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  • il y a 2 mois
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Éducation
Transcription
00:00:14La rentrée scolaire 2026-2027 est officiellement lancée en Côte d'Ivoire avec son lot de réformes,
00:00:22de défis et d'attentes. Nouveau manuel scolaire, nouvelles règles sur la tenue et l'apparence des
00:00:28élèves, recrutement d'enseignants, qualité des apprentissages, discipline et autres examens.
00:00:35L'école ivoirienne veut se transformer et surtout, comme l'affirme le ministre Nguesson Kofi,
00:00:41en charge de l'éducation nationale, restaurer la confiance. Mais entre les annonces et la réalité
00:00:46du terrain, où en sommes-nous réellement ? Qu'est-ce qui va changer concrètement pour les élèves,
00:00:51les enseignants et les parents ? Nous en parlons dans ce nouveau numéro de l'invité de la rédaction
00:00:57qui reçoit pour vous M. Zemblébi Zemblé-Germain, directeur des écoles, lycées et collèges.
00:01:04M. le directeur, ça va être beaucoup de plaisir qu'on vous reçoit sur ce plateau de l'invité
00:01:07de la rédaction. Merci d'être à cette info.
00:01:11Croyez-moi, je suis très heureux d'être votre invité.
00:01:14Alors, on va mettre les pieds dans le plat avec le thème central de cette nouvelle année
00:01:18scolaire, l'année scolaire 2026-2027, qui n'est rien d'autre qu'ensemble,
00:01:23« Restaurons la confiance ». Ma première question sur cette thématique, c'est pourquoi
00:01:29cette confiance doit-elle être restaurée ? Qui a fait perdre cette confiance ?
00:01:35Alors, je voudrais d'entrée de jeu vous dire merci de l'invitation qui est faite au
00:01:41ministère de l'Éducation nationale de l'alphabétisation de l'enseignement technique.
00:01:45M. le ministre, vous enseignez, et vous savez que vous avez tendu une perche.
00:01:50Il est bon qu'on explique à la population ce que nous avons déjà fait et ce que nous
00:01:54allons faire.
00:01:55Et vous savez aussi bien que moi qu'en communication, si vous ne dites pas ce que vous faites, il
00:02:01y a toujours des malins qui vous diront ce que vous n'avez pas fait.
00:02:04Et donc, nous sommes tout à fait heureux de venir vous dire ce que nous avons fait et
00:02:07ce que nous avons à faire pour que l'année scolaire 2026-2027 se passe sous de bons auspices.
00:02:14Alors, parlant du thème que vous venez d'évoquer, vous parlez de la confiance.
00:02:18En fait, il faut se dire que M. le ministre de l'Éducation nationale de l'alphabétisation
00:02:23de l'enseignement technique, depuis sa nomination le 23 janvier 2026, a fait d'abord un diagnostic
00:02:29des lieux.
00:02:31Et quand il a fait le diagnostic, il a trouvé d'abord qu'il y avait un problème au niveau
00:02:36du système éducatif.
00:02:37Le problème, c'est quoi ? C'est qu'il n'y avait plus de confiance.
00:02:41Il n'y avait plus de confiance.
00:02:42Il fallait donc remettre cette confiance-là en selle.
00:02:45Qui envers qui ?
00:02:46Oui, oui, je viens, je vais étayer un peu mon argumentaire.
00:02:49Pourquoi ? Voyez-vous, aujourd'hui, nous avons des jeunes gens qui embrassent le cursus
00:02:54scolaire et qui, après, avec leur diplôme, n'ont pas d'emploi.
00:02:57Donc, il faut penser à l'adéquation formation-emploi.
00:03:01Vous savez également que dans notre système éducatif, il n'y a plus d'engouement.
00:03:06Il n'y a plus d'engouement.
00:03:07Pourquoi ? Parce que le parent d'élève qui met son enfant à l'école dès les premières
00:03:11heures des classes au CP1, il veut bien que son enfant finisse et qu'il ait un emploi.
00:03:16Et dès lors que ce jeune homme-là, il embrasse le cursus scolaire et au bout de la chaîne,
00:03:22il ne trouve pas ce qu'il faut pour de l'endemmer meilleur, la confiance se brise.
00:03:27Alors, le ministre vient et dit qu'il faut que j'y restaure cette confiance-là entre
00:03:30la population et son école.
00:03:32Alors, il faut dire d'abord que l'école appartient à la population.
00:03:35L'école n'est pas en dehors de la société.
00:03:37Et il faut que la population s'implique.
00:03:39Il faut que la population sache que c'est leur école.
00:03:42Et pour qu'il y ait une confiance, il faut voir d'abord que cet enfant qui va à l
00:03:45'école,
00:03:46au bout de la chaîne, il faut qu'il puisse trouver quelque chose.
00:03:49Pour son avis d'abord, également aujourd'hui, c'est un investissement.
00:03:53Le parent, quand il met son enfant à l'école, c'est pour que demain, il puisse trouver quelque chose.
00:03:56C'est vrai pour le bonheur de l'enfant, mais également pour la famille.
00:03:59Et donc, monsieur le ministre qui vient de l'enseignement technique,
00:04:02où il y avait des passirelles, où vous voyez déjà que les enfants,
00:04:04qui sont dans la lycée technique,
00:04:06mais quand ils sortent, c'est des personnes qui ont des quoi, n'est-ce pas ?
00:04:11À mettre sous la dent, c'est-à-dire qu'ils ont du travail.
00:04:13Ils ont du travail, ils ont un métier.
00:04:14Et vous voyez un peu le cursus classique.
00:04:18On vient, on sort, et puis au bout de la chaîne, on est bon pour autre chose.
00:04:22Donc, monsieur le ministre dit, il faut restaurer la confiance.
00:04:25Il faut que l'école donne envie.
00:04:27Il faut que l'enfant qui entre, sorte.
00:04:29Quand il entre au CP1, à la fin de son cursus scolaire, il doit avoir un emploi.
00:04:33Et pour cela, monsieur le ministre a pensé à une pyramide.
00:04:37Aujourd'hui, il faut faire en sorte que l'enfant qui entre au CP1 ait plusieurs issues.
00:04:42Déjà, à partir de la troisième, il y a les orientations, il y a plusieurs filières, il y a des
00:04:46passirelles.
00:04:47Cet enfant, il faut qu'il trouve.
00:04:48Sinon, ses compétences, bien sûr.
00:04:50On ne va pas où on ne peut pas.
00:04:52Donc, on va où les compétences peuvent nous permettre d'y aller.
00:04:54Donc, déjà, à partir de la troisième, il faut orienter les enfants en fonction de leurs compétences.
00:04:58De sorte que cet enfant-là ait quelque chose à faire dans la société.
00:05:00Alors, personne n'est aussi nul.
00:05:02Et ce sont les philosophes qui le disent.
00:05:03Il n'y a pas de personne nulle.
00:05:06Chacun a une compétence.
00:05:08Il revient, n'est-ce pas, à l'autorité de trouver cette compétence-là.
00:05:11Et c'est le rôle de l'enseignant.
00:05:13L'enseignant doit détecter en chaque enfant une capacité.
00:05:16Et donc, une fois détecté, on peut orienter cet enfant-là.
00:05:18Et au soir de sa carrière, de son cursus scolaire, cet enfant doit trouver quelque chose dans la société.
00:05:23Pour vivre aisement.
00:05:25Au-delà de la thématique abordée pour cette entrée scolaire,
00:05:28le ministre, dans son discours, lors du lancement de cette entrée scolaire,
00:05:33a abordé les questions de transparence, de redevabilité, mais également d'exemplarité.
00:05:39Est-ce que là, vous êtes en train de nous faire comprendre que, clairement,
00:05:42les pratiques de gouvernance doivent aujourd'hui changer au sein de l'administration éducative ?
00:05:48Oui, un peu partout, pas seulement de l'administration éducative, un peu partout.
00:05:52Je vous ai dit que l'école n'est pas en dehors de la société.
00:05:54L'école fait partie intégrante de la société.
00:05:56Et donc, la bonne gouvernance, vous allez dire, c'est pour tout le monde.
00:06:00C'est pour toutes les strates de la société.
00:06:02Alors, à l'école, déjà, voyez-vous, les chefs d'établissement,
00:06:06ils ont un rôle à jouer.
00:06:08Un rôle, et il faut une redevabilité.
00:06:10Aujourd'hui, vous mettez votre enfant dans une école,
00:06:13mais il faut qu'il soit suivi.
00:06:15Le chef d'établissement, il a un cahier de charge.
00:06:17Faire en sorte, d'abord, que les enseignants soient à l'heure à l'école.
00:06:20Aujourd'hui, on parle de l'absence.
00:06:23Les enseignants, vous savez, nous sommes enseignants, nous tous pratiquement,
00:06:25mais ce sont mes amis.
00:06:27Mais il faut que nous nous regardions en face
00:06:30et qu'on se dise la vérité.
00:06:32Si on ne vient pas à l'école,
00:06:34si on ne donne pas de bons exemples,
00:06:35qu'elle va devenir cet enfant qu'on nous a confié ?
00:06:37Donc, la première des choses, c'est que le chef de l'établissement,
00:06:39d'abord, il doit veiller à l'assiduité, à la ponctualité des enseignants.
00:06:43Et l'enseignant, on ne doit pas jouer au policier.
00:06:46Lui-même, il le sait.
00:06:48Le ministre, elle me le dit,
00:06:49le métier d'enseignant, c'est un métier qui est ingrat.
00:06:52Il est ingrat. On travaille beaucoup.
00:06:54Vous avez vos enfants.
00:06:55Et quelquefois, ce sont les enfants des autres qui vont dépasser,
00:06:57comme le dit trivialement, vos enfants.
00:06:58Mais c'est ce que Dieu nous a donné.
00:06:59Monsieur le directeur, vous demandez aux enseignants,
00:07:01aux parents d'élèves, aux élèves eux-mêmes,
00:07:03mais aussi aux collectivités territoriales
00:07:06et aux secteurs privés de faire leur part.
00:07:07La question que j'aimerais vous poser à ce niveau-là,
00:07:10c'est de savoir la responsabilité précise
00:07:12que l'administration centrale doit accepter,
00:07:16à son niveau, de prendre lorsque les objectifs ne sont pas...
00:07:18Alors, je n'ai pas vous coupé la parole.
00:07:19Je vais vous dire simplement que, regardez,
00:07:21aujourd'hui, par exemple, monsieur le ministre,
00:07:23depuis la semaine dernière, il a fait le tour de la Côte d'Ivoire.
00:07:26En une semaine, le tour de la Côte d'Ivoire.
00:07:28Quand j'ai dit la Côte d'Ivoire,
00:07:28c'est-à-dire qu'elle est passée dans la principale,
00:07:31j'allais dire, citée, dans des contrées.
00:07:33Et le constat qu'il a fait, c'est quoi ?
00:07:35Il faut tendre la main aux collectivités territoriales.
00:07:38Il faut tendre la main également aux chefs traditionnels.
00:07:41Parce qu'il a constaté, dans beaucoup de contrées,
00:07:45que l'école semble être en dehors de la société.
00:07:47Alors qu'il faut impliquer les chefs du village.
00:07:49Parce que ça leur a parti d'abord.
00:07:50C'est l'école du village.
00:07:53Imaginez un instant, et monsieur le ministre nous l'a dit,
00:07:55il était très amer.
00:07:56Dans certaines contrées,
00:07:58les herbes ont poussé partout.
00:08:00Nous sommes à une semaine de la rentrée scolaire,
00:08:01dans un village.
00:08:02Est-ce que si vous avez votre maison,
00:08:04vous allez accepter que votre maison soit insalubre ?
00:08:07Non.
00:08:08L'école doit donner envie.
00:08:10L'école doit être attrayante.
00:08:11L'enfant qui va aller au CP1, par exemple,
00:08:13il faut qu'il ait envie d'aller à l'école.
00:08:15L'enfant qui va au collège,
00:08:16il faut qu'il ait envie d'aller au collège.
00:08:18Mais si l'école ne donne pas envie,
00:08:19cet enfant qui va arriver,
00:08:21dans ce monde qu'il n'a pas, qu'il ne connaît pas,
00:08:23il n'aura pas envie,
00:08:24et tout de suite, le décrochage commence.
00:08:26Donc d'abord, c'est améliorer l'environnement scolaire.
00:08:28Et ça fait partie de cette priorité du monsieur le ministre.
00:08:30Il faut faire en sorte que nos chefs d'établissement
00:08:33partent dans les écoles, soient sur place,
00:08:36pour, j'allais dire, fouetter un peu l'orgueil des uns et des autres.
00:08:39Pour leur dire attention.
00:08:40C'est quoi le rôle véritable que joue le ministère,
00:08:41justement, pour atteindre cet objectif ?
00:08:43Oui, mais le rôle, c'est que le ministère a déroulé sur le terrain.
00:08:47Vous avez le directeur régional qui gère une région.
00:08:50Qui est censé faire quoi, concrètement ?
00:08:52Oui, le directeur régional, c'est un peu celui qui est le manager.
00:08:55Voilà.
00:08:55Et c'est lui qui doit, n'est-ce pas, donner le tempo.
00:08:58Le ministère donne, n'est-ce pas, le cadre général.
00:09:01Et lui, il doit pouvoir imputer cela sur le terrain dans sa région.
00:09:05Il doit veiller à ce que les établissements s'ouvrent
00:09:08et que les enseignants soient à leur poste.
00:09:10Vous comprenez ?
00:09:11Et il délègue une partie de ses pouvoirs aux chefs d'établissement
00:09:13et aux chefs de circonscription.
00:09:15Les chefs de circonscription sont ceux que vous appelez souvent les IEP,
00:09:18les inspecteurs de lancement pour scolaire et primaire.
00:09:20C'est ceux-là qui sont nos relais sur le terrain et qui doivent vérifier,
00:09:23j'allais dire, la présence des enseignants.
00:09:25Justement, quand le travail n'est pas fait, comme l'a constaté M. le ministre,
00:09:28lors de ses visites en une semaine,
00:09:31qu'est-ce qu'il y a lieu de faire à l'endroit ou à l'encontre de tout ce
00:09:36personnel ?
00:09:37Mais in fine, on peut prendre des sanctions.
00:09:39Mais avant les sanctions, on les a sensibilisées.
00:09:42On les a sensibilisées, vous savez, il y a eu une réunion,
00:09:45une pré, la réunion des rentrées.
00:09:48Mais avant la réunion des rentrées, il y a eu une réunion avant,
00:09:51une étonne préparatoire de toutes les entités du ministère de l'Éducation nationale.
00:09:55M. le ministre a rencontré toutes les entités,
00:09:58toutes les corporations.
00:09:59Il leur a décliné sa vision.
00:10:01Il leur revient d'embrasser, de rentrer dans ce moule-là,
00:10:04de voir un peu les départager, d'embrasser la vision du monsieur le ministre.
00:10:06Et de savoir que monsieur le ministre, il tient énormément
00:10:10à ce que nos écoles soient propres.
00:10:13Ça, c'est un.
00:10:13Et de deux, l'école doit être attrayante.
00:10:16De trois, également, il faut la présence quotidienne des responsables.
00:10:19Parce que si vous n'êtes pas là,
00:10:21les enseignes ne vont pas venir.
00:10:22Et les élèves non plus.
00:10:23Alors, vous devez être les premiers sur le terrain.
00:10:26Imaginez aujourd'hui ce qui se passe, c'est quoi ?
00:10:28C'est qu'on a l'impression que les chefs eux-mêmes délaissent leur école.
00:10:32Ah non, vous devez être les premiers sur le terrain.
00:10:34Vous devez faire en sorte que votre environnement soit propre.
00:10:37Il y a des maladies que nos enfants, il y a des serpents, des reptiles
00:10:40qui perdent là si les herbes ont poussé un peu partout.
00:10:42Et ça, c'est le combat des messieurs le ministre.
00:10:43Est-ce qu'on a des raisons qui pourraient justifier ce délaissement-là au niveau du monsieur le ministre ?
00:10:46Ah non, il n'y a pas des raisons qui tiennent, monsieur.
00:10:48Il n'y a pas des raisons.
00:10:48Vous savez, le travail, il faut aimer le travail.
00:10:51Il y a un philosophe qui disait que pour exceller dans un travail,
00:10:54il faut le faire avec passion.
00:10:56Et nous, les enseignants, nous devons exercer notre métier avec passion.
00:10:59Je vous l'ai dit d'entre les jeux, notre métier, très souvent, on dit qu'il est ingrat.
00:11:02Il est ingrat pour quoi ?
00:11:03Vous travaillez beaucoup pour que des personnes réussissent.
00:11:06Alors, je vais vous raconter une anecdote, si vous le permettez.
00:11:09Monsieur le ministre disait une fois comme ça qu'il était dans un vol, sur un vol, pardon,
00:11:14et il était assis en classe économique.
00:11:17Et il y a un de ses anciens élèves qui était en première classe en business.
00:11:20Ce dernier, l'ayant vu, il était très gêné.
00:11:22Des fois, lui, son formateur en classe éco, et puis lui, il est en première classe.
00:11:25Gêné, il vient trouver le monsieur le ministre pour lui dire,
00:11:27monsieur le ministre, vraiment, je voudrais vous accorder.
00:11:30Et le monsieur lui dit, non, j'ai travaillé pour que vous soyez là.
00:11:33S'il vous est assis, le contraire, moi, je suis content parce que j'ai travaillé pour ça.
00:11:36Je le dis à des seins, vous dites le rôle de l'enseignant.
00:11:39Vous travaillez pour que les autres soient fiers, pour que les autres soient au fiers maman de la société.
00:11:43C'est ça, l'hommage qu'on rend à un enseignant.
00:11:47L'enseignement, je suis dit, c'est mon travail.
00:11:49J'aimerais qu'on aborde, on va parler de chiffres,
00:11:51parce que ce sont des valeurs qu'a abordées monsieur le ministre
00:11:55lors de cette cérémonie de lancement de la rentrée scolaire.
00:11:58Il a annoncé 7678 salles de classe au pré-scolaire,
00:12:0343 607 au primaire et 800 collèges construits depuis 2011.
00:12:09Est-ce qu'on peut véritablement parler de réussite ici ?
00:12:12Si malgré ces investissements massifs, on soit là en train de constater
00:12:17le déficit d'infrastructures en Côte d'Ivoire ?
00:12:21Alors, ce que je voulais dire, c'est que d'abord, il faut remercier le gouvernement.
00:12:24C'est un travail colossal qui est fait.
00:12:27C'est d'énormes sommes qui sont investies.
00:12:29Ça veut dire que l'éducation occupe une place essentielle
00:12:33aux yeux du président de la République.
00:12:35Voyez-vous ces chiffres que vous avez annoncés ?
00:12:39Mais c'est de l'argent.
00:12:41C'est de l'argent.
00:12:42Donc, ce qu'il faut faire, c'est quoi ?
00:12:44Alors, le monsieur le ministre n'aime pas trop les chiffres.
00:12:46Il veut les résultats.
00:12:46Bah, c'est lui qui les donne.
00:12:47Non, non, il les donne à dessin.
00:12:49D'accord.
00:12:49Mais il veut les résultats.
00:12:50Il donne pour dire, voici ce que nous avons fait.
00:12:52Mais, in fine, on cherche des résultats.
00:12:54Si j'ai investi autant dans les infrastructures,
00:12:57mais je veux des résultats à la fin.
00:12:59Et tant qu'il n'y a pas de résultats, je ne suis pas satisfait.
00:13:02Le résultat, c'est quoi ?
00:13:03C'est qu'il y a autant de classes.
00:13:03Mais aussi, n'oubliez pas, cher ami,
00:13:07qu'il y a une démographie galopante en Côte d'Ivoire.
00:13:10Même si vous construisez des écoles aujourd'hui,
00:13:12il est difficile de suivre le rythme.
00:13:14Et c'est de façon progressive que nous allons arriver
00:13:18à capter tous ces enfants-là dans nos salles de classe.
00:13:21Vous savez, il y a beaucoup de collèges de proximité aujourd'hui.
00:13:23Monsieur le ministre l'a signalé.
00:13:25Parce que dans tous les confins de la Côte d'Ivoire,
00:13:27il y a des collèges de proximité.
00:13:27On fait en sorte que quand l'enfant est au primaire,
00:13:30qu'au secondaire, il n'aille pas loin de son établissement.
00:13:33Et il y a des collèges de proximité un peu partout.
00:13:34Il y a des collèges de proximité,
00:13:36mais en même temps, sur le terrain,
00:13:38beaucoup de parents se plaignent du fait
00:13:40qu'il y a des classes surchargées,
00:13:44il y a un manque d'enseignants d'établissement
00:13:46qui sont insuffisamment équipés.
00:13:48Je termine très rapidement ma question.
00:13:50Comment est-ce qu'on arrive à expliquer ce décalage
00:13:52entre l'effet sur le terrain
00:13:55et les différents chiffres annoncés par le maire ?
00:13:58Alors, je voudrais dire,
00:14:00pour répondre à votre préoccupation,
00:14:01que déjà, vous avez vu,
00:14:02quand M. le ministre est arrivé,
00:14:03je vous ai dit qu'il a fait l'état d'élu.
00:14:05Il a trouvé qu'il n'y avait pas assez de professeurs
00:14:07des disciplines scientifiques.
00:14:08Il a fait un recrutement exceptionnel.
00:14:11Et ça, c'est la...
00:14:12Il faut saluer cette mesure-là.
00:14:15Et dès qu'il a fini,
00:14:16c'est le recrutement.
00:14:17En même temps, les enfants sont partis.
00:14:19Quand j'ai dit les enfants,
00:14:20ce sont les jeunes gens qui sont allés dans les classes.
00:14:22Ce qui a fait qu'on a pu terminer l'année
00:14:23avec la présence
00:14:25de nombreux professeurs
00:14:26dans les disciplines scientifiques.
00:14:28Là où, pendant 2-3 ans,
00:14:30certains élèves n'avaient même pas
00:14:31un professeur de mathématiques
00:14:32ou de sciences physiques.
00:14:32Alors, ils ont été recrutés
00:14:33parce qu'il y avait un déficit d'enseignants.
00:14:35Pourquoi est-ce qu'on attend
00:14:37que le déficit devienne aussi important
00:14:39avant de recruter ?
00:14:40Non, ce n'est pas que c'est important.
00:14:41C'est-à-dire qu'à chaque jour suffit sa peine.
00:14:44On parle de 4 900 enseignants recrutés.
00:14:46Mais il fallait bien le faire un jour.
00:14:47Il est venu, il a constaté.
00:14:49Il a dit, écoutez, moi, ma politique, d'abord,
00:14:50il faut qu'il y ait des enseignants dans les classes.
00:14:52Si on veut que les enfants travaillent,
00:14:53si on veut qu'au niveau de notre objectif,
00:14:56on veut atteindre notre objectif,
00:14:57il faut des professeurs en classe.
00:14:59On ne peut pas demander un effort.
00:15:00Alors, vous savez, les enfants,
00:15:01ils vont aller à l'examen, par exemple, du BPC.
00:15:04Mais il y a un qui a eu un procès de mathématiques,
00:15:05l'autre n'a pas eu.
00:15:06Et ils sont soumis au même exercice.
00:15:07Ce n'est pas normal.
00:15:08Et pour une question d'équité et de justice,
00:15:10le ministre a dit, attention,
00:15:11moi, je vais d'abord recruter
00:15:13avec, n'est-ce pas, l'aval du gouvernement,
00:15:14qui a accepté d'ailleurs.
00:15:15Je vais recruter des enseignants.
00:15:16Et quand il est en droit dans les classes,
00:15:18alors je peux demander des performances aux enfants.
00:15:20Et c'est le comparatif qu'il a commencé.
00:15:22Donc, pratiquement aujourd'hui,
00:15:23on ne manque pas des professeurs
00:15:25dans les signes scientifiques.
00:15:26Et on se rappelle justement que sur ces 4900 enseignants,
00:15:29près de 2000 de toutes ces recrues-là
00:15:31sont professeurs de mathématiques et sciences physiques.
00:15:35Est-ce que cela signifie véritablement
00:15:37que les besoins étaient connus,
00:15:39mais insuffisamment anticipés ?
00:15:42Oh, je ne dirais pas que ce n'est pas anticipé.
00:15:46Vous savez que c'est vrai que vous venez de se prévoir.
00:15:48Mais il y a aussi l'argent.
00:15:49C'est au fur et à mesure qu'on le fait.
00:15:52C'est-à-dire qu'on peut dire que ça a été fait,
00:15:54peut-être sur le tard,
00:15:55mais c'est fait quand même.
00:15:57Et c'est ce qu'il faut saluer.
00:15:58Monsieur le ministre,
00:15:59dès sa prise de fonction,
00:16:00je l'ai dit, c'est le 23 janvier.
00:16:02N'oubliez pas qu'il est arrivé seulement en janvier.
00:16:04Il est arrivé en janvier,
00:16:05il a fait un constat,
00:16:07il a posé le diagnostic,
00:16:08il a trouvé le remède.
00:16:10Aujourd'hui, toutes les classes
00:16:11ont des professeurs en mathématiques et en sciences physiques.
00:16:13Je crois que c'est ce qu'il faut saluer.
00:16:14Que de regarder, n'est-ce pas, dans le rétroviseur.
00:16:16C'est vrai,
00:16:18il y a eu à un moment donné des déficits criants,
00:16:20mais aujourd'hui,
00:16:21on a pu combler ce déficit.
00:16:22Et c'est ce qu'il faut saluer.
00:16:23Je crois qu'il faut mettre l'accent là-dessus.
00:16:24Et si on va à ce rythme-là,
00:16:25on n'aura jamais des déficits dans ces disciplines-là.
00:16:27Mais monsieur le directeur,
00:16:28le monsieur le directeur...
00:16:29Je voulais terminer sur ce point.
00:16:31Pour dire qu'en fait,
00:16:32pourquoi le ministre y tient tant
00:16:34dans les disciplines scientifiques ?
00:16:35Il a dit que lui, dans sa vision,
00:16:37la Côte d'Ivoire ne peut émerger
00:16:40qu'en investissant dans les disciplines scientifiques.
00:16:43Pourquoi ?
00:16:43Il a dit que, dans les années 1960,
00:16:46la Corée du Sud et la Côte d'Ivoire
00:16:47étaient au même niveau de développement.
00:16:49Aujourd'hui, 60 ans après,
00:16:52la Corée du Sud nous vend des voitures.
00:16:54Nous consommons des biens de la Corée du Sud.
00:16:56Et pourtant, et pourtant...
00:16:58Alors, ce sont les enfants coréens
00:16:59qui ont mis le pays à ce niveau-là.
00:17:01Et si on veut en faire autant,
00:17:02on doit miser sur notre jeunesse.
00:17:03Mais sur les disciplines scientifiques.
00:17:05Et commençons, vous allez voir.
00:17:07Il a dit que, dans 20 ans,
00:17:09nous devons rattraper ces pays industrialisés.
00:17:11Nous avons un retard de 200 ans sur ces pays-là.
00:17:14Mais il nous promet que si on suit,
00:17:16si on suit sa vision,
00:17:17en 20 ans, nous allons combler ce déficit.
00:17:19Et justement, dans cette vision...
00:17:20Et nous sommes persuadés que nous allons le faire.
00:17:21Justement, dans cette vision,
00:17:22on constate également que le taux net
00:17:24de scolarisation aux primaires
00:17:26avoisine aujourd'hui les 97%.
00:17:29Est-ce que là, on peut considérer
00:17:31véritablement que le problème
00:17:32de l'accès à l'école est presque réglé ?
00:17:35Mais vous avez tout dit, monsieur.
00:17:37Je l'ai même réglé.
00:17:39Aujourd'hui, le citoyen ivoirien,
00:17:40dans tous les confins de la Côte d'Ivoire,
00:17:42le premier signal d'abord,
00:17:43c'est de mettre son enfant à l'école.
00:17:44Et vous avez vu qu'il y a une loi pour ça.
00:17:46Il y a une loi.
00:17:47Qui dit que celui qui ne met pas son enfant
00:17:48à l'école, on peut le poursuivre.
00:17:50Mais encore, il faudrait qu'il y ait l'offre.
00:17:51Et la Côte d'Ivoire,
00:17:51le gouvernement fait tout
00:17:52pour qu'il y ait l'offre
00:17:53à proximité des populations.
00:17:56Dans toutes les localités de Côte d'Ivoire,
00:17:57il y a des écoles primaires.
00:17:58Sauf qu'il y a le revers de la médaille
00:18:00parce qu'un taux d'achèvement
00:18:02de 87% aux primaires
00:18:04signifie également
00:18:05qu'une partie de ces enfants
00:18:06ne termine pas le cycle.
00:18:09qu'est-ce qui explique
00:18:10tous ces abandons ?
00:18:12Dans tous les pays du monde,
00:18:13c'est plus ça.
00:18:13Est-ce que ça veut dire
00:18:14qu'un coup d'Ivoire
00:18:15ça va exister forcément ?
00:18:16Vous entrez,
00:18:17les prédécents enfants
00:18:18qui entrent en CP1,
00:18:20il y a un continuum.
00:18:21Mais à la fin,
00:18:23parce que vous n'avez pas trouvé les 100.
00:18:24Au bout de la chaîne,
00:18:25il y aura des déperditions.
00:18:27C'est-à-dire que tout le monde
00:18:27n'ira pas forcément avoir
00:18:28le même cursus.
00:18:29Il y en a qui vont aller aux techniques,
00:18:31il y en a qui vont avoir des parts celles
00:18:32qui vont faire autre chose.
00:18:33C'est ce que je disais tout à l'heure,
00:18:34il y a l'école.
00:18:35La seconde chance,
00:18:36pour ceux qui sont moins brillants,
00:18:38l'État met tout en œuvre
00:18:39pour que personne ne soit en rade.
00:18:42On fait tout pour résorber.
00:18:43Qu'est-ce que vous mettez en lumière
00:18:44quand vous dites tout en œuvre ?
00:18:46Oui, tout en œuvre,
00:18:46c'est les parts celles, par exemple.
00:18:48C'est l'enfant à qui,
00:18:49chez qui on constate, par exemple,
00:18:50qu'il y a des insuffisances
00:18:51dans certaines disciplines
00:18:52ou bien qu'il y a développé
00:18:53des compétences artistiques, par exemple.
00:18:55On va l'orienter.
00:18:57L'autre, il va aller ça
00:18:58qui est juste à côté de vous ici.
00:19:00L'enfant, par exemple,
00:19:00qui est talentueux au sport,
00:19:02on va développer le sport d'études,
00:19:03par exemple,
00:19:04qui a fait le sport.
00:19:05Mais il faudrait qu'on lui
00:19:06en donne l'occasion.
00:19:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:19:08M. le ministre met vraiment,
00:19:09j'allais dire,
00:19:10le boucher double
00:19:10pour qu'on travaille le sport,
00:19:12on puisse galvaniser nos enfants
00:19:14et trouver des meilleurs talents.
00:19:15M. le directeur,
00:19:16je veux revenir sur la question
00:19:17des enseignants.
00:19:18Vous les avez recrutés en urgence,
00:19:20vous en parliez tout à l'heure.
00:19:22Recruiter ces enseignants-là
00:19:23est une chose,
00:19:24mais les former en est une autre.
00:19:27Est-ce qu'on peut garantir
00:19:28que tous ces recrutements exceptionnels
00:19:31ne se feront pas
00:19:31au détriment de la qualité ?
00:19:33Non, je peux vous rassurer.
00:19:35Je peux vous rassurer,
00:19:37chère Rami.
00:19:38Alors, ces recrutements,
00:19:39ce sont les meilleurs d'abord.
00:19:41Ces concours-là,
00:19:41si vous voyez un peu
00:19:42comment ça se passe,
00:19:43ce sont des concours très sélectifs.
00:19:45Si on dit le nombre de places
00:19:46et le nombre de candidats,
00:19:48vous n'allez pas croire.
00:19:49Dites-nous.
00:19:49Ça veut dire qu'il y a
00:19:50beaucoup de jeunes gens
00:19:52qui ont la formation requis,
00:19:53qui ont les diplômes requis
00:19:54et qui cherchent à travailler,
00:19:55qui cherchent à enseigner.
00:19:56Alors, quand nous faisons la sélection,
00:19:57on comprend les meilleurs
00:19:58parmi les meilleurs,
00:19:59ils sont formés.
00:20:00Et formés par qui ?
00:20:01Par des professionnels.
00:20:03Nous avons chez nous
00:20:04l'inspection générale.
00:20:05Formés où ?
00:20:05En Côte d'Ivoire ?
00:20:06En Côte d'Ivoire, ici.
00:20:07Il y en a, on en a formés.
00:20:09Ceux qui étaient à EBMP,
00:20:11n'est-ce pas,
00:20:11étaient formés.
00:20:12C'était ceux des mathématiques.
00:20:13Ils étaient formés
00:20:14par des professionnels.
00:20:15Quand je dis professionnels,
00:20:16il y a des inspecteurs généraux.
00:20:17Il y a également
00:20:17les plus anciens.
00:20:18Il y a également
00:20:19la Société Mathématique
00:20:20de Côte d'Ivoire
00:20:20avec le procès Saloui Touré
00:20:21qui a mis, n'est-ce pas,
00:20:22à la disposition
00:20:23du ministère d'éducation nationale.
00:20:24N'est-ce pas,
00:20:25ses collaborateurs
00:20:25du procès Saloui Touré
00:20:26pour venir former
00:20:27les enseignants ?
00:20:28Et croyez-moi,
00:20:29ils ont eu
00:20:29des très, très bonnes notes.
00:20:30Et parmi ces jeunes gens,
00:20:32il y en a qui ont des diplômes
00:20:32qui sont des docteurs
00:20:33dans leur discipline
00:20:34et qui sont venus
00:20:35pour enseigner.
00:20:36Ça veut dire qu'il y avait
00:20:37un manque,
00:20:38mais il y avait également
00:20:39que ces jeunes gens
00:20:39avaient envie de travailler.
00:20:40Il fallait seulement
00:20:41leur tendre la perche.
00:20:42D'accord.
00:20:42Donc, il y a un problème
00:20:43d'employabilité
00:20:44qui est réglé également.
00:20:45Vous avez tout à fait trouvé.
00:20:47Alors, le ministère
00:20:48demande aux enseignants
00:20:49d'être ponctuels,
00:20:51d'être assidus
00:20:51et exigeants.
00:20:53Là, ce que je veux savoir,
00:20:54c'est est-ce que
00:20:56l'administration
00:20:57elle-même
00:20:57est suffisamment
00:20:59exigeante
00:21:01envers les conditions
00:21:02de travail
00:21:03qu'elle offre
00:21:04à ces enseignants-là
00:21:05à qui elles demandent
00:21:06toutes ces valeurs ?
00:21:07Mais on dit souvent
00:21:08que la plus belle femme
00:21:09ne peut donner
00:21:09que ce qu'elle a.
00:21:11Mais en Côte d'Ivoire,
00:21:12nous donnons,
00:21:13n'est-ce pas,
00:21:13j'allais dire,
00:21:14le meilleur cadre de travail
00:21:15à nos enseignants.
00:21:16C'est vrai qu'il ne faut pas
00:21:17refaire.
00:21:17Il ne faut pas refaire.
00:21:18Et c'est l'une des préoccupations
00:21:20de M. le ministre.
00:21:21Quand M. le ministre
00:21:22est arrivé,
00:21:23il a fait tout à l'heure
00:21:23pour ne pas me répéter,
00:21:25il a fait l'état des lieux,
00:21:26il a fait une évaluation
00:21:27et il a dit
00:21:28qu'il faut améliorer
00:21:29les conditions
00:21:29de travail des enfants.
00:21:30Et c'est ce qu'il est
00:21:31en train de faire.
00:21:31Voyez-vous,
00:21:33il rencontre des partenaires.
00:21:35Tous les jours,
00:21:35M. le ministre
00:21:36rencontre des partenaires.
00:21:37Dernièrement,
00:21:38il a rencontré,
00:21:38je ne dirais pas,
00:21:39pour ne pas faire
00:21:39des publicités
00:21:40et des banques
00:21:41qui sont venues vers lui.
00:21:42Et à ces banques-là,
00:21:43il leur demande
00:21:43qu'est-ce que
00:21:44vous pouvez faire
00:21:44pour mes enseignants ?
00:21:45Aujourd'hui,
00:21:52Il a dit
00:21:53qu'il ne voudrait pas
00:21:55que les enseignants
00:21:56aient peur d'aller au nord.
00:21:58Très souvent,
00:21:59quand il dit
00:21:59à un enseignant
00:22:00« Vous allez à Saint-Martin-Guy-là
00:22:01ou vous allez à Mélignan »,
00:22:02il a la crainte.
00:22:03Pourquoi ?
00:22:04M. le ministre,
00:22:04non, tout ça,
00:22:05c'est la Côte d'Ivoire.
00:22:06Mais d'abord,
00:22:06pourquoi ?
00:22:07Parce qu'on ne leur a pas
00:22:08donné un bruit
00:22:09où ils se sentiront bien.
00:22:11S'il y a un cadre,
00:22:13si on leur offre des cadres,
00:22:15c'est-à-dire
00:22:15qu'ils ont des maisons,
00:22:16ils ont tout ce qu'il faut
00:22:16sur place,
00:22:17mais ils n'en viront personne.
00:22:18Ils auront d'ailleurs
00:22:19à cœur joie,
00:22:20région d'un poste.
00:22:21Donc, lui,
00:22:21il se lance ce défi,
00:22:22c'est de faire des maisons,
00:22:24de faire en sorte
00:22:25que l'enseignant qui va
00:22:26dans les confins
00:22:27de la Côte d'Ivoire
00:22:27soit à l'aise.
00:22:28Et pour qu'il soit à l'aise,
00:22:29il faut qu'il y ait un habitat.
00:22:30Et l'habitat,
00:22:31ça doit être un habitat
00:22:32qui donne envie.
00:22:33Voyez-vous,
00:22:34c'est pour sourire un peu,
00:22:35la plupart des enseignants
00:22:36qui vont,
00:22:37quand ils sont mariés,
00:22:38souvent,
00:22:39il y a le divorce.
00:22:39Pourquoi ?
00:22:39Parce que la femme
00:22:40ne veut pas les suivre.
00:22:41Quand elle arrive,
00:22:41il n'y a pas de maison.
00:22:43Il n'y a même pas,
00:22:43c'est à peine s'il y a
00:22:44les commodités.
00:22:45Alors qu'il faut,
00:22:46le monsieur le ministre,
00:22:47si on met tout ça
00:22:47à la disposition
00:22:47de l'enseignant qui arrive,
00:22:49vous allez voir
00:22:49qu'il va rester.
00:22:50Et aujourd'hui,
00:22:50c'est quoi l'état des lieux
00:22:51concernant cette question
00:22:53du logement
00:22:53à l'intérieur du pays ?
00:22:54Oui, c'est ce que je suis
00:22:56en train de dire tout à l'heure,
00:22:56que le monsieur le ministre
00:22:57est en train de faire
00:22:57des messes de pieds
00:22:58pour de sorte que
00:23:00ces partenaires-là
00:23:01puissent offrir
00:23:02des logements.
00:23:02Et nous sommes sur la bonne voie.
00:23:04Alors, on reste toujours
00:23:05avec les enseignants.
00:23:06J'aimerais savoir
00:23:06si jamais un enseignant
00:23:09est absent
00:23:10dans l'école
00:23:11dans laquelle il est affecté,
00:23:12c'est quoi les sanctions
00:23:13à son endroit ?
00:23:14Bon, d'abord,
00:23:15il faut passer
00:23:16par la sensibilisation.
00:23:18Vous savez,
00:23:18je n'aime pas trop
00:23:18parler des sanctions.
00:23:19C'est vrai,
00:23:19les sanctions,
00:23:19c'est la dernière.
00:23:21Je vais dire,
00:23:23comme on le dit trivialement,
00:23:25en Afrique,
00:23:26c'est la chicote.
00:23:27Alors, vous savez
00:23:27qu'on dit souvent
00:23:29que la peur du gendarme
00:23:30est le début de la sagesse.
00:23:32Vous savez,
00:23:32c'est pour cela tout à l'heure,
00:23:33j'ai attiré l'attention
00:23:34des uns et des autres,
00:23:34surtout des chefs d'établissement.
00:23:37Les chefs d'établissement.
00:23:38Si vous-même,
00:23:38vous êtes à l'heure,
00:23:39si vous êtes chef d'établissement,
00:23:39vous êtes à l'heure,
00:23:41que vous, n'est-ce pas,
00:23:42vous avez un règlement intérieur,
00:23:43vous allez voir,
00:23:44par votre comportement,
00:23:45les anciens, eux-mêmes,
00:23:46viendront au travail.
00:23:47Mais si le chef n'est pas là,
00:23:49c'est à croire que
00:23:49les uns et les autres
00:23:50prennent des libertés
00:23:51par rapport aux heures de travail.
00:23:53Donc, il faut d'abord
00:23:53commencer par là.
00:23:54Que le chef donne
00:23:55le bon exemple.
00:23:56Que nos chefs qui sont là
00:23:57soient à l'heure
00:24:00et demandent par les actes
00:24:01à ce qu'on suive
00:24:02c'est qu'ils sont en train de faire.
00:24:03Il ne faut pas seulement
00:24:04de parler,
00:24:04il suffit de faire.
00:24:06Et c'est après,
00:24:06maintenant,
00:24:07s'il y a certains
00:24:07qui ne comprenaient pas du tout,
00:24:08alors on peut prendre des sanctions.
00:24:09Vous savez,
00:24:10il y a le statut général
00:24:10de la fonction publique
00:24:11qui s'impose à tout le monde.
00:24:12D'accord.
00:24:12Vous ne vous souvenez pas au travail,
00:24:13mais écoutez,
00:24:14vous allez en payer le prix.
00:24:15Alors, à l'inverse,
00:24:16à l'inverse,
00:24:16lorsqu'un enseignant
00:24:18de son côté
00:24:19est exemplaire,
00:24:20c'est quoi ?
00:24:21Ah oui, la décoration,
00:24:22par exemple.
00:24:22On peut faire le système,
00:24:22justement,
00:24:23pour le malauriser.
00:24:24chers amis,
00:24:25d'abord,
00:24:26je vais vous dire quelque chose.
00:24:27Je le dis par expérience.
00:24:28Et je dis ça souvent
00:24:29aux enseignants.
00:24:30Je dis ça souvent
00:24:30aux enseignants.
00:24:31Pourquoi ?
00:24:32N'attendez pas trop de l'État
00:24:33quand vous faites bien
00:24:34votre travail.
00:24:36J'ai, moi-même,
00:24:37pour ne pas parler de moi,
00:24:39j'ai eu à former
00:24:40plusieurs chefs
00:24:41de circonscription,
00:24:42plusieurs inspecteurs
00:24:42de lancement
00:24:43pré-scolaire et primaire.
00:24:44Et je leur ai dit
00:24:44quand je les formais,
00:24:45n'attendez pas trop de l'État.
00:24:48Comme le disait
00:24:49Martin Luther King,
00:24:50si vous êtes un ouvrier,
00:24:51soyez le meilleur ouvrier
00:24:52qu'il soit.
00:24:53Si vous êtes un enseignant,
00:24:54soyez le meilleur enseignant
00:24:55qu'il soit.
00:24:56La satisfaction,
00:24:56elle est d'abord morale.
00:24:57C'est pour nous-mêmes.
00:24:58Vous, personnellement,
00:24:59vous n'entendez rien de l'État ?
00:25:00Non, non, vous...
00:25:01Non, non, pas du tout.
00:25:02Pas du tout.
00:25:03Je n'entends rien de l'État.
00:25:04J'ai fait mon travail correctement
00:25:05et ça me suffit.
00:25:06Ça suffit à mon bonheur.
00:25:07Je vous donne un exemple.
00:25:08L'enseignant,
00:25:09je vous ai dit
00:25:09sa première richesse,
00:25:10je vous ai dit tout à l'heure
00:25:11que le ministre
00:25:11était dans un avion.
00:25:12Et quand son élève
00:25:14est venu dire bonjour,
00:25:15il lui a dit quoi ?
00:25:15Mais j'ai travaillé pour vous,
00:25:16pour que vous soyez là.
00:25:18Et c'est de la satisfaction
00:25:19du ministre.
00:25:19Et ça va être pareil
00:25:20pour tous les enseignants.
00:25:21Moi, par exemple,
00:25:21quand je passe,
00:25:23je passe mon chemin
00:25:24et qu'un enfant
00:25:24que j'ai eu
00:25:25vient de 20 mois,
00:25:26ah, monsieur,
00:25:27vous m'avez enseigné
00:25:28en telle classe,
00:25:29mais il n'y a pas plus
00:25:30de grande joie
00:25:30que celle-là.
00:25:31Je le vois.
00:25:32Qu'est-ce que vous devenez, monsieur ?
00:25:33Ah non, je suis responsable
00:25:34d'une telle société.
00:25:34Je suis heureux.
00:25:35Ça, c'est ma récompense.
00:25:37Maintenant, si l'État...
00:25:38L'État ne peut pas
00:25:38récompenser tout le monde,
00:25:39l'État en sélectionne.
00:25:40Si on vous donne
00:25:40une médaille,
00:25:41mais c'est tant mieux.
00:25:42Si on ne vous en donne pas,
00:25:43soyez fiers.
00:25:44Vous avez participé,
00:25:45n'est-ce pas,
00:25:45à l'échauffe d'âge
00:25:46de l'ivoirien.
00:25:48Et ça, il n'y a pas
00:25:48de satisfaction
00:25:49plus grande que celle-là.
00:25:50Et justement,
00:25:51pour participer
00:25:53à la valorisation
00:25:54de tous ces enseignants
00:25:56sur le territoire national,
00:25:58pour promouvoir
00:26:00l'étude
00:26:01de tous les enfants,
00:26:02il faut des manuels scolaires.
00:26:03C'est la question
00:26:04qu'on va aborder
00:26:04parce que justement,
00:26:05il y a une réforme
00:26:06au cœur de ces manuels-là.
00:26:08Le ministère a annoncé
00:26:10une liste nationale
00:26:11de manuels scolaires
00:26:12et supports didactiques
00:26:13pour cette année scolaire
00:26:152026-2027.
00:26:16Et l'objectif,
00:26:17dit-on,
00:26:18c'est l'un des manuels
00:26:21uniques par discipline
00:26:22et par niveau.
00:26:23Alors, pourquoi cette réforme
00:26:24pour 2026-2027 ?
00:26:26Je crois que cette réforme
00:26:27est salutaire.
00:26:29Elle est arrivée
00:26:29au bon moment.
00:26:31Voyez-vous,
00:26:32ce sont les parents
00:26:33d'élèves eux-mêmes
00:26:34qui se plaignaient
00:26:34les années antérieures.
00:26:36On a trop de livres.
00:26:37Mes enfants sont à l'école.
00:26:39Celui qui est au CED
00:26:39ne peut même pas
00:26:40donner son ouvrage
00:26:41à celui qui est au CED.
00:26:42Et vous comprenez,
00:26:43les parents se plaignaient.
00:26:44Le ministre est arrivé
00:26:46et je reviens encore là-dessus
00:26:47quand il a vu,
00:26:47il a dit,
00:26:48attention,
00:26:49faisons un manuel unique.
00:26:51De sorte que celui
00:26:52qui est au CED
00:26:53puisse donner son livre
00:26:54à son cadet.
00:26:55Et vous allez voir
00:26:56que le livre soit
00:26:57bien confectionné.
00:26:58Vous savez,
00:26:59à notre époque,
00:27:00un livre là,
00:27:00ça peut faire 10 ans.
00:27:01Vous allez toucher
00:27:02la couverture,
00:27:03mon Dieu,
00:27:04vous savez,
00:27:05c'est un peu dur
00:27:05comme ça la main.
00:27:06C'est ça,
00:27:07le livre.
00:27:08Donc,
00:27:08M. le ministre
00:27:09s'appelait les éditeurs
00:27:09et il a donné sa vision,
00:27:11il a fait partager sa vision.
00:27:12Un manuel unique.
00:27:14De sorte que,
00:27:15voyez-vous nous,
00:27:15à notre époque,
00:27:16à notre époque,
00:27:17il y avait un seul livre
00:27:18qu'on appelait
00:27:18le livre unique
00:27:19de l'écolier africain.
00:27:21Et c'était ce livre-là
00:27:22au CP1,
00:27:22au CP2,
00:27:23à tous les niveaux.
00:27:25Quelques années,
00:27:25c'est les années plus tard
00:27:26que ça a changé.
00:27:27M. le ministre a dit,
00:27:27non,
00:27:28il faut qu'on revienne
00:27:28à cette époque-là
00:27:30où il y a un seul livre.
00:27:31Imaginez un seul instant,
00:27:32cher ami,
00:27:33qu'il y ait une floraison
00:27:34de livres.
00:27:35Et un enfant
00:27:37part, par exemple,
00:27:37au bac,
00:27:38n'est-ce pas,
00:27:38à l'oral,
00:27:39à l'oral d'un examen.
00:27:41Et il y a un...
00:27:41Il faut qu'il y ait
00:27:42une floraison de livres.
00:27:43Le professeur,
00:27:44lui,
00:27:45il a étudié son livre
00:27:45et c'est ce livre-là
00:27:46qu'on vous tend.
00:27:47Or,
00:27:47l'élève n'a pas étudié
00:27:48ce livre-là.
00:27:49Et c'est dans ce livre-là,
00:27:50à travers ce livre-là,
00:27:50qu'on va lui poser des questions.
00:27:52Ça,
00:27:52qu'est-ce que vous voulez
00:27:53qu'on en dise ?
00:27:56Ça,
00:27:57il faut ça.
00:27:58Il y a un livre unique.
00:27:59Tout le monde va étudier
00:27:59ce livre-là.
00:28:00Et quand vous posez des questions,
00:28:01vous pouvez répondre aisément.
00:28:02Et c'est bien pour les enseignants
00:28:03et pour les élèves aussi.
00:28:04Ça veut dire concrètement
00:28:06que ça signifie que désormais,
00:28:09enfin,
00:28:09un établissement public
00:28:10comme privé
00:28:11ne pourra plus imposer
00:28:12aux parents
00:28:13un manuel,
00:28:15qu'est-ce que le ministère
00:28:17met en place,
00:28:17justement,
00:28:18pour faire respecter
00:28:19non seulement
00:28:20cette règle
00:28:20et comment
00:28:22est-ce qu'il gère
00:28:23la situation
00:28:23au niveau de tous
00:28:24ces établissements publics
00:28:25et privés,
00:28:26justement,
00:28:26qui contribuent
00:28:27à la floraison.
00:28:28mais la réponse
00:28:29de votre question,
00:28:31c'est la nomenclature
00:28:32de notre ministère.
00:28:33On a une inspection générale.
00:28:35Le rôle de l'inspection générale,
00:28:36c'est de contrôler.
00:28:37Quand on prend des mesures,
00:28:37c'est d'aller voir sur le terrain
00:28:38si ces mesures
00:28:39sont correctement exécutées.
00:28:41Donc,
00:28:41nous serons partout
00:28:41sur le terrain
00:28:42pour voir effectivement
00:28:42si cette mesure
00:28:43qui a été mise en œuvre là
00:28:44est exécutée
00:28:45par nos collaborateurs.
00:28:47Si jamais ça ne s'est pas respecté
00:28:48les questions.
00:28:48Ah non, non, non,
00:28:49ça doit être...
00:28:49Non, non, non,
00:28:50ne pensez toujours pas
00:28:51prendre si ça n'est pas respecté.
00:28:56Il faut que ce soit respecté.
00:28:58Et pour ce que soit respecté,
00:28:59nous serons sur le terrain.
00:29:00Quand on nous voit sur le terrain
00:29:01qu'on est en train de contrôler,
00:29:02vous allez voir que les gens
00:29:03vont suivre.
00:29:03Mais justement,
00:29:04si ce n'est pas respecté,
00:29:05qu'est-ce qu'il y aura comme...
00:29:06Ah, il y aura des sanctions,
00:29:07cher ami.
00:29:07Mais qu'il y aura des sanctions.
00:29:08Est-ce qu'on ferme un établissement ?
00:29:08Ah oui, on va fermer
00:29:09l'établissement par exemple.
00:29:10D'accord.
00:29:10Ou bien si c'est un établissement public,
00:29:12mais vous qui êtes le chef d'établissement,
00:29:13vous allez en payer le prix.
00:29:14Ah, vous allez en payer le prix.
00:29:15Est-ce qu'on est capable
00:29:16de contrôler tous les établissements
00:29:17sur l'ensemble du territoire national ?
00:29:19Monsieur le directeur.
00:29:20Pour parler un peu trivialement,
00:29:21nous sommes là pour ça.
00:29:23Sans contrôle, sans suivi,
00:29:24ce n'est pas la peine
00:29:25de prendre une mesure.
00:29:25Si jamais vous n'arrivez pas
00:29:26dans un établissement,
00:29:27on va y arriver.
00:29:28Qu'un élève est témoin
00:29:30de ce qu'on vend des livres
00:29:31dans son établissement,
00:29:32qu'est-ce qu'il y a
00:29:33à poser comme action ?
00:29:34Il y a des numéros verts.
00:29:35Le numéro vert,
00:29:37je peux vous dire déjà
00:29:38que vous pouvez même prendre
00:29:39moi mon numéro,
00:29:40si vous voulez bien.
00:29:42Je me permets de vous donner
00:29:43ce numéro-là
00:29:44si ça ne vous gêne pas.
00:29:45Allez-y,
00:29:45c'est pour les spectateurs.
00:29:46Le 0707 22 55 91,
00:29:49vous pouvez nous appeler.
00:29:50Vous pouvez nous appeler
00:29:51ou il y a la direction
00:29:51des écoles, lycées et collèges.
00:29:53Vous avez notre site internet.
00:29:55Vous avez également
00:29:55le site internet
00:29:56du ministère de l'éducation nationale.
00:29:58Vous avez le site internet
00:29:59de la DERC.
00:29:59Vous pouvez nous joindre
00:30:00à tout le monde.
00:30:00La DERC, c'est la direction
00:30:01des écoles, lycées et collèges.
00:30:02Je voudrais en finir avec.
00:30:03Je vous dis simplement
00:30:04que pourquoi j'ai foi
00:30:05en ce que ça sera respecté ?
00:30:07C'est un livre unique.
00:30:08Normalement,
00:30:08ça ne doit pas déranger
00:30:08ça doit arranger tout le monde.
00:30:10Qu'il y ait un livre unique,
00:30:11et les enseignants.
00:30:13Voyez-vous, chers amis,
00:30:14il y a des enseignants eux-mêmes,
00:30:15comme il y avait
00:30:16une fouleur de livres,
00:30:17qui n'appréhendaient pas
00:30:18le contenu des livres,
00:30:19qui avaient peur d'enseigner
00:30:20parce qu'ils ne comprennent pas.
00:30:22Ou bien, dans un établissement,
00:30:23le livre qu'ils ont...
00:30:24Je prends un exemple.
00:30:25Vous avez le centre de formation
00:30:26pédagogique,
00:30:27l'ECAFOP.
00:30:28Dans l'ECAFOP,
00:30:30si vous avez plusieurs livres
00:30:31au programme,
00:30:32vous enseignez,
00:30:33vous montrez un ouvrage,
00:30:34un élève,
00:30:35et arrivez sur le terrain,
00:30:36dans son école,
00:30:36c'est un autre ouvrage,
00:30:37il y a là-bas.
00:30:37Mais il sera perdu.
00:30:39Donc, un seul livre,
00:30:40c'est bon pour l'enseignant déjà,
00:30:41et l'élève également,
00:30:43c'est bon.
00:30:43Également, c'est bon
00:30:44pour les parents d'élèves aussi.
00:30:45Vous présentez ce manuel unique
00:30:46comme étant une mesure d'équité,
00:30:48mais comment est-ce qu'on arrive
00:30:49à garantir que chaque élève
00:30:51aura effectivement
00:30:53son manuel en classe,
00:30:54et pas seulement
00:30:55que le manuel figure
00:30:56sur cette liste officielle ?
00:30:59Alors, déjà,
00:30:59les libraires sont tout à fait d'accord,
00:31:01les éditeurs.
00:31:02Monsieur le ministre
00:31:03a invité tous les éditeurs,
00:31:04et ils se sont entendus
00:31:05que c'est le livre
00:31:07qui est au programme.
00:31:08Il y a déjà une liste
00:31:09qui est sortie,
00:31:11et qui est en possession
00:31:12de tous les éditeurs,
00:31:13et ce sont ces livres-là
00:31:13qui doivent être dans les écoles.
00:31:15Et on a fait une publicité,
00:31:16j'allais,
00:31:17une communication
00:31:18autour de ces livres-là.
00:31:19Dans toutes les écoles,
00:31:20ce sont ces manuels-là
00:31:21qui seront au programme.
00:31:22Et justement,
00:31:23que de l'enseignement manuel,
00:31:24alors ?
00:31:26Qui sont encore
00:31:26dans les librairies ?
00:31:27Non.
00:31:28Qui ne figurent pas
00:31:29sur la nouvelle liste ?
00:31:30Non, non, non.
00:31:31Ce qui est important,
00:31:32c'est la nouvelle liste.
00:31:33Les enseignement manuels,
00:31:34si vous voulez,
00:31:34vous pouvez les consulter
00:31:35à titre de choses.
00:31:37Il y a des librairies,
00:31:37il y a des bibliothèques
00:31:38dans les établissements.
00:31:39Et à titre, peut-être,
00:31:40si vous voulez renforcer
00:31:41vos capacités,
00:31:41vous voulez peut-être lire.
00:31:42Mais aujourd'hui,
00:31:43il y a une sélection
00:31:44de ces livres-là.
00:31:45Le ministère n'a rien prévu
00:31:47pour les mesures.
00:31:47Ce qui concerne les mesures
00:31:48d'accompagnement
00:31:49à l'endroit des libraires ?
00:31:50Non, ça,
00:31:51je ne voulais pas rentrer
00:31:51dans ce domaine.
00:31:53Non, non, je vais y entrer.
00:31:54Mais je vous dis simplement
00:31:55que les libraires,
00:31:56sous mes permets d'expression,
00:31:57sont les hommes d'affaires.
00:31:58Ce sont les hommes d'affaires.
00:32:00Ils ont prévu, peut-être,
00:32:01nous, on leur a dit,
00:32:02on les a approchés
00:32:02pour leur dire attention.
00:32:03D'abord, l'avenir du pays.
00:32:04Il y a l'avenir du pays
00:32:05qui est en jeu.
00:32:06Est-ce que c'est pour ceux-là
00:32:07qu'ils doivent assister
00:32:08à des pertes importantes
00:32:10de tous leurs stocks ?
00:32:11Mais s'il vous plaît,
00:32:13l'avenir d'un pays
00:32:14est beaucoup plus
00:32:15que ce que vous allez perdre.
00:32:16Imaginez un seul instant
00:32:17avec cette fouleur raison
00:32:18des livres.
00:32:19Et qu'on enseigne peut-être
00:32:20du faux et puis
00:32:21nos enfants n'arrivent pas.
00:32:23Vous, personnellement,
00:32:23à la place des libraires,
00:32:24ça ne vous aurait rien dit ?
00:32:26Non, j'arrive.
00:32:27Je suis en train de détailler
00:32:28un peu mon argumentaire.
00:32:30Je vous dis que,
00:32:30dans un pays,
00:32:31on ne joue pas
00:32:32avec l'avenir des enfants.
00:32:34On ne joue pas
00:32:35avec l'avenir des enfants.
00:32:36Nous avons vu
00:32:36qu'il y avait une fouleur
00:32:37raison des livres.
00:32:38Aujourd'hui,
00:32:39on tirait un peu.
00:32:40Ah oui, Adia sur nos enfants,
00:32:41ils ne savent pas lire,
00:32:42ils ne savent pas écrire, etc.
00:32:43On s'est dit, c'est quoi ?
00:32:44On a trop de livres.
00:32:45Prenons un seul.
00:32:46Mais si on dit
00:32:47de prendre un seul,
00:32:48c'est dans l'intérêt supérieur
00:32:49du système éducatif ivoirien.
00:32:51C'est clair qu'on comprend.
00:32:51Le businessman,
00:32:52si vous voulez bien,
00:32:53le businessman,
00:32:54ceux-là.
00:32:55Mais à la limite,
00:32:56à la limite,
00:32:57ils doivent comprendre
00:32:59que par rapport
00:33:00à l'avenir des enfants,
00:33:01il faut privilégier,
00:33:03n'est-ce pas ?
00:33:03J'allais dire
00:33:04l'optimisation du système éducatif
00:33:05par rapport à ce que moi,
00:33:06je gagne.
00:33:07Et puis,
00:33:08ils ne perdent pas.
00:33:09Pourquoi ?
00:33:09Parce que c'est le livre unique.
00:33:11Mais qui d'édite ?
00:33:12Ce sont les éditeurs.
00:33:13On leur a donné l'occasion,
00:33:14n'est-ce pas,
00:33:15d'éditer.
00:33:15Chacun est venu prendre
00:33:16la portion
00:33:17qu'il lui fallait
00:33:18et puis il va éditer
00:33:19par niveau.
00:33:20Sauf que la décision,
00:33:22elle est tombée.
00:33:23Il y a eu forcément
00:33:25des manuels
00:33:25déjà sortis.
00:33:27Je veux savoir
00:33:27est-ce que le ministère
00:33:29en a parlé
00:33:29avec les libraires
00:33:30sur l'institut
00:33:31de ces différends ?
00:33:32Qu'est-ce qu'il en est
00:33:33concrètement ?
00:33:34Moi, je voulais dire
00:33:34qu'on ne peut pas faire
00:33:35des omelettes
00:33:35sans casser les oeufs.
00:33:36Il faut faire
00:33:37la part des choses.
00:33:38Et j'allais dire
00:33:41sur choses,
00:33:43sur Robit,
00:33:43déjà sur Robit,
00:33:44c'est l'intérêt
00:33:45des enfants.
00:33:46D'accord.
00:33:46Nous avons privilégié
00:33:47l'intérêt des enfants
00:33:48par rapport à ce que peut
00:33:49gagner un libraire
00:33:50ou bien l'éditeur.
00:33:52Il faut qu'on fasse le choix.
00:33:53Est-ce que vous voulez
00:33:54que dans notre pays,
00:33:55parce qu'on veut
00:33:55que des hommes d'affaires
00:33:58aient des revenus
00:33:58substantiels,
00:33:59il faut sacrifier
00:34:00l'avenir de nos enfants ?
00:34:00Je dirais non.
00:34:02Nous avons privilégié
00:34:03l'avenir des enfants
00:34:04parce qu'avec un livre unique,
00:34:06on gagnera beaucoup plus.
00:34:07Et vous allez voir,
00:34:08vous allez voir aujourd'hui
00:34:10que les enfants,
00:34:11les professeurs
00:34:12et pratiquement
00:34:13tout le système éducatif
00:34:14vont s'en porter mieux.
00:34:15Monsieur Zamblé,
00:34:17on va aborder la question
00:34:18des tenues scolaires,
00:34:19des coiffures
00:34:20et de la discipline
00:34:21parce que le ministère,
00:34:22on le sait,
00:34:23renforce les règles
00:34:24relatives à l'apparence
00:34:25des élèves.
00:34:27Ma question,
00:34:27c'est pourquoi
00:34:28avoir jugé nécessaire
00:34:29de réglementer davantage
00:34:31la tenue de ces élèves-là ?
00:34:33Merci.
00:34:35Vous ne trouvez pas
00:34:36qu'il fallait quand même
00:34:37y arriver ?
00:34:39Moi, je pense que oui.
00:34:40Regardez un peu
00:34:41les jupes des jeunes filles.
00:34:42Ça traîne pratiquement.
00:34:43Je tiens à préciser
00:34:44que vous avez choisi
00:34:45précisément 11 cm
00:34:46au-dessus de la cheville
00:34:48pour la longueur de la jupe.
00:34:50Sur quelle étude,
00:34:51dans quel cadre,
00:34:52dans quel critère pédagogique
00:34:54ou pratique
00:34:54repose cette décision ?
00:34:58Je souris parce que
00:34:58vous avez sorti
00:34:59le terme pédagogique
00:35:00pour rien que pour
00:35:01cette mesure-là.
00:35:02Non, non, non.
00:35:03Soyons sérieux.
00:35:04Disons simplement
00:35:05que déjà 11 cm,
00:35:06c'est ce qui a lieu
00:35:07dans les lycées techniques.
00:35:08Cette mesure a déjà lieu
00:35:09dans les lycées techniques.
00:35:10Les jupes des filles
00:35:11qui sont dans les lycées techniques,
00:35:12c'est 11 cm.
00:35:13Nous sommes alignés.
00:35:14Nous sommes aujourd'hui
00:35:15ministères,
00:35:16n'oubliez pas,
00:35:17de l'éducation nationale,
00:35:18de l'album et de l'enseignement technique.
00:35:20Ce qui a lieu déjà ailleurs
00:35:21et qui est bien
00:35:22et qui a précisé de tous,
00:35:23pourquoi ne pas l'étendre à tous ?
00:35:25Nous avons simplement pris
00:35:26ce qui est au lycée technique,
00:35:2711 cm,
00:35:27pour généraliser.
00:35:29C'est aussi simple que ça.
00:35:29Et pour les garçons ?
00:35:31Et pour les garçons,
00:35:31il y a un circulaire
00:35:32qui est sorti il y a quelques jours,
00:35:35un qui a été signé de mémé,
00:35:36il y a quelques jours,
00:35:37pour dire simplement
00:35:38qu'on ne veut plus
00:35:38de taille basse, par exemple.
00:35:40D'accord.
00:35:40On ne veut plus de taille basse,
00:35:41on ne veut pas
00:35:41des pantalons trop serrés
00:35:43ou moulants,
00:35:44on ne veut pas
00:35:44ce que nous appelons
00:35:45trivialement les bas sautés,
00:35:46etc.
00:35:47Il faut réglementer.
00:35:48Comment on parle
00:35:49de tout ça sur le terrain ?
00:35:50Nous avons les éducateurs,
00:35:52nous avons les enseignants
00:35:53et puis nous avons
00:35:53les parents d'élèves.
00:35:56Cher ami,
00:35:56je crois que,
00:35:57je l'ai dit,
00:35:59il y a des élèves
00:36:00qui ont porté des failles
00:36:01mais c'est pour cela
00:36:01qu'il faut les interpeller.
00:36:03L'école n'est pas
00:36:04en dehors de la société.
00:36:05On dit bien
00:36:06éducation nationale.
00:36:06On éduque.
00:36:07Et pour l'éducateur,
00:36:08nous ne sommes pas seuls.
00:36:09Parce que l'enfant,
00:36:10quand il quitte l'école,
00:36:10il va à la maison.
00:36:11Il faut qu'on soit à deux.
00:36:13Nous sommes dans un navire,
00:36:14j'aime le dire.
00:36:15Le système éducatif est ainsi,
00:36:16c'est comme ça que moi
00:36:17je fais l'image.
00:36:18On est dans un navire.
00:36:19Si le chavire,
00:36:19on sera tous dans l'eau.
00:36:20Et s'il va à bon port,
00:36:21ce serait mieux
00:36:22pour notre système éducatif.
00:36:23Est-ce qu'un élève
00:36:25qui n'oublie pas
00:36:26toutes ces règles
00:36:27peut mériter le renvoi
00:36:28par exemple ?
00:36:29Alors,
00:36:29voilà ce qu'il faut faire.
00:36:31Il ne faut pas renvoyer
00:36:32du coup l'enfant.
00:36:33Parce que nous avons
00:36:34la loi
00:36:35sur la scolarisation.
00:36:36La loi nous dit
00:36:38que la scolarisation
00:36:39est obligatoire
00:36:39de 6 à 16 ans.
00:36:41Si vous renvoyez un enfant,
00:36:42c'est que vous allez
00:36:42contre la loi.
00:36:43Il faut tout faire
00:36:44pour retenir cet enfant-là,
00:36:45mais il faut le sensibiliser.
00:36:47Il faut faire en sorte
00:36:48qu'il faut mettre
00:36:48ces enfants-là
00:36:49sur la droite ligne.
00:36:50Vous savez,
00:36:50ce sont les faiseurs
00:36:51qui disent
00:36:51« Personne n'est criminel ».
00:36:53Mais c'est la société
00:36:53qui le rend criminel.
00:36:54Donc faisons en sorte
00:36:55cette société-là,
00:36:56nous tous,
00:36:57nous sommes membres
00:36:57de cette société-là,
00:36:58faisons en sorte
00:36:59qu'il n'y ait pas
00:36:59de criminel,
00:37:00qu'il n'y ait pas
00:37:00de déviationniste.
00:37:01On peut récupérer
00:37:02ces enfants-là,
00:37:03mais par la pédagogie.
00:37:05Le ministère décide
00:37:07d'imposer un manuel unique
00:37:09pour toutes les écoles
00:37:10en ce qui concerne
00:37:11l'éducation nationale.
00:37:13Mais quelle est sa vision
00:37:14dans le cadre
00:37:15des coiffures
00:37:16des différents élèves ?
00:37:17Il y a des établissements
00:37:19privés dans lesquels
00:37:20on peut voir des élèves
00:37:21aller avec beaucoup
00:37:22de cheveux
00:37:22comme un afro,
00:37:24porter des druides,
00:37:25tandis qu'ailleurs,
00:37:26on demande
00:37:28obligatoirement
00:37:28de les raser.
00:37:30C'est quoi la position
00:37:30du ministère là-dessus ?
00:37:31Est-ce qu'elle joue
00:37:32un rôle à ce niveau ?
00:37:33Alors, je savais
00:37:34que cette question
00:37:34n'allait pas manquer
00:37:35parce que ces derniers temps,
00:37:36ça a fusionné un peu
00:37:37partout sur les réseaux sociaux.
00:37:39Je me dis comme ça
00:37:40qu'il y a tellement
00:37:40à faire à l'éducation nationale.
00:37:42On a tellement à faire
00:37:44que je trouve
00:37:45que c'est un sujet
00:37:46un peu subsidiaire
00:37:46pour moi,
00:37:47de mon point de vue.
00:37:48Parler surtout
00:37:49de la coiffure des enfants.
00:37:51Alors, voyez-vous,
00:37:52dans chaque établissement,
00:37:53il y a un règlement intérieur.
00:37:54D'accord.
00:37:54Il faut accepter
00:37:56ce règlement intérieur
00:37:57et s'y soumettre.
00:37:59C'est un peu comme
00:37:59dans un pays,
00:38:00il y a des lois.
00:38:00Vous avez le parent
00:38:01qui envoie son enfant
00:38:02dans un lycée
00:38:03qui a un règlement intérieur.
00:38:04Alors, je dois vous dire
00:38:05d'entre-deux-jeux
00:38:06que le règlement intérieur
00:38:08est élaboré
00:38:09avec les parents d'élèves.
00:38:11D'accord.
00:38:12Comprenez-moi,
00:38:13avec les parents d'élèves.
00:38:13Si vous ne voulez pas,
00:38:14vous dites non,
00:38:15on veut telle chose,
00:38:16Voilà.
00:38:17Une fois le règlement intérieur
00:38:18est connu,
00:38:18on le respecte.
00:38:20Et puis,
00:38:21il faut dire,
00:38:22vous à moi,
00:38:23avec toutes ces coiffures-là,
00:38:25quel temps l'enfant a pour chose ?
00:38:26Il faut se peigner le matin.
00:38:28Il faut mettre des...
00:38:28Non.
00:38:29Moi, je pense que
00:38:30toute raison gardée,
00:38:31nos enfants doivent être
00:38:32bien habillés.
00:38:33Mais en même temps,
00:38:34certains parents vous diront
00:38:35que les coiffures
00:38:36de leurs enfants
00:38:36ne les empêchent pas
00:38:37d'être premiers de classe aussi.
00:38:38Ah non,
00:38:39mais c'est pour ça,
00:38:39mais il faut être présentable.
00:38:41Je vous ai dit
00:38:41que c'est le règlement intérieur
00:38:42de chaque établissement.
00:38:44Ces parents d'élèves
00:38:44font partie intégrante
00:38:45de l'établissement,
00:38:46donc l'association
00:38:47des parents d'élèves,
00:38:47et c'est ensemble
00:38:48qu'ils ont fait
00:38:48le règlement intérieur.
00:38:50Tout ce que moi je demande,
00:38:51nous sommes éducation nationale.
00:38:52N'oubliez pas,
00:38:53on doit éduquer les enfants.
00:38:55Éduquer,
00:38:56il y a des valeurs
00:38:56que nous allons mettre en exergue.
00:38:58Et ces valeurs-là,
00:38:58d'abord,
00:38:59c'est la propriété.
00:39:00N'est-ce pas ?
00:39:00Il faut savoir soutenir.
00:39:01Il faut être prof.
00:39:02Et ça,
00:39:03on ne peut pas bandir là-dessus.
00:39:04J'aimerais qu'on revienne
00:39:05sur la qualité
00:39:06des enseignements,
00:39:08monsieur le directeur,
00:39:08monsieur Zamblé.
00:39:10Le ministre,
00:39:11vous l'avez dit
00:39:12dans vos propos
00:39:13tout à l'heure,
00:39:14il affirme
00:39:14vouloir faire
00:39:15d'un enfant
00:39:16de 6 ans
00:39:17un citoyen responsable
00:39:1915 ans plus tard
00:39:20ou 20 ans plus tard.
00:39:22Comment est-ce qu'on arrive
00:39:23à expliquer aujourd'hui
00:39:25que certains élèves
00:39:26arrivent au secondaire
00:39:27avec de grandes difficultés,
00:39:29mais de grandes difficultés
00:39:30de lecture ?
00:39:32Alors,
00:39:33nous allons résoudre
00:39:33ce problème-là.
00:39:35Nous avons aujourd'hui
00:39:36ce qu'on appelle
00:39:36le PNAPAS.
00:39:37C'est le programme national
00:39:39d'amélioration
00:39:39des premiers apprentissages.
00:39:41Et c'est une trouvaille.
00:39:43N'est-ce pas ?
00:39:44Pourquoi ?
00:39:44Parce qu'on s'est rendu compte
00:39:45qu'aux évaluations antérieures,
00:39:46notre pays,
00:39:48n'a pas eu la place,
00:39:49n'est-ce pas ?
00:39:51Qui est normalement
00:39:52dévoluée à notre pays.
00:39:53En sport,
00:39:54on sait ce que
00:39:54quand on dit
00:39:54la Côte d'Ivoire,
00:39:55sur le plan économique,
00:39:56on sait ce que
00:39:56c'est la Côte d'Ivoire.
00:39:58Et malheureusement,
00:39:58nous n'avons pas
00:40:00occupé une place
00:40:02exemplaire
00:40:02à ces évaluations
00:40:04internationales-là.
00:40:04On a même dit
00:40:05que nos enfants
00:40:06ne savaient pas lire,
00:40:07écrire et calculer.
00:40:08Alors,
00:40:09on a trouvé
00:40:09ce qu'on appelle
00:40:10un programme,
00:40:11une stratégie
00:40:12pour améliorer
00:40:13les performances
00:40:13des enfants-là.
00:40:15Nous avons commencé
00:40:15par le prix scolaire,
00:40:17le prix primaire,
00:40:18les classes de CP1,
00:40:19de CP2,
00:40:20de CE1.
00:40:20Et cette année,
00:40:21on vient de former
00:40:21le conseil pédagogique
00:40:23et tous les enseignants
00:40:24de Côte d'Ivoire,
00:40:24tous les enseignants
00:40:25de Côte d'Ivoire
00:40:26qui, n'est-ce pas,
00:40:27sont dans ces classes-là
00:40:28ont été formés.
00:40:28Il y en parle justement
00:40:29de 20 000 enseignants
00:40:30du CE2
00:40:32qui ont été formés
00:40:32dans ce Pénapas-là.
00:40:34Comment est-ce que vous arrivez
00:40:35de façon très concrète,
00:40:37comment est-ce que vous arrivez
00:40:38à mesurer l'impact
00:40:39de cette formation-là
00:40:41sur les résultats
00:40:42de tous les élèves ?
00:40:43Oui, déjà,
00:40:44ça se voit
00:40:44parce que nous faisons
00:40:45une évaluation.
00:40:48Il ne sert à rien,
00:40:49n'est-ce pas,
00:40:49de mettre ensemble,
00:40:50de mettre en selle,
00:40:51n'est-ce pas,
00:40:52j'allais dire une réforme,
00:40:53si vous ne le suivez pas,
00:40:54si vous ne faites pas
00:40:54de suivi et évaluation.
00:40:55Justement,
00:40:55c'est que ce sont faites.
00:40:56Ce sont ces suivis et évaluations
00:40:58qui nous démontrent
00:40:59que nous ne nous sommes pas trompés,
00:41:01qu'il y a une évolution,
00:41:02n'est-ce pas, positive,
00:41:04que les enfants...
00:41:04Parce que quand on fait
00:41:05un mi-parcours,
00:41:06on essaie de voir,
00:41:06il y a aussi des examens blancs,
00:41:07etc.,
00:41:08et tout ça,
00:41:08des compositions,
00:41:09et on essaie de voir
00:41:10la progression des enfants.
00:41:11Et j'aimerais vraiment
00:41:12que c'est amélioratif.
00:41:13Mais on est d'accord
00:41:13que former les enseignants
00:41:15ne suffit pas forcément
00:41:16à améliorer les apprentissages
00:41:18quand on constate
00:41:19que certaines classes
00:41:20sont encore surchargées.
00:41:22Alors,
00:41:23la surcharge des classes
00:41:23ne peut pas être une raison.
00:41:25Non, pas du tout.
00:41:27Je vous l'ai dit
00:41:27en tant qu'enseignant,
00:41:28moi-même,
00:41:28la surcharge des classes
00:41:29ne peut être une raison.
00:41:30Ah oui,
00:41:30ça peut être une raison.
00:41:31L'enseignant,
00:41:32vous savez,
00:41:32dans chaque établissement,
00:41:33je vous parlais tout à l'heure
00:41:33du rôle du chef d'établissement
00:41:36qui doit être un manager.
00:41:37Voilà.
00:41:38Si vous voyez que vous avez
00:41:40des élèves en effectifs
00:41:41pléthoriques,
00:41:42il revient de soi
00:41:43au chef d'établissement
00:41:44de trouver un palliatif.
00:41:46Ça devrait quoi
00:41:47être un palliatif selon vous ?
00:41:48Mais le palliatif,
00:41:49alors,
00:41:49il faut relativiser les choses.
00:41:51Faire de la double location ?
00:41:52Par exemple,
00:41:53quand on n'a pas de solution
00:41:54à porter des mains,
00:41:55on peut faire la double vacation,
00:41:56par exemple.
00:41:57Mais même en double vacation,
00:41:58l'enfant ne perd pas.
00:41:59L'enfant ne perd pas.
00:41:59Il s'agit, n'est-ce pas,
00:42:01pour l'enseignant,
00:42:01et d'abord,
00:42:02cela s'apprend
00:42:02dans les écoles de formation.
00:42:04Vous allez dans les cafards,
00:42:05il y a ce qu'on appelle
00:42:06les classes à profil spécifiques.
00:42:08Déjà,
00:42:08en formation initiale,
00:42:09on leur apprend.
00:42:10Quand vous allez arriver
00:42:10dans les localités
00:42:11que vous avez
00:42:12un effectif pléthorique,
00:42:13voici comment il faut procéder.
00:42:14Est-ce que là,
00:42:15ça ne deviendra pas
00:42:17un handicap
00:42:17pour ces élèves-là
00:42:19qui vont faire
00:42:20la double vacation ?
00:42:20Non, je vous ai dit
00:42:20que l'enfant n'a pas...
00:42:21Non, non, non, non.
00:42:21Par rapport aux autres élèves
00:42:24qui ont fait cette journée ?
00:42:24Non, non, non, non.
00:42:24Si vous regardez bien,
00:42:25l'enfant ne perd pas.
00:42:26Si c'est 4 heures du matin,
00:42:27il fera 4 heures.
00:42:284 heures d'après-midi.
00:42:29Non, l'enfant ne perd pas du tout.
00:42:31Il s'agit pour...
00:42:32Il y a un conseil pédagogique,
00:42:34c'est que nous apprenons
00:42:34le C3P.
00:42:35Il revient au C3P
00:42:37de faire, n'est-ce pas,
00:42:37un emploi d'histoire adapté
00:42:38de sorte que l'enfant
00:42:40ne perde pas.
00:42:41Et nous y veillons,
00:42:42nous y veillons,
00:42:43n'est-ce pas ?
00:42:45Un peu comme,
00:42:45j'allais dire,
00:42:46de la sorte sur le feu.
00:42:47M. Zemblé-Bizemblé,
00:42:48si vous deviez citer
00:42:49une seule faiblesse pédagogique
00:42:51de l'État de Côte d'Ivoire,
00:42:54de laquelle vous parliez ?
00:42:57Faiblesse pédagogique,
00:42:58je n'en trouve pas.
00:42:59Tout va bien en Côte d'Ivoire ?
00:43:00Non, non, non.
00:43:00Je ne dis pas que tout va bien.
00:43:02Il y a peut-être
00:43:02qu'il faut améliorer,
00:43:03c'est tout,
00:43:03mais il n'y a pas
00:43:08que vous ne pensez pas
00:43:09que nous sommes vraiment
00:43:12jetés l'opprobre
00:43:13sur notre pays
00:43:14parce que non, non, non.
00:43:15Il faut relativiser les choses.
00:43:16Et comment,
00:43:17quand je regarde un peu,
00:43:18on est dans la globalisation.
00:43:20Quand vous regardez
00:43:20un peu ailleurs,
00:43:21même dans les pays occidentaux,
00:43:23les gens se plaignent
00:43:23de leur système éducatif,
00:43:25mais on ne doit suivre
00:43:25que l'exemple
00:43:26de ceux qui sont bons.
00:43:27Vous avez un peu Singapour.
00:43:28Singapour,
00:43:29c'est des pays qui sont en avant.
00:43:31Vous avez la Corée du Sud,
00:43:32c'est des pays qui sont en avant.
00:43:33Donc, on fait tout.
00:43:33Et M. le ministre,
00:43:34je reviens encore là-dessus,
00:43:36il compte envoyer,
00:43:37n'est-ce pas,
00:43:37ici nos enseignants,
00:43:38nos chefs d'établissement,
00:43:39aller voir l'expérience
00:43:40dans ces pays-là.
00:43:40Qu'est-ce qui se passe là-bas ?
00:43:42Pour que nous puissions voir,
00:43:43copier ce qui est bien.
00:43:44Et je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:43:45il dit dans 20 ans,
00:43:46il faut qu'on rattrape ces pays-là.
00:43:47Mais pour rattraper ces pays-là,
00:43:48ce n'est pas en dormant
00:43:48sur nos lauriers,
00:43:49ce n'est pas en restant ici
00:43:50en vase clos.
00:43:51N'est-ce pas,
00:43:52il faut sortir.
00:43:53Aller voir ce qui se passe
00:43:54à l'extérieur,
00:43:55et venir, n'est-ce pas,
00:43:57les implémenter.
00:43:58Formé au métier de demain,
00:43:59formé pour les examens,
00:44:01où se place la Côte d'Ivoire ?
00:44:03Mais on ne peut pas
00:44:04former pour les examens,
00:44:05on forme pour travailler.
00:44:06On forme pour que l'enfant
00:44:07puisse démêler
00:44:08au soir de sa vie,
00:44:09n'est-ce pas ?
00:44:10Et, j'allais dire,
00:44:11comme on le dit trivialement,
00:44:12à la sueur de son front,
00:44:13profiter.
00:44:15Donc, quand vous êtes au CP1,
00:44:16à la sortie,
00:44:17c'est de trouver un travail.
00:44:18Ce n'est pas pour l'examen.
00:44:19L'examen, c'est vrai,
00:44:20on peut avoir un diplôme.
00:44:22Mais si vous avez le diplôme
00:44:22que vous êtes à la maison,
00:44:24à quoi a servi votre diplôme ?
00:44:25Je pense que,
00:44:26quand un enfant est à l'école,
00:44:29de l'adéquation,
00:44:31n'est-ce pas,
00:44:31formation, emploi.
00:44:32Il faut forcément,
00:44:33il faut qu'un enfant travaille.
00:44:34Si l'on ne servait à rien,
00:44:35d'abord, votre pays.
00:44:36Pour que le pays avance,
00:44:37il faut que vous travaillez.
00:44:38Et c'est ensemble,
00:44:39c'est le travail de tout.
00:44:40Vous vous rappelez de la chanson,
00:44:41le travail des mille générations ?
00:44:43Voilà.
00:44:44C'est en travaillant ensemble
00:44:45qu'on peut, n'est-ce pas,
00:44:45faire déclore notre pays.
00:44:47Mais le diplôme,
00:44:47si vous voulez,
00:44:48vous pouvez laisser la maison,
00:44:49vous n'avez pas servi à grand-chose.
00:44:51On parle d'examen,
00:44:52on va rester sur cette ligne,
00:44:54aborder la question
00:44:54de la crédibilité,
00:44:55mais aussi de la fraude.
00:44:58Parce que le ministre l'a dit
00:44:59dans son discours,
00:45:00il veut des examens
00:45:01dont la valeur
00:45:02ne souffre d'aucune contestation.
00:45:05Est-ce que vous considérez aujourd'hui
00:45:06que la crédibilité
00:45:07des différents examens
00:45:09en Côte d'Ivoire
00:45:09est totalement garantie ?
00:45:12Je peux vous l'affirmer.
00:45:14Je peux mettre mon doigt au feu
00:45:14pour vous dire
00:45:15que le diplôme est garanti.
00:45:18Pourquoi ?
00:45:18Regardez un peu
00:45:19dans quelles conditions
00:45:20se passent nos examens.
00:45:22On déploie du personnel.
00:45:24Et tout se passe.
00:45:25C'est vrai qu'il faut améliorer.
00:45:26Il y a peut-être
00:45:27des choses à améliorer.
00:45:28Alors, je vous le dis
00:45:29avec la main sur le cœur.
00:45:29Les différents gouvernements
00:45:30ont toujours déployé
00:45:31du personnel,
00:45:32mais il y a eu quand même
00:45:32de la faute.
00:45:33Non, non, j'ai la main
00:45:35sur le cœur.
00:45:35Je vous le dis,
00:45:36voyez bien ma main
00:45:36sur mon cœur ici.
00:45:37J'ai la main sur le cœur
00:45:38quand je vous dis
00:45:38que vraiment nos diplômes
00:45:39sont crédibles.
00:45:40Regardez d'abord
00:45:41nos enfants qui en sortent.
00:45:43Nos enfants qui ont ces diplômes
00:45:44qui vont à l'extérieur.
00:45:46Ils ne sont pas
00:45:47mis les meilleurs au monde.
00:45:48Ne jetez pas le bébé
00:45:50avec l'audibé.
00:45:51C'est vrai qu'il peut y avoir
00:45:52des choses,
00:45:53mais nos diplômes sont crédibles.
00:45:54Les enfants aujourd'hui,
00:45:55il n'y a pas longtemps,
00:45:56on a vu des jeunes gens
00:45:57qui sont là en France
00:45:58dans les écoles supérieures,
00:46:00les meilleures écoles
00:46:00du monde entier.
00:46:02Nous avons 14,
00:46:03j'ai dit bien 14,
00:46:04si je ne m'abuse,
00:46:05qui ont réussi
00:46:05à ce concours-là.
00:46:07Après avoir eu
00:46:08des bacs ici scientifiques,
00:46:09mais si vous dites
00:46:10qu'ils ne sont pas bons,
00:46:10comment ils ont fait
00:46:11pour être à ce niveau-là ?
00:46:12Est-ce que la fraude existe
00:46:15en Côte d'Ivoire ?
00:46:16La fraude, oui.
00:46:17Ça existe partout.
00:46:17Mais comment est-ce que
00:46:18vous justifiez cela ?
00:46:20Elle continue d'exister
00:46:21alors que vous êtes en train
00:46:22de dire que les examens
00:46:23sont de plus en plus crédibles.
00:46:24Non, ce n'est pas parce
00:46:25qu'il y a la fraude
00:46:25que les examens ne sont pas crédibles.
00:46:26Je vous dis simplement
00:46:26qu'il y a des tentatives
00:46:28de fraude.
00:46:29Et nous arrivons toujours
00:46:30à voir ceux qui font la fraude.
00:46:31Je vais vous expliquer
00:46:31pourquoi il y a la fraude.
00:46:33Et ça, je tire cela
00:46:35de M. le ministre.
00:46:36Nous sommes à son école.
00:46:37Il nous a expliqué un peu
00:46:38pourquoi il y a la fraude
00:46:38en Côte d'Ivoire.
00:46:39Il y a la fraude simplement
00:46:40que ce sont les parents d'élèves.
00:46:42Ce ne sont même pas les élèves,
00:46:42ce sont les parents d'élèves.
00:46:45C'est eux
00:46:45qui sont les premiers
00:46:47à aller vers la fraude.
00:46:48Pourquoi ?
00:46:48Ils se disent que si mon enfant
00:46:49n'a pas le BPC,
00:46:50je commence par le CP,
00:46:51ou bien le BPC,
00:46:52encore le bac,
00:46:53qu'est-ce qu'il va devenir ?
00:46:54C'est qui le corrompu
00:46:55dans l'histoire ?
00:46:56Mais c'est ce que j'ai dit.
00:46:57Le corrupteur d'abord,
00:46:58c'est le parent d'élèves.
00:46:59Et c'est lui qui vient.
00:46:59C'est qui le corrompu ?
00:47:00Est-ce qu'on est obligé
00:47:01de récupérer l'argent ?
00:47:02Non, non, non, non.
00:47:04J'arrive.
00:47:05Je vais finir.
00:47:06Je voulais dire tout à l'heure
00:47:07que ce que je suis en train de dire,
00:47:08je tiens ça de M. le ministre.
00:47:10Et qu'il dit
00:47:12que faisons en sorte
00:47:12que le parent d'élèves
00:47:14n'ait pas envie, n'est-ce pas,
00:47:16de corrompre l'enseignant
00:47:17pour que son enfant réussisse.
00:47:18Et c'est pour cela, d'ailleurs,
00:47:19il a adressé sa vision.
00:47:22Dans sa vision,
00:47:23il faut faire en sorte
00:47:23que tous les enfants réussissent.
00:47:25Si moi, j'ai le bac,
00:47:26ou bien je n'ai pas le bac,
00:47:27je suis celui de trouver un travail,
00:47:28mais je ne vais pas tricher.
00:47:29Pourquoi M. le ministre ?
00:47:30Mais on triche parce qu'on est trop sélectif.
00:47:32Pourquoi M. le ministre
00:47:33ne fait pas le contraire,
00:47:34c'est-à-dire trouver le moyen
00:47:35pour que le corrompu
00:47:36ne soit pas corrompu ?
00:47:37Mais c'est ce que je suis en train de dire.
00:47:39Le corrompu,
00:47:40il ne trouvera même plus matière
00:47:41à corrompre.
00:47:41Pourquoi ?
00:47:42Parce que son enfant va réussir.
00:47:44Il faut qu'il y ait la flexibilité.
00:47:47D'abord, faisons en sorte
00:47:48que les enfants soient évalués
00:47:50sur ce qu'on enseignait.
00:47:52Pourquoi en Europe,
00:47:53c'est souvent, regardez en France,
00:47:54quand on donne le résultat du bac,
00:47:56on parle de 80%,
00:47:5798%, etc.
00:47:58Ce n'est pas parce que non,
00:47:59ce n'est pas génial.
00:48:00Pourquoi n'est-ce pas en Corée du Sud ?
00:48:01Vous êtes dans ces grands pays-là.
00:48:03Le taux de réussite est à 90%.
00:48:05Est-ce qu'il y a des sanctions ?
00:48:06Il y a une réforme à faire.
00:48:07Est-ce qu'il y a des sanctions
00:48:08quand même dissuasives en Côte d'Ivoire ?
00:48:10Ah oui, il y a beaucoup de sanctions
00:48:12qui sont prises.
00:48:12C'est parce qu'il n'y a pas
00:48:13beaucoup de communication
00:48:14autour de ces sanctions-là.
00:48:15Nous en prenons.
00:48:16Et même, je crois,
00:48:17la semaine prochaine,
00:48:17il y a encore une commission
00:48:18de sanctions qui va siéger
00:48:20sur ce cas de fraude-là.
00:48:21D'accord.
00:48:21Des présomptions de fraude.
00:48:22Parce que c'est après la commission
00:48:24que nous allons établir
00:48:24s'il y a eu fraude ou pas.
00:48:26Mais je vais vous en venir
00:48:26si vous permettez.
00:48:28Pour dire que
00:48:28cette vérité de fraude
00:48:30ne doit pas nous faire oublier
00:48:32que nos diplômes sont crédibles.
00:48:34Parce que nos enfants,
00:48:35quand ils vont à l'extérieur,
00:48:36ils sont parmi les meilleurs.
00:48:37Donc, ne détons pas,
00:48:39ne regardons pas,
00:48:39n'est-ce pas,
00:48:40notre système éducatif du bas.
00:48:43C'est un système éducatif
00:48:44qui est performant,
00:48:45qui est à améliorer.
00:48:47Et M. le ministre,
00:48:48si vous regardez sa vision,
00:48:49vous allez voir que d'ici quelques années,
00:48:51nous ne serons parmi les meilleurs
00:48:52au niveau du monde entier.
00:48:53Selon l'archive du ministère
00:48:55de l'éducation nationale,
00:48:56de l'alphabétisation
00:48:57et de l'enseignement technique,
00:48:58le privé accueille 59%
00:49:01des élèves du collège
00:49:02et 64%
00:49:03de ceux du deuxième cycle
00:49:05du secondaire général.
00:49:08Est-ce que cela
00:49:08ne signifie pas véritablement
00:49:10que l'État
00:49:11est devenu fortement
00:49:13dépendant du secteur privé ?
00:49:15Non, nous sommes en train
00:49:15de renverser la tendance.
00:49:18Et vous allez voir,
00:49:19avec les orientations cette année,
00:49:22bon nombre des enfants
00:49:23ont été affectées au public.
00:49:25Et tout à l'heure,
00:49:25je parlais des réformes
00:49:26de M. le ministre.
00:49:27Dans ces réformes-là,
00:49:28il faut se situer en pole position,
00:49:30n'est-ce pas ?
00:49:30La réforme au niveau,
00:49:32n'est-ce pas,
00:49:32de l'orientation des enfants.
00:49:34L'affectation pour les enfants
00:49:35du CM2 qui vont en 6e
00:49:36et l'orientation pour ceux
00:49:37des 3e qui vont embrasser
00:49:38plusieurs filières.
00:49:39D'accord.
00:49:40Mais à ce niveau-là déjà,
00:49:41la première d'abord des consignes,
00:49:44une des consignes
00:49:44qui a été donnée,
00:49:45c'est de faire en sorte
00:49:46que les enfants soient orientés
00:49:47dans le public.
00:49:49Nous avons des parents d'élèves
00:49:50qui nous ont appelés pour dire
00:49:53« L'État de Côte d'Ivoire
00:49:53en envoyant votre enfant au privé
00:49:54va payer 120 000 francs. »
00:49:56Mais moi,
00:49:57je n'ai pas envie de payer
00:49:57120 000 francs.
00:49:58Pendant qu'il y a la place
00:49:58chez moi, au public.
00:49:59Je vais d'abord au public,
00:50:00c'est lorsque je n'ai plus de place
00:50:02que je vais au privé.
00:50:03Voici un peu la politique
00:50:04des messieurs les ministres.
00:50:05Et aujourd'hui,
00:50:06nous sommes en train de faire
00:50:06de sorte qu'il y ait
00:50:08de la construction
00:50:08de plusieurs collèges et lycées.
00:50:10S'il y en a plusieurs,
00:50:11qu'est-ce que je vais aller faire
00:50:12avec le privé ?
00:50:13Le privé, je l'ai dit tout à l'heure,
00:50:14ce sont des hommes d'affaires.
00:50:15Ce sont des hommes d'affaires.
00:50:17Voilà.
00:50:17Et moi, en tant qu'État,
00:50:19la première des conditionnalités,
00:50:21c'est de faire l'offre.
00:50:22C'est de donner l'offre,
00:50:24de mettre l'offre
00:50:25à disposition de la population.
00:50:26C'est ce que nous avons
00:50:27en train de faire.
00:50:27D'accord, mais est-ce que
00:50:27le ministère se dote
00:50:30de suffisamment de moyens
00:50:32assez rigoureux
00:50:33pour le contrôle
00:50:34de ces établissements privés ?
00:50:35Ah oui !
00:50:36Nous avons une direction
00:50:37de l'encadrement
00:50:38des écoles privées.
00:50:39C'est vrai qu'il y a une
00:50:40floraison d'établissements privés.
00:50:41C'est vrai qu'il y en a qui jouent.
00:50:42N'est-ce pas ?
00:50:43Au chat, il y a la souris
00:50:44avec l'administration,
00:50:44mais on finit toujours
00:50:45par les épingler.
00:50:47Et notre souci ici,
00:50:47c'est de faire en sorte
00:50:48que les promoteurs
00:50:50d'établissements privés
00:50:51puissent, n'est-ce pas,
00:50:52embrasser la trajectoire
00:50:53de la transparence
00:50:55et faire en sorte
00:50:55que c'est la qualité
00:50:57qui est mise sur la qualité.
00:50:58On va parler
00:50:59de l'école Portos.
00:51:00OK.
00:51:01Le ministre en a parlé
00:51:02dans son discours.
00:51:03Il parle d'une école
00:51:05partout et pour tous
00:51:06les enfants de Côte d'Ivoire.
00:51:08Un enfant pauvre,
00:51:10vivant dans une zone
00:51:12rurale dans notre pays,
00:51:13est-ce qu'il a réellement
00:51:15aujourd'hui
00:51:15les mêmes chances
00:51:16que celui qui est en ville ?
00:51:18Oui, c'est ce que je voulais
00:51:19dire tout à l'heure.
00:51:20Alors, vous allez voir
00:51:21qu'il y a plusieurs personnes
00:51:22qui vont vous dire
00:51:22qu'ils sont enfants des paysans,
00:51:23mais ça ne les a pas empêchés
00:51:24de réussir dans leur vie.
00:51:26Tous les enfants,
00:51:27aujourd'hui, il y a des...
00:51:27Ça t'a dit bien longtemps,
00:51:28je parle d'aujourd'hui,
00:51:30monsieur le directeur.
00:51:31Je viens de vous dire
00:51:32qu'en Côte d'Ivoire,
00:51:33il y a des écoles partout.
00:51:35D'où le slogan
00:51:36« l'école partout ».
00:51:37Dans toutes les contrées
00:51:39de la Côte d'Ivoire,
00:51:40il y a des écoles primaires.
00:51:41Il y a même des groupes scolaires.
00:51:42Il y en a plusieurs.
00:51:43Dans un village,
00:51:44dans un village,
00:51:44il y a 2, 3, 4 écoles.
00:51:46Et à proximité,
00:51:47dans un rayon de 5 km,
00:51:48il y a un collège.
00:51:49D'où les collèges de proximité.
00:51:50Et dans un autre rayon,
00:51:52près régional,
00:51:52il y a un lycée.
00:51:53Et donc aujourd'hui,
00:51:54le ministre,
00:51:55il a une politique
00:51:56de faire en sorte
00:51:57qu'il y ait l'offre
00:51:58de proximité.
00:51:59Donc aujourd'hui,
00:52:00en Côte d'Ivoire,
00:52:01vous allez voir que
00:52:02dans plusieurs,
00:52:03et je reviens encore là-dessus,
00:52:04il n'y a pas de localité
00:52:05sans école.
00:52:06Et vous direz souvent
00:52:07qu'est-ce qui se passe ?
00:52:08Et ce n'est pas facile.
00:52:09Il y a ce qu'on appelle
00:52:10la carte scolaire.
00:52:10Avec la carte scolaire,
00:52:11il n'y a pas longtemps
00:52:12nous sommes en secours
00:52:12avec les préfets.
00:52:13Nous avons regardé
00:52:14la carte de la Côte d'Ivoire.
00:52:15On essaie de voir
00:52:16si on demande des populations
00:52:18ou bien des autorités préfecturales.
00:52:20Nous essaierons
00:52:20d'implanter les écoles
00:52:26et la Côte d'Ivoire
00:52:27sera quadrillée
00:52:28pour que l'école soit
00:52:29à proximité des populations.
00:52:32Et c'est ce que nous sommes
00:52:33en train de faire.
00:52:33Aujourd'hui,
00:52:34si vous me permettez,
00:52:35il y a le recrutement au CP1
00:52:36qui a commencé depuis
00:52:37et nous avons un mois
00:52:39pour le recrutement au CP1.
00:52:40Et ce recrutement-là,
00:52:41c'est-à-dire aux parents d'élèves
00:52:42qu'il faut aller mettre
00:52:43les enfants à l'école.
00:52:44Et la loi dit que celui
00:52:45qui n'aimait pas son enfant
00:52:46à l'école,
00:52:46on peut le poursuivre.
00:52:47Alors au nombre
00:52:48de tous les élèves
00:52:49dont on parle,
00:52:49il y a également ceux
00:52:50qui sont en situation
00:52:52de handicap.
00:52:52On sait que le taux de réussite
00:52:54au CPE des 64 candidats
00:52:57en situation de handicap
00:52:58sensoriel est de 93%.
00:53:01C'est vrai que c'est encourageant.
00:53:03Mais là,
00:53:03j'ai bien envie de savoir
00:53:04pourquoi seulement 64 candidats.
00:53:08Est-ce que ce chiffre-là
00:53:09ne vient pas révéler
00:53:11qu'il n'y a pas d'inclusion ?
00:53:13Est-ce qu'il n'y a pas vraiment
00:53:15des gens qui sont restés
00:53:16dans le volet marginal ?
00:53:18Je voudrais vous dire
00:53:18que déjà,
00:53:19beaucoup d'efforts sont fournis
00:53:21par le gouvernement ivoirien.
00:53:23Nous avons, n'est-ce pas,
00:53:24une direction,
00:53:25la direction des écoles,
00:53:25lycées et collèges
00:53:26qui est en son sein,
00:53:27une sous-direction,
00:53:28la sous-direction de l'école
00:53:29pour tous.
00:53:30Et le problème de l'inclusion
00:53:32fait partie
00:53:34de nos chevaux de bataille.
00:53:35Alors vous voyez,
00:53:36il y a déjà ici,
00:53:37en Côte d'Ivoire,
00:53:37on a 16 collèges
00:53:38et lycées
00:53:39pour l'inclusion.
00:53:41Dans chaque quartier Abidjan,
00:53:42ici, Abidjan déjà,
00:53:43je ne prends qu'Abidjan
00:53:44pour ne parler
00:53:45de cette ville
00:53:45de la capitale économique,
00:53:47nous avons pratiquement
00:53:47dans chaque grand quartier
00:53:49un lycée
00:53:49ou un collège inclusif.
00:53:50C'est-à-dire qu'un enfant
00:53:52qui est malentendant
00:53:53ou qui est malvoyant,
00:53:54il a sa place dans l'établissement.
00:53:55Et à Vavois,
00:53:56et à Valois.
00:53:56Non, j'arrive, s'il vous plaît.
00:53:58Alors aujourd'hui,
00:53:58à l'heure où je vous parle,
00:53:59il y a 200 enseignants
00:54:00qui sont en formation
00:54:01à Yamsoukro.
00:54:02pour le braille
00:54:03et la langue des signes.
00:54:05Et donc, j'arrive
00:54:06à Boaké également,
00:54:07nous avons des écoles inclusives.
00:54:08Nous devons voir
00:54:09ces écoles inclusives
00:54:10à Boaké.
00:54:10Nous allons voir à Kourougo.
00:54:11Nous avons un peu
00:54:12c'est décidé
00:54:12à travers la Côte d'Ivoire.
00:54:14Mais la politique
00:54:15de M. le ministre,
00:54:16c'est quoi ?
00:54:16C'est de faire en sorte
00:54:17que dans toutes
00:54:18les écoles de Côte d'Ivoire,
00:54:20dans tous les collèges
00:54:20de Côte d'Ivoire,
00:54:21qu'il y ait des enseignants
00:54:22qui pratiquent le braille
00:54:23et la langue des signes.
00:54:25Et c'est évolutif.
00:54:26Nous sommes avec
00:54:28les partenaires financiers,
00:54:29nous sommes en train
00:54:29de travailler.
00:54:30Et je pense que
00:54:31d'ici quelques années,
00:54:32toute la Côte d'Ivoire,
00:54:33n'est-ce pas,
00:54:33aura des enseignants.
00:54:34Je parle des enseignants
00:54:36du primaire,
00:54:36également ceux du secondaire.
00:54:38N'est-ce pas,
00:54:39qu'ils soient des spécialistes,
00:54:40qu'ils soient outillés,
00:54:41surtout en langue des signes
00:54:42et en braille.
00:54:43Deux questions
00:54:43avant de terminer
00:54:44cette émission,
00:54:45parce que nous tirons
00:54:46allègrement vers la fin
00:54:47de cet entretien.
00:54:49Vous parliez tantôt
00:54:50de l'enseignement technique.
00:54:52Comment aujourd'hui,
00:54:53en Côte d'Ivoire,
00:54:53on arrive à convaincre
00:54:55tous ces jeunes-là
00:54:56d'aller vers
00:54:56les filières techniques
00:54:57si, au bout de la formation,
00:55:00les sessions professionnelles
00:55:01n'est pas tellement garanties
00:55:04aujourd'hui ?
00:55:05Alors, c'est déjà,
00:55:06c'est de faire connaître
00:55:07l'enseignement technique.
00:55:07Il faut faire beaucoup,
00:55:08il faut faire la promotion
00:55:09et nous avons les inspecteurs
00:55:11d'orientation.
00:55:12Vous ne la faites pas
00:55:12assez actuellement ?
00:55:14Pas suffisamment.
00:55:15D'accord.
00:55:15C'est pour ça que
00:55:16si je suis sur ce plateau,
00:55:17c'est parce qu'il faut
00:55:18qu'on en parle.
00:55:18Tout à l'heure,
00:55:19je vous ai dit dès l'entame
00:55:20que si vous ne dites pas
00:55:21ce que vous faites,
00:55:22y a-t-il quelqu'un
00:55:23qui trouvera à redire
00:55:24ou bien à dire
00:55:25ce que vous n'avez pas fait ?
00:55:26Et c'est pour cela
00:55:26déjà qu'il est important
00:55:27d'en parler.
00:55:28Alors, au niveau
00:55:29du lycée technique,
00:55:29il y a des offres.
00:55:31Alors, nos élèves,
00:55:31très souvent,
00:55:32ils vous disent que
00:55:33les inspecteurs
00:55:33en font assez,
00:55:34les inspecteurs d'orientation.
00:55:35Et c'est pour ça,
00:55:36j'ai parlé tout à l'heure
00:55:36du rôle, n'est-ce pas,
00:55:38des chefs d'établissement.
00:55:39Il faut être un bon manager,
00:55:41montrer, regarder
00:55:41les capacités
00:55:42de chaque enfant.
00:55:43On ne peut pas tous faire,
00:55:44n'est-ce pas,
00:55:45un cursus classique.
00:55:46Il y a le technique
00:55:46qui est là.
00:55:48Regardez,
00:55:48il n'y a pas longtemps,
00:55:49j'ai suivi M. le ministre
00:55:50dans ses déplacements,
00:55:51il partait faire une tournée
00:55:52dans un lycée technique
00:55:53avec BMP, par exemple,
00:55:54et je suis allé
00:55:55et j'ai trouvé des engins.
00:55:57Les engins,
00:55:57et on me dit comme ça,
00:55:58le directeur de cette école-là
00:56:00me fait dire que
00:56:01ces engins-là,
00:56:03ceux qui les montent,
00:56:04il n'y en a pas assez
00:56:04en Côte d'Ivoire.
00:56:06Et quand il m'a dit
00:56:06le salaire de celui
00:56:07qui monte ces engins-là,
00:56:08j'ai failli tomber dans le nu.
00:56:10C'est-à-dire que la personne
00:56:10touche deux fois plus que moi,
00:56:13qui a plus de 30 ans
00:56:13de carrière.
00:56:14Alors, c'est pour dire tout.
00:56:16Il y a tellement de métiers,
00:56:18il y a tellement de choses
00:56:19à faire,
00:56:20que notre jeunesse doit savoir
00:56:21qu'il n'y a pas
00:56:22que le classique.
00:56:23Il n'essaye pas d'avoir
00:56:24le bac classique
00:56:24et puis avoir des difficultés
00:56:26de s'insérer dans le tissu social.
00:56:28Il y a des opportunités
00:56:29de paré d'autres
00:56:30et surtout de l'enseignement
00:56:30technique et professionnel.
00:56:32Il revient, n'est-ce pas,
00:56:34au système éducatif
00:56:35de montrer à ces enfants-là
00:56:36qu'il y a la possibilité
00:56:37pour eux
00:56:38que l'État de Côte d'Ivoire
00:56:39met tout en œuvre
00:56:40pour les récupérer,
00:56:41pour leur dire
00:56:41« Tiens, foi, vous,
00:56:42vous pouvez réussir
00:56:43dans tel domaine. »
00:56:45Justement, c'est pour cela
00:56:46que vous annoncez
00:56:47des réformes
00:56:48pour cette rentrée scolaire
00:56:49au nombre desquelles
00:56:50on peut compter
00:56:51les réformes sur les manuels,
00:56:53la discipline,
00:56:53le recrutement
00:56:54des enseignants.
00:56:56Pour vous,
00:56:56laquelle de ces réformes
00:56:58aura, selon vous,
00:56:59l'impact
00:56:59la plus visible
00:57:01pour cette rentrée scolaire ?
00:57:03Il n'y a pas à choisir.
00:57:05Quand on a fait des réformes,
00:57:06quand on dit
00:57:06qu'on veut faire une réforme,
00:57:07c'est parce qu'on trouve
00:57:08qu'on a fait un état de lieu
00:57:09et on veut trouver des règles.
00:57:10Il y a tout à refaire.
00:57:11Il y a tout à refaire.
00:57:12C'est pour cela
00:57:12qu'il y a des réformes.
00:57:13Aujourd'hui,
00:57:13vous voyez, par exemple,
00:57:14les réformes.
00:57:15Je vous ai parlé tout à l'heure
00:57:16au niveau de l'orientation
00:57:17des enfants.
00:57:17Il faut faire en sorte
00:57:18que l'enfant soit orienté
00:57:19à proximité de chez lui.
00:57:20D'accord.
00:57:21Et vous allez voir également
00:57:22qu'il y a le programme national
00:57:24de l'amélioration
00:57:25des premiers apprentissages.
00:57:26Ce sont des réformes
00:57:27qui sont en train
00:57:27d'être effectuées.
00:57:29Quand le ministre regarde
00:57:30et quand on dit
00:57:31qu'il y a une réforme à faire,
00:57:32il y a également
00:57:33le suivi et l'évaluation
00:57:33de ces réformes-là.
00:57:34Au bout de la chaîne,
00:57:35nous allons voir
00:57:35ce que les réformes ont donné.
00:57:37Mais nous avons bon espoir
00:57:38que ces réformes-là
00:57:39ont été dictées
00:57:40pour corriger
00:57:41des imperfections.
00:57:42La Régime fait savoir
00:57:43qu'il nous reste encore
00:57:44quelques minutes
00:57:45à passer ensemble.
00:57:46Qu'est-ce que vous pouvez promettre
00:57:47aux parents d'élèves
00:57:48pour cette année scolaire ?
00:57:50Alors déjà,
00:57:51je voudrais dire
00:57:51aux parents d'élèves
00:57:52de s'associer pleinement
00:57:55à la gestion de l'école.
00:57:58Je vous l'ai dit tout à l'heure
00:57:59que M. le ministre
00:57:59a fait un tour un peu.
00:58:01Il a fait une randonnée
00:58:02et il a découvert
00:58:03que dans certaines localités,
00:58:04il y avait encore
00:58:06des écoles, n'est-ce pas,
00:58:07qui étaient pratiquement
00:58:08dans un état d'insalubrité.
00:58:11Alors, il a dû, n'est-ce pas,
00:58:13en appeler la bonne conscience
00:58:14des chefs de village
00:58:15pour leur dire attention.
00:58:16C'est votre école.
00:58:17Ne laissez pas votre école
00:58:19comme ça.
00:58:19L'école a parti d'abord
00:58:20à la communauté.
00:58:22Donc nous avons,
00:58:24j'allais dire,
00:58:25une mission commune,
00:58:27une communauté de destin,
00:58:29dire aux chefs de village,
00:58:30à toute la communauté éducative
00:58:32de prendre l'école en main.
00:58:33La rentrée va commencer
00:58:35effectivement le 14 septembre.
00:58:36Il n'y aura pas
00:58:37de rangs d'observation.
00:58:38Le 14 septembre,
00:58:40c'est le chapitre 1,
00:58:41leçon 1.
00:58:42Et pour qu'il y ait
00:58:42leçon 1,
00:58:43il faut déjà,
00:58:44en amont,
00:58:45préparer les esprits.
00:58:47Montrer d'abord
00:58:48que l'école est attrayante.
00:58:49Il faut donner envie
00:58:50aux enfants
00:58:51de venir à l'école.
00:58:52Et pour donner envie,
00:58:53l'administration doit se mettre
00:58:54en place deux semaines
00:58:55avant la rentrée scolaire.
00:58:56Également,
00:58:56nous appelons
00:58:57à la bonne conscience
00:58:58des enseignants
00:58:59pour leur dire
00:58:59qu'à cette rentrée scolaire,
00:59:01il faut être exemplaire.
00:59:03Ils le sont déjà,
00:59:03mais il faut qu'ils continuent
00:59:04d'être exemplaires.
00:59:05Et nous n'allons pas les iner,
00:59:07nous n'allons pas les iner
00:59:08sur les moyens.
00:59:09D'abord,
00:59:09M. le ministre
00:59:10veut faire tout faire
00:59:10pour améliorer leur cadre,
00:59:12leur cadre de travail.
00:59:13Mais en retour,
00:59:14il leur demande
00:59:15assiduité et ponctualité
00:59:16à l'école.
00:59:17Et j'allais terminer par là.
00:59:18Aujourd'hui,
00:59:19il y a l'encadrement
00:59:20des procédés de nos enfants.
00:59:21Nous devons faire tout,
00:59:23tout, tout, tout, tout,
00:59:24pour que l'enfant
00:59:25qu'on met à notre disposition
00:59:25dès la classe de CP1
00:59:26puisse arriver au bout
00:59:27de la chaîne.
00:59:28C'est de notre responsabilité.
00:59:30Voyez-vous,
00:59:31un enfant est compétent
00:59:31en quelque chose.
00:59:32On ne doit pas renvoyer
00:59:33un enfant parce qu'il ne connaît pas.
00:59:36Le système éducatif
00:59:37doit tout faire
00:59:37pour récupérer l'enfant.
00:59:38Il n'y a pas de sirènes.
00:59:40On doit trouver
00:59:40les moyens,
00:59:41l'espoir pédagogique
00:59:42pour redresser
00:59:43ce temps-là
00:59:43pour qu'il continue son cursus.
00:59:45Merci beaucoup,
00:59:47M. Zamblé,
00:59:48puis Zamblé, Germain.
00:59:49Je rappelle
00:59:50à nos téléspectateurs
00:59:51que vous êtes bel et bien
00:59:52le directeur des écoles,
00:59:54lycées et collèges
00:59:56justement effectuant
00:59:57au ministère
00:59:58de l'Éducation nationale
00:59:59de l'alphabétisation
01:00:01et de l'enseignement technique.
01:00:02Merci d'avoir été
01:00:03l'invité de la rédaction.
01:00:04C'est moi qui vous le remercie,
01:00:05monsieur.
01:00:06Mesdames et messieurs,
01:00:06on a pris beaucoup de plaisir
01:00:07à présenter cette émission.
01:00:09Merci de nous avoir suivis.
01:00:11À très bientôt
01:00:11pour un autre rendez-vous
01:00:13de l'invité de la rédaction.
01:00:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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