00:00C'est Julien Santini qui vient de parler, ça tombe bien, c'est son moment, on a French Touch.
00:06Allez Santini.
00:08Bonjour, bonjour à tous, vous allez bien ? Quelle est l'ambiance ?
00:12Merci infiniment, mais revenons à l'essentiel, parlons de moi.
00:16Sachez que c'est ma troisième chronique et désormais un premier bilan s'impose.
00:19Alors première chose, je trouve le jingle avant de me lancer beaucoup trop long.
00:23Voilà, je ne sais jamais s'il faut que je parle dessus, s'il faut que j'attende.
00:26Là, ça allait un peu mieux, je ne sais pas si ça bosse en régie.
00:28Mais voilà, j'ai le sentiment en général d'attendre quatre ans et ça me rend fou, putain !
00:32Alors, vous pourriez vous dire, mais dis donc, apprennent trois chroniques et il se prend pour qui ?
00:38Antonio Banderas, El Bandito, Loco, Javier Bardem.
00:43Alors c'est vrai que je n'ai rien dit sur les deux premières, je vois quelques rires qui font
00:47mal.
00:48J'ai rien dit aussi parce que je voulais faire bonne figure devant vous, Maïténa, pour espérer revenir en seconde
00:52semaine.
00:52Mais visiblement, c'est ma troisième.
00:54Mon statut de titulaire est indiscutable.
00:57Figurez-vous qu'on parle, s'il vous plaît, de mes chroniques dans la presse.
01:00Et vous ?
01:00Alors, eh oui, ah bon, eh oui.
01:03En réalité, c'est faux, mais ça a au moins le mérite de partir du cœur.
01:07J'adresse donc ce message solennel à la direction pour la prochaine fois.
01:10Changez-moi ce jingle.
01:11Je ne veux pas être trop dur, cependant, avec la direction d'ailleurs, que je félicite.
01:15Eh oui, tenez-vous bien.
01:16Tenez-vous bien !
01:17Désormais, France Inter a fait une bonne chose.
01:19France Inter fait des progrès.
01:21Mais attention, ils ne doivent pas se relâcher au prochain trimestre.
01:24Vous avez un peu la ref, ces rapports au bulletin scolaire.
01:29France Inter filme là.
01:31France Inter, je le redis, c'est que les rires seront trop nombreux.
01:34Et les gens diront, mais je n'entendais pas le propos.
01:37Donc, France Inter filme la réaction de l'invité pendant la chronique de l'humoriste.
01:42Et il faut bien expliquer à nos auditeurs et à nos auditrices, pour lesquelles on est prêt à tout,
01:47que c'est vachement important de filmer les réactions des invités.
01:52La chronique d'un humoriste, sans le rire des participants à la table,
01:56c'est un peu comme un Noël sans cadeau, un baiser sans moustache,
02:00Ranouka sans les bougies.
02:01Petit placement de produit.
02:03Donc, bravo à la maison de la radio.
02:05Donc, ça, c'est fait.
02:06J'en étais à, du coup, je vous disais bilan, bilan, oui.
02:08Voilà, donc je prends mes marques, petit à petit, dans cette émission.
02:11Parce que déjà, je me permets de ne pas avoir de véritable sujet depuis bientôt une minute trente.
02:15C'est ça, c'est ça.
02:17Ça n'est pas pressé inaperçu.
02:18Ça n'est pas pressé inaperçu, dit la maîtresse.
02:22Bon, et c'est ok.
02:24L'émission, elle est top, franchement, Maïténa, je t'adore.
02:26Je te trouve beaucoup trop forte, premier degré.
02:28Je commence à mieux comprendre aussi le concept de l'émission dans laquelle tu tolères ma présence.
02:32L'émission démarre à 11h.
02:34Dans la bonne ambiance, tout le monde apprend à se connaître.
02:37Et 1h05 après, alors que désormais tout le monde se connaît, l'ambiance est alors au zénith.
02:43J'arrive.
02:44L'invité me découvre.
02:45Et là, c'est aussi souvent la même histoire qui se répète.
02:48Qui est ce beau jeune homme ?
02:51Mais c'est notre saltimbanque.
02:52Allez, le clown, amuse-nous donc.
02:57C'est très spécial d'intervenir une heure après devant des gens qui sont là depuis le début.
03:01C'est un peu, vous savez, comme arriver dans une soirée où tout le monde se connaît.
03:04Et puis ça sonne à la porte.
03:05Ring, ring.
03:06Un gars entre, découvre l'ambiance et se dit, mais est-ce que je suis au bon endroit ?
03:09Et tout le monde le regarde en se disant, on se pose la même question.
03:13C'est important de préciser aussi que je parle de ça.
03:15Mais j'ai pratiquement jamais fait de soirée dans ma vie.
03:17Donc, ma référence est assez relative en réalité.
03:19Moi, les soirées, ça m'angoisse.
03:20Je fais des petites crises d'anxiété.
03:22C'est simple.
03:22Ce qui m'angoisse dans la vie, je suis honnête, c'est les soirées et les jingles un peu trop
03:26long.
03:27Alors attention, je dis personne ne me connaît.
03:30C'est aussi réciproque à la table.
03:31Désormais, trois semaines que je suis ici, j'ose l'avouer parce que là, je suis en confiance.
03:35Je ne sais toujours pas, avec tout le respect qui s'impose, ce que fait la personne à ma gauche
03:39et la personne à ma droite.
03:41Christophe Caron, Raphaël Bayot.
03:42Voilà, on peut les appeler, mais ça change en rien au fait que je les connais.
03:46Alors, vous avez, les frérots, un potentiel de sympathie énorme.
03:51Juste, je ne connais pas votre expertise.
03:54Qui êtes-vous ?
03:55Je vais donc vous demander de sortir vos papiers, s'il vous plaît.
03:57Allez, papiers !
03:58Rapport au contrôle d'identité.
04:00Sinon, j'ai fait...
04:03Merci.
04:04Oh, ce rire.
04:07Sinon, j'ai fait un foot avec mes copains récemment.
04:10C'est drôle, dans mon papier, j'avais marqué à ce moment-là, trouver une transition.
04:14Bon, mais il faut croire que je n'ai pas eu le temps de le faire.
04:16Qui va me faire un reproche ?
04:18Par applaudissement, dans la salle, des gens pour me faire un reproche ?
04:20Il n'y a pas longtemps, donc, j'ai fait un foot, un five, comme on dit dans le jargon.
04:25Moi, j'adore le foot, mais je déteste ceux qui le pratiquent.
04:27C'est qui ces gens ?
04:28Moi, vous savez, je me remets beaucoup en question, je pense, mais à un moment, Julien, il a un prénom,
04:31un cœur qui bat.
04:32Alors, d'entendre en permanence...
04:33Hé, le frisé, renaissance, mais putain, fais des appels, merde !
04:37Tu campes, t'as la charrette !
04:39Je me suis fait juger par le patron du five, qui m'a dit...
04:42Si tu veux, mon humble avis, continue tes chroniques.
04:45Bah, je te remercie, gars, pour tes conseils, parce que vraiment, là, en ce moment, tu vois, tu mets le
04:49doigt pile où il faut.
04:50Je traversais une crise existentielle dans laquelle je me disais, le foot, la radio, la radio, le foot, après tout,
04:56l'un dans l'autre.
04:56Allez, nique ta race, frérot !
04:58Ça, c'est la mauvaise réponse.
05:00La bonne, c'est rester dans l'amour de son prochain.
05:02Petit tips, sachez que dans ce five, si vous indiquez sur le formulaire de contact, sur l'applic, vous avez
05:06moins de 26 ans, la place passe de 14 à 5 euros.
05:09Alors, en ces temps difficiles entre nous, ce serait qu'on se priver, non ?
05:13Ah oui, j'ai oublié de préciser, c'est au five du Chatelaine.
05:16Allez, du coup, sans encule le patron du five, que des bonnes nouvelles.
05:19Je suis heureux de vous apprendre que je suis né en 2005.
05:21Par contre, mon cardio n'est absolument pas passé à celui d'un mec de 2005.
05:24Et l'autre très bonne nouvelle, sachez en tout cas, à titre personnel, que je suis déjà ravi de vous
05:29retrouver la semaine prochaine.
05:30Et ça, ça se fête, non ? Je ne sais pas si vous l'avez.
05:34Rapport aux soirées !
05:36Allez, je m'appelle Julien Santini, merci d'avoir écouté.
05:43Maïténa, vous savez quoi ? Le pire, c'est qu'on peut le voir sur scène.
05:46C'est ça.
05:47Le 24 octobre, à Jouer les Tours, le 14 novembre à Epinal et les 21 et 22 janvier, aux Folies
05:52Bergères, à Paris.
05:53C'est pas rien ça, quand même.
05:55Jean-Baptiste, excusez-moi, vigile de la régie, est-ce qu'on peut contacter le responsable des Jingles ?
06:00Je crois qu'il a entendu, il arrive.
06:02Ok, ça serait bien, parce que là, on a vraiment un sujet avec Santini, là, et je ne voudrais pas
06:06qu'il recommence la semaine prochaine.
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