- il y a 1 semaine
Le 16 septembre, au Parlement européen, tous les yeux étaient tournés vers Ursula von der Leyen qui prononçait le traditionnel discours sur l'état de l'Union. Un discours fleuve sur les grandes orientations de sa politique européenne pour l'année à venir. Entre les leçons tirées de la crise de Ceuta et la proposition d'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans, c'est surtout l'annonce de faire du Canada un membre associé de l'Union européenne qui a marqué les esprits. Du jamais vu pour un pays du continent américain. Que changerait concrètement ce nouveau statut pour le Canada ? Quelle forme juridique pourrait prendre ce statut ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart ouvrent le débat dans Ici l'Europe, avec les eurodéputés Virginie Joron, eurodéputée française du Rassemblement national et membre du groupe des Patriotes pour l'Europe au PE, Laura Ballarin, eurodéputée espagnol socialiste et Dirk Gotink, eurodéputé néerlandais, membre du groupe du PPE, le parti populaire européen.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Hadja Lahbib, commissaire européenne belge, en charge de l'Egalite, l'Anticipation et la gestion des crise, et l'aide humanitaire.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent les eurodéputées Virginie Joron, eurodéputée française du Rassemblement national et membre du groupe des Patriotes pour l'Europe, Laura Ballarin, eurodéputée espagnol socialiste et Dirk Gotink, eurodéputé néerlandais, membre du groupe du PPE, le parti populaire européen.
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Hadja Lahbib, commissaire européenne belge, en charge de l'Egalite, l'Anticipation et la gestion des crise, et l'aide humanitaire.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent les eurodéputées Virginie Joron, eurodéputée française du Rassemblement national et membre du groupe des Patriotes pour l'Europe, Laura Ballarin, eurodéputée espagnol socialiste et Dirk Gotink, eurodéputé néerlandais, membre du groupe du PPE, le parti populaire européen.
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00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre au Parlement de Strasbourg pour Ici l'Europe,
00:21votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:24En cette semaine très particulière, puisque c'est celle du grand discours annuel sur l'état de l'union de
00:30la présidente de la Commission européenne,
00:32Ursula von der Leyen, nous avons le plaisir de recevoir l'une de ses commissaires emblématiques.
00:37Il s'agit d'Adja Labib, bonjour.
00:39Bonjour.
00:40Je rappelle que vous êtes en charge de secteurs très visibles et stratégiques,
00:44puisqu'il s'agit de la coopération internationale, de l'aide humanitaire, de la réaction aux crises, de l'égalité.
00:50Vous êtes belge, ancienne grande reporter en Afghanistan, au Moyen-Orient, ancienne présentatrice aussi,
00:56et ancienne ministre des Affaires étrangères, qu'on peut qualifier de centriste,
00:59puisque vous ne vous situez ni à droite ni à gauche, j'ai cru comprendre.
01:02Vous étiez présente, effectivement, lors de ce discours de la présidente devant l'hémicycle.
01:07Est-ce que, concernant votre portefeuille, vous pouvez détailler quelques mesures fortes qui ont été discutées ?
01:16Alors, permettez-moi de reprendre la phrase d'ouverture, où la présidente a dit que c'était le meilleur des
01:22temps,
01:23la meilleure des époques et la pire des époques à la fois, en reprenant une phrase de Charles Dickens,
01:27auteur anglais que je peux traduire dans sa langue, de Shakespeare, en disant
01:31« Never waste a good crisis », ne ratez jamais une bonne crise,
01:36parce que c'est l'occasion de construire, d'avancer et d'étendre son horizon.
01:42Vous savez, il y a quelques années, 2022, on avait seulement 200 pompiers prépositionnés dans l'Europe,
01:49dans les pays à risque d'incendie.
01:51On avait un petit instrument qui commençait à naître, qui était notre réserve stratégique.
01:56Aujourd'hui, cet été, on avait 800 pompiers prépositionnés, prêts à répondre aux incendies,
02:04dans 6 pays à risque d'incendie.
02:06Alors, c'était l'heure aussi de vérité, c'était l'été de toutes les vérités.
02:12Une vérité qu'on doit regarder en face, aujourd'hui, c'est qu'on est face à des événements naturels
02:18extrêmes
02:19qui ne sont plus extraordinaires.
02:22C'est la nouvelle norme, malheureusement.
02:23Et donc, il va falloir les anticiper.
02:26Et ce discours, je dois le dire, m'a ravie, parce qu'il répond à toutes nos attentes
02:31et à tout ce qu'on est en train de mettre en place, à savoir un groupe d'experts
02:36qui est en train de tirer les leçons de cet été,
02:39un autre groupe qui va produire un document sur lequel on va bâtir notre prochaine réponse l'été prochain.
02:48Alors, à Jalabib, comme chaque semaine, nous allons regarder quelques nouvelles choisies.
02:52C'est l'Europe, en bref, que nous propose Isabelle Romero.
03:00Un drone a frappé la ligne de train Varsovi-Kiev, à la frontière polonaise.
03:04Une voie empruntée quelques minutes plus tôt par l'ancien Premier ministre Boris Johnson
03:08et d'autres personnalités européennes.
03:10Le lendemain, la Lituanie était visée par un drone
03:13et un hélicoptère danois par une fusée provenant d'une frégate russe.
03:17Alors que la Finlande a décidé de rejoindre le groupe de dissuasion nucléaire avancé
03:21proposé par la France, Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères,
03:25à réaffirmer la détermination des Européens.
03:28Rien ne peut nous intimider.
03:31Rien nous fera abandonner notre stratégie de soutien à l'Ukraine,
03:36de pression sur la Russie et de préparation de la paix.
03:40Lors du discours sur l'état de l'Union,
03:42Ursula von der Leyen a proposé au Canada de devenir un membre associé de l'UE.
03:46Un rapprochement souhaité par les deux partenaires face aux pressions croissantes de Donald Trump.
03:51Le président américain a qualifié cette proposition de ridicule,
03:55menacé d'augmenter les droits de douane et même de rompre les échanges commerciaux avec l'UE.
04:00Mark Carney, Premier ministre canadien, a rétorqué.
04:04Nous ne voulons pas le pouvoir pour dominer les autres.
04:07Au contraire, nous recherchons la résilience pour que personne, personne ne puisse contrôler nos marchés,
04:14mettre en doute notre souveraineté et menacer notre intégrité territoriale
04:18et nous minimiser la liberté de nos démocraties et l'état de droit.
04:23Cet accord pourrait concerner la défense, les minéraux critiques, l'IA ou l'espace.
04:28Mais une dizaine d'États européens n'ont pas encore ratifié le CETA,
04:31accord de libre-échange entre le Canada et l'UE.
04:35Ursula von der Leyen a aussi présenté un grand plan sur la résilience climatique.
04:39Revenant sur les feux de forêt qui ont ravagé l'Union européenne,
04:42elle a souligné qu'il fallait anticiper en s'appuyant sur le mécanisme de protection civile de l'UE
04:47pour mutualiser les expertises et les moyens.
04:51Adjah Labib, parlons justement de ce qui a été activé cet été,
04:55à savoir le fameux mécanisme de protection civile
04:58qui permet la solidarité entre les 27 face aux feux de forêt.
05:02L'Europe a flambé d'un coup, toute l'Europe.
05:06Est-ce que c'est suffisant ?
05:07Vous avez demandé le triplement de ce budget pour aller au-delà des 10 milliards d'euros
05:11pour l'exercice 2028-2034.
05:14Une dizaine de pays frugaux refusent une augmentation globale du budget
05:17demandé par la Commission européenne,
05:19donc un doublement à 2% de notre PIB, notre richesse à 27.
05:24Est-ce que c'est mal engagé pour vous ?
05:27Bon, c'est mal engagé si on ne tire pas les leçons de ce qui s'est passé cet été.
05:31On a eu des feux un peu partout dans l'Europe de façon simultanée
05:37avec 4 vagues de chaleur qui ont coûté la vie à plus ou moins 35 000 personnes,
05:43660 000 hectares partis en fumée.
05:46Notre mécanisme de solidarité activé 10 fois au sein de l'Union européenne,
05:512 fois à l'extérieur, au Chili et en Tunisie,
05:55où on a pu répondre de façon positive à toutes les requêtes.
05:59Mais là, on est vraiment au maximum de ce qu'on peut faire.
06:04Et ce qu'on sait déjà, à travers toutes les observations scientifiques,
06:09c'est que ça va se reproduire.
06:10Soit on continue à courir après les catastrophes,
06:13en essayant de les éteindre,
06:15soit on les prévient, on les anticipe et on les empêche de survenir.
06:19Et donc, moi, ce que je propose, c'est d'anticiper ces feux,
06:23d'éviter qu'ils surviennent, de se préparer.
06:27C'est pour ça que je suis d'ailleurs la première commissaire à l'anticipation et à la gestion.
06:31Donc, mon but, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus de feux.
06:34Alors, on ne peut peut-être pas tous les empêcher,
06:37mais on peut très certainement réduire.
06:38Vous savez, aujourd'hui, c'est 660 000 hectares qui sont partis en fumée.
06:42L'année dernière, c'était 1 million d'hectares.
06:45Donc, déjà, on a quand même un progrès.
06:49Mais ce qui nous a marqué cette année,
06:50c'est que ces feux ont touché de plus en plus des grandes villes,
06:54comme Bordeaux, et ont entraîné l'évacuation de 220 000 personnes,
06:59220 000 personnes en danger,
07:01qui ont dû partir parfois en quelques minutes,
07:04quitter leur maison sans savoir s'ils allaient la revoir.
07:07C'est pour ça qu'il faut prendre les citoyens à bord.
07:09C'est pour ça que j'ai présenté aussi les 72 heures de résilience,
07:14non pas seulement pour rester à la maison en situation de crise,
07:17mais aussi pour partir, pour pouvoir partir dans un temps record
07:20et savoir que prendre.
07:21En attendant, 22 Canadaires, 5 hélicoptères, des moyens terrestres,
07:25c'est ce mécanisme de protection européen.
07:27Les pays aussi doivent prendre leur part,
07:30doivent acheter aussi de leur côté et renforcer,
07:32parce que tout ne peut pas passer par l'Union européenne.
07:35Oui, il faut savoir qu'en situation de crise,
07:38l'État est toujours le premier à répondre.
07:41Il est souverain.
07:42Et ce n'est qu'en deuxième ressort qu'il active un mécanisme européen.
07:46Là où on est vraiment une valeur ajoutée,
07:49c'est qu'on peut créer un pool, en fait, commun
07:53pour partager des Canadaires, des hélicoptères, tous les États.
07:57Imaginez-vous si tous les États se mettaient à acheter des Canadaires,
08:0110 Canadaires chacun, mais c'est énormément d'argent.
08:04Par contre, si on crée un pool européen comme on en a aujourd'hui,
08:09eh bien, ça permet de distribuer,
08:11et aux États, aux petits États comme aux grands,
08:13d'ailleurs, on l'a vu en France cet été,
08:15de bénéficier d'une réserve stratégique qu'on partage.
08:21Et c'est ça, la valeur ajoutée de l'Union européenne.
08:23Mais maintenant, en fait, on découvre de plus en plus,
08:26avec le réchauffement climatique,
08:27et il ne faut pas oublier que le continent européen
08:30est celui qui se réchauffe le plus sur la planète,
08:32eh bien, on a beaucoup plus besoin de ces avions,
08:36de ces hélicoptères,
08:37de ces moyens terrestres aussi,
08:39qu'il y a 10 ans.
08:41Alors, les Européens ont fait face, vous l'avez dit,
08:43à une canicule sans précédent.
08:45Pourtant, votre Commission européenne,
08:47elle est accusée par ailleurs d'avoir fait passer
08:50des lois dites omnibus pour réduire les obligations
08:52environnementales des entreprises,
08:54des multinationales, des transporteurs,
08:57des agriculteurs,
08:58et donc d'annuler les effets bénéfiques,
09:00la baisse de CO2 prévue par le pacte vert.
09:03Est-ce que la Commission européenne,
09:05elle est à contre-courant du réchauffement ?
09:07On n'a pas perdu de vue les objectifs de Paris.
09:13Donc, pour ce qui concerne du réchauffement climatique,
09:16on maintient la barre,
09:18mais il faut vraiment prendre tout le monde à bord
09:20et être sûr que nos industries
09:23continuent à être compétitives,
09:25qu'on continue aussi à booster la recherche
09:27et le développement,
09:28que nos citoyens aussi sont à même
09:30de répondre à ces exigences.
09:33Alors qu'ailleurs,
09:35si aujourd'hui, par exemple,
09:37l'Union européenne pollue à peu près,
09:39représente à peu près 6% des émissions de gaz
09:41à effet de serre,
09:42la Chine représente 30%,
09:44les États-Unis 11%,
09:46une dizaine de pourcents pour l'Inde.
09:48Donc, c'est un effort collectif.
09:50Le problème, c'est quand on a une distorsion,
09:53quelque part, entre les objectifs
09:56de l'Union européenne
09:57et puis des concurrents
10:00qui tirent les bénéfices
10:01de ces objectifs qu'on se fixe
10:03et qu'on respecte
10:04et d'autres qui ne les respectent pas
10:06et qui, en même temps,
10:07développent l'électrique, etc.
10:10et qui deviennent vraiment des compétiteurs
10:12qui inondent nos marchés
10:14par ailleurs de ces nouvelles technologies.
10:16Donc, il faut vraiment travailler
10:17à de nouveaux partenariats
10:19et c'est pourquoi, d'ailleurs,
10:21on a proposé avec la présidente
10:23ce nouveau partenariat au Canada.
10:26Avec des matériaux critiques,
10:28des terres rares qui sont essentielles,
10:30une production industrielle aussi,
10:32entre autres les Canadaires
10:33et un partenariat économique,
10:35le CETA, qui a déjà fait ses preuves
10:36puisque la balance commerciale
10:38est tout à fait à l'avantage
10:39de l'Union européenne.
10:40Vous êtes aussi en charge,
10:42Madame la Commissaire,
10:43de la lutte contre les discriminations.
10:45C'est ce que recouvre le terme égalité.
10:48On parle en particulier
10:49beaucoup des LGBTQI.
10:52Vous vous réjouissez d'un mieux en Hongrie
10:55depuis la chute de Viktor Orban,
10:57sans doute.
10:58Et puis, par contre, en Turquie,
11:00il y a des minorités emprisonnées massivement
11:03par centaines.
11:05Que peut faire l'Union européenne ?
11:07Alors, en Hongrie, c'est clair,
11:09je me suis rendue,
11:10tant quand c'était sous Orban
11:13et que la Pride était interdite,
11:14par exemple,
11:16pour transmettre un message fort
11:19de condamnation
11:20de cette interdiction
11:23de marche des fiertés
11:24à laquelle j'ai moi-même
11:25aussi participé cette année.
11:27J'ai rencontré tous les membres
11:29du gouvernement,
11:30communiqué avec le ministre de la Justice.
11:32Je suis ravie que cette marche
11:34ait été autorisée
11:35et que la Hongrie
11:37regarde à nouveau
11:39et retrouve sa place pleinement
11:40au sein de la famille européenne.
11:42Maintenant, la Turquie,
11:44comme vous le savez,
11:45est un pays candidat
11:46qui ne fait pas encore partie
11:48de l'Union européenne.
11:49Le chemin est encore long.
11:51On le voit surtout
11:51avec ce qui vient de se passer
11:53tout récemment,
11:54avec cette sorte de purge,
11:56on peut le dire,
11:57qui s'est traduite
11:58par l'arrestation
12:00de représentants
12:01de la communauté LGBT.
12:02J'en suis vraiment désolée.
12:06Nous aurons certainement
12:07des échanges
12:09parce que si la Turquie
12:11est un État candidat,
12:13elle doit se rapprocher
12:15aussi de nos valeurs.
12:16Et notre union
12:17est une union
12:18de la diversité,
12:19une union où tout le monde
12:20doit se sentir inclus
12:22et accepté,
12:24peu importe
12:25Pour l'instant,
12:25ces négociations sont gelées
12:26et elles...
12:27Voilà,
12:28ces négociations sont gelées.
12:29Elles s'éloignent.
12:30Elles s'éloignent.
12:31Alors, au chapitre
12:32de la préparation
12:33des crises,
12:34très important pour vous,
12:36on voit de plus en plus
12:37présentes dans notre quotidien
12:39de survols des drones
12:42au-dessus des 27
12:43qui se multiplient,
12:45des cyberattaques aussi
12:46ou des menaces
12:47de cyberattaques.
12:48Quelle leçon
12:49vous en tirez ?
12:50La leçon que j'en tire,
12:51c'est que nous ne sommes
12:52ni en situation de paix
12:53ni en situation de guerre
12:55et que ce qu'on appelait
12:57des menaces hybrides
12:58sont de moins en moins
12:59des menaces,
13:00mais des risques réels
13:02sur notre sol.
13:04Je me suis rendue
13:05tout récemment
13:05en Roumanie
13:06où très régulièrement
13:08des morceaux de drones,
13:10voire des drones entiers,
13:11tombent sur la frontière
13:13et représentent des risques
13:14tant pour les enfants
13:15qui jouent sur les plages
13:17que les adultes
13:19qui les ramassent
13:19dans leurs champs.
13:21Et voyez ce qui s'est passé
13:22aussi à l'aéroport
13:22de Leipzig
13:23où on a arrêté
13:25toute dernière minute
13:27en Allemagne
13:29une attaque terroriste
13:31qui aurait pu vraiment
13:32avoir un impact majeur
13:34sur le sol européen.
13:36Donc on est dans une situation
13:38vraiment grise
13:41où il faut regarder
13:42la situation,
13:44je veux dire,
13:44la vérité en face.
13:45C'est que cette guerre
13:47qui sévit en Ukraine
13:49contamine de plus en plus
13:50le sol européen
13:51et il faut se préparer
13:53à ces menaces.
13:53Vous savez, aujourd'hui,
13:54la guerre,
13:55elle commence dans notre poche,
13:57dans nos smartphones
13:57avec des manipulations
14:00de l'information massive.
14:01Je me suis rendue en Moldavie
14:02aussi où vous le savez
14:03des élections
14:04ont été remportées
14:05malgré tout
14:06par Maya Sandou
14:07et par une force démocratique
14:08malgré toutes les tentatives
14:10de manipulation
14:11et d'achat aussi
14:12des voix
14:13des citoyens.
14:14Vous savez qu'en Europe,
14:16on va vers
14:17cette élection
14:18très importante.
14:19Si cette élection
14:20entre autres en France
14:21aussi,
14:22en Allemagne,
14:23la Suède vient d'en avoir,
14:26qui sait
14:26si on va être manipulé,
14:28si nos citoyens
14:29ne vont pas se retrouver
14:32massivement manipulés
14:33par des forces étrangères.
14:34Donc, il faut éduquer
14:36nos citoyens,
14:37nos médias aussi.
14:38Vous faites partie
14:39du pilier démocratique
14:42et donc,
14:43avoir ça en tête
14:44tous ensemble.
14:45Adjala Habib,
14:46quand vous voyez progresser
14:47des partis
14:47d'extrême droite
14:48comme l'AFD
14:49en Allemagne
14:49qui a marqué des points
14:50dans les élections locales,
14:53les démocrates de Suède
14:54dans les dernières élections
14:56qui donnent un peu
14:57le ton sur beaucoup de sujets,
14:59en particulier migratoires,
15:00bientôt des élections
15:01en France
15:02avec le Rassemblement national
15:04en tête des sondages.
15:05Est-ce que vous trouvez
15:06que la stigmatisation
15:07des migrants
15:07est un discours
15:09qui est devenu
15:09plus autorisé,
15:10plus courant
15:11dans nos sociétés européennes ?
15:13Notre union
15:14s'est bâtie
15:16sur la diversité.
15:17Il n'y a qu'à regarder
15:19l'hémicycle parlementaire.
15:20Vous y voyez
15:21des opinions
15:22variées,
15:24divergentes,
15:26malheureusement
15:26de plus en plus polarisées,
15:28ce qui fait la richesse
15:29de ce Parlement
15:30et des institutions européennes,
15:32c'est précisément
15:33l'échange,
15:34la diversité,
15:35la différence.
15:36Maintenant,
15:37jouer sur les peurs,
15:39le repli sur soi,
15:40c'est exactement
15:42à l'encontre
15:42du projet européen
15:44qui est un projet
15:46d'unité,
15:47de s'unir
15:48dans la diversité
15:49et de valeur.
15:50Et donc,
15:51il faut se rappeler
15:51pourquoi on a construit
15:53cette Union européenne
15:54et revenir aux fondamentaux,
15:56c'est-à-dire
15:56le respect,
15:58la liberté,
15:59la paix.
16:00C'est un projet de paix
16:01et ce que prônent
16:02les extrêmes,
16:03en fait,
16:04c'est tout sauf la paix,
16:05c'est le repli sur soi,
16:06la peur de l'autre.
16:07Et donc,
16:08voilà,
16:09ce sont des discours populistes,
16:11malheureusement,
16:12simplistes
16:13et qui sont manipulés
16:14en plus
16:15par des puissances
16:17malveillantes
16:18comme la Russie
16:19et on le voit aussi
16:20les États-Unis
16:21qui soutiennent
16:23des groupes
16:23d'extrême droite.
16:24Et c'est pour ça
16:25qu'il nous faut
16:26aujourd'hui
16:27étendre nos partenariats.
16:29On en a à peu près
16:3080.
16:31Nous sommes certainement
16:32l'Union qui a le plus
16:33d'accords au monde.
16:35Et pourquoi ces accords
16:36ont lieu ?
16:36Parce que les gens,
16:38les autres pays aussi,
16:39pensent que nous sommes
16:40encore ce phare
16:42dans la nuit
16:42quand il s'agit
16:43de respect,
16:43de valeur,
16:44de démocratie
16:45et de principe
16:46et de bien-être aussi,
16:47de protection
16:48de nos citoyens.
16:49Merci à Djalabib
16:50d'avoir été notre invité.
16:51Merci à vous
16:51de nous avoir suivis.
16:52Vous restez en notre compagnie
16:54avec les chaînes parlementaires.
16:55C'est l'heure du débat
16:57consacré justement
16:58au débriefing
16:59du fameux discours
17:00sur l'État de l'Union
17:02ici même
17:02dans cet hémicycle
17:03de Strasbourg
17:04par Ursula von der Leyen.
17:05A tout de suite.
17:10Merci de nous rejoindre
17:12à Strasbourg
17:12au Parlement européen
17:13où tous les yeux
17:14et les oreilles
17:14étaient tournés
17:15le 16 septembre
17:16vers la présidente
17:17de la Commission européenne.
17:20Ursula von der Leyen
17:21a en effet prononcé
17:22son traditionnel discours
17:23sur l'État de l'Union.
17:25Un discours fleuve,
17:26le sixième du genre
17:27sur les grandes orientations
17:28de sa politique européenne
17:30pour l'année à venir
17:31et puis avec quelques annonces
17:34en matière de diplomatie
17:36devant les élus européens
17:37et en présence
17:38du Premier ministre canadien
17:40Mark Carney,
17:41Ursula von der Leyen
17:42a fait une proposition inédite
17:44que le Canada
17:45devienne un membre
17:46associé de l'Union européenne
17:47du jamais vu
17:48pour un pays
17:49du continent américain
17:50donc non européen.
17:52La présidente de la Commission
17:53a également réaffirmé
17:54le soutien
17:55de l'Union européenne
17:56à l'Ukraine
17:56et le besoin
17:57d'une solidarité
17:58entre les 27
17:59pour gérer
18:00les flux migratoires
18:01dans un contexte
18:02de montée
18:03des nationalistes
18:04en Europe.
18:05Ursula von der Leyen
18:06a aussi annoncé
18:07une loi de protection
18:08de l'enfance
18:09face aux réseaux sociaux,
18:11le Kids Act
18:12avec l'interdiction
18:13des réseaux sociaux
18:14au moins de 13 ans.
18:16Alors pour commenter
18:17ces annonces,
18:18on accueille sur ce plateau
18:19trois eurodéputés.
18:21Virginie Joron,
18:22bonjour.
18:22Bonjour.
18:23Vous êtes eurodéputée française,
18:24membre du groupe,
18:25membre du Rassemblement national
18:26en France
18:27et du groupe
18:27des Patriotes pour l'Europe
18:28ici au Parlement européen.
18:30On accueille également
18:31Laura Ballarin,
18:33bonjour.
18:33Bonjour.
18:34Vous êtes eurodéputée
18:35espagnole socialiste.
18:36Et puis,
18:37Dirk Götting,
18:37vous êtes en notre compagnie
18:38aussi eurodéputée néerlandais
18:40du groupe
18:40du Parti populaire européen.
18:42C'est le groupe
18:43de la présidente
18:44Van der Leyen.
18:45D'ailleurs,
18:46on va tout de suite regarder
18:48ce Canada,
18:50membre associé
18:50de l'Union européenne.
18:52C'est la proposition
18:52d'Ursula Van der Leyen.
18:54On l'écoute.
18:57Nous voyons le monde
18:58avec les mêmes yeux,
18:59de l'IA au changement climatique,
19:01de l'Arctique à la géopolitique.
19:04Mais par-dessus tout,
19:05chère Marc,
19:06l'Europe et le Canada
19:08croient en la démocratie.
19:10Nous croyons que ce pouvoir
19:11n'appartient ni aux plus forts,
19:13ni aux plus riches,
19:14ni à celles et ceux
19:15qui font le plus de bruit.
19:16C'est notre bien à tous.
19:19Ce partenariat ne se dresse pas
19:21contre qui que ce soit,
19:22mais vise à mettre
19:23nos forces en commun.
19:26En un mot,
19:26nous voulons élever
19:28les relations avec le Canada
19:29au plus haut niveau possible.
19:33Je voudrais donc œuvrer
19:34avec vous à la possibilité
19:36pour le Canada
19:37de devenir le premier membre
19:39associé de l'Union européenne.
19:45D'ailleurs,
19:46le Premier ministre canadien
19:47écoutait,
19:47il a donné lui-même
19:49un discours écouté
19:50par la présidente
19:51de la Commission
19:52le jeudi
19:52dans ce Parlement.
19:54une annonce
19:55assez inédite
19:56quand même
19:56pour un pays
19:57du continent américain
19:58qui deviendrait
19:59membre associé
19:59de l'Union européenne.
20:00Pour vous,
20:00ça recouvre quoi exactement ?
20:02Ça changerait quoi
20:03concrètement
20:03ce statut
20:05nouveau,
20:06inédit
20:06pour le Canada ?
20:08Je pense que pour moi,
20:10c'était surtout
20:11un signal de solidarité
20:13avec le Canada.
20:14Ils sont en guerre
20:15commerciale
20:16très forte
20:16avec les États-Unis.
20:18Ils sont sous
20:19une très forte pression.
20:21et d'ailleurs,
20:22ils sont aussi
20:22un partenaire
20:24très fiable
20:25de l'Europe.
20:26Et on a
20:28le CETA,
20:29le traité
20:30de libre-échange,
20:31mais il travaille aussi
20:32avec nous
20:32sur la défense,
20:33sur les questions
20:34de défense.
20:35Elle cherche
20:36une manière
20:36de se rapprocher
20:37de Marc Carnet
20:38qui a aussi
20:40dans une certaine manière
20:41donné
20:42cette coup de départ
20:44à une réflexion
20:45sur,
20:45OK,
20:46si les États-Unis
20:47ne sont plus avec nous,
20:50qu'est-ce qu'on fait ?
20:51Nous,
20:51les démocraties
20:53avec un libéralisme social
20:55qui ont un système
20:58basé sur le droit,
21:00qu'est-ce qu'on fait ?
21:01On doit travailler ensemble
21:02et je pense que c'est
21:03très bon
21:04qu'on cherche
21:05nos partenaires
21:06et on les regroupe
21:07parce qu'en ce moment-là,
21:08l'Europe est très faible
21:10et seule.
21:11Virginie Joron,
21:12ce statut de membre associé
21:14de l'Union européenne
21:14pour le Canada,
21:15d'abord,
21:16est-ce que vous y êtes favorable ?
21:17Et puis,
21:17est-ce que c'est un pied de nez
21:18qui est fait à Donald Trump ?
21:19Donald Trump qui est en train
21:20de lâcher les Européens
21:21sur tous les plans
21:22commerciaux,
21:23sécuritaires,
21:24démocratiques même.
21:25Déjà,
21:25je ne comprends pas trop
21:26la démarche
21:27parce que déjà,
21:27à 27 États membres,
21:29on a du mal
21:29à se faire entendre.
21:30On rajoute quelqu'un
21:31en associé.
21:31Déjà,
21:31le statut juridique,
21:32je ne sais pas,
21:33on va voir ce qu'il y aura
21:35dans les tiroirs,
21:35mais en tout cas,
21:36de la coopération
21:37avec le Canada,
21:38il y a déjà,
21:38je vais vous donner un exemple,
21:39dans les relations commerciales,
21:41l'Europe a commandé
21:42des Canadaires
21:43auprès du Canada.
21:45Donc,
21:45ça se fait déjà
21:46sans qu'il y ait un lien.
21:47Il y a un traité commercial,
21:49le CETA.
21:49Le CETA que la France
21:50a encore refusé
21:52parce qu'effectivement,
21:52pour les intérêts
21:53de nos agriculteurs,
21:54eh bien,
21:55on maintient ce...
21:56On n'a pas encore ratifié.
21:57Effectivement,
21:58on maintient cette interdiction.
22:00Je pense qu'il faut d'abord
22:00penser à l'Europe,
22:01aux Européens
22:01et notamment les Français.
22:03Et voilà,
22:04donc,
22:04qu'est-ce qu'il y a
22:05dans cette proposition ?
22:06Évidemment,
22:07on voit effectivement,
22:07mon collègue le rappelle,
22:08il y a une situation géopolitique
22:09qui est peut-être
22:11une opportunité
22:11pour Mme van der Leyen
22:12de se positionner
22:13par rapport aux Etats-Unis
22:14et contre Trump.
22:15C'est plutôt la lecture
22:15que nous faisons.
22:16Alors,
22:16Laura Ballarin,
22:17Ursula van der Leyen
22:18veut aussi créer d'ailleurs
22:19un Conseil de sécurité européen
22:21élargi
22:22avec le Canada,
22:23le Royaume-Uni,
22:24l'Ukraine,
22:24la Norvège
22:25avec une réunion automatique.
22:27Elle a parlé de l'article 4
22:28du traité de l'OTAN.
22:29Donc,
22:29ça veut dire une réunion automatique
22:30de ses membres
22:31si un pays est attaqué
22:32sur son sol.
22:33On sait qu'il y a des attaques
22:34de drones.
22:34Il y en a eu d'ailleurs
22:35en Allemagne.
22:37C'est un nouvel OTAN
22:38en quelque sorte
22:39qui ne dit pas son nom
22:41pour vous ?
22:42Bon,
22:42je crois que
22:43c'est évident
22:44que les Etats-Unis
22:45de Donald Trump
22:46ont montré
22:47plusieurs fois
22:48qu'on ne peut
22:49pouvoir compter sur eux,
22:51que leurs priorités
22:52ne sont pas nécessairement
22:54les priorités de l'Europe,
22:56aussi en matière
22:57de sécurité et défense.
22:59Alors,
22:59la présence
23:00du Premier ministre Carney
23:02cette semaine
23:03ici à Strasbourg
23:04envoie un message
23:05très fort
23:06que l'Europe
23:07et le Canada
23:08veulent renforcer
23:10les liens
23:11entre les pays
23:13ou les territoires
23:14que partagent
23:15leurs visions du monde
23:16sur le climat,
23:18sur l'EIA,
23:19sur l'énergie
23:21et aussi
23:22en matière
23:22de sécurité.
23:23Et sur la démocratie
23:25peut-être ?
23:25Oui, bien sûr
23:26et surtout
23:26sur les hautes
23:28globales
23:28et internationales
23:29qui ont mis
23:30en question
23:32récemment.
23:32je crois
23:33que l'Europe
23:34doit renforcer
23:36les liens
23:37et les partenariats
23:38avec cette région
23:38du monde,
23:39pas uniquement
23:40avec le Canada,
23:41aussi avec l'Amérique
23:42latine,
23:42l'Inde
23:43ou plusieurs partenaires.
23:44Dirk Gotting,
23:45on va parler
23:45d'immigration
23:46puisqu'on reçoit
23:46Van der Leyen
23:47dans son discours
23:48a aussi exprimé
23:49la solidarité
23:50de l'Union Européenne
23:51envers l'Espagne
23:52du Premier ministre
23:52socialiste
23:53Pedro Sanchez
23:54après la crise
23:55migratoire
23:55cet été
23:56à Ceuta,
23:57l'enclave espagnole
23:58au Maroc
23:59avec l'arrivée
24:00massive
24:00de dizaines
24:00de milliers
24:01de migrants
24:02dans cette enclave.
24:03Il était temps
24:04d'exprimer
24:04cette solidarité
24:05alors que
24:05la droite européenne
24:07cet été,
24:08votre famille politique
24:08a beaucoup critiqué
24:09le socialiste
24:10Pedro Sanchez
24:10sur ce dossier.
24:11Oui,
24:12je pense que
24:13aussi des critiques
24:14ont été
24:15très proportionnées
24:17en effet
24:17par rapport aux faits
24:18qu'on a constatés
24:20tous.
24:21Je pense qu'il faut
24:22commencer avec la situation
24:23que M. Sanchez
24:24en Premier ministre
24:26il a régularisé
24:27beaucoup de monde
24:28sans en parler
24:29avec ses collègues
24:30européens.
24:31Il a aussi
24:32essayé...
24:33Mais Giorgia Meloni
24:34en Italie
24:34qui est de droite aussi.
24:35Il a aussi
24:36essayé de bloquer
24:37la régulation
24:38pour renvoyer
24:39des big rocks
24:40qui ne peuvent plus
24:41rester sur le sol
24:42européen.
24:43Du coup,
24:43les collègues
24:44de M. Sanchez
24:44ils ont un peu dit
24:46bon,
24:47maintenant
24:47que vous avez
24:48un problème
24:49que vous savez
24:50en avant
24:51que tous ces gens
24:52allaient arriver
24:53que maintenant
24:54vous avez besoin
24:55de solidarité
24:55alors il faut le demander.
24:57Et là,
24:58je pense que c'est correct
24:59de soutenir
25:00parce que c'est aussi vrai
25:01qu'il a renvoyé
25:02beaucoup de ces gens
25:03qui sont venus
25:04il a renvoyé aussi
25:05avec force
25:06vers le Maroc
25:08mais il faut aussi
25:09mettre un peu
25:09en perspective
25:11l'agenda politique
25:13du Premier ministre
25:14et je pense
25:16que c'est compréhensible
25:17maintenant
25:17que Ursula von der Leyen
25:18dit ça
25:19mais pour nous
25:20la situation
25:21reste inacceptable
25:22les gens
25:23les citoyens
25:23en ce temps
25:24restent
25:25sous pression énorme
25:26de sécurité
25:27et d'incertitude
25:29et je pense
25:29que c'est à le gouvernement
25:30de Pedro Sanchez
25:31et pas à l'Europe
25:32de résoudre ça.
25:34Et d'ailleurs
25:34Ursula von der Leyen
25:36a annoncé
25:36un nouvel instrument européen
25:37de gestion
25:38de ce type de crise
25:41de nouveaux outils
25:43pour réguler
25:43les flux migratoires
25:44quand il y aura
25:46finalement
25:47des arrivées massives
25:48à la frontière
25:49mais qui sont poussées
25:50par les états
25:51vous voyez
25:51les attaques hybrides
25:53comme on appelle ça
25:54comme on a vu
25:55là cet été
25:55puisque ça faisait partie
25:57d'un des rapports
25:58que nous avons tous eus
25:58moi je suis contente
26:00de l'entendre
26:00mais on a perdu
26:01beaucoup de temps
26:02nous on ne veut pas
26:03que ces 80 000 migrants
26:05si on lit les rapports
26:07puissent rester
26:09sur notre sol
26:10nous n'avons pas
26:10les moyens
26:11donc il est évident
26:13que dans la lecture
26:14que moi j'ai
26:14du discours
26:15de madame van der Leyen
26:16elle a déjà dit
26:16une chose intéressante
26:18elle a bien dit
26:18que c'était
26:19une frontière européenne
26:20donc qui dit
26:21frontière européenne
26:21on applique les traités
26:22mais aussi il faut aussi
26:24que le gouvernement socialiste
26:25prenne ses responsabilités
26:27à avoir un discours ferme
26:29on ne peut pas accueillir
26:30toute la misère du monde
26:31et de ce fait
26:32il faut appliquer les traités
26:33dans la lecture
26:34du discours de madame van der Leyen
26:35je n'ai pas entendu
26:36l'application des mesures
26:38de retour
26:38Laura Ballarine
26:39est-ce que vous sentez
26:40une réelle solidarité européenne
26:42d'ailleurs après les mots
26:43de vos homologues
26:44eurodéputés
26:45sur ce plateau
26:45une véritable solidarité européenne
26:47envers l'Espagne
26:48après ce qui s'est passé
26:49à l'Espagne
26:49pas du tout
26:50en fait comme espagnole
26:51je suis très triste
26:53d'entendre les mots
26:54du Parti populaire européen
26:55en parlant d'une crise humanitaire
26:57une crise humanitaire
26:58qui affecte l'Espagne
27:01mais aussi l'Europe
27:01Ursula von der Leyen l'a dit
27:03Ceuta-Espagne
27:04Ceuta-Europe
27:05je suis contente
27:06d'entendre ces mots
27:08mais très triste
27:10d'entendre un parti populaire
27:11qui essaye d'utiliser
27:13cette crise
27:14pour attaquer
27:15un gouvernement espagnol
27:16Est-ce qu'il faut déroger
27:18aux droits d'asile
27:19pour gérer ce type
27:20de crise en urgence
27:21avec cette arrivée massive
27:22sur la frontière ?
27:22D'abord je veux m'exprimer
27:23sur la solidarité
27:25qu'on a entendue
27:26cet été
27:27parce que comme vous avez dit
27:28le pacte de migration européenne
27:30est basé
27:31sur la solidarité
27:32une solidarité
27:33que nous
27:34les Espagnols
27:35n'ont pas
27:37sentie
27:38cet été
27:39surtout
27:41de quelques pays membres
27:42pas la France
27:43mais quelques pays membres
27:45que dans le passé
27:48ont eu
27:48des crises migratoires
27:50et humanitaires
27:51et nous en Espagne
27:52on était
27:52dans ce côté
27:53on parle de l'AMP12
27:54en Italie
27:55on parle
27:56à Groenland
27:57avec la Denmarque
27:58on parle aussi
27:59en Pologne
27:59et Romaine
28:01quand ils ont
28:02des attaques
28:02à la frontière
28:04C'était un rappel
28:05à la solidarité
28:06quand même
28:06de Ursula von der Leyen
28:07d'un certain point de vue
28:08c'était un rappel
28:09à la solidarité
28:09A l'époque
28:10avec le Pologne
28:11avec le Belarus
28:13qui a attaqué
28:14en hybride
28:15c'était
28:16le côté des socialistes
28:17qui ont attaqué
28:18la Pologne
28:19pour renvoyer
28:20ces gens avec force
28:21et ça
28:21il faut le dire aussi
28:22et le problème
28:23c'est
28:23Espagne a deux forces armées
28:26pour défendre
28:27Pologne
28:28et Belarus
28:28c'est pas vrai ça
28:30Juste pour être clair
28:32Monsieur Sanchez
28:33refuse d'appeler ça
28:34une attaque hybride
28:35il refuse
28:36de mettre en responsabilité
28:38les Marocains
28:38Il ne veut pas
28:39s'allier les Marocains
28:41j'ai l'impression
28:41alors autre annonce
28:43importante quand même
28:43on va avancer
28:45dans ce discours
28:46une loi européenne
28:46sur la protection
28:47de l'enfance
28:48face aux réseaux sociaux
28:49on écoute
28:51Nous assistons
28:52à une grande confiscation
28:53de nos enfants
28:55On leur confisque
28:56leur attention
28:57leur concentration
28:58leur esprit
29:00Les enfants se retrouvent
29:02ainsi privés
29:02de leur enfance
29:05Ils ont besoin
29:07de temps
29:07pour se construire
29:08pour grandir
29:10au contact
29:10des autres
29:13L'heure est venue
29:14pour l'Europe
29:14d'agir
29:16Demain
29:16la commission
29:17proposera
29:18l'EU Kids Act
29:20L'approche
29:21que nous adopterons
29:22sera graduelle
29:23et différenciée
29:25Chaque âge
29:25a ses propres sensibilités
29:28et chaque âge
29:29aura donc
29:30son propre niveau
29:31de protection
29:31approprié
29:34Par exemple
29:36Pas de médias sociaux
29:37avant l'âge
29:38de 13 ans
29:40Cette loi
29:41sur la protection
29:42de l'enfance
29:42face aux réseaux sociaux
29:44prévoit également
29:44que pour les mineurs
29:45entre 13 et 15 ans
29:47il y ait la possibilité
29:48d'ouvrir un compte
29:49sur les réseaux
29:50avec une autorisation
29:51parentale
29:51et des fonctionnalités
29:52limitées
29:53pour ce compte
29:54Laura Ballarin
29:55l'Espagne souhaite
29:56une interdiction
29:57des réseaux sociaux
29:57pour les mineurs
29:58de moins de 16 ans
29:59Est-ce que c'est trop timide
30:00ce que propose
30:01la présidente
30:01de la commission
30:02c'est-à-dire
30:02en dessous de 13 ans
30:04on interdit
30:04On salue cette mesure
30:06parce qu'on pense
30:07que c'est bon
30:08d'avoir une régulation
30:09au niveau européen
30:10C'est vrai qu'en Espagne
30:11on proposait 16 ans
30:13mais 15
30:13c'est déjà
30:14un très bon début
30:16pour ça
30:16Mais là on est à 13
30:17Oui c'est vrai
30:19que de 13 à 15
30:20c'est uniquement
30:21avec contrôle parental
30:22et aussi
30:24des comptes
30:24qui sont
30:26avec des restrictions
30:27une heure par jour
30:29pas de scrolling
30:30infini
30:31et pas aussi
30:32de la possibilité
30:33d'avoir des contacts
30:34inconnus
30:35pour notre enfant
30:36C'est déjà
30:37un premier pas
30:39très positif
30:39Le Parlement
30:40on a demandé ça
30:42l'année dernière
30:43plusieurs pays
30:43l'Espagne
30:44la France
30:44et c'est vrai
30:45qu'on est en phase
30:47d'une pandémie
30:48de santé mentale
30:50physique
30:50de notre mineur
30:52Alors c'est vrai
30:52qu'en France
30:53on demandait ça
30:54la France
30:54a demandé ça
30:55avec force
30:55Est-ce que les élus
30:57du Rassemblement
30:58national
30:58vont voter
30:59pour cette interdiction
31:00de réseaux sociaux
31:01au moins de 13 ans
31:02Est-ce qu'il faut d'ailleurs
31:03frapper plus fort
31:04les géants du numérique
31:05qui laissent circuler
31:06par exemple
31:07des images sexualisées
31:08de jeunes filles
31:08fabriquées par
31:09l'intelligence artificielle ?
31:10Alors je rappelle une chose
31:11la France a proposé une loi
31:12elle a été retoquée
31:13par le Conseil constitutionnel
31:14parce qu'elle ne respectait
31:15pas la liberté d'expression
31:16c'est très important
31:17parce qu'il y a
31:17sur la forme et sur le fond
31:18c'est un sujet
31:19qui est très important
31:21on ne peut pas le prendre
31:22n'importe comment
31:23et on l'a vu
31:24Emmanuel Macron
31:25est allé trop vite
31:25et je pense qu'il faut
31:26faire plus d'impact
31:27d'études d'impact
31:28on n'a pas tous les tenants
31:29et les aboutissants
31:30je suis le dossier très payé
31:31parce que
31:32oui il faut protéger
31:34les enfants
31:34on est face effectivement
31:36avec des nouveaux outils
31:37il faut accompagner
31:38les parents
31:39il faut accompagner les enfants
31:40moi je suis ces dossiers
31:41avec vous aussi
31:42on a plusieurs fois échangé
31:45la proposition
31:45je l'ai lue
31:46elle est cohérente aussi
31:47avec ce que proposent
31:49les grandes plateformes
31:50puisqu'il y a quand même
31:51on ne part pas de zéro
31:51il y a un DSA
31:52il y a l'article 28
31:53qui prévoit déjà des mesures
31:54moi ce qui me fait peur
31:56c'est comment on va mettre en oeuvre
31:57l'interdiction
31:58moi je ne veux pas
31:59qu'on mette une société
32:01où on contrôle tout
32:02où on a des données
32:04d'identité
32:05qui sont mises partout
32:07qu'on ne maîtrise plus
32:09puisqu'on l'a bien vu
32:10qu'il y a des attaques
32:11vous parlez de l'exemple
32:12de la nudification
32:13j'ai passé toute une nuit
32:15à rédiger
32:16parce qu'on a eu l'omnibus
32:17de l'intelligence artificielle
32:19vous savez
32:19c'est ce fameux
32:21simplification
32:21qu'on a voulu mettre en oeuvre
32:22on a passé des heures et des heures
32:24et on a défini
32:25que c'est interdit
32:26d'utiliser
32:28des réseaux sociaux
32:29pour nudifier
32:32les personnes
32:33donc ça c'est déjà
32:34dans les tuyaux
32:35c'est déjà encadré
32:36mais effectivement
32:36il faut aller plus loin
32:38il faut des études d'impact
32:39il faut écouter aussi
32:40plus ce que nous ont à proposer
32:42les plateformes
32:43Dirk Götting
32:44la présidente de la commission
32:45veut également
32:46inverser la charge
32:47de la preuve
32:47c'est-à-dire
32:48les plateformes numériques
32:50les géants de la tech américains
32:51devront prouver
32:51que leurs applications
32:52sont sûres
32:53pour nos enfants
32:54est-ce que l'union
32:54va vraiment au final
32:56gagner ce bras de fer
32:56avec les gens de la tech ?
32:57On a les outils
32:59légaux déjà
33:00on a le DSA
33:01Mme Joron l'a dit
33:02et je pense que
33:03surtout sur le côté
33:04de l'addictivité
33:06ou l'addiction des jeunes
33:08et de nous
33:08d'ailleurs
33:09parce que ce n'est pas
33:10que les sous-15 ans
33:11qui sont addicts
33:12aux écrans
33:13on est tous addicts
33:14aux écrans
33:14et du coup
33:15ces éléments addictifs
33:17ils doivent être combattus
33:19avec une force sévère
33:21après un âge
33:22d'interdiction
33:23très fort
33:24on a dit
33:25en Australie
33:26que l'impact
33:27en fait
33:27est assez faible
33:29par rapport
33:29à la proportionnalité
33:31de la mesure
33:31je suis d'accord
33:33aussi le cours français
33:35a aussi donné
33:36quelques limites légales
33:37sur qu'est-ce qu'on peut faire
33:38du coup
33:38moi j'aimerais
33:40mettre
33:41tout notre travail
33:42sur l'addiction
33:44l'impact
33:45sur la psychologie
33:46des jeunes
33:46et de mettre aussi
33:48les parents
33:48au centre
33:49des décisions
33:50qui sont prises
33:51pour les enfants
33:51Merci à tous
33:53d'avoir très bien
33:53illustré ce débat
33:54merci à vous de l'avoir suivi
33:55vous restez sur notre antenne
33:57pour plus d'informations
33:58Merci
34:01Sous-titrage Société Radio-Canada
34:07Merci