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  • il y a 6 semaines
La Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) se poursuit ce jeudi au stade Roland-Garros. L’événement s’achèvera avec le premier débat entre les principaux candidats déclarés à l’élection présidentielle.

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Transcription
00:00Je pense que la question de la dette, c'est pas une question... C'est une question extrêmement sérieuse.
00:07Et je dois dire que ce que je viens d'entendre de la part de M. Mélenchon pourrait m'amuser
00:13si ce n'était pas aussi dangereux.
00:15Je pense que ce que vous venez de dire, M. Mélenchon, c'est extrêmement dangereux.
00:18Je pense très sincèrement qu'expliquer à nos partenaires que nous n'allons pas respecter des règles dont nous sommes
00:29convenus en commun, que les Grecs ont respecté.
00:32D'ailleurs, j'observe que ceux qui ont mis en place les mesures très dures en Grèce, c'était des
00:36partis très à gauche qui n'ont pas eu le choix.
00:38Ce que vous êtes en train de dire, M. Mélenchon, au fond, revient à ça.
00:42Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire.
00:46Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas de ça.
00:49La France, elle a une parole, elle la tient et elle remet en ordre ses comptes, comme tous les autres
00:56pays l'ont fait, y compris lorsqu'ils étaient gouvernés à gauche, avec du sérieux.
01:00Ce n'est pas un gros mot et en tenant les engagements qu'on a pris.
01:03Donc je pense que la dette, c'est un sujet sérieux.
01:05La deuxième chose que je crois, c'est que le risque est élevé.
01:09Et je sais bien que quand en France, on dit, attention, on est dans une passe qui est dangereuse.
01:15Nos concitoyens, même dans le débat public, disent toujours, attendez, la France, ce n'est pas la Grèce.
01:20Je me permets de vous faire observer, M. Mélenchon, que les Grecs, avant la crise financière, ils disaient, la Grèce,
01:25ce n'est pas l'Argentine.
01:26Et à la fin, la crise est arrivée.
01:30L'effet de la dette sur notre économie, c'est un risque de choc extrêmement brutal qui serait terrible pour
01:38les plus fragiles.
01:39Et deux, peut-être pire encore, un lent étranglement que nous sommes en train de vivre et qui nous interdit
01:47d'investir, de bouger, de conquérir l'avenir.
01:51Nous devons revenir à un esprit de conquête. Et pour revenir à cet esprit de conquête, il faut régler cette
01:56question du déficit et de la dette.
01:58Merci.
01:58Merci.

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