00:00Au moment du Covid, lors de son deuxième discours, Emmanuel Macron a prononcé cette phrase
00:05en évoquant le fait que les travailleurs qu'on appelait de première et de deuxième ligne,
00:10les travailleurs essentiels, qui sont donc des travailleurs du soin,
00:13ces travailleurs-là devaient être reconnus.
00:16Donc ça sert à rien d'applaudir, mais en fait, j'aimerais bien que ça perdure dans le temps
00:21et qu'on arrête de nous traiter comme des merdes.
00:24Et puis derrière, plus rien.
00:26Non seulement plus rien, pas d'augmentation de salaire, mais surtout pas de reconnaissance sociale.
00:31Et ce travail du soin, c'est ce qui permet à nos existences, à tous, de se dérouler dans de
00:37bonnes conditions.
00:38Notre société entière repose sur des travailleurs et des travailleuses
00:42dont il se trouve qu'ils font partie des catégories les moins reconnues.
00:48Aujourd'hui, c'est tout à fait scandaleux que les métiers essentiels soient sous-rémunérés,
00:53que les métiers de la seconde ligne, 4,6 millions de personnes,
00:58aient un revenu annuel salarial net de 11 000 euros, avec des points de basse à 9 000 euros ou
01:04à 8 000 euros.
01:05C'est complètement scandaleux.
01:06Il y a une question politique qui existe et sur laquelle peut-être qu'en tant que citoyen,
01:10on devrait être amené à se prononcer là-dessus,
01:13de « mais pourquoi on travaille ? À quoi est-ce qu'on travaille ? »
01:15et « qui décide d'à quoi est-ce qu'on travaille ? »
01:18Ça repose la question de « en fait, il y a des gens qui travaillent,
01:21mais fondamentalement, en tant que société,
01:25s'ils arrêtent de le faire, ils s'en foutent quoi. »