00:00Charlie c'était quelqu'un de très pudique, mais qui à la fois, une fois qu'on était en mer
00:06et qu'on avait acquis sa confiance, s'ouvrait.
00:10J'ai eu des moments où j'ai pu parler carte sur table avec lui, donc c'est des moments
00:15finalement assez rares.
00:16C'était quelqu'un qui était solide, un avrait dur au mal, c'est-à-dire qu'on pouvait monter
00:21au front, chercher des coups de vent, et des vents forts, et de la mer très forte.
00:26Moi je me sentais vraiment en sécurité avec lui, parce qu'il était costaud, et puis quelqu'un de très
00:31cartésien, il avait vraiment besoin de prendre des décisions sur des analyses tangibles, après avoir passé des heures devant son
00:37ordinateur.
00:38Mon boulot à moi, ça a été justement d'essayer de lui faire quitter la table à cartes, comme on
00:42dit, l'intérieur du bateau, puis de sortir son nez, moi qui suis un peu plus orienté vers le feeling,
00:47pour laisser son feeling prendre le dessus parfois, de temps en temps.
00:53En tout cas c'est un sens qui n'était pas très aiguisé chez lui, mais auquel il faisait attention
00:57sur la fin de sa carrière.
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