00:00Alors ces derniers jours on a beaucoup parlé David de la rentrée dans les écoles, les collèges, les lycées.
00:04On n'oublie pas les études supérieures qu'on ait ce matin dans la grande école la plus prestigieuse de
00:09Saint-Etienne.
00:10Bonjour Jacques Fayol, directeur de Mines Saint-Etienne.
00:142500 étudiants font leur rentrée durant laquelle vous voulez accélérer la transformation de cette école
00:20qui date de plus de 210 ans, fournir à la France une main d'oeuvre hautement qualifiée pour la réindustrialisation
00:26du pays
00:26en développant le modèle public-privé des partenariats avec les entreprises.
00:31Pourquoi développer cet aspect-là ?
00:33Pour une institution comme la nôtre, il est essentiel d'anticiper l'avenir.
00:39Et en fait on a devant nous deux sujets particulièrement prégnants
00:44qui sont d'un côté les crises géopolitiques qui nous imposent de réfléchir de manière beaucoup plus forte à la
00:49souveraineté européenne
00:50et de l'autre côté une crise démographique avec une baisse de la démographie française et européenne
00:55qui nous imposent aussi d'anticiper la manière dont on va aller chercher nos étudiants dans le futur
01:00et notamment plus à l'international.
01:02Donc sur le premier volet, ça nous incite à développer des partenariats extrêmement forts
01:06et suivis avec des petites, moyennes et grandes entreprises françaises et européennes
01:12à la fois sur des actions de recherche.
01:15On peut penser par exemple à un sujet de souveraineté premier qui est l'énergie
01:20et sur le nucléaire où on bosse de plus en plus avec EDF, avec Framatome, avec Corano,
01:25des belles sociétés françaises.
01:28Vous avez même lancé une chaire industrielle.
01:30On travaille par exemple avec EDF et Framatome sur une chaire
01:35sur le vieillissement des aciers de cuve, qui sont cuve nucléaire,
01:39qui sont un sujet pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires en France
01:46à 50, 60, 70 ans.
01:48On travaille avec Esté Microelectronics sur des sujets de microélectronique
01:53et d'intelligence artificielle pour travailler par exemple sur les composants
01:58qui seront dans votre voiture électrique demain
02:00et avoir des composants un petit peu européens
02:03et savoir ce qui s'y passe à l'intérieur.
02:07Et en fait avec ces partenaires avec des grands groupes,
02:09ça nous permet aussi d'investir sur des matériels de pointe
02:13et derrière de pouvoir avoir des matériels dont on va se resservir
02:19dans des projets de moindre envergure mais particulièrement importants pour le territoire
02:23pour accompagner des petites et moyennes entreprises du territoire local
02:27pour travailler avec le territoire régional.
02:29On est dans une région qui est une région industrielle.
02:31On est très soutenu par la région, dans son plan région, des ingénieurs
02:35pour accompagner les entreprises du territoire, leur apporter de la main d'oeuvre.
02:39Et donc mes enseignants-chercheurs ont des jouets qui coûtent un petit peu cher
02:45et donc pouvoir s'adosser à des grands groupes pour le faire de manière stable, c'est important.
02:51Et ça vous permet, vous l'avez dit d'une certaine manière, d'exister aussi à l'international.
02:55Il y a un choix que vous faites, c'est le choix de l'Inde à Mines-Saint-Etienne.
02:59D'autres se tournent exclusivement, on va dire, vers la Chine.
03:03Pourquoi l'Inde ?
03:04Alors d'une part parce que les sujets sur lesquels on est,
03:09j'ai évoqué les sujets de microélectronique, d'intelligence artificielle,
03:12j'ai évoqué les sujets de nucléaire,
03:14imposent des contraintes de souveraineté qui sont difficilement compatibles
03:18avec certaines puissances étrangères.
03:21Il y a des choses qu'on peut faire avec l'Inde qu'on ne peut pas faire avec la
03:23Chine,
03:23c'est ce que vous dites.
03:24Clairement, oui.
03:26On est sur des plans qui regardent effectivement plutôt l'Asie du Sud-Est.
03:33Alors vous citez l'Inde, vendredi je signe un très bel accord
03:37avec le ministre des Sciences et de l'Industrie du Vietnam.
03:41Voilà, des destinations qui sont des destinations alignées avec la politique française.
03:48Le président de la République était l'année passée en Inde
03:52pour travailler justement sur ces sujets de relations franco-indiennes.
03:59C'est aussi un pays, nous ne le cachons pas,
04:01sur lequel la démographie est une démographie intéressante
04:05en termes de mobilité étudiante.
04:07Et donc effectivement, on développe un très bel accord
04:09avec l'Indian Institute of Technology de Madras
04:12pour travailler sur la mobilité d'étudiants indiens
04:15pour venir à Saint-Etienne pour suivre leurs études.
04:18Parce qu'à la fois, ils sont bons scientifiquement
04:20et à la fois, on a un volume d'étudiants
04:23qui ont envie de bouger, d'aller à l'international.
04:26Voilà, des perspectives extrêmement intéressantes.
04:29J'aimerais qu'on dise un mot parce que ça va avoir un impact.
04:32Peut-être les gens vont le voir à Saint-Etienne.
04:33Vous allez mener des travaux sur le campus de mine Saint-Etienne,
04:38début des travaux 2028.
04:39L'idée, c'est d'être notamment économe en énergie
04:44et puis d'être à la hauteur des attentes
04:45et du statut de mine Saint-Etienne ?
04:48Oui, pour deux raisons.
04:50Alors d'une part, vous le disiez dans votre introduction,
04:52mine Saint-Etienne a plus de 210 ans.
04:54Alors les bâtiments dans lesquels on est,
04:55au cours foriel, on s'entend.
04:57On va fêter d'ailleurs le centenaire au moment de la Sainte-Barbe
04:59le 4 décembre prochain.
05:02Mais comme tout bâtiment un petit peu historique,
05:05on va dire que l'efficience énergétique de ces bâtiments-là
05:08n'est pas forcément optimale.
05:10Donc on est engagé dans un grand plan de rénovation
05:13soutenu par l'État, la région, la métropole et le département.
05:1736 millions d'euros d'investissement quand même
05:20pour à la fois assurer la rénovation énergétique
05:24de ces bâtiments pour l'hiver, mais aussi pour l'été.
05:27En période caniculaire, on sait qu'on a ces sujets-là
05:30de plus en plus.
05:32Et puis aussi, accueillir tous nos étudiants.
05:36Il y a dix ans, l'école, c'était 1800 étudiants.
05:38Aujourd'hui, c'est 2600.
05:41Donc on a besoin de densifier un petit peu nos campus,
05:44de travailler sur la forme des salles
05:46pour former plus avec pas plus de mètres carrés.
05:50Donc on va densifier le campus.
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