00:00D'immenses succès, comme on a tout essayé, on ne demande qu'à en rire ou on n'est pas
00:04couché.
00:05Vous avez eu quelques fours également à la division, comme tout le monde.
00:08J'ai pensé notamment aux news, sur TF1, à l'émission Pour Tous, sur France 2 ou le 20h de
00:13BFM TV.
00:15Est-ce que vous pensez que c'est parce qu'en télé, on a moins de temps pour s'installer,
00:18parce que les audiences tombent tous les matins ? Est-ce que c'est ça qui explique cette difficulté ?
00:23Non, c'est toujours difficile d'expliquer un échec.
00:27La variation, en tout cas.
00:28On aurait la recette, mais par exemple, les news, c'était trop tôt.
00:32Ça, c'est certain. TF1 nous avait confié une émission quotidienne, alors qu'on était totalement inconnus.
00:38On venait de France Inter. C'est le fameux syndrome, le problème, ou Canal+, ou France Inter.
00:42On croit que toute la France vous connaît parce que vous avez du succès ou à Inter ou à Canal,
00:46et ce n'est pas vrai.
00:47Donc là, TF1, ils s'en sont très vite aperçus au bout de cinq jours.
00:51À l'époque, ça ne rigolait pas. C'est-à-dire que dès que ça ne marchait pas, terminait.
00:54Mais non, mais en plus, il y avait la conjoncture. On est tombé en plus en plein. On a débarré
00:58fin août 1995.
01:00Je crois que c'était les attentats, les premiers déjà à l'époque, les attentats dans Paris.
01:04Et donc la conjoncture était vraiment néfaste à ce qu'on fasse une émission d'humour.
01:09Et vous n'aviez pas encore appréhendé le média totalement ?
01:11En plus, je n'étais pas prêt. C'était Thierry Ardisson, hommage à Thierry au passage, qui nous avait produit,
01:18qui avait eu cette idée folle de faire les news.
01:20Mais, voilà, ça c'est toujours une leçon, ça m'a permis d'écrire ma première pièce de théâtre.
01:25Parce que d'un seul coup, les news se sont arrêtées au bout de cinq jours.
01:28Je me suis retrouvé avec un temps libre absolument impressionnant, puisque voilà, j'avais arrêté plus ou moins la radio.
01:34Enfin, j'avais plus qu'une heure à la radio le matin.
01:35Et d'un seul coup, je me suis mis à écrire pour le théâtre ma première pièce, à l'époque
01:39Landru.
01:40Et autrement, je n'aurais peut-être jamais écrit pour le théâtre.
01:43Voilà, il faut vraiment raisonner comme ça.
01:45Un échec peut nous faire changer de trajectoire vers quelque chose de bien mieux.
01:50Alors, dans Télé Matin, à la suite, Laurent Ruquier, on crée des rencontres inattendues.
01:53Je vais vous présenter quelqu'un qui s'appelle Gérard Dupéra.
01:56Il faut imaginer, il est chirurgien, c'est un homme de science.