00:28La
00:30berger alemán, que tournais autour, pop, pop, pop.
00:34Il y a eu longtemps, je pense,
00:36beaucoup de questionnements, mais pas de réponses
00:38sur ce qui se passait véritablement ici.
00:40Il y avait des odeurs.
00:41Il y avait aussi le comportement des animaux,
00:43les chevaux qui refusaient de passer un certain cap.
00:47C'est dans cette carrière que ton père donnait
00:49des casse-croûtes aux prisonniers, c'est ça?
00:51Oui, oui, oui, je n'étais pas le seul.
00:53Il y a tout le monde qui pouvait leur amener quelque chose.
00:56Il leur amener quelque chose.
00:56Et souvent, les prisonniers, ils jetaient par terre
01:00des petits papiers avec les adresses.
01:03Ma mère allait les ramasser et elle écrivait aux familles
01:06pour dire qu'ils étaient là.
01:10Natzweiler, le 14 août 1944.
01:13Chère demoiselle, je vous remercie pour tout,
01:16car ici, le moral, c'est tout.
01:19Je vous demanderai, si vous le consentez,
01:21sans courir de trop grands risques,
01:23d'écrire à ma mère, qui est sans nouvelles de moi
01:25depuis 28 mois.
01:27Dans les traces écrites et dans les témoignages
01:29et dans la mémoire, la carrière, elle avait complètement disparu.
01:32Surtout que ça s'éloigne de plus en plus
01:34et que les derniers témoins, ils vont décéder.
01:37Finalement, c'est une autre manière d'aborder le sujet
01:39et de prouver que ça existait.
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