00:00Je vous remercie particulièrement parce que vous avez alerté, vous, dès le premier jour, j'allais dire, sur la nature
00:06réelle de ce qui s'est passé à Crépole, j'allais dire contre vents et marées, parce que ça a
00:10été compliqué dans l'espace médiatique.
00:12Aujourd'hui, vous dites que finalement, les derniers éléments qui nous sont parvenus vous donnent raison.
00:19Il me donne raison, mais surtout, et ce qui est le plus important, c'est que la voix des victimes
00:25est entendue finalement, puisque ce sujet est remis entre guillemets sur le devant de la scène.
00:33C'est-à-dire uniquement considérer l'assassinat de Thomas sans considérer la situation qui était celle de ce bal,
00:43à la sortie de ce bal, c'était faire fi, c'était s'affranchir d'une réalité.
00:50Et finalement, c'est vrai qu'à l'époque, on se serait très satisfait de cataloguer, de caractériser cet événement
00:56comme un fait divers.
00:57J'ai toujours dit, et ça je le rappelle, que c'était un fait de société, et d'ailleurs, le
01:03racisme anti-blanc a été évoqué par les témoins dès le premier jour.
01:08Vous avez dit, Marie-Hélène Toraval, que c'était en quelque sorte, arrêtez-moi si je me trompe, deux réalités
01:13sociologiques qui s'étaient rencontrées ce soir-là,
01:15et c'était sans doute en partie une explication au drame qui s'était produit par la suite.
01:21Bien sûr, je pense que l'arrivée de cette bande était préméditée, je veux dire, on ne va pas à
01:27Crépaule par hasard,
01:28donc c'était bien un lieu de destination. Je rappelle aussi qu'ils étaient munis de couteaux.
01:32Lorsqu'on a un couteau sur soi, tout simplement, on est armés.