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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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Transcription
00:00:00Et vous êtes bien dans Punchline jusqu'à 18h30. Bonsoir à tous, bonsoir à toutes avec nos débatteurs.
00:00:04Avec tout à l'heure Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation nationale,
00:00:07qui a réuni ce week-end à Sens dans Lyon plusieurs candidats à l'élection présidentielle.
00:00:11On va parler avec lui bien sûr de la rentrée des classes, alors que les Français jugent durement.
00:00:15L'éducation nationale, 43%, écoutez bien, trouve le niveau des élèves mauvais, 50% moyen.
00:00:21Seuls 7% le trouvent bon.
00:00:22Alors on va se poser quelques questions sur ce chantier de l'éducation qui est prioritaire pour le prochain quinquennat.
00:00:29On parlera aussi de sécurité parce qu'on ira dans une école maternelle dans le 11e arrondissement à Paris
00:00:34qui se trouve en face d'un point de deal avec jusqu'à 20 guetteurs postés juste devant l'école.
00:00:40Les parents disent leur peur en ce jour de rentrée.
00:00:44Un complice aussi dans le meurtre de Samuel Paty a été retrouvé au parc Astérix.
00:00:48L'homme qui aurait aidé le meurtrier du professeur à se procurer un couteau est libre,
00:00:51soumis à une assignation à résidence.
00:00:52Visiblement, ça n'a pas dérangé pour se rendre dans un parc d'attractions.
00:00:55Enfin, la France continue de danser sur un volcan budgétaire.
00:01:00Combien de temps allons-nous faire semblant d'avoir les moyens de continuer à dépenser alors que la bise est
00:01:03venue ?
00:01:04Le gouvernement n'a visiblement pas trouvé la martingale pour éviter de sombrer à la faveur d'une motion de
00:01:09censure.
00:01:09Voilà, sur les grandes lignes de nos débats, il y a beaucoup de choses dans l'actualité.
00:01:12On commence par le rappel des cantrites avec Félicité Kindoki.
00:01:16Bonsoir Félicité.
00:01:20Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:22Et on démarre avec ce drame survenu dans les Pyrénées-Orientales.
00:01:26Deux personnes sont mortes dans un accident de bouée tractée au large de Saint-Cyprien.
00:01:30En plein virage, le pilote a été éjecté et s'est heurté à l'hélice du bateau avant de couler.
00:01:35Et dans le tournant, le bateau, lui, a foncé sur la bouée et a percuté les deux victimes tractées.
00:01:40Une femme est décédée et un homme est grièvement blessé.
00:01:42C'est la rentrée pour les élèves comme pour les mesures environnementales.
00:01:46En ce 1er septembre, le prix du gaz augmente encore un peu plus.
00:01:50Le prix repère de vente du gaz grimpe à 5,6%.
00:01:536 millions de foyers sont concernés.
00:01:55En clair, si vous faites partie des ménages qui utilisent le gaz pour le chauffage, le chaud ou encore pour
00:01:59cuisiner,
00:02:00vous verrez votre facture annuelle augmenter entre 36 et 54 euros.
00:02:04Après les échanges hostiles entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:02:07le président iranien Masoud Pezeskihan appelle Washington à revenir à la table des négociations
00:02:12mises en péril par la pression et les menaces de Donald Trump.
00:02:15Le Qatar, pays médiateur, entre les deux belligérants,
00:02:19il les exhorte à reprendre les pourparlers.
00:02:21Et puis en Ukraine, 12 personnes ont été tuées dans la région de Kiev,
00:02:26dont 7 employés des chemins de fer,
00:02:27après de nouvelles frappes nocturnes composées de missiles balistiques et de drones russes.
00:02:31Une attaque qui, selon les autorités ukrainiennes,
00:02:34aurait ciblé délibérément des installations civiles.
00:02:39C'est tout pour vous, mais félicité.
00:02:41Et non, je vais faire un point également sur l'Himalaya.
00:02:43Six jours après le passage de la gigantesque vague de boue
00:02:46qui a déferlé sur la région de l'Himalaya,
00:02:48le dernier bilan provisoire s'élève à plus de 1050 morts.
00:02:52Près de 4500 personnes sont toujours portées et disparues au Népal et au Tibet.
00:02:55C'est à vous, Laurence.
00:02:57Merci beaucoup. Félicité Kindoki.
00:02:58Il y a tout à l'heure, 18h.
00:02:59Beaucoup de choses dans l'actualité.
00:03:01Je salue Eric Nolo.
00:03:02Bonjour, Laurence.
00:03:02Vous allez bien, Eric Louis de Ragnel.
00:03:04Bonjour, Laurence.
00:03:05On est avec Célia Barotte.
00:03:06Bonjour, Laurence.
00:03:06Bon, alors évidemment, quand on vous voit sur le plateau,
00:03:08c'est qu'il y a une mauvaise nouvelle quelque part.
00:03:10On parlait de cette...
00:03:11Non, mais alors...
00:03:12C'est vrai.
00:03:12Je vous adore, mais c'est vrai que souvent,
00:03:14voilà, vous êtes au service police-justice de ces news
00:03:16et souvent l'actualité est lourde de ce côté-là.
00:03:19Eric Revelle fait sa grande rentrée dans le punchline.
00:03:22Alors lesquelles ?
00:03:22Vous allez nous le dire parce que l'horizon est mort.
00:03:24Je n'hésite pas, Eric.
00:03:25Intervenez, si vous avez une bonne nouvelle.
00:03:26Pas terrible.
00:03:27Bon, on parlera tout à l'heure aussi d'Edouard Balladur
00:03:28qui s'est éteint hier à 97 ans.
00:03:30Je crois que c'est vous qui l'aimiez beaucoup, Eric Nolot.
00:03:33Oui, j'avais appris à l'apprécier au fur et à mesure des émissions.
00:03:36Il m'est arrivé de le recevoir.
00:03:37D'accord.
00:03:37Je détaillerai tout à l'heure, bien sûr.
00:03:39On vous a vu aussi dans des archives avec M. Mélenchon.
00:03:41Ce matin, Mme Aubry, vous avez été largement montré, mon cher.
00:03:45Ah, très bien.
00:03:46J'ignorais.
00:03:47Les débats autour du port du voile.
00:03:48Le port du voile, exactement.
00:03:49Alors, on commence, Célia, avec cet accident absolument abominable de bouée tractée
00:03:54qui s'est produit à Saint-Cyprien dans les Pérennées-Orientales.
00:03:58Le bilan est extrêmement lourd.
00:04:00Oui, deux personnes sont décédées.
00:04:02Une troisième a été grièvement blessée.
00:04:06Ça s'est passé au large de Saint-Cyprien dans un accident de bouée tractée.
00:04:10Donc, une des personnes décédées est le pilote de l'embarcation,
00:04:14tandis que d'autres participants à cette activité nautique
00:04:16au cours de laquelle une ou plusieurs personnes ont pris place,
00:04:19eh bien, se disent choquées.
00:04:21En tout cas, c'est ce qu'a déclaré le parquet de Perpignan.
00:04:24Pour l'instant, l'enquête est ouverte pour homicide involontaire,
00:04:28mais nous ne disposons de peu d'éléments sur les faits en l'état.
00:04:32Une enquête est donc confiée à la brigade nautique
00:04:34et à la brigade maritime des recherches de Marseille.
00:04:37Il semblerait que le bateau ait été déséquilibré par les vagues générées
00:04:42et que le pilote ait été d'abord éjecté.
00:04:45Le bateau serait devenu ensuite assez incontrôlable.
00:04:48Il a percuté à nouveau la bouée et sur cette bouée,
00:04:52il y avait une femme et un homme.
00:04:55Ils ont perdu la vie, ils sont décédés.
00:04:58En tout cas, l'enquête se poursuit pour avoir aussi davantage de détails
00:05:01sur les circonstances de ce drame,
00:05:03une activité que de nombreux Français ont pratiquée cet été.
00:05:06Oui, mais c'est un autre cauchemar qui est décrit, Éric Revelle.
00:05:10Oui, mais pardonnez-moi, tous les marins...
00:05:12Mais attendez, si le pilote est éjecté du bateau...
00:05:14Oui, oui, mais il y a une question, c'est est-ce qu'il avait son coupe-circuit ?
00:05:18Qui est normalement obligatoire, et le coupe-circuit fait que si vous êtes éjecté...
00:05:22Vous avez raison.
00:05:22Et je pense que l'enquête portera là-dessus,
00:05:24si vous êtes éjecté, normalement le moteur s'arrête immédiatement.
00:05:26Mais quand même, la plupart des gens qui louent sur les côtes des planches à voile,
00:05:29des paddles, vous disent que cette activité aquatique est d'une dangerosité folle.
00:05:35Tracter une bouée, vous voyez comment ça fait ?
00:05:37Ça glisse derrière un bateau très vite, alors tout le monde hurle.
00:05:41Ceux qui se sont éjectés, évidemment, ne sont pas forcément blessés.
00:05:43Mais il y a beaucoup de gens des côtes, de gens, je vous dis,
00:05:47qui font de la planche à voile, du wind, du kitesurf,
00:05:50qui vous disent, mais attendez, c'est un truc de folie.
00:05:53Pour eux, et puis pour les gens qui sont parfois autour.
00:05:56Bien sûr.
00:05:57Si on n'est pas avec des professionnels, effectivement, Louis Dragnel, on risque sa vie.
00:06:00Donc c'est ça la morale.
00:06:01Après, on va voir ce qui s'est réellement passé.
00:06:04Mais effectivement, il y a quand même plusieurs questions.
00:06:06Et oui, c'est une pratique dangereuse si on ne la maîtrise pas.
00:06:09Oui, ce qui paraît logique.
00:06:11Mais là, on se dirige.
00:06:13Alors, il y a des gens qui étaient sur ce plan d'eau, qui sont horriblement choqués.
00:06:16Choqués, puisqu'on a une femme, un homme qui sont décédés,
00:06:21un autre qui est grèvement blessé, puisqu'il est grèvement blessé au bras et à la jambe.
00:06:26On peut imaginer vraiment cette scène d'horreur au large de Saint-Cyprien,
00:06:30avec tous ces touristes, en tout cas aussi ces habitants, qui ont assisté à cette scène.
00:06:36C'est vraiment pour situer.
00:06:38On est sur une embarcation avec une bouée.
00:06:41D'habitude, les personnes sont plus ou moins attachées.
00:06:44En tout cas, elles doivent se tenir à des poignées.
00:06:48Et parfois, il y a des personnes aussi qui sont blessées parce que c'est une activité.
00:06:52Il ne faut pas que le bateau passe dessus.
00:06:53Voilà, exactement.
00:06:54Et là, le fait que le bateau ait à nouveau percuté la bouée, ça a engendré ces conséquences.
00:07:00Écoutez, on va suivre avec vous ce dossier, ma chère Célia.
00:07:03On nous dirait ce que l'enquête conclut et si elle avance.
00:07:07On vient aussi d'apprendre, mais c'est tout autre chose.
00:07:10Il n'y en a plus du tout sur cet accident de bouée que le parquet de Paris requiert le
00:07:13renvoi en procès pour viol de l'avocat.
00:07:14Juan Branco, ce sont des sources proches du dossier.
00:07:17C'est une affaire qui remonte à quelques années, c'est bien cela ?
00:07:20Oui, à quelques années.
00:07:21Et puis, c'est un militant quand même assez engagé.
00:07:25On se souvient aussi de ses prises de parole.
00:07:28Le parquet avait le droit de faire appel.
00:07:31Donc, on va aussi suivre cette affaire.
00:07:35Une rentrée assez importante au niveau de la justice.
00:07:37Il y a d'autres échéances qui arrivent, des gros rendez-vous judiciaires ?
00:07:42On va avoir, bien évidemment, l'étape politico-judiciaire, notamment avec Nicolas Sarkozy, en novembre.
00:07:49Aussi, cette décision sur Marine Le Pen.
00:07:52Et puis, toutes ces affaires actuellement qui concernent le périscolaire.
00:07:55Mais je crois que vous allez aborder cette thématique.
00:07:56Absolument. On va l'aborder tout à l'heure.
00:07:58Merci beaucoup, Célia Barotte, pour ce point sur cet accident dramatique à Saint-Sabrien dans les Pyrénées-Orientales.
00:08:04Vous évoquiez Nicolas Sarkozy.
00:08:05Il s'est exprimé aujourd'hui pour rendre hommage à son mentor, qui est Édouard Balladur.
00:08:10Parce qu'on se rappelle de la proximité entre les deux hommes.
00:08:13Notamment, lors de la présidentielle de 1995, Nicolas Sarkozy avait soutenu Édouard Balladur contre Jacques Chirac.
00:08:18Ça avait fait, à l'époque, évidemment, couler beaucoup d'encre.
00:08:21On va écouter cette première réaction de Nicolas Sarkozy, qui s'est dit blessé et avoir beaucoup de chagrin après
00:08:29l'annonce de ce décès.
00:08:29Pour les Français, c'est un personnage de leur quotidien qui a disparu.
00:08:35Pour moi, c'est vraiment une blessure et un chagrin.
00:08:42C'est un homme que j'aimais beaucoup, qui ne correspondait pas à l'image extérieure, qui était sensible, sentimentale
00:08:52et affectif.
00:08:54Voilà pour Nicolas Sarkozy, qui répondait aux questions de notre confrère Darius Rochebin.
00:09:00Éric Ravel, vous l'avez connu, Édouard Balladur ?
00:09:02Oui.
00:09:03Vous avez des anecdotes avec lui ?
00:09:04Oui, je peux vous en citer une.
00:09:06Je partage tout à fait le point de vue du président Sarkozy.
00:09:08Il avait une image de grand bourgeois.
00:09:10Ce qui, d'ailleurs, ne manque pas d'air, si j'ose dire, parce qu'en fait, c'est un
00:09:14immigré.
00:09:14Sa famille vient de Turquie, de Smyrne.
00:09:17Son papa était directeur de la banque ottomane à Constantinople.
00:09:20Et on avait l'impression, quand on voyait Édouard Balladur comme ça au premier coup d'œil, qu'il avait
00:09:24plusieurs générations de grandes bourgeoisies françaises derrière lui.
00:09:27Pas du tout.
00:09:28C'est un sujet réussi de l'intégration républicaine.
00:09:32Mais oui, j'ai une anecdote.
00:09:35Il se trouve que je connaissais l'un de ses fils qui travaillait dans une banque d'affaires.
00:09:40Et un jour, je le croise dans un événement.
00:09:43Alors, il était toujours très urbain.
00:09:45Il vous demandait comment vous alliez, etc.
00:09:46Et puis, tout d'un coup, il me dit, mais alors, vous savez ce qu'est devenu mon fils ?
00:09:52J'ai dit, oui, il travaille toujours dans cette banque d'affaires.
00:09:54Il me dit, non, non, comment dites-vous ?
00:09:56Il a pété les plombs, c'est l'expression.
00:09:59Il sort un peu, non, non, il est parti faire du yoga dans le sud de la France.
00:10:03Voilà.
00:10:03Donc, je partage ce que dit Nicolas Sarkozy.
00:10:05C'est-à-dire, derrière l'aspect très hautain.
00:10:09Vous vous souvenez, quand il va dans le métro parisien et qu'il trouve qu'il fait chaud.
00:10:14Bon, c'est vrai qu'il n'a pas marqué des points, mais il avait un sens de l'humour
00:10:19absolument incroyable.
00:10:20Et puis, il avait un français d'une tenue absolument formidable.
00:10:24Et il avait un certain sens de la politique et de l'honneur dans la défaite.
00:10:28Alors, je vais vous passer la parole, Éric Nolot, dans un instant,
00:10:30mais j'aimerais juste qu'on regarde cet archive lorsqu'il perd, 23 avril 1995.
00:10:35Ce n'est pas lui qui est qualifié pour le second tour.
00:10:37Écoutez, alors, il y a la réaction de la salle qui siffle.
00:10:40Et lui, il a cette phrase qui est restée dans les annales.
00:10:43Je vous demande de vous arrêter.
00:10:46Voilà, je crois qu'on va entendre le Premier ministre.
00:10:47D'un mot, parce que le Premier ministre va parler.
00:10:49On vous retrouve tout de suite après.
00:10:54Tout démontre que les Français l'ont décidé.
00:10:58C'est M. Jospin et M. Chirac qui seront présents.
00:11:06Je vous demande de vous arrêter.
00:11:09Je vous demande de vous arrêter.
00:11:11Ça, c'est l'honneur de la politique.
00:11:13On ne eut pas l'adversaire.
00:11:15On ne l'insulte pas.
00:11:16On ne l'invective pas.
00:11:17On est loin, hein ?
00:11:18On en est loin, oui.
00:11:19On en est loin.
00:11:19Plusieurs siècles ont passé.
00:11:21Ben non, c'est quelques dizaines d'années à peine.
00:11:23Non, moi, j'apprécie Édouard Balladur.
00:11:24Parce que, autant, ce n'était pas un politicien fait pour serrer les mains
00:11:27ou tâter l'arrière-train des vaches.
00:11:30Autant, il avait...
00:11:31Je pense que c'est un homme d'État qui est sous-estimé par beaucoup.
00:11:35Il y avait une grande exigence.
00:11:36Il y avait le sens de l'État.
00:11:38Il avait été formé auprès d'un président que moi, j'admire beaucoup.
00:11:42Georges Pompidou.
00:11:42Il avait fait une grande partie de sa carrière auprès de lui.
00:11:45Et puis, moi, il y a autre chose qui me le rend sympathique.
00:11:47C'était un homme politique du côté de la littérature.
00:11:50Discuter de Barbe et d'Orvilly avec François Mitterrand,
00:11:52ça peut paraître anecdotique.
00:11:53Moi, je trouve que ça fait partie de la France,
00:11:55que des gens ne soient pas uniquement concentrés sur leur métier,
00:11:58mais qu'ils s'intéressent aux arts, comme le faisait d'ailleurs Pompidou,
00:12:01qui était à la fois un grand président et un grand laitré.
00:12:05Donc, j'ai appris à le connaître.
00:12:06J'ai appris à l'estimer de plus en plus au fur et à mesure de nos rencontres
00:12:10sur des plateaux de télévision.
00:12:12Et en effet, c'était un homme, son physique ne l'indique pas,
00:12:15mais qui avait un humour pince sans rire assez redoutable.
00:12:18Donc, tout ça fait un portrait assez sympathique.
00:12:20Pas non plus une âgeographie.
00:12:22Il avait, comme tout le monde, des zones d'ombre,
00:12:23mais bilan globalement positif, comme disait-le.
00:12:26Il y a des défauts.
00:12:27Louis Dragnel, vous étiez trop jeune, peut-être ?
00:12:29Non, mais j'étais petit.
00:12:30Je me souviens, c'est une de mes premières images de rapport à la politique,
00:12:34puisque j'avais 8 ans.
00:12:35Et je me souviens d'Edouard Balladur.
00:12:37En tout cas, on en parlait chez moi.
00:12:38Et l'image que moi, j'en ai gardée, c'est l'espèce de...
00:12:41Vous savez, il reste peu d'hommes d'État comme ça.
00:12:43Il ressemble un peu à un cardinal romain
00:12:46qui connaît la finesse des rouages du fonctionnement
00:12:48à la fois du pays et de l'État,
00:12:49ce qui, honnêtement, n'est pas donné à beaucoup de monde
00:12:52dans la classe politique.
00:12:53Et ça s'est traduit, et ça, c'est une lecture un peu rétrospective,
00:12:56par le fait qu'il était davantage fait pour gouverner
00:12:58que pour se faire élire.
00:12:59D'ailleurs, c'est l'éternel sujet.
00:13:02Malheureusement, la plupart du temps,
00:13:04les candidats à l'élection présidentielle,
00:13:06ceux qui gagnent, sont très bons pour faire campagne
00:13:09et un peu moins bons pour gouverner
00:13:11et gérer la conduite du pays.
00:13:14Et puis, il avait un pilier, si j'ose dire,
00:13:16constitutif très important dans le monde politique
00:13:18et l'autre qui en manque passablement,
00:13:19c'est qu'il avait vécu une grande partie de sa vie
00:13:21dans le monde de l'entreprise.
00:13:22Il avait été patron de plusieurs voies très importantes.
00:13:25Là, ça fait du bien de passer un peu par l'entreprise.
00:13:27Et oui, il avait été...
00:13:29Donc voilà, c'est lui qui s'occupe de dénationaliser.
00:13:33Enfin, il connaissait le monde de l'entreprise parfaitement
00:13:35et il connaissait les rouages de l'État
00:13:36puisqu'il avait été secrétaire général, je crois.
00:13:38De l'Élysée.
00:13:39De l'Élysée sous Georges Pompidou.
00:13:41Donc voilà, il avait ses deux cordes à son arc
00:13:43et le moins qu'on puisse dire,
00:13:44c'est qu'au-delà de sa bonhomie bourgeoise,
00:13:48il avait des atouts que peu ont aujourd'hui, me semble-t-il.
00:13:52Là, je ne fais pas de politique.
00:13:53Et après, il était ultra-favori de l'élection présidentielle.
00:13:56Oui.
00:13:57Quand on se replace à l'époque, au mois de septembre,
00:13:59c'était lui qui était élu.
00:14:00Oui.
00:14:00Et c'est ce qu'il a perdu un peu.
00:14:03Voilà.
00:14:03Et c'est devenu même une référence.
00:14:04D'ailleurs, je crois que c'est dans votre édito
00:14:05de cette semaine du JD News.
00:14:07Ça fait partie d'il y a quelques jours.
00:14:09Oui, où vous disiez qu'attention,
00:14:11le gagnant quelques mois avant l'élection
00:14:13n'est pas forcément celui qui arrive à l'Élysée.
00:14:16Oui, Eric, un dernier mot.
00:14:17Non, la malédiction des premiers ministres.
00:14:19Un petit peu.
00:14:20Des gens qui atteignent
00:14:22une sorte de sommet, évidemment.
00:14:25Vous pensez à Rocard ?
00:14:26Oui, je pense à Rocard.
00:14:27Je pense à Juppé.
00:14:28Je pense à Jospin.
00:14:29Des gens qui arrivent à l'avant-dernière marche.
00:14:32Qui ont.
00:14:32Il se trouve qu'il faut d'autres qualités
00:14:33pour la dernière marche.
00:14:35Et des qualités qu'ils n'ont pas.
00:14:36Ils en ont des normes, d'immenses,
00:14:37de nombreuses, mais pas celles-là.
00:14:39Alors, Nicolas Sarkozy s'est exprimé aussi
00:14:41un tout petit peu sur la situation politique actuelle,
00:14:44mais tout en faisant attention
00:14:45de ne pas trop rentrer dans la mêlée,
00:14:46parce qu'évidemment,
00:14:47en tant qu'en tant que président de la République,
00:14:48il n'a pas à rentrer dans le détail.
00:14:50Mais il a quand même parlé de la droite gouvernementale
00:14:52qui souffre, c'est clair, on le voit.
00:14:54Et puis aussi un tout petit peu
00:14:55de ce qui se passe sur le plan de l'immigration.
00:14:58Lorsque j'ai eu l'idée de réformer la Constitution,
00:15:01la réforme de 2008,
00:15:04qui est la réforme la plus importante
00:15:05après celle de 1962.
00:15:07Il disait, il faut voter sur l'article 11.
00:15:09Eh bien, Édouard Balladur
00:15:11a pris à ma demande
00:15:12la présidence du comité
00:15:15des constitutionnalistes que j'avais constitué.
00:15:17Il a joué un rôle essentiel.
00:15:20Il croyait dans le référendum,
00:15:22même s'il considérait
00:15:23qu'il ne fallait pas en abuser.
00:15:26Parce que le référendum
00:15:27était tellement important à ses yeux,
00:15:29et la raison,
00:15:31que le banaliser,
00:15:32c'est l'abaisser.
00:15:34La droite de gouvernement,
00:15:36il l'a incarnée,
00:15:37vous l'avez incarnée,
00:15:38est-ce qu'elle a encore sa chance aujourd'hui
00:15:39ou est-ce que c'est terminé ?
00:15:46La droite de gouvernement souffre aujourd'hui
00:15:49de quantité de choses
00:15:51et de quantité de problèmes.
00:15:54Mais je ne veux pas commenter
00:15:56l'actualité d'aujourd'hui.
00:15:57C'est assez magnifique,
00:15:58parce que vous appartez le journaliste
00:16:00et je n'en parle pas.
00:16:02Il n'en pense pas moins.
00:16:03Il aurait beaucoup de choses à dire
00:16:05s'il pouvait les dire.
00:16:05Oui, mais il peut les dire,
00:16:07mais il ne veut pas.
00:16:07Il n'a pas à faire ce type d'exercice.
00:16:09Il ne veut pas commenter le quotidien.
00:16:11Il va se passer des choses
00:16:12dans la droite de gouvernement
00:16:14du centre à Bruno Retailleau.
00:16:16Vous avez vu que tout le monde
00:16:17est plus ou moins d'accord
00:16:18pour une primaire,
00:16:19sauf Édouard Philippe.
00:16:21Ça fait un gros sauf quand même.
00:16:23Pourquoi je vous dis ça ?
00:16:24Parce que je me demande parfois,
00:16:25il ne le dira jamais comme ça,
00:16:26si Bruno Retailleau n'a pas le sentiment
00:16:28d'être tombé dans une sorte de piège.
00:16:30Parce que s'il ne décolle pas,
00:16:32pour l'instant,
00:16:32il est à 7, 8, 9 %,
00:16:34s'il ne décolle pas,
00:16:36s'il rejoint un candidat,
00:16:39il éteint la lumière chez les LR,
00:16:40c'est fini.
00:16:41Et s'il ne décolle pas
00:16:43et qu'il reste,
00:16:44les actions législatives suivantes,
00:16:46les députés LR
00:16:48qui voudront sauver leur siège,
00:16:50ils partiront ou avec l'extrême centre
00:16:51ou avec le pont Levis
00:16:52qui a abaissé Éric Ciotti
00:16:53en direction du RN.
00:16:55Donc je me demande
00:16:55s'il n'est pas en train
00:16:56de prendre conscience
00:16:57que s'il ne décolle pas,
00:16:58c'est peut-être lui
00:16:59qui va fermer à double tour
00:17:01la porte des LR.
00:17:03Et c'est peut-être ça
00:17:04qu'originellement
00:17:05Laurent Wauquiez a senti
00:17:08en ne contestant pas.
00:17:09Vous faites des trucs
00:17:09bien compliqués là.
00:17:10Non, non, non, non, non.
00:17:11Moi, je pense qu'il doit
00:17:13se poser la question.
00:17:14Peut-être que la primaire
00:17:16peut le sauver.
00:17:16C'est-à-dire que s'il y a
00:17:17une primaire à droite...
00:17:17Attendez, il n'y aura pas...
00:17:18Éric Revelle, on le sait très bien,
00:17:19il n'y aura pas de primaire à droite.
00:17:20Parce que même les deux tiers
00:17:22de ceux qui se disent
00:17:23favorables à la primaire
00:17:24en réalité n'en veulent pas.
00:17:25Ils pensent tous
00:17:26à une seule chose.
00:17:27Vous savez,
00:17:27quand vous êtes à 4%,
00:17:28vous savez très bien
00:17:29que vous n'allez pas
00:17:30faire plus de 50%
00:17:31au deuxième tour
00:17:31et vous allez même
00:17:32franchir la barrière
00:17:33du premier tour.
00:17:34Donc, le seul objectif
00:17:35derrière tout ça,
00:17:36c'est de jouer la carte
00:17:37des législatives
00:17:38et d'essayer d'avoir un groupe.
00:17:39Donc, moi, je crois
00:17:40assez peu
00:17:41à la possibilité
00:17:42qu'il y ait une primaire.
00:17:43Regardez, je prends
00:17:43un exemple actuel.
00:17:45Le Parti Socialiste,
00:17:46ça fait des mois et des mois
00:17:46qu'ils en parlent.
00:17:47Il y a deux dates
00:17:47qui ont été décidées,
00:17:48le 9 et le 10 octobre.
00:17:50Quand bien même
00:17:51la droite...
00:17:51Avec un vote, c'est ça, Louis ?
00:17:52Absolument, avec un vote.
00:17:53C'est des adhérents
00:17:54ou c'est une primaire ouverte ?
00:17:55Il faut payer un peu cher.
00:17:57Je crois que c'est...
00:17:57Combien ?
00:17:59C'est 15 euros.
00:18:00Je crois que c'est plus, pardon.
00:18:0015 euros, oui.
00:18:01Et bref, mais tout ça pour dire que...
00:18:02Vous n'êtes pas renseigné encore
00:18:03pour aller voter
00:18:03à la primaire du PS, non ?
00:18:05Pour aller influencer, attention.
00:18:06Mais c'est plutôt...
00:18:07C'est la France Insoumise,
00:18:08je pense, qui va faire ça.
00:18:09Mais tout ça pour terminer,
00:18:10pour revenir à la droite,
00:18:12ça m'étonnerait beaucoup
00:18:13qu'il y ait l'organisation
00:18:13d'une primaire
00:18:14parce que tout le monde se dit...
00:18:16Sauf Édouard Philippe
00:18:16se dit favorable.
00:18:17Mais encore, faut-il être d'accord
00:18:18sur les modalités ?
00:18:19Et puis, je rappelle une chose,
00:18:21c'est que...
00:18:21Résonnons par l'absurde.
00:18:22Imaginons qu'il y ait
00:18:23une primaire à organiser
00:18:24du courant politique
00:18:25de Gérald Darmanin
00:18:26à Sarah Knafow.
00:18:27Ça voudrait dire
00:18:28que tous les compétiteurs
00:18:29s'engagent à soutenir
00:18:30le gagnant de cette primaire.
00:18:31Est-ce que vous imaginez
00:18:32un instant Gérald Darmanin
00:18:33soutenir Sarah Knafow,
00:18:35Sarah Knafow soutenir Édouard Philippe ?
00:18:36Ça paraît totalement improbable.
00:18:38Alors Sarah Knafow
00:18:38qui est l'invité de Christine Kelly
00:18:39tout à l'heure.
00:18:40Est-ce que je peux faire
00:18:40une remarque annexe ?
00:18:41Je ne sais pas depuis quand
00:18:42dans le vocabulaire
00:18:43on a cette phrase
00:18:46de Gérald Darmanin
00:18:47à Sarah Knafow
00:18:48et pas à Éric Zemmour.
00:18:50Parce que moi...
00:18:51À Éric Zemmour.
00:18:52Vous avez raison.
00:18:53Jusqu'à preuve du contraire.
00:18:54Factuellement, vous avez raison.
00:18:54C'est lui qui est candidat.
00:18:55Au contraire,
00:18:56le prochain candidat
00:18:57de reconquête à la présidentielle
00:18:58sera à Éric Zemmour.
00:19:00Mais c'est assez étrange
00:19:01ce glissement sémantique.
00:19:02Non, mais parce qu'elle sort
00:19:03un livre.
00:19:03Parce qu'elle vient de sortir
00:19:04un livre et que j'ai lu
00:19:05le journal du dimanche
00:19:06comme vous.
00:19:06Il y avait une grande interview.
00:19:08Moi aussi, je dis
00:19:09le journal du dimanche.
00:19:10Et parfois, il est
00:19:11dans le journal du dimanche.
00:19:12Ça m'arrive même d'y écrire,
00:19:13même dans le dernier.
00:19:14Je recommande un excellent
00:19:16roman de Patrice Jean.
00:19:17Mais malgré ma lecture
00:19:18assidue du journal du dimanche,
00:19:20pour moi, le prochain
00:19:20candidat de reconquête
00:19:21s'appellera Éric Zemmour.
00:19:22En plus, il s'enlevait aussi
00:19:23Gérald Darmanin
00:19:24parce qu'il n'est pas candidat.
00:19:25Oui, mais je parlais
00:19:25de Gérald Darmanin.
00:19:27En fait, j'ai parlé
00:19:28de courant politique,
00:19:28de ligne politique.
00:19:29Des lignes politiques.
00:19:30Ligne politique,
00:19:31parfois, elle se fracture
00:19:32sur des sujets.
00:19:33On a eu le retour
00:19:34de la polémique
00:19:34sur le voile,
00:19:35le voile islamique
00:19:36lancé par Jean-Philippe Tanguy.
00:19:38Alors, est-ce que c'était
00:19:40involontaire ?
00:19:41Est-ce que ça a été rectifié
00:19:42assez vite
00:19:43après par Jordan Bardella ?
00:19:44Et puis, on va voir
00:19:45que ça a obligé
00:19:46chacun des candidats
00:19:47à se positionner.
00:19:49Et alors, c'est assez différent.
00:19:51On va écouter d'abord
00:19:51Gabriel Attal
00:19:53qui appelle à la liberté
00:19:54de croyance
00:19:54et à la liberté du culte.
00:19:55On l'écoute d'abord
00:19:56lui en premier.
00:19:57La question qui nous est posée,
00:19:59c'est quel modèle
00:19:59de société est-ce qu'on veut ?
00:20:00Moi, je défends une société
00:20:01où chacune et chacun
00:20:03fait ses choix en conscience
00:20:04de manière libre,
00:20:05de manière éclairée,
00:20:06dès lors que ça respecte
00:20:07les valeurs de la République.
00:20:08Une femme majeure
00:20:09qui décide en conscience
00:20:11de porter le voile
00:20:12ne menace pas la République.
00:20:13Vous le savez,
00:20:13je me suis engagé notamment
00:20:14sur la question des enfants.
00:20:16Une fillette de 5, 6, 7 ans
00:20:17qui porte le voile
00:20:18ne le fait pas
00:20:19par son choix libre et éclairé.
00:20:20Elle le fait parce qu'elle y est contrainte,
00:20:21notamment souvent
00:20:22par une sphère familiale.
00:20:24Et donc, de la même manière
00:20:24que je suis intraitable
00:20:26sur la protection des enfants
00:20:27pour qu'ils puissent se construire
00:20:28leur libre arbitre
00:20:29et leur esprit critique,
00:20:29je suis intraitable
00:20:30sur le respect des valeurs
00:20:31de la République
00:20:31qui passe aussi
00:20:32par une liberté de croyance,
00:20:34une liberté de culte
00:20:35et donc le respect du choix
00:20:36qui est fait par certaines femmes.
00:20:38C'est surprenant ou pas ?
00:20:40Politiquement,
00:20:40ce n'est pas surprenant
00:20:41mais honnêtement,
00:20:42c'est un peu le bal des hypocrites
00:20:43pour rester poli
00:20:44parce qu'en fait,
00:20:45il y a deux manières
00:20:46d'appréhender ce sujet.
00:20:48Il y a deux manières
00:20:48d'appréhender ce sujet.
00:20:49Soit vous dites
00:20:49que c'est un sujet de laïcité,
00:20:51soit vous dites
00:20:51que c'est un sujet
00:20:52de lutte contre l'islamisme
00:20:53et d'ordre public.
00:20:56Et Gabriel Attal
00:20:57a eu beaucoup de chance
00:20:58quand le Conseil d'État
00:20:59a validé sa circulaire
00:21:00sur la Baïa
00:21:00puisque lui l'avait fait
00:21:01en disant que c'était
00:21:02la lutte contre l'islamisme.
00:21:03Il disait que la Baïa
00:21:04et le Camis
00:21:05étaient des tenues religieuses
00:21:06par destination
00:21:07qui étaient vantées
00:21:08par les courants islamistes,
00:21:10intégristes et tout ça.
00:21:11Ce que dit à peu près
00:21:12Marine Le Pen
00:21:13sur la question du port du voile.
00:21:14Marine Le Pen n'a jamais dit
00:21:15que c'était un sujet
00:21:16de laïcité.
00:21:16Elle dit que c'est un sujet
00:21:17de lutte contre l'islamisme
00:21:18et l'ordre public.
00:21:20Ensuite, la question,
00:21:21c'est l'opportunité politique
00:21:22pour le RN de le faire.
00:21:23Je suis assez d'accord avec vous
00:21:25même si c'est compliqué
00:21:26parce qu'à la fin,
00:21:27la faisabilité,
00:21:28tout le monde se pose des questions.
00:21:31Mais malgré tout,
00:21:32en réalité,
00:21:33vous regardez,
00:21:35un référendum est possible
00:21:37dans certaines circonstances
00:21:38mais c'est possible
00:21:39sur ce sujet-là.
00:21:41Et de la même manière,
00:21:42le vote d'une loi est possible
00:21:44même si ça reste très compliqué.
00:21:46Ce qu'on voit bien,
00:21:47c'est que le sujet,
00:21:47c'est que les Français
00:21:48aujourd'hui,
00:21:49et je pense qu'ils sont majoritaires
00:21:50à être choqués
00:21:51par la multiplication
00:21:52du port du voile en France,
00:21:54voient bien
00:21:54qu'ils se sentent agressés
00:21:55par une culture,
00:21:56un mode de vie
00:21:57qui n'est pas le leur.
00:21:58Et donc,
00:21:58je pense qu'ils soutiennent
00:21:59plutôt la proposition
00:22:00de Marine Le Pen.
00:22:01Et de l'autre côté,
00:22:02on rejoue les débats classiques.
00:22:04Alors, ils sont très clairs
00:22:05sur tout ce qui concerne
00:22:06les petites filles,
00:22:07les fillettes,
00:22:08hors de question.
00:22:09Après, sur le voile
00:22:10dans la société...
00:22:11Regardez,
00:22:12la loi sur la dissimulation
00:22:13du visage en 2015.
00:22:15qui nous dira exactement
00:22:15où on en est.
00:22:16Oui, mais le port de la burqa,
00:22:17tout le monde trouve
00:22:17que c'était horrible.
00:22:19Enfin, tout le monde soutenait
00:22:20la loi d'interdiction
00:22:21du port de la burqa
00:22:22et le niqab,
00:22:23c'était pareil.
00:22:24Donc, je pense que
00:22:25dans la société,
00:22:26cette proposition
00:22:27est plutôt soutenue.
00:22:28M. Nolot ?
00:22:28Non, moi, je suis contre
00:22:29l'interdiction du voile
00:22:30dans l'espace public.
00:22:32Alors, je ne parle pas
00:22:32des fillettes, évidemment.
00:22:33Il n'y a même pas de sujet.
00:22:35Et je laisse d'ailleurs
00:22:36la question du référendum
00:22:37aussi de côté
00:22:38pour le moment.
00:22:39J'y suis défavorable
00:22:40pour des raisons tactiques.
00:22:41Le port du voile,
00:22:42ça correspond à deux choses.
00:22:43Ça correspond soit
00:22:44à une stratégie
00:22:44de propagande islamiste,
00:22:46soit ça relève
00:22:47plutôt d'une tradition.
00:22:48Si vous l'interdisez,
00:22:49vous allez envoyer
00:22:50des policiers
00:22:51contrôler des dames
00:22:52de 75 ans
00:22:53qui vont immédiatement
00:22:53se transformer
00:22:54en martyrs de la foi.
00:22:55Moi, ça me paraît
00:22:56quand même assez compliqué.
00:22:57Elles-mêmes se sentiront
00:22:58agressées.
00:22:58Non, mais également.
00:23:00Moi, je crois
00:23:00qu'avant d'en arriver là,
00:23:01il y a beaucoup
00:23:02d'autres choses à faire.
00:23:03Moi, je suis pour
00:23:03l'interdiction du voile
00:23:04à l'université.
00:23:05Je suis pour, à l'école,
00:23:07être beaucoup plus
00:23:08intransigeant
00:23:08sur les manières
00:23:10de contourner la loi
00:23:11avec des vêtements.
00:23:12Voilà.
00:23:13Ça, il faut être.
00:23:14Je suis pour couper les vivres
00:23:16à toutes les associations
00:23:18sportives,
00:23:19culturelles
00:23:19qui, sous couvert
00:23:20de sport ou de culture,
00:23:21en fait,
00:23:22font de l'endoctrinement.
00:23:23Il me semble
00:23:23qu'il y a énormément
00:23:24de choses à faire
00:23:25avant de se lancer
00:23:26dans quelque chose
00:23:27qui va se transformer
00:23:28en pétodière
00:23:29parce que vous allez
00:23:30instaurer une police
00:23:31du vêtement
00:23:31qui concerne
00:23:32des millions de personnes.
00:23:33Moi, je trouve
00:23:33que tactiquement,
00:23:34ce n'est pas bien joué.
00:23:36Bon, allez,
00:23:36un tout petit mot, Éric,
00:23:37et après, je voudrais
00:23:37qu'on évoque
00:23:39encore un sujet excédé.
00:23:39C'est une reconnaissance
00:23:40du port du voile en France.
00:23:41Il y a plein de pays,
00:23:42d'ailleurs, musulmans,
00:23:44qui vivaient
00:23:45il y a 20 ans,
00:23:4530 ans,
00:23:46sans que les femmes
00:23:46ne portent le voile.
00:23:47On voit bien
00:23:48comment les femmes
00:23:49iraniennes souffrent
00:23:50dans l'obligation
00:23:51qu'elles ont
00:23:52de porter le voile.
00:23:53Maintenant,
00:23:53je vais vous dire,
00:23:56moi, je suis assez
00:23:57mal à l'aise
00:23:58avec le sujet
00:23:58parce qu'en réalité,
00:24:00comme le dit Éric Nolo,
00:24:02vous allez...
00:24:02Et je vais prendre
00:24:03un exemple très précis.
00:24:04Je vais prendre
00:24:04un exemple réceptif.
00:24:05D'abord,
00:24:05ce n'est pas nouveau
00:24:06que le RN dise
00:24:06qu'il faut interdire
00:24:07le voile
00:24:07dans les salles publiques.
00:24:08C'était présent
00:24:09dans la campagne électorale
00:24:10de Paris Le Pen.
00:24:11Il fait 3 ou 4 campagnes
00:24:12que c'est dans le programme.
00:24:13Voilà.
00:24:13Bon, je sais
00:24:14qu'il y a eu un séminaire
00:24:15avec tous les cadres du RN.
00:24:16Certains voulaient
00:24:17ce qu'a annoncé Tanguy,
00:24:19une amende.
00:24:20D'autres disaient
00:24:20il faut que ça passe
00:24:21par un référendum.
00:24:22Bon,
00:24:23Jordan Bardella
00:24:23a corrigé le tir ce matin,
00:24:24vous l'avez dit,
00:24:25Laurence,
00:24:25en disant
00:24:25qu'on préférait
00:24:26que ce soit
00:24:27par un référendum.
00:24:27Une loi,
00:24:28la constitution française
00:24:29telle qu'elle est aujourd'hui,
00:24:30bon courage quand même.
00:24:31Je sais que c'est très court.
00:24:32Mais je vais vous dire,
00:24:33je vais prendre un exemple.
00:24:34Il y a une femme
00:24:35pour laquelle
00:24:35j'ai énormément d'admiration
00:24:37parce qu'elle a perdu son fils
00:24:38à Toulouse,
00:24:39assassiné par Mera.
00:24:40Il s'appelle Latifa Ibn Ziyaten.
00:24:43Cette dame porte
00:24:44avec beaucoup de dignité
00:24:45et de foi
00:24:47précisément son voile.
00:24:48Son foulard.
00:24:48Donc ça veut dire
00:24:49que madame Latifa Ibn Ziyaten
00:24:51se promène dans la rue
00:24:53et vous lui collez une amende.
00:24:55J'entends.
00:24:55Alors qu'elle,
00:24:56alors qu'elle n'a de cesse
00:24:57que de dénoncer
00:24:58l'islamisme terrorisme
00:25:00qui a abattu son fils
00:25:03qui était le premier massacré
00:25:06par ce terroriste islamiste.
00:25:07Vous voyez,
00:25:08ce n'est pas si simple.
00:25:09Là où ce sujet
00:25:10est un peu un bâton merdeux politique,
00:25:12c'est pour ça que je me dis pas.
00:25:12Parce qu'en fait,
00:25:13à chaque élection,
00:25:13on a le même débat.
00:25:14La réalité,
00:25:15c'est que chaque élection présidentielle,
00:25:17vous avez le débat
00:25:17autour du port du voile.
00:25:18il a eu un tort
00:25:19de mettre ça sur la table maintenant.
00:25:20Bien sûr.
00:25:20Et puis il a entraîné son parti
00:25:22dans un sujet
00:25:22dans lequel il ne voulait
00:25:23absolument pas entrer.
00:25:24Mais là où c'est très compliqué,
00:25:26techniquement,
00:25:26ce qui est vrai,
00:25:27c'est que comment est-ce
00:25:28que vous faites le choix ?
00:25:29Comment est-ce que vous sélectionnez ?
00:25:30Comment est-ce que vous faites
00:25:30la différence entre
00:25:31une femme,
00:25:33pourquoi pas âgée,
00:25:34la mère de ce soldat
00:25:35qui a juste un petit pichu
00:25:36sur la tête
00:25:37et qui gêne à peu près personne ?
00:25:38Vous faites la distinction
00:25:39entre ce port du voile
00:25:41et celui de femmes
00:25:43qui veulent faire
00:25:44de la provocation dans la rue.
00:25:45Le problème,
00:25:46c'est que c'est très difficile
00:25:47de faire la part des choses.
00:25:48Mais encore une fois,
00:25:49moi je pense que les Français
00:25:51sont attachés à la coutume,
00:25:52la manière de vivre en France.
00:25:53Et ce qui les heurte,
00:25:54ce n'est pas tant
00:25:54qu'il y en ait une poignée.
00:25:56Ce qui les heurte,
00:25:56c'est de voir la multiplication
00:25:58de portes au voile
00:25:59dans la société.
00:25:59Éric, dernier mot.
00:26:00Non, moi je crois
00:26:00que ça créerait encore plus
00:26:02de problèmes
00:26:03que ce n'est censé en résoudre.
00:26:05Alors surtout,
00:26:06en plus,
00:26:06je pense qu'une loi
00:26:07ne passerait jamais,
00:26:09étant donné l'état justement
00:26:11de la loi actuelle.
00:26:12Donc je trouve
00:26:13que ce n'est pas une manière
00:26:14d'aborder,
00:26:15bien aborder le problème,
00:26:16c'est contre-productif.
00:26:17Vous allez donner des armes
00:26:18aux islamistes
00:26:19qui vont dire
00:26:19regardez,
00:26:20on est persécuté en France,
00:26:21regardez cette vieille dame,
00:26:22on lui a collé une amende
00:26:23parce que ceci,
00:26:24parce que cela.
00:26:25ils vont retourner
00:26:26les armes de la République
00:26:27contre nous.
00:26:28Petite pause.
00:26:29Sylvia, vous restez
00:26:29encore un tout petit peu
00:26:30avec nous.
00:26:30On va parler de ce complice
00:26:32dans le mort de Samuel Paty
00:26:33qu'on a retrouvé,
00:26:34figurez-vous,
00:26:34au parc Astérix.
00:26:36Il a préféré de...
00:26:38Il était assigné à résidence,
00:26:39c'est ça ?
00:26:40Mais visiblement...
00:26:41Il n'avait pas compris
00:26:42les conditions
00:26:43qu'il ne fallait pas aller
00:26:43au parc Astérix.
00:26:45Il avait déjà violé neuf fois.
00:26:46Partout à Tisse,
00:26:47on en parle dans un instant.
00:26:48A tout de suite.
00:26:49Quelle heure.
00:26:5217h29,
00:26:53on se retrouve
00:26:53dans Pulsein,
00:26:54CNews.
00:26:55Sylvain Maillard
00:26:55nous a rejoint.
00:26:56Bonsoir,
00:26:56merci.
00:26:56Bonsoir,
00:26:56Laurent Serré.
00:26:57Député,
00:26:57ensemble pour la République,
00:26:58on va parler de ce qui se passe
00:27:00au plan politique.
00:27:01Un tout petit mot quand même
00:27:02de cet étonnement
00:27:04que nous allons partager
00:27:05avec nos téléspectateurs.
00:27:06Ce n'est pas qu'un étonnement,
00:27:08c'est un peu de colère
00:27:08à propos d'un des complices
00:27:09du meurtre de Samuel Paty
00:27:11qui a été retrouvé
00:27:11dans le parc Astérix.
00:27:12C'est ce que je disais
00:27:13tout à l'heure.
00:27:14Il aurait aidé le meurtrier
00:27:15à se procurer un couteau,
00:27:16un pistolet Airsoft.
00:27:17Il est libre,
00:27:18soumis à assignation
00:27:18de résidence.
00:27:19Visiblement,
00:27:19il l'a un petit peu oublié.
00:27:20On voit juste
00:27:21les explications
00:27:21de Célia Judas
00:27:22et on en parle.
00:27:25Asim Epsirkanov,
00:27:26condamné à 16 ans
00:27:27en première instance
00:27:28puis 7 ans en appel
00:27:29pour complicité
00:27:31dans le meurtre
00:27:31de Samuel Paty,
00:27:33a été libéré
00:27:34en avril dernier.
00:27:35Âgé de 25 ans,
00:27:37il avait l'obligation
00:27:38de rester dans
00:27:39les Hauts-de-Seine
00:27:40dans l'attente
00:27:41de son éloignement
00:27:42du territoire français.
00:27:44Pourtant,
00:27:44depuis sa sortie
00:27:46de prison,
00:27:46l'homme d'origine tchétchène
00:27:48aurait déjà enfreint
00:27:49à 8 reprises
00:27:50son assignation
00:27:51à résidence.
00:27:52Dernier fait en date,
00:27:54vendredi dernier,
00:27:55il est identifié
00:27:56au parc Astérix
00:27:57dans l'Oise
00:27:57lors d'un contrôle routier.
00:27:59Pour ces faits,
00:28:00Asim Epsirkanov
00:28:01a été jugé hier
00:28:03à Sanlis
00:28:03et condamné
00:28:05à un an
00:28:05de prison ferme.
00:28:06Le tribunal
00:28:07aurait également
00:28:08prononcé
00:28:09une interdiction
00:28:10définitive
00:28:10du territoire français
00:28:12à l'issue
00:28:13de sa détention.
00:28:14Donc,
00:28:15on marche sur la tête,
00:28:16ma chère Seiya Barotte.
00:28:17Une fois de plus,
00:28:17on marche sur la tête.
00:28:18Oui,
00:28:18cet homme
00:28:18était assigné
00:28:20à résidence.
00:28:20Il était tenu aussi
00:28:21de pointer
00:28:22deux fois par jour
00:28:23au commissariat.
00:28:25Hier,
00:28:25devant les juges,
00:28:26il a donné
00:28:27des explications
00:28:28assez floues,
00:28:30assez étonnantes.
00:28:31Il a dit
00:28:31« Je n'ai jamais
00:28:32cherché
00:28:32à me soustraire
00:28:33à cette mesure ».
00:28:35Il a expliqué
00:28:36également
00:28:36qu'il n'avait
00:28:37pas compris
00:28:38les modalités
00:28:39de cette mesure
00:28:40d'assignation
00:28:41à résidence.
00:28:42Il n'avait donc
00:28:43pas le droit
00:28:43de quitter
00:28:44les Hauts-de-Seine.
00:28:45On le retrouve
00:28:45sur le parking
00:28:46du parc Astérix.
00:28:48Et donc,
00:28:49ça a été rappelé
00:28:49dans ce sujet.
00:28:51Il fait toujours
00:28:52l'objet
00:28:52d'une OQTF,
00:28:54une obligation
00:28:54de quitter
00:28:55le territoire français.
00:28:56Il a quand même
00:28:57fait appel
00:28:57de cette OQTF
00:28:59puisqu'il explique
00:29:00que s'il retourne
00:29:01dans son pays,
00:29:02il va devoir
00:29:03aller au combat
00:29:03en Ukraine.
00:29:04En tout cas,
00:29:05pour le moment,
00:29:05cet homme n'était
00:29:06donc pas placé
00:29:07dans un crat.
00:29:08Il était donc libre.
00:29:09Il devait respecter
00:29:10cette mesure.
00:29:11Il ne l'a pas respectée
00:29:12et c'était la neuvième fois.
00:29:13Sylvain Bayer,
00:29:14vous comprenez
00:29:14l'exaspération
00:29:15des Français face à ces cas
00:29:16qui se multiplient.
00:29:17Il y en a chaque jour.
00:29:18Là, on en prend un.
00:29:20Évidemment,
00:29:20et vous avez raison,
00:29:21ça se multiplie.
00:29:22Je ne suis pas capable
00:29:22de vous dire
00:29:23s'il y en a plus
00:29:23ou moins qu'avant.
00:29:24En tout cas,
00:29:25ce qui est certain,
00:29:25c'est que c'est
00:29:27inentendable.
00:29:27Moi, ce que je dis,
00:29:29c'est qu'en tout cas,
00:29:29il a été arrêté,
00:29:31il passe en jugement,
00:29:32il va retourner,
00:29:33je l'espère,
00:29:33en prison
00:29:34pour qu'il y ait
00:29:34une vraie sanction.
00:29:36C'est évidemment le cas.
00:29:38On a un vrai problème
00:29:39avec les OQTF.
00:29:41On sait très bien
00:29:42qu'on a du mal
00:29:42à les renvoyer
00:29:43pour plein de raisons.
00:29:44Je le dis d'ailleurs
00:29:45au passage,
00:29:46mais pour nos téléspectateurs,
00:29:48nous avons aussi,
00:29:48nous,
00:29:49des obligations
00:29:49de récupérer
00:29:50des ressortissants français,
00:29:51parfois à l'étranger,
00:29:53qui ont fait
00:29:53des choses horribles
00:29:54où nous ne nous pressons
00:29:55pas non plus
00:29:55pour les récupérer.
00:29:57Exemple,
00:29:57en France,
00:29:58en Asie.
00:29:59Ce n'est pas la même,
00:30:00j'imagine,
00:30:00encore.
00:30:00Je me suis d'accord,
00:30:01mais il n'y a pas
00:30:02des dizaines
00:30:02de milliers de français.
00:30:03Je mets juste ça
00:30:06au débat
00:30:07en disant
00:30:07que nous avons aussi
00:30:08nos difficultés,
00:30:09nous,
00:30:09en tout cas,
00:30:09nous ne souhaitons aussi pas.
00:30:10Bref,
00:30:11dans le cas précis
00:30:14de cet homme,
00:30:18Mais c'est écœurant.
00:30:19Vous imaginez ?
00:30:20Écœurant.
00:30:21Évidemment,
00:30:22la difficulté
00:30:22de le renvoyer
00:30:23s'il est tchétchène,
00:30:24parce que c'est des pays
00:30:25évidemment avec lesquels
00:30:26nous n'avons plus
00:30:27aucune relation
00:30:28et d'autant plus
00:30:29dans le conflit
00:30:30à l'heure actuelle
00:30:30avec la Russie
00:30:31et qu'évidemment,
00:30:32la Russie fera tout
00:30:33pour ne pas reprendre
00:30:34son ressortissant
00:30:35parce qu'elle veut
00:30:35qu'il reste.
00:30:36C'est une arme aussi
00:30:38de guerre
00:30:39comme d'autres.
00:30:40Et donc,
00:30:41voilà la difficulté
00:30:42dans laquelle on est.
00:30:43Moi,
00:30:43je veux juste saluer
00:30:44le fait qu'il y ait eu
00:30:45un jugement rapide
00:30:45et qu'il soit,
00:30:46je le crois,
00:30:47remis en prison.
00:30:48C'est aussi une sanction
00:30:49qui me semble nécessaire.
00:30:51C'était tellement gros,
00:30:51Eric Nolo,
00:30:52c'était tellement gros
00:30:52qu'on ne pouvait pas
00:30:53laisser passer ça.
00:30:54Non, mais c'est...
00:30:54Orcastérique,
00:30:55c'est vraiment...
00:30:55On ne trouve pas les mots.
00:30:56C'est écœurant,
00:30:57indignant, inadmissible.
00:30:58La nausée,
00:30:59dit Thibault de Montbréal.
00:30:59Oui, voilà,
00:31:00ça c'est un bon résumé.
00:31:01Non, mais il y a eu
00:31:01un film,
00:31:02l'abandon,
00:31:03qui revenait sur...
00:31:05Voilà combien Samuel Paty
00:31:06avait été abandonné
00:31:07à son sort.
00:31:08De son vivant,
00:31:09on a un peu l'impression
00:31:09que ça se reproduit
00:31:11maintenant qu'il est mort.
00:31:12C'est-à-dire que
00:31:12l'affaire Samuel Paty,
00:31:14on devrait être
00:31:14d'une intransigeance
00:31:16républicaine.
00:31:17Cet homme qui viole
00:31:18à de multiples reprises
00:31:19les conditions
00:31:20de sa surveillance,
00:31:22écoutez,
00:31:23alors qu'il est impliqué,
00:31:24ce n'est pas une petite implication.
00:31:26Il a fourni l'arme.
00:31:28Fournir l'arme,
00:31:28écoutez, franchement,
00:31:29on devrait être
00:31:30mais vraiment
00:31:30d'une sévérité exemplaire.
00:31:32On ne l'est pas.
00:31:33Comment voulez-vous
00:31:33que les Français aient confiance ?
00:31:34Oui, c'était la neuvième fois
00:31:36qu'il violait
00:31:37son assignation à résidence.
00:31:39Je trouve qu'il y a deux sujets.
00:31:41C'est la France Open Bar,
00:31:41en fait, c'est ça ?
00:31:42Effectivement,
00:31:42il y a le sujet
00:31:43de la gestion des OQTF
00:31:45et de l'immigration
00:31:46qui, j'espère,
00:31:47sera réglé
00:31:48par la prochaine élection présidentielle.
00:31:50Et puis,
00:31:50il y a évidemment
00:31:51le sujet de la justice,
00:31:51de compréhension des peines.
00:31:53Et ce qui est vrai,
00:31:53c'est qu'il y a beaucoup de gens
00:31:54et je pense notamment
00:31:55à la réaction aussi
00:31:56de Mickaël Paty,
00:31:57sa sœur,
00:31:58qui ouvre les yeux,
00:31:59qui découvre cette information,
00:32:00qui se disent
00:32:00mais comment se fait-il ?
00:32:02Il est assigné à résidence.
00:32:03Il ne dort pas en prison.
00:32:04Les Français découvrent ça.
00:32:06C'est lui qui a fourni le couteau.
00:32:07Il n'a pas été expulsé.
00:32:08Il conteste son OQTF.
00:32:10Donc, ça le maintient
00:32:11un peu plus longtemps,
00:32:12d'ailleurs paradoxalement
00:32:13sur le territoire national.
00:32:15Et encore une fois,
00:32:16les gens se disent,
00:32:16les Français se disent
00:32:17mais c'est insupportable.
00:32:19Et au-delà
00:32:22des défaillances
00:32:23juridiques et administratives,
00:32:25je pense qu'il y a beaucoup
00:32:26de gens qui se disent
00:32:26qu'il est au parc Astérix
00:32:28en train de se faire plaisir
00:32:30alors qu'il devrait se tairer
00:32:31jusqu'à la fin de ses jours
00:32:32pour expliquer ce qu'il a fait.
00:32:34On peut aller plus loin
00:32:35dans la nausée.
00:32:36Quand vous êtes assigné à résidence,
00:32:37vous êtes chez vous peut-être
00:32:39ou chez quelqu'un
00:32:39qui paye un loyer
00:32:41et qui doit débourser de l'argent
00:32:42pour vous nourrir.
00:32:43Là, au frais de la princesse,
00:32:44il va faire un an en prison,
00:32:45il va être logé et nourri
00:32:47par le contribuable français.
00:32:48Non mais c'est...
00:32:49On préfère quand même
00:32:49le savoir en fait.
00:32:50Oui, d'accord.
00:32:51Mais que faisait-il
00:32:52au parc Astérix ?
00:32:53Il allait s'amuser.
00:32:55Il y a plusieurs autorités
00:32:56quand même qui se disent
00:32:57est-ce que c'était aussi
00:32:58pour faire des repérages ?
00:32:59On ne sait pas.
00:32:59Malheureusement,
00:33:00on ne veut pas non plus
00:33:01alerter.
00:33:01Il n'y a pas qu'une dimension ludique
00:33:02dans l'affaire.
00:33:03Mais que faisait-il
00:33:04sur ce lieu familial ?
00:33:05Juste,
00:33:06un petit mot de précision,
00:33:08on ne met pas en centre
00:33:08de rétention administratif
00:33:11un OQTF
00:33:12si on n'a pas
00:33:14la certitude,
00:33:15en tout cas,
00:33:15on pense qu'on va pouvoir
00:33:16le renvoyer.
00:33:18En cas d'espèce,
00:33:19vu sa nationalité,
00:33:20je suppose qu'il n'a pas été
00:33:21mis dans un crâne,
00:33:22un centre de rétention administratif
00:33:23parce qu'on savait très bien
00:33:24qu'on ne pouvait pas le renvoyer.
00:33:25Il n'a pas été assigné.
00:33:25D'ailleurs,
00:33:26ce qui pose la difficulté,
00:33:27on va en parler
00:33:28pendant la campagne présidentielle,
00:33:29du fait d'avoir
00:33:30des pays d'accueil,
00:33:32ce que nous permet
00:33:33la loi européenne,
00:33:35et de dire ce que nous souhaitons,
00:33:36ce qu'a proposé d'ailleurs
00:33:37Édouard Philippe à Mayotte
00:33:38en disant
00:33:39qu'on puisse renvoyer
00:33:40ceux qui n'ont pas
00:33:41vocation à être en France
00:33:42à Mayotte
00:33:43vers un autre pays tiers.
00:33:45Je crois que ça,
00:33:46c'est aussi quelque chose
00:33:47qui va se développer
00:33:48dans les mois
00:33:49ou dans les années à qui venir
00:33:51partout en Europe
00:33:52et ce sera,
00:33:52je crois,
00:33:53une discussion forte
00:33:53qu'on aura
00:33:54au moment de l'élection présidentielle.
00:33:55Alors effectivement,
00:33:56le sujet de l'immigration
00:33:57sera un des sujets importants,
00:33:59pouvoir d'achat aussi
00:34:00pour les Français.
00:34:01J'aimerais juste vous entendre
00:34:02sur cette polémique
00:34:03autour du voile,
00:34:03on l'a très brièvement évoquée
00:34:05avant que vous n'arriviez,
00:34:06qui a été remise
00:34:07sur la table
00:34:08par Jean-Philippe Tanguy
00:34:10du Rassemblement National.
00:34:11En vrai,
00:34:11il y a eu un petit recadrage
00:34:13d'après Jordan Bardella
00:34:14qui dit que ça va passer
00:34:15par un référendum,
00:34:16donc l'idée c'était
00:34:17de mettre des amendes
00:34:18aux personnes
00:34:18qui portent le voile
00:34:19dans l'espace public.
00:34:20Ce matin,
00:34:20notre invité était
00:34:21Manon Aubry
00:34:21de la France Insoumise.
00:34:23Elle a été traitée
00:34:24de collabos,
00:34:25elle et la France Insoumise
00:34:26par Bruno Retailleau.
00:34:27Je vous fais écouter
00:34:28sa réaction
00:34:28puis vous allez nous dire
00:34:29ce que vous pensez
00:34:29de cette affaire.
00:34:31Je crois que
00:34:32Bruno Retailleau
00:34:33ne sait plus quoi faire
00:34:34pour exister
00:34:34dans cette campagne présidentielle.
00:34:36Il est en train
00:34:38de disparaître
00:34:38dans les méandres
00:34:39des sondages
00:34:40et donc je le vois bien
00:34:42courir
00:34:42après le Rassemblement National
00:34:44en se disant
00:34:45mince,
00:34:45comment je peux être
00:34:46plus abjecte
00:34:47que le Rassemblement National ?
00:34:48Comme le Rassemblement National
00:34:49vient de mettre
00:34:49la barre très haute
00:34:50avec l'interdiction du voile,
00:34:51j'imagine qu'il ne sait
00:34:52plus quoi faire
00:34:53et donc il se dit
00:34:54chouette,
00:34:54on va prendre la France Insoumise,
00:34:56on va les traiter de collabos,
00:34:56ça va faire parler de moi,
00:34:57résultat, ça marche,
00:34:58je veux m'interroger dessus,
00:35:00franchement tout ça
00:35:00est ridicule,
00:35:01ça ne m'intéresse même plus.
00:35:03Non mais de la part
00:35:06de celui
00:35:07qui a fait
00:35:08toutes les insultes
00:35:09pas possibles,
00:35:10qui a dit d'ailleurs
00:35:11abat le voile,
00:35:13abat le voile,
00:35:14franchement,
00:35:15si ce n'est pas une insulte,
00:35:16si il a bien dit
00:35:17abat le voile.
00:35:18Alors,
00:35:18Sylvain Maillard,
00:35:19la polémique sur le voile.
00:35:21Manon Brice,
00:35:21c'est bien la députée européenne
00:35:23qui la semaine dernière
00:35:24disait que
00:35:24les milliardaires
00:35:26ou les entrepreneurs
00:35:27sont dénuisibles.
00:35:28C'est bien ça.
00:35:29Elle a été interrogée là-dessus,
00:35:30croyez-moi.
00:35:30Très bien.
00:35:31Et donc,
00:35:32voilà,
00:35:32la parole de Manon Brice
00:35:34m'intéresse assez peu,
00:35:35je pense qu'elle est...
00:35:37Ah, carrément ?
00:35:37Oui,
00:35:38la France insoumise,
00:35:39c'est le buzz permanent,
00:35:40c'est la provocation permanente,
00:35:42c'est les uns contre les autres,
00:35:43la politique du bouc émissaire.
00:35:44C'est au courant
00:35:44qu'il peut être au second tour
00:35:45de l'élection présidentielle
00:35:46avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:35:47C'est aussi pour ça que j'essaye
00:35:49de porter la voix d'autre chose.
00:35:51Mais je vous le dis,
00:35:53je trouve ça assez peu intéressant.
00:35:55Sur le voile, pardon,
00:35:56vous avez eu un débat tout à l'heure,
00:35:58je disais juste hors antenne,
00:35:59j'étais tout à fait aligné
00:36:01sur la position d'Éric Nolo
00:36:03en disant que,
00:36:04évidemment,
00:36:04nous sommes contre.
00:36:05Et moi,
00:36:06j'ai toujours voté
00:36:06pour que le voile,
00:36:07pour les mineurs,
00:36:08pas uniquement pour les enfants
00:36:10de moins de 13 ans,
00:36:10ce qui est la position
00:36:11qu'on a toujours porté,
00:36:12mais aussi pour les mineurs.
00:36:14J'avais voté un amendement
00:36:15d'Éric Ciotti
00:36:16il y a des années
00:36:16à l'Assemblée nationale
00:36:18en disant que je souhaite
00:36:19que les mineurs,
00:36:19qui sont mineurs,
00:36:20et donc ne portent pas le voile.
00:36:22Jusqu'à 18 ans.
00:36:23Je pense qu'il y a d'aussi
00:36:23l'islamisme
00:36:27qu'il nous faut combattre.
00:36:29Et l'islamisation de la société.
00:36:30Oui, après,
00:36:31je pense que quand on dit ça,
00:36:33c'est souvent...
00:36:33Non, je pose la question.
00:36:35On rentre dans une zone,
00:36:36je pense que c'est l'islamisme,
00:36:37qui est un mouvement politique
00:36:38très clair,
00:36:39avec la charia,
00:36:40avec le renversement
00:36:42de la République.
00:36:42Je pense que ça fait partie
00:36:43de ce qu'on doit combattre.
00:36:45Le voile peut en faire partie.
00:36:47Le voile où les femmes
00:36:48sont soumises à l'homme.
00:36:50Évidemment,
00:36:51c'est contre nos valeurs.
00:36:51Mais il y a d'autres sujets
00:36:52sur lesquels je trouve
00:36:54que si on se concentre
00:36:55uniquement là-dessus,
00:36:56on aura du mal à...
00:36:58Je vois le sujet...
00:36:59Non, mais on ne peut pas
00:36:59l'esquiver non plus.
00:37:00J'entends.
00:37:01On ne peut pas faire
00:37:01toute la campagne là-dessus.
00:37:02Alors qu'il y a,
00:37:03évidemment,
00:37:04d'autres domaines
00:37:06sur lesquels
00:37:06il faut qu'on puisse
00:37:07les combattre.
00:37:08Donc, oui,
00:37:09pour les mineurs.
00:37:10Ma position,
00:37:10ça a toujours été
00:37:11les mineurs à interdiction.
00:37:12Par contre,
00:37:14pour les majeurs,
00:37:15il faut respecter aussi
00:37:15le fait d'être mineurs majeurs
00:37:17et combattre
00:37:18l'islamisme
00:37:19qui se communautarise.
00:37:22Les maires le disent souvent,
00:37:23les demandes
00:37:24de gymnases séparés,
00:37:25de piscines séparées,
00:37:27le fait
00:37:28d'obliger
00:37:29les musulmans,
00:37:31la grande partie
00:37:32des musulmans
00:37:33qui ne veulent pas
00:37:34faire le ramadan
00:37:35tout simplement,
00:37:35elle est obligée
00:37:36à le faire.
00:37:38ça se fait
00:37:38de façon
00:37:40de pression,
00:37:41de sous-pression,
00:37:42mais d'autres choses,
00:37:43des revendications
00:37:44de salles de prière
00:37:45dans les différentes entreprises.
00:37:47Voilà,
00:37:47c'est des choses
00:37:48sur lesquelles
00:37:48je pense qu'il faut
00:37:49combattre en permanence.
00:37:51Par contre,
00:37:51se focaliser uniquement
00:37:52sur le voile,
00:37:53à mon avis,
00:37:53est un sujet,
00:37:54la police du vêtement,
00:37:55à mon avis,
00:37:55est un sujet perdu
00:37:56pour les majeurs.
00:37:57On est d'accord.
00:37:57On a un séantage,
00:37:58c'est ça pour CNews
00:38:01et le European NJDD.
00:38:0360% des Français
00:38:04souhaitent l'interdiction
00:38:05du port du voile islamique
00:38:06dans l'espace public.
00:38:0740% de non.
00:38:08L'opinion publique,
00:38:10cher Louis,
00:38:11a tranché.
00:38:12Et soutient l'idée...
00:38:14Non mais,
00:38:15moi je comprends
00:38:16ce que vous dites.
00:38:17En fait,
00:38:17c'est une question
00:38:17de par quel bout
00:38:18on traite le sujet
00:38:19de la communautarisation
00:38:21de la société,
00:38:22de l'islamisation
00:38:23de la société.
00:38:24Il y a un peu
00:38:25une guerre sémantique
00:38:26autour de tout ça.
00:38:28Et par ailleurs,
00:38:29par rapport à l'objet politique
00:38:30que représente le débat
00:38:31autour du port du voile,
00:38:32on l'a déjà dit tout à l'heure,
00:38:33à chaque élection présidentielle,
00:38:34le débat revient
00:38:35et en fait,
00:38:35ça termine sur rien du tout.
00:38:37Donc ça...
00:38:38Non, non, mais la réalité,
00:38:39c'est celle-là.
00:38:40Et par ailleurs,
00:38:41dans le même temps,
00:38:42l'islamisme progresse,
00:38:44le communautarisme progresse
00:38:46et on est tous là
00:38:47en train de se demander
00:38:47comment est-ce qu'on peut faire
00:38:48pour lutter
00:38:49contre ces phénomènes-là.
00:38:51Donc je pense que le sujet
00:38:52ne va pas aller bien loin.
00:38:53Moi, ce que je note simplement,
00:38:54c'est que depuis le début
00:38:56de cette rentrée
00:38:57fin août,
00:38:58début septembre,
00:38:59la France insoumise
00:39:00a imposé quasiment
00:39:01tous les sujets de débat,
00:39:03taxation des super-profits,
00:39:05héritages,
00:39:05les familles,
00:39:07soi-disant c'est pétainiste,
00:39:08les préfets.
00:39:09Non mais voilà.
00:39:10Et c'est la première fois
00:39:11que je vois un sujet
00:39:12qui est imposé par un autre parti
00:39:13que la France insoumise
00:39:14et c'est le Rassemblement national
00:39:15qui a réussi à l'imposition.
00:39:16Eric Nolot,
00:39:17on ne changeait pas la position.
00:39:18Oui, ce que dit Louis est exact.
00:39:20C'est-à-dire qu'on est très étonnés
00:39:21qu'il y ait une proposition radicale
00:39:23qui vienne d'un autre camp
00:39:24que celui de la France insoumise.
00:39:26C'est quand même une manière
00:39:27de faire de la politique
00:39:28dont devraient s'inspirer
00:39:29les autres partis quand même,
00:39:30d'essayer d'imposer quelque chose
00:39:32dans le débat public.
00:39:33La pression que la plupart
00:39:34des partis sont inaudibles
00:39:35et que leur voix...
00:39:37Vous êtes trop gentil, quoi.
00:39:37Alors vous, vous êtes renaissance.
00:39:39Alors Eric Nolot,
00:39:40s'il suffisait d'appuyer sur un bouton
00:39:42pour imposer un sujet...
00:39:43Non, mais d'essayer au moins.
00:39:45Il faut dire des horreurs.
00:39:46Alors vous dire que nous n'essayons pas...
00:39:49Je veux dire que nous n'y arrivons pas forcément.
00:39:51C'est un autre thème.
00:39:52Dire que nous n'essayons pas...
00:39:53Bon après,
00:39:54est-ce que ça se traduit dans les urnes
00:39:56quand vous dites
00:39:58une semaine,
00:39:58un tel est inuisible,
00:40:00la semaine d'après,
00:40:01une autre provocation.
00:40:02Est-ce qu'à la fin,
00:40:02ça se traduit vraiment dans les urnes ?
00:40:04Je n'en sais rien.
00:40:04En tout cas, ça se traduit
00:40:05dans les intentions
00:40:06de votre descendance.
00:40:07En tout cas, ce qui est certain,
00:40:07c'est que la France, au global,
00:40:09demande de la radicalité,
00:40:10ça vous avez tout à fait raison,
00:40:11et dire que nous engageons
00:40:13et que la politique qu'on veut suivre
00:40:14soit claire, compréhensible,
00:40:16y compris quand on demande des efforts.
00:40:18Et donc ça oblige aussi mon camp,
00:40:21ma famille politique,
00:40:22à être plus clair,
00:40:23parfois sur les sujets,
00:40:24en tout cas,
00:40:25et surtout d'être plus efficace.
00:40:27Quand on parle sur le voile,
00:40:29par exemple,
00:40:30c'est quelque chose que,
00:40:31d'après...
00:40:32Je me dis,
00:40:32on sera inefficace pour les majeurs.
00:40:35Je trouve que sur les mineurs,
00:40:36vous avez dit qu'on n'en avance jamais.
00:40:37Ce n'est pas vrai.
00:40:37On a quand même voté
00:40:38à l'Assemblée nationale
00:40:38l'interdiction du voile
00:40:39pour les mineurs,
00:40:41les moins de 13 ans.
00:40:42Ce que je veux dire par là,
00:40:43c'est dans la perception des Français.
00:40:45On parle beaucoup de ce sujet.
00:40:46Et comme l'immigration
00:40:47est de plus en plus importante,
00:40:48il y a des symptômes
00:40:49de l'islamisation du pays.
00:40:51Il y a de plus en plus de gens
00:40:52qui portent le voile.
00:40:53On a d'ailleurs fait un reportage
00:40:54cette semaine dans le J.D. News
00:40:55à Palavas-les-Flo,
00:40:56qui était la cité balnéaire,
00:40:58populaire,
00:40:58un peu par excellence,
00:41:00et qui s'est transformée
00:41:01où maintenant,
00:41:02autrefois,
00:41:02il y avait des bikinis
00:41:03sur les plages
00:41:03et maintenant,
00:41:04il n'y a que des vêtements religieux
00:41:06musulmans.
00:41:06Et c'est ça qui heurte
00:41:07et qui gêne les Français.
00:41:09Je l'entends.
00:41:10Bon, voilà.
00:41:10Allez, donnez-moi
00:41:11juste une question complémentaire.
00:41:12Est-ce que ça vous paraît
00:41:14complètement aberrant
00:41:15de se réclamer
00:41:16d'une radicalité républicaine ?
00:41:18Pas du tout.
00:41:19Non, mais c'est-à-dire
00:41:19qu'il lisez le même langage
00:41:21en disant, écoutez,
00:41:22ça ne passe plus.
00:41:23Les choses ne passent plus
00:41:24que ce soit celui
00:41:26qui est impliqué
00:41:27dans le meurtre
00:41:28de Samuel Paty
00:41:29ou les accommodements
00:41:31avec la laïcité
00:41:33parce qu'il y a beaucoup
00:41:33de maires qui lâchent
00:41:34un peu l'affaire,
00:41:34qui acceptent
00:41:36telle ou telle avancée
00:41:37islamiste
00:41:38pour avoir la paix,
00:41:39pour acheter la paix sociale
00:41:40ou pour acheter
00:41:40la victoire dans les urnes.
00:41:42Est-ce que vous pensez
00:41:42que la radicalité républicaine
00:41:44c'est une contradiction
00:41:45dans les termes ?
00:41:45Non, je pense que
00:41:47la radicalité républicaine
00:41:48c'est la République
00:41:49tout simplement.
00:41:50Il y a des principes.
00:41:51Il y a une loi
00:41:52et la loi doit s'appliquer.
00:41:53On peut changer la loi.
00:41:54Moi, j'ai la chance
00:41:54d'être député
00:41:54donc d'avoir potentiellement
00:41:56la possibilité
00:41:56de changer la loi
00:41:57mais la loi
00:41:58elle s'applique
00:41:59dans toute sa rigueur
00:41:59Et la loi n'interdit pas
00:42:00le port du vol ?
00:42:01Et la vraie différence
00:42:03c'est en fait
00:42:03qu'on n'arrive pas
00:42:04à appliquer les lois.
00:42:05Notre vraie complexité
00:42:06c'est qu'on fait
00:42:06tout le temps des lois.
00:42:08On passe notre temps
00:42:08à faire des lois.
00:42:09Il y a un problème
00:42:09on fait une loi
00:42:10et on a une multitude
00:42:11de lois qui n'arrivent pas
00:42:13à s'appliquer
00:42:13parce qu'elles sont compliquées.
00:42:15Pourquoi s'il y en a trop ?
00:42:17Probablement
00:42:17il y a trop de lois
00:42:18à s'appliquer.
00:42:19Même nous
00:42:19n'importe lequel d'entre nous
00:42:21ne connaît pas
00:42:21toutes les lois
00:42:21qu'on est censé
00:42:22tout connaître
00:42:22et donc
00:42:23elles ne s'appliquent pas
00:42:24parce qu'elles sont
00:42:24trop compliquées
00:42:25et surtout
00:42:26je trouve qu'il y a
00:42:27de plus en plus
00:42:27de possibilités
00:42:29de contourner la loi.
00:42:30Je pense qu'à chaque fois
00:42:31qu'on fait de lois
00:42:31on pense beaucoup
00:42:32au travail des avocats autour.
00:42:34Je vois en commission
00:42:35des lois
00:42:35à quel point
00:42:36il faut toujours
00:42:37un pouvoir
00:42:37un contre-pouvoir.
00:42:38Je trouve que parfois
00:42:39on a fait un peu
00:42:39trop de contre-pouvoir.
00:42:41Et pendant ce temps-là
00:42:42la France danse
00:42:43sur un volcan budgétaire
00:42:44c'est ce que je disais
00:42:45tout à l'heure
00:42:45Eric Revelle
00:42:48on va en parler
00:42:49on va juste écouter
00:42:49David Amiel
00:42:50qui est le ministre
00:42:52je crois justement
00:42:53des actions
00:42:54et des comptes publics
00:42:57qui dit que
00:42:58s'il n'est pas voté
00:42:59ce budget
00:43:00ce serait une catastrophe
00:43:01pour le pays.
00:43:02Qu'est-ce que ça entraînerait
00:43:03très concrètement
00:43:04ce budget
00:43:05dont on n'a toujours
00:43:06pas la formule
00:43:06puisque M. Lecornu
00:43:08tente toujours
00:43:08de négocier avec les socialistes
00:43:09d'éviter la censure du RN
00:43:11si elle est insoumis
00:43:12il l'aura à tous les coups
00:43:13qu'est-ce qui se passerait ?
00:43:14Est-ce que le ciel
00:43:14nous tomberait sur la tête
00:43:15ou pas ?
00:43:16Deux choses
00:43:16à titre personnel
00:43:17et renaissance
00:43:18on ne sera pas d'accord
00:43:19sur l'intégralité du budget
00:43:20qu'on va nous proposer
00:43:21d'autant plus
00:43:22qu'il y aura une deuxième ligne
00:43:23sûrement
00:43:23de menaces socialistes
00:43:25donc voilà
00:43:26je me permets de dire
00:43:27sur l'objet politique
00:43:28budget
00:43:29qu'est-ce qui se passe
00:43:30très concrètement
00:43:31le 1er janvier
00:43:32si on n'a pas voté
00:43:33de budget
00:43:33comme les deux années précédentes
00:43:35automatiquement
00:43:36la revalorisation
00:43:37de l'ensemble des retraites
00:43:38du montant de l'inflation
00:43:40ça c'est obligatoire
00:43:41l'ensemble des prestations sociales
00:43:43revalorisées
00:43:44du montant de l'inflation
00:43:45donc d'un seul coup
00:43:46vous dépensez beaucoup d'argent
00:43:47et vous arrêtez
00:43:48tous les programmes
00:43:49d'investissement
00:43:49c'est-à-dire que nous
00:43:50par exemple
00:43:50il y a des choses
00:43:51sur lesquelles on économise
00:43:53mais qui ne sont pas bonnes
00:43:55toute la loi de défense
00:43:56la loi de programmation militaire
00:43:58elle s'arrête en réalité
00:43:59on continue à faire
00:43:59les dépenses courantes
00:44:00payer nos soldats
00:44:02mais par contre
00:44:03on n'investit plus
00:44:03tout ce qui est carnet de commandes
00:44:04qui n'a pas été
00:44:07honoré
00:44:07n'est plus
00:44:08n'est arrêté
00:44:09donc l'embêtant
00:44:11c'est que
00:44:11les années précédentes
00:44:12on a trouvé toujours
00:44:13des solutions
00:44:13au mois de février
00:44:15mais là
00:44:15qu'est-ce qui va se passer
00:44:16fin février
00:44:17on arrête de siéger
00:44:18de toute façon
00:44:19on va être en pleine campagne
00:44:20présidentielle
00:44:21l'élection
00:44:22début mai
00:44:23la dissolution
00:44:24évidemment
00:44:25dans la foulée
00:44:26l'élection
00:44:27des nouveaux députés
00:44:28fin juin
00:44:30donc on perd un an
00:44:31donc en fait
00:44:32au mieux
00:44:32on a un budget
00:44:33au mois d'octobre
00:44:34novembre
00:44:34de l'année prochaine
00:44:35c'est-à-dire que
00:44:35pendant un an
00:44:35on n'a pas de budget
00:44:36Eric ça veut dire
00:44:37qu'on perd combien d'argent
00:44:38c'est des milliards d'euros
00:44:39qu'on perd ?
00:44:39on dit 15 milliards
00:44:41vous attendez
00:44:42mon âge
00:44:44on jonge la gré milliards
00:44:45de façon
00:44:47il a dit
00:44:48j'appartiens à un camp
00:44:49qui manque d'efficacité
00:44:50qui manquait d'efficacité
00:44:52c'est le moins qu'on puisse dire
00:44:53c'est le moins qu'on puisse dire
00:44:55il y a des choses
00:44:57sur lesquelles
00:44:57on n'a pas été
00:44:58et qu'on a raté
00:44:59il faut le dire
00:45:01oui enfin
00:45:01on l'a raté
00:45:02et la France est dans le mur
00:45:03en fait
00:45:03voilà
00:45:04attendez
00:45:05je ne fais pas du french bashing
00:45:07pour faire du french bashing
00:45:09attendez
00:45:09vous les comprennent quelques chiffres
00:45:10vous les connaissez comme moi
00:45:11allez-y
00:45:123500 milliards d'euros de dette
00:45:14150 milliards de déficit budgétaire
00:45:1780 milliards de déficit commercial
00:45:19la sécu a été votée
00:45:21avec 25 milliards d'euros
00:45:22de déficit supplémentaire
00:45:23on doit avoir une dette
00:45:24de la sécurité sociale
00:45:24de 130 milliards d'euros
00:45:26etc
00:45:26etc
00:45:27pendant ce temps-là
00:45:28d'ailleurs
00:45:28toutes les institutions
00:45:29se font acquis
00:45:30le père de la start-up nation
00:45:32il va terminer son mandat
00:45:33en montrant que la France
00:45:34est au moyen-âge de l'internet
00:45:36c'est quand même fantastique
00:45:37donc vous me trouvez sévère
00:45:38raccourci saisissant
00:45:42les chiffres que j'ai donnés
00:45:43sont à peu près exacts
00:45:44et ces chiffres-là
00:45:45vous avez raison
00:45:46et puis il y a d'autres chiffres
00:45:47sur lesquels
00:45:48moi je suis très fier
00:45:49vous avez passé un an et demi
00:45:50à travailler sur la réforme
00:45:51de l'apprentissage
00:45:52moi je suis très fier
00:45:53de ce qu'on a fait
00:45:53et on a coupé des crédits
00:45:54sur l'apprentissage
00:45:55vous savez on est entre
00:45:56850 000 et 900 000 apprentis
00:45:57quand nous sommes arrivés
00:45:58aux responsabilités
00:45:59on a 350 000
00:46:00il fallait rattraper l'Allemagne
00:46:01arrêtons de faire du bâche
00:46:02alors je me permets de dire
00:46:04pour les chefs d'entreprise
00:46:05en plus certains apprentis
00:46:06cherchent à l'heure actuelle
00:46:08des formations
00:46:09dire qu'on continue
00:46:09on continue à beaucoup financer
00:46:11jusqu'à 5000 euros
00:46:12pour les PME
00:46:14un apprenti
00:46:15et donc ça continue
00:46:16il ne faut pas jeter
00:46:18ce qui a parfaitement fonctionné
00:46:19et puis il y a d'autres cas
00:46:21sur lesquels vous avez raison
00:46:23le déficit commercial
00:46:25moi je veux bien y revenir
00:46:26mais on en fera une émission
00:46:27particulière là-dessus
00:46:29il y a aussi
00:46:30c'est vrai
00:46:31des réussites
00:46:32je pense que le chômage
00:46:33regardez
00:46:34c'est la question de réussite
00:46:35oui quand on est arrivé
00:46:36en 2017
00:46:37à la fin de son quinquennat
00:46:39on serait à un niveau
00:46:39structuré
00:46:40il ne vous a pas échappé
00:46:41non mais les crises
00:46:42on connait par coeur
00:46:42on a vécu
00:46:44des vraies crises
00:46:45le président était tellement fort
00:46:46qu'il pensait qu'il n'aurait
00:46:47aucune crise
00:46:49le Covid honnêtement
00:46:50non mais je suis d'accord
00:46:50d'ailleurs
00:46:51on a dépensé 200 milliards
00:46:53terminé
00:46:53on a dépensé
00:46:54quand même
00:46:55monsieur Maillard
00:46:55c'est que bon
00:46:56on constate
00:46:57on était content
00:46:57de dépenser d'argent
00:46:58pour sauver les entreprises
00:46:59personne ne ralait
00:47:00personne ne ralait
00:47:01le financement
00:47:02du chômage partiel
00:47:03et les prêts d'état
00:47:05garantis pour les entreprises
00:47:06il faut bien les rembourser
00:47:08bien sûr
00:47:08peut-être que le vrai sujet
00:47:10c'était le confinement
00:47:10dès l'instant où vous confinez
00:47:11les gens
00:47:11il faut payer derrière
00:47:13c'était peut-être ça
00:47:28au point où on en est
00:47:29c'est pas ce budget
00:47:30qui va changer
00:47:30la face de notre pays
00:47:32donc je trouve
00:47:32que les oppositions
00:47:33auraient plutôt intérêt
00:47:34à se concentrer
00:47:35sur l'élection présidentielle
00:47:36et sur leur programme
00:47:37à éventuellement
00:47:38ne pas voter le budget
00:47:39mais ne pas le faire tomber
00:47:41et dire à Sébastien Lecornu
00:47:42ok
00:47:42rendez-vous à la présidence
00:47:43in extremis
00:47:44ok
00:47:45on vous laisse passer
00:47:45et puis par ailleurs
00:47:46je rappelle une chose
00:47:47c'est ce que rappelle
00:47:48Sébastien Lecornu
00:47:48et il a raison
00:47:49c'est que le budget
00:47:50sera à la main aussi
00:47:51du nouveau président
00:47:52de la république
00:47:53une fois élu
00:47:54et pourra actualiser
00:47:55ce budget
00:47:56que ce soit le budget
00:47:57d'ailleurs de l'état
00:47:57ou le budget
00:47:59de la sécurité sociale
00:47:59dernière question
00:48:00à Sylvain Maillard
00:48:00vous n'avez pas choisi
00:48:01encore vous
00:48:02entre Edouard Philippe
00:48:03et Gabriel Attal
00:48:04moi mon obsession
00:48:05c'est d'avoir un seul candidat
00:48:07et tout à l'heure
00:48:08vous parliez de la primaire
00:48:09en disant
00:48:10que personne n'est d'accord
00:48:10moi je voulais
00:48:11je souhaitais qu'il y ait une primaire
00:48:12mais le vrai point
00:48:13c'est que
00:48:13évidemment
00:48:14on ne sait pas
00:48:15qui on met dans la primaire
00:48:16moi je fais partie
00:48:17de ceux qui pensent
00:48:18que le camp naturel
00:48:19on met Sarah Knafo
00:48:20qui serait l'invité
00:48:21tout à l'heure de CNews
00:48:22pardon
00:48:22est-ce qu'on met Sarah Knafo
00:48:23par exemple
00:48:23moi je fais partie
00:48:24de ceux qui évidemment
00:48:25ne veulent pas travailler
00:48:26avec Sarah Knafo
00:48:27donc moi je fais partie
00:48:28de ceux qui pensent
00:48:29que la majorité
00:48:30en tout cas le socle
00:48:31doit être autour
00:48:32de la majorité
00:48:32qui avait constitué
00:48:33Michel Barnier
00:48:34c'est-à-dire
00:48:36des LR
00:48:36des Modem
00:48:37Horizons
00:48:38Renaissance
00:48:39une partie de Liot
00:48:40en disant
00:48:41c'est ça
00:48:42notre socle naturel
00:48:43parce que c'est dans cet espace-là
00:48:44qu'un candidat
00:48:45peut se désister
00:48:46et que les autres
00:48:46lui apporteront leur soutien
00:48:47évidemment
00:48:48et vous l'avez parfaitement dit
00:48:49je ne vais pas le dire
00:48:50mais imaginez
00:48:51que Gabriel Attal
00:48:52soutienne Sarah Knafo
00:48:53ça n'existe pas
00:48:53imaginez que Sylvain Maillard
00:48:55soutienne Sarah Knafo
00:48:55ça n'existe pas
00:48:56absolument
00:48:57donc rendez-vous
00:48:58rendez-vous
00:48:59au premier tour
00:49:00d'élection présidentielle
00:49:01non
00:49:02chacun en d'autres dispersés
00:49:03tout faire
00:49:04les uns
00:49:04chacun à sa place
00:49:05en disant
00:49:06on veut absolument
00:49:07qu'il y ait un seul candidat
00:49:08qui porte un projet
00:49:09et une équipe autour de lui
00:49:11mais jusqu'à où ça ?
00:49:12bon courage
00:49:14vous avez
00:49:14Laurence a parlé
00:49:15Edouard Philippe
00:49:16ou Gabriel Attal
00:49:17mais Bruno Retailleau
00:49:17par exemple
00:49:19moi je suis renaissance
00:49:20donc vous voyez bien
00:49:21que c'est pas
00:49:21oui mais vous avez gouverné
00:49:22vous dites
00:49:22on a fait un socle commun
00:49:24c'est pour ça que je pense
00:49:24qu'on doit constituer
00:49:25avec les LR
00:49:26moi à Paris
00:49:27je suis dans un groupe
00:49:28avec beaucoup de conseillers
00:49:29de Paris de LR
00:49:30et donc ça fait partie
00:49:31évidemment de mon logiciel
00:49:33mais moi je souhaite
00:49:34que ce soit
00:49:34un candidat
00:49:35qui puisse le plus réunir
00:49:36je suis renaissance
00:49:37je vois Gabriel Attal
00:49:38qui a fait pour moi
00:49:39une bonne campagne
00:49:41mais je l'ai dit aussi
00:49:42au Barycentre
00:49:43à l'heure actuelle
00:49:43à le Barycentre
00:49:44et donc il y a un gouffre
00:49:46entre Bruno Retailleau
00:49:47d'un côté
00:49:48Eric Zemmour
00:49:48et Sarah Tnafro de l'autre
00:49:50il y en a un avec lequel
00:49:51vous pouvez travailler
00:49:52et l'autre non
00:49:52oui je pensais
00:49:53même si Retailleau
00:49:54est un ministre de l'intérieur
00:49:54que vous souteniez
00:49:56Bruno Retailleau
00:49:56est un ministre de l'intérieur
00:49:57dont vous souteniez l'action
00:49:58ça vous gênez pas
00:50:00non mais c'est pour ça
00:50:01que je vous dis
00:50:01qu'il fait partie
00:50:02de cette
00:50:04Bruno Retailleau
00:50:04ça doit faire partie
00:50:05les LR doivent faire partie
00:50:07d'un bloc central
00:50:08ah non mais je suis très cohérent
00:50:10j'assume
00:50:10j'assume cette position
00:50:11j'ai soutenu
00:50:12le gouvernement
00:50:13de Michel Barnier
00:50:14je ne suis pas d'accord
00:50:15avec tout
00:50:15mais je soutenais
00:50:16et donc évidemment
00:50:17pour les 2022
00:50:20allez Eric
00:50:20non mais moi je vous dis
00:50:21il n'y a pas quand même
00:50:22un gouffre
00:50:23qui sépare d'un côté
00:50:24Bruno Retailleau
00:50:25et reconquête de l'autre
00:50:26c'est pour ça que votre position
00:50:27me paraît un peu étrange
00:50:28pourquoi Retailleau
00:50:29un grand oui
00:50:29et pourquoi reconquête
00:50:31un grand non
00:50:31alors que
00:50:32franchement il y a
00:50:32beaucoup de passerelles
00:50:33entre les deux
00:50:33c'est moins Bruno Retailleau
00:50:35que les LR
00:50:37avec qui je travaille
00:50:39régulièrement à Paris
00:50:40depuis longtemps
00:50:40et je vois que je peux
00:50:41tout à fait
00:50:42il y a certains LR
00:50:44donc c'est très compliqué
00:50:45vous savez moi
00:50:45je n'oublie pas
00:50:45la réforme des retraites
00:50:47quand la réforme des retraites
00:50:48c'est eux
00:50:49c'est les LR
00:50:49de l'Assemblée nationale
00:50:50qui nous ont mis
00:50:51dans cette difficulté absolue
00:50:52en nous lâchant
00:50:52le jeudi matin
00:50:53avant d'aller au vote
00:50:54je me souviens aussi de ça
00:50:56merci
00:50:56c'est pas contre Bruno Retaille
00:50:58ou avec Bruno Retailleau
00:50:58c'est aussi dire
00:50:59il y a peut-être la limite
00:51:00d'ailleurs
00:51:01de ce qu'on peut faire
00:51:01aidant au sein même
00:51:02des LR
00:51:03merci Sylvain Maillard
00:51:04on se retrouve dans un instant
00:51:05on va parler de la rentrée des classes
00:51:06avec Jean-Michel Blanquer
00:51:07qui sera notre
00:51:08grand témoin d'actualité
00:51:09vous restez avec moi
00:51:09les autres
00:51:10à tout de suite
00:51:13on se retrouve dans
00:51:14Punchline sur CNews
00:51:15comment sauver
00:51:16l'école de la République
00:51:17alors que les élèves
00:51:18ont repris le chemin des classes
00:51:19les français jugent sévèrement
00:51:21le niveau général
00:51:22près de 90%
00:51:23le trouvent mauvais ou moyen
00:51:24ce qui n'est guère
00:51:25encourageant
00:51:25à l'orée d'une année scolaire
00:51:27importante
00:51:27Jean-Michel Blanquer
00:51:28ancien ministre
00:51:29de l'éducation nationale
00:51:30est notre invité
00:51:31il a des solutions
00:51:31à proposer
00:51:33pas seulement pour l'école
00:51:33pourquoi a-t-on toujours
00:51:35la droite la plus bête du monde
00:51:36la droite est le centre
00:51:36qui n'arrive pas
00:51:37à se départager
00:51:38part en ordre dispersé
00:51:39pour la bataille présidentielle
00:51:40alors que
00:51:41le Rassemblement National
00:51:42et la France Insoumise
00:51:43sont en ordre de marche
00:51:44on va en débattre
00:51:45aussi ce soir
00:51:46Jean-Michel Blanquer
00:51:47bonsoir à vous
00:51:48bonsoir
00:51:49l'école bien sûr
00:51:50c'est au coeur
00:51:50de vos préoccupations
00:51:51on va parler de
00:51:52ce qui se passe
00:51:53de ce jugement
00:51:53extrêmement sévère
00:51:54des français
00:51:54sur le système
00:51:57éducatif
00:51:57quand même
00:51:5790% pratiquement
00:51:59des français
00:51:59qui le jugent
00:52:00mauvais ou moyen
00:52:01c'est pas génial
00:52:02avant ça juste
00:52:03une petite
00:52:03on va écouter
00:52:04monsieur Jeffrey
00:52:05qui est l'actuel
00:52:06ministre de l'éducation
00:52:07sur l'idée
00:52:07d'Eric Chuty
00:52:08de faire lever
00:52:09les couleurs
00:52:09nationales
00:52:10chaque jour
00:52:11vous me direz
00:52:12si c'est une bonne
00:52:12ou une mauvaise idée
00:52:13selon vous
00:52:13on écoute d'abord
00:52:15l'actuel ministre
00:52:16de l'éducation
00:52:18dans le mot éducation
00:52:19nationale
00:52:19il est le mot
00:52:19éducation nationale
00:52:22et donc ça veut dire
00:52:22que le cadre
00:52:24il est fixé
00:52:25par le ministre
00:52:26de l'éducation
00:52:26nationale
00:52:27donc ce n'est pas
00:52:29il n'appartient pas
00:52:30au maire
00:52:31de décider
00:52:31de ce qui se passe
00:52:33pédagogiquement
00:52:34dans une école
00:52:36et donc il n'appartient
00:52:37pas au maire
00:52:37en l'occurrence
00:52:37de décider
00:52:38une quelconque
00:52:39lever des couleurs
00:52:40qui se feraient
00:52:40en présence
00:52:41de tous les élèves
00:52:41ni une fois par semaine
00:52:42ni une fois par mois
00:52:43ni une fois par jour
00:52:44c'est pas le sujet
00:52:46donc voilà
00:52:47maire que vous mentionnez
00:52:49a souhaité communiquer
00:52:50sur une intention
00:52:52mais en l'occurrence
00:52:54je ne vois pas
00:52:55comment cette intention
00:52:56pourrait trouver
00:52:56un début de réalisation
00:52:58en termes de mobilisation
00:52:58des élèves
00:52:59le bâtir lui appartient
00:53:00en termes de mobilisation
00:53:01des élèves
00:53:01et des équipes pédagogiques
00:53:02je ne vois pas
00:53:03comment ça pourrait trouver
00:53:04un début de réalisation
00:53:05sans qu'il y ait
00:53:06une consigne du ministre
00:53:07qui en l'occurrence
00:53:08n'a pas vocation
00:53:08à intervenir
00:53:09alors tout ça peut être
00:53:10dit de façon
00:53:10beaucoup plus succincte
00:53:11donc non à la levée
00:53:12du drapeau
00:53:13je l'ai dit en deux secondes
00:53:14vous qu'est-ce que vous en pensez
00:53:15Jean-Michel Blanquer ?
00:53:16je pense qu'il a exprimé
00:53:18tout simplement
00:53:18une position juridique
00:53:19qui est juste
00:53:20c'est-à-dire qu'il faut
00:53:22être sensible à ça
00:53:23c'est-à-dire le fait
00:53:24qu'on ne peut pas avoir
00:53:25des pratiques trop divergentes
00:53:26à l'intérieur du pays
00:53:27en revanche
00:53:28ça ne vous choque pas ?
00:53:29non le principe ne me choque pas
00:53:31de façon générale
00:53:32j'ai toujours plaidé
00:53:33pour que la question
00:53:35de l'amour de la France
00:53:36soit présent
00:53:37dans ce que vivent
00:53:39les enfants
00:53:39comme pour tout pays du monde
00:53:41parce qu'on est un pays
00:53:42qui de temps en temps
00:53:43pratique le masochisme
00:53:45et le pessimisme
00:53:46à l'excès
00:53:47on va en reparler
00:53:48mais donc je pense
00:53:49qu'il faut apprendre
00:53:50à aimer son pays
00:53:51c'est évident
00:53:52et c'est d'ailleurs
00:53:52comme ça que dans la loi
00:53:53pour l'école de la confiance
00:53:55de 2019
00:53:55on avait établi
00:53:56que le drapeau
00:53:57devait être
00:53:58dans chaque classe
00:53:59ce qu'il est d'ailleurs
00:54:00normalement avec
00:54:01la marseillaise
00:54:02et évidemment
00:54:04la devise nationale
00:54:05ce qui est aujourd'hui
00:54:05le cas dans les classes
00:54:06vous avez d'ailleurs
00:54:07dans toutes les classes
00:54:08dans toutes les classes
00:54:09vous avez en général
00:54:10ça se traduit
00:54:10comme un poster
00:54:11une affiche
00:54:12vous avez le drapeau français
00:54:14le drapeau européen
00:54:15la devise nationale
00:54:16la marseillaise
00:54:18c'est légal
00:54:20alors pour le coup
00:54:20là c'est
00:54:23dans la suite
00:54:24de ce qu'on vient d'entendre
00:54:24c'est une mesure nationale
00:54:26qu'une classe
00:54:27doit respecter
00:54:28vous avez levé le drapeau
00:54:29Eric Nolo
00:54:30quand vous étiez petit
00:54:31non ?
00:54:31non parce que c'était pas nécessaire
00:54:32c'était pas nécessaire
00:54:33pourquoi ?
00:54:34pourquoi c'était pas nécessaire ?
00:54:35parce que vous l'avez au coeur
00:54:36évidemment
00:54:36voilà tandis que là
00:54:37il faut réparer
00:54:38quelque chose
00:54:38qui s'est beaucoup distendu
00:54:40ça nous venait même pas
00:54:40à l'idée en fait
00:54:41oui oui c'est tout à fait ça
00:54:42je pense que je suis d'accord
00:54:43avec vous
00:54:45si vous voulez justement
00:54:46il y a beaucoup de choses
00:54:46qui étaient implicites
00:54:48autrefois
00:54:48et donc on a considéré
00:54:49comme trop implicites
00:54:50pendant au moins
00:54:5120 ou 30 ans
00:54:52voire davantage
00:54:52et donc désormais
00:54:54il y a de l'explicite
00:54:55qui doit rattraper
00:54:56l'implicite
00:54:57comment retrouver
00:54:57les couleurs de notre pays
00:54:58vous restez avec nous
00:54:59Jean-Michel Blanquer
00:55:00il est 18h
00:55:00l'heure du rappel
00:55:01des titres de l'actualité
00:55:02avec Félicité
00:55:03Kindoki
00:55:03Félicité
00:55:07Rebonsoir Laurence
00:55:08merci à vous
00:55:08on démarre avec ces images
00:55:10qui nous proviennent
00:55:10tout droit de l'espace
00:55:12celle de l'astronaute française
00:55:13Sophie Adeno
00:55:14actuellement en 3ème sortie
00:55:16cette 3ème sortie
00:55:17d'ailleurs en 2 semaines seulement
00:55:19pour une mission
00:55:19100% féminine
00:55:21avec sa coéquipière américaine
00:55:22Jessica Mer
00:55:23une sortie de 6h30
00:55:25lors de laquelle
00:55:26elles devront notamment
00:55:27remplacer un rétro-réflecteur
00:55:28utilisé pour faciliter
00:55:30la navigation des véhicules
00:55:31en ce mardi 1er septembre
00:55:3311,6 millions d'écoliers
00:55:35de collégiens
00:55:36de lycéens
00:55:36étaient de retour en classe
00:55:38l'occasion pour le ministre
00:55:39de l'éducation nationale
00:55:40Edouard Jeffray
00:55:41et le président Emmanuel Macron
00:55:42de faire leur dernière rentrée
00:55:44ensemble
00:55:44dans un lycée de Lauser
00:55:45ils ont échangé
00:55:46notamment avec les élèves
00:55:47sur la principale nouveauté
00:55:49de cette rentrée
00:55:50à savoir l'interdiction
00:55:51du téléphone portable
00:55:52et puis ne manquez pas
00:55:53à la grande interview
00:55:54demain matin
00:55:55le député du Nord
00:55:56et vice-président
00:55:56du Rassemblement national
00:55:57Sébastien Chenu
00:55:58sera votre invité
00:56:00Laurence Ferrari
00:56:00un rendez-vous
00:56:01à ne pas manquer
00:56:02demain 8h10
00:56:03en direct
00:56:04sur notre antenne
00:56:05Christophe Gleiz
00:56:06a reçu la visite
00:56:07de plusieurs membres
00:56:08du ministère
00:56:09la semaine dernière
00:56:10détenu en Algérie
00:56:11depuis 2024
00:56:12le journaliste français
00:56:13a été incarcéré
00:56:14en juin 2025
00:56:15après une condamnation
00:56:16à 7 ans de prison
00:56:17pour avoir exercé
00:56:18son métier
00:56:19le ministre des affaires étrangères
00:56:20Jean-Noël Barraud
00:56:21assure que la France
00:56:22se mobilise
00:56:22pour lui rendre sa liberté
00:56:24écoutez
00:56:25nos équipes ont pu rendre visite
00:56:27la semaine dernière
00:56:28et pour qu'ils nous mobilisons
00:56:30avec sa famille
00:56:31et ses proches
00:56:31que je salue
00:56:32avec reporter sans frontières
00:56:34avec son employeur
00:56:36nous continuerons
00:56:37à nous battre pour lui
00:56:38jusqu'à obtenir
00:56:40sa libération
00:56:41et l'inflation
00:56:42qui a atteint son niveau
00:56:43le plus élevé
00:56:44depuis 3 ans
00:56:45une hausse
00:56:45de 3,3%
00:56:47sur un an
00:56:48dans toute la zone euro
00:56:49en raison de la remontée
00:56:50des prix de l'énergie
00:56:51liée au conflit
00:56:52au Moyen-Orient
00:56:52et d'autant plus
00:56:53depuis la reprise
00:56:54des hostilités
00:56:55entre les Etats-Unis
00:56:56et l'Iran
00:56:56début juillet
00:56:59Merci beaucoup
00:57:00mes chères félicités
00:57:01pour ce rappel
00:57:01des titres de l'actualité
00:57:02Jean-Michel Blanquer
00:57:03est notre invité ce soir
00:57:04je le disais
00:57:05vous trouvez
00:57:06que les Français
00:57:07sont un peu masochistes
00:57:08qu'ils aiment bien
00:57:08se flageller la poitrine
00:57:10ils sont très très très
00:57:12durs
00:57:12sur le système
00:57:14éducatif
00:57:1543%
00:57:15trouvent le niveau
00:57:16des élèves mauvais
00:57:1750%
00:57:18trouvent moyen
00:57:18il n'y a que 7%
00:57:19qui le trouvent bon
00:57:20là il faut faire
00:57:20un big bang
00:57:21sur l'éducation
00:57:21je crois que vous le prônez
00:57:22depuis quelques années
00:57:23vous avez tenté
00:57:24de le mettre en place
00:57:24quand vous étiez ministre
00:57:26on a l'impression
00:57:27qu'il faut tout refonder
00:57:28en fait
00:57:30tout refonder
00:57:30de A à Z
00:57:31il faudrait aussi
00:57:32faire un sondage
00:57:33qui serait peut-être
00:57:34plus intéressant
00:57:35qui serait
00:57:36comment ça se passe
00:57:37pour vous
00:57:38parce que vous savez
00:57:38c'est un petit peu
00:57:39comme les questions
00:57:39politiques générales
00:57:40il y a très grande
00:57:41impopularité
00:57:42de la classe politique nationale
00:57:43et une certaine popularité
00:57:44de la classe politique locale
00:57:46autrement dit
00:57:46je pense que
00:57:47ceux qui nous écoutent
00:57:48s'ils regardent
00:57:49autour d'eux
00:57:49à l'école primaire
00:57:51au collège
00:57:51ou au lycée
00:57:51je pense qu'ils ont
00:57:53certaines expériences
00:57:54positives
00:57:54et certaines expériences
00:57:55négatives
00:57:56donc je crois que
00:57:57sur ce sujet
00:57:57je ne nie pas du tout
00:57:59toutes les difficultés
00:58:00du système scolaire
00:58:01elles sont nombreuses
00:58:02et j'ai essayé
00:58:02d'en prendre certaines
00:58:03à bras le corps
00:58:04et je crois qu'on a
00:58:04d'ailleurs des débuts
00:58:05de résultats
00:58:05on va en parler
00:58:07donc je ne nie pas
00:58:08les difficultés
00:58:08je pense notamment
00:58:09que sur plusieurs décennies
00:58:10il est incontestable
00:58:11par exemple
00:58:11qu'il y a une baisse
00:58:12du niveau d'orthographe
00:58:13ou de mathématiques
00:58:13donc ça c'est indiscutable
00:58:15c'est même démontré
00:58:16en revanche
00:58:18avoir des propos
00:58:19très généraux
00:58:19en disant
00:58:20tout fout le camp
00:58:21il faut tout refaire
00:58:22prendre à zéro
00:58:23etc.
00:58:24est en réalité
00:58:24du simplisme
00:58:25il y a une grande
00:58:26la vérité
00:58:27c'est qu'il y a
00:58:27une grande hétérogénéité
00:58:29de la situation
00:58:30aujourd'hui
00:58:31on le voit aussi
00:58:31d'ailleurs
00:58:31au travers des évaluations
00:58:32nationales
00:58:33puisque vous savez
00:58:33depuis 2018
00:58:35nous avons installé
00:58:35des évaluations
00:58:36en début d'année
00:58:37début de CP
00:58:38début de CE1
00:58:39début de CM1
00:58:40début de 6ème
00:58:41début de 4ème
00:58:42début de seconde
00:58:43qui nous permettent
00:58:43d'avoir une idée
00:58:44assez claire
00:58:44de l'évolution du niveau
00:58:45et on voit d'ailleurs
00:58:46des petites remontées
00:58:47par exemple en 6ème
00:58:48on voit aussi
00:58:49une très grande
00:58:50hétérogénéité
00:58:51d'un endroit à l'autre
00:58:52c'est vrai
00:58:53d'un point de vue géographique
00:58:54par exemple
00:58:54la Bretagne
00:58:55est une région
00:58:56qui a de très bons
00:58:57résultats scolaires
00:58:58et puis d'autres endroits
00:58:59certains d'ailleurs
00:59:01que j'ai connus de près
00:59:02comme certaines parties
00:59:03de la banlieue parisienne
00:59:04sont en grande difficulté
00:59:06donc
00:59:07et puis après
00:59:08même à l'intérieur
00:59:08des régions
00:59:09vous avez
00:59:10d'un endroit
00:59:10à l'autre
00:59:11une grande
00:59:11hétérogénéité
00:59:12donc il faut
00:59:13savoir
00:59:14distinguer les facteurs
00:59:15parce que sinon
00:59:15on dit des choses
00:59:16très générales
00:59:16on cultive en plus
00:59:18une forme
00:59:19de sinistrose
00:59:21autoréalisatrice
00:59:21puisque
00:59:22comment voulez-vous
00:59:23faire envie
00:59:23par exemple
00:59:24pour le recrutement
00:59:25des professeurs
00:59:25si toute la journée
00:59:26on dit que l'école
00:59:27est à feu et à sens
00:59:29ce qui est
00:59:30en partie vrai
00:59:31dans certains endroits
00:59:33dans certaines situations
00:59:34en partie faux
00:59:35dans d'autres
00:59:36ce matin
00:59:37j'ai inauguré
00:59:37avec François Baroin
00:59:39à Troyes
00:59:39une école internationale
00:59:41dans le quartier
00:59:41le plus défavorisé
00:59:42de la ville de Troyes
00:59:43et même un des quartiers
00:59:44les plus défavorisés
00:59:44de France
00:59:45bâtiments magnifiques
00:59:46familles joyeuses
00:59:48personnes bien intégrées
00:59:50heureuses
00:59:50de cette dynamique
00:59:52il faut savoir aussi
00:59:54dire que ces réalités
00:59:55coexistent
00:59:56avec des réalités
00:59:56très dures
00:59:57je pense que c'est important
00:59:59et si on veut
01:00:00qu'à l'occasion
01:00:01de la prochaine élection
01:00:01présidentielle
01:00:02les choses soient prises
01:00:03vraiment à bras le corps
01:00:05je pense qu'il faut
01:00:06le dire
01:00:07comme beaucoup de candidats
01:00:08et ils ont raison
01:00:09que c'est la grande priorité
01:00:10que l'éducation
01:00:11est fondamentale
01:00:12en mentionnant immédiatement
01:00:14le fait que l'école
01:00:15est essentielle
01:00:16quand on dit
01:00:17l'éducation est fondamentale
01:00:18mais il n'y a pas
01:00:19que l'école
01:00:19c'est la société
01:00:21dans son ensemble
01:00:22la famille
01:00:22et le reste de la société
01:00:23qui font l'éducation
01:00:24d'un enfant
01:00:25les heures passées
01:00:26à l'école
01:00:27sont très minoritaires
01:00:28dans le temps de l'enfant
01:00:28donc tous les sujets
01:00:29de ce qui se passe
01:00:30le mercredi
01:00:31le week-end
01:00:31le soir
01:00:32en vacances
01:00:33etc
01:00:33sont des sujets clés
01:00:35et évidemment
01:00:36on retrouve
01:00:36les questions de violence
01:00:37les questions
01:00:38de rater de l'intégration
01:00:41les questions
01:00:42de drogue
01:00:43tous ces sujets là
01:00:44pèsent sur l'école
01:00:45et c'est cela
01:00:47qui pèse d'ailleurs
01:00:48le plus durement
01:00:49sur le niveau des élèves
01:00:49je rebondis
01:00:50sur ce que vous venez de dire
01:00:51et puis on va reparler
01:00:52après de ce que proposent
01:00:53les candidats
01:00:53parce qu'il y a beaucoup
01:00:54de propositions
01:00:55sur le thème de l'éducation
01:00:56la drogue
01:00:56on était dans le 11ème arrondissement
01:00:58de Paris
01:00:58une école maternelle
01:01:00et devant cette école maternelle
01:01:02à Belleville
01:01:02il y a un point de deal
01:01:03il y a parfois jusqu'à 20 personnes
01:01:05postées devant l'école
01:01:06vous imaginez
01:01:07amener votre gamin
01:01:08de 3 ans
01:01:09et le poser
01:01:09alors qu'il y a 20 dealers
01:01:10qui sont autour de vous
01:01:11qui vous regardent
01:01:12qui carrément
01:01:13vérifient les allées et venues
01:01:14écoutez ce père de famille
01:01:16que nos équipes ont interrogé
01:01:18il y a que des dealers
01:01:21bon
01:01:22il y en a qui nous respectent
01:01:23il y en a qui ne nous respectent pas
01:01:24il y en a qui vous embêtent
01:01:26il y en a qui nous embêtent
01:01:28mais bon
01:01:28on ne peut rien dire
01:01:29je m'angoisse
01:01:31oui
01:01:32le règlement de compte
01:01:33ça va vite
01:01:35il tire sur tout le monde
01:01:36peut-être il y en a
01:01:37qui ont des baseballs
01:01:39etc
01:01:39et tout ça
01:01:41donc on ne peut rien dire
01:01:42pour ce témoignage
01:01:43d'un père de famille
01:01:44ce n'est pas acceptable
01:01:44bien sûr
01:01:46vous ne pouvez pas faire
01:01:47meilleure illustration
01:01:47de ce que je vous disais
01:01:48précédemment
01:01:49c'est à dire que
01:01:51comment voulez-vous
01:01:52que les enfants
01:01:53s'épanouissent
01:01:54dans un environnement
01:01:55adéquat
01:01:55s'il y a ce genre de réalité
01:01:56et pour autant
01:01:57l'école est responsable
01:01:59en rien du tout
01:02:00de ce que nous venons de voir
01:02:01donc on ne peut pas dire
01:02:03l'école va mal
01:02:04c'est la société
01:02:05qui va mal surtout
01:02:07et ce genre de questions
01:02:08la question de la drogue
01:02:09est centrale
01:02:11doivent être évidemment
01:02:12réglées
01:02:13avec le ministère d'Intérieur
01:02:14pour le coup
01:02:15oui alors d'ailleurs
01:02:16ce sont des choses
01:02:17sur lesquelles on a
01:02:18beaucoup travaillé
01:02:19quand j'étais en responsabilité
01:02:20c'est à dire
01:02:20le lien éducation nationale
01:02:23intérieur justice
01:02:23a été très travaillé
01:02:25pour que désormais
01:02:26il y ait fluidité
01:02:27de l'information
01:02:28normalement
01:02:28un directeur d'école
01:02:29ou une directrice d'école
01:02:30peut signaler
01:02:31ce type de problème
01:02:32à la police
01:02:33qui le sait
01:02:34et je ne connais pas
01:02:36ce cas particulier
01:02:37mais il est évident
01:02:38qu'il faut intervenir
01:02:38et que ce n'est pas acceptable
01:02:40ce n'est pas acceptable
01:02:41d'avoir des points de deal
01:02:42des points de deal en général
01:02:43et autour d'une école
01:02:45on avait même eu une école
01:02:45qui s'est déplacée
01:02:46à un moment
01:02:46tellement le point de deal
01:02:47était important
01:02:48c'est vraiment
01:02:49un recul de la République
01:02:52Monsieur le ministre
01:02:53j'avais deux petites questions
01:02:54la première
01:02:55si un candidat
01:02:55à l'élection présidentielle
01:02:56vous demande
01:02:57le meilleur conseil
01:02:58la réforme la plus importante
01:03:00pour l'école
01:03:00s'il y en avait une
01:03:01laquelle serait-elle
01:03:02selon vous
01:03:03deuxième question
01:03:04qui est plus une réflexion
01:03:05qu'est-ce que ça vous inspire
01:03:06cette année
01:03:07161 000 élèves en moins
01:03:09pour cette rentrée
01:03:10et la perspective
01:03:11à 10 ans
01:03:12c'est qu'il y aura
01:03:121,7 million d'élèves en moins
01:03:15scolarisés en France
01:03:16ça fait moins 15% d'élèves
01:03:18comment est-ce que
01:03:19l'éducation nationale
01:03:20doit appréhender
01:03:21cette nouvelle réalité ?
01:03:23Alors pour votre première question
01:03:24c'est difficile
01:03:25je vais y répondre
01:03:26c'est pas une question facile
01:03:27parce que précisément
01:03:28il n'y a jamais
01:03:29le levier magique
01:03:30vous voyez
01:03:30si on prend ce que j'ai pu faire
01:03:32pour l'école primaire
01:03:32on pourrait dire
01:03:33c'est le dédoublement des classes
01:03:35dans l'éducation prioritaire
01:03:36au moment où je vous parle
01:03:37ça touche 400 000 enfants
01:03:38comme ceux que j'ai vu ce matin
01:03:40d'ailleurs
01:03:41et le bien ne fait pas de bruit
01:03:42le bruit ne fait pas de bien
01:03:43c'est-à-dire
01:03:43ça veut dire du progrès
01:03:45pour ces élèves
01:03:45qu'on commence à mesurer
01:03:46pas suffisant
01:03:47ça va pas assez loin
01:03:48mais en tout cas
01:03:48ce sont des sujets aussi
01:03:50qui se traitent dans le long terme
01:03:51donc c'est des mesures de ce type
01:03:53qu'on peut considérer
01:03:53comme le levier
01:03:54mais une autre mesure
01:03:55que j'ai mentionné
01:03:55en passant tout à l'heure
01:03:56qui est l'évaluation
01:03:58de tous nos élèves
01:03:58en début d'année
01:03:59on est le seul pays au monde
01:04:00désormais à faire ça
01:04:01de cette façon-là
01:04:01est un levier de progrès
01:04:04du système considérable
01:04:05parce que désormais
01:04:05nous connaissons
01:04:06le niveau de chaque enfant
01:04:07de France
01:04:08en début d'année
01:04:08ce qui doit déclencher
01:04:09toutes les aides nécessaires
01:04:11mais enfin
01:04:12s'il fallait quand même
01:04:12prendre une mesure phare
01:04:14quelque chose d'emblématique
01:04:16je vous interromps
01:04:17on a l'impression
01:04:17que le problème majeur
01:04:19c'est l'argent
01:04:19et le salaire des professeurs
01:04:20des candidats à la présidentielle
01:04:22des annonces
01:04:23c'est un des sujets
01:04:25évidemment
01:04:25mais qui doit être pris
01:04:26là aussi
01:04:27dans une vision
01:04:28globale
01:04:29systémique
01:04:29c'est-à-dire que
01:04:30l'évolution du salaire
01:04:31des professeurs
01:04:32qui d'ailleurs
01:04:32a amorcé
01:04:34une amélioration
01:04:35depuis 2021
01:04:37sortie de la crise sanitaire
01:04:39et maintenant
01:04:39commence à connaître
01:04:40quelques petits progrès
01:04:41ça doit continuer
01:04:42dans le cadre
01:04:43d'une vision globale
01:04:44de ce qu'est
01:04:45le système éducatif
01:04:46et concrètement
01:04:47ça veut dire que
01:04:49la fonction de professeur
01:04:50va évoluer
01:04:51nous sommes à la veille
01:04:52de révolutions considérables
01:04:54celle de l'intelligence
01:04:54artificielle en particulier
01:04:56où à mes yeux
01:04:56le professeur
01:04:57va être encore plus central
01:04:58et puis il y a un point
01:04:59qui est relié
01:05:00alors d'abord
01:05:01pour terminer
01:05:01sur votre première question
01:05:02je pense que regarder
01:05:03tout ce qui a trait
01:05:05aux enjeux éducatifs
01:05:06en dehors de l'école
01:05:08est absolument essentiel
01:05:09et on voit les candidats
01:05:10en ce moment
01:05:10parler beaucoup d'école
01:05:11dire des choses
01:05:13qui la plupart du temps
01:05:14sont tout à fait recevables
01:05:15mais oublier complètement
01:05:17cette question
01:05:19de ce qui se passe
01:05:20pour le reste du temps
01:05:21de l'enfant
01:05:22je vais prendre
01:05:23la question des vacances
01:05:24j'avais créé
01:05:25ce qu'on appelait
01:05:26les vacances apprenantes
01:05:26vous trouvez qu'elles sont
01:05:27trop longues ?
01:05:29je ne sais pas
01:05:29si elles sont trop longues
01:05:30on peut le dire
01:05:31mais au-delà de ça
01:05:32je pense que le but
01:05:33n'est pas forcément
01:05:34d'étendre sans arrêt
01:05:35le temps scolaire
01:05:35il a ses limites aussi
01:05:36en revanche
01:05:37il y a des tas
01:05:38d'éléments éducatifs
01:05:38qu'on peut faire passer
01:05:39à l'enfant
01:05:40en dehors du temps scolaire
01:05:41regardez à quel point
01:05:43on surcharge
01:05:44l'école de mission
01:05:45la sécurité routière
01:05:46les enjeux de santé
01:05:47etc.
01:05:47qui sont des missions
01:05:48des sujets très valables
01:05:49très importants
01:05:50lutte contre les violences sexuelles
01:05:52la lutte contre les violences sexuelles
01:05:53tous ces sujets sont importants
01:05:55mais néanmoins
01:05:55c'est quand même
01:05:56l'instruction qui compte d'abord
01:05:58lire, écrire, compter
01:05:59et donner justement
01:06:00le socle qui permet
01:06:01à un enfant d'être solide
01:06:02dans la vie
01:06:03tandis qu'un grand nombre
01:06:04de messages
01:06:04que nous voulons faire passer
01:06:05et qui sont non moins importants
01:06:07peuvent passer
01:06:08dans d'autres moments
01:06:09et ça c'est un projet
01:06:10de société aussi
01:06:10et d'ailleurs
01:06:11un projet intergénérationnel
01:06:12parce qu'on a aussi
01:06:14toutes les personnes
01:06:15qui sont à la retraite
01:06:15qui sont encore très dynamiques
01:06:16qui peuvent jouer
01:06:17un rôle considérable
01:06:18pour ce qui serait
01:06:19un élan pour la société
01:06:20parce qu'on a besoin
01:06:23aujourd'hui
01:06:24d'avoir en particulier
01:06:25des vacances
01:06:26pour les enfants
01:06:27les plus défavorisés
01:06:28qui soient des vacances
01:06:29intelligentes
01:06:30quand on voit le temps
01:06:31passer sur les écrans
01:06:32quand on voit
01:06:32le désœuvrement
01:06:34d'enfants et d'adolescents
01:06:36que ce soit en milieu urbain
01:06:37ou en milieu rural
01:06:38on voit bien que c'est ça
01:06:39le grand sujet de société
01:06:40et qui donc dépasse l'école
01:06:43et donc une société éducative
01:06:45une France éducative
01:06:46c'est une France
01:06:47qui mobiliserait
01:06:48tous les adultes
01:06:49au service
01:06:50des enfants
01:06:51et sur votre
01:06:51vous aviez une deuxième question
01:06:53qui était sur la démographie
01:06:54oui
01:06:54de moins en moins d'élèves
01:06:56c'est évidemment gravissime
01:06:57c'est à dire que
01:06:58alors c'est à court terme
01:07:00une opportunité
01:07:01pour l'éducation nationale
01:07:01puisque de fait
01:07:02elle va dégager des moyens
01:07:04qui peuvent permettre
01:07:05d'avoir un meilleur
01:07:05taux d'encadrement
01:07:06et une recomposition complète
01:07:08qui peut être positive
01:07:09si c'est bien fait
01:07:09à condition d'avoir été pensé
01:07:12mais de l'autre côté
01:07:12c'est évidemment gravissime
01:07:13pour la France
01:07:14et de ce point de vue là
01:07:15l'élection présidentielle
01:07:17doit être l'occasion
01:07:17de dire ce qu'on doit faire
01:07:20pour améliorer la démographie
01:07:21au laboratoire de la république
01:07:24on a fait des propositions
01:07:26dans ce sens
01:07:27même chose
01:07:28c'est jamais un seul levier
01:07:30qui permet le renouveau
01:07:31j'en donnerai qu'un seul exemple
01:07:33si vous le permettez
01:07:33il y a une crise du logement
01:07:35en France
01:07:36on se concentre tous
01:07:37dans des grandes métropoles
01:07:38avec des difficultés
01:07:40pour les jeunes familles
01:07:40en particulier
01:07:41pour s'installer
01:07:42mais en fait
01:07:44s'il y a un élément
01:07:44d'optimisme
01:07:45dans la démographie française
01:07:46c'est que
01:07:47certes elle est à 1,6
01:07:48et même un peu moins
01:07:49enfant par femme
01:07:50aujourd'hui
01:07:51mais la volonté
01:07:52c'est 2,3
01:07:55donc donnons aux femmes
01:07:56et aux familles
01:07:58le cadre qui permet
01:08:00de s'épanouir
01:08:01et d'avoir le nombre d'enfants
01:08:02que l'on souhaite
01:08:02ce qui signifie
01:08:04réhabiter le territoire français
01:08:05donc pour moi
01:08:06la mesure fondamentale
01:08:08cette fois-ci
01:08:08au-delà de l'éducation
01:08:09pour le pays
01:08:10c'est la revitalisation
01:08:11du territoire
01:08:12savoir réhabiter
01:08:13nos villages
01:08:14et nos petites villes
01:08:15avoir des logements
01:08:17très accessibles
01:08:17pour les familles
01:08:18qui veulent s'installer
01:08:19et ainsi
01:08:20créer les conditions
01:08:21pour qu'on refasse
01:08:23plus d'enfants en France
01:08:24Petite pause
01:08:24on se retourne dans un instant
01:08:25avec vous
01:08:25Jean-Michel Blancler
01:08:26les rigourons la parole
01:08:27on écoutera aussi
01:08:28Bruno Retailleau
01:08:29qui dit qu'il faut aussi
01:08:30de l'autorité
01:08:30pour mettre l'autorité
01:08:32au centre du système éducatif
01:08:33à tout de suite
01:08:3718h17
01:08:37on se retrouve dans Punchline
01:08:39Jean-Michel Blancler
01:08:39avec nous
01:08:40on va juste écouter
01:08:40Bruno Retailleau
01:08:41qui dit
01:08:41il faut aussi remettre
01:08:42de l'autorité
01:08:43au centre du système éducatif français
01:08:45écoutons-le
01:08:46dans cette révolution culturelle
01:08:48dans cette révolution culturelle
01:08:49je veux d'abord
01:08:50mettre à bas
01:08:50tous les tabous
01:08:52vous ne pouvez pas
01:08:53assumer
01:08:54des conditions
01:08:55de transmission
01:08:57dans des établissements
01:08:58où l'autorité
01:09:00la hiérarchie
01:09:01ne règne plus
01:09:01est-ce qu'on peut
01:09:02réinstaller l'autorité
01:09:03au cœur de notre école
01:09:04oui bien sûr
01:09:06et d'ailleurs
01:09:06l'autorité
01:09:07elle est installée
01:09:08dans bon nombre d'écoles
01:09:08c'est ce que je vous disais
01:09:09c'est quand elle ne l'est pas
01:09:11on a installé par exemple
01:09:12la culture du signalement
01:09:13ce qui est quand même
01:09:13un point très important
01:09:15et puis bien entendu
01:09:16que l'autorité est le principe
01:09:17alors est-ce que c'est le cas
01:09:18dans toutes les écoles
01:09:19non bien sûr que non
01:09:20et donc il est évident
01:09:22que ça doit être respecté
01:09:25tout dépend aussi
01:09:25des messages
01:09:26qui sont véhiculés
01:09:27dans la société
01:09:28par les acteurs du système
01:09:30parce que c'est plus facile
01:09:31à dire qu'à faire
01:09:32tout cela
01:09:33mais si vous regardez
01:09:34par exemple
01:09:35la manière dont on forme
01:09:36les professeurs aujourd'hui
01:09:37cette question de l'autorité
01:09:38elle est présente
01:09:39quand on a créé
01:09:40les équipes dans les rectorats
01:09:42pour venir en soutien
01:09:42des professeurs
01:09:43en cas de difficulté
01:09:44c'était avec cette idée
01:09:45de renforcer l'autorité
01:09:47quand des difficultés
01:09:49se présentaient
01:09:49question d'un Eric
01:09:50celui de Nolot
01:09:51Monsieur le ministre
01:09:52depuis le début
01:09:53de cette interview
01:09:54je vous écoute
01:09:54avec un mélange
01:09:55d'attention et de perplexité
01:09:56parce que si je résume
01:09:58les élèves français
01:09:59sont tombés
01:10:00dans les culs
01:10:00de basse fausse
01:10:01des estimations
01:10:02en PISA
01:10:04dans toutes les disciplines
01:10:05l'orthographe est en déroute
01:10:07la syntaxe
01:10:08et la grammaire
01:10:09sont des souvenirs
01:10:09et le temps de lecture
01:10:10se rétrécit
01:10:11comme peau de chagrin
01:10:12et vous nous dites
01:10:12non mais tout ça
01:10:13mérite d'être un peu nuancé
01:10:14moi je vois pas
01:10:15où est la nuance
01:10:15mais c'est pas là-dessus
01:10:16que pose ma question
01:10:17je viens de voir
01:10:18sur un fil d'actualité
01:10:19que l'éducation nationale
01:10:21envisage
01:10:22de désaccorder
01:10:23les participes passés
01:10:25de revenir sur l'accord
01:10:26des participes passés
01:10:28est-ce que vous ne croyez pas
01:10:29qu'il faudrait placer
01:10:30au centre de tout
01:10:31la devise de la troisième république
01:10:33à savoir que l'éducation nationale
01:10:35doit hausser
01:10:36le niveau des élèves
01:10:37et non pas
01:10:38abaisser le niveau
01:10:39de l'éducation nationale
01:10:41pour correspondre
01:10:42à l'absence de niveau actuel
01:10:43quand vous entendez
01:10:44quelque chose comme ça
01:10:45est-ce que vous ne dites pas
01:10:46que c'est foutu comme moi
01:10:47alors d'abord
01:10:48il ne faut surtout pas
01:10:49se dire que c'est foutu
01:10:50je vais répondre
01:10:51à votre deuxième question
01:10:51mais je ne peux pas m'empêcher
01:10:52ensuite d'aller à la première
01:10:53en deux secondes
01:10:54mais sur la deuxième question
01:10:56je ne sais pas
01:10:57de quoi vous parlez
01:10:58c'est-à-dire
01:10:58que je n'ai pas vu
01:10:59cette information
01:11:00j'ai du mal à le croire
01:11:01j'ai du mal à penser
01:11:02que c'est vrai
01:11:03si c'est vrai
01:11:04on est un verre très sérieux
01:11:05qui l'annonce
01:11:05si c'est vrai
01:11:06je condamne évidemment
01:11:07mais je demande
01:11:08à ce qu'on vérifie
01:11:09parce que ça m'étonnerait beaucoup
01:11:10je ne pense pas
01:11:11que c'est l'esprit
01:11:13en tout cas l'esprit
01:11:13moi ça ne l'annonce pas
01:11:14je sais bien
01:11:16que dans la société
01:11:17cet esprit peut exister
01:11:18mais j'affirme
01:11:20je prétends
01:11:21que nous avons installé
01:11:23je dirais
01:11:24un paradigme pédagogique
01:11:25à l'éducation nationale
01:11:26lorsque j'étais ministre
01:11:27de l'éducation
01:11:28qui demeure
01:11:29c'est-à-dire
01:11:29ce que vous avez dit
01:11:30c'est-à-dire
01:11:31on tire tout le monde
01:11:32vers le haut
01:11:32et certainement pas
01:11:33par exemple
01:11:34j'ai toujours été contre
01:11:35le fait de simplifier
01:11:36des textes
01:11:37d'auteurs historiques
01:11:38pour les rendre plus accessibles
01:11:39je suis totalement
01:11:41et évidemment
01:11:41il ne s'agit en aucun cas
01:11:42d'appauvrir la grammaire
01:11:43pour ma part
01:11:44j'ai toujours été très clair
01:11:45sur ce sujet
01:11:46je ne crois pas
01:11:47que l'actuel ministre
01:11:50est une position différente
01:11:51donc je ne connais pas
01:11:52cette information
01:11:53elle mérite
01:11:54si elle était vérifiée
01:11:55je serais évidemment
01:11:57en désaccord
01:11:57mais ça m'étonnerait
01:11:59et puis sur le premier point
01:12:03je ne dis pas
01:12:04qu'il faut nuancer
01:12:05je dis qu'il faut préciser
01:12:06c'est pas la même chose
01:12:08c'est-à-dire
01:12:09vraiment
01:12:09je ne dis pas du tout
01:12:10tout va très bien
01:12:11madame la marquise
01:12:11c'est pas mon propos
01:12:12mon propos
01:12:13c'est de dire
01:12:14sachons discerner les sujets
01:12:15pour ne pas se tromper
01:12:16de diagnostic
01:12:17par exemple
01:12:18j'entends des gens dire
01:12:18on a décroché dans PISA
01:12:20et à l'instant
01:12:20vous avez dit
01:12:21on est cul de bas de fosse
01:12:23cul de bas de fosse
01:12:25oui de basse fosse
01:12:26dans PISA
01:12:27mais en réalité
01:12:29c'est pas
01:12:31magnifique
01:12:31ce que je vais dire maintenant
01:12:32mais on est au même niveau
01:12:33que nos voisins
01:12:34dans le dernier PISA
01:12:35les autres ont baissé
01:12:36deux fois plus que nous
01:12:37mais il y a eu la crise
01:12:38parce qu'il y a eu la crise sanitaire
01:12:40parce que la France a fermé
01:12:41trois fois moins que ses voisins
01:12:4212 semaines
01:12:42quand c'était 38 en Allemagne
01:12:4338 en Italie
01:12:44on ne célèbre jamais
01:12:46c'est entre guillemets
01:12:48réussite française
01:12:48mais il a fallu œuvrer
01:12:51pour qu'il se soit ainsi
01:12:52je ne vous dis pas
01:12:53que ce que je viens de vous dire
01:12:54mérite d'être fêté
01:12:55mais on ne doit pas caricaturer
01:12:58il y a des phénomènes mondiaux
01:12:59dans la baisse du niveau
01:13:00qui sont très graves
01:13:02on observe des baisses de QI
01:13:03à l'échelle mondiale
01:13:04on observe que
01:13:05les enfants font moins
01:13:06d'exercices physiques
01:13:07notamment à partir de l'âge de 11 ans
01:13:09dans le monde entier
01:13:10on observe qu'évidemment
01:13:11la civilisation des écrans
01:13:12a un rôle considérable
01:13:14donc
01:13:15quand je vous dis ça
01:13:16non seulement je ne minimise pas la catastrophe
01:13:18mais je l'élargis
01:13:20c'est-à-dire que
01:13:20c'est des grands phénomènes
01:13:21de société et de civilisation
01:13:23qu'il faut savoir
01:13:24prendre à bras de corps
01:13:25et évidemment
01:13:26qu'on ne doit pas se dire
01:13:27que c'est fichu
01:13:27un exemple typique
01:13:29dans l'actualité
01:13:29il y a 3 jours
01:13:314 jours
01:13:32Meta aux Etats-Unis
01:13:33a accepté un compromis judiciaire
01:13:35pour payer une amende très lourde
01:13:3718 milliards de dollars
01:13:38et s'auto-limiter
01:13:40pour que les adolescents américains
01:13:42ne regardent plus que 2 heures
01:13:44les réseaux sociaux
01:13:45qui dépendent de Meta
01:13:46c'est évidemment
01:13:47une bonne nouvelle
01:13:48dans un monde compliqué
01:13:51moi par exemple
01:13:52avec le laboratoire de la République
01:13:54et en tant que professeur de droit aussi
01:13:56je vais être très attentif
01:13:58à ce que fait Meta
01:13:59en France et en Europe
01:14:00parce que nous devons avoir
01:14:01exactement la même chose
01:14:02chez nous
01:14:03donc tous ces facteurs
01:14:04qui jouent sur
01:14:05le niveau
01:14:06la tension
01:14:06la concentration
01:14:07enfin tout ce qui fait
01:14:08que l'éducation marche
01:14:09nous devons y être
01:14:10très attentifs
01:14:12donc je ne dis pas
01:14:12qu'il n'y a pas un problème
01:14:14je dis que des choses
01:14:14ont été faites
01:14:15en France
01:14:16ces dernières années
01:14:17pour la remontée du niveau
01:14:18qu'on a quelques indices de cela
01:14:20mais qui ne sont jamais
01:14:22soulignés par les médias
01:14:23et que nous n'avancerons pas
01:14:24en disant
01:14:25tout va très mal
01:14:26nous avancerons
01:14:27en reconnaissant
01:14:28que ça ne va pas
01:14:29qu'il y a
01:14:30de grandes difficultés
01:14:31à l'échelle de la France
01:14:32et à l'échelle plus large
01:14:34et qu'il faut les prendre
01:14:35à bras-le-corps
01:14:35en étant précis
01:14:36sur ce qu'on fait
01:14:37Eric Ravel
01:14:37question rapido
01:14:39rapido
01:14:39c'est la fin de l'émission
01:14:40la première
01:14:40on parlait du rattrapage
01:14:41des salaires
01:14:42des enseignants
01:14:42personne ne conteste
01:14:44le fait
01:14:44que les dégradations
01:14:45de leur situation
01:14:46elles sont réelles
01:14:48que les salaires
01:14:48sont trop bas
01:14:50sur la présidentielle
01:14:51je ne sais pas si vous avez vu
01:14:51Raphaël Glucksmann
01:14:52Marine Tondelier
01:14:53annonce
01:14:54promettent
01:14:55promettent
01:14:55s'ils sont élus
01:14:56des augmentations
01:14:57de salaires
01:14:58à deux chiffres
01:14:59comment fait-on
01:15:00quand on a encore
01:15:01en mémoire
01:15:01ce qu'avait dit
01:15:02le gouverneur
01:15:02de la Banque de France
01:15:03François Villereur de Gallo
01:15:04avant de partir
01:15:04il n'y a plus un euro
01:15:05en caisse
01:15:06première question
01:15:06deuxième question
01:15:07sur le projet politique
01:15:09vous attendez
01:15:09les projets politiques
01:15:10vous disiez tout à l'heure
01:15:11en commençant
01:15:12le problème c'est que
01:15:13les français
01:15:13qui sont souvent
01:15:14dans des situations
01:15:15très compliquées
01:15:15monsieur le ministre
01:15:16voire même désespérés
01:15:17pour un certain nombre
01:15:17d'entre eux
01:15:18ne croient plus
01:15:19au projet politique
01:15:19est-ce que ce n'est pas ça
01:15:20le principal carburant
01:15:21du vote
01:15:22rassemblement national
01:15:23allez-y
01:15:24sur le premier point
01:15:27ça nous renvoie
01:15:27à une analyse
01:15:28Edouard Philippe aussi
01:15:28et Gabriel Atta
01:15:29aussi promettent
01:15:30sur le premier point
01:15:32je vais vous dire
01:15:32une chose de très claire
01:15:34tout ce qui a trait
01:15:35aux fonctions fondamentales
01:15:36de l'Etat
01:15:37ne constitue pas
01:15:38aujourd'hui
01:15:39des dépenses excessives
01:15:40de la France
01:15:41si la France a divergé
01:15:42sur le plan budgétaire
01:15:43ce n'est pas
01:15:44à cause de ses dépenses
01:15:45éducatives
01:15:45ou de ses dépenses
01:15:46de police
01:15:47de justice
01:15:47au contraire
01:15:48sur certains sujets
01:15:49elle a été en dessous
01:15:50par exemple
01:15:51l'école primaire française
01:15:52coûte moins cher
01:15:53en moyenne
01:15:53que la moyenne
01:15:54des pays de l'OCDE
01:15:54ce qui est une faute
01:15:55que j'ai cherché
01:15:57à compenser
01:15:57que j'ai compensé
01:15:57en partie
01:15:58d'ailleurs en investissant
01:15:59tout le surplus budgétaire
01:16:01que je pouvais avoir
01:16:01je le mettais
01:16:01sur l'école primaire
01:16:02et pas sur l'enseignement secondaire
01:16:04parce que
01:16:05énormément de choses
01:16:06se jouent à ce moment-là
01:16:07et donc dans le futur
01:16:08ça ne me choque pas
01:16:09après ça peut être
01:16:10dans des proportions
01:16:11qu'on peut regarder
01:16:11mais que l'on investisse
01:16:13encore plus dans l'éducation
01:16:14dès lors que
01:16:15on sait faire
01:16:16les augmentations
01:16:17à peu de chiffres
01:16:17de salaires et d'enseignants
01:16:18c'est crédible
01:16:19c'est pas la rentrée
01:16:20de la démagogie
01:16:21il faut évidemment
01:16:22rentrer dans le détail
01:16:23c'est pas la même chose
01:16:23parler d'investissement
01:16:24oui
01:16:24il faut vraiment là
01:16:27justement regarder
01:16:28l'ensemble
01:16:29mais moi je pense
01:16:30qu'un candidat
01:16:30peut être crédible
01:16:31s'il montre
01:16:32comment on fait
01:16:32des économistes
01:16:33sur l'évolution
01:16:33de l'état-providence
01:16:34en France
01:16:35vous savez que
01:16:35le système de retraite
01:16:36d'une part
01:16:38une partie du système
01:16:39de santé
01:16:39d'autre part
01:16:41c'est là
01:16:41qu'il y a eu
01:16:42des divergences complètes
01:16:43de la France
01:16:44au cours des dernières décennies
01:16:46même
01:16:46et c'est donc là
01:16:48si on veut prendre
01:16:48le problème à bras le corps
01:16:49qu'on aura les économies
01:16:50du futur
01:16:50mais si on se met
01:16:52à faire des économies
01:16:52sur l'éducation
01:16:53ou même si on ne met pas
01:16:54ce qu'il faut
01:16:54sur l'éducation
01:16:55alors on ne va pas y arriver
01:16:56ceci étant
01:16:58ce qui rend crédible
01:16:58des augmentations
01:16:59de salaire
01:17:00possibles
01:17:01pour les enseignants
01:17:02c'est
01:17:04la question démographique
01:17:05c'est-à-dire
01:17:05il va y avoir
01:17:05des surplus budgétaires
01:17:06qui vont être dégagés
01:17:07pour de mauvaises raisons
01:17:08mais de fait
01:17:08ils seront là
01:17:10au cours des années
01:17:10qui viennent
01:17:11donc il y a des possibilités
01:17:12ce qui permet
01:17:13d'envisager
01:17:14pour l'école primaire
01:17:14une sorte
01:17:16effectivement
01:17:16de grandes modifications
01:17:18sur la part politique
01:17:19et rapidement
01:17:20parce que désolé
01:17:21on est presque au terme
01:17:22je pense qu'aujourd'hui
01:17:24les français
01:17:25les français
01:17:26attendent un projet politique
01:17:27ça peut paraître paradoxal
01:17:29mais il y a à la fois
01:17:29un ras-le-bol
01:17:30de la classe politique
01:17:31mais ce ras-le-bol
01:17:33c'est une forme de déception
01:17:34c'est-à-dire
01:17:34c'est précisément
01:17:36parce qu'ils attendent encore
01:17:36quelque chose
01:17:37du politique
01:17:38de la politique
01:17:39c'est quoi la politique
01:17:40ou le politique
01:17:41c'est le bien commun
01:17:42c'est ce qui nous rassemble
01:17:44ce qui fait qu'on est français
01:17:45qu'on est citoyen
01:17:46qu'on est ensemble
01:17:47et ça les français
01:17:48ils sont avides de ça
01:17:49parce que nous sommes
01:17:51une nation
01:17:52qui a besoin de ça
01:17:53et c'est précisément
01:17:54parce que
01:17:54tout le monde sent
01:17:55la fragmentation
01:17:57l'individualisme
01:17:58le communautarisme
01:17:59toutes ces choses
01:18:00qui fragmentent
01:18:00qu'il y a une frustration
01:18:02par rapport à
01:18:03une relative inefficacité
01:18:05de la classe politique
01:18:06sur ce sujet
01:18:07mais en même temps
01:18:07une attente
01:18:08donc vous voyez par exemple
01:18:09que les débats sont très suivis
01:18:10on l'a vu dans notre
01:18:12université d'été de sens
01:18:13il y a un engouement
01:18:13dès lors que justement
01:18:15on est sur les arguments
01:18:16on est sur le respect
01:18:17d'autrui aussi
01:18:18autant de choses
01:18:19que les partis extrémistes
01:18:20ne font pas toujours
01:18:21et même d'autres parties
01:18:22parfois
01:18:22et donc on a besoin
01:18:23à la fois
01:18:23d'une forme renouvelée
01:18:25c'est-à-dire
01:18:25où sont les arguments
01:18:26qui comptent
01:18:27et le respect des autres
01:18:29pour donner un peu l'exemple
01:18:30et deuxièmement
01:18:30un fond renouvelé
01:18:31et moi je plaide vraiment
01:18:33pour la notion
01:18:34de projet de société
01:18:34et je ne fais pas
01:18:35que le dire
01:18:37de manière générale
01:18:38avec le laboratoire
01:18:39de la République
01:18:40on a fait vraiment
01:18:40un travail qui dit
01:18:41on peut dire
01:18:43à un jeune de 20 ans
01:18:44aujourd'hui
01:18:44la France peut aller mieux
01:18:46en 2030
01:18:46en 2040
01:18:47en 2050
01:18:48comme on l'a dit
01:18:49dans toutes les générations
01:18:50antérieures
01:18:50on disait
01:18:52tout n'est pas parfait
01:18:54ça n'a jamais été là
01:18:54mais ça peut aller mieux
01:18:56parce qu'on donne
01:18:57une direction
01:18:57un cap
01:18:58et c'est ça
01:18:58la fonction de la politique
01:19:00Merci beaucoup
01:19:00Jean-Michel Blanquer
01:19:01d'être venu ce soir
01:19:03Merci Eric, Louis
01:19:04Eric dans un instant
01:19:05c'est Christine Killy
01:19:06qui vous attend
01:19:06dans Face à l'info
01:19:08son invitée à 19h40
01:19:09sera Sarah Knafot
01:19:10et puis peut-être
01:19:11qu'elle reviendra
01:19:11sur cette information
01:19:12de dernière minute
01:19:13l'annulation de la tournée
01:19:14de Patrick Bruel
01:19:15l'artiste vient de l'annoncer
01:19:16sur son compte Instagram
01:19:17il renonce
01:19:18face à la bronca
01:19:20évidemment
01:19:20liée aux affaires judiciaires
01:19:23qui le concernent
01:19:23Bonne soirée
01:19:24à demain
01:19:248h10
01:19:25l'interview de Politique Matinale
01:19:27avec Sébastien Chenu
01:19:28du Rassemblement National
01:19:29à demain
01:19:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:19:31Sous-titrage Société Radio-Canada
01:19:32Sous-titrage Société Radio-Canada

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