00:00Moi écoutez, j'ai eu avec notre île le malheur d'avoir fait l'objet de la rentrée politique et
00:08qui était d'une vacuité effarante.
00:10Le Premier ministre est venu avec un panier de promesses, beaucoup de ministres et puis finalement rien,
00:17puisqu'il est venu nous expliquer qu'il avait 4 milliards qui avaient été promis par l'État pour reconstruire
00:24Mayotte,
00:26plus de 600 millions qui avaient été en crédit de paiement pour cette année 2026.
00:31Et le Premier ministre est venu à Mayotte pour nous dire qu'il n'avait dépensé que 56 millions pour
00:37la reconstruction de Mayotte,
00:3818 mois après le passage du cyclone.
00:41C'est-à-dire que nous, notre sentiment qui était sur le terrain, qui n'a pas de reconstruction et
00:45que rien n'avance,
00:46a été confirmé par le Premier ministre qui a décidé qu'il ne fallait rien de mieux que de dépenser
00:51de l'argent de la République
00:52avec un voyage officiel pour venir nous dire et constater les travaux non effectués.
00:57C'est quand même une humiliation qui ne passait pas, c'était de la provocation.
01:04La deuxième chose, ça a été évidemment de faire pour tirer la bourre avec Édouard Philippe,
01:10des annonces sur la lutte contre l'immigration clandestine.
01:12Donc d'abord, il y a eu quand même le planquet de Beauvau qui nous a fait l'honneur de
01:16venir à Mayotte.
01:17Il n'y a pas une image de sa présence sur place.
01:20J'ai quand même eu la découverte de ce qu'est une visite clandestine d'un ministre de l'Intérieur
01:28à Mayotte.
01:28C'est-à-dire que le ministre Nunez est venu à Mayotte, il n'a rencontré aucun élu locaux, pas
01:34un parlementaire.
01:35Il est allé soi-disant au camp de Tsunsou.
01:39Vous savez qu'on a un camp de plusieurs milliers de demandeurs d'asile à Tsunsou, un camp sauvage qui
01:46habite des demandeurs d'asile africains,
01:48qui sont dans la mangrove dans des conditions indignes.
01:51On interpelle à plusieurs reprises l'exécutif en disant, monsieur le ministre de l'Intérieur, il faut démanteler ce camp.
01:57C'est une honte, ce n'est pas possible.
01:59Quand on est avec Ebola, qui est sur le continent africain, c'est-à-dire à 500 km de Mayotte,
02:05vous avez l'épidémie d'Ebola qui peut rentrer sur notre département par l'immigration clandestine.
02:10Je pose la question au ministre de l'Intérieur.
02:12Est-ce que vous voulez bien répondre quand est-ce que vous allez fermer notre frontière et protéger Mayotte et
02:18évacuer ce camp ?
02:19Réponse de la ministre de la Santé qui n'a rien à voir avec la choucroute pour nous dire qu
02:22'on va accueillir Ebola.
02:24D'ailleurs, confirmation, quelques semaines plus tard lorsqu'elle est venue à Mayotte,
02:28en nous disant, en faisant le tour jeudi matin de notre seul hôpital,
02:32pour montrer à quel point il y a un lit qui est prêt pour isoler un potentiel cas d'Ebola
02:39à Mayotte.
02:40Notre sujet à nous, Mahoraises et Mahorais, c'est qu'Ebola ne rentre pas sur notre île.
02:45Une fois qu'Ebola serait à Mayotte, ce serait une catastrophe sanitaire qu'on n'arriverait pas à gérer.
02:49Notre sujet, et c'est normal que la santé se prépare à l'éventualité d'un cas d'Ebola,
02:55mais notre sujet c'est surtout que le ministère de l'Intérieur nous dise,
02:58on va fermer notre frontière, éviter que les clandestins continuent à arriver quotidiennement sur notre île par bateau,
03:05puisque c'est toujours le cas.
03:06Et ça n'a pas été dit.
03:07Sous-titrage Société Radio-Canada