- il y a 2 heures
À LA UNE / Urgence climatique : la classe politique à la hauteur ?
Alors que l'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et que les températures ont atteint des sommets inédits, l'heure est au bilan. Incendies de très grande ampleur, épisodes caniculaires à répétition, sécheresse sur de nombreux terrains et vendanges extraordinairement précoces : les effets de la chaleur se sont fait sentir sur l'intégralité du territoire français. Pompiers, maires, restaurateurs, agriculteurs ont dû s'adapter dans l'urgence et trouver des moyens supplémentaires pour gérer les aléas climatiques. La réponse des élus était-elle à la hauteur de leurs espérances ? Comment l'État français et les députés peuvent-ils aider les sinistrés ? « Chaque Voix compte » a invité un viticulteur, une directrice de pizzeria, la maire d'une commune inondée, un sapeur-pompier professionnel et des citoyens volontaires pour qu'ils puissent directement poser leurs questions aux députés.
Invités :
- Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris,
- Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges,
- François Gemenne, professeur à HEC, co-auteur du 6ème rapport du GIEC.
Alors que l'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et que les températures ont atteint des sommets inédits, l'heure est au bilan. Incendies de très grande ampleur, épisodes caniculaires à répétition, sécheresse sur de nombreux terrains et vendanges extraordinairement précoces : les effets de la chaleur se sont fait sentir sur l'intégralité du territoire français. Pompiers, maires, restaurateurs, agriculteurs ont dû s'adapter dans l'urgence et trouver des moyens supplémentaires pour gérer les aléas climatiques. La réponse des élus était-elle à la hauteur de leurs espérances ? Comment l'État français et les députés peuvent-ils aider les sinistrés ? « Chaque Voix compte » a invité un viticulteur, une directrice de pizzeria, la maire d'une commune inondée, un sapeur-pompier professionnel et des citoyens volontaires pour qu'ils puissent directement poser leurs questions aux députés.
Invités :
- Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris,
- Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges,
- François Gemenne, professeur à HEC, co-auteur du 6ème rapport du GIEC.
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00:00:02Musique
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP saison 2.
00:00:27On reprend nos bonnes habitudes du vendredi puisque chaque voix compte.
00:00:32C'est à vous que nous donnons la parole ce soir pour une émission consacrée à cet été hors normes
00:00:36que nous venons de vivre.
00:00:38L'été le plus chaud que la France ait jamais connu.
00:00:40Et maintenant que la température commence un peu à baisser, on fait quoi ?
00:00:44C'est un peu la question qui s'impose à nous en tant que citoyens mais aussi à la classe
00:00:49politique.
00:00:50Logement, agriculture, école, travail, comment s'adapter ? Faut-il tout changer et qui va payer ?
00:00:56Eh bien on en parle ce soir avec vous Sandrine Rousseau. Bonsoir.
00:00:58Bonsoir.
00:00:59Députée écologiste de Paris, merci d'être là.
00:01:01Bonsoir Gaëtan Dussaucet.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Députée Rassemblement National des Vosges.
00:01:06Vous êtes aussi porte-parole de la campagne de Marine Le Pen.
00:01:08Merci de votre présence.
00:01:10Et je salue François Gemmène.
00:01:11Bonsoir François.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Politologue, membre du GIEC, co-directeur de l'Observatoire Défense et Climat.
00:01:17Je rappelle également votre livre, Parler du climat sans plomber l'atmosphère.
00:01:21Et c'est toujours aux éditions Odile Jacob.
00:01:24Merci cher François d'être avec nous pour cette première émission en public de cette rentrée.
00:01:29Et merci surtout à vous deux d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.
00:01:34Tous sont venus ce soir pour témoigner de la façon dont ils ont vécu cet été.
00:01:38Mais aussi pour vous interpeller sur ce que vous comptez faire maintenant.
00:01:41On va se parler, on va s'écouter, on va confronter nos points de vue et notre vécu.
00:01:45Cette émission c'est vous qui allez la faire.
00:01:48Donc je compte sur vous.
00:01:49Et chez vous, installez-vous confortablement parce que chaque voix compte.
00:01:52C'est parti.
00:02:00Vous avez remarqué qu'il nous est arrivé quelque chose d'extraordinaire cette semaine.
00:02:03On a remis des manches longues.
00:02:05Ce n'était pas arrivé depuis trois, peut-être quatre mois.
00:02:08Pas partout, le thermomètre continue de flirter avec les 30 degrés dans le sud en cette mi-septembre.
00:02:14Et alors que l'été s'achève, mercredi prochain, l'automne va commencer.
00:02:17Eh bien on fait le bilan de cet été qui aura donc été le plus chaud jamais enregistré.
00:02:21Thibaut Henoch.
00:02:28Des forêts calcinées, des maisons dévastées, des champs brûlés.
00:02:33Au sortir d'un été caniculaire et incendiaire, le doute n'est plus permis sur le réchauffement et ses conséquences.
00:02:39Nous avons vécu l'été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900.
00:02:46Le bilan publié par Météo France il y a quelques jours met des chiffres sur ce que les Français ont
00:02:52vécu.
00:02:53En juin, juillet et août, les anomalies de température par rapport à un été normal ont été de 3,5
00:02:59degrés en moyenne.
00:03:00Les 40 degrés ont été dépassés à 178 reprises, deux fois plus que lors de la canicule de 2003.
00:03:08Résultat, plus de 8000 personnes sont mortes en France en lien avec la chaleur, selon le dernier bilan de Santé
00:03:15publique France, publié mercredi.
00:03:18Mais la nature aussi a payé un lourd tribut.
00:03:22Avec plus de 100 000 hectares partis en fumée, un record, des incendies qui ont frappé de nombreuses régions en
00:03:30France, jusqu'à Fontainebleau, en région parisienne.
00:03:35Alors, comment éteindre les flammes ? La question est désormais politique, les candidats s'en emparent.
00:03:42Hier, Marine Le Pen était au Porges, en Gironde, village devenu symbole de cette France ravagée par les flammes.
00:03:49Édouard Philippe, en déplacement dans le Maine-et-Loire, présentait lui ses mesures pour le climat.
00:03:54C'est le caractère vivable et pas simplement agréable de la France de demain qui est en jeu.
00:04:00Une parole politique qui peine à convaincre face au choc climatique.
00:04:04Réunis devant Bercy mardi pour réclamer des moyens pour l'écologie dans le prochain budget, les associations alertent.
00:04:11On ne peut pas, après un été inédit comme celui-là, avoir une rentrée qui soit une rentrée classique.
00:04:16On ne peut pas construire ce budget 2027 comme celui qu'on a construit les années précédentes.
00:04:20Une attente partagée par les Français.
00:04:238 sur 10 se disent désormais inquiets des conséquences du changement climatique.
00:04:30Alors François Gémen, vous étiez là sur le plateau de Chaque Voix Compte le 3 juillet dernier.
00:04:34On était en pleine vague de chaleur, il faisait 42 à Paris.
00:04:36De nombreux Français ont découvert d'ailleurs ce qu'était la vie au-delà de 40 degrés cet été.
00:04:41Il va faire 30 degrés à nouveau la semaine prochaine dans la moitié nord de la France.
00:04:45C'est un été dont on ne voit pas la fin.
00:04:48Il est certain que les vagues de chaleur vont s'étaler sur des périodes de plus en plus longues.
00:04:53Il n'est pas exclu que nous puissions encore en avoir en octobre, de la même manière que nous en
00:04:57avons eu dès le mois de mai.
00:05:00Une vague de chaleur en octobre, c'est déjà arrivé de mémoire d'experts du GIEC ?
00:05:04Pas que je sache, pas en France en tout cas.
00:05:07Sandrine Rousseau et Gaëtan Dussousset, quand on regarde les chiffres, quand on entend à la fois les politiques et à
00:05:13la fois les Français,
00:05:15on a l'impression qu'on est tous en train de se dire qu'il y aura un avant et
00:05:18un après. Vraiment ?
00:05:20Si seulement.
00:05:21Si seulement. Vous en doutez vous-même ?
00:05:24Là, on est en état de préparation des deux budgets, du PLF et du PLFSS, donc le budget de la
00:05:29Sécurité sociale et de l'État.
00:05:31Il n'y a pas une annonce sur les questions climatiques.
00:05:34Donc en fait, j'ai l'impression qu'il y a un avant et un après pour les gens qui
00:05:38l'ont vécu,
00:05:39il y a un avant et un après pour les gens qui ont eu 40 degrés chez eux, voire plus,
00:05:43notamment sous les toits à Paris, vous en parliez, qui se sont dit qu'ils allaient déménager, etc.
00:05:49Mais en fait, il y a des stratégies individuelles d'adaptation, on déménage, on change de lieu de vie, d
00:05:56'appartement, de mobilité, etc.
00:05:58Mais en termes de politique publique, force est de constater que dans les débats, en tous les cas, tels qu
00:06:03'ils sont présentés actuellement,
00:06:04on n'a pas encore les feuilles budgétaires.
00:06:06Mais au contraire, on a même eu des annonces de réduction des budgets d'adaptation au climat.
00:06:12Et en fait, ça me pose une vraie question.
00:06:14D'ailleurs, je trouve que les émissions comme ça, avec des personnes qui viennent nous interpeller, se multiplient.
00:06:21Et je trouve que ça dit quelque chose aussi, comme si le débat politique était tout à fait hors sol,
00:06:27sur une sphère extérieure à la vie des gens.
00:06:30Et précisément, dans tout ce que vous avez vécu dans votre quotidien,
00:06:34enfin, je ne sais pas ce que vous avez vécu, on va en parler,
00:06:36mais j'imagine que vous, vous avez un ressenti,
00:06:38et que derrière, on a l'impression de quelque chose qui est en vase clos à l'Assemblée,
00:06:42et qui ne correspond pas du tout, ni aux attentes, ni aux urgences de la vie des gens.
00:06:46Là, juste avant, j'étais en discussion avec un médecin,
00:06:50enfin, avec une médecin qui travaille sur le cancer du sein,
00:06:53et qui me dit, mais les femmes n'arrivent même plus à venir se faire soigner en soins-supports,
00:06:57parce qu'elles n'ont plus l'argent pour mettre le plein des seins.
00:07:00Enfin, je ne sais pas si on se rend compte exactement de ce qui se passe dans la France.
00:07:05Et on l'a tous un peu vécu comme ça,
00:07:06chacun bricole un peu pour s'adapter lui-même, sans attendre rien, finalement, de l'État.
00:07:11On le dit, il y a les budgets qui arrivent, à la fois le projet de loi de finances
00:07:15et à la fois le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
00:07:17L'État ne peut rien ? Ou ne faut-il rien en attendre ?
00:07:21Non, non, non, pour le coup, il faut vraiment essayer de sortir de ces procès en impossibilisme,
00:07:29en disant qu'on ne peut rien faire, qu'il n'y a rien à faire, que personne n'est
00:07:33responsable.
00:07:33C'est vrai que, pour reprendre ce que disait Sandrine Rousseau à juste titre,
00:07:36Sébastien Lecornu avait dit qu'il y aurait des discussions sur le renforcement,
00:07:41notamment des moyens pour les SDIS, pour nos simple pompiers,
00:07:44pour tous ceux qui ont participé justement à faire face à cet été de tous les records.
00:07:48Le titre est bien trouvé.
00:07:50Pour le coup, il est vrai que jusqu'à présent, dans les premières annonces,
00:07:54même si on attend évidemment la copie budgétaire définitive du gouvernement,
00:07:57il n'y a pas pour le moment le moindre centime qui est indiqué
00:08:00et le moindre changement qui est indiqué.
00:08:02Alors je pense qu'on va avoir à juste titre ces discussions au moment des discussions du budget,
00:08:07mais c'est vrai que nécessairement, par rapport à la violence que l'on a subie cet été,
00:08:11il y a une attente qui est importante et à laquelle le gouvernement va devoir répondre.
00:08:14Mais je pense aussi qu'il y a une sorte de lassitude qui revient
00:08:19parce que malheureusement, ce n'est pas la première fois.
00:08:21On les a eus, je pense à mon département dans les Vosges,
00:08:23on a eu évidemment des épisodes caniculaires en 2026,
00:08:28on a eu des incendies aussi cet été en 2026 dans les Vosges,
00:08:30on en a connu aussi en 2024, en 2023.
00:08:33Et en fait, on a toujours un petit peu ce sentiment de se dire
00:08:36qu'on n'apprend pas de nos erreurs
00:08:38et qu'à chaque fois, on se retrouve à nouveau face aux carences
00:08:41qu'on avait déjà connues lors des précédents incendies
00:08:43ou des précédents épisodes caniculaires.
00:08:45Et je pense que c'est ce manque finalement de leçons qui sont tirées
00:08:48de ces événements qui sont pénibles, dramatiques et aussi traumatisants,
00:08:51parce qu'on parle souvent des dégâts matériels,
00:08:53mais on parle trop peu des dégâts psychologiques.
00:08:55Oh, on va en parler !
00:08:56On va avoir le temps évidemment.
00:08:57Ne vous inquiétez pas.
00:08:57Mais le fait de ne pas tirer ces leçons-là
00:08:59crée une lassitude qui est évidente.
00:09:01Je vais me tourner vers Mehdi pour commencer.
00:09:03Bonsoir Mehdi, où êtes-vous ?
00:09:04Bonsoir Mehdi.
00:09:05Mehdi, vous avez 26 ans,
00:09:07vous faites selon moi un des plus beaux métiers du monde,
00:09:10vous êtes vigneron en Champagne,
00:09:12à Montgenot, dans la Marne, c'est ça ?
00:09:14C'est ça, tout à fait.
00:09:15Il a fait combien dans vos vignes au plus chaud cet été ?
00:09:17Au plus chaud, on a tourné autour des 45 degrés en plein soleil.
00:09:21Et vous devriez être en train de vendanger là ?
00:09:23Vous ne devriez pas être là avec moi ?
00:09:25Exactement.
00:09:25Quand je regarde un peu les rappels
00:09:27que les réseaux sociaux peuvent nous mettre en 2024,
00:09:31j'étais en pleine vendange.
00:09:33Et là, les vendanges sont terminées depuis 15 jours.
00:09:35Les vins sont en cours de fermentation.
00:09:37Vous avez vendangé quand ?
00:09:38Moi, j'ai attaqué le 12 août, ce qui est historique.
00:09:41Il y a une partie de mes confrères en Champagne
00:09:43qui ont même attaqué la semaine précédente, le 12 août.
00:09:46Et dans quelles conditions vous avez vendangé d'ailleurs ?
00:09:49Très particulier, parce qu'il faisait très chaud.
00:09:50On a dû adapter.
00:09:51Les équipes ont dû travailler le matin, très tôt, à l'aube.
00:09:54Parce qu'en Champagne, on récolte à la main.
00:09:57Donc, on a remis en cause une grosse partie de notre système
00:10:00pour essayer de s'adapter au mieux face aux canicules.
00:10:03Vous avez vendangé plus tôt,
00:10:04parce que le raisin était arrivé à maturité.
00:10:06Oui, exactement, c'est ça.
00:10:08Il est arrivé à maturité fin juillet.
00:10:10On aurait presque pu le récolter.
00:10:12Et après, il fallait mettre en route toute la machine,
00:10:14parce que personne n'était prêt.
00:10:16Et ça a pris un...
00:10:17C'était assez court quand même, mais ça a pris un peu de temps.
00:10:20Et donc, on a récolté le raisin presque un poil tardivement.
00:10:24Les agriculteurs, les éleveurs, les cultivateurs, les viticulteurs
00:10:28sont les témoins directs du réchauffement,
00:10:31du changement des sols, des fruits qui mûrissent trop vite.
00:10:34Votre métier, vous le voyez changer sous vos yeux ?
00:10:37Moi, tout à fait.
00:10:38Mon grand-père n'avait pas fait une récolte au mois d'août.
00:10:42Mon père en a fait quatre.
00:10:44Et moi, je suis à la quatrième récolte au mois d'août.
00:10:48Ça, c'est quand même quelque chose d'assez inédit.
00:10:50Et on sait que dans les années à venir,
00:10:52je suis persuadé que je ferai plus de récolte en août
00:10:54qu'au mois de septembre.
00:10:55Plus de récolte en août et par ailleurs, moins de raisins quand même.
00:10:58Ah oui, alors là, on a eu...
00:10:59Parce que quoi, ils sont riquiquis, non ?
00:11:00Alors oui, on le voit sur les photos, ils ont manqué d'eau.
00:11:03Ça, c'est vos petites lignes ?
00:11:05Des grappes, normalement, qui en moyenne décennale font 136 grammes.
00:11:09Cette année, elles étaient à à peine 100 grammes.
00:11:11On a vu le raisin dépérir sous nos yeux, on ne pouvait rien faire.
00:11:13C'est le jeu, on travaille avec la nature.
00:11:15On a quand même un matériel végétal qui est très résilient
00:11:18parce que la vigne, elle est quand même habituée à travailler
00:11:20dans des milieux assez chauds.
00:11:22C'est une plante tropicale.
00:11:23Mais le manque d'eau, c'est faire sentir à la fin sur les rendements.
00:11:26Moi, j'ai certaines parcelles.
00:11:28Le rendement agronomique a été divisé par trois.
00:11:31Alors, du coup, plus petit raisin, mais plus sucré aussi,
00:11:34ça pose un problème de degré d'alcool aussi, par exemple, dans votre métier ?
00:11:38Alors, le champagne, c'est un vin qui doit être assez frais.
00:11:40Donc, effectivement, il ne faut pas une grosse teneur en sucre
00:11:44qui va fermenter et deviendra de l'alcool.
00:11:45Il faut y garder une certaine fraîcheur.
00:11:47Et la chaleur apporte deux choses.
00:11:49Du sucre, parce qu'elle active la photosynthèse.
00:11:51Et elle dégrade également l'acide qui est présent dans les baies de raisins.
00:11:56Donc là, on a des vins qui risquent d'être déséquilibrés.
00:11:58Alors, on a une chance extraordinaire dans notre métier,
00:12:00c'est qu'on peut utiliser des vins de réserve.
00:12:03Donc, ça veut dire qu'on peut utiliser des vins des années précédentes,
00:12:05comme 2024, qui était une année plutôt froide
00:12:08à l'échelle de ces dix dernières années.
00:12:10Donc, on va pouvoir utiliser ces vins-là pour les assembler.
00:12:13Ah, oui, d'accord.
00:12:13Vous allez les mélanger à la récolte de cette année ?
00:12:15C'est un vin d'assemblage de Champagne.
00:12:17Et ça, c'est ce qui va nous permettre de pallier certainement cette récolte.
00:12:21En préparant cette émission, vous nous avez dit qu'en Champagne,
00:12:23on paye aujourd'hui les mauvais choix d'adaptation faits depuis 50 ans.
00:12:27C'est-à-dire, vous avez raté quoi ?
00:12:29Alors, on ne les paye pas, mais il faut qu'on comprenne
00:12:31que quand on plante une vigne, on la plante pour les 50 prochaines années.
00:12:34Un paysan, s'il se trompe année N,
00:12:37globalement, l'année d'après, il peut se dire
00:12:39« je peux planter une autre culture ».
00:12:40Un viticulteur, un arboriculteur, quand il plante une vigne,
00:12:43moi, je suis en pleine campagne d'arrachage,
00:12:46lorsque j'arrache une vigne et que je la replante,
00:12:47il faut que je pense pendant les 50 prochaines années.
00:12:50Donc, ça veut dire adapter le cépage, adapter le porte-greffe,
00:12:53avoir des raisins, des bourgeons qui sortiront un peu plus tardivement.
00:12:57pour éviter les gelées de printemps
00:12:59et d'avoir des porte-greffes qui résistent beaucoup mieux à la sécheresse.
00:13:03Et puis, vous êtes un vigneron, vous n'êtes pas moins un homme.
00:13:06Vous avez aussi souffert de cette chaleur.
00:13:08La discussion qu'on vient d'avoir sur l'avant, après,
00:13:12sur notre adaptation individuelle, sur ce que peut faire l'État,
00:13:15vous vous attendez quoi, là, en cette rentrée,
00:13:18en cette fin de vague de chaleur ?
00:13:21Moi, qu'est-ce que j'attends ?
00:13:22J'attends qu'on en reparle en novembre,
00:13:24ce que disait Jean-Marc Jancovici.
00:13:26Il dit, quand il était au JT de 20h de France 2,
00:13:31il disait, est-ce qu'on va en reparler en novembre ?
00:13:33Là, c'est la première question.
00:13:35Et moi, la deuxième que je vois aujourd'hui,
00:13:37c'est à ma petite échelle, en fait,
00:13:40je subis énormément les choix qui sont faits
00:13:42par les décisionnaires venant du dessus,
00:13:44les gens qu'on élit.
00:13:45Et en fait, on voit une grosse rupture
00:13:48au niveau de l'Assemblée nationale.
00:13:50Aujourd'hui, personne ne s'entend, en fait,
00:13:53mais pour autant, la planète se réchauffe.
00:13:54Nos cultures, elles en dépérissent.
00:13:57Nos vins, derrière, ont une qualité
00:13:59qui va certainement bouger.
00:14:01Et en fait, je me dis, aujourd'hui, là, en plus,
00:14:02on a la chance d'avoir les deux parties
00:14:05les plus extrêmes de notre hémicycle.
00:14:07Est-ce que vous seriez capables de vous entendre
00:14:10sur une proposition qui pourrait nous adapter
00:14:13au réchauffement climatique
00:14:14et permettre d'atténuer également, en fait,
00:14:17le réchauffement climatique,
00:14:18le réchauffement planétaire
00:14:19qui provoque un dérèglement ?
00:14:21Qui veut lui répondre ?
00:14:23Comment c'est ?
00:14:23Bon, je commence.
00:14:25Alors, il est vrai que sur la question climatique
00:14:27et écologique, il y a des divergences.
00:14:29Ça, c'est évident.
00:14:30En effet, entre Sandrine Rousseau
00:14:31et la Rassemblement nationale,
00:14:32il y a évidemment des points de désaccord
00:14:33qui sont assez fondamentaux.
00:14:35Il y a quand même des points
00:14:35sur lesquels on arrive à se retrouver,
00:14:37ce qui n'est pas valable
00:14:37avec toute la classe politique.
00:14:38Et en fait, entre deux groupes parlementaires,
00:14:41il y a certains points
00:14:41sur lesquels on va se retrouver
00:14:42et d'autres non.
00:14:43Par exemple, on partage en commun
00:14:44avec une partie des écologistes,
00:14:46et ce que je pense est important
00:14:47et sincère de le dire,
00:14:48notamment cette volonté de minimiser,
00:14:50de réduire, de protéger
00:14:52nos agricultures et nos productions
00:14:54par rapport à la concurrence
00:14:55des loyales internationales.
00:14:56Les écologistes,
00:14:57comme le Rassemblement national
00:14:58au Parlement européen,
00:14:59et je ne prêche pas que pour ma paroisse,
00:15:01en effet, s'opposent systématiquement
00:15:03aux accords de libre-échange
00:15:04qui sont organisés
00:15:05et qui fragilisent ensuite
00:15:06nos capacités de production.
00:15:07Je ne parle pas uniquement, en effet,
00:15:09pour le vin et le champagne,
00:15:10qui est peut-être moins,
00:15:12et encore avec l'Amérique latine,
00:15:14mais qui est peut-être moins
00:15:14sous la pression, finalement,
00:15:16de cette concurrence internationale,
00:15:18mais je parle aussi
00:15:18pour les autres productions.
00:15:19Donc, en fait,
00:15:20c'est vrai, je comprends,
00:15:21d'autant plus avec cette assemblée
00:15:23un petit peu extraordinaire
00:15:25où il n'y a pas de majorité
00:15:26et donc il n'y a pas, finalement,
00:15:28une assemblée qui parle de seule voix,
00:15:30que les différences
00:15:31entre les groupes parlementaires
00:15:32soient exacerbées.
00:15:34Néanmoins, si on peut y voir
00:15:34un peu d'optimisme, quand même,
00:15:36et un peu d'ambition,
00:15:37c'est qu'aujourd'hui,
00:15:39vous n'avez pas un seul groupe
00:15:40à l'Assemblée nationale
00:15:41qui nie le changement climatique
00:15:43et qui ne vise pas un objectif
00:15:45de pouvoir nous adapter,
00:15:46nous protéger...
00:15:47Vous n'avez plus un seul groupe
00:15:47à l'Assemblée nationale
00:15:49qui nie le réchauffement climatique.
00:15:50C'est plus juste.
00:15:51Qui avant ?
00:15:51Vous avez contesté, notamment,
00:15:53le réchauffement climatique
00:15:54à l'époque où le GIEC
00:15:55parlait des hausses des températures.
00:15:57Le Rassemblement national
00:15:58est plutôt réputé pour avoir...
00:16:00Il faut me donner un exemple
00:16:01et une citation concrète.
00:16:02Je pourrais vous répondre.
00:16:03Mais Thomas Ménagier
00:16:04s'est d'ailleurs expliqué
00:16:04à plusieurs reprises là-dessus,
00:16:05à présenter ses excuses.
00:16:07Mais vous...
00:16:07Tout à fait, oui, oui.
00:16:08Vous concédez que vous avez évolué,
00:16:11et ce n'est pas un roche,
00:16:12mais vous avez évolué
00:16:12sur cette question du réchauffement,
00:16:14quand même ?
00:16:14À titre personnel,
00:16:16et je parle même au nom
00:16:16de Marine Le Pen
00:16:17et de Jordan Bardella,
00:16:19ils ont systématiquement reconnu
00:16:20que le réchauffement climatique
00:16:21était l'un des grands défis
00:16:22du XXIe siècle
00:16:24et qu'il fallait pouvoir y répondre.
00:16:25Alors, maintenant, forcément,
00:16:27l'objectif, il est poursuivi,
00:16:28il est partagé
00:16:28entre groupes parlementaires.
00:16:30Les moyens d'y parvenir
00:16:31ne seront pas les mêmes.
00:16:31Et c'est là-dessus
00:16:32où il va y avoir
00:16:33un débat nécessairement.
00:16:34Après, peut-être que
00:16:35sur certains procédés,
00:16:38je pense notamment
00:16:38au soutien aux services
00:16:40de protection civile,
00:16:41de secours et d'incendie,
00:16:43chacun ira un peu
00:16:44sur sa propre recette.
00:16:45Mais l'objectif,
00:16:45au tout cas,
00:16:46d'un soutien financier supplémentaire
00:16:47par rapport à ce qu'on a connu
00:16:48sur les années précédentes,
00:16:49à mon avis, fera l'unanimité.
00:16:51Sandrine Rousseau ?
00:16:53Oui, je suis contente
00:16:55de voir qu'il y a quand même
00:16:56une évolution
00:16:56sur le réchauffement climatique
00:16:57parce que vraiment,
00:16:59on a manqué de voies
00:17:00pour faire passer
00:17:01des choses essentielles
00:17:02sur non seulement l'adaptation
00:17:05qui est un sujet,
00:17:05mais aussi la réduction
00:17:06des émissions de gaz à effet de serre.
00:17:07Ce qui me marque beaucoup
00:17:10dans votre témoignage,
00:17:11c'est à quel point
00:17:12vous vous débrouillez seul.
00:17:14C'est-à-dire qu'en fait,
00:17:14vous comptez sur les vins de réserve
00:17:16que vous aviez de l'année dernière,
00:17:17vous comptez sur votre propre capacité
00:17:21à changer les cépages
00:17:22et à arracher, replanter, etc.
00:17:24Et ce qui me fascine dans le moment,
00:17:27alors que l'État devrait être
00:17:29un état d'accompagnement
00:17:31des modifications à faire
00:17:33parce que là,
00:17:34le gros problème,
00:17:35c'est qu'on laisse les personnes
00:17:36seules s'adapter
00:17:38en fonction de leur connaissance,
00:17:39des conseils qu'elles peuvent
00:17:40ou qu'ils peuvent avoir ici ou là,
00:17:42qui peuvent être bons
00:17:42ou qui peuvent l'être moins.
00:17:43Et il n'y a pas
00:17:44d'accompagnement structurel
00:17:45pour vous aider
00:17:46à changer votre pratique viticole,
00:17:49à vous adapter,
00:17:50à avoir des bons cépages, etc.
00:17:51Et pour moi, c'est ça,
00:17:53c'est là,
00:17:54c'est dans ce dilemme-là
00:17:56que va tenir
00:17:57notre cohésion sociale ou pas.
00:17:59Est-ce que l'État
00:18:00est en capacité
00:18:01d'accompagner les métiers
00:18:02qui vont être le plus
00:18:04confrontés au réchauffement climatique
00:18:06et faire en sorte
00:18:07que les personnes,
00:18:08individuellement,
00:18:09gardent des niveaux de revenus
00:18:10qui leur permettent de vivre,
00:18:12gardent la capacité à changer,
00:18:14gardent aussi une possibilité
00:18:15de formation,
00:18:15de reconversion, etc.
00:18:17Ou est-ce qu'au contraire,
00:18:18on laisse chacun seul
00:18:19face au mur ?
00:18:19Et dans ces cas-là,
00:18:20on va à des tensions sociales
00:18:23qui me semblent
00:18:24pouvoir vraiment dégénérer
00:18:25vers une violence
00:18:26très importante
00:18:27parce que les gens
00:18:28n'ont pas la capacité.
00:18:29Aujourd'hui,
00:18:30on estime que
00:18:31pour modifier
00:18:32ces comportements,
00:18:33donc là,
00:18:34je ne parle pas
00:18:34de la vigne en particulier,
00:18:36mais pour modifier
00:18:37ces comportements,
00:18:38tout français confondu,
00:18:39et s'adapter véritablement
00:18:41au réchauffement climatique
00:18:42et mettre moins de carbone
00:18:43et s'adapter,
00:18:44eh bien,
00:18:44il faut un an et demi
00:18:46de salaire.
00:18:47Qui a un an et demi
00:18:48de salaire à consacrer
00:18:50à l'isolation
00:18:51ou à une nouvelle voiture ?
00:18:53C'est impossible,
00:18:53c'est absolument impossible.
00:18:55Donc,
00:18:55en fait,
00:18:55on laisse les gens
00:18:55dans une incapacité
00:18:57à agir
00:18:58et dans le fait
00:18:59de subir,
00:18:59et on ne subit pas
00:19:01indéfiniment
00:19:02sans se révolter.
00:19:03C'est impossible.
00:19:04en fait,
00:19:04là,
00:19:04le sujet,
00:19:05ça va être
00:19:05comment l'État
00:19:06se remet en État stratège,
00:19:08en État redistributeur
00:19:09et en État
00:19:10qui permet d'accompagner
00:19:11les modifications à faire
00:19:12parce qu'il y a des changements.
00:19:13Parce qu'à l'échelle locale,
00:19:14il y a aussi
00:19:15les rois de la débrouille,
00:19:16c'est les maires de France.
00:19:18Bonsoir, Hélène.
00:19:19Où êtes-vous, Hélène ?
00:19:20Je peux vous demander
00:19:21de prendre un micro ?
00:19:23Hélène Gingast,
00:19:24vous êtes maire
00:19:25de Fléac.
00:19:26C'est une commune
00:19:27de 4 000 habitants
00:19:28située en Charente,
00:19:29située sur la Charente,
00:19:30en l'occurrence,
00:19:30et on va en reparler
00:19:31parce que le dérèglement climatique,
00:19:33vous l'avez subi
00:19:34plein de fois cette année
00:19:35avec d'abord
00:19:35les inondations en février,
00:19:37votre ville a été
00:19:37particulièrement touchée,
00:19:39et puis donc la canicule
00:19:40cet été.
00:19:40D'abord, sur les vagues
00:19:42de chaleur,
00:19:42vous, vous avez dû
00:19:43fermer l'école
00:19:44de votre commune
00:19:45au mois de juin
00:19:46parce qu'il y faisait
00:19:46trop chaud
00:19:47et vous avez fermé
00:19:48pendant une semaine.
00:19:48Tout à fait.
00:19:50À regret, effectivement.
00:19:52Donc, j'étais obligée
00:19:53de prononcer
00:19:54un arrêté de fermeture
00:19:55de notre école.
00:19:57Donc, c'est jamais
00:19:57une décision facile à prendre.
00:19:59Oui, parce qu'il y a
00:20:00des parents en colère,
00:20:00des profs qui ne comprennent pas.
00:20:02Des parents en colère,
00:20:03des enfants qui sont bien
00:20:04à l'école
00:20:05et qui vont effectivement
00:20:07se retrouver en difficulté.
00:20:09Donc, voilà,
00:20:09on avait assuré un accueil.
00:20:11Mais enfin, bon,
00:20:12fermer une école
00:20:13pour un maire,
00:20:13c'est un crève-cœur.
00:20:14Il faisait très chaud
00:20:15dans les classes ?
00:20:16Il faisait extrêmement chaud.
00:20:17C'est un bâtiment
00:20:19des années 60, 70,
00:20:21bâti sur deux époques
00:20:22qui ne correspond plus
00:20:23du tout
00:20:25aux aléas
00:20:27climatiques.
00:20:27Et ça a été dur
00:20:29de prendre la décision
00:20:29de fermer l'école ?
00:20:30Il a fallu consulter,
00:20:33concerter ?
00:20:33Non, cette décision,
00:20:34elle était évidente.
00:20:36Quand vous êtes sur le terrain,
00:20:37que vous rentrez dans une classe,
00:20:39que la chaleur vous prend
00:20:41à la gorge
00:20:42et vous vous dites
00:20:43que ce n'est pas possible,
00:20:44on ne peut pas laisser
00:20:45les enfants
00:20:46et les enseignants
00:20:48dans des conditions comme ça,
00:20:49nos personnels scolaires.
00:20:50Donc, en fait,
00:20:50la décision,
00:20:51elle se prend très rapidement.
00:20:53Est-ce que vous êtes
00:20:54à un point,
00:20:55là aujourd'hui,
00:20:55on est en septembre,
00:20:56donc on se dit,
00:20:57bon, ok,
00:20:57comment on fait pour que l'école
00:20:58reste ouverte l'été prochain ?
00:21:00Qui vous donne de l'argent
00:21:01pour éventuellement
00:21:02refaire la cour,
00:21:03végétaliser,
00:21:04isoler le bâtiment,
00:21:05faire de l'ombre ?
00:21:07Alors, justement,
00:21:08on a la chance
00:21:08d'être une commune,
00:21:09comme je le dis,
00:21:10urbaine avec de la végétation.
00:21:12Donc, on a quand même
00:21:13un cadre qui est agréable.
00:21:16Malgré tout,
00:21:16le bâtiment ne correspond plus.
00:21:18Donc, très vite,
00:21:20nous nous sommes positionnés
00:21:22donc l'État avait lancé
00:21:24un appel.
00:21:26Donc, on a eu un audit
00:21:28pendant le mois d'août
00:21:29d'un spécialiste
00:21:31qui est venu sur place.
00:21:32Donc, on avait
00:21:33beaucoup d'espoir.
00:21:34Il est venu, pardon,
00:21:35il est venu auditer, quoi ?
00:21:36Il est venu regarder
00:21:38nos bâtiments,
00:21:39ce qui n'allait pas,
00:21:41où est-ce qu'il fallait agir
00:21:42pour mettre des mesures
00:21:43d'urgence.
00:21:44Donc, on avait
00:21:44beaucoup d'espoir.
00:21:45On nous a dit
00:21:46qu'il va y avoir de l'argent
00:21:47et puis...
00:21:48Il n'y en a plus.
00:21:49Il n'y en a plus.
00:21:50On nous a dit
00:21:50que l'enveloppe avait été
00:21:52divisée par cinq.
00:21:54Donc, voilà,
00:21:55une grosse déception.
00:21:57On sait que ces travaux
00:21:58coûteront énormément cher
00:22:00et nous,
00:22:01on n'a pas cet argent,
00:22:02en tout cas,
00:22:03pas immédiatement
00:22:04pour rénover notre école.
00:22:05Donc, ça veut dire
00:22:06qu'il y a été prochain,
00:22:07rebelote ?
00:22:08Alors, certainement pas.
00:22:09J'ai bien l'intention
00:22:11de laisser mon école
00:22:12ouverte.
00:22:14Vous allez faire quoi ?
00:22:15Par tout moyen.
00:22:16Donc, on a besoin
00:22:17d'ingénierie.
00:22:18On a vu beaucoup de choses
00:22:19sur les réseaux sociaux,
00:22:20des méthodes,
00:22:21la toile coco,
00:22:23les puits
00:22:25avec des ventilateurs.
00:22:28Ce qui implique quand même
00:22:29d'ouvrir les fenêtres
00:22:30pendant la nuit,
00:22:31de faire des permanences
00:22:32pour surveiller.
00:22:33On a vu plein de choses.
00:22:34Alors, c'est...
00:22:35Mais vous êtes dans
00:22:36la bricole quand même.
00:22:37Là, on est d'accord.
00:22:38On est dans la bricole.
00:22:39Mais autant vous dire
00:22:40que d'ici l'année prochaine,
00:22:41on n'aura pas fait
00:22:42des travaux.
00:22:43On ne pourra pas
00:22:44faire des travaux...
00:22:45Oui, vous savez déjà que...
00:22:47On sait que c'est pas possible.
00:22:48Mais pardon,
00:22:48ça vous interpelle pas,
00:22:49vous les députés,
00:22:50de vous dire
00:22:52en fait,
00:22:52on va revivre la même chose
00:22:54dans moins d'un an,
00:22:55en réalité.
00:22:55Ce sera pire l'an prochain.
00:22:57Ce sera pire l'an prochain, François ?
00:22:58Donc, ça sera pire, oui.
00:22:59Quoi ?
00:23:00Les températures ?
00:23:00Les températures, oui.
00:23:01Puisque le phénomène Laine-Lignot,
00:23:02on sera en plein
00:23:03dans le phénomène Laine-Lignot
00:23:03qui va rajouter,
00:23:04effectivement,
00:23:05qui va s'ajouter
00:23:06au changement climatique.
00:23:07Donc, on peut s'attendre
00:23:07à ce que les températures
00:23:08soient supérieures
00:23:09l'été prochain.
00:23:09Pardon, moi je les trouve
00:23:10assez zen
00:23:11parce que je pense
00:23:11qu'il y a quand même
00:23:12une colère sourde
00:23:13de se dire
00:23:14ok, on va laisser
00:23:15les écoles se débrouiller
00:23:17avec de la toile coco,
00:23:19avec des couvertures
00:23:20de survie aux fenêtres.
00:23:21On va revivre cet enfer.
00:23:22Oui, il y a 50 milliards,
00:23:23c'est ça,
00:23:24qui étaient fléchés
00:23:26sur les écoles
00:23:26et il y a 40 milliards
00:23:27qui ont déjà été gelés.
00:23:29C'est ça.
00:23:29C'est pour ça que je vous dis
00:23:30qu'il n'y a pas
00:23:30un avant, un après
00:23:31dans la politique publique
00:23:33du gouvernement.
00:23:33Mais vous êtes écologiste
00:23:34Sandrine Rousseau,
00:23:35vous ne pouvez pas me dire
00:23:36qu'il n'y aura pas un après ?
00:23:37Je peux vous le dire
00:23:38si j'étais au pouvoir
00:23:39mais en l'occurrence
00:23:40c'est forcé de constater
00:23:41que dans le budget
00:23:41il n'y a pas d'avant
00:23:42et d'après.
00:23:43Mais là, ce que vous dites
00:23:44est dramatique,
00:23:45c'est-à-dire que
00:23:46c'est l'équivalent
00:23:47de votre adaptation
00:23:48à vous, vignerons,
00:23:50sur vos vignes,
00:23:51c'est-à-dire que chacun
00:23:51fait comme il peut.
00:23:52On est dans le mode
00:23:53de la débrouille,
00:23:55dans du sauf qui peut,
00:23:56dans de l'adaptation
00:23:59avec des bouts de chandelle.
00:24:00Alors on va apprendre
00:24:00de ça parce que forcément
00:24:02on apprend,
00:24:02enfin c'est quand même
00:24:03incroyable qu'on en soit là
00:24:04pendant que les entreprises
00:24:06qui génèrent
00:24:08le réchauffement climatique,
00:24:09je pense à Total,
00:24:10je cite toujours cet exemple
00:24:12parce que c'est quand même
00:24:12l'entreprise française
00:24:13qui aimait le plus,
00:24:14et bien Total,
00:24:16elle engrange 11 milliards
00:24:17de bénéfices.
00:24:18Donc en fait,
00:24:18il y a quand même un sujet
00:24:19autour de comment
00:24:20des entreprises
00:24:21qui nous mettent en danger
00:24:22sur le climat
00:24:23ne permettent pas
00:24:24de participer
00:24:27à l'effort national
00:24:27nécessaire pour s'adapter.
00:24:29Et dans votre école,
00:24:30ce qui va se passer,
00:24:32et je suis prête
00:24:33à prendre les paris
00:24:34devant vous,
00:24:34c'est que face
00:24:35à la difficulté
00:24:36que vous allez avoir,
00:24:37au bout d'un moment,
00:24:38vous allez acheter
00:24:38des climatiseurs
00:24:39et puis que voilà,
00:24:40ça va être le truc
00:24:41qui va se mettre
00:24:42comme ça.
00:24:42C'est ce que vous vous dites.
00:24:44Et ça va aggraver
00:24:45notre problème.
00:24:46Vous vous dites,
00:24:46on va économiser ces années
00:24:47pour acheter des blocs de climatiseurs.
00:24:48On a déjà,
00:24:49bon,
00:24:50on a déjà dans l'urgence
00:24:52installé un climatiseur
00:24:54sur notre espace périscolaire
00:24:56parce que
00:24:57on ne pouvait pas faire autrement.
00:24:59Il fallait bien
00:24:59qu'on accueille les enfants
00:25:00comme je le dis,
00:25:01il faut,
00:25:01voilà,
00:25:01on sait qu'il y a des enfants
00:25:02pour qui c'est difficile
00:25:03de rester à la maison
00:25:04donc on a dû faire cet accueil.
00:25:06On a climatisé
00:25:07et effectivement,
00:25:08on projette
00:25:08d'installer aussi
00:25:10deux autres zones climatisées
00:25:12parce que dans l'urgence,
00:25:14on n'a que ça,
00:25:14en fait.
00:25:15Et est-ce que vous avez eu
00:25:16un arrêté de catastrophe naturelle,
00:25:18par exemple ?
00:25:18Alors,
00:25:19l'arrêté de catastrophe naturelle,
00:25:20on le saura un peu plus tard
00:25:22pour l'année 2026.
00:25:23Il a été tendu chaussée.
00:25:24On l'a eu pour les inondations.
00:25:26Parce que là,
00:25:27il n'y a eu aucune annonce
00:25:27d'arrêté de catastrophe naturelle.
00:25:31Il n'y a rien eu aussi.
00:25:32Parce qu'on parle de budget
00:25:34mais il n'y a même pas eu d'annonce
00:25:35de on fait un arrêté
00:25:36de catastrophe naturelle
00:25:37un peu exceptionnel.
00:25:38On précise pour nos téléspectateurs
00:25:40que l'arrêté de catastrophe naturelle,
00:25:42il permet aussi au niveau des assurances
00:25:43de débloquer des fonds.
00:25:46Absolument.
00:25:46Et là,
00:25:47il n'y a rien
00:25:47et même ces annonces-là
00:25:48n'ont pas eu lieu.
00:25:49Donc on est vraiment
00:25:50dans une espèce de tétanie
00:25:52du gouvernement face à ça
00:25:54qui nous parle
00:25:54de tout à fait autre chose
00:25:55et de geler les retraites.
00:25:57Ce qui ne me semble pas
00:25:57être la priorité du moment.
00:25:59Gaëtan Dussossé,
00:26:00à l'été 2027,
00:26:01vous serez peut-être au pouvoir
00:26:03avec Marine Le Pen.
00:26:06Vous faites quoi
00:26:06pour les écoles en surchauffe
00:26:08s'il fait 50 degrés
00:26:10au mois de mai ?
00:26:11Plusieurs choses.
00:26:12D'abord,
00:26:12déjà pour réagir
00:26:13sur ce qui a été dit,
00:26:14c'est vrai qu'on a vu partout
00:26:16les gens se débrouiller
00:26:17par eux-mêmes.
00:26:18Moi, dans ma circonscription,
00:26:18j'ai des pères de famille
00:26:19qui sont allés eux-mêmes
00:26:20au magasin chercher des ventilateurs
00:26:21pour pouvoir les ramener
00:26:22dans les classes
00:26:23directement de leurs enfants.
00:26:25Donc en fait,
00:26:25à un moment donné,
00:26:26on se dit
00:26:26mais ce n'est pas possible.
00:26:27Et comme je le disais
00:26:28un peu en introduction
00:26:29de cette émission,
00:26:30à chaque fois,
00:26:31on se retrouve face
00:26:32à des écueils,
00:26:33des manquements
00:26:34et puis ensuite,
00:26:35à l'épisode suivant,
00:26:35on n'a tiré aucune leçon
00:26:36de ça et rien ne se passe.
00:26:38En ce qui concerne les écoles,
00:26:38il y a plusieurs choses.
00:26:39D'abord,
00:26:39il y a un plan
00:26:40que vous connaissez
00:26:42que Marine Le Pen a présenté
00:26:43depuis l'été 2025,
00:26:44un grand plan de climatisation
00:26:45qui vise à refroidir,
00:26:47à rafraîchir
00:26:48l'intégralité
00:26:48des bâtiments publics.
00:26:49C'est un plan
00:26:50que l'on veut préparer
00:26:51sur cinq ans
00:26:52et qui nous permettra
00:26:53d'injecter
00:26:53ces 10 milliards d'euros
00:26:54dans un premier temps.
00:26:55C'est 2 milliards d'euros
00:26:56donc chaque année
00:26:57pour aller climatiser
00:26:58les EHPAD,
00:26:59les écoles,
00:27:00une partie des transports
00:27:01en commun,
00:27:02les hôpitaux aussi
00:27:02parce qu'on pense
00:27:03qu'il y a une urgence.
00:27:04Je sais que sur la climatisation,
00:27:05certains parfois
00:27:06nous ont fait un peu le reproche
00:27:06de se dire
00:27:07mais est-ce que la climatisation
00:27:08ce n'est pas un luxe
00:27:09est-ce que ce n'est pas
00:27:10une surconsommation active
00:27:11de l'énergie, etc.
00:27:13Désolé mais cette question
00:27:14on ne se la pose pas
00:27:14pour le chauffage.
00:27:16Personne ne se pose
00:27:17la question de savoir
00:27:17s'il doit,
00:27:19sauf quand les prix énergétiques
00:27:20évidemment sont très hauts,
00:27:21mais s'il doit éteindre
00:27:21les radiateurs chez lui
00:27:22et la climatisation
00:27:23doit être à l'été
00:27:24ce que le radiateur
00:27:25est à l'hiver
00:27:26et encore une fois
00:27:27on parle d'une qualité de vie
00:27:27qui est indispensable
00:27:28et je ne comprends pas
00:27:29comment en 2026
00:27:30on peut refuser cela
00:27:31à la majorité des Français.
00:27:33Ensuite il y a quand même
00:27:34une seconde question
00:27:35c'est sur la facilitation
00:27:37que doit être l'Etat
00:27:39justement des collectivités.
00:27:41Typiquement quand vous vous êtes
00:27:41et c'est votre cas
00:27:42et surtout n'hésitez pas
00:27:44à me contredire si...
00:27:45N'hésitez surtout pas Hélène.
00:27:46N'hésitez pas
00:27:47mais il y a quand même
00:27:48un sujet sur
00:27:49quand vous allez mener
00:27:50des projets notamment
00:27:50vis-à-vis de votre école
00:27:52et systématiquement
00:27:53on le sait
00:27:53les communes ne peuvent pas
00:27:54supporter à elles seules
00:27:56l'intégralité du financement
00:27:57d'un projet de rénovation
00:27:58ou autre
00:27:59et donc elles vont aller chercher
00:28:00de la subvention publique
00:28:01par la DETR
00:28:02qui est gérée par la préfecture
00:28:03auprès de la région
00:28:04auprès des agglomérations
00:28:05et là-dessus nous on pense
00:28:06qu'il faut faciliter les choses
00:28:08parce que les démarches
00:28:09sont trop longues
00:28:10en particulier pour les petites communes
00:28:12elles font peser
00:28:12une grande masse administrative
00:28:14qui rend parfois
00:28:14l'aboutissement des projets
00:28:15trop long voire impossible
00:28:16Hélène c'est ce que vous vivez
00:28:18depuis le début de l'été
00:28:18les strates administratives
00:28:20la paperasse à envoyer
00:28:21Les strates administratives
00:28:22oui c'est énorme
00:28:23pour aller chercher des subventions
00:28:24bon la région
00:28:25ne nous donne rien
00:28:26donc ça c'est
00:28:28c'est déjà classé
00:28:29juste je voudrais revenir
00:28:30sur la climatisation
00:28:31bon c'est quand même
00:28:32un pis à aller
00:28:33parce que malgré tout
00:28:34l'énergie
00:28:36est très chère aussi
00:28:37donc on consomme
00:28:39quand on climatise
00:28:40nous on a fait tourner
00:28:41on a climatisé
00:28:42notre salle des fêtes
00:28:43on a fait tourner
00:28:43tout l'été
00:28:44parce que les anciens
00:28:45venaient pour des séances
00:28:46pour jouer
00:28:48etc
00:28:48donc ça coûte quand même
00:28:50pour une collectivité
00:28:51surtout que l'énergie
00:28:53n'est resté quand même
00:28:54un coût très élevé
00:28:55depuis la guerre
00:28:57le début de la guerre d'Ukraine
00:28:58donc c'est quand même
00:29:01pas la panacée
00:29:02on sait qu'il y a des solutions
00:29:03aussi qui peuvent
00:29:04s'ajouter
00:29:04on parlait de brassage d'air
00:29:06on parlait de
00:29:07voilà
00:29:08à mon avis
00:29:09il faut un mix
00:29:10il y a aussi quand même
00:29:11je me permets de le dire
00:29:12une adaptation
00:29:13de notre droit
00:29:15urbanistique
00:29:15au réchauffement climatique
00:29:16parce qu'aujourd'hui
00:29:17par exemple
00:29:17faire une deuxième peau
00:29:19c'est-à-dire entourer
00:29:20une école
00:29:20parce qu'une école
00:29:21des années 50-60
00:29:22c'est la pire
00:29:22c'est la pire architecture
00:29:24en matière de
00:29:25c'est les écoles
00:29:26qu'on avait construites
00:29:27tournées vers le sud
00:29:28avant le pic pétrolier
00:29:29c'était avant le pic pétrolier
00:29:30donc on n'imaginait pas
00:29:32qu'on allait avoir
00:29:32du pétrole cher
00:29:34donc sur des bâtiments
00:29:35comme ça
00:29:36l'isolation
00:29:37elle se fait souvent
00:29:38par l'extérieur
00:29:38par une deuxième peau
00:29:40mais tout ça
00:29:41nécessite aussi
00:29:41de revoir le droit
00:29:42de l'urbanisme
00:29:43parce que
00:29:44par exemple
00:29:45sur ma circonscription
00:29:45il y a des immeubles entiers
00:29:46qui sont comme ça
00:29:47et les architectes
00:29:48ont des droits
00:29:49et refusent
00:29:50qu'il y ait une isolation
00:29:51par l'extérieur
00:29:52et ça aujourd'hui
00:29:53on ne peut plus vivre comme ça
00:29:54c'est-à-dire qu'il y a
00:29:55des adaptations législatives
00:29:56aussi à faire
00:29:57il y a du financier
00:29:57ça c'est indéniable
00:29:59mais il y a aussi
00:30:00du droit de l'urbanisme
00:30:01et puis avant les chaleurs
00:30:03de l'été prochain
00:30:04il y a l'automne
00:30:06il y a les pluies
00:30:07qui sont attendues
00:30:08pour cet automne
00:30:09vous redoutez
00:30:10des inondations
00:30:10comme celles
00:30:11que vous avez eues
00:30:12au mois de février
00:30:12je ne sais pas
00:30:12si on peut voir
00:30:13les images
00:30:13de votre commune
00:30:14qui a été particulièrement touchée
00:30:16des retraits gonflements d'argile
00:30:18c'est la question d'après
00:30:20oui alors on redoute aussi
00:30:22l'entrée dans l'automne
00:30:23et dans l'hiver
00:30:24puisque bon
00:30:25j'ai été élue en 2020
00:30:26on est rentrée dans le Covid
00:30:28dans une crise
00:30:29et après on a vécu
00:30:31des périodes d'inondations
00:30:332021, 2023, 2024, 2026
00:30:36donc la gestion de crise
00:30:40on va dire en maîtrise
00:30:43ça fonctionne
00:30:44avec les services de l'Etat
00:30:46avec le SDIS
00:30:48la sécurité civile
00:30:50ça fonctionne
00:30:51mais voilà
00:30:53on ne peut pas en fait
00:30:54vivre dans un...
00:30:56mais là vous préparez
00:30:57les éventuelles inondations
00:30:58de cet automne ?
00:30:59on se prépare
00:31:00oui oui
00:31:01on se prépare
00:31:01vous avez fait quoi ?
00:31:02alors déjà nous
00:31:03on a fait un plan communel
00:31:04de sauvegarde
00:31:04sous le mandat précédent
00:31:06qu'on va réactualiser
00:31:07et puis il y a tout un tas
00:31:09de choses qu'il faut préparer
00:31:10parce qu'on n'imagine pas
00:31:10quand on voit ces images
00:31:12c'est des personnes
00:31:13qui vivent dans ces maisons
00:31:14donc c'est des meubles
00:31:15qu'il faut rehausser
00:31:16des parpaings
00:31:16à mettre sous les meubles
00:31:17des personnes à reloger
00:31:20donc c'est...
00:31:22voilà quand on voit ça
00:31:23on se dit
00:31:23ah bon effectivement
00:31:24il y a de l'eau
00:31:24mais c'est à chaque fois
00:31:26c'est une situation individuelle
00:31:27avec des solutions apportées
00:31:29donc les services techniques
00:31:30sont mobilisés
00:31:31les élus
00:31:32la solidarité fonctionne
00:31:33Dieu merci
00:31:35mais voilà
00:31:36donc c'est...
00:31:37donc on prépare
00:31:37on en parle un peu
00:31:38mais il n'y a pas de répit
00:31:39c'est-à-dire qu'il y a eu
00:31:40les inondations
00:31:41la vague de chaleur
00:31:42sans doute des inondations
00:31:43au début de l'hiver
00:31:44entre les deux
00:31:46vous êtes sur des terres argileuses
00:31:47en Charente
00:31:48et donc le sol gonfle
00:31:51le sol sèche
00:31:52et les maisons
00:31:53pissurent
00:31:54les maisons craquent
00:31:55les maisons craquent
00:31:56vous en avez beaucoup
00:31:57sur votre commune ?
00:31:58on a depuis 2015
00:31:59on a 110 dossiers
00:32:01de maisons fissurées
00:32:03des maisons qui craquent
00:32:05enfin je dis craquent
00:32:06parce que je connais
00:32:07des gens anciens
00:32:09des anciens
00:32:10leur maison 50 ans
00:32:11a craqué d'un coup
00:32:13parce que...
00:32:14d'un coup ?
00:32:15d'un coup
00:32:15c'est inhabitable
00:32:18François Gémen
00:32:19le dérèglement
00:32:20il se mesure aussi
00:32:21comme ça
00:32:21à la taille des fissures
00:32:23dans les maisons
00:32:23aujourd'hui ?
00:32:24la moitié des maisons
00:32:24en France
00:32:25sont concernées
00:32:25par ce risque
00:32:26aujourd'hui
00:32:26effectivement ça pèse
00:32:27de plus en plus lourd
00:32:28sur les assureurs
00:32:29et donc sur les primes
00:32:30d'assurance habitation
00:32:32un mot aussi
00:32:32sur les bâtiments scolaires
00:32:35on voit bien
00:32:36vous allez faire
00:32:37un peu de bricolage
00:32:37et évidemment
00:32:38on ferait la même chose
00:32:39à votre place
00:32:39c'est-à-dire que vous allez
00:32:40gagner 2 ou 3 degrés ici
00:32:422 ou 3 degrés là-bas
00:32:43il faudrait idéalement
00:32:44faire baisser la température
00:32:45de 10, 12 degrés
00:32:46pour que des enfants
00:32:47puissent apprendre
00:32:48bien sûr
00:32:48donc ça veut dire
00:32:49qu'il faudrait idéalement
00:32:49que vous ayez
00:32:50dans l'école
00:32:51un système de climatisation fixe
00:32:53qui vous permette
00:32:53d'avoir du froid l'été
00:32:54et qui vous permette
00:32:55également de chauffer
00:32:57l'hiver
00:32:57et donc de faire baisser
00:32:58et la facture de chauffage
00:33:00et la facture carbone
00:33:02l'hiver
00:33:03le problème c'est que
00:33:04vous n'aurez pas d'argent
00:33:05pour ça
00:33:06c'est des travaux assez lourds
00:33:07qui vont
00:33:07je ne sais pas
00:33:08la tête de l'école
00:33:08mais c'est des travaux
00:33:09de plusieurs milliers d'euros
00:33:10vous n'aurez jamais
00:33:11l'argent pour ça
00:33:12donc la question
00:33:13je crois
00:33:14c'est qu'il faut arrêter
00:33:15de compter malheureusement
00:33:16sur la subvention publique
00:33:17pour financer ça
00:33:18et qu'il va falloir
00:33:19trouver des moyens
00:33:20relativement originaux
00:33:21de financer ça
00:33:22mais quoi ?
00:33:23de lancer des cagnottes ?
00:33:24des PPP
00:33:24des partenariats publics privés
00:33:25où c'est le privé
00:33:26qui finance
00:33:26et qui se rembourse ensuite
00:33:27sur les économies d'énergie
00:33:28Sandrine Rousseau dit
00:33:29non non non
00:33:30ou alors
00:33:31ou alors
00:33:31des placements obligataires
00:33:33potentiellement
00:33:33aujourd'hui
00:33:34les départements
00:33:35n'ont pas accès
00:33:35au marché obligataire
00:33:36on pourrait imaginer
00:33:37une levée d'obligation
00:33:40il est pragmatique
00:33:42François Gemmène
00:33:42il faut aller
00:33:43chercher quelque part
00:33:44je viens maintenant
00:33:44sur la question
00:33:45de l'agriculture
00:33:46l'agriculture c'est
00:33:47le secteur économique
00:33:48qui est le plus exposé
00:33:50aux risques climatiques
00:33:51et singulièrement
00:33:52à la viticulture
00:33:52au point que désormais
00:33:53vous avez en fait
00:33:54de la concurrence
00:33:55pour les vins de champagne
00:33:55puisqu'il y a maintenant
00:33:56d'excellents vins pétillants
00:33:57qui sont faits en Belgique
00:33:58ou en Angleterre par exemple
00:33:59François Gemmène
00:34:00je ne vous laisserai pas dire ça
00:34:01de champagne
00:34:03non non non
00:34:05appellation champagne
00:34:06mais ils ne portent pas
00:34:07le nom de champagne
00:34:07mais nécessairement
00:34:08même dans les concours
00:34:08internationaux
00:34:09désormais il y a certains prix
00:34:10qui sont gagnés
00:34:11par des vins pétillants belges
00:34:12ou britanniques
00:34:12et donc c'est une réalité
00:34:13simplement parce que
00:34:14les conditions d'ensoleillement
00:34:15et de pluviométrie
00:34:16se déplacent vers le nord
00:34:18ce qui me frappe
00:34:20sur l'agriculture
00:34:20c'est que
00:34:21comme vous l'avez dit
00:34:22très justement
00:34:22il faut planter
00:34:23avec une vision
00:34:25à 50 ans
00:34:26or aujourd'hui
00:34:27on n'a pas véritablement
00:34:28de mesures
00:34:29ou de lois
00:34:29de prospective agricole
00:34:31on a simplement
00:34:33des mesures d'urgence
00:34:34qui ici
00:34:34vont réintroduire
00:34:35l'acétamipride
00:34:36avec des lois d'urgence
00:34:37agricole
00:34:38pour satisfaire les producteurs
00:34:39de betteraves
00:34:39et de noisettes
00:34:40ou on va débloquer
00:34:421,1 milliard
00:34:43pour effectivement
00:34:44compenser les agriculteurs
00:34:45qui ont perdu leur récolte
00:34:46cet été
00:34:47bien entendu
00:34:47il faut aider les agriculteurs
00:34:48mais le problème
00:34:49c'est que
00:34:49si on ne réfléchit pas
00:34:50de façon prospective
00:34:51à ce qu'on va cultiver
00:34:52en France
00:34:53sur les 50 prochaines années
00:34:54et où on va les cultiver
00:34:56on en sera réduit
00:34:57chaque année
00:34:57à devoir réintroduire
00:34:58des produits phytosanitaires
00:35:00de plus en plus agressifs
00:35:01et à devoir compenser
00:35:02chaque année
00:35:03je suis d'accord
00:35:08sur les phytosanitaires
00:35:09c'est une course folle
00:35:10soit on réforme
00:35:12le modèle agricole
00:35:13et alors on diminue
00:35:14notre dépendance
00:35:16aux produits phytosanitaires
00:35:17soit on ne change rien
00:35:18et alors on aura besoin
00:35:19des phytosanitaires
00:35:20de plus en plus
00:35:21dans des nappes phréatiques
00:35:22dont le niveau baisse
00:35:23donc une concentration
00:35:24des phytosanitaires
00:35:25dans le fond
00:35:26des nappes phréatiques
00:35:27qui est bien plus importante
00:35:28je rappelle
00:35:28qu'en France
00:35:29on a le taux de cancer du sein
00:35:30le plus élevé au monde
00:35:31le plus élevé au monde
00:35:32et que les questions environnementales
00:35:35de pollution environnementale
00:35:36sont un des premiers suspects
00:35:38dans cette épidémie
00:35:39qui est exceptionnelle en France
00:35:40non je disais non
00:35:41juste sur les partenariats
00:35:43publics privés
00:35:44parce que sur des écoles
00:35:46et d'ailleurs tout à l'heure
00:35:46j'ai dit 50 milliards
00:35:47mais je crois que c'était
00:35:47plutôt 50 millions
00:35:48de mémoire
00:35:49enfin faudrait regarder
00:35:50mais je crois que c'était
00:35:51plutôt ça
00:35:52et sur les partenariats
00:35:54publics privés
00:35:55en fait ce qu'il y a
00:35:55c'est que vous donnez
00:35:56une rente au privé
00:35:57mais que nous on les a vécues
00:35:59moi j'étais avant
00:36:00dans les universités
00:36:01on les a vécues
00:36:02les PPP dans les universités
00:36:04les partenariats publics privés
00:36:06c'est aujourd'hui
00:36:06ce qui met les universités
00:36:08dans une très grande
00:36:09difficulté financière
00:36:10parce qu'en fait
00:36:11vous êtes obligés
00:36:11de payer tous les mois
00:36:13tous les ans
00:36:13la rente
00:36:14qui va au privé
00:36:15et vous n'avez aucun
00:36:17retour derrière
00:36:18donc non
00:36:18moi je ne suis pas du tout
00:36:19d'accord
00:36:20vous vous êtes pas
00:36:21à un moment
00:36:23je disais
00:36:24il est assez pragmatique
00:36:25François Gemmène
00:36:25l'argent
00:36:26il y en a pas
00:36:28il y a des élèves
00:36:28il y en aura pas
00:36:29avant l'été prochain
00:36:30ça n'est pas vrai
00:36:32là il faut arrêter
00:36:34vous le dites vous même
00:36:35il n'y a rien de prévu
00:36:36dans le projet de loi de finances
00:36:38mais c'est pas la même chose
00:36:39il n'y a rien de prévu
00:36:39et on ne pourrait rien prévoir
00:36:41et ça il faut sortir
00:36:42et c'est très très important
00:36:43qu'on sorte
00:36:44de cette idée reçue
00:36:45qu'il n'y a aucune marge de manoeuvre
00:36:46parce que dans ces cas là
00:36:47autant courir dans le mur
00:36:49et je ne sais pas
00:36:51moi faire une fête
00:36:52une fête de la fin
00:36:53il y a un déficit abyssal
00:36:54des finances publiques
00:36:54vous ne voulez pas
00:36:55désindexer les retraites
00:36:56à un moment donné
00:36:57il faut
00:36:57il y a un déficit abyssal
00:36:59des finances publiques
00:37:01mais parce qu'on a fait
00:37:02des choix budgétaires
00:37:03qui ne vont pas
00:37:04sur la transition énergétique
00:37:05et sur la transition écologique
00:37:06donc ça
00:37:07ce sont des choix politiques
00:37:08et on pourrait très bien
00:37:09revenir dessus
00:37:09votre position sur ce
00:37:10juste pour réagir au débat
00:37:11qui vient ici
00:37:13sans vouloir aller après
00:37:14sur les débats de budget
00:37:15parce que sinon
00:37:15on va trop s'éloigner
00:37:16de la question climatique
00:37:16mais il est vrai
00:37:17pour une chose
00:37:18et je rejoins Sandrine Rousseau
00:37:19là dessus
00:37:19une fois n'est pas coutume
00:37:20que lorsque vous faites un budget
00:37:21mais ça vous arrive parfois quand même
00:37:23mais quand on fait un budget
00:37:25évidemment on fait des choix
00:37:26et on prend des décisions politiques
00:37:27et donc vous décidez
00:37:28de mettre de l'argent
00:37:29à un endroit
00:37:29ou vous décidez
00:37:30d'en mettre à un autre
00:37:30et il est vrai que dire
00:37:31aujourd'hui
00:37:33évidemment il y a un déficit
00:37:34on s'est tapé 10 années
00:37:34de macronisme là dessus
00:37:35et ils en sont responsables
00:37:36mais il y a un moment donné
00:37:38il y a de l'argent
00:37:39à aller chercher quelque part
00:37:40quand je vois que l'année dernière
00:37:41on a décidé d'augmenter
00:37:42de 5 milliards d'euros
00:37:43dans la transition
00:37:43au budget de l'Union Européenne
00:37:44nous on parlait du plan
00:37:45de climatisation
00:37:46ne serait-ce que
00:37:47sur les établissements publics
00:37:48c'est 2 milliards d'euros
00:37:49chaque année
00:37:49on ne va pas quand même
00:37:50nous expliquer aujourd'hui
00:37:51et expliquer aux bientôt
00:37:5270 millions de français
00:37:53que l'Etat n'a plus de quoi
00:37:54mettre 2 milliards d'euros
00:37:56pour s'assurer que
00:37:57nos aînés vivent bien
00:37:58dans les EHPAD
00:37:58que nos enfants vivent bien
00:37:59dans les classes
00:38:00c'est quelque chose
00:38:00qui n'est absolument pas entendable
00:38:02Dans un instant
00:38:02je vais donner la parole
00:38:03à Stéphane
00:38:04qui est sapeur-pompier
00:38:05depuis 1994
00:38:06d'abord on va aller voir
00:38:07ses copains
00:38:07les copains du Porges
00:38:09commune vers laquelle
00:38:10tous les regards
00:38:10se sont évidemment tournés
00:38:11cet été
00:38:12ville de Gironde
00:38:13qui a été la plus touchée
00:38:14par le méga-feu de juillet
00:38:16qui a détruit au total
00:38:1742 000 hectares de forêt
00:38:19183 maisons ont brûlé là-bas
00:38:21et les équipes de LCP
00:38:22y sont retournées cette semaine
00:38:23c'est un reportage ciné
00:38:24Hélène Bonduelle
00:38:25avec Pierre Lheureux
00:38:35On ne tarde que ça change
00:38:36et que toute cette noirceur
00:38:38disparaisse
00:38:39il faudra du temps
00:38:40pour reconstruire
00:38:41il faudra 2-3 ans
00:38:42à peu près
00:38:44Le quartier de la Grêle
00:38:46est méconnaissable
00:38:4850 habitations
00:38:49entièrement parties en fumée
00:38:52c'est pas simple
00:38:53c'est vraiment pas simple
00:38:54Comme celle de Jean-Pierre Seguin
00:38:5677 ans
00:38:57Comment ça se passe
00:38:58avec la science ?
00:38:59C'est expert contre expert
00:39:01et tout le truc
00:39:02chaque fois
00:39:03c'est très long
00:39:05ça va être très long
00:39:06Près de 2 mois
00:39:07après l'incendie
00:39:08les plaies sont encore béantes
00:39:11bien loin de la reconstruction
00:39:13Plus de souvenirs
00:39:144 générations
00:39:15vous arrivez à un âge
00:39:1610 ans
00:39:17où vous aspirez
00:39:19à vivre heureux
00:39:22parce que
00:39:22vous avez mérité
00:39:24vous avez travaillé
00:39:24toute votre vie
00:39:25et tout d'un coup
00:39:27tout est fini
00:39:28tout est fini
00:39:30et il faut recommencer
00:39:33mais recommencer à mon âge
00:39:34c'est pas simple
00:39:35Alors
00:39:36le maire veut aussi
00:39:37alerter les politiques
00:39:39La canicule
00:39:40est ce qui vient de se passer
00:39:41si on ne met pas
00:39:42des actions concrètes
00:39:45sur le territoire
00:39:45pour ce dérèglement climatique
00:39:48les choses vont se reproduire
00:39:50pour les générations
00:39:50qui viennent
00:39:51auprès des sinistrés
00:39:52ou en mairie
00:39:54Martial Zaninetti
00:39:55est sur tous les fronts
00:39:56assurance
00:39:57reconstruction
00:39:57et aussi santé
00:39:59On est d'accord
00:40:00sur le principe
00:40:01c'est qu'il faut
00:40:02qu'on trouve des locaux
00:40:03pour des professionnels
00:40:04de la santé
00:40:04qui vont venir
00:40:05sur notre territoire
00:40:35assez rapidement
00:40:36les fumeront
00:40:37les fumeront pour éviter
00:40:38tout nouveau départ de feu
00:41:08« Quelle tristesse
00:41:09des maisons dans les prochaines semaines »
00:41:41Bonsoir Stéphane
00:41:42et la sécurité civile
00:41:43c'est le parent pauvre
00:41:44c'est le parent pauvre de l'Etat
00:41:45et en plus
00:41:46elle a de plus en plus de missions
00:41:48et on associe à ça
00:41:49en plus un dérèglement climatique
00:41:50qu'on est incapable de gérer
00:41:50Les trois piliers de la sécurité civile
00:41:53c'est secourir les personnes
00:41:55les biens et l'environnement
00:41:57On a complètement loupé
00:42:00la protection des biens
00:42:01plus de 200 maisons brûlées en Gironde
00:42:03et l'environnement
00:42:05avec 130 000 hectares de brûlées
00:42:07on est à la rue
00:42:09La seule chose qu'on a réussi
00:42:11cette année
00:42:12c'est de préserver
00:42:14la population civile
00:42:15parce qu'on a quand même
00:42:164 pompiers décédés
00:42:16et 200 pompiers blessés
00:42:18intoxiqués etc
00:42:19et là où je suis
00:42:20moi je suis en colère
00:42:21parce qu'en fait
00:42:22vous ne comprenez pas du tout
00:42:23l'enjeu
00:42:25je pense que vous êtes
00:42:26vraiment hors sol
00:42:27déconnecté
00:42:28de ce qu'on vit dans nos territoires
00:42:29je ne sais pas
00:42:30si c'est le côté ville
00:42:32qui vous fait ça
00:42:33mais vous n'êtes pas du tout
00:42:34à la hauteur de l'enjeu
00:42:36on ne peut pas me dire
00:42:37qu'il n'y a pas d'argent
00:42:37dans ce pays
00:42:37ce n'est pas possible
00:42:38avec les impôts qu'on paye
00:42:39vous ne pouvez pas me dire ça
00:42:40vous ne pouvez dire ça à personne
00:42:42me dire qu'il faut flécher
00:42:43à droite à gauche
00:42:43qu'il faut prendre
00:42:44chez Pierre-Paul-Jacques
00:42:45pour mettre
00:42:46ce n'est pas le sujet
00:42:47le sujet c'est qu'à un moment
00:42:48il y a un état régalien
00:42:50la sécurité des français
00:42:51que ce soit
00:42:52les protections des personnes
00:42:53sur les violences
00:42:54ou la violence climatique
00:42:56c'est à l'état
00:42:57de prendre en compte
00:42:58la sécurité civile
00:42:59c'est 90%
00:43:00financé par les départements
00:43:01et les communes
00:43:02l'état est nul
00:43:03je vous le dis
00:43:04est nul
00:43:05on n'a pas de cagoule
00:43:06de feu
00:43:07nos collègues
00:43:08mes collègues
00:43:08sont partis au feu
00:43:10sans cagoule
00:43:11sans rien
00:43:11on ne peut même pas
00:43:12se nettoyer les mains
00:43:13pour manger
00:43:13on vit comme des
00:43:15je ne vais pas vous dire
00:43:16le terme
00:43:18comme des cochons
00:43:20coucher sous un camion
00:43:22tout noir
00:43:22toute la journée
00:43:23avec des polluants
00:43:24dans les mains
00:43:24et on nous parle
00:43:25de polluants
00:43:26à droite à gauche
00:43:27et on ne se rend pas compte
00:43:27dans l'état
00:43:28qu'ont fait vivre
00:43:29les sapeurs-pompiers
00:43:31donc moi j'ai envie
00:43:32de vous dire
00:43:32à un moment donné
00:43:33il y a deux solutions
00:43:33soit vous voulez
00:43:34une sécurité civile
00:43:35locaux
00:43:35et là il faut le dire
00:43:36aux français
00:43:37c'est aujourd'hui
00:43:38c'est le cas
00:43:38c'est 100 euros
00:43:39par an et par habitant
00:43:40c'est trois fois moins
00:43:41que les déchets
00:43:42j'ai rien contre les déchets
00:43:43mais la vérité est là
00:43:44mais il faut le dire ça
00:43:45parce que la prochaine fois
00:43:46il n'y aura pas un
00:43:47mais deux
00:43:48et trois méga feux
00:43:49et on ne pourra pas assumer
00:43:51parce qu'on n'a plus
00:43:52les moyens de faire ça
00:43:52on a une sécurité civile
00:43:53des années 80-90
00:43:56et la vérité
00:43:57c'est qu'il y a 20 ans
00:43:59le monde entier
00:44:01venait voir la France
00:44:02pour voir sa gestion
00:44:03des feux de forêt
00:44:03aujourd'hui on passe
00:44:05pour des
00:44:06aujourd'hui c'est vous
00:44:07qui allez prendre
00:44:08des leçons ailleurs
00:44:10on se débrouille sur le terrain
00:44:11en fait
00:44:11parce que si vous voulez
00:44:12qu'on parle de la Gironde
00:44:13même si les agriculteurs
00:44:14ont été gentiment remerciés
00:44:16par la préfète
00:44:17si les agriculteurs
00:44:18n'avaient pas été là
00:44:18avec leur tracteur
00:44:19avec leur tracteur
00:44:21et puis les gens
00:44:21qui sont venus nous donner
00:44:21à manger quand même
00:44:22l'état français
00:44:23ne peut même pas nourrir
00:44:24ses pompiers
00:44:25donc 80%
00:44:26c'est les pompiers volontaires
00:44:27qu'on paye au lance-pierre
00:44:28entre parenthèses
00:44:29la vérité elle est là
00:44:31et on nous en demande
00:44:31toujours plus en fait
00:44:33donc moi je vous pose la question
00:44:35la première question
00:44:35que j'ai envie de vous poser
00:44:36on n'attendra pas
00:44:37les élections présidentielles
00:44:39ça ne nous intéresse pas
00:44:40ça fait trop longtemps
00:44:41qu'on le dit
00:44:41est-ce que vous avez prévu
00:44:42des amendements
00:44:43pour le PLF
00:44:44ou le PLFSS
00:44:45sachant que monsieur
00:44:47l'an passé
00:44:47il y a eu un amendement
00:44:48de proposé
00:44:49et votre groupe
00:44:49ne l'a pas accepté
00:44:50oui tout à fait
00:44:51mais on en a proposé
00:44:52un autre qu'ils ont rejeté aussi
00:44:53mais je vous expliquerai après
00:44:54non mais moi je ne ferai pas la guerre
00:44:54de qui ne veut pas
00:44:55non mais je vous expliquerai après
00:44:56mais j'y compte bien
00:44:58c'est ça le débat
00:44:58moi ce qui m'intéresse
00:44:59dans tout ça
00:44:59c'est comprendre comment
00:45:01notre assemblée
00:45:01elle n'est pas capable
00:45:02autour de la sécurité civile
00:45:04de s'organiser
00:45:05de se mettre d'accord
00:45:06arrêtons avec nos histoires
00:45:07d'élections
00:45:09et de ce que vous voulez
00:45:10on se met autour de la table
00:45:10et on met les choses au point
00:45:11parce que vos électeurs
00:45:13vous vous le reprochez
00:45:14les Vosges
00:45:15c'est beaucoup de résineux
00:45:16ça brûlera
00:45:17on n'a pas beaucoup de feuilles
00:45:18on a beaucoup de résineux
00:45:19Gaëtan Dussaucet
00:45:20en effet on n'a pas beaucoup de feuilles
00:45:22c'est beaucoup de résineux
00:45:22aujourd'hui
00:45:23la sécurité civile
00:45:24elle réfléchit encore
00:45:24comme les feux
00:45:25des années 80-90
00:45:27vous avez vu
00:45:28ça brûle
00:45:28jusque dans le nord de la France
00:45:30voilà
00:45:30ça ce sera ma première question
00:45:31Gaëtan Dussaucet
00:45:32ce que rappelle Stéphane
00:45:33c'est aussi ce qu'une habitante
00:45:34du Porsche sinistrée
00:45:35a rappelé hier à Marine Le Pen
00:45:36qui s'est rendue sur place hier
00:45:37le RN s'est opposé
00:45:39en novembre 2025
00:45:39en effet à deux propositions
00:45:41de financement des services
00:45:42d'incendie et de secours
00:45:44à l'époque
00:45:44parce que vous considériez
00:45:45que c'était la création
00:45:46d'un nouvel impôt
00:45:47et que vous n'en vouliez pas
00:45:48oui affirmatif
00:45:49alors juste pour revenir
00:45:50d'abord sur ce qu'a été dit
00:45:50et ensuite je réponds
00:45:51sur la question de la fameuse taxe
00:45:54on est totalement conscient
00:45:55et comme je vous le disais
00:45:55ça fait partie justement
00:45:56des sujets qui à mon avis
00:45:57sont transversaux
00:45:58et fort heureusement d'ailleurs
00:45:59entre les partis politiques
00:46:00et les groupes parlementaires
00:46:01la question de se dire
00:46:02comment on fait pour renforcer
00:46:03les moyens des services
00:46:04de secours et d'incendie
00:46:06vous voyez moi par exemple
00:46:07dans cet été encore
00:46:08à Bande-l'Aveline
00:46:09vous avez parlé de la ville
00:46:10mais moi je suis plutôt
00:46:10dans une circonstruction
00:46:11très rurale avec 115 villages
00:46:12oui les Vosges
00:46:13autant vous dire
00:46:14qu'à Bande-l'Aveline
00:46:15je parlais avec quelques
00:46:16sapeurs-pompiers
00:46:16qui sont intervenus
00:46:17sur un feu qui était
00:46:18un peu plus haut
00:46:18sur les sommets de la commune
00:46:19et ils m'ont expliqué
00:46:21on a eu une chance
00:46:22extraordinaire que le feu
00:46:23se déclare pas
00:46:24d'y mettre plus haut
00:46:25parce qu'autrement
00:46:26les lances étaient trop courtes
00:46:27pour pouvoir les atteindre
00:46:28et on n'avait pas après
00:46:29les dispositifs aériens
00:46:30les moyens aériens
00:46:31qui nous permettraient
00:46:32de pouvoir contenir
00:46:32donc on a eu une chance
00:46:34extraordinaire que le feu
00:46:35se soit décarré entre guillemets
00:46:36au bon endroit
00:46:36et j'insiste vraiment
00:46:37sur les guillemets
00:46:38donc il y a évidemment
00:46:39une question de moyens
00:46:39mais comme je vous le disais
00:46:40en début d'émission
00:46:40c'est vrai qu'il y a le sujet
00:46:41de tout le monde est d'accord
00:46:42sur l'objectif
00:46:43comment on fait pour augmenter
00:46:44les moyens à destination
00:46:45de nos services de secours
00:46:46mais on n'est pas tous d'accord
00:46:47sur la méthode
00:46:48l'amendement dont vous parliez
00:46:49l'année dernière
00:46:50c'était un amendement
00:46:50en effet qui visait
00:46:51à augmenter la taxe
00:46:53sur les contrats d'assurance
00:46:53c'est-à-dire à faire payer
00:46:54le contribuable
00:46:55or une partie
00:46:56vous savez que cette taxe
00:46:57d'assurance
00:46:58elle est fragmentée
00:46:59et elle ne va pas forcément
00:47:00entièrement dans son intégralité
00:47:01à direction des SDIS
00:47:03elle va par exemple
00:47:04pour combler des déficits
00:47:05de la branche famille
00:47:06on se demande pourquoi
00:47:07d'ailleurs etc
00:47:07donc nous on a dit
00:47:08ce qu'on veut
00:47:09c'est pas demander aux français
00:47:10de payer davantage
00:47:11parce qu'on pense qu'en effet
00:47:12l'état prélève suffisamment
00:47:13mais qu'il faut revoir
00:47:14la répartition de cette taxe
00:47:16pour justement augmenter
00:47:17c'est une proposition de loi
00:47:18qu'on a déposée
00:47:19et un amendement qu'on a fait
00:47:20mais qui a été rejeté
00:47:20là pour le coup par les autres
00:47:22où on augmentait
00:47:23de 1,1 milliard d'euros
00:47:24l'argent à destination des SDIS
00:47:26et à l'arrivée
00:47:27rien n'a vu le jour
00:47:27et à l'arrivée
00:47:28rien n'a vu le jour
00:47:29alors certainement
00:47:30qu'il y aura d'autres discussions
00:47:31qu'on aura la possibilité
00:47:32d'en débattre
00:47:33il y a aussi à un moment donné
00:47:34vous savez quand même
00:47:35que le PLF en question
00:47:36cette fois-ci
00:47:37il est passé à coup de 49,3
00:47:38donc si le gouvernement
00:47:39voulait le faire
00:47:40et voulait mettre en place
00:47:41une augmentation
00:47:41que ce soit par une taxe
00:47:43ou une restructuration
00:47:44il en avait la possibilité
00:47:45c'était lui qui écrivait
00:47:46la copie finale
00:47:47donc on verra
00:47:48quelle sera sa responsabilité
00:47:49nous on fera évidemment
00:47:51des amendements au PLF
00:47:52comme au PLFSS
00:47:52vous parliez désolé
00:47:53mais si vous voyez
00:47:54que vos mesures
00:47:55ne sont pas acceptées
00:47:56est-ce que vous êtes capable
00:47:56d'accepter les mesures des autres
00:47:58parce que in fine
00:47:59vous avez voté contre
00:48:02et à l'arrivée
00:48:03un an plus tard
00:48:03les pompiers
00:48:04n'ont pas été augmentés
00:48:05les moyens des pompiers
00:48:06c'est trop facile
00:48:06de se mettre sur l'opposition
00:48:08je vous pose la question
00:48:08du compromis
00:48:10le gouvernement était le dernier
00:48:11à écrire
00:48:11la copie du budget
00:48:12qui a été pour le coup
00:48:14imposé à coup de 49-3
00:48:16s'il voulait augmenter
00:48:16les moyens
00:48:17il en avait la possibilité
00:48:18et se défausser
00:48:19sur un débat parlementaire
00:48:20et à mon avis
00:48:21pas à la hauteur des enjeux
00:48:22mais il y a des sujets
00:48:23qui sont consensuels
00:48:24vous parliez par exemple
00:48:25des cancers
00:48:25qui ne sont pas reconnus
00:48:26comme maladie professionnelle
00:48:27aujourd'hui vous avez
00:48:28à peu près
00:48:28je crois que dans mes souvenirs
00:48:29par rapport au nombre
00:48:30de cancers qui sont reconnus
00:48:31comme maladie professionnelle
00:48:32il y en a 20 fois plus
00:48:34d'après les cancérologues
00:48:35et qui pourraient être reconnus
00:48:36et les pompiers
00:48:36eux sont vraiment
00:48:37dans l'angle mort pour le coup
00:48:38c'est pas qu'une question
00:48:39de moyens
00:48:39c'est même une question
00:48:40de reconnaissance
00:48:40et de réparation derrière
00:48:41Stéphane
00:48:42vous avez raison
00:48:43c'est pas qu'une question
00:48:43de moyens
00:48:44c'est aussi une question
00:48:45d'organisation
00:48:45parce que l'organisation
00:48:46aujourd'hui de la sécurité civile
00:48:47elle n'est pas du tout acceptable
00:48:49on ne peut pas marcher comme ça
00:48:50elle repose sur les volontaires
00:48:52surtout
00:48:52c'est pas ce problème là
00:48:53en fait
00:48:54c'est pas le problème
00:48:55du volontariat
00:48:55ou du pompier professionnel
00:48:56en fait
00:48:57la grande maison
00:48:58de la sécurité civile
00:48:59c'est plusieurs statuts
00:49:00des militaires
00:49:01des pompiers pros
00:49:01et des pompiers volontaires
00:49:02ça ça marche très bien
00:49:03en bas de l'échelle
00:49:05ça marche très bien
00:49:05mais en haut
00:49:06ça ne marche plus en fait
00:49:07le ministre de l'Intérieur
00:49:08n'a pas les bons éléments
00:49:10pour prendre les bonnes décisions
00:49:11c'est le premier flic de France
00:49:13ce n'est pas le premier pompier de France
00:49:15cet été on a pris
00:49:15des mauvaises décisions
00:49:16mais on a pris des mauvaises décisions
00:49:17parce qu'ils n'ont pas
00:49:18la culture du feu
00:49:19ils n'ont pas la culture
00:49:19des pompiers
00:49:21attendez
00:49:21ceux qui ont pris
00:49:22les mauvaises décisions
00:49:22c'est le directeur de la sécurité
00:49:23je ne veux pas savoir qui
00:49:24je veux savoir quelles décisions
00:49:25ont été mal prises
00:49:27de faire descendre
00:49:28des colonnes complètes
00:49:29de camions
00:49:30de feu de forêt
00:49:30comme vous voyez derrière
00:49:31qui ont fait des kilomètres
00:49:32et des kilomètres
00:49:33et qui n'ont jamais vu un feu
00:49:34parce qu'un coup
00:49:35on les met à A
00:49:35un coup on les met à B
00:49:36un coup on les met à C
00:49:37en fait on a géré ça
00:49:39comme je vous ai dit tout à l'heure
00:49:39comme une baraque à frites
00:49:40ce n'est pas le bon terme
00:49:41mais on gère ça
00:49:42la petite semaine en fait
00:49:43en fait on était dans
00:49:44Oui et au prix où est l'essence
00:49:45vous avez fait de la route
00:49:46pour rien c'est ça ?
00:49:47Rappelez-vous
00:49:47Total nous paye l'essence
00:49:48du 1er juillet au 31 août
00:49:49on n'en a pas tant dû reparler
00:49:50mais c'est ce qu'ils nous ont proposé
00:49:51quand même en début de saison
00:49:53de feu de forêt
00:49:54donc non mais c'est surtout
00:49:55l'usure du personnel en fait
00:49:57conduire un camion comme ça
00:49:58c'est comme si vous aviez
00:49:58un tracteur sur l'autoroute
00:50:00et ensuite vous allez faire des feux
00:50:02en pleine nuit
00:50:03enfin avec des dangers
00:50:05immenses
00:50:05et en plus après
00:50:06vous remontez chez vous
00:50:07Bien crevé
00:50:08Je ne vous parle pas
00:50:08des 35 heures
00:50:09c'est presque 35 heures par jour
00:50:11j'exagère sur le trait forcément
00:50:12mais comprenez
00:50:13et ce n'est pas là-dessus
00:50:13qu'on se plaint
00:50:14c'est sur le fait
00:50:15qu'on n'a plus aujourd'hui
00:50:15les moyens en fait
00:50:17le fait de ne pas avoir
00:50:18une cagoule de feu
00:50:19comment on peut comprendre ça ?
00:50:20Comment est-ce qu'on peut comprendre ?
00:50:21Et j'entends votre...
00:50:22Parce que c'est une question de moyens
00:50:24c'est-à-dire
00:50:24une cagoule de feu
00:50:25ça coûte combien pour un pompier ?
00:50:27Celle qu'on nous achète
00:50:27ça vaut 10 euros
00:50:29mais c'est autant efficace
00:50:31que pour aller faire du ski
00:50:32une cagoule de feu
00:50:33c'est entre 50 et 70 euros
00:50:34multiplié par 250 000 pompiers en France
00:50:37et quand je vous parle de ça
00:50:38je ne vous parle pas
00:50:38des camions de feu de forêt
00:50:39qu'on nous a retirés
00:50:40on en a 1000 en moins en 15 ans
00:50:42avant un camion de feu de forêt
00:50:43faisait 48 km²
00:50:4540 km² pardon
00:50:47aujourd'hui c'est 48 km²
00:50:49c'est 8 km de plus
00:50:50c'est énorme
00:50:50pour un seul camion
00:50:514 bonhommes
00:50:52vous voyez le truc ?
00:50:53Donc on est toujours
00:50:55en train de se débrouiller
00:50:55je ne vous parle pas
00:50:56de la DFCI
00:50:57donc des agents
00:50:58qui sont sur le terrain
00:50:59qu'on n'a pas pu utiliser
00:51:00en fait l'État
00:51:01a été complètement perdu
00:51:03de chez perdu
00:51:04si ça a fonctionné
00:51:05c'est grâce aux pompiers
00:51:06du terrain
00:51:06et aux locaux
00:51:07et donc j'entends
00:51:08votre histoire
00:51:09de TSCA
00:51:10de la taxe sur les...
00:51:11mais l'État
00:51:12c'est quand
00:51:13que l'État
00:51:13prend sa part
00:51:14de responsabilité
00:51:15et de financement
00:51:16dans les services départementaux
00:51:18aujourd'hui l'État
00:51:19donne 800 millions
00:51:20et les 800 millions
00:51:21c'est que pour les Canadaires
00:51:23la brigade des sapeurs-pompiers
00:51:24de Paris
00:51:24ou Marseille
00:51:25mais ce n'est pas
00:51:26pour les services départementaux
00:51:27pourquoi est-ce qu'une commune
00:51:28ou un département
00:51:29doit supporter ce choc
00:51:31que l'on vit aujourd'hui
00:51:33uniquement par ça ?
00:51:34Pourquoi est-ce que l'État
00:51:35n'est pas là ?
00:51:36Vous savez que ça a
00:51:36un autre avantage
00:51:37quand on habite en Lausère
00:51:38on n'habite pas dans le 77
00:51:39et l'État est aussi là
00:51:41pour niveler
00:51:41justement la différence
00:51:42entre les départements
00:51:44dits riches
00:51:44et les départements
00:51:45dits pauvres
00:51:46tout le monde a le droit
00:51:47à la sécurité civile
00:51:47en France
00:51:48et aujourd'hui
00:51:49ce bastion
00:51:50qui est en train de tomber
00:51:51comme le reste
00:51:51je vous le dis
00:51:52demain on va tous pleurer
00:51:53parce qu'on aura des civils
00:51:54qui vont mourir
00:51:55ils vont mourir brûlés
00:51:56ou intoxiqués par les fumées
00:51:57ou par les inondations
00:51:58on en parlera
00:51:59la culture du risque
00:52:00on ne l'a pas du tout
00:52:01non plus
00:52:01il y a plein de choses
00:52:02vous voyez on parle d'argent
00:52:03moi je ne vous parle pas
00:52:03que d'argent
00:52:04je vous parle aussi
00:52:05de comment on fait
00:52:06pour faire en sorte
00:52:07que demain
00:52:08le français qui se retrouve
00:52:09face à un phénomène
00:52:11météorologique
00:52:11comme celui-ci
00:52:13sache tout de suite
00:52:13ce qu'il a à faire
00:52:14sans se poser mille questions
00:52:15sans refuser de se déplacer
00:52:18on a déplacé
00:52:19200 000 personnes en Gironde
00:52:20c'est un département français complet
00:52:21on a dépensé des milliards d'euros
00:52:24qu'on le veuille ou non
00:52:26en fait
00:52:27ce qui s'est passé
00:52:27pour les pompiers
00:52:28ce qui s'est passé
00:52:29pour les maires à l'école
00:52:30ce qui s'est passé
00:52:31pour les docteurs
00:52:32à l'hôpital
00:52:32c'est à dire
00:52:33la bricole
00:52:34la débrouille
00:52:35on attend
00:52:35on n'a pas d'argent
00:52:36on va se débrouiller nous-mêmes
00:52:38et c'est exactement ce qui se passe
00:52:39et moi je n'ai pas beaucoup d'espoir
00:52:41parce que
00:52:41j'ai vu aussi la Covid
00:52:43j'ai vu comment on savait remercier les soignants
00:52:46et qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ?
00:52:47je ne vous parle pas de la police en 2015
00:52:48notre reconnaissance éternelle quand même
00:52:50oui mais vous savez
00:52:51mais ça ne fait pas manger à la fin du mois
00:52:53c'est sûr
00:52:54voilà la vérité elle est là
00:52:55c'est bien la reconnaissance éternelle
00:52:56mais ce qu'il faudrait à un moment donné
00:52:57on en a marre des caresses
00:52:58on veut des actes en fait
00:52:59n'oubliez pas que 80% des sapeurs-pompiers
00:53:01c'est des volontaires
00:53:02ils ne vivent pas de ça
00:53:03le jour où ils disent c'est fini
00:53:04c'est fini
00:53:05je vous le dis
00:53:05je voudrais passer la parole
00:53:07parce qu'il y a encore deux personnes
00:53:08qui doivent parler
00:53:08vous vouliez ajouter quelque chose
00:53:10pour Stéphane ?
00:53:12oui moi je voudrais quand même dire
00:53:13que je pense que le gouvernement
00:53:15ne se rend pas complètement compte
00:53:16d'à quel point il y a
00:53:18des sortes d'investissements personnels
00:53:21de sacrifices personnels
00:53:22pour les autres
00:53:23c'est à dire qu'en fait
00:53:24là c'est passé dans l'hôpital
00:53:26ça s'est passé dans l'école
00:53:26vous l'avez fait dans votre école
00:53:28etc
00:53:28et en fait la France tient aujourd'hui
00:53:31par des investissements personnels
00:53:33et au détriment de la santé
00:53:35des personnes qui donnent autant de temps
00:53:37et qui donnent
00:53:37et alors je suis d'accord avec vous
00:53:39sur le budget
00:53:40nous c'est Sandra Régol
00:53:41chez nous
00:53:42qui est une députée
00:53:43qui a déposé une proposition de loi
00:53:44et qu'on va mettre
00:53:45qu'on va essayer d'inscrire
00:53:47à l'ordre du jour
00:53:47très rapidement
00:53:48pour renforcer les moyens
00:53:49des SDIS
00:53:50mais en fait ce qui s'est passé aussi
00:53:51c'est que comme on a diminué
00:53:53les moyens donnés
00:53:54aux collectivités locales
00:53:56et dont les départements
00:53:57et que tant qu'il n'y a pas de feu
00:53:59tout le monde est à l'os
00:53:59en fait c'est toujours la même chose
00:54:00tant qu'il n'y a pas le feu
00:54:01on ne voit pas le délitement
00:54:03du service du SDIS
00:54:05et donc c'est exactement
00:54:06ce qui s'est passé
00:54:07mais je partage absolument
00:54:09votre colère
00:54:09je dis aussi qu'il va falloir
00:54:11que nous ayons
00:54:12au-delà de vos conditions de travail
00:54:14de votre budget
00:54:15de votre capacité à travailler
00:54:16qui est absolument essentielle
00:54:18il va aussi falloir
00:54:19qu'on revoie
00:54:19pour qu'un feu
00:54:21ne soit pas à ce point-là
00:54:22agressif
00:54:23comme on l'a vécu
00:54:24c'est-à-dire
00:54:24avec la même essence
00:54:28de pain maritime
00:54:29C'est aussi ce qui a été dit
00:54:30dans le reportage au port
00:54:31c'est-à-dire qu'il va falloir
00:54:31replacer autre chose
00:54:32c'est pour ça que la sécurité civile
00:54:34elle est importante pour ça
00:54:34mais c'est pour ça que je vous disais
00:54:35d'état stratège
00:54:36moi j'ai l'impression
00:54:37que l'état n'est plus stratège
00:54:38j'ai l'impression que c'est un état
00:54:39qui est juste un état comptable
00:54:41mais pas un état stratège
00:54:42et il faut qu'on retrouve
00:54:43cette dimension-là
00:54:44et c'est absolument
00:54:45je voudrais entendre maintenant Sophie
00:54:48parce que le dérèglement climatique
00:54:49c'est dans les forêts
00:54:51c'est dans les écoles
00:54:51c'est dans les sols
00:54:52mais c'est aussi dans des quotidiens bouleversés
00:54:55comme le vôtre Sophie
00:54:56prenez un micro
00:54:57regardez sur votre gauche
00:54:58vous êtes restauratrice à Paris
00:55:00vous dirigez une pizzeria
00:55:01forcément quand il fait 42 degrés
00:55:04c'est dur en cuisine
00:55:05c'est dur devant le four
00:55:06et vous avez dû fermer
00:55:07pendant quelques jours cet été
00:55:09tout simplement
00:55:09parce que vos réfrigérateurs
00:55:10n'ont pas tenu
00:55:11il n'y avait pas que ça
00:55:13il y avait la trop grande chaleur
00:55:15on ne peut pas faire travailler des gens
00:55:16on ne peut pas travailler
00:55:17quand il fait 45 degrés
00:55:18humainement vous vous êtes dit
00:55:19je ne peux pas les laisser en cuisine
00:55:20ni en salle
00:55:21c'était inhumain
00:55:22c'était absolument pas faisable
00:55:24c'était combien ?
00:55:25on est monté à des 45 degrés
00:55:27donc ce n'était pas possible
00:55:28donc effectivement
00:55:29au niveau des frigidaires
00:55:31tout s'est arrêté
00:55:34trouver un frigoriste dans Paris
00:55:36quand il fait 45 degrés
00:55:37c'est la course à l'échalote
00:55:39c'est-à-dire que c'est quasiment infaisable
00:55:42donc voilà
00:55:43donc en fait
00:55:44donc plus effectivement
00:55:45tout ce qu'il a fallu jeter
00:55:46donc des pertes énormes
00:55:48donc je me suis retrouvée
00:55:49effectivement à un moment
00:55:50à me dire
00:55:51il va falloir que je demande
00:55:53un étalement de l'ADES
00:55:54auprès de l'URSSAF
00:55:55donc c'est pareil
00:55:56ce n'est pas de retour de l'URSSAF
00:55:58c'est...
00:55:59voilà
00:55:59ils s'en fichent complètement
00:56:02et c'est la première fois
00:56:03que ça m'arrive
00:56:04et c'est la première fois
00:56:05qu'à Paris
00:56:06je me suis retrouvée
00:56:07face à ce genre de difficultés
00:56:08et vous songez à climatiser
00:56:09votre restaurant
00:56:10pour l'été prochain
00:56:11pour éviter de revivre
00:56:12mais c'est vraiment cher
00:56:12j'ai fait vu qu'un des gens
00:56:13pour la climatisation
00:56:14c'est beaucoup trop cher
00:56:15et je ne suis même pas sûre
00:56:16d'avoir l'autorisation
00:56:17de le faire à Paris
00:56:18je ne suis même pas sûre
00:56:19de pouvoir le faire
00:56:19parce que les moteurs
00:56:20sont à l'extérieur
00:56:21et qu'il y a des normes
00:56:22très strictes sur Paris
00:56:24François Gemmène
00:56:25on arrive au sujet
00:56:26en fait
00:56:27du...
00:56:27c'est la facture
00:56:29en fait
00:56:30du dérèglement climatique
00:56:31c'est-à-dire qu'à un moment
00:56:32il y a aussi des gens
00:56:33qui ne peuvent plus travailler
00:56:34il y a des gens
00:56:35qui humainement
00:56:36c'est pas possible
00:56:39tout ceci
00:56:40nous coûte très cher
00:56:41ça vous coûte cher
00:56:43en manque à gagner
00:56:43ça coûte cher
00:56:45aux assurances
00:56:46ça coûte cher
00:56:46pour la protection civile
00:56:49ça coûte cher aussi
00:56:50aux français
00:56:50qui doivent utiliser
00:56:51leur voiture
00:56:52parce que le litre d'essence
00:56:53va continuer à grimper
00:56:54on ne peut pas exclure
00:56:55qu'il atteigne
00:56:56les 3 euros
00:56:57à certains endroits
00:56:58et donc
00:56:59notre dépendance
00:57:00aux énergies fossiles
00:57:01nous coûte très cher
00:57:02coûte très cher
00:57:02au budget des ménages
00:57:03coûte très cher
00:57:03la compétitivité
00:57:04d'entreprise
00:57:05coûte très cher
00:57:06au budget de l'état
00:57:07l'importation d'énergie fossile
00:57:09c'est plus de 50 milliards d'euros
00:57:10par an
00:57:11et les conséquences
00:57:12du changement climatique
00:57:13évidemment
00:57:13nous coûtent encore plus cher
00:57:14sur l'agriculture
00:57:15sur les incendies
00:57:16et la protection civile
00:57:17et on peut multiplier
00:57:18les secteurs économiques
00:57:19moi je travaille sur ce sujet
00:57:21depuis 20 ans
00:57:22ce qui me frappe
00:57:23c'est de voir
00:57:24qu'au cours
00:57:24des 12 ou 18 derniers mois
00:57:26la rengaine
00:57:27que j'entendais partout
00:57:28avant l'été
00:57:29c'est vous savez
00:57:30la transition climatique
00:57:31énergétique
00:57:32c'est bien joli
00:57:32mais on ne peut pas
00:57:33se la permettre
00:57:34ça coûte très cher
00:57:35ça va coûter cher aux gens
00:57:36les budgets de l'état
00:57:37ne sont pas disponibles
00:57:39ça va heurter
00:57:40la compétitivité des entreprises
00:57:41je constate aujourd'hui
00:57:43malheureusement
00:57:43que ce qui pénalise
00:57:44le budget des ménages
00:57:45la compétitivité des entreprises
00:57:46y compris des petits commerces
00:57:48ce qui pèse
00:57:49sur le budget de l'état
00:57:50en termes de coûts
00:57:52c'est précisément
00:57:53notre dépendance
00:57:53aux énergies fossiles
00:57:54et ses conséquences
00:57:55et malheureusement
00:57:57je crains
00:57:58que les budgets publics
00:57:59ne restent très contraints
00:58:00aujourd'hui
00:58:01un quart de la dépense publique
00:58:02c'est le financement
00:58:03des retraites
00:58:05et donc je pense sincèrement
00:58:06qu'il va falloir
00:58:07toucher à ça
00:58:07et je pense aussi
00:58:08qu'il va falloir
00:58:09être davantage créatif
00:58:10et mobiliser
00:58:11les 7000 milliards d'euros
00:58:13d'épargne privée
00:58:14qui sont en France
00:58:15et qui pour un tiers
00:58:16financent l'économie américaine
00:58:17aujourd'hui
00:58:17je ne suis pas sûr
00:58:18que ce soit la priorité
00:58:19du moment
00:58:20et que ce soit très populaire
00:58:21en termes d'acceptabilité
00:58:23je vais prendre l'argent
00:58:23des français
00:58:24je vous le dis
00:58:24parce que
00:58:25après ça a été
00:58:26un cyber harcèlement
00:58:27de 6 mois
00:58:28alors qu'en fait
00:58:28il y a quand même
00:58:29un sujet de cet argent
00:58:30qui est immobilisé
00:58:30et qu'on pourrait très bien utiliser
00:58:32oui
00:58:33quand je dis utiliser
00:58:34ça ne veut pas dire
00:58:34enlever l'épargne des français
00:58:35ça veut dire juste
00:58:36là où il est
00:58:38sur des comptes en banque
00:58:38donc on pourrait très bien
00:58:40le faire travailler
00:58:41pour que ça permette
00:58:42de financer
00:58:42une partie du sujet
00:58:43moi je voudrais juste dire
00:58:45sur ce qu'on a vu
00:58:46sur le commerce
00:58:48et sur votre pizzeria
00:58:49c'est qu'on parle beaucoup
00:58:50des industries etc
00:58:51mais on est aussi
00:58:53dans une très grande difficulté
00:58:54sur le commerce
00:58:54et l'artisanat
00:58:55et quand vous vous baladez
00:58:57dans les villes
00:58:58mais ça avait épargné
00:59:00Paris jusqu'à présent
00:59:01et maintenant Paris
00:59:02est aussi touché
00:59:03et bien vous avez
00:59:04des commerces de proximité
00:59:05avec juste des vitrines
00:59:06marquées allouées
00:59:07fonds de commerce
00:59:08alloués etc
00:59:08et ça dévitalise
00:59:10complètement nos centres-villes
00:59:11ce qui a aussi
00:59:12des conséquences sociales
00:59:13parce que les personnes
00:59:14un peu âgées
00:59:15les personnes qui ont
00:59:16des difficultés à marcher
00:59:17elles tiennent
00:59:18à ce centre-ville
00:59:19et c'est aussi une manière
00:59:19de vivre ensemble
00:59:20ce centre-ville
00:59:21donc c'est pour ça
00:59:23que je
00:59:24encore une fois
00:59:25l'étalement d'une dette
00:59:26ursaf
00:59:26c'est possible
00:59:27c'est possible
00:59:28c'est pas quelque chose
00:59:29qui va coûter
00:59:30il faut quand même
00:59:30envoyer un dossier
00:59:31et ça prend
00:59:32aussi de temps
00:59:33c'est très long
00:59:33et j'ai toujours pas de réponse
00:59:34à l'heure que j'ai fait
00:59:35mais c'est pareil
00:59:36sur le Covid
00:59:37par exemple
00:59:38on n'a pas du tout
00:59:40touché dans les mesures publiques
00:59:41à l'étalement du loyer
00:59:43parce que vous avez dû
00:59:44fermer pendant un certain temps
00:59:45et il n'y a pas eu
00:59:46de gel des loyers
00:59:48ou de division
00:59:49de la dette de loyer
00:59:50donc en fait
00:59:50on oublie toujours
00:59:51les commerçants
00:59:51les petits commerçants
00:59:52et les artisans
00:59:53dans les mesures publiques
00:59:54alors que là
00:59:55on le voit
00:59:56vous avez subi en premier
00:59:57donc tout ça
00:59:58on revient toujours
00:59:59à cette même question
01:00:00c'est l'état
01:00:01stratège
01:00:01face à un réchauffement climatique
01:00:03dont on a l'impression
01:00:04qu'il fait la politique
01:00:05de l'autruche
01:00:06la plus féroce
01:00:07je voudrais aussi
01:00:08donner la parole
01:00:08à Manon
01:00:09on l'a dit
01:00:10au tout début
01:00:10de cette émission
01:00:118 français sur 10
01:00:11sont aujourd'hui inquiets
01:00:13de ce dérèglement climatique
01:00:15et vous Manon
01:00:16vous vous décrivez
01:00:17vous vous qualifiez
01:00:18comme une éco-anxieuse
01:00:19depuis 2015
01:00:20on est deux sur ce plateau
01:00:22comment ça se manifeste
01:00:23votre éco-anxiété
01:00:24comment vous avez vécu
01:00:25cet été là
01:00:26oui alors
01:00:27le terme d'éco-anxiété
01:00:29en réalité
01:00:30il me convient
01:00:31qu'à moitié
01:00:32parce que
01:00:33ça renverrait
01:00:34à un sujet
01:00:35de peur
01:00:35qu'il faudrait soigner
01:00:37effectivement
01:00:38le début
01:00:39c'était
01:00:392015
01:00:40où je vivais
01:00:41sous les toits
01:00:43à Paris
01:00:43il y avait un épisode
01:00:44caniculaire
01:00:45en juillet
01:00:46et vraiment
01:00:47j'avais l'impression
01:00:48de ne pas pouvoir
01:00:49échapper à la chaleur
01:00:50même la nuit
01:00:51c'était extrêmement
01:00:52étouffant
01:00:54on rappelait
01:00:55les chiffres
01:00:56au début de l'émission
01:00:588000 morts
01:00:59en excès
01:00:59en lien avec
01:01:00les canicules
01:01:00cet été
01:01:02c'est pas
01:01:03une angoisse
01:01:04par rapport au futur
01:01:05en fait
01:01:05c'est très concret
01:01:06et c'est déjà
01:01:07présent
01:01:08donc
01:01:09moi évidemment
01:01:10j'ai échangé
01:01:11plein de choses
01:01:11dans ma vie
01:01:12dans ma manière
01:01:13de vivre
01:01:13je suis devenue
01:01:15végétarienne
01:01:16j'ai adapté
01:01:17mes modes
01:01:17de transport
01:01:20et j'achète
01:01:20ah ça vous fait plaisir
01:01:21à faire du chaussaud
01:01:22alors arrêtez de manger
01:01:22de la viande
01:01:23c'est parce qu'elle est
01:01:24éco-anxieuse comme moi
01:01:25tout à fait
01:01:27et du reste
01:01:28mais je sais très bien
01:01:29que c'est pas moi
01:01:30qui décide
01:01:30des politiques publiques
01:01:32les infrastructures
01:01:33les transports
01:01:34les logements
01:01:36mais c'est un peu
01:01:37comme mélanger les vins
01:01:38avec ceux de l'année dernière
01:01:39ou de mettre
01:01:40de la toile de coco
01:01:40dans les écoles
01:01:41vous faites vos propres
01:01:42adaptations
01:01:43oui oui
01:01:44tout à fait
01:01:45et quand je vois
01:01:46la campagne
01:01:46du gouvernement
01:01:47au moment
01:01:49des incendies
01:01:50cet été
01:01:51pour apprendre
01:01:52à lutter
01:01:52contre son éco-anxiété
01:01:54avec notamment
01:01:55un visuel très étonnant
01:01:56qui suggère
01:01:56de faire un câlin
01:01:57à un arbre
01:01:58je trouve ça dangereux
01:02:00de psychiatriser
01:02:02le sujet
01:02:03de le faire reposer
01:02:04sur les fragilités
01:02:06individuelles
01:02:06alors qu'en fait
01:02:07la réponse attendue
01:02:08elle est pleinement politique
01:02:09bien sûr
01:02:10la réponse
01:02:11elle est que politique
01:02:12François Gemmène
01:02:12et ce sera le mot de la fin
01:02:13économique
01:02:15c'est une question
01:02:16qui est intrinsèquement politique
01:02:17parce qu'évidemment
01:02:17elle touche à la question
01:02:18de l'organisation
01:02:19de l'économie
01:02:20et donc partant
01:02:20de la société
01:02:22effectivement
01:02:22on a beaucoup
01:02:23fait reposer
01:02:24le poids de la transition
01:02:25sur les épaules
01:02:26des individus
01:02:27qui se sentent forcément
01:02:28un peu seuls
01:02:29et un peu impuissants
01:02:30et ça
01:02:31et l'impuissance génère aussi
01:02:32de l'éco-oxyter
01:02:33bien entendu
01:02:33je vous avais prévenu
01:02:34qu'on peut embrasser
01:02:37les arbres
01:02:38parce que c'est toujours
01:02:38agréable de toucher
01:02:39un arbre
01:02:39mais là il va falloir
01:02:41mettre le corps nu
01:02:42dans les forêts
01:02:42parce que sinon
01:02:43on va jamais y arriver
01:02:44donc on va le mettre
01:02:45entre deux arbres
01:02:46c'est déjà fini
01:02:47je voudrais vous remercier
01:02:48tous d'être venus
01:02:49ce soir sur le plateau
01:02:50de Chagouacom
01:02:51je voulais remercier
01:02:51Gaëtan Dussaucé
01:02:52Sandrine Rousseau
01:02:53et François Gemmène
01:02:54ça passe vite
01:02:55une heure
01:02:55on aura encore
01:02:56tant de choses
01:02:56à se dire
01:02:57l'émission sera diffusée
01:02:58tout à l'heure
01:02:59aussi à 23h30
01:03:00si vous souhaitez
01:03:01vous aussi faire partie
01:03:02du public
01:03:03de Chaque Voix Compte
01:03:03vous pouvez vous inscrire
01:03:04sur lcp.fr
01:03:05et normalement
01:03:06si tout va bien
01:03:07il y a un petit QR code
01:03:08qui va apparaître
01:03:08pour que vous puissiez
01:03:09le faire dès maintenant
01:03:10Chaque Voix Compte
01:03:11revient mardi
01:03:11en direct à 19h30
01:03:13passez une belle fin de semaine
01:03:14bye bye
01:03:27Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:29Merci d'avoir regardé cette vidéo
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