- il y a 2 jours
L'A400M Atlas s'est imposé au fil des ans comme un équipement stratégique. Celui qui porte le nom prédestiné d'un titan est le plus gros avion de transport militaire tactique que la France ait jamais eu. Ses quatre moteurs, son avionique évolutive et sa connectivité sont autant d'atouts qui lui permettent d'assurer des missions tactiques complexes. Grandes capacités d'emport, ravitaillement en vol, atterrissage et décollage sur terrains sommaires, livraison par air, largage de parachutistes : l'appareil produit par Airbus est sur tous les fronts, en métropole comme en opération. Dans ce numéro, découvrez comment cet aéronef continue de révolutionner le transport aérien militaire.
Réalisatrice : Samantha Lille.
Immersion au sein des forces armées.
Au travers d'images réalisées au plus près des entraînements comme en opérations, Le Journal de la Défense pose chaque mois un autre regard sur l'actualité des armées pour mieux appréhender et comprendre l'univers de la Défense.
Réalisatrice : Samantha Lille.
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00:03Musique
00:20Une fumée tricolore comme un étendard.
00:24Musique
00:54Celui qui porte le nom prédestiné d'un Titan est le plus gros avion de transport militaire tactique que la
00:59France ait jamais eu.
01:02Ces quatre moteurs, son avion unique évolutif et sa connectivité sont autant d'atouts qui lui permettent d'assurer des
01:08missions tactiques complexes.
01:11Musique
01:12Héros discret des conflits modernes comme des catastrophes naturelles, il s'est imposé au fil des ans comme un équipement
01:19stratégique.
01:23Musique
01:29La 400M Atlas se démarque tout d'abord par ses dimensions imposantes.
01:34Une envergure de 42,4 mètres, une hauteur de 14,7 mètres et une longueur de 45,1 mètres.
01:43Capable de décoller avec un poids d'un peu plus de 140 tonnes, il peut embarquer deux hélicoptères Tigre, un
01:50camion équipé d'un système d'artillerie César, neuf palettes standard autant ou encore 116 parachutistes.
01:59Musique
02:00Grande capacité d'emport donc, ravitaillement en vol, atterrissage et décollage sur terrain sommaire, livraison par air, largage de parachutistes,
02:10l'appareil produit par Airbus est adapté pour de nombreuses missions en métropole comme en opération.
02:18Il a une élongation, une capacité à aller très loin que n'avait jamais eu l'armée de l'air
02:23auparavant.
02:24Il allie les qualités du vénérable Transal, un avion qui était avant dans l'armée de l'air, maniabilité, souplesse.
02:31Il allie les qualités du CASA puisqu'il est capable de poser et de décoller extrêmement court et il allie
02:35également des capacités qui lui sont propres, à savoir notamment un système de communication, un système d'autoprotection qui n
02:43'avait jamais été égalé jusqu'alors.
02:45Je dirais presque qu'il écrase la concurrence.
02:49Pour percer les secrets de cet avion décrit souvent comme hors normes, il fallait rencontrer ses principaux utilisateurs.
02:56Et notamment, ceux qui le poussent régulièrement dans ses retranchements, les membres de l'équipe de marque avion de transport
03:03tactique du Centre d'expertise aérienne militaire.
03:11Je suis rentré à l'équipe de marque avion de transport tactique en 2018.
03:16A l'époque, j'étais jeune commandant de bord sur A400M.
03:20Je connaissais le métier de commandant de bord logistique et tactique en escadron opérationnel.
03:25Et je suis arrivé à l'équipe de marque justement pour découvrir ce monde des expérimentations et devenir expérimentateur.
03:32C'est quelque chose qui m'a vraiment passionné parce qu'il y avait l'idée d'écrire un peu
03:35l'histoire, d'écrire les manuels.
03:38Une envie d'explorer partagée par Benjamin, membre de l'équipe depuis 2021,
03:42avec la casquette de Lodemaster pour la version internationale ou chef de soute pour la version française.
03:56Ce qui est très intéressant à l'MATT, c'est qu'on va travailler sur les toutes dernières capacités fournies par
04:01l'avion.
04:01Quand Airbus sort une capacité de largage, on va être en charge de l'expérimenter.
04:07Il y a un énorme travail de documentation à faire.
04:10On va vraiment éplucher la documentation pour connaître toutes les limitations, toutes les capacités de la machine,
04:15pour pouvoir ensuite les expérimenter.
04:18Et on se rend compte parfois que ce qu'on imaginait avec la théorie diffère un petit peu en réalité.
04:24Et donc on va refaire, etc.
04:25Et c'est comme ça qu'on arrive au final à quelque chose de très précis.
04:32Ce sont eux qui ont fait de l'avion de transport un aéronef à capacité multiple.
04:38Et cette semaine à Toulouse, ils vont continuer à repousser ces limites.
04:44La campagne prioritaire, c'est les expérimentations sur le larguage de matériel très grande hauteur, ouverture basse.
04:51Donc pour faire simple, on va larguer des charges, donc du matériel qui peut être du matériel pour du ravitaillement.
04:56Par exemple, vous avez des troupes au sol en zone ennemie ou sur le terrain et vous voulez les ravitailler
05:01avec du matériel
05:01parce que forcément, ils ont faim, ils ont soif, ils ont besoin d'équipements, peut-être d'armement, de carburant.
05:05Et donc le but, c'est de nous affranchir de la menace, donc de larguer en très grande hauteur,
05:10par exemple à plus de 6 000 mètres ou 7 000 mètres d'altitude.
05:14Un vol complexe qu'ils effectuent muni de masques à oxygène pour éviter les effets de l'hypoxie liés à
05:19l'altitude.
05:21Avec à leur côté, les experts du groupement aéroporté de la section technique de l'armée de terre.
05:28On a largué 4 charges aujourd'hui et les 4 sont posées sur zone à l'endroit prévu.
05:33Donc ce qui est assez impressionnant, c'est que vous vous larguez à 6 000 mètres d'altitude
05:35et en fait, votre charge, elle pose à 200 mètres près.
05:39Une fois que la porte est ouverte, tu m'annonces système on et on fait enlever les fail-self.
05:44Pendant ces expérimentations, les loadmasters vont reconfigurer plusieurs fois par jour la soute.
05:49Elle est le cœur battant de l'appareil, son système de combat.
05:54Et si les manœuvres s'effectuent en un temps record, c'est non seulement grâce à la polyvalence de l
06:00'avion,
06:00mais aussi grâce à ce fameux esprit d'équipage charot-transporteur.
06:09C'est vraiment une bonne symbiose.
06:12On se connaît, des fois sans se parler, on sait.
06:16On se faisait la réflexion avec mes collègues loadmasters.
06:19Quand on travaille dans une soute, un petit regard et chacun sait ce qu'il a à faire.
06:26Tous possèdent une solide expérience, indispensable pour réduire le stress et maîtriser les risques au maximum.
06:325, 4, 3, 2, 1, vers.
06:48Le vol qu'on vient réaliser, c'est un vol de largage de parachutistes en ouverture automatique.
06:54On larguait des parachutistes en ouverture automatique avec des EPI.
06:58Donc les EPI, c'est un type de parachute.
07:01Et c'est, en fait, ce sont les anciens parachutes.
07:04Ils ont été remplacés entre-temps par les EPC, qui sont des parachutes plus récents.
07:08Mais le fait est qu'il y a un certain nombre de nations, en particulier des partenaires en Afrique,
07:12qui utilisent encore beaucoup ce genre de parachute.
07:15Et quand on fait des missions de coopération là-bas, le fait de ne pas pouvoir les larguer en A400M,
07:20c'était un problème.
07:21Et aujourd'hui, avec cette campagne, ça va nous permettre justement de pouvoir larguer des partenaires avec ce type de
07:27parachute
07:28ou des parachutistes français qui en seraient équipés.
07:34Aucune campagne d'expérimentation ne se ressemble.
07:37Mais il y en a une qui restera inoubliable.
07:41Une épopée qui les a menés à poser en février 2026.
07:45Un A400M sur la banquise arctique, au nord du Groenland.
07:49Sur celle-là, moi, ce qui me faisait peur, c'est qu'on avait identifié les risques.
07:52Donc il y avait des questions qu'on se posait sur le côté performance de l'avion,
07:57c'est-à-dire performance à l'atterrissage, la capacité de l'avion a bien freiné alors qu'on est
08:00vraiment sur de la glace vive.
08:01Et l'autre chose qui, moi, me faisait le plus peur, c'était le côté, on se pose sur la
08:07banquise
08:08et qu'est-ce qui se passe si la glace se fissure et qu'on se retrouve avec une marche
08:11sur la banquise en plein milieu de la piste.
08:32Sur la banquise, en plus de ça, il fallait procéder à un chargement rapidement.
08:37Puisqu'évidemment, il y avait quand même un risque que la banquise se brise.
08:41Donc on a fait très vite, on avait tout préparé en amont.
08:43C'était vraiment millimétré, orchestré.
08:46Le plan de soute était prêt, on savait exactement qu'est-ce qui allait où.
08:50Donc ça s'est très bien passé.
08:52On a battu un petit record de vitesse.
09:04Le moment où j'ai pu vraiment souffler, c'est une fois qu'on a décollé, on a rentré le
09:09train.
09:09Alors on a été face à la montagne dans le fjord, virage droite.
09:12On se met au milieu du fjord, tout s'est bien passé.
09:15L'avion n'est pas cassé, au sol, tout va bien.
09:18Là, on a vraiment un gros ouf de soulagement.
09:20Ça y est, on l'a fait, tout s'est bien déroulé.
09:24Cette prouesse, ils vont la partager comme toutes les autres avec leurs homologues en unité opérationnelle.
09:31Une fois qu'on a écrit toutes les procédures, on s'occupe de la formation des équipages.
09:36Et donc c'est à ce moment-là que ça fait plaisir de pouvoir présenter ce sur quoi on travaille
09:41depuis des mois,
09:42voire quelques fois jusqu'à une année, une année et demie.
09:45Et de pouvoir former, c'est l'aboutissement, les forces, on délivre la capacité aux forces.
09:53La formation continue des équipages est une nécessité dans un monde où les matériels comme les menaces évoluent constamment.
10:05Chaque vol devient une opportunité pour perfectionner les bases des plus jeunes,
10:09comme ici lors d'une mission de transport logistique dans le cadre de l'opération Orion 2026.
10:15Est-ce qu'on lui replie les rétros ?
10:17Ouais, j'aurais regardé, il n'y a pas de... Il n'y a pas de manier à l'avant.
10:22De jeunes chefs de soupe doivent charger un VAB et un VT4 dans l'A400M.
10:27Des véhicules emblématiques de l'armée de terre,
10:31de respectivement 3 et 13 tonnes qu'il faut solidement arrimer dans l'avion.
10:36Donc oui, on n'a pas fait de milling rolling, on ne va pas utiliser les struts.
10:40Ça, c'est bon.
11:07Jeanne Benet est en train de fixer les bagages.
11:17La formation peut atteindre un très haut niveau.
11:20C'est le cas avec Étape Charlie.
11:22L'exercice annuel européen cherche à développer l'interopérabilité des différentes forces aériennes engagées
11:28et la coordination en vol tactique entre plusieurs aéronefs.
11:40Un plafond entre 500 et 1000 pieds qui va passer.
11:44Le front se dépasse rapidement, il devra arriver d'ici une bonne heure sur Orléans,
11:47mais il s'étend sur la partie massive centrale.
11:52L'occasion parfaite pour former les futurs chefs de patrouille tactique,
11:55capables de conduire des missions multinationales délicates dans un environnement dégradé.
12:01La possibilité, c'est d'essayer de gagner du temps pour une meilleure météo sur zone.
12:04Et bien évidemment, la France engage des équipages à 400M.
12:08Le commandant Maxime fait partie des pilotes mis à l'épreuve.
12:12La TMA commence à 2100 pieds.
12:15Donc les deux A400 dans le même hold, le CASA dans son hold.
12:18On se rejoint sur le push.
12:19C'est la formation qui permet de l'idée plus de deux avions de transport tactique
12:23dans un environnement non permissif face à des menaces qui soient solaires ou air-air.
12:29Et donc de gérer ces trois, quatre ou plus avions
12:33pour faire une mission que ce soit de largage ou de poser basseau.
12:38Là, ce qui est plus compliqué, c'est que soit en préparation ou en conduite,
12:42j'ai trois avions avec moi.
12:45Donc c'est des équipages qui sont qualifiés et qui savent faire ces missions tout seuls.
12:50Par contre, c'est moi qui suis un peu le chef d'orchestre.
12:52Donc là, pour mon début de formation, ce qui est compliqué,
12:55c'est de faire en sorte que tous ces avions qui savent faire leurs missions tout seuls,
12:58moi, je dois leur donner le cadre et l'organisation
13:01pour qu'on puisse faire la mission, les quatre avions ensemble et pas tout seuls.
13:08Comme pour tout vol, le résultat de la mission dépend de sa préparation.
13:13Et pour Maxime, il aura fallu un peu plus de sept heures de travail la veille.
13:18Comme on aime à dire dans l'armée de l'espace,
13:20entraînement difficile, gère facile, c'est un petit peu réducteur.
13:23Mais il est volontaire que les entraînements,
13:26même les premiers entraînements, soient difficiles.
13:29En fait, ça fait sans préjugés du niveau des stagiaires
13:32ou du niveau des équipages.
13:33Ça permet de poser tout de suite les bonnes questions dans tous les domaines.
13:37Et ça permet de faire du retour d'expérience sur la formation,
13:41sur du debriefing de mission,
13:42où on ait vu un très large panel de situations
13:45et qu'on puisse en retirer à titre personnel des enseignements.
13:49Et ces enseignements, les mettre en pratique ensuite
13:51dans les missions ultérieures du stage
13:53et évidemment les mettre après en pratique dans la vie de tous les jours.
13:56Sans surprise, l'exercice s'inspire du contexte international.
14:01Les modes d'action, les menaces ennemis,
14:03les systèmes amis sont directement inspirés des retours d'expérience.
14:07La haute intensité est dans toutes les têtes
14:09et ce n'est pas juste un slogan.
14:20Depuis Orléans-Brétis, la base haute de la flotte à 400M,
14:24on s'entraîne comme on va faire la guerre.
14:26Et on le fait avec des pays alliés comme l'Espagne ou l'Allemagne
14:29qui possèdent eux aussi l'Atlas.
14:34On va se mélanger parce qu'en fait le mélange favorise
14:37la montée en gamme de nos compétences,
14:40favorise l'échange avec nos voisins
14:42afin d'avoir une homogénéisation des pratiques
14:45pour qu'on puisse en commun s'entraîner
14:48mais surtout dans l'avenir,
14:49si jamais on avait à entrer dans un conflit
14:51de basse, moyenne ou haute intensité
14:54comme on l'a déjà vu,
14:56à pouvoir travailler ensemble
14:57de façon aisée
14:59et comme on l'a déjà répété à l'entraînement.
15:02Dans un monde où les zones de tension se multiplient,
15:05la réactivité et l'allonge stratégique de la 400M
15:07permettent à l'armée de l'air et de l'espace
15:09de réponde présente dès les premières heures d'un conflit.
15:14Ce que j'adore sur cet avion,
15:15c'est que dès qu'on voit qu'une crise se déclenche dans le monde,
15:18on sait que, peut-être pas nous personnellement,
15:20mais l'escadron, on sera déclenché,
15:22il y aura des avions qui vont y aller.
15:24Et ça s'est vu à Sagittaire, à Pagan,
15:26c'est de Noria avec plusieurs avions,
15:27donc des personnes qui, sur place,
15:30qui avaient la qualification que je suis en train de passer
15:31et qui géraient la mission pour l'ensemble des A-40M.
15:36Et donc, c'est à ça que Cersei de Calif,
15:38c'est participer à des opérations importantes comme celle-ci.
15:57Depuis sa mise en service,
15:59le monstre d'acier et d'électronique
16:01s'est imposé comme un pilier essentiel
16:03des opérations militaires françaises,
16:05capable d'emporter plus,
16:07plus vite et plus loin que ses prédécesseurs.
16:12Du Mali en 2013,
16:14dans le cadre de l'opération Serval,
16:16à l'île de Saint-Martin,
16:17dévastée par un ouragan en 2017.
16:28Sans oublier son engagement
16:29dans une version médicalisée en 2020,
16:32dans le cadre de l'opération Résilience.
16:34Les équipages ont enchaîné les rotations
16:36avec des patients atteints de la COVID-19.
16:40L'intensité des missions n'a fait que s'accentuer.
16:44Deux évacuations de ressortissants particulièrement risquées
16:47ont marqué les esprits.
16:50En Afghanistan,
16:51lorsque les talibans ont pris Kaboul en août 2021,
16:55c'était l'opération Apagant.
16:58Puis il y a eu le Soudan,
17:01avec l'opération Sagittaire en 2023.
17:04Là aussi, au plus près des balles qui sifflent.
17:09Cette année, il a été déployé au Proche et Moyen-Orient
17:13dans le cadre de la posture défensive de la France
17:15et en application des accords de défense
17:17qu'il allie à ses partenaires de la région.
17:21Encore une fois, les équipages de l'A400M,
17:24de l'armée de l'air et de l'espace en particulier,
17:27et des équipages de l'A400M ont été au rendez-vous.
17:30Ils ont, je pense, montré deux choses.
17:33La première, c'est qu'encore une fois,
17:35l'A400M est allée au plus près du terrain,
17:38contrairement à certains autres appareils
17:39qui ne peuvent plus le faire compte tenu de la menace.
17:43et ils ont également démontré une capacité
17:46à assurer une mission avec de grandes élongations.
17:50Je rappelle que le Proche et Moyen-Orient,
17:53le détroit d'Hormuz, pour ne pas le citer,
17:54est quand même très loin de la France,
17:56à plus de 7 heures, 8 heures de vol.
17:57Et ils ont été capables d'assurer ces rotations,
18:00parfois même en équipage resserré,
18:02donc en dormant très peu, parfois même pas du tout.
18:04Parce qu'ils disposent d'un système d'autoprotection robuste,
18:08élaboré, qui est maîtrisé,
18:09mais qui est toujours et bien évidemment au cours de développement,
18:11on l'améliore en permanence.
18:12C'est un avion qui est également blindé,
18:15qui a donc la capacité à pouvoir être protégé,
18:19le cas échéant, contre d'éventuelles attaques.
18:23Et puis les équipages qui mettent en œuvre l'A400M
18:25sont entraînés à ces situations,
18:28ils sont entraînés à réagir à des situations extrêmes.
18:31C'est donc ce duo, machine et équipage,
18:35qui nous permet d'aller au-delà de ce que les autres peuvent faire.
18:45Des qualités, qui comme on pouvait le prévoir,
18:49ont séduit les ailes des opérations spéciales.
18:56Depuis 2020,
18:58l'escadron 361 Poitou
19:00forme progressivement ses équipages
19:01sur ce nouvel appareil.
19:21Un savoir qu'ils ont pu tester pendant l'exercice Athéna,
19:24organisé par la brigade des forces spéciales R.
19:2815 jours d'entraînement
19:30pour valider des étapes décisives
19:31et notamment une nouvelle utilisation.
19:35Le concept de rapide réponse,
19:37c'est de démonter juste ce qu'il faut des hélicoptères
19:41pour pouvoir les faire rentrer dans une soupe d'A400M.
19:44Puis de projeter un dispositif,
19:46donc avion, hélicoptère et commando,
19:49là où le besoin s'en fait sentir.
20:00Deux caracals de l'escadron d'hélicoptère 1-67 Pyrénées
20:04ont ainsi été chargés
20:05pour être projetés vers une autre base aérienne.
20:08Une fois sur place,
20:09les appareils ont immédiatement été réengagés.
20:13Globalement, c'est partout en trois jours,
20:14n'importe où dans le monde,
20:15voire en quelques heures.
20:17Et surtout, au bout de cette projection,
20:19il y a une capacité offerte au COS
20:21d'agir pour aller protéger des ressortissants,
20:24pour aller amener une opération spéciale
20:25en appui d'une opération conventionnelle
20:27d'un allié ou alors en autonomie française.
20:30C'est ce que les militaires aiment appeler
20:32un « game changer »,
20:34une aptitude déterminante.
20:37Comme l'a été la capacité de ravitaillement en vol
20:40des hélicoptères par l'A400M,
20:42testée pour la première fois l'année dernière.
20:51Donc la mission de ce soir,
20:53c'est bien de capturer Dimar.
20:54Et en parallèle, il y a le partenaire
20:56qui mène une opération au niveau
20:58de la ville de Neuvik,
20:59qui est le petit engadré jaune
21:02que vous avez la plaine est.
21:05L'exercice a aussi permis de certifier l'avion
21:07en tant que poste de commandement volant
21:09et plateforme de renseignement.
21:11« Ok, nous, on prendra juste les J1 en sautois. »
21:14« La version C3 Star de l'A400M,
21:16ça comprend trois choses.
21:18La première, c'est tout simplement
21:20toutes les capacités de liaison de données,
21:22tactique et de communication.
21:24Pour pouvoir parler à tout le monde
21:26sur une opération spéciale. »
21:27« Action. »
21:28« Négatif. »
21:31À commencer par les commandos parachutistes
21:34qui participent à l'action au sol
21:35et avec qui l'appareil du Poitou
21:37est en liaison constante pendant la mission.
21:40« Super. »
21:47Comme avec les drones
21:48ou les hélicoptères également engagés.
21:56« C3 Star, conf. »
21:59« Ready to open. »
22:11Ensuite, grâce à une caméra de haute définition,
22:14on est capable pendant une action
22:15d'appuyer vraiment la manœuvre,
22:17de renseigner avec des images
22:19sur ce qui se passe.
22:20Et puis, troisièmement,
22:22on va pouvoir désigner des cibles
22:25et puis coordonner des appuis-feu,
22:27des frappes,
22:28pour protéger les commandos au sol
22:29ou appuyer leur manœuvre.
22:50« Une nouvelle fonction qui a nécessité d'ajuster le format de l'équipage. »
22:56Par exemple, les officiers renseignements
22:59habituellement sont chargés dans les escadrons
23:01d'étudier la situation
23:03pour préparer au mieux les équipages
23:04à la mission qu'ils vont rencontrer.
23:06Nous, pendant la mission de type C3 Star
23:09que j'ai décrite,
23:11ils devront être à la console
23:13et leur plus-value d'officiers renseignements,
23:15de spécialistes,
23:16va être utilisée, mais pendant l'action.
23:17« Annonce. »
23:19« OK, tic en cours. »
23:21« Contact. »
23:22« Nord. »
23:22« PHA. »
23:26« Est-ce que tu peux demander
23:28de confirmer le nombre de pédestres
23:30qu'il a traités ? »
23:31Donc, c'est un métier tout à fait différent
23:33que je leur demande de réaliser,
23:35mais c'est bien la même personne.
23:37Ça me permet, en préparation de mission,
23:39d'avoir un officier renseignement
23:41qui briefe l'équipage,
23:42donc qui permet une préparation sereine
23:44et puis des bons choix tactiques.
23:45Et ensuite, pendant la mission,
23:47qui va s'asseoir derrière
23:48et puis prendre sa « casquette »
23:50d'officier renseignement embarqué.
23:52Donc, c'est un exemple que je prends
23:54pour montrer que nos équipages sont élargis
23:56et c'est une richesse
23:57puisque ça crée une cohésion qui est unique.
24:02Des équipages au sein desquels
24:04les mécaniciens ont une place essentielle.
24:06En assurant au quotidien
24:08la disponibilité de l'appareil,
24:10ils sont les garants de son engagement.
24:14En permanence, les aviateurs s'adaptent
24:16pour exploiter au mieux
24:17le potentiel de l'Atlas,
24:19avec l'ambition d'en faire bien plus
24:21qu'un agent de transport.
24:23La principale expérimentation
24:25vise à permettre à cette machine
24:27de pouvoir voler très bas
24:29mais sans visibilité.
24:32C'est-à-dire que c'est l'avion lui-même
24:33qui fait le suivi de terrain,
24:35donc qui évite les obstacles qui sont devant lui
24:37sans que le pilote n'intervienne.
24:39Ce qui est évidemment
24:40une capacité tactique exceptionnelle.
24:42Nous avons également d'autres expérimentations
24:45comme le largage de drones par exemple,
24:48le largage d'effecteurs.
24:50Et nous avons encore
24:52un champ des possibles très élevé,
24:54très important à défricher.
24:58L'objectif dans les prochaines années,
25:00le transformer en une plateforme aérienne
25:03en lien avec le commandement.
25:04Les unités projetées au sol,
25:06des drones ou encore des missiles largués.
25:10Pour cela, il sera doté
25:12d'un cœur informatique modulable
25:14qui pourra lui permettre
25:15de jouer un rôle clé
25:17dans le combat collaboratif du futur.
25:20Nous travaillons bien évidemment
25:21très étroitement
25:23avec la direction générale de l'armement
25:25qui est bien évidemment
25:27notre partenaire principal,
25:28majeur pour ces développements.
25:32Mais nous travaillons également
25:33avec des industriels,
25:34Airbus bien évidemment
25:35qui est le développeur de l'avion
25:37également avec d'autres industriels.
25:40Je pourrais citer KNDS, Safran, Thales, MBDA.
25:45Mais également avec des industriels plus petits,
25:48des petites entreprises françaises
25:50qui elles sont un petit peu plus souples,
25:52un peu plus agiles
25:52et qui nous permettent justement
25:55de défricher des champs capacitaires
25:57auxquels parfois
25:58nous n'avions même pas nous-mêmes pensé.
26:02Ce travail d'équipe a une nouvelle fois
26:04fait ses preuves cet été
26:05sous très court préavis.
26:07Face à des feux de forêt
26:08d'une intensité exceptionnelle en Gironde
26:10et en appui de la sécurité civile,
26:13des expérimentations ont été menées
26:15afin de doter la 400M
26:17d'un kit de largage de retardant
26:19d'une capacité de 20 tonnes
26:21particulièrement utile
26:22en amont des incendies
26:24pour sécuriser les zones
26:25les plus vulnérables.
26:35L'Atlas promet de continuer
26:36à révolutionner le transport aérien militaire
26:39en ouvrant de nouvelles perspectives opérationnelles
26:42dans les domaines du combat
26:43et de la projection.
26:49Pour toujours garder un temps d'avance
26:52et faire face aux scénarii les plus exigeants,
26:55le Titan n'a pas fini de révéler toute sa puissance.
27:06Sous-titrage Société Radio-Canada
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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