00:00Europe 1 soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec Gilles-William Goldnadel, bonjour, bonsoir.
00:08Oui, comment il faut dire c'est bonsoir ?
00:09Bah 19h18 on va dire bonsoir.
00:12Mais c'est parce qu'il fait encore jour.
00:13On peut aussi le dire bonsoir.
00:14Ça fait un peu Raymond Deveau cela.
00:17Jules Thorey c'est là ?
00:18Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:18Vous allez bien ?
00:19Très bien et vous ?
00:19Oui, monsieur le rédacteur en chef.
00:22Absolument.
00:22De l'infiltré ?
00:23De l'infiltré.
00:23A partir de ?
00:24Le 29 septembre à 20h.
00:26Premier numéro de l'infiltré.
00:27Un magazine d'investigation dans lequel il y aura beaucoup d'informations, des informations exclusives
00:31qui ressemblera à une sorte de canard enchaîné mais pas avec la même ligne éditoriale.
00:36Bon, on suivra ça à notre invité ce soir.
00:39De l'en reparcer à Laurence Rossignol, bonsoir.
00:40Bonsoir.
00:41Madame la sénatrice PS du Val-de-Marne, d'abord en tant que femme, j'aimerais votre réaction
00:47sur ce mouvement de grève à la tour Eiffel.
00:50Les femmes ont été exfiltrées de la tour Eiffel, le personnel féminin, sous pression
00:56d'une secte ou d'un mouvement indien ou hindou qui est arrivé en masse, ils étaient
01:01200.
01:02On explique que ce sont en particulier des moines qui ne veulent pas avoir d'interaction
01:05avec des femmes et c'est la raison pour laquelle le personnel féminin aurait été
01:11enlevé de la tour Eiffel.
01:12On aurait remplacé le personnel féminin par un personnel masculin.
01:16Quelle est votre réaction, Laurence Rossignol ?
01:18C'est insensé, c'est totalement contraire aux règles qui régissent en France la laïcité,
01:26l'égalité entre les femmes et les hommes, la liberté d'aller et venir des femmes,
01:30la liberté du travail des femmes.
01:32Et ce qui est insensé, c'est qu'il y ait une société, des gens, enfin quelque part
01:36quelqu'un qui ait pris la décision de satisfaire à cette demande qui n'a pas lieu d'être
01:41dans notre pays.
01:42Je comprends que les personnels de la tour Eiffel aient réagi vivement avec l'arme
01:46qui est la leur, c'est-à-dire la grève. La grève, c'est l'arme des salariés
01:50quand quelque chose se produit dans leur entreprise qui n'est pas acceptable.
01:54Donc, ils ont tout mon soutien et j'espère que cette affaire sera tirée au clair,
01:58qu'on saura qui a demandé ça, quels sont les canaux par lesquels cette suggestion
02:04a été faite aux responsables de la tour Eiffel.
02:06Vous vous interrogez sur d'éventuelles pressions diplomatiques, notamment ?
02:10Non, mais moi je ne m'interroge sur rien. Je pense que si nous étions en session parlementaire,
02:14ce n'est pas le cas en ce moment, nous interrogerions le gouvernement pour qu'il nous explique
02:18comment lui, il a été informé de tout ça et comment il a remonté la chaîne de décision.
02:24Au moment de l'ouverture de la session parlementaire, peut-être que vous le ferez ?
02:27C'est dans presque trois semaines, je crois. J'espère qu'il n'y aura pas d'autres sujets
02:32plus importants. Je crois qu'on aura peut-être encore d'autres sujets.
02:35Vous lui parlez du budget ?
02:37Voilà, par exemple le budget, ou tout autre événement qui se déroulerait maintenant.
02:41Mais, bon, voilà, c'est des choses qui n'ont pas, et les religions, vraiment, cassent les pieds des femmes.
02:47Et enfin, à chaque fois, c'est des religieux, les uns ou les autres, qui veulent exclure les femmes
02:52et s'en protéger, les tenir à distance.
02:55Gilly William Godenel.
02:56Non, mais que des religieux veulent exclure les femmes s'ils avaient parti de leur religion.
03:00Vous savez, les juifs orthodoxes, ce n'est pas terrible non plus.
03:02Il ne faut pas regarder. Mais que la Tour Eiffel, cette institution parisienne, accepte cela,
03:11ça me paraît invraisemblable. Mais plutôt que de questionner le gouvernement,
03:15je commencerais par questionner la ville de Paris.
03:17Il me semble que c'est la ville de Paris qui régit la Tour Eiffel.
03:22La société d'exploitation.
03:23Voilà. Donc, c'est la première concernée, ce me semble.
03:27Emmanuel Grégoire a pris la parole, il semblait découvrir le dossier.
03:30Je ne sais pas si vous l'avez vu, prendre la parole tout à l'heure à la mi-journée.
03:34Là, j'ai l'impression qu'on va avoir un cluedo entre qui a fait quoi, qui a accepté...
03:39Non, mais c'est la faute de personne. Ce ne sera jamais la faute de personne.
03:42C'est comme le dossier du périscolaire.
03:43Tout le monde sait depuis 2015, des personnes ont pris des décisions,
03:47des personnes ont fait des signalements, mais c'est de la faute de personne.
03:50Ce n'est pas de la faute de la mairie de Paris, ce n'est pas de la faute de
03:53M. Bloch,
03:53ce n'est pas de la faute de Mme Inelgo, ce n'est pas de la faute de M. Grégoire,
03:55ce n'est pas de la faute des services de l'administration qui ont recruté et recruté ces pédocriminels.
04:02Donc voilà, et ce sera la même chose sur ce sujet-là.
04:04Ils s'expliqueront d'ailleurs devant le Sénat.
04:06Et Mme Rossignol, je ne sais pas si vous ferez partie de ceux qui,
04:10aux côtés d'Agnès Évren, interrogeront les responsables de la mairie de Paris.
04:15Je ne fais pas partie de cette commission,
04:18parce que je pense que c'est une commission interne à la commission éducation-culture.
04:21Moi, je suis à la commission des affaires sociales.
04:24Mais il y a la diversité du Sénat qui est représentée dans cette commission,
04:28et tout le monde posera les questions qui doivent être posées.
04:31Et je voudrais surtout, moi, dire aux parents que leurs préoccupations,
04:36leurs soucis aujourd'hui sont pris au sérieux,
04:39qu'on est quand même dans une situation terrible,
04:41où je l'ai vu qu'aussi bien à Paris, mais que dans d'autres villes.
04:44Parce qu'on dit Paris, je pense que sur ces affaires de pédocriminalité dans le périscolaire,
04:50Paris, il y a un effet loupe, parce que...
04:52Oui, c'est 70 départements qui sont touchés.
04:54Il y a du volume à Paris, donc tout prend une dimension plus grande,
04:57parce qu'il y a plus d'enfants et plus d'animateurs.
04:59Mais malheureusement, c'est 70 départements touchés à notre connaissance.
05:04Donc, c'est un sujet national.
05:06Avec des appels tous les jours aux associations,
05:07et notamment à la SES périscolaire,
05:09qui reçoivent des appels encore aujourd'hui, tous les jours.
05:12Ça ne s'est pas arrêté à partir du moment où on a commencé à en parler, ça c'est
05:16clair.
05:16Et je pense que ça a une conséquence qui pour moi est assez terrible,
05:20c'est que la fréquentation du périscolaire chute à Paris et aussi à Marseille,
05:25c'est-à-dire deux sociologies différentes,
05:27et probablement aussi dans des villes de province,
05:29des villes moins grandes où on ne le sait pas,
05:31parce que ce n'est pas encore référencé.
05:33Et donc, ça veut dire quoi ?
05:34Les enfants ne vont plus au périscolaire,
05:36donc qui arrête de travailler pour prendre des enfants à la place du périscolaire ?
05:39Probablement les mères.
05:41Ou est-ce qu'on a recours à des solutions de garde
05:43qui ne sont pas forcément plus sécurisées que le périscolaire ?
05:45Je pense pour ma part que le périscolaire est devenu, pour nous,
05:49un sujet majeur de réorganisation de la prise en charge des enfants
05:54et du système éducatif globalement.
05:57C'est-à-dire, le système éducatif c'est l'école,
05:59et ce qu'il y a autour de l'école, et ce qui se passe dans l'école également.
06:02Et on n'a pas mesuré.
06:05Alors après on peut se demander, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
06:07Est-ce que c'était pareil il y a 40 ans ?
06:09Je vais finir ma phrase.
06:11Excusez-moi, je vous laisserai après dire,
06:13mais je posais la question pour y répondre.
06:15D'accord.
06:15Ah très bien.
06:16Si vous pensez que vous m'interrogez.
06:18Est-ce que c'était pareil il y a 40 ans ?
06:19Est-ce que c'était pareil il y a 40 ans ?
06:22Est-ce qu'il y avait autant de faits ?
06:22Et c'est toujours la question qu'on a, c'est qu'est-ce qui augmente ?
06:25Est-ce que ce sont les faits eux-mêmes ou est-ce que ce sont les faits signalés ?
06:28Il faut quand même qu'on mette ça en parallèle, en rapport avec l'invasion massive du porno
06:35dans les téléphones mobiles des gens, sur leurs ordinateurs.
06:40Et on a maintenant des générations entières qui ont été formées par le porno.
06:45Et on sait qu'entre le porno d'adultes, c'est-à-dire le porno qui met en scène des
06:50adultes,
06:51et la pédopornographie, il y a une porosité et une fluidité.
06:59Vous n'allez pas me dire quand même que c'est le seul mobile de ces éducateurs
07:04qui ont été engagés parfois en 8 minutes ?
07:08Parce que la première personne qui va témoigner à la commission sénatoriale de Mme Evren,
07:12c'est une journaliste qui s'est fait passer pour une éducatrice.
07:16Elle a été engagée en 8 minutes, on n'a pas regardé son casier judiciaire,
07:19on n'a pas du tout regardé ses antécédents ou ses compétences,
07:22on avait juste besoin de boucher un trou dans le planning.
07:25Mais la question que je voulais poser, c'est, bien sûr, les embauches sont très rapides,
07:29la vérification sur les fichiers des agressions sexuelles n'est pas faite,
07:34mais pourquoi autant de jeunes gens se livrent à de la pédopriminalité ?
07:42On peut répondre à votre question ou vous allez répondre ?
07:44Si vous avez la réponse, ça me dit.
07:45Parce que c'est un système et vous avez, en effet, on l'a dit,
07:48il y a 70 départements qui sont touchés pour la seule ville de Paris pour l'instant,
07:51et je pense qu'on en aura pendant 3 ou 4 ans.
07:53Il y a 203 enquêtes pénales pour 184 établissements,
07:57et vous avez dans un certain nombre d'établissements,
07:59que ce soit l'école Titon, que ce soit l'école Saint-Dominique,
08:02un véritable système, c'est-à-dire qu'on a des pédocriminels qui se donnent le mot.
08:06Nous avons eu des signalements depuis 2015,
08:09M. Jean-Pierre Leu, M. Designaux,
08:11donc à un moment donné, c'est parce qu'il y a un système qu'il y a autant de
08:14pédocriminels.
08:15Le sujet, c'est pourquoi on ne l'a pas empêché avant.
08:1719h26, vous allez répondre dans un instant.
08:20On marque une pause, on va parler du Paris scolaire,
08:22et on va parler de politique, puisque la primaire socialiste...
08:26Plaigniez-vous, la parole sera à la défense tout à l'heure.
08:29A tout de suite.