00:00Nos invités, c'est un sujet douloureux et délicat Catherine, mais je sais que vous serez sensible au fait que
00:06nous voulions ce soir rendre hommage à la formidable actrice qui était Dominique Fraud, votre soeur cadette, disparue cet été,
00:13comédienne de théâtre, de cinéma, qu'on a aimée chez Claude Miller, Gérard Roury, Cédric Clapy, Julia Ducourneau, mais aussi
00:19dans Karma de Guillaume Canet qui va sortir le 21 octobre prochain.
00:23Vous avez été rarement partenaire à quelques rares occasions sur scène, attentive à ne pas interférer dans la carrière de
00:31l'une et de l'autre.
00:33Mais Catherine, c'est là que vous avez réuni. C'était sur le plateau de thé ou café et on
00:38regarde ces images.
00:39Ce qui serait pas mal, Dominique, c'est d'inciter Catherine à aller au piano avec vous. Vous l'entraînez
00:46? J'ai vraiment perdu la main.
00:47Moi, je t'ai donné une main. Je t'ai donné un truc qui fait qu'on fait. On a
00:52tout prévu.
00:54Non, c'est le sol.
00:58Ok.
01:11C'est une merveille d'archives. Elle avait un humour absolument délicieux. C'est-à-dire qu'elle racontait notamment
01:19que lorsqu'on lui demandait si elle était votre soeur, elle répondait non, je suis sa grand-mère.
01:22Oui, bien sûr.
01:24Et on lui foutait la paix.
01:26Voilà, c'était une très belle réponse. Elle s'en sortait très bien avec ça. Mais en fait, on ne
01:32parlait pas du métier toutes les deux. C'est très étrange.
01:35On communiquait beaucoup, mais sur plein d'autres choses. Comme si nous n'étions pas actrices. Toutes les deux. Elle
01:42ne voulait pas. Et elle ne voulait pas savoir ce que je faisais. Et elle ne voulait pas savoir que
01:48je sache ce qu'elle faisait. C'était comme ça.
01:50Mais c'est vis-à-vis de notre père, si vous voulez. On n'avait qu'un nombre de différences,
01:56toutes les deux. Le papa, c'était compliqué, la concurrence du même métier. Mon père n'a pas vraiment aidé.
02:07Bref.
02:07Et donc, on n'a jamais perdu le contact. Pour moi, c'est une perte énorme. Dominique, je ne comprends
02:14pas. Elle est partie très vite en un mois. Je ne comprends pas.
02:1868 ans. Et vous aimez vous rappeler à quel point ensemble vous faisiez des clowns. Enfants, l'une et l
02:24'autre.
02:26On faisait des clowns, je ne sais plus. Oui, on se regardait toujours à table, en coin, derrière les bouteilles.
02:33Pour se dire que tous les adultes autour, vraiment, il n'y avait que nous de bien.
02:40On avait beaucoup de complicité comme ça. Ou alors, on mettait sur un tableau noir, on divisait chacun sa partie.
02:46Et on mettait le plus de gros mots possible.
02:50Qui gagnait ?
02:51Je ne sais plus.
02:53Vous ne deviez pas être en reste.
02:54Non, ça devait être mon frère.
02:57Qui disait, si je dis oui, c'est que c'est non. Si je dis non, c'est que c
03:01'est oui. Bref.
03:04Bon, les frères et sœurs.
03:05Mais merci d'avoir accepté d'évoquer le souvenir de Dominique Faux ce soir à la table de C'est
03:10à vous.
03:11Je rappelle que, ô les beaux jours.
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