrette
45:39qu'il n'y ait pas eu
45:40une photographie
45:41de cette scène magnifique.
45:42Et il y en a
45:43beaucoup des photos
45:44d'ailleurs.
45:44LCP s'associe
45:45à un concours
45:46de la photo politique.
45:47On va passer
45:48puisque vous en parliez
45:49Emmanuel Mory
45:50quand on parle
45:51du palais Bourbon
45:51on parle
45:52de l'hôtel de l'Assay.
45:54On y retrouve
45:55avec grand plaisir
45:56Hélène Bonduelle.
46:00Exactement
46:00l'hôtel de l'Assay
46:01c'est l'hôtel
46:02de la résidence
46:03en fait c'est la résidence
46:04de la présidente
46:05de l'Assemblée nationale
46:05et on dit
46:06que c'est l'un
46:07des plus beaux palais
46:08de la République.
46:08Et regardez
46:09je ne vous ment pas
46:10regardez sur ces images
46:11de Marion
46:11ici ce sont
46:12les salons
46:13de réception
46:13et de travail
46:15dans lesquels
46:15on peut voir
46:16les oeuvres du peintre
46:17François-Joseph Haïm
46:18qui sont omniprésentes.
46:20Il y a plusieurs salons
46:21alors on ne peut pas
46:21tous vous les montrer
46:22mais ici
46:23on est dans le salon
46:23des saisons
46:25avec ses quintes
46:25peintures somptueuses.
46:27Ici vous voyez
46:27la saison de l'hiver
46:29là-bas du printemps
46:31et on va essayer
46:32de se frayer
46:32un passage de nouveau
46:33parmi les visiteurs.
46:34Je vous emmène
46:35dans le salon
46:36qui est tout au bout
46:36de cette enfilade.
46:38Nous sommes ici
46:39dans le salon
46:40des Jeux
46:41c'est un endroit
46:42extrêmement stratégique
46:43de l'Assemblée Nationale
46:44on n'y joue pas
46:46comme son nom l'indique
46:47évidemment
46:47mais c'est ici
46:48dans ce bureau
46:49que Yael Brunpivet
46:50réunit tous les mardis
46:52les 11 présidents
46:53des groupes politiques
46:54de l'Assemblée Nationale.
46:55Quelques exemples
46:56regardez
46:56ici il y a
46:58le fauteuil
46:58de Mathilde Panot
46:59de la France Insoumise
47:00ou encore
47:01Gabriel Attal
47:02le président
47:03du groupe
47:03Ensemble pour la République
47:04il y a aussi
47:05les vice-présidents
47:06les présidents
47:07des commissions
47:07en face là-bas
47:09vous avez le fauteuil
47:10de la présidente
47:11de l'Assemblée Nationale
47:12et qui lui fait face
47:13c'est celui
47:14du ministre des Relations
47:15avec les parlements.
47:17Alors lors de cette réunion
47:18qu'est-ce qui s'y passe ?
47:19La présidente
47:20de l'Assemblée Nationale
47:21et les participants
47:22fixent l'ordre du jour
47:24en fait de l'Assemblée
47:25l'examen
47:26des propositions de loi
47:27c'est un moment
47:28extrêmement important
47:29indispensable
47:30de la vie démocratique
47:31et c'est aussi
47:32ici
47:33que siège
47:34le bureau
47:34de l'Assemblée Nationale
47:36qui gère l'organisation
47:37le fonctionnement
47:38de l'Assemblée
47:39on y discute
47:40notamment du budget
47:41du Parlement
47:42on peut aussi
47:42y discuter
47:43des incidents
47:44de séance
47:44et il peut aussi
47:45décider d'éventuelles
47:46sanctions
47:47envers les députés
47:48et je vous prie de croire
47:49qu'il y a également
47:50énormément de monde
47:51qui souhaite
47:52visiter ce salon
47:54du jeu aujourd'hui.
47:55Merci beaucoup
47:56Hélène Bonduelle
47:56sur le week-end
47:57l'Assemblée
47:58attend entre 10 000
47:59et 15 000 visiteurs
48:00Emmanuel Maury
48:02l'hôtel de la Cé
48:03puisqu'il faut rappeler
48:04en fait ce bâtiment
48:05Palais Bourbon
48:06et Hôtel de la Cé
48:07c'est l'histoire
48:08d'un couple en fait
48:09Oui
48:10donc les deux amants
48:12la Duchesse de Bourbon
48:13qui avait le Palais Bourbon
48:14et le comte de la Cé
48:15qui avait l'hôtel de la Cé
48:16parce que
48:16en fait
48:17c'est lui
48:18l'inspirateur
48:19à la fois du lieu
48:20et de la conception architecturale
48:23c'est lui
48:23qui a fait appel
48:24à Giardini
48:25le premier architecte italien
48:26d'origine italienne
48:27et
48:30elle lui dit
48:31d'accord
48:31mais il y a une condition
48:33c'est que vous restiez
48:33près de moi
48:34et donc
48:35la condition
48:36pour qu'elle reste près de lui
48:37qu'il reste près d'elle
48:38plutôt
48:38c'est qu'on construise
48:40un autre palais
48:41un palais jumeau
48:42plus petit
48:43compte tenu de la différence
48:44de rang
48:44mais paradoxalement
48:46aujourd'hui
48:46si on veut se représenter
48:48ce qu'était le Palais Bourbon
48:49au XVIIIe siècle
48:50il faut regarder l'hôtel de la Cé
48:51ça correspond beaucoup plus
48:52à cela
48:53même si un étage
48:54a été rajouté
48:55par la suite
48:55et l'hôtel de la Cé
48:57Hélène le disait
48:58réunion stratégique
49:00dans des salons
49:02historiques
49:03oui oui
49:05succédant
49:05aux deux amants
49:06et je rappelle quand même
49:08que la duchesse de Bourbon
49:09était fille
49:10de Louis XIV
49:11légitimée
49:12par Louis XIV
49:13on était quand même
49:14dans les hauteurs
49:16de
49:16et de Madame de Montespan
49:18et de Madame de Montespan
49:19donc c'était quand même
49:20pas n'importe qui
49:22donc c'est vrai
49:23que l'hôtel de la Cé
49:25c'est aussi un élément
49:26important de notre vie démocratique
49:28c'est là que se réunit
49:29le bureau de l'Assemblée
49:31il y a aussi le salon du départ
49:34qui comme son nom l'indique
49:35est l'endroit
49:35où passe très rapidement
49:38d'ailleurs la présidente
49:40de l'Assemblée
49:41pour se rendre
49:42par la galerie des fêtes
49:43et puis les rotondes
49:45vers la salle des conférences
49:48la salle des séances pardon
49:50donc on a véritablement là
49:52un endroit
49:53qui est un endroit clé aussi
49:54parce que
49:55la présidente de l'Assemblée
49:57quatrième personnage
49:59honorifique
49:59de l'État
50:01c'est
50:02quelqu'un qui compte
50:03parce qu'elle doit gérer
50:05à la fois
50:06je dirais
50:07financièrement
50:08administrativement
50:09mais aussi politiquement
50:12la vie parlementaire
50:14et la manière
50:15dont tout le monde
50:15peut vivre ensemble
50:17dans le
50:18dissensus
50:19et on suit
50:21évidemment
50:22ce passage
50:22de la présidente
50:23vers l'hémicycle
50:25tous les mardis
50:25en direct sur LCP
50:27et les mercredis également
50:28une autre députée
50:29a accepté
50:30de nous confier
50:30une anecdote
50:31sur une des salles
50:32de l'Assemblée nationale
50:33c'est Constance Legrippe
50:34au micro de Marco Pommier
50:47bonjour madame le grip
50:49alors pour que nos téléspectateurs
50:51comprennent bien
50:51ici on n'est pas dans le palais Bourbon
50:54on est dans le bâtiment
50:55Olympe de Gouges
50:56qu'est-ce qu'on y fait ici ?
50:58alors c'est un bâtiment qui a été acquis par l'Assemblée nationale en 2016
51:02parce que l'Assemblée nationale
51:03ce n'est pas que le palais Bourbon
51:04ce n'est pas que l'hôtel de la Sey
51:06il y a plusieurs bâtiments
51:07qui appartiennent à des époques différentes
51:09et qui participent de la vie
51:11et des activités de l'Assemblée nationale
51:13salle de réunion
51:14salle de commission
51:15bureau
51:16ici Olympe de Gouges
51:17c'est le dernier bâtiment
51:18qui a été acquis
51:20inauguré et rénové
51:20par l'Assemblée nationale
51:21alors on va justement
51:22aller dans une salle de réunion
51:24qui se trouve juste derrière cette porte
51:26dans cette salle
51:27vous avez un souvenir particulier
51:29oui
51:29vous allez nous en parler
51:30d'accord
51:31on y va
51:31c'est parti
51:43racontez-nous ce souvenir
51:45je crois que c'est avec un ancien président de la République
51:47tout à fait
51:48effectivement
51:48j'ai un souvenir très personnel
51:50et assez particulier
51:51en tout cas pour moi ici
51:52c'est exactement dans cette pièce-là
51:54qui était ainsi décorée
51:57que Nicolas Sarkozy s'était installé
51:59avait installé pendant quelques jours
52:01de manière temporaire
52:02avant qu'il ne soit officiellement investi
52:04et qu'il n'entre au palais de l'Elysée
52:06ses bureaux
52:06et qu'il a commencé ses activités
52:08de président élu
52:09donc il travaille dans ce bureau
52:10juste après son élection
52:12du 6 mai 2007
52:14absolument
52:15ce soir
52:17c'est la victoire de la France
52:20il n'y a qu'une seule France
52:23et donc comme j'avais participé à sa campagne
52:26de manière très active
52:28j'avais souhaité le rencontrer
52:30nous avons eu un entretien extrêmement bref
52:33mais en tout cas c'est dans cette pièce-là
52:34que je l'ai vue
52:36président élu
52:37quand vous l'avez rencontré
52:38il était dans quel état d'esprit ?
52:40il était tel que je l'avais toujours connu
52:43en réalité
52:43très concentré
52:45déterminé
52:46sachant exactement où il voulait aller
52:48et assez grave
52:49il y a une image
52:51qui a beaucoup circulé
52:52qu'on a vu
52:52qui a été rendue publique
52:54dans ses jardins
52:56le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy
52:58a reçu Tony Blair
53:00Premier ministre du Royaume-Uni
53:02qu'il connaissait bien
53:03les deux hommes se vouent
53:04une admiration réciproque
53:05et d'ailleurs se tutoient
53:12ça fait partie des activités
53:14qu'il a commencé à déployer ici
53:16encore une fois
53:17dans quelques jours
53:18très dense
53:19et certainement très utile
53:20pour la suite de ce qu'il voulait faire
53:22merci beaucoup Constance Le Grip
53:24de nous avoir partagé ce souvenir
53:30et c'est donc Eva Billon
53:32qui a accompagné Marco
53:33pour filmer ses anecdotes
53:35de député
53:36Emmanuel Maury
53:36il y a l'Assemblée
53:37telle qu'on la connaît
53:38mais il y a plein de petits endroits
53:40de petits bâtiments
53:41tout autour
53:41qui appartiennent à l'Assemblée
53:42on peut être discret
53:44avoir des rendez-vous
53:45sans être vu
53:46à la hauteur de l'Assemblée ?
53:48Oui
53:49il y a par exemple
53:49une pièce dont on n'a pas parlé
53:51qui pourtant est très belle
53:53qui est la buvette
53:54et on parlait des conciliabules
53:56tout à l'heure
53:57les conciliabules
53:58il y en a eu beaucoup
53:58dans la buvette
53:59si les murs de la buvette
54:00pouvaient parler
54:01il nous raconterait
54:02beaucoup de choses
54:03beaucoup de secrets
54:05en plus elle est très belle
54:06de la belle époque
54:11il y a aussi par exemple
54:13des lieux secrets
54:14alors que le public
54:15ne pourra pas voir
54:16comme par exemple
54:16ce qu'on appelait
54:17la cellule de dégrisement
54:18pour les parlementaires
54:19que l'on voulait enfermer
54:21il y a la chambre forte
54:23de la bibliothèque
54:23c'est vrai que nous aussi
54:25parfois on aimerait bien
54:26avoir des oreilles
54:26à la buvette
54:27on voulait également
54:29vous dire un mot
54:30sur une polémique
54:31autour du patrimoine
54:32il y a une réflexion
54:34autour de l'accueil
54:35à l'assemblée
54:35avec un nouveau
54:36pavillon d'accueil
54:38certains le critiquent
54:39des groupes parlementaires
54:40ou alors des parisiens
54:42ou des français
54:42la présidente de l'assemblée
54:44Yaël Braun-Pivet
54:45a organisé cette semaine
54:46une visite
54:47pour montrer à la presse
54:48le pavillon actuel
54:49mais également
54:50ce qui existe
54:51ce qui pourrait exister
54:52dans les prochaines années
54:53à l'assemblée
54:54pour accueillir le public
54:55elle a également montré
54:56ce qui existait
54:57à l'assemblée
54:58en termes de souterrains
54:59déjà creusés
55:00je vous propose
55:01d'écouter la présidente
55:02de l'assemblée nationale
55:03c'était une opération
55:05en fait d'explication
55:06tout simplement
55:07que je n'avais jamais faite
55:09montrer l'ensemble
55:10des espaces
55:11qui seraient dédiés
55:12à cette médiation
55:13démocratique
55:14montrer que c'était
55:15vraiment un projet
55:16tourné 100%
55:18vers les citoyens
55:19et le réinscrire
55:20dans l'histoire
55:21de l'institution
55:22pour dire
55:23qu'effectivement
55:24c'était un projet
55:25qui était porté
55:25depuis les années 80
55:27par mes prédécesseurs
55:28et par le bureau
55:28et c'était important
55:30je crois
55:30de pouvoir préciser
55:31tout cela
55:31parce qu'il y avait
55:32beaucoup d'interrogations
55:34beaucoup de fausses nouvelles
55:35aussi qui circulaient
55:36sur ce projet
55:37le coeur du projet
55:38c'est un projet
55:39100% citoyen
55:40et ça c'est fondamental
55:42ce n'est pas
55:43un projet tourné
55:44vers les députés
55:44c'est un projet
55:45qui est tourné
55:46vers les autres
55:46pour leur permettre
55:48vraiment de faire
55:49de l'assemblée
55:49la maison du peuple
55:50et leur maison
55:51Sans rentrer dans le débat
55:53architectural
55:54Jean-Garry
55:54on accueille de plus en plus
55:55de monde à l'assemblée
55:56Oui et sur le fond des choses
55:58il est utile
55:59de moderniser
56:00et de rendre plus accessible
56:01cette maison du peuple
56:03il faut que les gens
56:04puissent y venir
56:04beaucoup plus facilement
56:06et qu'ils comprennent
56:06ce qu'est véritablement
56:07l'assemblée nationale
56:08Et on verra
56:09puisque c'est un dossier
56:10qui sera amené
56:11justement à ressurgir
56:13dans l'actualité
56:13On va retrouver
56:14Marco Pommier
56:16dans la galerie des fêtes
56:17de l'assemblée nationale
56:18c'est une des dernières salles
56:20qu'on va vous faire découvrir
56:21la salle des rotondes
56:22Marco Pommier
56:25Oui la rotonde
56:26alors pas la célèbre
56:27brasserie parisienne
56:28je ne suis pas au restaurant
56:29non ici
56:30la rotonde
56:31à l'assemblée nationale
56:32c'est cette salle
56:33qui fait le lien
56:33entre la galerie des fêtes
56:35et le palais Bourbon
56:36Regardez autour de moi
56:37il y a cette fresque
56:38très contemporaine
56:39que vous voyez
56:40cette fresque
56:41elle a été réalisée
56:42au début des années 90
56:43par l'artiste
56:44Pierre Alechinski
56:45à la demande
56:46de Laurent Fabius
56:47alors président
56:48de l'assemblée nationale
56:48pour imaginer ce décor
56:50l'artiste s'est inspiré
56:52et bien d'une citation
56:53provenant d'un poème
56:54de Jean Tardieu
56:55les hommes cherchent la lumière
56:57dans un jardin fragile
56:58où frissonnent les couleurs
57:00alors c'est une métaphore
57:01de la démocratie
57:02les hommes cherchent la lumière
57:03c'est une référence
57:05aux députés
57:05dans un jardin fragile
57:07référence à la démocratie
57:08où frissonnent les couleurs
57:10et bien c'est une référence
57:11aux différents groupes politiques
57:12de l'assemblée nationale
57:13on va maintenant
57:14entrer dans cette galerie des fêtes
57:16par cette entrée
57:17qui est très symbolique
57:18pourquoi elle est symbolique ?
57:19parce qu'elle marque
57:20la séparation des pouvoirs
57:22entre le pouvoir exécutif
57:23et législatif
57:23cette entrée-là
57:24Emmanuel Macron
57:25n'a pas le droit
57:26de la franchir
57:28on se retourne maintenant
57:29et bien pour voir
57:30cette magnifique
57:31galerie des fêtes
57:33elle est absolument
57:34sublime
57:35cette galerie des fêtes
57:37elle a été inaugurée
57:38en 1848
57:39elle rappelle
57:40la célèbre galerie
57:42à des glaces
57:42du château de Versailles
57:43elle relie
57:44la résidence
57:45de la présidente
57:45de l'assemblée
57:46l'hôtel de la C
57:47à l'assemblée
57:48c'est d'ailleurs
57:48cette salle
57:49dans laquelle
57:50Yael Broun-Pivet
57:51vient pour rejoindre
57:53l'hémicycle
57:54elle la traverse
57:55et puis au milieu
57:56de cette pièce
57:56vous le voyez
57:57on a cette table
57:59qui a été dressée
58:00pour les grandes occasions
58:02regardez
58:02on va le voir
58:03sur l'image
58:05grande table
58:06voilà
58:06pour les grandes réceptions
58:07même si c'est plutôt rare
58:08par souci
58:09d'exemplarité
58:10voilà Elsa
58:11pour ce lieu
58:11absolument spectaculaire
58:14merci beaucoup
58:15Marco Pommier
58:17on va vous montrer
58:18des dernières images
58:19de l'extérieur
58:20de l'assemblée
58:20mais avant ça
58:21je vous remercie
58:22Emmanuel Maury
58:23de nous avoir éclairé
58:24sur cette histoire
58:25de l'assemblée
58:26je rappelle votre ouvrage
58:27le roman du palais Bourbon
58:28merci à vous
58:30Jean Garrigue
58:30l'assemblée
58:31n'a pas de secret
58:32pour l'un comme pour l'autre
58:33merci d'avoir partagé
58:34tout ça avec nos téléspectateurs
58:36votre livre
58:36les avocats
58:37de la république
58:38Jean Garrigue
58:38merci de nous avoir suivis
58:40je remercie toutes les équipes
58:42de la chaîne parlementaire
58:43on vous montre souvent
58:44voilà l'assemblée
58:45sous son côté
58:46le plus contemporain
58:47et moderne
58:47les mardis et les mercredis
58:48mais on voulait aussi
58:49vous faire découvrir
58:50et bien toute l'histoire
58:51tout le patrimoine
58:52de l'assemblée nationale
58:53je remercie les équipes
58:55et on vous montre
58:56une dernière image
58:57beaucoup plus moderne
58:59c'est l'oeuvre
59:00de cette
59:01Marianne rêve
59:02l'assemblée nationale
59:03accueille aussi
59:04on l'a vu
59:05un art un peu plus contemporain
59:06voilà donc
59:07ce que depuis
59:08le pont de la concorde
59:09on peut voir
59:10de l'assemblée nationale
59:11Madame Rêve
59:13de l'artiste 7
59:14il y a eu
59:15plusieurs oeuvres
59:16qui se sont mis
59:16justement
59:17sur cette assemblée nationale
59:18certains aiment
59:20d'autres moins
59:21mais c'est une façon
59:21de montrer que voilà
59:22l'assemblée
59:23elle a un côté
59:24historique et patrimonial
59:25et un côté aussi
59:26contemporain et moderne
59:27merci à vous
59:28de nous avoir suivis
59:29je vous souhaite
59:30une très belle journée
59:31vous pourrez revoir
59:31ces émissions
59:32sur notre site internet
59:33et toute l'année
59:34on vous donne l'information
59:35sur l'actualité
59:36de l'assemblée nationale
59:37très bel après-midi
59:38à tous
59:38Sous-titrage Société Radio-Canada
59:48Sous-titrage FR ?
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