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  • il y a 21 minutes

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00:04J'ai passé toute ma vie à essayer d'approcher ce qu'est la justice et finalement ce que je
00:15sais reconnaître très bien c'est l'injustice. L'injustice, toute ma vie je l'ai rencontrée,
00:23autant que je l'ai pu, j'ai essayé de la combattre. Juin 1981, le président de la république, François
00:34Mitterrand, choisit son nouveau garde des Sceaux, Robert Badinter. On le connaît avocat militant des
00:41droits de l'homme, férocement engagé pour l'abolition de la peine de mort, contre l'avis de la majorité
00:48des
00:48français. Mais vous avez un rêve ? Je ne viens pas au ministère de la justice sans avoir beaucoup
00:55pensé à la justice, comme certitude, comme avocat, comme professeur de droit et tout simplement comme
01:02justiciable. Place Vendôme, il n'oeuvre pas uniquement pour l'abolition de la peine capitale. Il enchaîne
01:12les mesures emblématiques mais souvent impopulaires. Défenseurs intransigeants des plus faibles,
01:17des minorités, des victimes, de la mémoire. Ces combats, et on l'oublie parfois, marquent
01:26durablement la vie des français.
01:30Il y a, image, le combattant. Robert n'avait absolument pas d'amour du combat, pas du tout. Il avait
01:37l'amour d'un certain nombre de causes justes. Et parfois, pour faire prévaloir ces causes, il faut
01:43combattre. Mais plus les marginaux, les malades mentaux, etc, etc, etc. Les sodomites, comme
01:51les éruditions de l'autoriste. Il a humanisé les prisons, restitué aux personnes détenues leur
02:00statut de personne, leur statut de sujet de droit. Tout est noir. Et là, quelque part, ça a créé de
02:07l'espérance.
02:10Pour moi, Robert Badinter, c'est un être mythique. Sans lui, je ne sais pas si on connaîtrait
02:16encore le nom de José Werfel. Mon père est revenu sur la place ludique. Il croyait dans les institutions.
02:24L'état de droit, pour lui, c'est ce qui désigne les principes qu'il animait. De liberté, égalité,
02:31fraternité. Veillez à ce que ces trois mots soient respectés. Profondément, c'était un homme des
02:39lumières. On la connaît, l'injustice.
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