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  • il y a 7 semaines

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Transcription
00:01Je suis le capitaine Roger Gabriel, né le 25 décembre 1994 à Niamey, fils de Charles Gabriel et de Watenekman
00:11Aloussaini.
00:13Je suis en service au premier battant parachutiste en tant que commandant de compagnie, titulaire d'un master en relations
00:20internationales,
00:21mariée, une femme, père de deux filles, domiciliée au Cambagaji.
00:27Sur mon implication dans les événements survenus la nuit du 28 au 29 août 2026 à la base 101, je
00:39n'ai pas participé à l'action qui s'est passée.
00:42J'étais à mon domicile lorsque j'ai été réveillé par les tirs venant de la base 101.
00:49Après mon réveil, j'ai appelé mon commandant de bataillon à qui j'ai dit qu'il y avait un
00:55événement qui se déroulait à la base 101.
00:59Une fois le compte rendu fait, j'ai reçu l'ordre de faire percevoir les armes à nos éléments afin
01:05de sécuriser le camp et attendre les ordres de la hiérarchie.
01:09Parce qu'en ce moment, tout le monde s'attendait à une attaque terroriste.
01:15Après la perception de l'armement, nous avons sécurisé le camp Bagaji et ensuite reçu l'ordre du Comzon d
01:21'aller sécuriser le deuxième pont.
01:25De retour du deuxième pont, les éléments qui nous accompagnaient nous ont informé du passage de la garde présidentielle en
01:32direction de la base aérienne.
01:35Afin de m'en guérir de la situation, j'ai appelé le capitaine Moustapha de la garde présidentielle qui m
01:41'a dit qu'il était alors en mission à Tokunos.
01:45Après m'avoir dit que le capitaine Mekibi était à Niame, il m'a envoyé son numéro et je l
01:51'ai ensuite appelé.
01:52Le capitaine Mekibi m'a expliqué la situation et nous a donné conduite à tenir.
01:58Nous lui avons dit que nous avons déjà pris le deuxième pont et sécurisé notre camp.
02:05Le capitaine Mekibi était, si j'ai bien entendu, en ce moment avec le général Ibro qui lui a demandé
02:12s'il s'agissait du bataillon parachutiste
02:14et qui lui a dit de nous donner l'ordre de bien tenir le deuxième pont en attendant l'arrivée
02:19des éléments de la garde nationale.
02:21Ce qui fut fait.
02:23Un peu plus tard dans la nuit, j'ai été appelé par plusieurs officiers du BSR COS qui étaient en
02:33ce moment en train de prendre la base aérienne.
02:37Donc il s'agit notamment du capitaine Kader, le capitaine Nasser Neyussa, le capitaine Abdel Fattah et le commandant Mehati
02:44qui nous ont demandé de les renforcer.
02:51Initialement, ayant pensé que c'était une attaque terroriste,
02:54nous avons fait le compte rendu à notre commandant de bataillon
02:59comme quoi l'unité engagée sous le feu là-bas avait besoin d'un appui.
03:03Donc le commandant de bataillon nous a confirmé qu'il s'agissait bien d'un affrontement
03:07entre le BSR COS et la garde présidentielle.
03:11Donc à partir de ce moment, nous avons repoussé intelligemment toutes les propositions faites par le BSR COS de les
03:19renforcer.
03:23Ensuite, en début de matinée, j'ai reçu un appel d'un camarade tchadien, le colonel Hassan Hadoum,
03:32qui m'a demandé si c'était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey.
03:37Je lui ai répondu que tel n'était pas le cas.
03:41Il s'agissait d'un affrontement entre une de nos unités et la garde présidentielle, à la base 101.
03:49Il m'a ensuite rappelé une deuxième fois pour m'expliquer qu'une intervention serait en cours à partir de
03:58leur pays,
04:00piloté par leurs autorités et les forces spéciales françaises,
04:03pour venir en soutien à ceux qui ont pris la base 101.
04:10J'ai ensuite reçu un appel des membres de la famille de l'ancien président Bazoum,
04:19dont Zazia et Salim,
04:22qui m'ont demandé la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux
04:29-là qui étaient là-bas.
04:32Ils parlaient notamment du président béninois qui était en déplacement vers la Côte d'Ivoire et qui est revenu au
04:39Bénin pour mettre en place une cellule de crise
04:42et être éventuellement appuyé par la Côte d'Ivoire et les forces spéciales françaises présentes en Côte d'Ivoire.
04:51Il disait également avoir tous les feux verts et accords au niveau de la CEDEAO pour intervenir.
04:59J'ai entre autres été contacté par plusieurs numéros de la France, de Dubaï et de la Belgique,
05:08auxquels je n'ai pas répondu et en pris conscience de la situation.
05:13Ensuite, j'ai reçu des messages sur WhatsApp de M. Hamid Nghadeh me demandant la situation
05:23et assurant que les partenaires français étaient prêts à intervenir pour appuyer l'unité qui est engagée à la base
05:30101.
05:32Il y a également le colonel Seydina qui m'a écrit un message pour me demander s'il y avait
05:39encore des gens qui tenaient
05:40et qui avaient besoin d'un appui.
05:44En dernier, j'ai reçu un message du chef d'état-major de l'armée de l'air du Tchad
05:51qui assurait qu'ils allaient faire une intervention.
05:56C'est la totalité des appels que j'ai reçus et les faits que je viens de décider
06:03ont fait de ma part l'objet d'un compte rendu à ma hiérarchie.

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